❝ mauvais bar, mauvais moment // midelyas

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Mythologique Dragon



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MessageSujet: ❝ mauvais bar, mauvais moment // midelyas   14th Avril 2016, 19:27

YOU GAVE ME (HEAVEN) THEN YOU TOOK IT (AWAY)
mauvais bar, mauvais moment

Dans un soupir ses yeux s'ouvrent inutilement ; le soleil qui brûle son visage les volets mal fermés et l'odeur de renfermé qui lui agresse les narines. Elle est pas chez elle et elle le sait, elle s'est perdue dans les bras du plus parfait des inconnus dès lors qu'il lui a dit bonjour. Traînée, elle tire son corps hors des couettes et ignore le grondement de l'animal qu'elle laisse derrière – les talons dans les mains, le jean à peine boutonné et le soutien-gorge oublié, elle affronte la ville aux aurores et déambule jusque dans son vieil appartement, s'écrasant sur le matelas pour mieux noyer ses pensées dans un sommeil même pas mérité.

mauvais bar, mauvais moment

Elle se sent vidée. Vidée d'avoir perdu tout ce qui comptait pour elle. Tout ce qui donnait un sens à son immortalité – découvrir le monde, mon cul.
Elle se sent vidée.

mauvais bar, mauvais moment

Ça commence toujours ainsi ; elle se lève au coucher du soleil et s'étend sous la lumière de la lune, profite de sa fraîche douceur sans même qu'elle puisse la percevoir. Et quand ses doigts fatiguent d'avoir gratté l'instrument, quand elle a assez pour se payer une cuite digne de ce nom, elle pose sa guitare, repose ses cordes vocales en remerciant tous les inconnus qui l'ont écoutée. Un million de couleurs qui palpitent devant ses yeux vides et en une poignée de pas le bar s'allonge sous ses pieds, l'odeur de l'alcool lui agresse les narines et la plonge dans une nostalgie qu'elle aurait voulu noyer dans le premier lac à proximité.

mauvais bar, mauvais moment

Et voilà Midona, accrochée au comptoir de la taverne, un verre de gin tonic entre ses griffes à peine sorties. Ça lui donne l'impression de vivre une routine sans lendemain, un rituel qu'elle s'impose avec le plus grand des plaisirs & - oh – plus elle boit mieux elle se sent. Des décennies à supporter les effets de l'alcool, des décennies à repousser les limites et à voir jusqu'où son corps peut aller. Parfois accompagnée, parfois complètement seule ; c'est triste, de se saouler sans personne pour ramasser la loque qu'on devient à coups de shots.

mauvais bar, mauvais moment

Elle siffle le premier verre comme on vide un verre d'eau après un marathon, en commanderait déjà trois autres si elle n'écoutait qu'elle – sa stature s'essouffle sur le bois du bar sur le coussin du siège chaque gorgée l'enfonce un peu plus dans le brouillard et pourtant elle continue, elle enchaîne avec la ferveur d'un pratiquant récitant ses saintes prières. Elle jure, insulte le vide lui-même et maudit l'immortalité.
Mourir. En avoir la peur. Craindre la jolie Faucheuse, elle sait plus ce que c'est, depuis qu'on l'a sortie de sa Cage de Fer pour l'enfermer dans celle du Temps.

mauvais bar, mauvais moment

Le Squelette pourri jusqu'à la moelle l'Âme retournée et les entrailles en vrac au fond du bide ; elle a l'impression d'avoir bu une vingtaine de verres d'être allée plus vite que d'habitude et y a même le barman qui lui demande vous noyez un chagrin là-dedans un chagrin d'amour peut-être et le grognement qu'elle pousse coupe court la discussion et toute sa carcasse est en surchauffe, comme quand toi t'étais dans les parages, avec ta couleur trop brillante et ta chaleur trop intense et elle se sent si mal qu'elle en gerberait qu'elle en pleurerait toute seule sur son putain de tabouret toute seule dans son putain d'appartement toute seule dans son putain de crâne.
Elle se sent vidée.

« — Mauvais bar, mauvais moment. Et la règle de trois, dans ton cul. Remplis-moi c'verre. » connard.
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MessageSujet: Re: ❝ mauvais bar, mauvais moment // midelyas   15th Avril 2016, 13:55

mauvais bar, mauvais moment
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Et la bouteille explose contre le bitume sourd en un million d’éclats de verre. Il y en a même un qui vient rebondir contre ses phalanges, égratigner sa peau déjà trop marquée pour qu’il le remarque. De toute façon, à cet instant, il remarque plus rien, ni les regards qui se tournent vers lui ni le liquide qui se repend à ses pieds – rien d’autre que la chevelure ébouriffée qui tourne au coin de la rue avant de disparaître dans la nuit comme un mirage, un rêve éveillé. Il s’avance, titubant, mais il est trop tard, elle s’est déjà évanouie au loin, cette silhouette qui te ressemble tant, à toi et à ta démarche faussement assurée d’infirme qui volait. Mais t’es pas là, t’as rien à faire là, alors il secoue la tête et met ça sur le compte de la boisson dont il a déjà largement abusé.

Dans sa quête improbable, sa fuite interminable, il s’est juré, ce soir encore, de ne pas sombrer entre les bras de Morphée, quel que soit le prix à payer en boissons alcoolisées – prêt à tout pour noyer ses démons alors que c’est lui, c’est lui qui se noie cette nuit, à errer dans la ville sans savoir où il va, se rappelant à peine où il vit. Il est presque pathétique ces soirs-là, à se mettre la tête à l’envers comme s’il avait pas encore suffisamment malmené son pauvre crâne d’écervelé jusque-là. Il est presque pathétique, peut-être, mais il s’en fiche, parce que c’est lui ou eux. Et ce soir, il a décidé que ce serait pas son tour, pas encore. Levant les yeux aux cieux – pas qu’il prie un quelconque dieu, ça fait longtemps qu’il a renoncé à eux –, il grimace lentement, le crâne qui cogne contre les parois, à lui en faire baver comme si un marteau lui écrasait les doigts. Difficile de résister, quand on est si fatigué, et que l’alcool quand il maintient plus éveillé, il inverse ses effets. Une main osseuse se glisse dans sa tignasse de corbeau et tombe le long de son visage, frotte longuement ses pupilles jaunes qui se dilatent, puis se tournent vers le sol. Merde.

C’est comme une dose dont il a besoin, un fix régulier qu’il peut pas manquer. Dans la taverne, l’atmosphère surchauffée l’étouffe, il a la tête qui tourne un peu et quelques épaules le heurtent, quelques insultes fusent mais il les ignore, il cherche du regard un endroit ou se poser, et la réponse est . A tes côtés, sur ce comptoir où t’enchaînes shot sur shot, parce que cette fois il en est sûr, c’est toi, c’est ta façon de bouger, ton regard un peu paumé et tes cheveux mal coiffés. Ah, t’es belle quand t’es moitié éméchée, ça il le sait mais ce qu’il sait pas c’est ce que tu fais là, et ça le démange de savoir autant que ça le dérange de te voir.

— Mauvais bar, mauvais moment., à ces mots il se pince les lèvres, mi-heurté mi-amusé par l’ironie de sa vie qui ne fait que tourner autour de cette maudite expression. Et la règle de trois, dans ton cul. C’est dommage, on était si près du but, pas vrai ? Remplis-moi c'verre.

Il fait signe au barman d’apporter une autre bouteille, et un verre supplémentaire, avant de se tourner à nouveau vers le squelette ambulant. Il te fixe, il sait que tu le sens quand il te fixe, que tu le sens peut-être encore plus intensément qu’un voyant.

– Moi aussi j’trouve que c’est bon de te revoir, Chaton. T’en tires une tête, qu’est-ce qui se passe, tu viens de te faire jeter par ton mec ? Tu sais pourtant que t’es bien plus jolie quand tu souris.

D’un geste paisible, il remplit vos deux verres, à ras-bord pour le sien, un peu moins dans le tien, et il l’avale aussitôt d’un trait, n’en fait qu’une bouchée.

– Alors, qu’est-ce qui t’amène par ici ?

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MessageSujet: Re: ❝ mauvais bar, mauvais moment // midelyas   15th Avril 2016, 20:15

YOU GAVE ME (HEAVEN) THEN YOU TOOK IT (AWAY)
Et elle l'a entendu, l'inconnu qui s'est posé à côté d'elle ; elle a reniflé sa présence sans même prendre la peine de réagir, trop occupée à râler sur tous les malheurs de sa vie. Trop occupée à siffler verre sur verre et elle en boirait une centaine de plus si ça lui permettait de pas le reconnaître, le prétendu inconnu. Mais c'est une lumière qu'elle repérerait entre mille, un regard qui la brûle avec l'intensité d'une fournaise ; une odeur qu'elle met du temps à assimiler mais une présence à laquelle son corps semble aimanté.
Un jaune qui lui arracherait un million d'injures et de larmes en même temps, si elle avait réussi à articuler la moindre syllabe.

« — Moi aussi j'trouve que c'est bon de te revoir, Chaton. T'en tires une tête, qu'est-ce qui se passe, tu viens de te faire jeter par ton mec ? Tu sais pourtant que t'es bien plus jolie quand tu souris. »

Les mots la transpercent de part en part comme autant de couteaux que t'aurais balancé vers sa poitrine vers ses bras vers son crâne et elle en oublie de respirer y a tout un mélange de haine de plaisir de bonheur de désespoir qui lui embrouille l'esprit et elle reste pantelante la dragonne, perchée sur son tabouret comme une reine mais métaphoriquement à tes pieds, déjà morte de percevoir ton timbre.

« — Alors, qu'est-ce qui t'amène par ici ?
— Ta mère. »

Elle aurait voulu revenir quelques secondes en arrière, avant que les premiers mots qu'elle t'adresse ne soient sortis d'entre ses lèvres. Elle aurait voulu balancer toutes ces paroles auxquelles elle pense tous les soirs depuis que t'as disparu. Elle aurait voulu lâcher une infinité de reproches se jeter sur toi et t'arracher les yeux la langue les oreilles et surtout le coeur elle t'aurait ouvert le torse pour s'assurer que c'est un trou noir là-dedans qu'il y a rien que de l'obscurité rien que de la haine de la rancoeur et un gros fils de pute.
Et elle laisse son instinct la guider, deux nanosecondes et sa main part pour s'abattre sur ta joue en une gifle retentissante, brûlant sa paume et satisfaisant son palpitant. Elle chiale pas non, elle se contente de fouiller ta couleur inspirer ton odeur se rappeler ta douceur.

« — Des siècles. Un désert. Un abandon. T'as disparu pendant des siècles, t'es parti au milieu de la nuit et tout c'que tu trouves à dire maintenant c'est ''qu'est-ce qui t'amène par ici'' ? Elle rit – jaune. Est-ce que tu te foutrais pas un peu de ma gueule, par hasard ? »

Sa gorge se serre et elle sent le manque prendre le dessus, le besoin de vomir tout ce qu'elle a jamais pensé de toi et elle a longtemps rêvé de ces retrouvailles si tu savais tous les soirs dans son lit à chialer à n'en plus pouvoir elle avait tout le discours de préparé toute la haine bien ancrée dans son coeur et il a suffit d'une parole, d'un « Chaton » et elle s'est effondrée et elle a oublié tout ce qu'elle crevait de te hurler.

« — Et en plus tu m'accueilles complètement déchiré. T'es qu'un enfoiré, Ike. L'air lui manque et elle sait qu'elle est mal placée, les tripes en vrac et la tête à l'envers. Alors dis-moi, connard, c'est quoi ton excuse ? »

Pourtant en un sens tout s'explique ; la disparition soudaine, l'absence de prévention et aucune trace de ton départ. Tu t'es barré dans un monde fabuleux en laissant une pauvre aveugle encore en deuil seule, dans un désert, désespérément coincée sur Terre.
« — J'espère qu'elle est bonne, parce que ça fait des décennies que j'attends de t'exploser la gueule et ce bar semble parfaitement adapté à la forme de ta sale gueule. »
Elle caresse le comptoir du bout des griffes, faussement fière.
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MessageSujet: Re: ❝ mauvais bar, mauvais moment // midelyas   30th Avril 2016, 19:31

mauvais bar, mauvais moment
ft. midona

La gifle claque contre sa peau comme la règle du professeur viendrait frapper les doigts de l’élève insolent, retentissante et sans retenue, emplie d’une rage à peine contenue. D’un geste trop lent, probablement à cause de l’alcool, il enserre ton poignet – trop tard –, la mâchoire douloureuse et la joue rougie par le coup. Ta mère. Les deux mots résonnent dans sa tête comme si le choc l’empêchait de correctement les assimiler, comme si tout se bousculait, les idées sans dessus-dessous, la tête encore un peu plus à l’envers, pour mieux se remettre peu à peu en place. Après un instant de flottement, il plante à nouveaux ses pupilles dans les tiennes, la mâchoire serrée cette fois.

– La force légendaire du Skullkid en live, décidément, quel accueil.

Son ton se veut cependant plus crispé, certainement irrité par le geste, et par sa réaction trop lente d’un dixième de seconde. Un fichu dixième de seconde pour un misérable verre de trop.

– Des siècles. Un désert. Un abandon. T'as disparu pendant des siècles, t'es parti au milieu de la nuit et tout c'que tu trouves à dire maintenant c'est ''qu'est-ce qui t'amène par ici'' ? Est-ce que tu te foutrais pas un peu de ma gueule, par hasard ?

Il sait tout ça, il sait la raison de ta rancune et celle de ton accueil, il suppose toute la haine que tu lui portes, ce soir comme depuis son départ. Ce qu’il ignore encore c’est ce que ça lui fait de te revoir, toi et tes airs de fausse princesse, aussi éméchée que lui dans ce bar. Quand est-ce que vous êtes devenus aussi misérables, tous les deux ? Il lâche un rire bref, ironique, la réponse résidant certainement quelque part entre depuis toujours et à jamais.

– Et en plus tu m'accueilles complètement déchiré. T'es qu'un enfoiré, Ike.
– Evidemment t’es sobre, toi.

Son sarcasme, marmonné entre deux gorgées, se perd dans le brouhaha ambiant, s’étouffe dans la suite de tes sentences cinglantes.

– Alors dis-moi, connard, c'est quoi ton excuse ?

La voilà, la question, la fameuse, celle dont t’attends la réponse depuis longtemps, pas vrai ? Il grimace et dans son crâne une voix lointaine résonne, lui rappelle la règle qu’on lui a si longtemps assenée, celle qu’il a écarté une fois et le regrettera toute sa vie, celle qui l’a convaincu de te laisser dormir cette nuit-là.

– J'espère qu'elle est bonne, parce que ça fait des décennies que j'attends de t'exploser la gueule et ce bar semble parfaitement adapté à la forme de ta sale gueule.

Et le bruit de tes griffes lacérant le comptoir vient irriter ses tympans ; t’as presque l’air fière de toi comme ça, le menton relevé et les menaces que tu craches sans vergogne – alors, d’un geste brusque, il vient poser sa main contre la tienne, l’immobilisant à même le comptoir.

– Ma sale gueule sait se défendre, je te rappelle.

Il te toise quelques instants, se remémore tes cicatrices – vos cicatrices. Toi, le Squelette, lui, l’Ange de la Mort – les terreurs de la Cage. Il a conscience qu’un affrontement direct entre toi et lui ne serait qu’une perte de temps, un combat acharné qui ne prendrait fin que par la mort ou l’abandon de l’un de vous deux – et jamais il n’a abandonné jusque-là.

– J’me suis juste réveillé de l’autre côté – « pouf ». T’as pas oublié ce dont je suis capable quand je dors, quand même ? Les mots s’échappent de ses lippes avec un calme certain, un air presque enfantin – l’hypocrisie d’un gamin à l’égo trop grand pour assumer la vérité. Et j’me fous que ça te plaise ou pas, princesse, c’est tout ce que j’ai à te servir ce soir. Enfin, ça, et un autre verre, peut-être ?

Et s’il t’avait raconté la vérité, qu’il était qu’un lâche qui avait préféré s’enfuir avant de trop s’attacher, est-ce que ça t’aurait plu, est-ce que c’aurait été ça, une bonne excuse ? Probablement pas, il suppose. Probablement qu’il n’y en a pas, d’excuse valable, quand on déteste quelqu’un comme t’as l’air de le haïr maintenant. Alors tant qu’à faire, il sélectionne la facilité, le mensonge qui lui plait plus que la vérité – tout du moins, ça l’arrange, et il se dit, qu’avec le temps, de toute façon, il t’aurait oubliée.

Mais son regard glisse le long de ta peau, et ses lèvres s’étendent en un rictus amer alors qu’il réalise que l’alcool, ce soir, ne lui sera pas suffisant. Il sent son corps tout entier réclamer le substantifique liquide qui contentera son désir soudain. Cela ne fait pourtant pas si longtemps, qu’il s’est nourri.

– T’as pas changé, Midona.

Et la terrible fascination procurée par le sang dans tes veines, sous tes tempes, ta jugulaire à peine recouverte d’une couche de peau trop fine. .

hrp // ( ͡° ͜ʖ ͡°)



hakuna ma'vodka
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MessageSujet: Re: ❝ mauvais bar, mauvais moment // midelyas   6th Mai 2016, 16:50

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« — La force légendaire du Skullkid en live, décidément, quel accueil. »

Les crocs serrés et la haine au bout des doigts, des lèvres et sûrement de tout son être, elle ne prend même pas la peine de répondre et dégage son poignet de ton emprise qu'elle veut répugnante – qu'elle ressent troublante. Crachant ses répliques en les haïssant un peu plus à chaque seconde, elle s'énerve elle-même et ses griffes frottent avec sécheresse contre le comptoir qu'elle rêve de lier à ta tronche.

« — Ma sale gueule sait se défendre, je te rappelle.
— J'ai hâte de voir ça. »

Derrière le sourire un dixième de peur éclate ; l'idée de se battre à mort contre toi la fait aussi bien frémir d'excitation que d'appréhension, et celle d'être incapable de te tuer lui donne envie de vomir avec la même intensité qu'un pain dans l'estomac. La main prisonnière de tes serres menaçantes, elle n'essaye pas de se défaire de ton emprise cette fois — en profite comme si c'était la dernière fois, comme si elle rattrapait ces adieux qu'elle n'avait pas eu l'occasion de te souffler à l'oreille.

« — J'me suis juste réveillé de l'autre côté  « pouf ». T'as pas oublié ce dont je suis capable quand je dors, quand même ? Lèvre inférieure mordue ; elle s'y attendait pas, à ça. Et j'me fous que ça te plaise ou pas, princesse, c'est tout ce que j'ai à te servir ce soir. Enfin, ça, et un autre verre, peut-être ? »

Ses doigts se dégagent et elle sent l'amertume lui bouffer la gorge, faire palpiter son sang contre ses tempes, dans ses veines et autour de son coeur ; la poitrine compressée par une nostalgie toute nouvelle, l'esprit submergé par une vie trop longue, des souvenirs trop nombreux, trop intenses. Elle en oublierait de respirer, elle en crèverait sur place si ça tenait qu'à sa concentration.

Et le regard coulant sur son corps meurtri se fait sentir comme un serpent glissant le long de son échine, s'enroulant autour de sa gorge pour mieux l'étrangler — elle se sent mal à l'aise et se détourne de la lumière jaune, de ta personne qui l'attire comme un aimant. Hésitant entre t'ouvrir la poitrine et s'y lover pour raviver la chaleur des instants passés, elle plante furieusement les griffes dans ses paumes ; les abat sur le comptoir avec une détermination toute nouvelle.

« — T'as pas changé, Midona. »

Les mots de trop, susurrés comme si tu te moquais — son tabouret vole l'instant d'après, guidé par une main déchaînée ; index accusateur appuyé contre ton torse, le visage levé vers le tien et le vide de ses yeux brillant de quelques larmes enfouies.

« — N'essaye même pas de me rappeler comment j'étais. J'ai changé, Ike — mais est-ce que tu t'appelles vraiment comme ça ? L'énervement la fait buter sur quelques syllabes, elle maudit sa tendance à perdre son calme trop facilement. Combien d'années ? De siècles ? T'as jamais pris le temps de ne serait-ce que me contacter. Me dire que t'étais en vie. Que tu t'étais pas simplement fait bouffer comme le demeuré que t'es, par une créature x ou y. Non, que dalle. Y avait le vide, le vide et puis moi, au milieu. »

Et c'est sûrement ça qu'elle te reproche le plus quand elle agrippe ton t-shirt, qu'elle te tire vers elle pour te forcer à la regarder dans le blanc des yeux. C'est ça qui lui a fait le plus de mal — que tu te pointes comme une fleur, déchiré alors qu'elle a passé des centaines d'années à attendre un message, un indice, quelque chose qui la sorte de l'eau trouble.

« — Tu vois, connard, le plus douloureux dans l'histoire, c'est que tu t'en bats les couilles. Que tu t'en es toujours battu les couilles ; sérieusement, t'as jamais pensé, une fois dans ta putain de vie, où elle est ou qu'est-ce qu'elle fait ? Surprise, fils de pute, j'ai passé la mienne à m'poser la question. »

Son pied s'écrase avec violence sur le tien dans un geste d'une puérilité déplacée et, après l'ultime gorgée de son gin au goût subitement amer, elle décampe, vacillante, cherche la sortie du bar avec le désespoir d'un condamné à mort se dirigeant vers la salle d'exécution.
La gorge serrée et l'envie de chialer creusant son bide, son crâne et sûrement tout le reste.
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MessageSujet: Re: ❝ mauvais bar, mauvais moment // midelyas   26th Juin 2016, 22:16

mauvais bar, mauvais moment
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— N'essaye même pas de me rappeler comment j'étais. J'ai changé, Ike — mais est-ce que tu t'appelles vraiment comme ça ?

Alors tu le sais, tu t’en doutes ? Quand est-ce que t’as compris ? A quel moment t’as réalisé la tonne de conneries à la minute qu’il a pu te déverser ? Est-ce que t’as su différencier le faux du vrai ? Le mensonge de ses sincérités ? Il ricane, amèrement, sans vraiment donner de réponse - à quoi bon, de toute façon ? Qu’est-ce que ça changerait à présent, que tu saches son vrai prénom ? Est-ce que pour autant tu lui en voudrais moins ? Ou plus ? Il ricane, sans un mot, l’alcoolique dégénéré.

Le vide, le vide et puis elle au milieu. Les mots le martèlent comme des coups de marteau acharnés au bout de ses doigts décharnés. Il te laisse aller au bout de tes accusations sans riposter, te laisse décharger toute ta haine, il prend même pas la peine de dégager ton doigt accusateur de son torse, et il l’ouvre pas parce que s’il l’ouvrait, il aurait trop peur de tout cracher lui aussi, la vérité que lui-même n’assume pas, et tout le feu incandescent du volcan dans son crâne qui surgit à chaque fois qu’il pose son regard sur la tornade humaine que t’es. Et quand tu l’attires à lui comme ça, il y a les doutes qui surgissent à nouveau, les questions qu’il avait refusé de se poser depuis son départ qui refont irruption, comme des flèches qui viennent se planter dans son crâne et qui au lieu de le tuer, le plaquent contre le marbre froid de la dure réalité.

— Tu vois, connard, le plus douloureux dans l'histoire, c'est que tu t'en bats les couilles. Que tu t'en es toujours battu les couilles ; sérieusement, t'as jamais pensé, une fois dans ta putain de vie, où elle est ou qu'est-ce qu'elle fait ? Surprise, fils de pute, j'ai passé la mienne à m'poser la question.

Il plante ses pupilles dans tes iris d’aveugle qui fouillent l’espace de façon frénétique, comme s’ils cherchaient un point d’ancrage net dans la masse de flou qu’il est, mais il a pas le temps de répliquer que t’abats ton pied sur le sien - pire qu’une gamine effrontée. La douleur est vite dissipée, mais toi, t’as déjà le dos tourné, te frayant un chemin maladroit entre les corps qui se dressent comme une barrière entre vous. Il se dit que t’as pas l’air à ta place, ici, au milieu de ces tas de muscles ou de ces mines sombre, avec ton poids plume, ta démarche vacillante et tes airs de poupée cassée.

- Idiote.

Il retient un cri à ton égard, se demande un instant si tu vas te retourner vers lui, avec ce regard empli de désespoir - mais en cet instant, c’est lui qui se sent désoeuvré, parce que tu sors sans un coup d’oeil en arrière. Il accuse le coup et ravale sa fierté d’une dernière gorgée de boisson alcoolisée avant de partir à ta poursuite, sans même prêter attention aux insultes du barman qui lui hurle qu’il doit payer avant de quitter l’établissement, qu’il va le buter, et autres charmantes sentences.

Et qu’est-ce que tu peux avoir l’air minable, quand tu longes le trottoir alors que t’arrives à peine encore à te tenir debout, et que des vieux types te reluquent sans vergogne, et ça le déchire presque de te voir comme ça, ça le déchire et ça réveille en lui des pulsions plus anciennes, ancestrales, un truc dans ses gênes qui déraille. Il a envie de trancher ta peau blafarde recouverte de cicatrices, de percer tes veines et de te marquer, à lui, à jamais. Un sursaut de conscience vient lui chuchoter que c’est pas une bonne idée, que t’as pas mérité qu’il te fasse souffrir à ce point, mais la folie lui susurre insidieusement des indécences - et la folie et l’alcool ne font généralement pas bon ménage.

Il te rejoint en quelques pas, il vacille un peu lui aussi, mais fait de son mieux pour conserver un soupçon de dignité - tout du moins en apparence ; la démarche trop rapide et le menton trop relevé. Sa paume se plaque contre ton épaule et bloque ta marche, il te marmonne d’une voix pâteuse d’attendre encore un peu, qu’il n’en a pas finit avec toi. T’as été son plus grand amour, pourquoi ne pas devenir sa plus belle proie ? D’un geste brusque il te plante face à lui, et la proximité de vos corps lui renvoie tout un tas d’images à la figure, de souvenirs qu’il croyait avoir enterré, si bien qu’alors qu’il te toise du regard, son esprit tout entier est partagé entre l’idée de t’arracher la peau et celle de t’embrasser suffisamment longtemps pour rattraper le temps perdu.

- Non, t’as pas changé, Midona. T’es toujours ce squelette ambulant, avec ton joli minois et tes mimiques à la con, mais au fond t’es qu’une gamine, une sale gosse capricieuse en quête d’attention. T’es resté la même, la même en pire. Il s’approche de toi, pas à pas, se maudissant lui-même à chaque mot qui ne sort pas comme il les pense. Si je m’appelle Ike ? Si je t’ai aimé ? Tu te poses toutes ces questions pas vrai ?

Ton odeur, il ne l’a pas oubliée non plus, l’odeur de tes cheveux, celle de ta peau, celle-ci qui lui faisait tourner la tête comme un enragé. Comment oublier un pan entier de sa vie quand celui-ci se pointe devant lui et ravive les flammes qui l’habitent encore, peu importe ô combien il a travaillé pour s’en débarrasser ?

- Dis toi qu’une des réponses est oui, l’autre non. Libre à toi de décider à quelle question attribuer quelle réponse, honey.

Et sans plus de tergiversations, sa langue vient s’abattre contre tes cicatrices à découvert, ses canines viennent trancher la peau blême de ton cou - l’esprit embué d’Elyas vient à l’encontre de ton corps comme il ne l’a jamais approché.

hrp // gngn



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MessageSujet: Re: ❝ mauvais bar, mauvais moment // midelyas   19th Juillet 2016, 15:19

YOU GAVE ME (HEAVEN) THEN YOU TOOK IT (AWAY)
Par cent fois elle a rêvé de vos retrouvailles — pas comme des contes de fées, mais quelque chose de grand. Quelque chose de géant, au-dessus de tout ; le genre bourré d'effets spéciaux et d'un peu de magie, le genre qu'on oublie pas. Au final, vous êtes restés fidèles à vous-même, à vous rencontrer dans un bar, déjà fièrement bourrés et au point mort de vos vies. Deux loques qu'on aimerait écraser — deux loques qui refusent de s'avouer.

Et c'est le coeur au bord des lèvres qu'elle s'assoit, hésitant encore entre gerber et chialer ; c'est la haine collée sur les doigts, rampant le long de ses bras avec la sinuosité d'un serpent et la lenteur d'un tortionnaire. Ce sont les fragments d'amour-propre, éparpillés devant ses pieds, sur la route, écrasés par chacun de tes mots, chacune de tes actions et tes années d'absence.

Tu l'attrapes, l'empêches de s'enfuir ; elle a mal, plus mal que dans la Cage, plus mal qu'à Silverlake. Plus mal qu'elle a jamais eu, et elle a encore rien vu.
« — Non, t'as pas changé, Midona. T'es toujours ce squelette ambulant, avec ton joli minois et tes mimiques à la con, mais au fond t'es qu'une gamine, une sale gosse capricieuse en quête d'attention. T'es resté la même, la même en pire. » « — Ta gueule. » « — Si je m'appelle Ike ? Si je t'ai aimé ? Tu te poses toutes ces questions pas vrai ? »

Mais ça n'est plus de la haine qui fait enrager son palpitant, trembler ses membres et sortir ses griffes. C'est de la peur, le genre peur viscérale qui s'glisse dans son estomac et lui tord les entrailles ; son instinct qui hurle et ses lèvres qui se coincent. « — Dis-toi qu'une des réponses est oui, l'autre non. Libre à toi de décider à quelle question attribuer quelle réponse, honey. » « — Qu'est-ce que tu rac— »

Son souffle se coupe ; sa gorge s'enflamme et ses genoux semblent se dérober, à moitié. Tes crocs s'enfoncent et elle a beau s'agripper à tes épaules sa force est perdue, pompée par des litres d'alcool — et même si elle était sobre, elle n'aurait pas pu. N'aurait jamais été capable de te briser les os, ni même de te blesser sérieusement. Parce qu'elle n'a jamais cessé, au fond ; jamais cessé de vouloir te revoir.
De vouloir te toucher, sans se sentir obligée de le faire à travers un coup dans les mâchoires.

Et voilà — elle devrait être satisfaite, collée contre toi. Elle devrait se sentir fière, fière d'avoir fait exploser chacune de tes barrières stupides. Elle devrait un million de choses et tout ce qu'elle ressent, en cet instant douloureux, c'est que t'es en train de la tuer ; une seconde fois.
L'impression de brûler, d'avoir du feu dans les veines — la sensation d'être plongée dans un brasier — de se faire aspirer la vie en elle-même.

Et la voilà.
La voilà qui meurt, meurt dans tes bras. Misérable et plus fragile que jamais, la poupée cassée s'écroule contre ta poitrine & ses yeux osent se fermer, inutiles ; sa poigne s'affaiblit sur tes épaules, sa tête tombe sur le côté & elle-même chute, chute sans en avoir réellement conscience. Parce qu'elle se sent surtout mourir, parce qu'elle imagine déjà comment on va l'accueillir, là-bas — pas là-haut, mais là-bas.

Elle ira en enfer Midona, elle l'a toujours dit. Elle ira en enfer et elle pensait y aller parce qu'elle allait elle-même s'ôter la vie, elle pensait qu'on allait arracher la tête de son corps comme on le faisait pendant les croisades — elle pensait qu'elle allait être détestée, détestée pour avoir abandonné au moment où elle devait le plus s'accrocher.

Et la voilà.
La voilà qui entend son coeur cesser de battre et le sang affluer vers sa gorge, aspiré par tes morsures impitoyables. La voilà qui te maudit plus qu'elle a jamais maudit qui que ce soit, dans un ultime élan de lucidité — la voilà qui jure de te hanter et de bouffer chaque centimètre cube qui te compose, jusqu'à la moelle. La voilà qui retrouve la rage qui la dévorait, avant d'être envahie par la peur.

La voilà qui sent sa poigne revenir contre tes épaules, pour que ses griffes glissent vers tes clavicules, caressent les veines. La voilà qui rouvre les yeux.
Des yeux morts, mais qui semblent briller.
HRP si lente pour pondre une merde pareille mhhh
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J'ai traversé le portail depuis le : 12/04/2016 et on me connaît sous le nom de : arletty. Mon nom est : Elyas Cain « Ike » Sheika. Actuellement je suis : célibataire et hétérosexuel. Il paraît que je ressemble à : Karkat Vantas de Homestuck et à ce propos, j'aimerais remercier : zelda.
MessageSujet: Re: ❝ mauvais bar, mauvais moment // midelyas   22nd Août 2016, 16:59

mauvais bar, mauvais moment
ft.midona

Une, deux, trois, quatre secondes.
Ses crocs plantés dans ta gorge, sa langue qui vient glisser le long de ta peau, se délectant avec lenteur du sang chaud qui palpite dans tes veines et pulse sous son impulsion. Il se nourrit de toi, aspire ses quelques gouttes de ton hémoglobine comme il sifflerait un shoot de vodka. Une, deux, trois, quatre secondes d’éternité, des instants qui se prolongent à l’infini, qui semblent s’étendre comme si le temps devenait tout à coup malléable.
Une, deux, trois, quatre secondes de ton être qu’il dévore avec appétit - monstre qu’il est.

Il sent ton corps plier peu à peu, s’affaiblir tandis qu’il aspire toute l’énergie qui est en toi. Il sent la force qui te quitte doucement, mais ne desserre pas son étreinte et, au contraire, te retient par la taille et perçoit alors ton souffle de plus en plus précaire, et les battements de ton palpitant se ralentir. Est-ce donc tout ce que tu as en toi, tout ce qui te reste à lui offrir ? Il douterait presque, pendant un instant, de tes capacités à résister - alors que lui même n’a pas l’intention de te donner la mort, seulement celle de te sentir au plus près de lui, et de goûter à chaque parcelle de ton âme.

Et la voilà, la réalité, fatidique, qui lui retombe dessus sans un mot : il te veut, il te désire, entièrement, et lui qui croyait avoir effacé ce désir loin derrière lui, lui qui aurait volontier prétendu ne t’avoir jamais connue, lui, le voilà te réclamant comme un sale gosse égoïste à qui on aurait volé son jouet.

Un jouet
qu’il serait le seul à avoir le droit d’aimer.
Un jouet
qu’il serait le seul à avoir le droit de briser.

Haletant, les pensées embuées par les vapeurs d’alcools confondues à ton hémoglobine, il desserre ses canines, avec lenteur, laisse ses lèvres se promener encore un peu le long de la morsure, embrace la déchirure, glisse sa langue sur une ultime perle vermeille, merveille tranchant avec ta peau laiteuse. Il ne s’écarte pas encore, prend son temps, profite de ta faiblesse momentanée - il ne doute pas que tu vas te réveiller, et que, ta réaction sera sans appel. Peut-être la craint-il un peu, ou la redoute-t-il tout du moins, ta réaction, justement. Il avait agit par instinct, pour satisfaire un besoin purement animal, bestial, sans te poser de question, et surtout sans se poser de question. Peu à peu, le revoilà qui revient à la réalité, sur ce trottoir défoncé dans la rue mal éclairée, et toi, dans ses bras, comme un songe qui n’en finit pas - un songe ponctué d’horreurs. Le doute est là, bien présent, il se demande encore, alors qu’il te sent tout contre lui, si tout cela n’est pas un nouveau cauchemar, s’il n’est pas encore une fois victime de ces saletés d’illusions, de terreurs nocturnes. Et si, à son réveil, tu n’auras pas disparu, à tout jamais, cette fois.

Et il cherchera à nouveau à t’oublier, de la même façon qu’il s’était persuadé de l’avoir fait jusque-là.

Mais il sent soudain ton corps revenir à lui, se redresser peu à peu et ton souffle se raviver. Tes mains qui s’aggripent à lui, tes ongles qui griffent sa peau - il sent la bête qui dort en toi se réveiller. Et voilà que tes paupières se relèvent, que ton menton se redresse - et voilà qu’il croise ton regard d’aveugle, et qu’il est bien forcé de te faire face, dans tous tes états.

- Qu’est-ce que tu comptes faire, maintenant ? Me briser les genoux, ou autre chose ? Tu sais pas à quel point ce regard peut avoir l’air foudroyant - mais t’as les yeux qui brillent, poupée, fais-gaffe on pourrait croire que tu vas chialer, alors que c’est pas ton genre, par vrai ? Solide, skully jolie.

Les sarcasmes s’échappent comme par habitude de ses lippes, et incapable de les retenir, il se les mord, les lèvres, et il est heureux qu’en cet instant tu ne puisses pas voir ce geste, infime, et pourtant plein de la vérité qu’il dissimule encore. Le goût du sang encore présent sur ses lèvres le renvoie à l’instant précédent.

- Si tu comptes me tuer, par contre, j’t’en prie, fais ça vite et bien.

Le bord de la lèvre qui tremble, sourire en coin qui en trahit beaucoup sur lui.

- Quoi ? M’fais pas croire que ça t’a pas traversé l’esprit, j’ai pas oublié la bête qui dort là-dedans.

Le ton est soudain plus grave, plus pesant. Presque comme une menace, ou alors une sentence.
Oserais-tu, réellement, lever la main sur lui à présent ?

hrp // mille ans plus tard erf



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❝ mauvais bar, mauvais moment // midelyas

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