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 Détresse en montagne [ft Zélia]

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Détresse en montagne [ft Zélia] | Dim 27 Mai 2018, 19:26

L'attaque qui a eu lieu à la grotte ne m'a pas laissé indifférent. Blessé physiquement et mentalement, j'errais dans les montagnes à la recherche d'une âme charitable qui voulait bien me soigner. D'ordinaire, les grottes abritent des sans-cœurs ou autres créatures nuisibles mais dont j'arrivais à gérer la présence. Cependant, je ne m'attendais pas à tomber sur un gang de malfrats qui avait déjà passé un savon à un autre ange. Est-ce la l'oeuvre de racistes? Ou juste des gens jaloux de la bonne situation de certaines personnes? Dans le second cas, je devrais me sentir honoré d'attirer les foudres d'autres personnes car ils me sont inférieurs. Mais je réalisais aussi autre chose : Était-ce aussi le fait que je parlais trop souvent de moi qui m'a rendu dans cet état? Peut-être qu'à force de trop l'ouvrir, je fermais des possibilités de relations, voire que des possibles connaissances se transforment en ennemis. Il fallait bien que je fasse connaître mon commerce après tout, et si je ne vantais pas ma personne ainsi que mon commerce un minimum, je mettrai la clé sous la porte. Le revers de la médaille de la gloire, dira-t-on. Si jamais je m'en sors, je promets d'être un peu plus respectueux envers les autres races, sauf les démons et les vampires, ceux-là, je les retiens. Ils pourront venir en tant que client chez moi, mais en dehors, je ne les respecterais pas plus qu'ils ne me respectent, quitte à me battre à nouveau. Ceci dit, mes bagarres sont peu concluantes, la plupart du temps, je suis seul contre tout un groupe. Déjà que j'ai failli me faire transformer en vampire, j'ai une petite marque sur le cou mais il n'y a pas eu d'absorption de sang, garantissant encore ma pureté de race.

Continuant de boiter en direction d'un village, cela faisait des heures que mes plaies et que certains os brisés me faisaient souffrir le martyr. Une légère traînée de sang pouvait être aperçue au sol, mes habits de mineur étaient gorgés du liquide pourpre qui se dégageait de mes blessures. Je me sentais de plus en plus faible, je ne pouvais plus utiliser mes ailes pour voler, au risque de me faire mal si jamais je m'évanouissais dans les airs. De plus, même mes ailes ont pris un coup, les utiliser ne me servirais donc qu'à me faire souffrir encore plus. Le soleil commençait à peine à se lever, mais j'avais l'impression que cela faisait une éternité que j'errais tel un fantôme. Arrivé à l'entrée du village, ma vue se troubla, mes forces m'abandonnèrent, m'évanouissant, si près du but. Un bruit sourd se fit entendre, celui de ma chute. Impossible de me rattraper, je ne suis heureusement rien cassé de plus lors de ma chute, ne laissant qu'au sol, qu'un corps inanimé et quelques pierres récoltées, ainsi qu'une partie de mon matériel. Je ne savais pas ou j'avais atterri, ni quand je reprendrais connaissance, si je me réveillais, bien entendu. Le sang avait coagulé sur la plupart de mes plaies, mais l'épuisement et la perte de sang nécessitait des soins, en plus d'un besoin urgent de réhydratation. J'aurais voulu crier à l'aide, j'aurais voulu que l'on me sauve plus tôt, afin de garder le peu de dignité qui me restait en ce jour, mais je n'ai eu aucune réponse à ma détresse muette. Si les Dieux veulent m'accorder une faveur, faites en sorte que je survive...




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Re: Détresse en montagne [ft Zélia] | Lun 28 Mai 2018, 22:47
















 ❝ Détresse en montagne ❞
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Une nouvelle journée qui commençait. Aujourd’hui, j’étais en quelques sortes tombée du lit. Impossible de dormir après 5h… J’avais vainement essayé de changer de position, me tournant dans tous les sens. Mais rien à faire, je ne trouvais plus le sommeil. De nature hyperactive, je n’eus d’autre choix que de me lever. Je détestais rester dans mon lit sans rien faire, ça m’agaçait. Et évidemment, c’était un cercle vicieux… Je ne dormais pas donc je m’énervais, m’énerver m’empêchait de dormir… Peu importe, je n’étais pas une grosse dormeuse, alors que je me lève maintenant ou après, je ne sentirais pas la différence. Comme nous étions en été, le soleil n’allait pas tarder à se lever. Il était 5h20 quand je décidai de sortir de mes draps. Mon premier réflexe fut de faire mon lit et d’ouvrir mes volets. La journée promettait d’être belle.

Après ça, je pris ma douche, prenant le temps de laver mes longs cheveux noirs ébène. Je décidai de les attacher en une tresse pour les laisser sécher naturellement… et j’espérais ainsi avoir des cheveux ondulés ensuite ! Je me fis mon petit-déjeuner, prenant mon temps. Comme j’avais le temps avant que les enfants n’arrivent, je devrais peut-être en profiter pour aller faire un jogging. Ça ne pourra pas me faire de mal ! Puis m’occuper de la maison… je l’avais déjà fait hier, je n’allais pas sans cesse recommencer la même chose. Me décidant enfin, je sortis de chez moi à 6h, lorsque le soleil commença à se lever, habillée de vêtements de sport : un pantacourt près du corps noir en matière extensible, un débardeur fushia et une paire de basket blanche et fushia.

Je courais aux abords du village à petites foulées, sans trop forcer. Je faisais mon jogging depuis pas très longtemps, lorsqu’une trainée rouge au sol attira mon attention. Je m’arrêtai pour suivre cette trace étrange. Et j’aperçus assez vite un corps inanimé gisant au sol. J’accourus vers la masse au sol et m’accroupis pour mieux juger de l’état de la personne. Un homme à en juger par la carrure, en habits de mineur imbibés de sang, aux longs cheveux blancs souillés par la crasse et le sang. À côté de lui, quelques pierres précieuses et du matériel. J’en déduisis qu’il revenait des grottes et qu’il y cherchait des pierres. Un passionné sans doute. Il était clairement inconscient. J’observai ses blessures, tentant de cerner la gravité de son cas. Même si j’avais abandonné mes études, j’avais continué à étudier le domaine médical en autodidacte sur mon temps libre. Ce n’était pas joli. Quelques fractures contre lesquelles je ne pouvais rien faire. Des entailles et des ecchymoses aussi. Ça en revanche, je pouvais au moins refermer les plaies superficielles avec mon pouvoir, mais j’allais devoir attendre que le soleil soit plus haut dans le ciel.

Un villageois passant dans le coin s’arrêta en voyant l’homme inanimé. Je lui expliquai alors qu’il avait besoin de soins, mais qu’il lui faudrait d’abord du repos. Nous nous mîmes d’accord pour qu’il m’aide à le transporter. Précautionneusement, nous le retournâmes sur le dos. Je découvris alors son visage. Oh bordel… C’était le bijoutier arrogant, celui-là même avec lequel j’avais pris une collation. J’avais espéré ne jamais le revoir tellement il m’avait agacé. Le pire, c’est qu’il n’avait pas été désagréable. Mais c’était plus fort que moi, il m’avait laissé une drôle d’impression. Est-ce que je devais vraiment l’aider ? J’hésitais vraiment en voyant que c’était lui. Et si je le laissais souffrir tout seul après tout ? Mais… en même temps… je ne pouvais pas laisser un être vivant dans cet état sans rien faire. J’avais pour principe de venir en aide aux plus fragiles, surtout que de base, j’étais une férue de médecine. Le villageois me demanda pourquoi j’avais l’air si surprise. Je dus lui expliquer que je connaissais cet homme. Nous le transportâmes jusqu’à chez moi, jusque dans ma chambre à l’étage. Ainsi, lorsque les enfants arriveront, ils ne le verront pas et le blessé sera plus au calme. Je déposai une couverture sur le lit, pour éviter qu’il ne salisse tous mes draps, et nous le posions dessus. Je remerciai le villageois, en lui assurant que j’allais prendre le relai.

La première chose que je fis fut de lui ôter ses vêtements souillés. Le sang ayant coagulé dessus, j’eus recours à une bonne paire de ciseau pour tout dépouiller. Je mis sa combinaison de mineur à la poubelle, de toute façon, il ne s’en resservirait plus. Il se retrouva donc en caleçon, mais j’en avais vu d’autres. Ainsi, je pouvais mieux juger l’état de son corps. Ses fractures allaient nécessiter une visite à l’hôpital quand il serait capable de quitter la montagne. J’apportai une bassine d’eau tiède, pour d’abord le laver et surtout retirer tout le sang coagulé. Il était profondément endormi, mais il respirait toujours et son pouls était régulier. Il n’était donc pas dans le coma, mais nul ne sait quand il se réveillerait. J’en eus pour une bonne heure à le laver et désinfecter toutes ses plaies à l’alcool. Heureusement qu’il dormait, sinon il aurait sans aucun doute hurlé ! La bouteille d’alcool y passa quasi entièrement, de même que le paquet de compresses stériles. Les blessures s’étendaient sur tout son corps. Il allait falloir que je les recouvre. Pour les plus grosses blessures, je lui fis des bandages. Pour les blessures les plus superficielles et les ecchymoses, j’utilisai mon pouvoir de soin solaire, qui avait eu le temps de se recharger. Pour les blessures moyennes, celles pas trop graves mais que je ne pouvais pas guérir, j’appliquai de gros pansements. Les fractures attendraient encore.

Il fallait que je le manipule pas mal, je le mettai en position assise quand j’en avais besoin, calé contre mon épaule. J’avais l’habitude de ces gestes, je m’étais entrainée maintes et maintes fois sur des mannequins et des amis. Il fallait que je trouve quelque chose pour l’habiller, alors je fouillais parmi les vêtements de mon père. Je trouvai un pyjama, dont le haut était une chemise à boutons. Ça ferait l’affaire. Je l’habillai donc avec ça quand j’eus fini de m’occuper de ses blessures. Il m’avait bien fallu 2h pour terminer de lui faire les premiers soins. J’allai chercher une couverture fine et la posai sur lui. Je ressortis de la chambre et fermai la porte pour le laisser se reposer. Les enfants n’allaient pas tarder à arriver, j’avais d’autres chats à fouetter. Il fallait que je me rende présentable avant leur arrivée.





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Re: Détresse en montagne [ft Zélia] | Mar 29 Mai 2018, 10:59

Cet instant de flottement, je ne savais plus où j'étais, comme transporté. Je sentais mon corps plus léger, comme sur un nuage. Inconscient, mais pas dans le coma, j'étais juste évanoui et très affaibli à cause de la perte de sang. Les visions s'enchaînèrent, celle de toutes les fois ou j'ai été arrogant sur l'île, mes présentations formelles, ma gestuelle, mes paroles un peu froides. Ô que la vie est cruelle à mon égard, mourir sans la moindre reconnaissance, je connaissais, mais une deuxième fois, il en était hors de question. Je voulais me faire connaître, je voulais me faire aimer pour ma beauté intérieure, pour le gentilhomme que je suis, alors pourquoi tout cela m'arrivait? Ma vie défilait au fur et à mesure que mon esprit s'en allait, me ressassant mon enfance et mes souvenirs. Je voyais des moments heureux, des moments simples, mais rarement accompagné, ou alors par ceux que je pensais comme des amis. Où étaient-ils pour pleurer ma mort? Pourquoi m'a-t-on oublié? La vie n'était-elle que trahison? Mes parents étaient rarement chez nous, mais la servante, elle, était comme une seconde mère pour moi, car elle était présente lors de certains événements. Rares ont été les fois où j'ai mal traité une personne. Le christianisme m'avait enseigné d'aider mon prochain, même si cette religion est factice, ses valeurs étaient vraies, alors pourquoi ne marchaient-elles pas? Parfois, il vaut mieux mourir comme un héros, ou vivre assez longtemps pour devenir une raclure. Je continuais à voguer dans mes souvenirs, un voyage introspectif au cœur de mon propre subconscient. Je me revoyais aider ces gens face à une menace que l'on ne voyait pas. J'avais pris le commandement de la classe en étant délégué, afin d'aider mes camarades, ils étaient tous heureux, même si mes responsabilités m'empêchaient d'avoir une vie sociale, mais leurs sourires, ces remerciements à chaque fois que j'accomplissais quelque chose, ça ne pouvait pas être faux. Jusqu'à la remise des diplômes, j'ai cru que j'étais intégré, mais à force d'agir comme mes parents, je suis devenu comme eux, indisponibles pour les autres et la mort m'a accueilli, seul, dans ses bras.

Revoyant ensuite ma vie à Sanctuary of Heart, je compris bien vite que je n'avais pas fait les bons choix. Je m'assumais davantage, mais j'étais toujours aussi fermé, sauf qu'en plus de travailler d'arrache-pied, c'est mon arrogance bien trop souvent mal placée qui me faisait préjudice. Et ce comportement de prétentieux m'avait aussi attiré des ennuis, en plus de n'avoir aucun ami. Si je devais mourir aujourd'hui, alors ma vie aurait encore moins d'importance que la première et là, je pourrais réellement dire que je serais mort pour rien. Ce n'est pas la bonne manière d'obtenir de la reconnaissance, c'est juste un moyen rapide pour crouler aux Enfers. Tant pis pour moi, je vivrais ma vie sans chercher à être aimé de tous, mais je vivrais. Je tuerais ces sans-coeurs, anonymement s'il le faut. Il faudrait aussi que je m'excuse envers certaines personnes pour m'être montré désagréable. Que j'aimerais tant revoir mes parents aussi... rien qu'une dernière fois, juste pour avoir des derniers conseils, mais cela n'arrivera jamais. Je suis devenu un Ange et ma place est ici, je ne pourrais jamais retourner sur Terre pour leur parler, ils ne savent en rien l'existence de ces lieux. Au bout de ce voyage, je voyais une lumière blanche, le fameux repos éternel, cette tragique destination. Je me sentais apaisé, libéré de mes contraintes, avançant lentement vers cette lueur aveuglante, acceptant mon funeste sort, mais il était impossible d'y accéder. La lumière commençait à s'éloigner, avant de me rendre compte que c'était moi, qui reculait, reprenant ce couloir de souvenirs dans le sens inverse, avant de me réveiller et de sortir de ce rêve...

J'étais sur un lit, dans un espèce de pyjama. Je regardais autour de moi, on aurait crû une chambre de femme à première vue. Je voulais bouger mais les fractures me ramenaient à cette dure mais heureuse vérité : J'étais vivant. La plupart de mes plaies ont été refermées, certaines ont même disparues, je devais être chez une infirmière ou alors, j'ai dû rester dans ce lit des jours entiers. Mon corps était propre à première vue, on avait réellement bien pris soin de moi. Je ne pouvais pas trop bouger à cause de certains de mes os qui ont été brisés, notamment quelques côtes et ma cheville droite. J'essayais de me mettre assis, mais rien à faire, la douleur était trop forte et je ne pouvais pas prendre le risque que des fragments d'os percent mes poumons. Cependant, il fallait bien que je sorte de là au bout d'un moment. Je repensais aussi à cet intense lumière que j'avais émise, comme des rayons de soleil émanant de mes plaies. Je sentais encore une plaie, plutôt petite, au niveau de ma main gauche, mais je ne savais pas comment cette lumière était apparue. Entendant des bruits de pas, je guettais la porte, mais ne me recouvrant pas de la couverture que l'on m'avait mise sur moi. En voyant le visage de mon sauveur, je fus étonné de son identité.

Zélia? C'est bien toi? C'est toi ... qui m'a sauvé?

Quelle coïncidence! C'était l'une des personnes auquel je devais justement présenter mes excuses, même si cela n'était pas mon fort. Avant cela, je devais lui poser quelques questions, plus ou moins indiscrètes. Reprenant faiblement la parole, je continuais.

-Je suis ici depuis combien de temps et ... ou suis-je?

Pour l'instant, c'est tout ce que je pouvais dire sans l'ennuyer avec mes questions. Je cherchais juste des réponses à mes questions. Me réveiller, au beau milieu de nulle part, c'était une première pour moi, surtout dans la chambre d'une femme. Je voyais mon sac à pierres précieuses non loin d'ici, presque intact, j'en déduis qu'elle avait aussi récupéré mes affaires. Je regardais la jeune fée, perdu mais souriant, content de la revoir depuis tout ce temps. Je pouvais presque dire qu'elle m'avait manqué, mais je pense que n'importe qui dans ma situation aurait apprécié de voir un visage amical après les mésaventures que j'ai subi...




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Re: Détresse en montagne [ft Zélia] | Ven 01 Juin 2018, 17:32
















 ❝ Détresse en montagne ❞
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Décidément, la vie me réservait de drôles de surprises. Était-ce le destin qui voulait que je recroise le chemin de cet ange bourgeois, le fameux Marc avec qui j’avais dû prendre une collation ? Je m’étais levée très tôt, sans le vouloir, à croire que cette coïncidence avait été faite exprès. Dans tous les cas, il avait eu une chance inouïe, car qui sait ce qui aurait pu arriver si je ne l’avais pas trouvé à cette heure-ci. Son aura tout à l’heure était marron foncé, très mauvais signe. Le marron annonçait la maladie ou la mort imminente. À l’heure actuelle, il serait probablement mort si je ne l’avais pas ramené chez moi. Mais pourquoi je l’avais sauvé au juste ? Moi-même, je me posais la question. Je ne le portais pas dans mon cœur. Il ne m’avait rien fait de mal, mais… disons simplement que son attitude suffisante n’était pas à mon goût. Pourtant, j’avais bien remarqué lors de notre rendez-vous de dédommagement qu’il avait essayé d’être le plus agréable possible, mais j’étais têtue et impossible de me faire changer d’avis.

Toujours est-il que malgré tout… je lui étais venue en aide. Mais attention, ce n’était pas par pitié pour lui. C’était simplement un de mes principes. Je ne pouvais pas laisser mourir quelqu’un sous mon nez sans rien tenter. Si ma vie n’avait pas été ce qu’elle était, j’aurais voulu faire carrière dans le domaine médical. Or, un médecin, même s’il ne l’était pas encore, ne pouvait pas se permettre de laisser les autres dans la misère. J’avais fait de mon mieux, le lavant en entier pour retirer les salissures et le sang coagulé, désinfectant et bandant ses plaies. Mon pouvoir m’avait aidé pour les plus petites blessures. Et normalement, à défaut d’avoir soigné les plus grosses, il devait avoir permis de réduire la douleur. Les os brisés n’étaient pas de mon ressort, je n’avais pas les bons outils. Pour ça, il irait à l’hôpital dès qu’il serait en état de marcher. Car il était hors de question que je le garde chez moi trop longtemps. Il envahissait mon espace privé, il y avait une personne de trop sous ce toit. Surtout que j’étais sûre qu’il allait commencer à fouiner dans ma vie si je lui permettais de rester. Et ma vie ne le regardait pas.

En attendant, pendant que Marc se reposait dans ma chambre, j’étais retournée en bas pour me changer et me préparer à accueillir les enfants dont j’avais la garde. Ils arrivèrent très peu de temps après que j’ai terminé de me changer. Aujourd’hui, mes trois tornades étaient présentes. Heureusement, ils s’entendaient à merveille et se chamaillaient uniquement pour des sujets anodins, comme tous les enfants. Je m’occupais d’eux, les faisant jouer tranquillement. Je leur expliquai que nous ne sortirions pas cette après-midi, car une personne malade se reposait à l’étage et que je devais surveiller son état.

Midi approchait à grands pas. Je demandai aux enfants de m’attendre sagement en bas, le plus petit étant dans son parc pour éviter tout désagrément. Je montai dans ma chambre, pour savoir ce qu’il advenait du blessé. J’ouvris la porte doucement, mais cette précaution semblait inutile. Il était apparemment réveillé. Dès qu’il me vit, il sembla surpris de découvrir que c’était moi, son “sauveur” :

Zélia? C'est bien toi? C'est toi ... qui m'a sauvé?

Non mais qu’est-ce que ça voulait dire, ça ? Qu’il me croyait incapable de venir en aide aux autres ? Il croyait que j’étais un monstre ou quoi ? S’il n’était pas si mal en point, je l’aurais frappé. Ou pas. La violence gratuite, j’étais contre… Mais là, ça aurait été justifié, non ? Je ne relevai donc pas sa remarque et n’ajoutai rien à ça. Du calme, j’étais là pour m’enquérir de son état. Son aura m’indiquait qu’il était hors de danger. Le marron était moins intense, il commençait à virer sur le orange, qui signifiait plutôt un manque d’énergie. Ceci dit, ses blessures restaient importantes et allaient nécessiter des soins que je ne pouvais pas lui apporter. Il reprit faiblement la parole :

-Je suis ici depuis combien de temps et ... ou suis-je?

Il était clairement en position de faiblesse. Quelque part, j’avais le pouvoir. C’était assez drôle en fin de compte. Bon, non, drôle n’était pas le terme exact. Mais… il me devait carrément le respect, là. Ou en tout cas, il devrait mettre sa fierté de côté et se montrer plus humble. Je lui répondis donc, m’approchant de lui :

”- Ici, tu es chez moi. Tu dors sur mon lit. Depuis combien de temps ? Attends… Tu joues à la belle aux bois dormant depuis ce matin 6 ou 7h. Mais je te préviens, j’ai pas fait ça pour toi. C’est par principe que je t’ai aidé, ne va pas t’imaginer autre chose. J’avais juste pas envie d’avoir ta mort sur la conscience.”

Je m’assis sur le bord du lit, inspectant son visage et jaugeant ses blessures. Il allait falloir que je lui explique deux ou trois choses. Je soupirai et repris la parole :

”- Je sais pas ce qui t’es arrivé, mais t’es sacrément amoché. T’étais inconscient aux abords du village quand je t’ai trouvé ce matin. J’ai fait ce que je pouvais pour tes blessures, mais va falloir que tu ailles à l’hosto pour le reste. J’ai pas les compétences et le matos nécessaires. Bon… Si t’as des questions, pose-les… Tant qu’à faire. Mais tu me poses des questions, je t’en pose aussi, c’est la règle.”

J’étais sûre qu’il était sonné et qu’il se posait un tas de questions. Pas besoin d’utiliser mon pouvoir des auras pour le deviner. Mon intuition était suffisante. Quand au reste, ce n’était pas parce qu’il était alité que j’allais me montrer plus sympa avec lui. Il voulait savoir quelque chose sur moi ? Donnant donnant. Je lui poserai des questions en retour.

”- Quoi qu’il en soit, t’as eu de la chance que je me sois trouvée là au bon moment. Tu es tiré d’affaire, même si tes blessures vont nécessiter d’autres soins pendant quelques temps.”

Mes paroles sonnaient comme étant rassurantes, bien que ce n’était pas forcément mon but. Je ne faisais que lui délivrer des informations sur son état de santé, c’était tout. De toute façon, nous n’étions pas proches, mon rôle n’était pas de le rassurer.





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Re: Détresse en montagne [ft Zélia] | Lun 04 Juin 2018, 21:45

Je venais de me réveiller dans un lit dont je ne connaissais pas le propriétaire. Mes plaies étaient guéries en grande partie, il ne me reste que les os brisés qui m'entravaient. Cependant, il fallait que je remercie la personne qui m'avait sauvé, et surtout, que je me remette en question au sujet de mon comportement qui m'a valu tous ces ennuis. Dans un espèce de pyjama, j'avais tenté de me lever, sans succès. Au moment de l'ouverture de la porte, quelle ne fut pas ma surprise quand je vis le visage de Zélia. J'aurais bien voulu la revoir, c'est vrai, mais pas dans ces conditions, je devais certainement lui provoquer de la pitié à mon égard, ce que je ne pouvais supporter. Mettant ma fierté de côté, afin de ne pas envenimer la chose, je ne pouvais que lui être reconnaissant de m'avoir sauvé de cet enfer. Je l'avoue, j'étais encore sous le choc de mon affrontement et je ne savais plus trop par où commencer. Après mes questions, ce fut le temps des réponses, et la jeune fée me répondit calmement mais non sans une pointe d'ironie dont seule elle a le secret.

-Ici, tu es chez moi. Tu dors sur mon lit. Depuis combien de temps ? Attends… Tu joues à la belle aux bois dormant depuis ce matin 6 ou 7h. Mais je te préviens, j’ai pas fait ça pour toi. C’est par principe que je t’ai aidé, ne va pas t’imaginer autre chose. J’avais juste pas envie d’avoir ta mort sur la conscience.

A en croire les rayons du soleil, on devait être en début d'après-midi. Je m'étais juste évanoui sur le coup de la fatigue, il n'y avait pas de coma et je semblais plutôt sorti d'affaire. Ceci dit, le fait qu'elle me dise qu'elle n'avait pas fait ça pour moi, je ne savais pas comment le prendre. Était-ce de l'ironie, ce qui signifie qu'elle tenait à moi, comme une femme qui avait du mal à montrer son affection envers quelqu'un d'autre, ou alors que notre rendez-vous au salon de thé ne lui avait vraiment pas plu. Pour l'instant, je ne voulais pas émettre d'hypothèses, je n'étais pas encore en état de faire ce genre de choses. Je la voyais ensuite s'asseoir à côté de moi afin de regarder mon visage et examiner mes blessures avant de m'interroger.

-Je sais pas ce qui t’es arrivé, mais t’es sacrément amoché. T’étais inconscient aux abords du village quand je t’ai trouvé ce matin. J’ai fait ce que je pouvais pour tes blessures, mais va falloir que tu ailles à l’hosto pour le reste. J’ai pas les compétences et le matos nécessaires. Bon… Si t’as des questions, pose-les… Tant qu’à faire. Mais tu me poses des questions, je t’en pose aussi, c’est la règle(...) Quoi qu’il en soit, t’as eu de la chance que je me sois trouvée là au bon moment. Tu es tiré d’affaire, même si tes blessures vont nécessiter d’autres soins pendant quelques temps.

Je souriais légèrement, quand elle énonce la "règle" du donnant-donnant. En tout cas, elle était rassurante dans ses propos, et elle était plutôt sympathique, voire même attachante. Elle avait quand même essayé de me sauver du mieux qu'elle le pouvait. En y repensant, peut-être que je m'étais mal comporté avec elle? Je ne sais pas, j'avais fait des efforts lors de notre rendez-vous pour être vivable...  J'hochais la tête, lui adressant la parole, d'une voix claire et sérieuse.

-Je vois... Excuse-moi du dérangement alors... En tout cas, je pense que c'est plutôt toi, qui doit obtenir des explications, alors je me lance... J'étais parti dans les grottes, afin de récolter des pierres, après avoir discuté avec une femme dont j'ai oublié le nom... Je sais juste qu'elle m'a dit quelque chose comme quoi... elle avait 843 ans, mes souvenirs restent vagues... J'ai miné toute la journée avant de tomber sur un gang de démons et de vampires... il y avait des hommes et des femmes, et un autre ange à terre... Ils ont essayé de me neutraliser et de me mordre... Ils se sont cassés les dents vu que je peux devenir dur comme du diamant mais ... à force de m'épuiser, je me suis fait avoir... et j'ai réussi à m'échapper grâce à un autre pouvoir, je ne sais pas ce que c'était... une lueur semblable au soleil qui émanait de mes blessures... J'ai ensuite erré toute la nuit avant de m'écrouler devant un village.

En repensant à l'incident, ce deuxième pouvoir dont je parlais s'activa, et un rayon de lumière, similaire au soleil, toucha Zélia. Pris de panique, je cachais ma main afin que celui-ci ne gêne personne. Confus, je me morfondais en excuses, craignant de lui avoir fait mal.

-Pardon! C'était pas voulu, c'est un pouvoir que je viens d'obtenir, je sais même pas s'il est capable de blesser, désolé! Je repris une inspirationEnfin voilà, tu sais désormais ce qui m'est arrivé... je suppose que tu voulais pas me revoir en montagne, n'est-ce pas? Après.... je t'avoue que j'aurais voulu te parler à nouveau, mais pas dans ces conditions.

Qu'est ce qui me prenait? Me voilà en train de lui parler comme si j'étais en position de faiblesse! Je ne suis pas faible! Mais il faut dire qu'elle m'avait sauvé, je pouvais bien me permettre de me montrer sous un autre jour, pour une fois, surtout que ma vantardise m'avait amené là. Soupirant et me tenant un peu la tête, montrant le peu d'énergie que j'avais en moi, je continuais.

-Tu sais... ça fait drôle de te tutoyer quand on y pense... on se vouvoyait au rendez-vous, et puis, c'est la première fois que je faisais un effort pour être plus sociable... j'ai tendance à être très imbu de ma personne mais ... ça ne mène nulle part. Enfin bon, je pense que je faisais fausse route depuis tout ce temps. Mais... assez parlé de moi, j'aimerais juste savoir comment vous... tu as fait, pour me soigner aussi vite? J'ai dû te prendre beaucoup de temps.

Je soupirais à nouveau, restant assis et bougeant le moins possible afin de ne pas trop m'épuiser. Je sentais mes forces s'en aller à chaque syllabe prononcée et cela s'est empiré lors de l'utilisation de ce mystérieux pouvoir. Je ne savais pas trop quoi lui poser comme question après tout, elle devait certainement en avoir plus que moi à poser, je savais où j'étais et comment j'avais atterri ici, je n'avais pas besoin d'en savoir plus pour l'instant. Une fois que toutes nos questions auront été posées, j'irais sans doute me faire hospitaliser, pour ne plus la déranger.




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Re: Détresse en montagne [ft Zélia] | Sam 09 Juin 2018, 18:09
















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Je n’avais en aucun cas pitié de ce sale bourgeois de Marc. Je l’avais aidé, mais ce n’était pas parce que je l'appréciais. Personne n’aimait avoir sur la conscience la détresse d’un autre. À moins d’être sadique et d’aimer voir les autres souffrir, j’avais simplement agi comme n’importe qui l’aurait fait dans cette situation. S’il croyait que je l’appréciais, il se mettait le doigt dans l’oeil ! J’avais de toutes façons coupé court à ses suppositions, le mettant en garde que je n’avais pas fait ça par sympathie. En aucun cas je ne cherchais à cacher un quelconque sentiment envers lui ! J’étais têtue selon les dires de certains, mais de ce fait, je ne changeais pas d’avis si facilement. Je savais ce que je voulais et personne n’était mieux placé que moi pour décider de mes sentiments pour lui. Enfin bref… suite à ma petite tirade où l’on percevait clairement que je n’étais pas particulièrement amie avec lui, Marc me répondit :

-Je vois... Excuse-moi du dérangement alors... En tout cas, je pense que c'est plutôt toi, qui doit obtenir des explications, alors je me lance... J'étais parti dans les grottes, afin de récolter des pierres, après avoir discuté avec une femme dont j'ai oublié le nom... Je sais juste qu'elle m'a dit quelque chose comme quoi... elle avait 843 ans, mes souvenirs restent vagues... J'ai miné toute la journée avant de tomber sur un gang de démons et de vampires... il y avait des hommes et des femmes, et un autre ange à terre... Ils ont essayé de me neutraliser et de me mordre... Ils se sont cassés les dents vu que je peux devenir dur comme du diamant mais ... à force de m'épuiser, je me suis fait avoir... et j'ai réussi à m'échapper grâce à un autre pouvoir, je ne sais pas ce que c'était... une lueur semblable au soleil qui émanait de mes blessures... J'ai ensuite erré toute la nuit avant de m'écrouler devant un village.

Finalement, sans même que je lui demande quoi que ce soit, il m’expliqua de lui-même tout ce qui lui était arrivé. Le récit fut assez long et à vrai dire, ça ne me regardait pas. En revanche, certaines bribes avaient eu le don d’attirer mon attention. Une femme de 843 ans ? Ketra donc. Dans les Montagnes, il n’existait qu’une seule immortelle de cet âge. Et des Vampires… peu probable qu’ils s’agissent des mêmes que ceux qui m’avaient pris ma sœur. Il faudrait tout de même que j’aille faire un tour dans les grottes pour m’en assurer. Bon, sinon, j’avais tout de même écouté le reste… Sans y prêter attention, il m’avait appris quels étaient ses pouvoirs, il se dévoilait encore alors même qu’il ne savait pas grand chose de moi. Il n’avait pas eu de chance. Ceci dit, je ne le plaindrais pas, il n’avait pas forcément mon estime.

Je restai donc interdite, mais juste après sa dernière phrase, le fameux pouvoir qu’il avait découvert dans les grottes s’activa, comme pour prouver ses dires. Une lumière intense m’aveugla. Je bondis du lit et me tournai dos à lui en me cachant les yeux. Mais bordel, c’est qu’il éclairait le bougre… ça piquait les yeux tout de même. Finalement, la lumière diminua en intensité, pendant que lui se morfondait en excuses :

-Pardon! C'était pas voulu, c'est un pouvoir que je viens d'obtenir, je sais même pas s'il est capable de blesser, désolé! (inspiration) Enfin voilà, tu sais désormais ce qui m'est arrivé... je suppose que tu voulais pas me revoir en montagne, n'est-ce pas? Après.... je t'avoue que j'aurais voulu te parler à nouveau, mais pas dans ces conditions.

Je me tournai de nouveau face à lui, croisant les bras. Il semblait confus et s’adressait à moi en prenant des pincettes. Comme s’il cherchait à s’attirer mes bonnes grâces. Et peut-être se sentait-il en position de faiblesse après tout. Pour le reste, comment avait-il deviné ? C’était Sherlock Holmes, dis donc… C’était tellement évident que je n’avais pas souhaité le revoir chez moi, sur mon propre territoire. Ici, il pouvait trop facilement découvrir qui j’étais. Les voisins étaient de vrais commères, il n’aurait pas eu à chercher bien loin pour connaître tout mon passé. Et c’était justement ce qui me déplaisait le plus. Tout comme les souvenirs dans ma maison. Ma chambre en avait quelques-uns. Quelques photos de famille étaient accrochées aux murs. Déjà, qu’il puisse les voir n’était pas vraiment à mon goût. Mais je passais outre. Lorsqu’il m’avoua qu’il aurait voulu qu’on se revoit dans d’autres conditions, je haussai un sourcil, la mine renfrognée. J’allais répliquer, mais je n’en eus pas le temps. Il soupira en se tenant la tête et continua :

-Tu sais... ça fait drôle de te tutoyer quand on y pense... on se vouvoyait au rendez-vous, et puis, c'est la première fois que je faisais un effort pour être plus sociable... j'ai tendance à être très imbu de ma personne mais ... ça ne mène nulle part. Enfin bon, je pense que je faisais fausse route depuis tout ce temps. Mais... assez parlé de moi, j'aimerais juste savoir comment vous... tu as fait, pour me soigner aussi vite? J'ai dû te prendre beaucoup de temps.

Ah ah, lui-même se rendait compte qu’être arrogant ne servait à rien ? J’étais scotchée de l’apprendre. D’ailleurs, mon regard se fit moqueur lorsqu’il évoqua le fait qu’il était imbu de sa personne. Ceci dit, juste après, mon visage afficha la surprise, je fronçai les sourcils. Il faisait son mea culpa ? Vraiment ? Les Vampires avaient dû cogner un peu trop fort. Où était l’abruti que j’avais vu ? Est-ce qu’il voulait changer ? Ou n’était-ce que le choc ? D’ailleurs, je ne pus m’empêcher d’en faire la remarque, j’étais quelqu’un de très franche après tout :

”- Je crois qu’ils ont tapé trop fort sur ta tête. T’as complètement perdu la boule ! Si je m’attendais à ce que toi, l’Ange, tu dises que ça ne sert à rien de se la péter… Si seulement ça pouvait être vrai ! Mais les gens ne changent jamais vraiment. Dans 2 jours, tu auras oublié et tu continueras à agir comme tu l’as toujours fait, n'est-ce pas ? Au passage, je te signale que c’est toi qui a commencé à me tutoyer tout à l’heure. Du coup, c’est normal que je fasse pareil, t’es pas un Dieu et t’es pas non plus un prince. Tant qu’on y est, ouais, j’avais espéré ne jamais te revoir, et surtout pas en Montagne. D’ailleurs, je te fous à la porte dès que t’es capable de marcher. Je te porte jusqu’à l’hôpital s’il le faut.”

J’avais ajouté cette dernière phrase avec un sourire en coin, décroisant les bras et posant ma main droite sur ma hanche. Après tout, y’avait pas écrit hôtel ici. Il allait sans aucun doute m’en vouloir, car je n’étais pas très sympathique. Mais on ne pouvait pas plaire à tout le monde et je me fichais bien de ce qu’il pensait de moi. Bon… peut-être que j’y avais été un peu fort quand même, après tout il était épuisé après ce qui lui était arrivé. Tant pis. Je soupirai, fermant brièvement les yeux. Je me rassis au bout du lit. Son aura m’indiquait qu’il était fatigué. Ok, message reçu, je le soigne, je le laisse se reposer, et basta. Je m’adressai à nouveau à lui, puisqu’il m’avait posé une question, je me devais d’y répondre. Et cette fois-ci, je n’avais guère le choix que de parler de moi :

”- Si tu tiens tant à tout savoir, mon rêve était de faire carrière dans le domaine médical. Mais j’ai arrêté les études pour des raisons qui me regardent. J’ai quand même continué à apprendre des trucs de mon côté, quand j’avais le temps. Et pour faire simple, j’ai parmi mes pouvoirs un qui me permet de guérir les blessures légères et superficielles quand le soleil brille. C’est pour ça que tes petits bobos et tes bleus ont disparu. Mais pour les plus étendues et profondes, mon pouvoir n’est pas efficace. Donc voilà, ça ne m’a pas pris si longtemps que ça. Heureusement qu’un villageois m’a aidé à te transporter jusqu’ici, sinon je t’aurais laissé là-bas.”

Au fur et à mesure que je parlais de moi -un peu, j’avais détourné les yeux, regardant par la fenêtre de ma chambre, le regard perdu ailleurs. Je détestais ça. J’étais plutôt mystérieuse, et contrairement à d’autres personnes, je n’étais pas particulièrement bavarde alors même que je n’étais pas timide. Et je venais tout de même d’évoquer mon rêve, dont je ne parlais jamais. J’acceptais très bien ce qu’était ma vie à l’heure actuelle et j’appréciais mon métier. Mais parler de ça risquait de provoquer un élan de compassion dont je me serais passée volontiers. Je n’étais pas à plaindre. J’avais fait ce choix toute seule, personne ne m’y avait forcé. Avant qu’il ait eu le temps de réagir, je reposai mon regard sur lui et continuai, moins abrupte que tout à l’heure lorsque je lui avais dit que j’aurais aimé ne jamais le revoir :

”- Je n’aime pas parler de moi. Ça attire souvent de la compassion et j’ai horreur de ça. Je ne suis pas à plaindre, j’ai fait des choix en toute conscience et je les assume. Mais bref… La femme que tu as rencontré, c’était Ketra. Nous sommes amies, elle me connaît depuis ma naissance et elle a toute ma confiance. Que t’a-t-elle dit au juste ? Comment tu l’as rencontré ? Après ça, je te laisserai te reposer. Et si t'as faim, je peux t'apporter à manger. J'ai déjà tout préparé pour les enfants.”

Ma question n’était pas tout à fait désintéressée. Je voulais savoir s’il lui avait demandé si elle connaissait une Fée qui répondait au nom de Zélia. Peut-être n’avaient-ils cependant pas eu le temps de parler de moi et ça m’arrangerait.





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Re: Détresse en montagne [ft Zélia] | Dim 10 Juin 2018, 20:02

Détresse en montagne

feat Zélia C. Burberry



Je venais de me confier à Zélia, notamment mon histoire, mes pouvoirs, et comment j'avais atterri ici. En remerciement, je l'avais aveuglé, c'était vraiment le bon moment pour le faire, surtout devant sa sauveuse, bravo Marc. Surtout que j'ai dû lui faire mal aux yeux, si elle s'était levée pour se mettre dos à moi afin de les cacher. Je n'étais pas en position de force ici, surtout à la vue de la situation. Ma fierté était mise de côté, je ne pouvais pas me permettre le moindre dérapage, surtout que cette situation, je l'avais en quelque sorte méritée, même si cela me tuait à penser ça, la vérité était dure à avaler. Cependant, quand je regardais la jeune fée après avoir énoncé mes propos, son regard se fit plus moqueur, puis surpris, comme si j'avais dit quelque chose d'inhabituel. Le fait que j'avoue mes faiblesses était si dégradant que ça pour un homme? Peut-être qu'elle avait l'habitude des hommes machos, mais ce n'était définitivement pas mon genre. Je désirais changer un peu afin que les gens puissent me parler sans penser que je n'étais qu'un prétentieux, sauf envers les démons et les vampires, car après tout, cela reste encore des races inférieures.Pourquoi ces déchets de la société avaient-ils accès à l'île au même titre que les bonnes personnes? Au final, Sanctuary of Heart est semblable à un moulin, car n'importe qui peut y entrer et sortir, peu importe son mérite. Certaines personnes pouvaient aussi cacher leur jeu et je crois bien que la jeune fée est de cette catégorie, malheureusement...

-Je crois qu’ils ont tapé trop fort sur ta tête. T’as complètement perdu la boule ! Si je m’attendais à ce que toi, l’Ange, tu dises que ça ne sert à rien de se la péter… Si seulement ça pouvait être vrai ! Mais les gens ne changent jamais vraiment. Dans 2 jours, tu auras oublié et tu continueras à agir comme tu l’as toujours fait, n'est-ce pas ? Au passage, je te signale que c’est toi qui a commencé à me tutoyer tout à l’heure. Du coup, c’est normal que je fasse pareil, t’es pas un Dieu et t’es pas non plus un prince. Tant qu’on y est, ouais, j’avais espéré ne jamais te revoir, et surtout pas en Montagne. D’ailleurs, je te fous à la porte dès que t’es capable de marcher. Je te porte jusqu’à l’hôpital s’il le faut.

J'étais sous le choc à l'écoute de ses propos. Je ne savais plus comment réagir, quelque chose s'était brisé au fond de moi. Je me sentais trahi, abandonné, assassiné... Je voulais lui montrer que je valais quand même quelque chose, mais ça serait lui donner raison, et après tout, elle m'avait quand même accueilli chez elle, malgré ses dires. Je baissais donc la tête, déçu par ses paroles. C'était la première personne avec qui j'avais fait un effort au sujet de ma vantardise, et voici où cela amenait. Était-elle toxique ou mal intentionnée au final? J'étais quand même culotté de penser cela mais j'avais le droit de douter après tout. Mon regard s'était assombri et ma tête était baissée, suite à ces paroles dévastatrices. Je gênais, par conséquent, je vais devoir partir d'ici le plus vite possible et ne plus jamais la revoir. Au final, est-ce que ça valait le coup des efforts pour elle, alors qu'un démon barman m'avait accueilli plus chaleureusement que ça. Je commençais à peine à être plus humble et voilà qu'on me donnait une raison de ne pas le faire. J'aurais voulu m'éclipser d'ici le plus vite possible, mais ma fatigue m'empêchait d'aller où que ce soit sans que je ne titube. Je n'avais pas fait attention à la gestuelle du propriétaire des lieux, mais je sentis juste sa présence sur le bout du lit. Elle commença alors à répondre à ma question.

-Si tu tiens tant à tout savoir, mon rêve était de faire carrière dans le domaine médical. Mais j’ai arrêté les études pour des raisons qui me regardent. J’ai quand même continué à apprendre des trucs de mon côté, quand j’avais le temps. Et pour faire simple, j’ai parmi mes pouvoirs un qui me permet de guérir les blessures légères et superficielles quand le soleil brille. C’est pour ça que tes petits bobos et tes bleus ont disparu. Mais pour les plus étendues et profondes, mon pouvoir n’est pas efficace. Donc voilà, ça ne m’a pas pris si longtemps que ça. Heureusement qu’un villageois m’a aidé à te transporter jusqu’ici, sinon je t’aurais laissé là-bas.

Si je n'étais pas aussi mal en point et si j'étais encore assez orgueilleux, je lui aurais bien rétorqué comme quoi il fallait être aimable pour être dans la médecine, surtout quand on avoue qu'elle vous a aidé sous la contrainte car une autre personne était passé à côté de moi au même moment. Bon après, elle avait quand même décrit sa vie, elle qui n'en parlait jamais. Par contre, pourquoi a-t-elle arrêté ses études? A cause de sa sœur ou de problèmes familiaux? Je n'osais pas lui demander cette question. Je ne savais pas quoi penser au fond, entre la gêne d'un secours forcé, ou la rancœur d'une vérité blessante. Au final, je préférais me montrer reconnaissant mais de vite débarrasser le plancher et me focaliser sur autre chose. Je commençais alors à relever la tête, le choc étant passé et étant plus lucide dans mes pensées, afin de la regarder dans les yeux. Elle a de jolis yeux, même si ceux-ci ne sont pas toujours le reflet de l'âme, tant bien même que j'aurais voulu y croire. J'aurais voulu qu'au moins une personne soit contente de me revoir, juste pour me sentir désiré. C'était un tout autre sentiment que la fierté ne pouvait pas totalement combler. Elle avait encore l'ascendant sur moi et je ne pouvais rien dire à ce sujet, c'était entièrement justifié, enchaînant alors, sans que je ne puisse rien dire.

-Je n’aime pas parler de moi. Ça attire souvent de la compassion et j’ai horreur de ça. Je ne suis pas à plaindre, j’ai fait des choix en toute conscience et je les assume. Mais bref… La femme que tu as rencontré, c’était Ketra. Nous sommes amies, elle me connaît depuis ma naissance et elle a toute ma confiance. Que t’a-t-elle dit au juste ? Comment tu l’as rencontré ? Après ça, je te laisserai te reposer. Et si t'as faim, je peux t'apporter à manger. J'ai déjà tout préparé pour les enfants.

Je ne voulais pas la plaindre, elle se débrouillait déjà suffisamment bien dans la vie pour qu'elle ne soit à plaindre. On m'a déjà averti qu'elle n'aimait pas qu'on parle d'elle ou de son histoire. Apparemment, rien que l'âge de l'ange que j'avais rencontré avant suffit pour reconnaître la personne, c'est à croire qu'elle n'était connu que pour sa mixité de race, son chant, et son âge qui prouve son immortalité. J'hésitais à parler, je voulais lui dire que je n'ai parlé que d'elle, ou que des caractéristiques de Ketra, mais il y avait autre chose de plus important, une chose que même les murs pouvaient témoigner en regardant les photos : sa soeur. Je voulais mener mon enquête personnelle pour elle à la base, mais à la suite de ses propos, je voulais surtout l'envoyer paître mais ... je ne pouvais pas, j'étais trop redevable. Soupirant légèrement et arborant une mine sérieuse, je m'expliquais à mon tour sur ma discussion avec l'immortelle.

-C'était juste avant que j'aille à la grotte... j'ai entendu quelqu'un chanter et on a parlé de nos passions communes puis la conversation a tourné autour de toi... Elle pense beaucoup de bien de toi et ... moi aussi à vrai dire... j'avais évoqué que j'avais une dette envers toi... et je ne parlais pas du café pris ensemble. Ça et ...

Un silence s'installa pendant quelques instants. Ma voix se fit encore plus grave et sérieuse, j'allais bientôt évoquer une autre personne de sa famille alors qu'elle ne m'en avait pas parlé. Je restais dubitatif à l'idée de lui en parler, mais il fallait que je reste honnête. Prenant une inspiration, je terminais ma phrase.

-Ta sœur... ça fait plusieurs mois qu'elle n'est plus là. Je n'ai pas voulu savoir pourquoi, et ça ne me regarde pas. Et ... je ne sais pas si je compte me reposer ou manger ici, après tout, j'abuse déjà de la gentillesse d'une personne qui ne voulait plus jamais me revoir, donc je devrais plutôt m'exécuter et partir... Si j'ai l'air déçu, c'est parce que j'avais une estime de toi plutôt haute, tu avais l'air sympathique aux premiers abords, j'avais même cru que notre rendez-vous s'était bien passé. Faut croire que je me suis trompé ,et que toutes tes réactions n'étaient que le fruit de tes principes. En tout cas, je reste navré du dérangement.

J'avais tout dit, mes émotions étaient sorties sans la moindre retenue, sous le coup de la fatigue et de l'exaspération. J'en avais gros sur le cœur et  sur la conscience. Dire que j'étais prêt à l'aider et à lui rendre service. Je tentais une nouvelle fois de me lever, arrivant à me tenir debout cette fois mais très vite, mes jambes me lâchèrent, atterrissant sur le lit, sans rien casser. J'étais blessé intérieurement et extérieurement, car tout était basé sur un mensonge envers une personne que je pensais digne de confiance. Un soupir s'échappa de ma bouche suite à cette impuissance, confronté une fois de plus aux moqueries et aux critiques de Zélia...




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Re: Détresse en montagne [ft Zélia] | Mar 12 Juin 2018, 22:11
















❝ Détresse en montagne ❞
~ RP avec Marc Z. Amethys ~
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Ce sauvetage, vraiment, quelle plaie… C’était la personne que j’avais le moins envie de revoir que j’avais dû aider. Mais voilà que monsieur m’annonçait vouloir changer et me présentait des excuses pour son attitude hautaine. Sur le coup, impossible de contenir mon air moqueur. Et à la fois surpris, car lui-même admettait que se la péter, ça ne servait à rien. Il en avait fallu du temps pour qu’il s’en rende compte… Ceci dit, je n’avais aucun espoir qu’il change réellement. Les gens ne changent jamais vraiment, en tout cas, pas en mieux. Avec ma franchise à toute épreuve, je lui avais évidemment fait part de mes pensées à ce sujet. Et je remarquai une sorte de malaise chez Marc suite à ça. Son aura virait au gris de la déprime. Il baissa la tête et il me sembla voir son regard s’assombrir. Pour quelle raison ? À quoi s’attendait-il ? Il croyait peut-être qu’avec son comportement, on pouvait l’apprécier ?

Mais qu’est-ce qui lui prenait tout d’un coup ? Allait-il pleurer ? Je me demandais bien ce qui se passait dans sa tête. Certes, j’avais une idée de son état d’esprit grâce à mon pouvoir. Mais je n’entrais pas dans les pensées, je ne savais pas ce qu’il avait en tête. Et curieusement, ça m’intéressait de le savoir. Pourquoi ? Qu’est-ce que j’en avais à faire après tout ? Ressaisis-toi Zélia, tu te fiches complètement de ce type. À quoi ça m’avancerait de savoir ce qu’il pensait ? Il pouvait bien penser que j’étais une garce, je m’en fichais après tout ! Alors pourquoi j’aurais aimé savoir ?

Bref… Il était temps de savoir ce que Ketra et lui avaient bien pu se dire. Je voyais mal ces deux-là ensemble. Avait-il été prétentieux ou arrogant ? Si c’était le cas, ça n’avait pas dû impressionner mon amie. Mais plus important encore : avaient-ils parlé de moi ? Lui avait-il dit qu’il connaissait quelqu’un dans ces montagnes ? Mais en fait… Pourquoi aurait-il parlé de moi ? Me portait-il tant dans son estime ? L’avais-je tant marqué que cela ? Il répondit à mes questions, la mine sérieuse et le ton grave :

-C'était juste avant que j'aille à la grotte... j'ai entendu quelqu'un chanter et on a parlé de nos passions communes puis la conversation a tourné autour de toi... Elle pense beaucoup de bien de toi et ... moi aussi à vrai dire... j'avais évoqué que j'avais une dette envers toi... et je ne parlais pas du café pris ensemble. Ça et ...

Un silence s’installa, me laissant le temps d’assimiler ce qu’il venait de dire. Il… pensait beaucoup de bien de moi ? J’étais abasourdie. Comment pouvait-il apprécier une personne dont il ne connaissait rien ? De quelle dette voulait-il parler ? Je ne comprenais pas bien sa logique. Et à vrai dire, alors qu’en temps normal je m’en serais fichue complètement… là, ça m'interpellait. Je prêtais attention à ce qu’il pensait de moi. Je fronçai les sourcils, le regard perdu. Quelque chose ne tournait pas rond chez moi. Bon… et si je me concentrai plutôt sur la suite ? De quoi avaient-ils parlé ? Sa voix se fit encore plus grave et sérieuse, je ne lui connaissais pas ce ton si solennel :

-Ta sœur... ça fait plusieurs mois qu'elle n'est plus là. Je n'ai pas voulu savoir pourquoi, et ça ne me regarde pas. Et ... je ne sais pas si je compte me reposer ou manger ici, après tout, j'abuse déjà de la gentillesse d'une personne qui ne voulait plus jamais me revoir, donc je devrais plutôt m'exécuter et partir... Si j'ai l'air déçu, c'est parce que j'avais une estime de toi plutôt haute, tu avais l'air sympathique aux premiers abords, j'avais même cru que notre rendez-vous s'était bien passé. Faut croire que je me suis trompé ,et que toutes tes réactions n'étaient que le fruit de tes principes. En tout cas, je reste navré du dérangement.

Tout se passa trop vite. Ses paroles, comme sorties du coeur. Et ses actes. Il tenta de se lever, parvenant à se mettre debout sur ses jambes, mais elles se dérobèrent sous lui. Je me précipitai pour empêcher qu’il tombe, mais le lit adoucit sa chute. Un soupir s’échappa de sa bouche. Je le rallongeai, reposant la couverture sur lui. Je me sentais… non pas vexée… Mais navrée. J’aurais du mal à expliquer exactement ce que je ressentais. Il me faisait de la peine en fin de compte, alors même que je devrais me ficher de ses états d’âme. Il était si faible, si vulnérable… Et puis… ce qu’il ressentait… J’avais cru qu’il était impossible de le faire fléchir et qu’il se moquait éperdument des autres. Me serais-je trompée ?

Mais qu’est-ce qui se passait dans ma tête, à la fin ? Je devrais être en colère que Ketra ait éventé mon secret ! Je devrais en vouloir à Marc d’être au courant. Voilà plutôt que je me préoccupais de la vision qu’il avait de moi ! J’étais du genre à dire “on m’aime ou on ne m’aime pas, c’est pareil pour moi”. Pourquoi là, j’étais presque… blessée et offensée par ce qu’il avait dit ? Pourquoi étais-je frustrée de l’avoir déçu ? Après tout, c’était lui qui s’était fait des films tout seul ! Je n’avais jamais prétendu être parfaite. Cependant… Je m’approchai de lui, m’asseyant à côté et posant ma main sur son bras, caressant sa peau. Le regard triste, la voix plus douce et plus basse, le timbre méconnaissable, je commençai à parler, sans réfléchir :

”- Marc… Je suis… désolée… Je ne suis pas... celle que tu crois...”

Tout d’un coup, avec fracas, la porte de la chambre s’ouvrit, laissant entrer une petit tornade du nom de Marina :

”- Nanou, nanou ! Tu fais quoi ? Oh ! C’est le monsieur avec les bijoux !”

Flûte, je leur avais pourtant dit de m’attendre en bas ! Mais au vu de l’heure, ils devaient avoir faim… Je me levai du lit et repris mon timbre de voix habituel :

”- Marina, je vous ai dit de m’attendre en bas. Le monsieur a besoin de se reposer, descends.”

La petite s’exécuta et je l’entendis redescendre les escaliers. Je m’adressai de nouveau à Marc, avec une voix neutre pour ne rien laisser transparaître de mon trouble suite à son discours :

”- Excuse-moi, je dois aller donner à manger aux enfants. Repose-toi, je reviendrai tout à l’heure avec un peu de nourriture.”

Je sortis à mon tour de la chambre. Marina m’avait sauvé d’un ridicule certain. Qu’est-ce que j’étais en train de faire ? Pourquoi je m’étais excusée auprès de cet homme ? Pourquoi devrais-je en avoir quelque chose à faire de son ressenti ? Je ne comprenais pas pourquoi ses paroles m’avaient tellement sonné. Et ne pas comprendre, ça m’énervait. Quoi qu’il en soit, je descendis à mon tour pour donner à manger aux enfants.

******************

Quelques temps plus tard, j’avais terminé de donner le repas aux petits. J’avais préparé un plateau pour Marc. Dessus, il y avait une assiette composée d’une salade de pommes de terre faite avec une vinaigrette maison, agrémentée de deux oeufs durs coupés en rondelles. J’avais ajouté un grand verre d’eau fraîche et un yaourt aux fruits. Le plateau n’était pas trop lourd. Je le portai jusqu’en haut, demandant aux enfants de m’accompagner -à l’exception de Louka qui faisait la sieste. Je demandai à Marina de donner la nourriture à Marc et lui expliquai les consignes.

J’ouvris la porte et laissai entrer Marina et Ethan, restant cachée dans l'entrebâillement de la porte. J’avais étrangement peur de mes réactions face à lui… Mais envoyer des enfants à ma place, c’était vraiment d’une stupidité sans nom. Marina posa le plateau à côté de Marc et commença à dialoguer :

”- Bonjour monsieur ! Tiens, Nanou a dit que tu devais manger ça. Elle m’a dit de te demander si tu allais bien aussi ! Et que si t’en veux encore, tu le dis !

- Comment tu t’es fait ça ? T’es plein de pansements pa’tout ! T’as mal ?”

Visiblement, les enfants étaient ravis d’avoir trouvé un nouveau centre d’intérêt. Ethan jouait le curieux et Marina faisait ce que je lui avais demandé. Moi, je les observais depuis la porte. Le contact avec les enfants adoucirait sûrement sa peine. Ils lui redonneraient bien vite le sourire.





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Re: Détresse en montagne [ft Zélia] | Ven 15 Juin 2018, 11:49

Détresse en montagne

feat Zélia C. Burberry



Je restais allongé sur le lit, face à mon impuissance et mon incompréhension. J'avais confiance en elle, alors qu'avant, je me suffisais à moi-même afin de ne pas être déçu. Au final, est-ce que s'ouvrir aux autres, c'est se rendre plus faible? On dirait bien, car c'est un coup particulièrement dur à encaisser, car en plus d'être blessé physiquement, je l'étais moralement. Lors de ma chute, je l'avais senti bouger derrière moi, afin de tenter de me rattraper, sûrement un autre réflexe lié à son orientation professionnelle, c'était la seule explication plausible. J'avais honte de l'entraver ainsi, et j'avais honte de moi, d'être tombé aussi bas, de m'excuser envers une personne qui se fichait éperdument de moi. Le ridicule aurait dû me tuer, cela aurait été plus simple à gérer. C'est alors que la jeune fée changea son comportement, à ma grande surprise. L'avais-je vexé? Si cela avait été le cas, elle serait surtout en colère, et non assise à côté de moi. Mes paroles ont dû lui faire un drôle d'effet, pour qu'elle réagisse ainsi. La voilà qu'elle me caressait la peau, posant sa main sur mon bras, son toucher était si doux, de véritables doigts de fée. Zélia commença alors à me parler, avec un timbre de voix plus doux et plus bas, mais ce qui me fit le plus de peine, c'est son regard triste. Ses yeux de couleur noisette étaient plus ternes, le fait qu'elle baissait la tête enlevait de la luminosité à son visage, lui retirant cette couleur si caractéristique.

-Marc… Je suis… désolée… Je ne suis pas... celle que tu crois...

Des excuses? De sa part? Je n'en revenais pas. Pourquoi faisait-elle ça? Il y aurait un semblant d'intérêt à son égard pour moi? Pourquoi ses paroles étaient si différentes par rapport à tout à l'heure? Est-ce la colère, le regret, le chagrin? De mon côté, c'était un véritable ascenseur émotionnel, je ne savais plus quoi dire ni quoi faire. Avec mon autre main de libre, je voulais la pauser sur son épaule, pour lui montrer qu'elle ne devait pas se comporter ainsi. C'était à mon tour de me sentir mal pour la personne en face. Sa tristesse m'affectait, je ne voulais pas qu'elle arbore ce visage et ces traits. Une fois cela fait, je pris la parole.

-Zélia... je...

Je n'eus le temps de terminer ma phrase. La porte s'ouvrit, laissant place à une jeune enfant que je reconnus assez vite. C'était celle qui s'intéressait aux bijoux et qui avait sali un peu les vitres. Ceci dit, j'étais agréablement surpris qu'elle se rappelle encore de moi, après tout ce temps. La jeune fée se leva alors, expliquant à la petite qu'elle devait attendre en bas, le temps que je me repose. Au final, j'y suis peut-être allé un peu fort sur mes mots. Elle n'aurait peut-être pas tenu à ce que je me repose au final, ou alors, elle m'aurait directement emmené à l'hôpital. Sortant alors de sa chambre, elle m'adressa la parole sur un ton neutre, comme si la situation de tout à l'heure était déjà oubliée.

-Excuse-moi, je dois aller donner à manger aux enfants. Repose-toi, je reviendrai tout à l’heure avec un peu de nourriture.

Me retrouvant de nouveau seul dans la chambre, je ne savais plus trop quoi penser. Je décidais donc de fermer les yeux un peu, voulant me remettre de mes blessures et de ces émotions...

Une heure plus tard


J'étais déjà un peu plus en forme, mais j'entendais des personnes s'approcher de la chambre, ils devaient être 2 voire 3 personnes, à l'entente des bruits de pas. Je restais silencieux, me redressant légèrement, faisant attention à mes côtes brisées. En voyant la porte s'ouvrir à nouveau, ce sont deux enfant qui sont venus me voir, Marina, la petite de tout à l'heure, et un autre dont je ne me souvenais pas du nom. En revanche, je ne voyais pas Zélia, comme si elle cherchait désormais à m'éviter. A la place, ce sont les enfants qui me posaient des questions.

-Bonjour monsieur ! Tiens, Nanou a dit que tu devais manger ça. Elle m’a dit de te demander si tu allais bien aussi ! Et que si t’en veux encore, tu le dis.

-Comment tu t’es fait ça ? T’es plein de pansements pa’tout ! T’as mal ?

Un sourire s'afficha sur mes lèvres, leur innocence et leur spontanéité me mettaient de bonne humeur en ces temps difficiles. Je regardais le plateau qui était plutôt bien garni, une salade de pomme de terre avec de la vinaigrettes, des œufs durs, un verre d'eau et un yaourt. L'enfant avait posé le plateau sur la table de chevet. Je m'empressais alors de répondre aux enfants.

-Merci, c'est très gentil. Je ne pense pas que je mangerai beaucoup, mais je suis sûr que ça a l'air très bon.

Je pris quelques bouchées de mon plat qui était vraiment délicieux, mais je me sentais un peu coupable de manger devant les enfants, donc, après quelques bouchées et une gorgée d'eau, je m'arrêtais. afin de continuer à répondre aux questions.

-Je me suis blessé dans la montagne, mais c'est rien de grave, juste un petit accident les enfants, d'ailleurs, j'ai trouvé de belles choses dans le sac là-bas?m'adressant à Marina Tu veux bien aller le chercher s'il te plaît, ça va te plaire normalement.

La petite s'exécuta sans broncher avant de me l'apporter. Me demandant où était Zélia, je profitais de la candeur des chérubins pour leur demander ou elle était.

-Dites moi les enfants, ou est Nanou?  En fait non, ne dites rien, on va l'attendre sagement, avec ce qu'il y a dans le sac, venez voir.

Je leur sorti les pierres précieuses du sac, des grandes et des petites, brillant de milles feux. Les enfants étaient assez impressionnés, se permettant même de les toucher, mais je ne disais rien, après tout, ils n'ont sans doute jamais vu des pierres précieuses d'aussi près. Après avoir attiré leur curiosité, je leur adressais une dernière question.

-Hey les enfants, selon vous, quelle pierre irait le mieux à Nanou? Peut-être qu'en prenant la bonne pierre, elle va vite revenir.

Ce petit jeu était en partie un moyen d'amuser les enfants, mais d'une autre, je voulais savoir si Zélia était dans les parages. Si elle m'entendait, ou si elle nous voyait, elle sortirait probablement nous voir afin de faire une quelconque réflexion au sujet de ma récolte. Par chance, aucune pierre n'était tâchée de sang, il y avait donc aucune chance que les enfants soient effrayés par la vue de celle-ci. Les enfants pointèrent la pierre qui, selon eux, lui irait le mieux. Je la posais donc sur le plateau et leur adressait un nouveau sourire.

-Très bien! Alors ça sera son cadeau parce qu'elle a été très gentille. Maintenant, il n'y a plus qu'à espérer qu'elle vienne.

Je comptais sur l'excitation des enfants pour qu'ils la fasse venir, à moins qu'elle ne décide de venir d'elle-même, mais ma surprise ne sera plus trop une surprise. En tout cas, je n'avais pas vraiment exploité les enfants à mes fins personnelles, car je les avais aussi divertis, et puis... quelque part, elle aussi les avait exploité en leur demandant de me rapporter le plateau!




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Re: Détresse en montagne [ft Zélia] | Dim 01 Juil 2018, 18:48
















 ❝ Détresse en montagne ❞
~ RP avec Marc Z. Amethys ~
Couleur dialogue Zélia : darkorchid (#9932CC)


C’était stupide, vraiment. Qu’est-ce qui m’avait pris de ramener Marc à la maison ? Sans ça, toute cette gêne n’aurait jamais eu lieu ! Déjà, pourquoi je m’excusais face à lui pour mes paroles blessantes ? Je me fichais totalement de ce qu’on pouvait penser de moi ! Il pouvait bien penser que je n’étais qu’une garce, ça m’était égal. Mais bizarrement, on dirait que je m’en fichais moins que ce que je prétendais. Pourquoi ? Qu’est-ce que j’en avais à faire qu’un bourgeois me dise qu’il était déçu de découvrir que je n’étais pas si sympathique ? En quoi c’était dérangeant ? Moi-même, je ne me comprenais pas. J’avais donc cherché à fuir, et Marina m’avait fourni le prétexte idéal en faisant irruption dans la chambre. Je devais de toute façon m’occuper des enfants. Je n’aimais pas l’idée de les laisser trop longtemps sans surveillance, même s’ils étaient dans la maison. J’avais toujours peur qu’il leur arrive quelque chose si je ne faisais pas attention. Après ce moment embarrassant qui n’avait aucun sens, j’étais redescendue en bas pour donner à manger aux enfants et mettre le petit dernier à la sieste.

Ceci dit, je me devais de nourrir notre invité. Le seul problème, c’est que je ne voulais pas me retrouver seule face à lui. C’est alors que l’idée de demander aux enfants d’apporter son plateau-repas à Marc me vint. Je devais bien admettre que ce n’était pas très conventionnel. Et quelque part, c’était lâche. Ça ne faisait que renforcer ma faiblesse, chose que je détestais à cause de ma grande fierté. Les enfants m’avaient écouté et avaient donné son plateau à Marc. Leur candeur allait sans aucun doute le dérider. Ils lui posèrent plein de questions, se montrant déjà familier avec lui. Et je ne m’étais pas trompée, depuis l’embrasure de la porte, j’aperçus un sourire se dessiner sur son visage. L’innocence des petits semblait l’avoir touché. Moi qui avais cru qu’il détestait les enfants après l’épisode dans sa boutique… Peut-être… l’avais-je jugé un peu rapidement ? Mais… non ! Je ne me trompais jamais ! Mais cette fois-ci, je n’avais pas non plus voulu croire mon pouvoir. L’aura que j’avais vu de lui ne m’avait pourtant rien indiqué de fondamentalement malveillant. Au contraire, mon pouvoir semblait indiquer qu’il était profondément bon. Je m’étais acharnée à ne pas vouloir le voir. Pourquoi ? Pourquoi l’avais-je jugé, à l’instinct total, sans me fier à mon pouvoir ? En temps normal, je me fiais toujours à la perception que j’avais des auras.

Pendant que je réfléchissais à tout ça, et que je faisais à contrecœur mon mea culpa -profitez-en, c’est pas tous les jours que j’admets avoir tort !, je constatai qu’il amusait les enfants. Il avait demandé à Marina de prendre son sac et de regarder les pierres qu’il y avait dedans. Au moins n’avait-il pas expliqué aux petits ce qui lui était arrivé. Ils étaient trop jeunes pour comprendre. On ne pouvait pas leur expliquer que certaines personnes étaient foncièrement mauvaises, c’était quelque chose d’inconcevable dans leur vision des choses. Ils découvriraient bien assez tôt cet aspect-là du monde.

Mais bref, Marina et Ethan découvraient les pierres précieuses. Il y en avait de toutes les couleurs et de toutes les tailles. La fillette appréciait tout particulièrement celles aux couleurs vives : le rouge, le rose vif, le jaune. Curieux comme ils l’étaient, ils touchaient à tout, leurs yeux pétillaient et ils s’extasiaient devant ce qu’ils voyaient. Cependant, Marc semblait se demander où j’étais passée. Ma présence était-elle vraiment nécessaire ?

-Hey les enfants, selon vous, quelle pierre irait le mieux à Nanou? Peut-être qu'en prenant la bonne pierre, elle va vite revenir.

Son petit jeu consista donc à faire chercher aux chérubins la pierre idéale pour leur chère nounou. Non mais, je n’allais pas me montrer juste à cause d’une pierre ! Je n’étais pas le genre de fille à céder face à une offrande. En attendant, cela amusa beaucoup les petits, qui se battaient pour savoir qui avait raison. Marina était sûre que j’aimerais les pierres rouges, comme elle. Et Ethan lui rétorquait que les filles aimaient le rose, mais que lui préférait le bleu. Finalement, ils se mirent d’accord sur une pierre violette. Ils la tendirent au “monsieur aux bijoux”, qui la déposa sur son plateau.

”- Comment ça s’appelle, ça ? Les pierres ça a des noms, comme les fleurs, non ?”

C’était de la pierre dont elle parlait. C’était une améthyste, violet profond.

-Très bien! Alors ça sera son cadeau parce qu'elle a été très gentille. Maintenant, il n'y a plus qu'à espérer qu'elle vienne.

Non mais vraiment ? Il croyait que j’étais appâtée par les cadeaux ? Bon… cependant, je n’avais plus vraiment le choix. Il allait bien falloir que je me montre à un moment ou un autre. Je sortis donc de ma cachette, entrant dans la chambre. Les enfants vinrent vers moi, tout excités en me parlant de la pierre qu’ils avaient mis de côté. Leur souriant, je les incitai au calme :

”- Oh là, doucement les enfants ! Le monsieur a besoin de repos, ne criez pas. Et si vous retourniez en bas, jouer tous les deux ?”

Ils m’écoutèrent sagement, s’adressant à Marc au passage en lui faisant des coucou de leurs petites menottes :

”- À plus tard !”

Une fois qu’ils furent redescendus en bas, je me dirigeai vers le plateau-repas, constatant qu’il n’avait pas tout mangé. Je m’enquis alors de son état, d’un ton assez difficile à déchiffrer, fixant l’assiette :

”- Comment te sens-tu ? Je reprends ton plateau et je t’apporte autre chose plus tard ?”

En réalité, je ne savais pas du tout de quoi discuter avec lui. C’était une situation étrange, où je ne savais pas comment me comporter. Je n’allais tout de même pas revenir sans arrêt sur cette histoire de tout à l’heure. Je m’emparai alors de la pierre précieuse, l’observant distraitement.

”- C’est donc pour cette pierre que les enfants étaient excités. Ils ont bon goût. Elle est très jolie. Au fait, tu peux rester ici le temps que tu veux. Pour récupérer. Si tu veux, je ferai venir un médecin pour tes blessures.”

Je reposai l’améthyste sur le plateau. Je me décidai enfin à poser mon regard sur le blessé. Mon expression était assez indéchiffrable. Mais mon ton calme laissait à penser que je ne cherchais pas la bagarre :

”- C’est la première fois que j’admets ça, mais je crois qu’on est parti sur de mauvaises bases. On oublie et on repart de zéro ? J’admets, et ça m’emmerde de l’admettre, que j’ai peut-être été un petit peu dure.”

Franchement, il ne devait pas se plaindre, j’avais admis mes torts. C’était déjà beaucoup pour moi. Et ça ne me plaisait pas particulièrement. Mais s’il croyait qu’on allait faire copain-copain… on n’en était tout de même pas là. Une chose après l’autre.





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