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 Détresse en montagne [ft Zélia]

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J'ai traversé le portail depuis le : 04/02/2018 et on me connaît sous le nom de : Hydro Mon nom est : Marc Z. Amethys. Actuellement je suis : Célibataire et hétérosexuel. Il paraît que je ressemble à : Yue de Card CaptorSakura et à ce propos, j'aimerais remercier : Alice pour ses talents de graphiste.
Re: Détresse en montagne [ft Zélia] | Dim 08 Juil 2018, 01:00

Détresse en montagne

feat Zélia C. Burberry



La visite des enfants ne m'avait pas dérangée car cela me permettait de penser à autre chose, leur innocence était plutôt appréciable. L'occasion de les épater avec mes pierres, mais aussi de faire passer un message à Zélia si elle me voyait. J'avais décrit les noms des pierres demandées par les enfants, ainsi que certaines croyances et significations à leur égard. Ils étaient assez impressionnés. J'aimais toujours épater la galerie afin de montrer mes connaissances, mais pour des chérubins, c'était trop simple pour s'en vanter. Comme je pouvais m'y attendre, les enfants aimaient les couleurs vives, mais lorsque j'avais demandé la pierre qui correspondrait le mieux à leur "Nanou", ils prirent l'améthyste, remarquable pour sa couleur violette foncée. Pourquoi pas, ils la connaissaient sans doute mieux que moi, et ça sera mon dernier cadeau avant de disparaître, comme elle l'avait souhaité auparavant, même si son récent comportement m'intriguait, comme si elle avait des regrets. Quelque part, je devrai sans doute en avoir aussi, après tout, elle ne m'aurait pas parlé de la sorte si je m'étais mieux comporté avec elle, mais j'avais beau réfléchir à mon comportement, je ne voyais pas en quoi j'avais fait quelque chose de mal. Quoiqu'il en soit, la personne concernée approcha à son tour, entrant dans la chambre. Les enfants, visiblement enthousiastes de ce qu'ils ont vu, l’assaillirent mais la jeune nounou leur demanda de se calmer et de retourner en bas. Les enfants écoutèrent, me saluant au passage avant de partir, leur répondant d'un signe de la main. Une fois en tête à tête, elle m'interrogea.

-Comment te sens-tu ? Je reprends ton plateau et je t’apporte autre chose plus tard ?

-Ça  va un peu mieux... Je préfère faire attention et ne pas trop manger, même si c'était très bon.

Je regardais la jeune fée dans les yeux, décrochant un léger sourire. Elle tenait quand même à mon confort personnel malgré tout, mais j'avais aussi l'impression qu'elle ne savait pas trop quel sujet aborder avec moi. L'avais-je tant déstabilisé que ça? Aux premiers abords, c'était plutôt drôle, de voir son attitude changer aussi radicalement, à croire que j'avais réellement touché un point sensible, mais d'un autre côté, je pouvais presque m'en vouloir dudit changement. Je ne voulais pas la faire culpabiliser sur mon état, surtout si de base, elle en avait rien à faire. Au final, je me prenais la tête pour une femme qui se fichait de moi, alors pourquoi je continue à me poser des questions? Se tournant vers la pierre, elle nous avait sûrement entendus, mais j'écoutais son avis avec attention.

-C’est donc pour cette pierre que les enfants étaient excités. Ils ont bon goût. Elle est très jolie. Au fait, tu peux rester ici le temps que tu veux. Pour récupérer. Si tu veux, je ferai venir un médecin pour tes blessures.

J'haussais les sourcils quand j'entendis ses mots. Qu'est ce qui s'était passé en aussi peu de temps? Il y a même pas encore pas si longtemps, elle voulait presque me virer de chez elle, et maintenant, j'avais le droit de rester? Sur le coup, j'en étais presque bouche bée, elle m'avait surprise. Cependant, je doute qu'un médecin soit nécessaire, j'irais à l'hôpital dès que possible afin de ne pas la déranger davantage. Au final, elle était plutôt gentille, cela devait certainement être un mauvais jour pour elle, d'où ses propos antérieurs. Elle m'avait pris de court, je ne savais absolument pas quoi répondre suite à ça, entre une certaine culpabilité de lui avoir fait changer d'avis aussi rapidement à cause de mes propos, et le bonheur de pouvoir lui parler plus agréablement. Elle était calme, mais je n'arrivais pas à percevoir l'émotion dégagée par son visage. Zélia regardait l'améthyste avant de la reposer sur le plateau, croisant les doigts pour que la pierre choisie par les enfants lui plaisait. Si je devais la dédommager, autant que cela lui plaise. Reprenant la parole, ses prochaines phrases ne me laissèrent pas indifférent.

-C’est la première fois que j’admets ça, mais je crois qu’on est parti sur de mauvaises bases. On oublie et on repart de zéro ? J’admets, et ça m’emmerde de l’admettre, que j’ai peut-être été un petit peu dure.

Je me tournais vers elle, n'en croyant pas mes oreilles. Elle avait admis ses torts avant moi, c'était plus que de la simple culpabilité, c'était un profond sentiment de redevance qui m'envahis. J'avais la boule au ventre et le cœur lourd, alors que d'habitude, mon côté fier en aurait profité pour abuser de la situation, dans le cas présent, je me sentais presque honteux de la voir ainsi. Elle m'avait sauvé après tout, alors elle avait le droit à toute mon estime. La regardant droit dans les yeux, je ne voulais pas la fuir, mais j'avais perdu une partie de mon assurance. Cette femme m'avait déstabilisé, l'espace d'un instant. Je tentais de lui répondre, tant bien que mal, mettant ma fierté de côté pour cette femme qui a su faire de même.

-Tu n'as à t'en vouloir. Si j'avais été un peu moins ... hautain avec toi, la situation serait différente. Et puis, non, on ne peut pas repartir de zéro aussi facilement.

Je tournais légèrement la tête sur le côté et ma voix se fit plus douce mais chargée en émotions. Un mélange entre le chagrin, la culpabilité et la joie.

-Tu m'as sauvé... Malgré tout. Aucune personne ne peut oublier ça, pas même moi, Zélia... Tu pourras dire ce que tu veux, mais les faits sont là. Tu m'as soigné et je n'ai rien fait pour te rendre la pareille.serrant son poingÇa m'énerve de l'admettre, mais je suis le seul fautif de l'histoire, t'as rien à te reprocher. J'ai sans doute placé mes espérances trop haut, ce café, c'était ma première sortie depuis que je suis arrivé ici.

Je tentais alors de me mettre assis, afin de me montrer un peu plus digne pour lui parler. Si j'avais pu le faire, je me serais mis debout, afin de la respecter davantage, mais cela n'était pas encore possible sans que je ne vacille qu'au bout de quelques instants. Soupirant, je repris la parole, continuant mon monologue.

-Sur Terre, j'ai dédié ma vie pour les autres, j’œuvrai pour la sécurité des autres au collège et au lycée, sans jamais me préoccuper de moi. Au final, on m'a déjà oublié, alors je pensais que si je me mettais en avant, les gens verront mon éclat, mais tu as bien vu où ça a mené. Tout ça pour dire que je suis désolé si je t'ai fait du mal ou dit des choses blessantes. Tu ne le méritais pas.

Je n'eus le courage de lui dire tout ça dans les yeux, mon regard s'était détaché de son visage. J'affichais une moue assez contrariée, mais pas boudeuse. Lui admettre tout ça, c'était dur, mais nécessaire, je n'étais clairement pas en position de force. Elle n'avait rien fait de mal, ses réactions étaient justifiées en fin de compte, et contrairement à ce que je pouvais imaginer, non, on ne se connaissais pas. Lors de ce rendez-vous, nous n'étions que deux inconnus contraints de se parler sous la force du destin et de la redevance. En y repensant, est-ce qu'il y avait quelque chose de naturel dans ce tête à tête? En tout cas, si notre destinée était de se parler, alors on se recroisera dans de meilleures circonstances, sinon, ça sera le dernier souvenir que j'aurais d'elle.




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Re: Détresse en montagne [ft Zélia] | Hier à 18:40
















❝ Détresse en montagne ❞
~ RP avec Marc Z. Amethys ~
Couleur dialogue Zélia : darkorchid (#9932CC)


Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette journée était loin d’être insipide. Les journées mouvementées ne me dérangeaient pas. Mais là, j’étais contrariée par celui que j’avais aidé. Sa présence et son attitude me forçaient à admettre mes torts. Et j’avais horreur de ça. Avoir dû l’admettre me contrariait énormément. Et une chose me chiffonnait encore plus. Pourquoi je m’étais sentie obligée de m’abaisser devant ce type ? Je me fichais bien de lui après tout ! Pourquoi me faisait-il pitié alors ? Pourquoi me semblait-il tout à coup si vulnérable ? Il semblait désormais à ma hauteur, il n’était plus le prince, il était redescendu de son piédestal et était beaucoup plus abordable. Comment m’avait-il fait revenir sur mes positions ? Par quel miracle étais-je devenue encline à lui parler et l’aider ? Dans ma tête se bousculaient trop de questions. Rien n’avait de sens. Je ne comprenais même plus ma propre attitude. Et mieux que ça, j’étais même gênée devant lui, ne sachant pas quoi lui dire. J’avais mis toute ma fierté de côté, pour un homme dont je n’avais rien à faire jusqu’à présent. Je m’étais même excusée.

Heureusement, je n’étais pas la seule à m’excuser et à mettre ma fierté de côté :

-Tu n'as à t'en vouloir. Si j'avais été un peu moins ... hautain avec toi, la situation serait différente. Et puis, non, on ne peut pas repartir de zéro aussi facilement.

Ah, tout de même ! Je n’étais pas la fautive ! Tout du moins pas la seule fautive. Après, libre à lui de ne pas vouloir repartir sur des bases saines, je ne lui devais rien. Mais il continua néanmoins sur sa lancée, la voix plus chargée en émotions :

-Tu m'as sauvé... Malgré tout. Aucune personne ne peut oublier ça, pas même moi, Zélia... Tu pourras dire ce que tu veux, mais les faits sont là. Tu m'as soigné et je n'ai rien fait pour te rendre la pareille. Ça m'énerve de l'admettre, mais je suis le seul fautif de l'histoire, t'as rien à te reprocher. J'ai sans doute placé mes espérances trop haut, ce café, c'était ma première sortie depuis que je suis arrivé ici.

Des espérances ? Mais quelles espérances ? Je ne lui avais jamais rien promis, c’est lui qui s’était fait des films tout seul. Au moins admettait-il qu’il était responsable. Bon d’accord, je n’avais pas aidé en le jugeant mal du point de départ. Mais bon… Il se rassit du mieux qu’il put dans le lit pour continuer son monologue :

-Sur Terre, j'ai dédié ma vie pour les autres, j’œuvrai pour la sécurité des autres au collège et au lycée, sans jamais me préoccuper de moi. Au final, on m'a déjà oublié, alors je pensais que si je me mettais en avant, les gens verront mon éclat, mais tu as bien vu où ça a mené. Tout ça pour dire que je suis désolé si je t'ai fait du mal ou dit des choses blessantes. Tu ne le méritais pas.

Est-ce qu’il venait vraiment de s’excuser ? Décidément, il se passait des choses bizarres ici. Toujours est-il que je ne savais toujours pas quoi répondre. C’était gênant à force. Mais bon… force était de reconnaître qu’il n’avait peut-être pas un si mauvais fond que ça… Finalement, il m’apparaissait moins désagréable qu’auparavant. Peut-être était-il de rigueur que je m’exprime là-dessus… Hésitante, je m’assis sur le lit, et posai mon regard adouci sur lui :

”- C’est pas ça… C’est juste que je t’ai jugé sur… tes airs grandiers, tes habits princiers et ton air supérieur. En fait… quand on a pris le café ensemble, tu n’as pas été particulièrement désagréable. Mais… je ne sais pas, une fois que je me suis faite une idée sur quelqu’un, je n’en démords pas. Mais bon, j’admets -encore une fois avec du mal- que je t’ai mal jugé. Ok, t’es pas si con que ça. Bon d’accord, tu peux te montrer plutôt sympa… dès fois.”

Bon voilà, j’avais admis qu’il n’était pas mauvais. Mais c’est tout hein, il ne fallait pas s’attendre à plus. C’était déjà bien venant de moi. Je repris la parole :

”- Après, je ne te connais pas plus que ça, je ne sais pas pourquoi t’es jamais sorti avant. Mais dans tous les cas, jouer le prétentieux ne sert à rien. ça sert à rien d’étaler sa vie devant les autres et de vouloir leur montrer qu’on vaut mieux. L’important est de vivre pour soi et d’être fier de ce qu’on est. Perso, qu’on m’aime ou qu’on me déteste, ça m’est égal. J’ai la vie que j’ai choisi et ça me suffit.”

On aurait presque dit une leçon de morale. Mais c’était plutôt des conseils. J’étais heureuse de cette façon, alors peut-être devrait-il essayer d’en faire de même. En tout cas, il faisait ce qu’il voulait, j’avais juste exprimé mon avis. Je me relevai, reprenant le plateau-repas et lui souris :

”- Bon, eh bien comme tu vas rester là quelques temps, je vais y mettre du mien et tâcher de ne pas te juger trop vite. T’as intérêt d’être sympa aussi ! Tu sais, on va peut-être pouvoir s’entendre finalement. Je suis seule depuis un moment dans cette maison. De la compagnie ne pourra pas me faire de mal. Je te laisse te reposer, je reviendrai plus tard.”

Et je sortis de la chambre pour le laisser se reposer. Au final, il semblerait qu’il me soit moins indifférent que je ne le pensais…

******************

Les jours passèrent. L’état de Marc s’améliorait au fur et à mesure. Quelque part, j’y étais pour quelque chose et je n’en étais pas peu fière. Il allait de mieux en mieux, retrouvait des forces. Et finalement, il était enfin prêt à partir. Sa boutique était restée vacante trop longtemps. Une fois remis de ses dernières blessures, il allait avoir un travail monstre. C’était le jour de son départ. Il s’apprêtait à repartir en ville. Etrangement, la cohabitation s’était plutôt bien passée. Il s’était révélé sympathique et nous avions même réussi à discuter sans nous prendre la tête. Je lui avais finalement expliqué les raisons de la fugue de ma petite soeur. J’avais dû entrer un peu plus dans les détails, lui révélant par la même mon histoire familiale que j’avais tellement tenu à conserver secrète. Tout lui dire n’avait pas été facile mais j’avais estimé pouvoir lui faire suffisamment confiance pour ça. Au final, il savait désormais beaucoup de choses de moi. Nous avions appris à nous connaître avec cette cohabitation forcée, qui s’était révélée pas si désagréable en fin de compte. J’avais même appris à l’apprécier... Et voilà, chacun allait reprendre sa vie désormais. Je l’accompagnais jusqu’aux abords du village. Nous nous fîmes la bise en guise de au revoir.

”- Bon eh bien, à une prochaine fois peut-être. Si tu veux passer des vacances en Montagnes… n’hésite pas. Mais que si t’es gentil, hein ! Enfin bref, vas-y, je vais pas te retarder plus longtemps. Rentre bien, Marc.”

Et c’est ainsi que nous nous quittâmes. Il rentra chez lui, et moi chez moi. Peut-être aurons-nous l’occasion de nous recroiser un jour...

 
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