spanish sahara (solo)

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Hybride Ange Déchu & Fée & Dauphin



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Shawn Lightwood-Valdez
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J'ai traversé le portail depuis le : 19/04/2016 et on me connaît sous le nom de : delgnvflue. Mon nom est : Shawn Lightwood-Valdez. Actuellement je suis : célibataire et homo-demisexuel. Il paraît que je ressemble à : Tachibana Makoto, Free! - Connor Franta (IRL) et à ce propos, j'aimerais remercier : (av) kuru la best.
MessageSujet: spanish sahara (solo)   Ven 30 Juin 2017, 22:38



— shawn —
it's future rust and it's future dust

(www)


Un pas.
Deux pas.
Trois pas.
Au bord du gouffre.
Au bord du vide.
En équilibre.
T'es rendu bien bas, Shawn. T'es rendu au fond.
Bientôt, tu seras rendu en bas. T'en peux plus. Tu peux plus rien faire, t'as trop combattu que tu t'es épuisé. On t'a vaincu, Shawn. T'es fini, mon vieux, t'as fait ton temps dans cette vie. Le karma t'es tombé dessus, les Dieux étaient contre-toi ; qu'est-ce que tu peux bien faire de plus, maintenant? Rien. Rien. Rien. Tu peux rien faire, Shawn, c'est ton dernier recours.
T'as quoi à perdre? T'as quoi qui te retiens là? Tu vas manquer à personne, Shawn. Ils vont tous t'oublier, tous passer à autre chose ; certains ne savent déjà même plus qui tu es. T'es rien, Shawn, rien du tout. T'en viens à avoir hâte de disparaître, de t'effacer. Tu vas partir vite, et ne plus jamais revenir. T'es sûr le bord d'un toit, et t'es déjà à moitié dans le vide. Toi, t'es déjà complètement vide.

Quatre pas.
Cinq pas.
Six pas.
Flirt avec le ciel.
Flirt avec la mort.
En déséquilibre.
Tu regardes le sol, le bitûme, les passants. Eux, ils vont bien. Eux, ils sont là, à marcher, la tête penchée, avec comme seule préoccupation sûrement ce qu'ils auront à faire aujourd'hui au travail. T'as pas de travail, Shawn, t'as tout foiré, t'as même quitté l'université après n'y avoir foulé les salles de classe que deux fois. T'es un échec, une ordure, un rejet de la société. T'as aucun diplôme, aucune qualité, aucune recommandation et aucune capacité ; t'es bon à rien, Shawn.
C'en est fini de toi. C'en est fini de ton nom. C'en est fini de tes mains, de tes pieds, de ton corps, de ta tête. T'es un grain de sable dans un désert : un parmi des milliers, et rien ne changera, avec ou sans toi.
Alors tu t'asseois. Tu te poses sur le rebord, les pieds déjà caressés par la douceur du vent. Tu te sens enfin libre, à moitié mort. Tu te sens léger, à moitié mort. Tu te sens bizarre quand tu t'avances dans le vide, à moitié mort. Tu te sens soulagé lorsque ta descente s'entame, à moitié mort.
Tu ne sens plus rien, complètement mort.





C'est fini. T'es mort, Shawn.
T'es dans un état second, un état de repos éternel.
Pourtant, t'as les yeux ouverts, t'as la vision floue. C'est ça, l'après-vie?
T'avais senti le goudron s'écraser contre ton crâne et une douleur sourde te traverser le corps pendant moins d'une seconde, et c'était fini.
Rapide, efficace, presque indolore. T'avais toujours rêvé de ça, et maintenant tu l'avais fait.
T'as l'impression de flotter, de te diriger inconsciement vers un endroit connu, un cocon chaud et rassurant. T'étais bien, t'étais serein, dans ton éternité.
Puit de lumière.
Repos sans fin.
Portail.





Tu sens ton corps. Tu le sens, mais t'es mort. Tu ne comprends pas.
Tu peux serrer tes poings, tu peux plier tes orteils. Tu peux voir comme de la luminosité à travers tes paupières. Que s'est-il passé?T'as le cerveau emboruillé, tu sais pas ce qu'il se passe. Tu te forces et t'arrives à ouvrir le yeux.
Stupéfaction.
Douleur.
Pleurs.
Tu reconnais l'endroit et t'en as les larmes aux yeux. T'es à l'hôpital, t'es en vie, t'es pas mort.
Tu deviens fou.
Tu haïs encore plus les dieux qu'avant.
Pourquoi? Pourquoi t'avoir fait revenir? Pourquoi toi alors que tu voulais tant mourir? Pourquoi?
T'as la rage, t'as la colère qui te tiens les tripes. Putain. Une infirmière rentre, vois que t'es réveillé. Elle n'a le droit qu'à un regard noir, elle ne dit rien. Tu commences à crier, tu bondis hors de ton lit. Tu arraches ta perfusion, tu balances tes bras. Putain. T'es fou, t'es fou, t'es fou. T'as envie de mourir, encore, de mourir autant de fois qu'il le faudra pour que les dieux t'abandonnent. Tu cours vers la fenêtre, elle est fermée, verrouillée. Ils avaient dû prévoir ton désarroi à ton réveil. Les cons, les cons, les cons. Putain. T'es fou, t'es fou, t'es fou. Les cons, t'es fou, les cons. Tu fonces vers la demoiselle, tu lui attrapes le col, tu lui balances des choses dont tu te souviens à peine aujourd'hui. Putain.

Elle a rien fait, mais tu lui en veux.
T'en veux à tout le monde.
T'en veux aux oiseaux, t'en veux à la pluie, t'en veux au ciel, au vent, au soleil, aux nuages. Tu leur en veux tous, c'est tous de leur faute.
Tu te mets à courir, dans les couloirs, dans les escaliers, en bas.
Laissez-moi partir, par pitié.
Tu sors par la grande porte, t'as quelques membres du personnel à tes trousses. Tu bondis sur une voiture, puis sur une autre. T'es doué, t'es agile, t'es une fée en même temps. Tu loupes de peu le toit d'une de tes plateformes improvisée et tu commences à voir le sol se rapprocher. T'as encore des réfléxes de vivant, alors tu te protèges.
Excroissance.
Duveteuses.
T'as comme deux poids dans le dos.
T'atteris.
T'as des ailes?
T'es un ange?
C'est donc pour ça, t'es un re-né. T'es un nouveau toi.
T'en veux pas, t'en veux pas du nouveau toi.

Tu reviens les bras ballants à l'intérieur de l'hôpital, tes deux lourdeurs sur les omoplates. On te regarde bizarrement.
Laissez-moi partir, par pitié.
Tu remontes dans le couloir de ta chambre. Tu vois un chariot d'une infirmière en service resté sans surveillance. Tu perds la boule. T'es fou de nouveau. T'attrapes un petit scalpel. Tchak. Tchak. Tchak. Tu commences à couper.
Plumes par plumes.
Rameaux par rameaux.
Coulis de sang.
Il y en a partout, et tu cries.
Ca fait mal, ça fait mal, terriblement mal. Ca brûle, ça brûle.
Tchak. Tchak. Tchak. Ton infirmière arrive et panique en voyant ce que tu fais. Elle s'avance vers toi, essaie de t'en empêcher. Tu la regardes, « Non. », l'iris vide.
C'est le seul mot encore clair dans ton esprit.
Les dernières plumes tombent.
T'étais un enfant immortel, maintenant t'es un enfant déchu.
T'es le prince le plus catastrophique que cette Terre ai vu.
Tu sombres.





Quelques mois plus tard, voilà que tu sors enfin du gouffre.
Ton retour t'as fait réfléchir. T'as tourné unee centaine de fois dans ta chambre que tu as retrouvé dans le même état délabré qu'avant.
T'as décidé de reprendre ta vie en main, de te sortir de là, de mettre à profit la chance que t'avait offerte les dieux. T'avais canlisé ta colère.
T'as quitté ton appartement, t'as commencé à bosser à mi-temps pour quelques sous à la taverne des ruelles sombres. Avec l'argent que t'as gagné, t'as pu, au bout d'encore quelques temps, pu te reprendre un appartement décent pas loin de ton nouveau boulot, dans un immeuble à moitié en ruine - c'était mieux que rien. Puis, avec le reste, t'avais finalement repris tes études.
Tu sors du trou, Shawn.
T'avances enfin.
Tu grandis.

Un pas.
Deux pas.
Trois pas.
Getting better.
code// delgnvflue.
 

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