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Chain « Gretel » Grimm-A.
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» You know there is no innocent one in this game for two || Gretallen | Sam 21 Nov 2015, 18:19

You know there is no innocent one in this game for two× Gretallen
Les ombres commençaient lentement à envahir sa chambre. Ses pupilles se familiarisèrent rapidement à la lumière qui se réduisait peu à peu. Assise sur son lit en tailleur, elle scannait du regard chacune des pages de son livre. Récoltant les principales informations, elles les reportaient sur son ordinateur. Sirotant son café à la paille, elle releva soudainement les yeux de son écran lorsqu’elle entendit la porte de son appartement se refermer. Il fallait croire que son nouveau colocataire était sortit. Elle ne se demanda pas où il avait bien pu aller. Le calme s’abattit sur l’appartement avant qu’elle n’ait le temps de réaliser. Elle allait pouvoir travailler tranquillement. Se concentrer. Rassembler ses idées. Elle avait le reste de l’après-midi et la soirée face à elle. Elle ne fit qu’une erreur. Tendant la main vers sa table de chevet pour attraper ses écouteurs, ses prunelles se posèrent sur le cliché d’elle et Allen qu’elle y avait entreposé. Arquant un sourcil, elle le prit entre ses doigts pour le retourner, remarquant les quelques mots écrit de son écriture : Ne Pas Oublier l’Hippocampe. Elle grimaça en se rappelant qu’elle avait écrit cela au moins une semaine auparavant pour ne pas oublier qu’elle avait une soirée de prévue avec lui.

Soirée qui n’avait pas été aussi agréable que prévu. Depuis son retour de Suisse, elle avait été tellement occupée entre le bateau, l’albinos, ses études et ses efforts pour que son frère ne remarque rien à ses absences répétées qu’elle avait quasiment délaissé Allen. Elle admettait son erreur sur ce point. Mais elle avait fait un effort pour pouvoir lui accorder une soirée. Il lui manquait. Terriblement. Encore plus, maintenant qu’ils s’étaient disputés.
C’était en partie sa faute, oui. Elle avait complètement oublié. Après une journée épuisante, elle était rentrée chez elle pour s’effondrer directement sur son lit après avoir vérifié que Spencer allait bien. Elle ne s’était réveillé que cinq heures plus tard pour remarquer quelques bonnes dizaines d’appels et de messages reçus de la part d’une seule et même personne, évidemment. Le temps qu’elle réalise sa connerie et qu’elle le rejoigne, elle n’avait pas moins d’une heure trente de retard. Et de là, la tension était montée. Oui, elle s’était légèrement laissé aller mais c’est ce qui lui arrivait à chaque fois qu’elle était fatiguée. Elle regrettait. Elle aurait dû faire plus attention et doubler le nombre de rappels dans sa chambre. Elle ne se souvenait pas vraiment d’une autre dispute de cette envergure avec Allen. En réalité, ça aurait être pire mais elle avait du mal à ne pas se jeter sur son téléphone pour l’appeler et lui dire qu’il lui manquait.

Un téléphone qui n’affichait aucun message. Ils étaient tous les deux aussi bornés l’un que l’autre. Secouant la tête pour retirer le désagréable souvenir de son esprit, elle tenta de se déconcentrer sur la masse de travail qu’elle avait à faire. Après quelques tentatives ratées, elle soupira de frustration consciente que c’était fichu. Maintenant qu’elle avait pensé à ce qui s’était pensé, elle n’allait pas pouvoir se changer les idées. A moins de s’éloigner pour prendre l’air. Elle ferma son ordinateur et se redressa. Elle attrapa ses converses par la même occasion et les enfila sans quitter l’écran de son portable du regard. Elle sortirait faire un tour avant de décider s’il valait mieux tenter de s’expliquer avec Allen ou juste laisser passer. Le talon sur le matelas, elle attacha ses lacets avant de sauter sur ses pieds. Elle jeta à peine un regard  au miroir en passant devant, ne se souciant pas vraiment de son allure à ce moment même. Elle prit sa veste en cuir en arrivant à l’entrée puis sortit de l’appartement avec le seul objectif de s’en éloigner. Elle dévala les escaliers à une allure folle et se reprit au moment où elle faillit trébucher en arrivant au rez-de-chaussée.

Elle marcha sans but pendant une vingtaine de minutes. Respirer l’air frais lui faisait du bien. Les mains dans les poches, son bonnet sur la tête pour que personne ne la reconnaisse, elle traînait des pieds, aussi perdue dans ses pensées que dans la ville. Elle s’arrêta pendant quelques secondes pour réfléchir à quoi faire. Elle pourrait aller sur le bateau. Il y aurait toujours quelqu’un pour elle, là bas. Mais ils risquaient de remarquer que quelques chose n’allait pas et elle n’avait aucune envie d’en parler. Elle décida donc de se diriger vers le lieu où elle était souvent le plus à l’aise et où personne ne venait la déranger –à pars Light, la plupart du temps- mais avec un peu de chance il n’y serait pas. Elle trottina jusqu’au parc mais réalisa rapidement qu’elle avait à nouveau oublié un détail : il y avait un truc de prévu cet après-midi là en ce lieu. Elle hésita à rentrer mais finit quand même pas s’approcher d’un gars qui semblait chargé de l’organisation. Il lui expliqua, elle n’écouta pas. Elle connaissait le principe. L’idée de se retrouver en compagnie de quelqu’un d’autre ne la dérangea pas plus que d’habitude. Si la personne en question lui tapait sur les nerfs elle en ferait son affaire, tout simplement.

Elle signa après avoir récupéré son bijou et s’introduit dans le parc, se dirigeant directement vers le lieu où elle allait à chaque fois qu’elle était au parc. Se faufilant entre les arbres en évitant un maximum de croiser les regards des autres individus, elle ne tarda pas à se retrouver assise sur la branche d’un arbre. Meilleur endroit pour ne pas rater la lune. Elle s’allongea confortablement et ferma les yeux quelques secondes pour tenter de se vider l’esprit. Ca ne dura pas longtemps car une sensation de chaleur se fit ressentir dans l’ensemble de ses membres lui fit rouvrir les yeux. Elle se mit debout sur la branche pour regarder autour d’elle, curieuse de savoir qui était la personne avec laquelle elle était censée passer sa soirée. Les seules personnes qu’elle vit étaient déjà accompagnées. Si bien que lorsqu’elle baissa la tête, elle écarquilla les yeux de surprise lorsqu’elle reconnue la crinière brune qui lui était très familière.

▬ Vous vous foutez de ma gueule. Pourquoi pas Poséidon pendant que vous y êtes.

Discrétion Chain, discrétion…

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Re: » You know there is no innocent one in this game for two || Gretallen | Jeu 04 Fév 2016, 21:37

i know well it wasn’t your fault, but my ego is too big to accept it

La fumée de la cigarette s’échappe doucement par la fenêtre avant qu’il ne l’écrase dans le cendrier, avec une colère qui fit sursauter le plus jeune de ses frères à quelques mètres de là. Inquiet, celui-ci rive ses yeux vers Silas, appuyé contre le fauteuil du salon et le regard plongé par la fenêtre. Il n’avait pas l’air de fixer quelque chose en particulier; plutôt d’éviter le contact, le visage fermé et la mâchoire serrées. Tout son corps -ses bras croisés, ses poings fermés, la courbure de son dos- montrait sa frustration, et ce n’était pas quelque chose de rare chez lui. Pas depuis quelques décennies. Orphé baisse son casque sur sa nuque, et pose son stylo sur sa feuille, se balançant sans vraiment y penser sur la chaise en bois du salon. « Qu’est-ce qui va pas?» Un silence hésitant lui répond. Silas ne détourne pas les yeux, mais son corps se détend légèrement en entendant le ton inquiet de son petit frère. Il renifle -un son semi-méprisant, semi-nonchalent- et fourre ses poings dans les poches de son jean sombre, ses yeux quittant le paysage pour se fixer sur la porte du couloir. Il se redresse, et fait mine de quitter la pièce, tout en répondant avec un ton un peu plus sec que ce qu’il voulait. « Rien. » Derrière lui, la porte claque.

Abrutie. Abrutie. Marchant brutalement dans la rue, les yeux rivés sur les pavés de Skyworld, Silas pestait infatigablement contre Gretel. Il savait bien qu’il en faisait des tonnes pour pas grand chose, mais toute l’accumulation rendait le petit conflit qu’il avait eut avec la jolie brune, insupportable. Ça faisait des semaines qu’ils ne s’étaient pas vu. Des semaines. Soit, en presque deux millénaires d'existence, quelques jours n’était vraiment pas beaucoup, mais Silas s’en serait totalement fichu puisqu’elle avait une excuse. Un peu bidon et un peu débile puisqu’il aurait très bien  pu venir la voir si elle avait acceptée, mais soit. Et la seule soirée où ils avaient eu l’occasion de se voir, soirée qu’il avait auparavant prévu de passer avec son frère cadet mais avait du se décommander pour pouvoir enfin voir le joli sourire de Gretel, elle l’avait foutu en plan. Zappé. Oublié. Aucun des appels et des messages qu’il lui avait laissé ne semblait l’atteindre, et toute cette histoire était montée à la tête de Silas. Une heure et demi après l’heure prévue, alors qu’il était déjà allé passer ses nerfs dans un bar voisin, elle avait enfin répondu à son téléphone, et la tension était rapidement montée. Séparément, Silas et Gretel étaient de mauvaises personnes à énerver. Mais l’un contre l’autre, leur deux fierté face à face, ils avaient tout envenimé, et le conflit avait pris de plus grandes proportions que ça n’aurait du avoir.
Silas aurait sûrement mieux réagis, aurait été plus compréhensif, s’il n’avait pas les nerfs à vif à chaque fois que sa filleule, Tia, séjournait à l’hôpital. Il ne savait très bien, et son incapacité à se calmer ne faisait qu’augmenter la colère qu’il avait envers lui-même. Et il se trouvait débile. Pour le conflit, pour le reste. Mais rien ne semblait vouloir le calmer. Il avait envie de voir Gretel. Pas pour lui demander pardon -il ne s’y abaisserait pas- ni pour lui foutre son poing dans le crâne. Il voulait juste la voir comme si rien ne s’était passé, comme si elle ne l’avait pas oublié, comme s’il ne lui avait pas crié dessus à l’autre bout du combiné. Mais pas aujourd’hui; il avait juste envie d’oublier.  

En passant près du parc, l’agitation qui y régnait le fait lever des yeux mornes, et il se rappelle progressivement qu’il était censé y avoir un évènement pendant la journée. La journée des amoureux. Silas ricane amèrement, les souvenirs de ses anciens maris et femmes passant dans sa tête. Il n’en avait jamais oublié aucun. Il oubliait presque tout ceux avec qui il avait couché, mais jamais ceux à qui il a passé la bague au doigt. Lentement, il se détourne de son chemin pour se diriger vers le parc. Il avait entendu dire que c’était un truc à faire en duo. Et s’il pouvait rencontrer quelqu’un qui pouvait le calmer et avec qui il pouvait bien s’entendre -voir finir dans son lit, Silas n’étais pas spécialement d’humeur à se le refuser- tant mieux.
Il passe sa main à l’arrière de son crâne, les yeux plantés dans deux de la demoiselle qui, rouge pivoine, lui passait le bracelet autour du poignet. Il conservait au fil des années ce plaisir, celui de faire flancher les autres avec ses yeux pâles et déstabilisant. Pas toujours dans un sens sexuel, souvent par gêne; il adorait soutenir les regards, plonger ses iris dans d’autres jusqu’à avoir la satisfaction d’avoir vaincu quelque chose. C’était débile, un peu. Mais il faisait ce qu’il pouvait pour passer le temps, pour s’amuser avec les gens avant qu’ils ne meurent trop rapidement. Silas s’éloigne dans le parc, ses pas l’emportant où bon lui semblait, le regard courant sur les couples, parfois involontaire, autour de lui. Puis le bracelet commence à se réchauffer en se resserrant, et il ne retient pas une grimace en lançant un regard circulaire. Son ou sa partenaire devait se trouver dans les alentours; ce n’est que là qu’il s'aperçoit avec une once d’agacement qu’il se trouve près de l’endroit préféré de Gretel. La crainte se développant au creux de son estomac, il lève les yeux doucement. Pitié, non.
« Vous vous foutez de ma gueule. Pourquoi pas Poséidon pendant que vous y êtes. » Un ricanement très peu amusé s’échappe de sa gorge tandis qu’il s'appuie contre le tronc, les yeux toujours rivés vers la branche la plus basse. « Quelle heureuse coïncidence, Tarzan junior.» Il n’y avait rien d’heureux dans la façon dont les mots étaient sortis de sa bouche. Silas aurait peut-être préféré ne pas être aussi amer avec la jolie brune, mais il ne savait plus contrôler sa colère; pas depuis seize ans. « Si j’avais su que tu sortirais enfin je serais pas venu. Surtout si c’est pour finir..attaché, là.» Des mots trop sec pour ce qu’il pensait. Vraiment. Il baisse les yeux en refoulant ce sentiment débile de culpabilité -elle n’avait qu’à pas lui poser un lapin en premier lieu- puis les relève presqu’aussitôt. « Bon tu descends ou tu restes plantée là toute la journée? Parce qu’il parait que si on l’éloigne, ça te brûle le poignet, et j’suis moyen chaud pour mater ta culotte toute la journée. Moi j’me casse. Fais comme tu veux.» Les lèvres serrées, il quitte du regard la louve sans attendre sa réponse.





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Re: » You know there is no innocent one in this game for two || Gretallen | Mer 16 Mar 2016, 22:58

You know there is no innocent one in this game for two× Gretallen
Ses jambes bougeaient au rythme de ses battements cardiaques qui avaient changé de rythme au moment où elle l’avait reconnu. Si les choses avaient été différentes, peut-être qu’ils auraient été dans les bras l’un de l’autre en train de se disputer pour la première attraction qu’ils allaient faire, leurs rires reflétant leur humeur. Mais les choses avaient pris un tunnel beaucoup plus sombre. Tellement sombre que Chain avait du mal à voir la lueur qui lui rappelait à chaque fois que cela allait s’arranger. Jambes croisées, dos courbé, penchée en avant, elle tenta de laisser sa rancœur de côté lorsqu’elle entendit le rire qui s’échappa d’entre ses lèvres qui avaient dû répondre à tellement de baisers durant ces milliers d’années d’existences. Les gouttes de venin qui coulaient de son ton amer et sec la firent grincer des dents. Durant ces années d’amitié, elle en avait oublié à quel point il pouvait être désagréable. Cela était encore plus douloureux lorsque sa colère était dirigée droit vers elle. Mais il la décevait. Elle pensait qu’il savait que ce genre de comportement ne servait à rien avec elle. La seule chose que ses mots pouvaient faire était empirer leur cas. Pire, juste la blesser. Parce qu’il en avait la capacité. C’était l’un des risques qu’elle avait pris en construisant une relation aussi forte avec lui. Mais elle avait bien trop de self contrôle et un esprit bien trop glacial pour réagir par réflexe. Elle savait prendre du recul pour voir qu’il parlait sous le coup de la colère.

Et elle le comprenait tout à fait. C’était en partie sa faute. Pas à 100% quand même. Aux alentours de 75. Mais il aurait dû lui laisser le temps de s’expliquer avant de péter un câble. Elle s’accorda quelques secondes pour réaliser qu’elle allait devoir passer les prochaines heures en sa compagnie. Il lui sembla que cela risquait d’être plus compliqué que prévu s’ils ne réglaient pas rapidement le malentendu. Elle lui cachait la présence de Spencer dans sa vie. Chose qu’elle n’aurait jamais imaginé. L’idée de cacher quelque chose à Allen lui était quasiment insupportable. Synonyme de trahison. Mais elle n’avait pas trouvé le bon moment ni la bonne occasion pour le lui en parler. En réalité, elle ne voulait pas lui en parler. Elle n’avait jamais voulu que les choses changent entre eux mais c’était arrivé. Et voilà qu’elle se retrouvait assise sur une branche d’arbre avec un vieillard aux airs de James Dean prêt à exploser au premier faux pas. La caresse du souffle du vent sur ses joues rosées la détendit. Ses épaules s’affaissèrent. Elle continua à regarder celui qu’elle avait longtemps considéré comme son héro avant de réaliser que l’un d’eux devait faire le premier pas pour arrêter tout ce drame. Mais vu comment le mythologique s’adressait à elle et son manque évident d’effort pour arranger les choses, il n’était visiblement pas celui qui allait le faire.

▬ Evidemment, t’as tellement pas eu l’occasion de mater des culottes pendant tes 2000 ans d’existence que tu dois te sentir frustré en ce moment.


Les bords de sa jupe noire se relevèrent légèrement lorsqu’elle se laissa tomber en arrière, atterrissant sur ses converse avec une facilité maitrisée. Elle n’avait pas envie de le laisser partir. Elle ne l’avait pas vu depuis des semaines et elle était tellement soulagée de voir qu’il allait bien qu’elle sentit un poids disparaître de sur ses épaules. Elle leva les yeux au ciel lorsqu’il fit mine de s’éloigner. Même Jodie n’aurait pas réagit de façon aussi puérile. #jtm

▬ Allen, ce que t’es en train de me faire là est digne d’un gamin de 15 ans. Donc limite t’as qu’à pas me parler, tranquille, mais si on est coincé ensemble, autant faire un petit effort.

Il n’avait pas l’air de prêter attention à ce qu’elle disait. Elle soupira longuement avant de le rejoindre en quelques pas, l’attrapant pas le bras pour l’empêcher de s’éloigner encore plus. Elle le lâcha aussitôt, arquant un sourcil en plantant son regard dans le sien. Ses muscles étaient tellement tendus qu’elle l’avait aussitôt ressenti. Elle était prête à faire le premier pas. Juste parce que c’était lui. Et parce qu’elle tenait à lui beaucoup plus qu’elle ne se l’imaginait. Face au bleu familier de ses iris, elle dû retenir un sourire. Elle lui avait manqué, cette couleur réconfortante qui lui rappelait tant les eaux dans lesquelles elle s’était laissée couler. Son regard s’assombrit lorsqu’elle releva la lassitude qui se lisait dans ses traits. Elle avait une facilité inquiétante à deviner lorsqu’il n’allait pas bien. Elle le connaissait, peut-être mieux qu’elle ne se connaissait elle-même. Tellement que la connexion qu’ils avaient crée n’aurait pas pu être brisé pour si peu..

▬ On sent que t’es tendu à des kilomètres, tu t’es fais plaqué ou quoi?

Elle pencha la tête sur le côté, les mèches noires qui s’échappaient de son bonnet venant caresser la peau laiteuse de ses joues. L’ironie qui se sentait dans sa voix n’avait rien d’amère. Elle tentait de faire disparaître la tension qui crépitait entre eux malgré le fait que cela ne semblait pas très efficace.  Elle se figea lorsqu’une hypothèse lui traversa l’esprit. Ses yeux aux iris rubis s’écarquillèrent. L’inquiétude s’empara de ses traits en porcelaine lorsqu’elle s’imagina qu’elle être à l’origine de tout cela. Elle n’avait jamais voulu le blesser ou lui faire du mal. Jamais. Elle avait juste foiré et n’avait pas trouvé les bons mots pour s’expliquer. Elle n’avait pas réalisé à quel point leur dispute avait pu le toucher. Elle se croyait seule, dans l’histoire. Elle ne l’était jamais.

▬ C’est à cause de moi?


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Re: » You know there is no innocent one in this game for two || Gretallen | Mar 03 Mai 2016, 22:20

Is it too late now to say sorry? 'Cause I'm missing more than just your body

Les lèvres serrées, il quitte du regard la louve sans attendre sa réponse, mais sans pour autant s’éloigner trop vite. Au fond il avait pas envie de partir sans elle -pas uniquement parce que son bracelet pourri allait le blesser- parce qu’il avait ce tout petit sentiment de culpabilité qui lui tiraillait le cerveau. Il savait que plus il s’éloignait, plus il y avait d chances pour partir trop loin et ne jamais pouvoir la toucher. Le voulait-il? Non. C’était pas du je-t’aime-moi-non-plus, c’était du mon-amitié-est-à-prendre-ou-à-laisser. Et il voulait pas vraiment le laisser. Mais il avait cet égo, cette colère qui lui rongeait l’estomac et le faisait marcher le plus loin possible de l’arbre. C’est à dire deux mètres avant que ses yeux ne se baissent vers l’herbe et tentent de regarder en arrière. Il voulait juste qu’il la suive, ne pas gâcher tout ce pour quoi ils avaient travaillé. Et qu’ils avaient foutu en l’air par quelques sms. Mais même avec son comportement odieu, il y avait toujours moyen d’arranger les choses, non? Non?
« Evidemment, t’as tellement pas eu l’occasion de mater des culottes pendant tes 2000 ans d’existence que tu dois te sentir frustré en ce moment.  » Il sert la mâchoire et lève les yeux au ciel, mais ses lèvres ne pouvaient pas s’empêcher de s’étirer d’un petit millimètre. Et c’était frustrant de savoir qu’elle avait autant de contrôle sur lui, rien qu’avec des mots. Alors il ferme les paupières et se concentre sur tout ce dont il pouvait penser sauf elle, et recommence à marcher juste quand il l’entend bondir au sol. « Allen, ce que t’es en train de me faire là est digne d’un gamin de 15 ans. Donc limite t’as qu’à pas me parler, tranquille, mais si on est coincé ensemble, autant faire un petit effort.   » Silas tourne la tête, vexé, et continue de marcher l’air de s’en moquer. S’en moquait-il? Non. Elle avait raison, il pouvait faire un effort, au moins faire semblant de l’écouter. Il n’avait pas le temps de lui faire la gueule, mais il sentait que s’il abandonnait, s’il se tournait vers elle et lui souriait, s’il passait son bras derrière ses épaules en marchant là où leur pas les porterait, il continuerait à descendre vers le chemin de la dépendance. Et dépendance et dépression étaient bien trop proche pour qu’il s’enfonce encore plus dans les deux.
Mais Gretel lui attrape le bras et le fait se tourner vers elle, son regard vide de toute amitié et sa mâchoire serrée. Au fil des années il avait appris à faire impasse sur ses sentiments, et c’était sans doute ce qu’il faisait le plus depuis qu’il avait perdu sa chère Maria. Mais les yeux écarlate de la louve paraissent le transpercer, voir à travers lui comme s’il était fait de glace, et il s’immobilise. Parce que lui cacher ses faiblesses, ses troubles et sa folie ne servaient à rien, parce que mentir n’arrangerait rien, parce qu’elle lisait son âme comme un livre ouvert et Ô grand jamais elle n’avait pas vu son mal-être. Celui qui, constamment, voile ses yeux et son sourire. Et il savait que si elle ne disait rien, c’était parce qu’elle comprenait. Qu’elle n’était pas la seule en faute ou qu’au fond il s’en voulait s’en l’admettre, il n’en savait rien. Elle comprenait, c’était tout ce qui importait.
« Quoi? » « On sent que t’es tendu à des kilomètres, tu t’es fais plaqué ou quoi? » Il ne daigne répondre qu’en levant les yeux au ciel et laissant échapper un ‘tss’ entre ses dents. Il n’était pas sorti avec quelqu’un depuis vingt-deux ans et la demi-déesse le savait. Et elle s’en fichait. Mais il baisse à nouveau les yeux vers elle -des yeux remplis d’amertume- et les cligne brusquement lorsque Gretel se fige. Elle se fige et ses yeux s’écarquille, faisant se demander à Silas s’il y avait un problème derrière et s’il devait se sentir menacé par quelque chose. « C’est à cause de moi?» Et il y avait beaucoup plus dans sa voix qu’il ne le pensait. « ...Pardon?» Il perd un instant les pédales et la regarde, perplexe. Puis toute la scène repasse dans sa tête, encore et encore et encore.
Il avait plus la force de s’entêter.
Il savait pertinemment qu’il avait besoin d’elle et que s’il ne s’y mettait pas, tout allait empirer. Parce que tout empire avec lui, parce qu’il n’est jamais au fond du trou, parce que tout doit s'effondrer jusqu’à la fin de son monde. Il n’en avait pas envie. Vraiment. Pas envie.
« Oui. Non. Il soupire et croise les bras sur son torse, les yeux baissés vers l’herbe. J’veux dire. Évidement que t’y es pour quelque chose, mais Melissa est à l’hôpital, Isis me répond pas depuis deux jours et avec toi qui..qui, enfin voila, ouais, j’suis un peu tendu. Désole de pas être l’homme parfait. » Il avait marmonné les dernières paroles, conscient qu’elle ne le jugerait pas. Déjà parce qu’elle savait qu’il avait beaucoup à se reprocher, et qu’ils ne seraient jamais aussi proche s’il était parfait. Pour lui, rien n’était parfait. Tout était amoché, fêlé, à un endroit ou un autre, plus ou moins visible. « Alors oui c’est ta faute, non c’est pas la tienne parce que je sais que je suis pas le type le plus amical qui soit et que j’ai réagis excessivement. » Et il soupire, exaspéré d’avoir à dire ce qui brûlait sur sa langue et qui sort en un marmonnement à peine compréhensible. « Désolé. » Puis il tourne la tête, mettant fin à la discussion de son côté. La belle brune pouvait bien lui répondre, il ne le ferrait pas de son côté. Il avait pas envie de parler -pas aujourd’hui, pas demain, pas dans un an- de ses problèmes qu’il enfouissait depuis déjà seize ans et qui l’enfonçaient au fond du trou. Parce qu’il ne serait jamais bien, il n’irait jamais mieux en sachant ce qu’il avait vécu, en voyant le monde actuel et en se disant Putain, c’était mieux avant.
Et des fois, quand il regardait Gretel, il se disait que le présent n’était peut-être pas si horrible que ça sans Maria. Sans doute parce que Maria n’aurait pas apprécié la louve. Sans doute qu’elle n’aurait pas aimé la façon dont il avait tourné, lui-même.




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Re: » You know there is no innocent one in this game for two || Gretallen | Lun 13 Juin 2016, 15:16

You know there is no innocent one in this game for two× Gretallen
Une étincelle.

Oui. Non. Elle tentait de suivre sa logique mais comprenait à peine. Pourtant elle voyait les vagues d’hésitations et les infinis pensés lugubres qui traversaient son esprit durant ses moments là pendant lesquels la seule chose qu’elle pouvait faire était attendre. Il avait baissé les yeux, elle avait eu envie de lui demander de relever la tête pour la regarder. Pour ne pas qu’elle perde le contact avec ses iris de glace qui étaient quasiment l’exact opposé des yeux enflammés qu’elle arborait. La tête se penche lorsqu’elle entend parler des femmes de sa vie. Melissa hospitalisée. Isis qui…Non en fait elle s’en fichait un peu d’Isis. Pourtant elle ressentit toute la peine et l’inquiétude qui submergeait l’homme face à elle à chaque seconde de la journée. Immobile face à lui, elle réalisait tout ce qu’elle avait raté durant ces dernières semaines. Elle aurait dû être près de lui. Cela lui aurait peut-être évité d’être plus lugubre que d’habitude. Mais cela ne l’avait jamais dérangé. Il était ce qu’il était. Elle ne se souvenait plus du moment où cette pure et indestructible connexion s’était imposée entre eux mais elle la sentait s’effriter au fur et à mesure qu’il se renfermait. Et c’était mauvais signe.

Une indescriptible sensation. Jalousie ? Elle aurait peut-être préférée que ce ne soit qu’à cause d’elle. Une peur d’être remplacée en si peu de temps. Elle ferma les paupières quelques secondes pour oublier cette absurde idée. Etre la raison d’une partie de ses souffrances faisait déjà assez mal. Un long silence qu’elle laissa s’imposer pour ne pas l’interrompre dans sa lancée et ne pas tout gâcher malgré des lèvres qui grattent à cause de tous les mots qui ne demandent qu’à être prononcés. Mais sa voix exprimait déjà tout sans besoin qu’elle ne lui en demande plus. Car à la fin, les seules choses qui demeurent sont les souvenirs. Puis il tourna la tête. Et elle comprit que la discussion était terminée. Il s’était renfermé. Et elle le connaissait assez pour savoir qu’il ne fallait pas qu’elle réagisse brusquement. Fragilité. Douceur. Un geste trop brusque et il allait se briser devant elle. Elle le connaissait. Tellement. Tellement bien que ça lui faisait peur, des fois. Chaque jour, elle avait vu une nouvelle partie de son être mourir. Elle avait senti les respirations qui semblaient le transpercer comme des balles de neuf millimètres.

Elle s’enflamme.

▬ Je ne considère pas avoir une faible opinion de soi comme de la modestie mais comme de l’auto-destruction. Et tu connais ma position à ce sujet. Alors évite de me dire que tu es ni le meilleur ami qui soit, ni l’homme parfait.

Sujet censuré. Défense de l’aborder au sujet de ce type de faiblesse. Il était probablement celui qui se rapprochait le plus de la perfection dans son entourage. Mais ce n’était pas une chose qu’elle comptait lui dire pour l’instant. Elle avait tellement de doute à son sujet qu’elle ne pouvait s’exprimer sans se demander comment il allait le prendre. Elle aurait voulu trouver un moyen de faire disparaître la douleur. Elle n’était pas sûre de beaucoup de choses. Mais elle savait que même à la suite d’une dispute dix fois plus importante que celle la, elle n’abandonnerait jamais l’idée de trouver un moyen de sauver ce qu’il restait de leur amitié. Les dents grinçaient avant de laisser un long soupire s’échapper d’entre ses lèvres. Pourtant elle semblait si calme. Comme si tout était son contrôle alors qu’elle sentait très bien que tout lui échappait. La folie les caractérisait tous les deux et n’allait probablement jamais cesser de les hanter. Lui plus longtemps qu’elle.

Elle s’éteint.

▬ Il n’y a pas de fautifs, on a tous les deux nos raisons. D’ailleurs il serait temps que je t’informe des miennes : durant mon séjour en Suisse, j’ai revu un ami qui n’allait pas très bien. A notre retour, il s’est installé chez moi parce que je m’étais promis de veiller sur lui. C’est pour ça que j’ai raté notre rendez-vous. J’étais extenuée et je me suis endormie. Merci d’avoir été aussi patient avec moi ces derniers temps.

Il s’excusait. Elle remerciait. Chacun son truc. Patient, il l’avait à peine été. Mais c’était déjà beaucoup. Soulagement. Personne ne savait. Personne à pars lui. Et putain ce que ça lui avait demandé comme courage de le lui annoncer sans craindre sa réponse. Elle ne pouvait pas le guérir. Mais elle pouvait essayer de l’aider à aller mieux. S’expliquer. Lui faire comprendre que c’était sans rancune de son côté et qu’ils pouvaient oublier et avancer comme ils l’avaient toujours fais jusque là, chacun tentant d’échapper au passé qui revenant les hanter. Le sourire doux derrière lequel se cachait une onde de tristesse apparut sur ses lèvres. Aucun des deux n’avait jamais été doué pour la communication. Elle savait qu’il n’allait jamais tout lui dire de sa vie parce qu’il était comme ça. Et qu’elle l’acceptait. Par habitude, elle fit un pas vers lui mais s'arrêta à une distance raisonnable pour ne pas pénétrer leur zone de confort respective.

▬Arrête de bouder, tu risques d’avoir des rides avant l’âge. Melissa ira très bien, j’en suis certaine. Quant à Isis, elle a probablement juste égaré son portable. Je suis sûre qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter. On ira les voir toutes les deux plus tard si ça peut te rassurer.

Haussement d’épaules. Il pouvait ne pas répondre, ça n’avait plus d’importance. Mais elle avait besoin de dire ce qu’elle avait retenu. Elle n’allait pas lui proposer un câlin. Ni lui sauter au cou comme dans les vieux films américains. Elle se contenta simplement de passer ses doigts dans ses propres mèches pour faire disparaître la tension qui avait pris possession de son corps puis avait regardé devant elle pour s’exprimer comme si rien ne s’était jamais passé. Parce qu’elle était comme ça. Et que c’était Lui qui devait l’accepter. C’était un jeu qui se jouait à deux.

▬ Bref, on fait quoi en premier?


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Re: » You know there is no innocent one in this game for two || Gretallen | Mar 23 Aoû 2016, 21:21

Is it too late now to say sorry? 'Cause I'm missing more than just your body

Sans doute qu’elle n’aurait pas aimé la façon dont il avait tourné, lui-même. Il respire doucement, se préparant au sarcasme de la belle, ou à une leçon de moral -c'était plutôt Antigone qui s'occupait de ça en général, mais il ne laissait pas la place au doute- mais quand sa voix rugit à côté de lui, il ne peut pas s'empêcher de tourner des yeux ronds de surprise, les sourcils haussés et le visage baissé. « Je ne considère pas avoir une faible opinion de soi comme de la modestie mais comme de l’auto-destruction. Et tu connais ma position à ce sujet. Alors évite de me dire que tu es ni le meilleur ami qui soit, ni l’homme parfait. » Il sentait l'excuse par reflexe pointer le bout de son nez, mais son égo l'étouffe dans sa gorge et il se contente de la fixer en cachant ses émotions. Il n'avait pas vraiment oublié à quel point Chain n'aimait pas parler de ça, mais son franc-parlé n'y avait pas réflechis. Parce que c'était son plus gros problème et la chose qui le retenait au fond du gouffre: il n'avait aucune estime de lui-même. S'il devait se décrire en étant honnète, il n'utiliserait que des insultes teintés de mépris, parce que quand il se regardait dans le miroir, il ne se reconnaissait pas. Et des fois il se demandait s'il avait vraiment été, un jour, celui qu'il devrait être. Et si un jour il serait quelqu'un qui lui plait vraiment. Quelqu'un à qui sa mère aurait dit "je suis si fière de toi", et dont lui aussi, il aurait été fier. Quand il y pense, il croit bien que ça n'est jamais encore arrivé.
Silas connaissait trop bien la louve -bien que ça ne fasse que deux ans- pour penser qu'elle était aussi sereines qu'elle en avait l'air. Il savait que malgré leur calme apparent, tout deux abritaient une tempête dans leur tête, qui parvenait, des fois, à ballayer quelque chose. Leur confiance. Leur assurance. Leurs espoirs, souvent.  « Il n’y a pas de fautifs, on a tous les deux nos raisons. D’ailleurs il serait temps que je t’informe des miennes : durant mon séjour en Suisse, j’ai revu un ami qui n’allait pas très bien. A notre retour, il s’est installé chez moi parce que je m’étais promis de veiller sur lui. C’est pour ça que j’ai raté notre rendez-vous. J’étais extenuée et je me suis endormie. Merci d’avoir été aussi patient avec moi ces derniers temps. » Il hausse encore plus les sourcils, réellement surpris, et son visage semble se détendre un petit peu. Elle s'était endormie. Ok. Sans doute avait-il été un peu dur à cause de sa frustration. Il se mord doucement l'intérieur de la joue en resentant une once de culpabilité -pas beaucoup, c'était trop rare pour lui- et fourre les mains dans ses poches, les bras tendus. Quand elle lui sourit, il n'attend pas beaucoup de temps avant que ses lèvres ne s'étirent à son tour et qu'il baisse la tête.
« Arrête de bouder, tu risques d’avoir des rides avant l’âge. Melissa ira très bien, j’en suis certaine. Quant à Isis, elle a probablement juste égaré son portable. Je suis sûre qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter. On ira les voir toutes les deux plus tard si ça peut te rassurer. » Un léger rire secoue ses épaules et il s'avance à son tour quand elle fait un pas vers lui, montrant clairement qu'il avait arrêté de faire son cinéma. « J'ai pas une seule ride en deux mille ans, il en faudra plus pour que j'en chope.» Il passe une main dans ses cheveux avant de la poser derrière l'épaule de la brune, lui faisant signe d'avancer avec lui. « Je passerais la voir à l'hôpital ce soir, et si Isis me répond pas j'passerais voir sa boite, je pense. Pas besoin de m'accompagner pour Isis, 'pas envie que ça finisse en munera.» Hésitant, il lève les yeux un instant vers le ciel en se demandant si munera se disait encore ou s'il s'était encore planté. Mais Gretel ne semblait pas s'en être appercue, alors il laisse couler. « Bref, on fait quoi en premier? » Silas inspire profondement, reflechissant en jetant un regard aux alentours. « J'dirais bien des trucs qui bougent parce que la dernière fois j'ai pas assumé et ma manager a pêté un plomb, mais elle m'a promis de demissionner au prochain faux-pas. J'aime bien la faire chier mais j'ai déjà galeré à la convaincre de bosser avec moi quand celui d'avant a fuit.. » Inutile de dire qu'il avait une sale réputation dans les coulisses. Il prenait certes son travail au sérieux et ne manquait jamais rien, mais il n'était pas connu pour sa gentillesse et sa bonne conduite. C'était pas ça qui lui assuraient les couvertures des magazines à potins.
« J'vais m'défiler et dire honneur aux dames. et avant qu'elle ne puisse faire un commentaire sur son double-genre, il enchaine. T'as envie de quelque chose ou on se balade? J'te payerais une pomme d'amour, chérie. » Il se revetit de son sourire carnassier en retournant sur le chemin, tirant ses lunettes de soleil de sa poche pour les enfiler sur son nez -c'était autant une habitude du à ses yeux clairs que parce que ça avaitl'air d'être une coutume chez les acteurs d'en porter tout le temps- sans se retourner pour voir si la brune le suivait. Il savait bien que c'était le cas.





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Re: » You know there is no innocent one in this game for two || Gretallen | Jeu 22 Sep 2016, 00:23

You know there is no innocent one in this game for two× Gretallen
Et ce fut comme si sa respiration se coinçait dans sa gorge lorsqu’elle le vit tenter de cacher son sourire en baissant la tête, ses mèches rebelles suivant le mouvement pour faire honneur à son sex appeal. La tension tomba comme des fines gouttes de pluie sur un t-shirt blanc trop léger pour laisser transparaître une amitié qui avait déjà connu bien trop de batailles pour abandonner face au premier coup de gueule. Alors c’est sans même faire sembler d’être outrée par son geste qu’elle se laissa aller contre lui lorsqu’il mit son bras autour de ses épaules. Sa main s’attacha à la sienne comme si elle avait peur de le perdre à nouveau. Peur qu’il change d’avis. Peur qu’il se dise qu’elle n’en valait pas vraiment la peine, finalement. La crainte d’être touchée, frôlée, s’évaporait pour être remplacée par une étrange sensation de sécurité. Ses pas firent écho aux siens jusqu’à ce qu’elle entende le mot datant limite d’avant Jésus-Christ qui traversa ses lèvres. Elle eut envie de rire mais, habituée à ce genre de vocabulaire venant de sa part et étant étudiante en histoire, elle n’en avait plus rien à foutre. Sur le coup, elle voulait juste qu’il continue à parler, rattraper chaque seconde, chaque discussion qu’ils avaient raté en se comportant comme deux personnes immatures avec un égo incomparable qui étaient aussi nulles l’une que l’autre pour la communication et les sentiments.

Le mot latin passa, mais pas le prénom qu’il prononça. Elle ne connaissait pas assez bien Isis pour pouvoir se faire une idée personnelle de la femme qu’elle était mais elle ne lui inspirait pas confiance et en général, en temps que louve, elle préférait suivre son instinct plutôt que de jouer la carte de la raison. Mais si Allen pensait que ça risquait de finir en combat de gladiateur, c’est qu’il avait ses raisons et elles étaient probablement fondées, même si Chain ne douta pas une seconde de ses capacités à déchiqueter Isis si elle venait à faire un seul faux pas. Cléopâtre face à Anne Boleyn. Deux histoires tragiques, deux fins historiques, deux femmes aux amants réputés, une perd sa tête, l’autre meurt avec dignité et courage. Chain se voyait plus avec César qu’Henri VIII de toute manière.

▬ Je vois absolument pas de quoi tu parles, tu sais à quel point j’adore Isis, souffla t’elle sans vraiment y croire.

Elle regarda autour d’elle avec une vision nouvelle, le cœur plus léger, soulagée que sa journée s’annonce plus agréable que ce qu’elle ne l’avait pensé au départ. Un sourire amusé tandis qu’elle dévisageait ses traits harmonieux qui avaient dû lui valoir des millions de regards envieux pendant les deux derniers siècles. Elle le connaissait. Son sale caractère et ses sautes d’humeur lui étaient familiers. C’est peut-être pour ça qu’elle l’adorait. Pour ce côté toujours mystérieux et indéchiffrable et n’arrivait jamais à cerner, qu’elle ne tentait jamais de comprendre pour ne pas prendre le risque de se perdre dans un labyrinthe dont elle ne pourrait plus ressortir. Ca avait été une limite qu’ils s’étaient tracée, des questions qu’il valait mieux ne pas poser, un passé qui devait rester enterrer avec la masse de morts qui les avait détruit.
Gentleman. Rien que ça. Elle arqua un sourcil mais n’eut pas besoin de s’exprimer parce qu’elle savait qu’il allait capter ses pensées sans qu’elle ait besoin de les prononcer. Lunettes de soleil, sourire irrésistible, réplique agrémentée d’un « chérie » bien placé, elle ne put s’empêcher de rouler des yeux face à l’homme qui se tenait près d’elle, dans toute sa splendeur. Too much. Elle en avait tellement l’habitude que ça lui faisait à peine de l’effet. Mais ça lui en faisait quand même. Allen restait Allen et connard ou pas, il ne la laisserait jamais totalement indifférente. C’était peut-être pour ça, qu’elle l’appréciait. Elle savait qu’elle ne risquait jamais de s’ennuyer, avec lui. Raison pour laquelle elle ne perdit pas l’occasion de le lui faire comprendre, avec tout le tact et la diplomatie qui la caractérisait si bien.

▬ C’est con de cacher tes yeux, les diamants c’est fait pour être portés, pas laissés dans une boîte. Et je mérite bien plus qu’une pomme d’amour pour t’avoir supporté ces deux dernières années.

Elle laissa son bras glisser le long de ses épaules pour récupérer de l’argent tandis qu’elle allait se prendre de la barbe à papa. C’était plus fun. Elle la lui refila dès qu’elle l’eue entre les mains. Un sourire amusé qui transperce les cœurs les plus durs, puis un éclat de rire qui les réchauffe s’échappa de sa gorge lorsqu’elle le détailla du regard, avec la barbe à papa bien rose dans la main et l’air de mannequin complètement con sur le visage. Putain, il lui avait manqué. Elle se rapprocha de nouveau le temps de goutter l’étrange texture rose qui lui collait aux dents, qui fondait dans la bouche et qui la rendait d’humeur éclatante grâce à tout ce sucre dont elle avait besoin pour tenir en place. Ca collait aux doigts, raison pour laquelle elle ne proposa pas à Allen de tenir le bâton. Ca lui donnait un air plus jeune, plus mignon. Limite, un air craquant.

▬ N’es-tu pas adorable? La virilité à l’état pur, se moqua t’elle.

La fin de sa phrase se fit à peine audible lorsqu’elle entendit un hurlement et des éclats de rire provenant de derrière elle. Elle sentit quelques gouttes d’eau atterrir sur la peau de son épaule et elle tourna la tête pour voir des ballons plein d’eau qui volaient presque dans le ciel à force d’être jetés hauts et sans aucune précision. Elle les suivit du regard, les vit s’éclater contre la gueule des abrutis qui riaient, trempés, au lieu de toucher la cible en bois mise au milieu et qui ne cessait de tournoyer sans jamais qu’un seul ballon ne la frôle. Sauf qu’elle, n’avait pas besoin de ballons. Son regard scintillant se posa lentement sur Allen tandis qu’un sourire innocent se peignait sur ses lèvres.  

▬ Oh que non, je sais ce qu’on va faire en premier. On pari que je vise mieux que toi?


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