» Game of Shadows ✖ Crimson || +16 [horror show]

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Ryann « Dahlia » Evans
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J'ai traversé le portail depuis le : 02/08/2015 et on me connaît sous le nom de : Reyenn. Mon nom est : Ryann Lucas Evans. Actuellement je suis : un psychopathe. Il paraît que je ressemble à : Uta de Tokyo Ghoul, aux originaux d'Old Xian & à Roxanne Malfoy d'HP || Irl ▬ Jack Falahee & Shailene Woodley et à ce propos, j'aimerais remercier : me myself & I
MessageSujet: » Game of Shadows ✖ Crimson || +16 [horror show]   Mar 11 Aoû 2015, 12:53


Ryann & Crimson

Game of Shadows || +16

Ses doigts extrêmement fins cachés sous les gants caressaient la peau rougie de sa victime, lui envoyant des ondes de choc à chaque mouvement. Cet homme ne savait plus comment il en était arrivé là. Sa seule erreur avait été de tomber sous le charme irrésistible d'une inconnue après avoir tué sa femme. Dahlia semblait le comprendre mieux que personne. Elle l'avait charmé au premier regard. Sa beauté l'avait hypnotisé. Son charisme avait eu raison de lui. Il était faible, comme tout les autres. Dahlia avait joué son rôle. Jusqu'à la fin. Elle se pencha pour poser un baiser sur les lèvres inexistantes de l'homme. Il tremblait de crainte. Il la connaissait depuis plus d'un mois et pas une fois il ne s'était douté de sa véritable identité. Il n'aurait jamais imaginé se retrouver dans une entrepôt aux néons trop fort, à l'odeur de désinfectant qui fait tourner la tête, sur une table d'opération. Elle lui avait donné l'impression d'être heureuse, avec lui. Il n'aurait jamais cru que toute leur histoire n'aurait été qu'un scénario.

Dahlia le regarda avec un sourire en coin. Elle devinait ses pensées. Elle le laissait regretter. Son mode opératoire ne se basait pas uniquement sur la torture physique mais également morale. Son regard aux éclats violets l'observait comme un animal près à sauter sur sa proie. Après un dernier coup d'œil, elle reposa la scie et retira ses lunettes de protection. Retirant ses gants anciennement blancs, elle alla les mettre dans le sachet plastique un peu plus loin avant de revenir pour les remplacer par une autre paire. Ses doigts disparurent à nouveau dans le caoutchouc tandis qu'elle faisait éclater les bulles de son chewing-gum. Un écouteur a l'oreille gauche, elle chantonnait une chanson que tu ne connaissais pas. Mais que tu aimais bien. Dès qu'elle s'empara du bistouri, tu repartis dormir. Elle s'avança vers la table d'opération puis sauta sur la chaise haute près de celle-ci. Regardant longuement l'homme nu gisant déjà à moitié mort sur le métal, elle se mordit la lèvre en réfléchissant à ce qu'elle pouvait bien faire après. Elle lui avait cousu les lèvres après lui avoir coupé la langue. Mais elle lui avait laissé les dents. Elle s’en occuperait plus tard. C'était toujours sa partie préférée. Par la suite, elle n'avait plus à entendre leur plaintes, leurs hurlements de douleur ou encore leurs prières. Bizarrement ses victimes se retournaient tous vers les dieux a un moment ou à un autre. Elle les rassurait en leur disant qu'ils verraient Hadès dans quelques heures. Elle faisait durer le supplice. Longtemps. Très. Très. Longtemps. Tant qu’ils ne mourraient pas ça allait en fait. Elle s'était amusée à lui décoller les ongles un par un avant de les recoller sur son dos comme des écailles. Ça donnait un rendu pas mal. Un peu trop rouge mais pas mal.

Chantonnant calmement les paroles de sa chanson de sa voix mélancolique, elle regarda sa victime et lui caressa doucement les cheveux. Quand il écarquilla les yeux d'horreur, elle eut une soudaine idée. Les paupières, mais bien sur. Elle allait lui retirer les paupières. Quand cette idée lui traversa l'esprit, elle l'annonça au futur mort. Mais d'une manière peu commune. Elle tourna son projet en jeu. S'il réussissait à ne pas fermer les yeux tandis qu'elle lui tatouait le torse au bistouri (c'est à dire 10 fois plus profond et douloureux que cela ne devrait être), elle ne lui retirera pas ses paupières. Il secoua la tête d'un air paniqué. Pathétique. Pourquoi est-ce que l'espoir de survivre ne les quittait donc jamais? Elle haussa les épaules avant de quitter ta chaise. Ramenant la lampe sur le torse de l'homme, elle réfléchit à quelle œuvre elle allait bien pouvoir faire référence cette fois. Elle voulait être une artiste, pas une vulgaire tueuse en série. Il fallait que ses meurtres soient des œuvres d'art, comme elle. Elle choisit "le cri", Edvard Munch. Visualisant mentalement la toile, elle commença les premières lignes. À chaque mouvement, l'outil tranchait la peau au plus profond dans une ligne continue et parfaite. Elle laissa couler le sang sans vraiment y faire attention, trop concentrée dans sa reproduction du chef d'œuvre pour s'en préoccuper. Cela lui prit plus de trois heures. En d'autres terme, sa victime n'avait aucune chance de gagner la partie. Quand elle jugea que sa toile était finie, Dahlia regarda son œuvre. Parfaite. Comme toujours. Elle disparut quelques secondes pour nettoyer son bistouri. Maintenant, elle allait avoir besoin de la pince. Pour arracher les paupières, c'est plus pratique. Elle allait laisser le sang sécher puis remplirait les plaies d’encre noir. Cela lui prendrait sûrement quelques heures supplémentaires mais la nuit venait à peine de tomber et elle commençait à peine.

Elle retira son écouteur lorsqu'un bruit arriva à ses oreilles. Elle te sentit t'agiter au fond d'elle mais te rassura en quelques secondes. Reposant son outil, elle se débarrassa de ses gants, de sa blouse et de tout ce qui pouvait porter à confusion. Normalement, l’entrepôt était  bien trop éloigné pour que quelques personnes curieuses ne s’en approche. Elle aurait pu ne pas aller voir mais elle abandonna cette idée. Elle savait que Ryann se débarrasserait de l’intrus si ce dernier s’avérait être un danger. Elle ne comptait prendre aucun risque. Même si les litres de sang encore frais et le gars pas encore mort seraient suffisant. Sortant les crocs, elle injecta à nouveau quelques millimètres de son poison à sa victime pour que celle-ci ne tente rien pendant son absence. C'est seulement après éteint les lumières et quitter la salle qu'elle te laissa reprendre le contrôle.

Débarrassé de cette masse de cheveux horribles et de cette poitrine encombrante, tu te sens mieux. Comme si tu sortais d'un petit some. Tu fais craquer tes doigts tatoués et les passe dans tes cheveux noirs pour les décoiffés, te donnant l’air de sortir du lit après une nuit agitée. Tu avales le chewing-gum que l'autre abrutie mâchait. Tu détestes ca. Tu aurais préféré le jeter mais tu n'es pas con au point de laisser une preuve si évidente de ton passage. Tu traverse la pièce d'un pas élégant, mains dans les poches de ton jean noir. Ta chemise entrouverte blanche laissant apparaître une infime partie de peau et laissant imaginer le reste contraste avec le reste de ta tenue. Tu récupères ta veste en cuir que tu poses sur tes épaules. Tu traverses le long couloir qui mène à l’entrée. Après avoir vérifié une dernière fois que les lumières sont éteintes, tu ouvres la porte. Tu as à peine faits un pas à l'extérieur que tu sens une présence. Sans perdre ton regard glacial, tu tournes la tête pour croiser une paire d'iris doré qui te font arquer un sourcil. Toi qui pensais que tes yeux argenté aux pigments verts sortaient du lot, là ton ego en prend un coup. Tu te retrouves face des yeux dorés. Sympas. Dahlia semble apprécier l’originalité du gars, à première vue. Mais pas toi. Tu te méfie. Mais à pars ca, autre chose te chiffonne. Qu'est-ce que ce mec fout dans une ruelle pareille à 2h du matin? L'autre salope de Dahlia te laisse apparaître que pour vérifier que tout va bien. Heureusement que tu es là sinon ce gars serait sûrement rentré pour voir le carnage. Tu te serais retrouvé avec deux nouveaux meurtres au lieu d'un. Cette idée doit sûrement faire fantasmer Dahlia mais ce n'est pas le moment de t'occuper d'elle. Tu dois te débarrasser de ce... Truc pour qu'elle puisse retourner faire son travail et toi, retourner dormir. Aucune once de panique n'apparaît sur ton visage. C'est pas comme si tu étais en train de tatouer un gars encore vivant au bistouri y a pas 5 minutes.

RYANN ✖ Je peux t'aider, bro?

Les épaules contre l’arcade de l’entrée, tu l’interroges de ton regard étoilé. Ton corps l’empêche de voir l’intérieur du bâtiment. Tu as bien étudié ta position. Tu croises les bras sur ton torse tandis qu’un sourire étire tes lèvres jusqu’à montrer tes canines d’un blanc éclatant. Il a intérêt à avoir une bonne raison de déranger Dahlia pendant ses heures de liberté sinon c’est elle qui va en faire son affaire.

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Crimson
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MessageSujet: Re: » Game of Shadows ✖ Crimson || +16 [horror show]   Mer 12 Aoû 2015, 19:37



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YOU DON’T FEEL ALIVE ANYMORE,
DO YOU?
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PRECIOUS TU BREAK.❞ - Kyouzou Requiem




♟ A perfect night to die.

Crimson prit une large inspiration d’air, avant de soupirer, observant le ciel étoilé qui s’ouvrait tout au dessus de lui. Ses jambes se balançaient négligemment dans le vide, son regard perçant tourné vers le firmament nocturne. Autour de lui s’étendait une mare d’obscurité, perché dans l’embrasure d’une ancienne fenêtre dont le verre avait été détruit il y a bien longtemps, d’un vieux bâtiment décrépi comme on en trouvait dans les ruelles mal fréquentées de la Capitale. Ce soir, il était dans une de ses humeurs sombres. Il pouvait sentir de terribles envies pulser dans ses veines, tiraillant son système nerveux et lui arrachant de longs frissons langoureux. Ce soir, il avait envie de sang. Et comme souvent lorsqu’il était dans cet état, il quittait le cirque silencieusement et allait vagabonder dans le dédale des ruelles au sobriquet glaçant. L’endroit le plus adapté pour commettre un meurtre, n’est-ce pas ? Et puis… se débarrasser de personnes souillées, pourries jusqu’à la moelle s’était révélé être une activité particulièrement divertissante. Pourquoi ? Parce qu’ils s’accrochaient à la vie, étaient agressifs, souvent connaissaient les horreurs de celle-ci. Et ils se croyaient forts, tapis dans l’ombre. Ils se croyaient au dessus de tout, sous le prétexte qu’ils flirtaient avec l’obscurité. Quelle bande d’ignares. Ils n’avaient jamais vu le visage du mal. C’était lorsqu’ils rencontraient Crimson qu’ils se rendaient compte qu’ils n’étaient rien. Ridicules. De bien piètres prédateurs, qui face au magicien ressemblaient à des chatons face à un tigre. Voir toutes leurs désillusions se briser dans leur regard était vraiment ce qu’il y avait de plus plaisant. Et puis les laisser fuir un peu… pour mieux les piéger ensuite. Les immobiliser, les écouter supplier, crier, pleurer, avant de sortir les crocs pour…

Les pensées violentes de l’illusionniste furent interrompues par un léger bruissement en contrebas, dans la ruelle. Son regard chuta jusqu’en bas, où il aperçut la silhouette d’un homme qui s’avançait entre les murs. Avec un sourire, Crimson glissa souplement de son perchoir et se laissa tomber dans le vide, fondant sur sa proie tel un rapace impitoyable. Il s’abattit sur l’inconnu de tout son poids, et ce dernier fut projeté au sol violemment. Tandis qu’il gigotait sous lui en tentant vainement de se débattre, le magicien  pencha son visage sur le sien. Un sourire sardonique accroché à ses lèvres, il passa un ongle long sur la gorge de malheureux.

« Allons, allons… pas la peine de s’affoler autant. Je m’ennuie, vois-tu… peut-être aurais-tu de quoi me divertir ? »

L’homme se mit à déblatérer un tas de choses inintéressantes. Lui aussi, était ennuyeux. Peut-être devrait-il le tuer, tout simplement, après s’être amusé un peu avec lui, comme par exemple se nourrir de son san-… Les yeux de Crimson fusèrent vers ceux de l’homme qui était étalé à ses pieds, son visage totalement décomposé par la détresse.

« Que viens-tu de dire ? »

Sa voix était froide, dure, sans appel.

« J-j-je, j’ai juste entendu d-dire qu’un s-serial killer traînait dans le c-coin, rien de plus. C’est ce qui se raconte à la T-taverne de Dionysos… »

Immédiatement, Crimson se redressa sur ses jambes solides, levant son informateur improvisé en le tenant par le col. Un immense sourire venait d’étirer ses lèvres, et il relâcha son captif qui manqua de se ratatiner par terre sans la poigne de fer du mage pour le maintenir debout.

« Ooh… vraiment ?  Eh bien très cher… il semblerait que quelqu’un de plus intéressant m’attende quelque part dans ces ruelles sombres… »

Il lui fit un signe de la main sans équivoque, et le pauvre monsieur eut tôt fait de déguerpir avant que Crimson n’ait eut le temps de changer d’avis. Le magicien l’aurait bien tué, mais il pourrait toujours retrouver les traces de ce stupide dealer de bas étage. Ce dernier ne refuserait jamais de lui offrir quelques informations, à présent. C’était important d’assoir sa supériorité, de temps en temps, dans le coin. Avec un sourire aux lèvres, le vampire reprit son chemin, se fondant dans les ombres, celles-ci l’accueillant à bras ouvert, comme s’il avait toujours demeuré là. Tandis qu’il progressait dans ces rues étriquées et sales, il se mit à réfléchir. Bien entendu, il était fortement improbable qu’il croise le serial killer en question. Les rumeurs étaient rapides mais souvent mensongères, et même si un tueur passait par là de temps en temps, cela ne voulait pas dire que ce soir il le serait. Tant pis. Les mots de cet imbécile avaient piqué sa curiosité. S’il ne trouvait rien, il pourrait toujours le traquer et jouer avec lui à la place. Il l’aurait bien mérité, de toute manière. C’était déjà un miracle qu’il s’en sorte vivant.

C’est au tournant d’un minuscule passage sentant la pourriture et l’humidité à plein nez que Crimson perçut quelque chose qui attira son attention immanquablement. Peut-être étais-ce une certaine odeur dans l’air, ou le calme presque trop parfait de ce coin qui lui mirent la puce à l’oreille. Seul un homme ayant déjà tué aurait pu s’en rendre compte. L’endroit le plus adapté pour commettre un meurtre, hein ? Si cela n’avait pas été Crimson, et que ce dernier n’avait pas été en pleine traque, peut être aurait-il passé son chemin. Peut-être n’aurait-il pas remarqué que quelque chose était anormal. Cependant, quelque chose l’arrêta. Il était loin de toute activité, l’obscurité l’engloutissait totalement si ce n’était pour la faible lumière des étoiles, ainsi que d’un vieux lampadaire usé au bout de la rue. Et… Il lui sembla qu’il pouvait voir de la lumière venant d’un large bâtiment semblable à un entrepôt, qui autrefois avait dû servir à stocker toutes sortes de marchandises. Il fit quelques pas dans cette direction, faisant bien attention à rester dissimulé, ses sens totalement en alerte. Tandis qu’il avançait, un sourire étira ses lèvres charnues. Et tandis que ses pas résonnaient lugubrement sur les pavés insalubres et irréguliers, il vit la faible source de lumière disparaître. Il n’avait pas pris la peine d’étouffer le bruit de ses talons claquant sur le sol, sans pour autant se montrer. C’était une manière parfaite de jouer avec ses proies… laisser savoir que vous êtes là sans pour autant être visible. Se savoir observé sans pour autant percevoir la position de l’intrus… c’était une source d’angoisse qui était fortement désarmante, et que Crimson se délectait à observer. Cependant, cette fois, la personne semblait avoir réagi au quart de tours. Ainsi, lorsqu’il s’approcha du bâtiment à première vue vide, ce dernier était également plongé dans l’obscurité.

Un bruit de pas se fit entendre à l’intérieur, devenant plus fort à mesure que l’individu à l’intérieur se rapprochait de la sortie. Et, pour une certaine raison, Crimson décida qu’il lui ferait face. Enfin, il s’avança dans la faible clarté lunaire, ses cheveux auburn retombant de chaque côté de son visage taillé dans le marbre en de gracieuses courbes. Son débardeur noir soulignait bien la musculature de son torse, autant que son pantalon lâche lui permettait de se déplacer avec efficacité. Il patienta, serein, observant sans ciller la porte s’ouvrir avec un crissement métallique, puis une silhouette se dessiner face à lui. C’était un homme, dans la vingtaine, les cheveux noir corbeaux et le regard clair. Sa peau pâle rivalisait avec celle du sang-mêlé qui ne bougea pas d’un pouce en le voyant sortir. Son expression était composée, ses yeux froids, sa démarche assurée… Crimson eut un sourire en coin. Si cette personne était en faute – et c’était très certain, étant donné qu’il se trouvait dans un lieu pareil à 2 heures du matin – alors elle avait un contrôle parfait de ses expressions. Cela plu immédiatement au magicien, qui l’écouta prendre la parole avec attention. Malgré l’air nonchalant du magicien et son apparente posture détendue, il était aux aguets. Comme toujours.

« Je peux t'aider, bro? »

C’aurait été presque risible. Ces deux individus qui se faisaient face rivalisaient dans leur attitude posée et calme, comme s’ils venaient de se rencontrer dans les allées d’un supermarché. Au sourire de l’inconnu aux yeux argentés, Crimson fit de même. Il était l’heure d’entamer une petite bataille d’éloquence, semblait-il.

« C’est probable, oui… je cherche quelque chose. Enfin, quelqu’un, pour être plus précis. »

Ses yeux se rétrécirent pour ne devenir que deux fentes dorées, brillant dans l’obscurité comme des étincelles irrésistibles, jaugeant la personne face à lui avec une mesquinerie à peine masquée. Il se rapprocha un peu, en quelques pas mesurés de sa démarche féline, du jeune homme se tenant dans l’embrasure de la porte. C’est alors qu’il sentit l’odeur de sang, subtile, presque imperceptible, qui s’accrochait encore à cette personne. Etant un vampire, Crimson pouvait sentir et reconnaître cet effluve à une distance moyenne. Les rayons lunaires vinrent capturer quelques reflets roux dans ses cheveux lorsqu’il s’immobilisa face au brun.

« Je cherche un certain tueur en série… il faut dire que ça ne court pas les rues. »

Il sourit alors, ses lèvres se retroussant légèrement pour dévoiler ses dents blanches et parfaitement alignées qui brillèrent faiblement dans l’obscurité ambiante. Alors, il reprit d’un ton suave, où la provocation s’insinuait avec ses accents moqueurs.

« … c’est curieux comme l’odeur de sang est persistante. »

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MessageSujet: Re: » Game of Shadows ✖ Crimson || +16 [horror show]   Ven 14 Aoû 2015, 16:25


Ryann & Crimson

Game of Shadows || +16

Tu passes ta langue sur ta lèvre inférieure. Sans aucune gêne, les bras toujours croisés, tu le regardes des pieds à la tête. Une personne normale aurait plissé les yeux quelques fois mais tu ne fais que pencher la tête sur le côté d’un air songeur. Tes mèches noires suivent le mouvement. Ton sens de l’observation fait que tu juges dès le premier regard. La première impression est souvent la meilleure. Tu relèves le sourire en coin qu’il a aux lèvres. Enigmatique. Aucun de vous n’a de réelle raison de sourire et pourtant, vous les faîtes. Chacun d’une manière à vous faire glacer le sang mais aussi à vous faire tomber dans leurs bras. Air détendu, posture décontractée, il a presque l’air serein. Ce que tu remarques par la suite est sa tenue. Du noir. Etant toi-même un adepte, tu n’as rien à redire. Mais cela fait aussi que tu as conscience du fait que c’est une couleur qui passe inaperçue. Ce dernier point fait sonner une alarme dans ton esprit. Néanmoins, rien n’apparaît sur tes traits toujours aussi inexpressifs. Dans ton esprit de psychiatre, son profil psychologique est déjà en train de se dessiner. Mais tu en sais trop peu pour pouvoir t’en vanter. Tu ignores la raison de sa présence en ces lieux. Lieux censés être inhabités.

Tu n’as jamais été celui qui choisis où cela se déroulait. Elle s’occupe toujours de tout. C’est toujours dans des endroits qui appartiennent aux victimes. Pour ne laisser planer aucun soupçon. Tout est calculé à l’avance. Aucune erreur. Aucun détail n’est oublié. Aucune trace. Pas la moindre preuve de votre passage. Seulement un corps. Ou du moins ce qu’il en reste. Comme l’ange de la mort, en plus effrayant. Il semblerait néanmoins qu’elle n’ait pas pris en compte la possibilité que quelqu’un vienne vous déranger. Il bouscule vos plans. Tu as une soudaine envie de lui sauter à la gorge pour lui briser la nuque. Sentir la peau pâle qui semble douce sous tes doigts. Entendre le craquement de ses os sous la pression. Tu te demandes si ses magnifiques iris doré auraient le même éclat, une fois que son corps aura perdu de sa chaleur et que ses lèvres auront pris une nouvelle teinte violette. Six pieds sous terre, il serait sans aucun doute beaucoup moins curieux. Un clignement de tes yeux prend plus longtemps que les autres. Tu chasses les idées noires de Dahlia de ton esprit. Tu sais que c’est sa période de liberté mais il est hors de question qu’elle apparaisse pour le moment. Surtout, en ce moment.

Il ne devrait pas être là. Tu devrais le lui dire. Mais tu oublies cette idée quand il t’annonce la raison de sa présence. Les os de ta mâchoire se font proéminents pendant à peine une seconde, preuve que tu as serré les dents. Tu as encore plus envie de te débarrasser de lui, maintenant. Quel gâchis. Quelle triste perte pour l’humanité. Une paire d’iris aussi beaux. Dahlia s’oppose à cette idée au moment même où elle traverse ton esprit. Tu continues à regarder les yeux qui ne semblent être plus que deux fentes qui auraient pu te faire peur, jadis. A présent, c’est à peine si tu bouges. Il semblerait qu’il y ait eu vent de ta présence en ces lieux. Les rumeurs vont vites. Les nouvelles encore plus. C’est toi qui a lancé la rumeur qu’un tueur en série serait dans ces rues, ce soir. Ton annonce fait que rares sont les personnes qui oseront s’y aventurer avant les premiers rayons de soleil. Heure où tu auras déjà disparu dans les premières ombres du matin. Seules les personnes suicidaires ou cherchant à mourir oseraient se pointer. Cela prouve autre chose au sujet de ton interlocuteur : il n’a pas peur.

Il devrait.

Tu cilles à peine tandis qu’il pénètre ton espace vital. Tu soutiens son regard sans délaisser ton sourire qui en devient narquois quand tu sens l’assurance qui émane de lui. Drôle de personnage.  Lorsqu’il mentionne l’odeur du sang, ton instinct de préservation se met en marche. Il se doute de quelque chose, évidemment. Pourtant, tu réagis comme s’il venait de t’annoncer qu’il faisait sombre. Une évidence. Du sang dans les ruelles sombres, ce n’est pas une chose nouvelle. Tu ne penses même pas à la possibilité de perdre ton sang froid. C’est impossible. Tu sens que Dahlia est mal à l’aise. C’est elle qui t’a mise dans ce pétrin. Mais elle ne pouvait pas prévoir l’arrivée de cet inconnu alors tu ne lui en veux pas plus que d’habitude. Tu fais claquer ta langue  avant d’hausser les épaules. Tu bouges pour te placer correctement, couvrant à présent toute l’ouverture de la porte entrebâillée. S’il pense une seconde qu’il va obtenir une réponse seulement grâce à ses beaux yeux, il rêve. Tu ne t’es encore jamais retrouvé dans ce genre de situation. Une onde de tension crépite dans l’air lourd de brouillard. Tu prends ton lipring entre tes dents, jouant avec quelques secondes avant de répondre avec un tout nouvel éclat dans le regard.

RYANN ✖ Ouais, ma copine a ses règles.

Tu réponds comme si c’était une évidence. Tu dois user de beaucoup de contrôle pour ne pas éclater d’un rire sinistre après ta réponse. Tu n’as pas tenté de cacher ton sarcasme. Aucun signe de ton corps ne trahi ton mensonge. Ton torse s’élève toujours à la même vitesse, aucun tremblement n’est perceptible. Tu as bien veillé à ce que ton langage corporel ne te trahisse jamais. En revanche, autre chose te tape sur le système. Tu aimerais bien y retourner, si possible.

RYANN ✖ C’est curieux la façon qu’a la race humain de se mêler de ce qui ne la regarde pas.

Tu utilises l’exact même ton dont il a fait preuve quelques minutes plus tôt. Mais avec encore plus d’assurance. Un supplément de psychiatre. Tu lèves un sourcil d’un air provocateur, le défiant du regard. Tu ne vois rien de plus à lui dire. S’il s’attend à ce que tu l’invites à l’intérieur pour qu’il vérifie si tu dis vrais, alors il est stupide. Tu es sur le point de l’inviter à disparaître de ta vue quand tu entends un gémissement qui a tout l’air d’un gémissement de douleur. L’écho arrive jusqu’à tes oreilles. Il ne tient pas à sa vie lui, putain. Mauvais timing. Tu sais que ton excuse est à présent foireuse. Tu lèves tes yeux argenté au ciel avant de soupirer, désespéré. Tu es à deux doigts de massacrer l’homme face à toi quand la voix de Dahlia résonne dans ton esprit. Un froncement de sourcil apparaît sur tes traits fins et réguliers, preuve de ce qui se déroule dans ta tête. Pour une fois, tu l’écoutes. Tu ne sais pas pourquoi, mais il semble que ta double refuse que tu le touches ou que tu lui fasses du mal. Il semblerait qu’elle soit surprise du fait qu’il ait découvert sa cachette. Il est vrai que c’est surprenant. Tu regardes l’homme face à toi avec une intensité qui te caractérise essentiellement puis fait un pas sur le côté, ouvrant la porte dans un grincement à vous faire serrer les dents. D’un geste de la main qui montre toute ton ironie, tu l’invites à pénétrer dans la chambre des horreurs.

RYANN ✖ Il semblerait que tu sois plus intéressant que tu en as l’air. En revanche, quand on pénètre dans les enfers, il n’existe pas de chemin de sortie.

Ta réplique énigmatique ne laisse rien paraître. Tu n’attends pas de réponse de sa part. Tu fais en sorte que tes iris prennent leur couleur vert olive et jaune pour deux secondes. Juste un petit coup de théâtre pour faire monter la pression. Tu sais bien où cela va mener. Une fois l’argenté de tes iris de retour, tu lui tournes le dos en faisant quelques pas dans le noir, laissant la porte ouverte. Au milieux du couloir, tu t’arrêtes.

RYANN ✖ Herpès, cesse de jouer à la poupée et allume les lumières, nous avons un invité.

Tu entends les petits pas hésitants à briser le cœur de ton affilié sur le carrelage blanc immaculé. Si c’était Dahlia, elle ne lui aurait jamais fait faire cela. Mais toi tu t’en fous de cette peluche. Tu regrettes presque d’être aussi désagréable avec la peluche sur patte. Quelques secondes plus tard, l’entrepôt est baigné d’une lumière éblouissante. Tu clignes une fois des yeux le temps de t’habituer. De l’entrée, tu vois ton ourson repartir se réfugier dans sa sacoche en se cachant les yeux. Il refuse de voir le spectacle. Petite nature. Malgré le long couloir, tu n’as aucun mal à apercevoir le corps dégoulinant de sang. Cela donne un avant goût à l’homme près de toi. Il peut encore faire marche arrière, il n’a pas franchi le seuil. Néanmoins, s’il recule, tu le tues. S’il avance, c’est Dahlia qui le tue. Dans les deux cas, son destin te semble scellé. Il ne fera pas long feu. Tu prends d’énormes risques. Ce n’est pas ton genre. Mais tu es d’humeur macabre. Tu ne comptes pas encore lui expliquer le délire entre toi et Dahlia. Ce gars était encore un inconnu. Tu laisses seulement Dahlia s’amuser un peu avant d’éclater sa deuxième victime. Deux pour le prix d’un. Il a le privilège de voir l’œuvre d’art avant la première. Il est le premier à pénétrer dans le cœur même des activités criminelles de Dahlia. Il ne doit sûrement pas avoir conscience du danger qui se resserre autour de lui à chaque pas qu’il décidera de faire. Peu importe la direction.

Sous la lumière forte des néons, ta peau semble plus pâle, tes tatouages plus noirs, tes yeux presque transparents, d’une clarté à surprendre. Tu peux à présent regarder l’inconnu dans toute sa spleudeur. Sa tenue prouve qu’il ne fait pas partie de ces racaillent qui trainent dans les ruelles pour se donner un style. Il est élégant. Quelque chose en lui te rappelle étrangement Dahlia. Tu ignores encore quoi. Tu espères qu’il ne tient pas trop à ses vêtements parce qu’ils vont finir dans un piteux état. Non en fait, tu t’en fiches. Tu tournes légèrement la tête vers lui, juste assez pour planter tes yeux aussi scintillants qu’un diamant dans le sien.

RYANN ✖ Tu me cherchais. Tu m’as trouvé.
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MessageSujet: Re: » Game of Shadows ✖ Crimson || +16 [horror show]   Sam 15 Aoû 2015, 11:17



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♟ A perfect night to die.

Crimson jaugea le jeune homme face à lui, appréciant à la lumière de la lune les arabesques sombres se dessinant sur les pans de peau qu’il pouvait apercevoir. La finesse des tatouages recouvrant sa peau pâle le transformait en œuvre d’art ambulant. Sa posture calme était un parfait piège, tout autant que son beau visage attirait et son expression fascinait. Oui, Crimson était fasciné. Soupesant chacun de ses gestes, examinant sa posture étudiée. Son regard suivait chacun de ses mouvements, semblable à celui d’un rapace, perçant et irrésistible. Le sourire épanoui sur les lèvres du magicien ne vacilla pas, au contraire il grandit lorsqu’il remarqua que son interlocuteur lui cachait la vue de l’intérieur du bâtiment derrière lui. Il avait bel et bien quelque chose à cacher… et ça ne devait pas être joli joli. Crimson le sentait plus qu’il ne le savait, et il se laissait guider par cet instinct. A la réplique du brun, notre homme éclata d’un rire mauvais, n’en croyant pas un mot, mais rien dans sa tenue ne changea. Il restait le même personne à l’expression curieuse, au sourire glaçant et aux aguets. L’illusionniste avait beau être fou, il savait pertinemment quel serait le premier réflexe d’un meurtrier sur le point d’être découvert. A ses yeux, il n’était probablement qu’un homme seul, trop curieux pour sa propre santé. Un lieu parfait pour commettre un meurtre, oui… ils se trouvaient dans les ruelles sombres. Faire disparaître deux hommes au lieu d’un n’était pas tâche bien difficile dans ce coin de la ville que la loi sanctarienne n’arrivait toujours pas à réguler. Crimson devait presque ressembler à une proie facile. A cette pensée, il retint un rire cynique qui menaçait de glisser entre ses dents blanches. Lui, une proie. On aura tout vu…

Crimson ne pouvait cependant pas entrer dans ces conditions. Prendre le risque de passer en force ne l’intéressait pas. Il préférait se faire inviter… quoique l’idée d’un affrontement avec cet homme fût intéressante. Mais l’illusionniste n’était pas quelqu’un d’impatient, au contraire. Il trouvait toujours du temps, histoire de bien user les personnes à qui il parle en s’amusant à trouver des failles dans leurs raisonnements…  Lorsque le jeune homme qu’il soupçonnait lui répondit en usant de la même tournure de phrase que lui, joliment envenimée par un sarcasme qui témoignait de son éloquence, Crimson se mit à réfléchir à une manière de passer au travers de cette surface de glace, parfaite, qu’il lui montrait. De trouver une faille, où il pourrait s’insinuer et ensuite briser son mental…

Il n’en eut cependant l’occasion. Un gémissement étouffé, presque inaudible et qui pourtant explosa dans le silence de cette comédie improvisée, retentit en venant de l’intérieur du bâtiment sombre dont l’accusé silencieux gardait l’entrée. Crimson eut le temps d’apercevoir une très maigre lueur s’allumer dans le fond de son regard, qui lui tira un sourire moqueur. Il n’avait même pas eu besoin d’essayer de le coincer, finalement… sa pauvre victime venait de lui offrir une solution sur un plateau d’argent. Un air malsain passa sur le visage du magicien, assez furtif pour passer inaperçu, tandis qu’il pouvait voir les yeux argentés de son vis-à-vis se tourner vers lui, menaçants et glaciaux. Il ne doutait pas un instant que ce dernier allait essayer de se débarrasser de lui, et ses jambes se contractèrent sous son vêtement, prêt au combat, malgré son air toujours aussi calme. Cependant, il prit une expression délibérément moqueuse, sachant que l’homme au masque de fer était acculé.

« Et tu l’as amenée avec toi pour une petite promenade romantique au clair de lune ? »

Leurs regards semblaient lutter véritablement, une tension presque palpable dans l’air, jusqu’à ce que le gardien improvisé de la bâtisse désaffectée fasse un pas de côté, s’effaçant devant Crimson avec un geste du bras théâtral, ironique au possible. Notre illusionniste était un adepte de la dérision, et ne put s’empêcher d’être amusé par son vis-à-vis. Nul doute, ce dernier ne lui faisait pas une faveur… enfin, c’était ce qu’il croyait. Qui des deux se mettait réellement en danger en rentrant en contact avec l’autre ? L’inconscient prêt à pénétrer dans l’antre d’un monstre affamé, ou le pauvre fou qui accueillait le diable chez lui ?

« Il semblerait que tu sois plus intéressant que tu en as l’air. En revanche, quand on pénètre dans les enfers, il n’existe pas de chemin de sortie. »

A cette déclaration, Crimson éclata véritablement de rire. Un rire lugubre, à glacer le sang, et pourtant étrangement attirant. Un sourire calqué aux lèvres, il planta son regard ocre dans celui du brun, ricanant sous son souffle de sa voix grave.

« Cela fait bien des années que j’ai renoncé à quitter les enfers, très cher. »

Son regard doré prit un ton plus sombre, tandis qu’il penchait la tête en avant légèrement sans pour autant rompre le contact visuel. C’est à cet instant que les yeux de son vis-à-vis changèrent de couleur. Un frisson parcourut le dos du magicien, qui observa le phénomène avec intérêt. Si ce petit tour devait en effrayer plus d’un, Crimson ne cilla pas, se contentant d’apprécier le changement, lui faisant songer aux yeux d’un reptile. S’il y avait bien une chose qu’il aimait par-dessus tout, c’étaient les personnes puissantes avec des pouvoirs hors du commun. Lorsque son hôte disparut dans l’obscurité, il fit un pas en avant pour le suivre. Cependant, il resta à l’extérieur un instant, baigné par la faible lumière lunaire qui formait un halo argenté et mystérieux autour de lui, sa silhouette sombre se découpant dans l’entrée. Lorsque la lumière éclaira la scène, le magicien était prêt, une expression énigmatique sur le visage. Ses yeux tombèrent automatiquement sur le massacre.

Le corps ensanglanté et allongé plus loin, rien que de l’entrée, aurait du lui donner des sueurs froides, lui tordre l’estomac, éveiller un instinct de survie, une alarme qui n’existait tout simplement plus en lui. Peur, il aurait dû avoir peur, oui. Mais Crimson avait perdu la capacité à ressentir cette émotion bien trop humaine. La peur n’existait plus dans son esprit tordu, noyée dans les folie qui avait pris il y a bien longtemps le contrôle de son esprit. Alors, du dégoût, il aurait au moins dû être dégouté par une telle scène. Mais non. Au contraire. Un sourire étira ses lèvres, et il prit le temps de fixer son regard dans celui de Ryann, comme pour marteler plus profondément son acte prochain avec provocation. Il fit un pas en avant, son talon frappant le sol sale du couloir, le bruit se répercutant sur les murs un instant avant de mourir plus loin, dans les hauteurs anciennes du bâtiment. Son sourire s’agrandit, dévoilant ses dents éclatantes, et il fit un autre pas. Puis un autre. Il s’avança jusqu’à son hôte, passant juste devant lui sans rompre le contact de leurs yeux.

« Tu me cherchais. Tu m’as trouvé. »

Crimson le regarda un instant sous ses longs cils foncés, ombrageant son envoûtant regard doré. Il prit le temps de détailler le visage fin du jeune homme face à lui, son regard si clair, sa peau pâle, ses cheveux sombres. Une expression joueuse se calqua sur les traits séduisants du joker, qui passa une main blanche dans ses boucles qui à la lumière des néons avaient pris des reflets roux.

« Je ne suis qu’un pauvre arrogant… mais il est vrai aussi que je trouve toujours quelque chose lorsque je le cherche. »

Il sourit de manière moqueuse, esquissant un mouvement vers son interlocuteur, faisant une nouvelle fois crépiter la tension entre eux… avant de se détourner pour lui tourner le dos. Il poussait la provocation au maximum, allant jusqu’à dévoiler son dos à cet individu, pur fou qui se moquait de toute suprématie à priori instaurée. Crimson s’amusait. Il s’avança jusqu’au supplicié, s’arrêtant juste devant lui. Il prit le temps de bien observer l’œuvre de son bourreau. Un parfait mélange d’hideur et de finesse. L’homme avait les yeux grands ouverts, remplis de terreur, d’horreur, de douleur… et Crimson ne fit rien pour soulager sa peine. Il lui fit un sourire ironique d’une cruauté écrasante, se riant même d’un torturé dont les souffrances n’étaient pas achevées. Le tumulte d’émotions de détresse poussées à l’extrême qu’il pouvait lire dans son regard lui aurait presque fait pitié, s’il était capable de s’apitoyer de la sorte. Cependant, il en ressentit surtout un petit frisson de plaisir satisfait. L’effroi sur son visage, rappelant le tableau gravé à vif sur sa peau, était une véritable merveille. La personne ayant réussi à réveiller tant de sentiments sombres et fragiles en lui était purement impressionnante. Un artiste. Mourir de cette manière ne lui déplairait pas tant que cela. Pas qu’il ait l’intention de se laisser tuer cette nuit. Un rapide coup d’œil circulaire dans la pièce, et Crimson pivota sur lui-même pour faire face à Ryann. Sa voix se fit suave, tel le ronronnement d’un immense fauve.

« Je suis impressionné… il est rare de rencontrer une personne prenant le temps d’achever ses victimes de manière aussi artistique. »

Bien entendu, il était rare de rencontrer des personnes faisant des victimes tout court, mais ce n’était pas la peine de le mentionner. Aucun de ces deux hommes n’était ordinaire, de toute manière. Alors, parler du commun des mortels n’avait aucun intérêt. Crimson se rapprocha une nouvelle fois de Ryann, glissant de sa démarche féline, ses muscles roulants sous le tissu moulant de son haut éclairé par la lumière froide du bâtiment. Il se stoppa net juste en face de lui, envahissant son espace personnel, son visage à quelques centimètres de celui du basilic.

« Tu as l’intention de me faire la même chose ? »

Sa voix n’avait été qu’un souffle, presque sensuel, à la fois brûlant et glaçant. Cela ressemblait à la fois à une menace et une invitation, ne cachant plus les terribles abysses de folie se cachant derrière son regard mordoré. Crimson lui tendait une main corrompue, cherchant à voir à quel point cette personne était baignée dans les ténèbres. Le goût du sang lui revint, et ses orbes dorés prirent momentanément une teinte écarlate, imitant à son tour Ryann comme celui-ci l’avait fait plus tôt. Triste mélange entre une comédie et une tragédie, la nuit avait éveillé deux démons aux terribles desseins.

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MessageSujet: Re: » Game of Shadows ✖ Crimson || +16 [horror show]   Dim 16 Aoû 2015, 13:18


Ryann & Crimson

Game of Shadows || +16

Tout au long de ce qu’on peut considérer comme étant un duel entre toi et l’inconnu, ta surface de glace est restée intacte. Pas une seule éraflure n’aurait pu être relevée.  Ton air impassible n’avait disparut que pendant quelques secondes que l’on peut compter sur les doigts d’une main. L’aura de froideur et de glace qui émane de toi a toujours té l’un de tes merveilles atouts pour tenir les gens à l’écart. Ce soir, il a semblé qu’elle n’ait pas été suffisante pour que cet homme ne s’approche pas. Tu ne sais que penser de lui. Il paraît être quelqu’un de normal, à première vue. Mais tu es la preuve vivante que la chrysalide qui sert de corps n’est qu’une protection pour cacher l’horreur au fond de l’être humain. Il est sois fou à lié, sois il ne réalise pas l’ampleur du danger. Dans les deux cas, ce n’est pas à toi d’en juger. Pourtant, ton côté calculateur cherche une logique à ses faits et gestes. Il aurait dû s’en aller au moment même où il avait senti l’odeur constante du sang. Au lieu de ça, il se montrait presque intéressé. Tu as soit affaire à un flic, soit à un criminel. Sachant que tu es toi-même consultant pour la police et que tu en connais les membres, tu sais que cet homme n’en fais pas partie.

Il ne te reste donc qu’une réponse.

Son ricanement passe à travers toi comme un fantôme. Tu l’entends à peine. Le sarcasme ne t’atteint pas plus que cela. Tu ne doutes pas une seconde du fait que si quelqu’un d’autre avait été à ta place, il serait déjà en train de trembler face à un être aussi troublant. Toi, c’est tout le contraire. De toute façon, il n’y a pas plus dangereux que toi, à tes yeux. Alors à quoi bon avoir peur. A quoi bon craindre alors que tu sais que tu es le pire. Tu réagis à peine lorsque tu entends son rire. Un rire qui augmente les battements cardiaques de ta victime. Les tiens en revanche, sont toujours aussi stables. Son rire ne provoque rien à pars te laisse sceptique. Dans ce rire presque aussi terrifiant que le sien teinte une lueur qui le rend irrémédiablement attirant. Ton sourire disparaît de tes lèvres pendant quelques secondes tandis qu’il pénètre le bâtiment. Dès que son regard se pose sur la scène, tu donne un coup de pied à la porte qui se ferme dans un bruit à faire éclater les tympans.  Tes doigts recouverts de tes gants noirs tapotent sur le système de sécurité qui verrouille la porte.  Tu l’as prévenu : pas moyen de faire marche arrière. A moins que tu ne le décides.

La fausse modestie de cet homme fait arquer un sourcil. Est-il assez fou pour se croire le plus intelligent dans la pièce ? Il ne tardera pas à comprendre qu’il a tort. Quand il te tourne le dos, un franc sourire apparaît sur ton visage. Le genre de sourire que tu ne fais presque jamais. A moins que la situation soit vraiment intéressante. Te retrouver face à son dos musclé, ne te fait ni chaud ni froid. Dahlia est surprise par ta réaction, pensant que tu l’aurais pris comme un affront au premier degré. Il en faut tellement plus pour que tu considères cela comme une provocation. De la part d’un inconnu qui risque fortement de ne pas ressortir vivant de ce lieu maudit, ce n’est rien. Tu restes immobile tandis que l’être s’avance vers ta victime. Tu le suis du regard, tes iris caressant chacun de ses membres comme si tu voulais graver son corps dans ta mémoire. Ses cheveux que tu as cru être bruns dans la nuit se révèlent être auburn. Les reflets roux qui les emprisonnent donnent l’impression d’être soyeux. Tu ne seras pas celui qui ira vérifier. Néanmoins, tu n’as aucun mal à avouer qu’il est envoutant.

Toujours dans l’ombre de l’entrée, tes mans gantées dans les poches de ton jean moulant tes jambes à la perfection. Tu fais légèrement crisser les semelles blanches de tes Converse sur le sol avant de faire quelques pas en arrière pour rejoindre un coin sombre de la pièce. Laissant pour seule preuve de ta présente tes iris argenté, tu étudies la réaction de celui qui pourrait être ta prochaine victime. Tu ne seras pas celui qui va en juger, tu laisseras ce plaisir à Dahlia. Pour une fois, elle ne tente pas d’apparaître. Elle semble aussi intéressée que toi par la scène qui se déroule sous vos yeux. Tu ne vas pas tarder à disparaître de toute façon. Tu n’es pas l’auteur de tout cela. La vraie artiste fera son apparition lorsqu’elle jugera qu’il sera temps. Pour l’instant, c’est toi qui gère. Tu t’attends à tout. Un hurlement. Un évanouissement. Même à un rire. Mais la cruauté que tu lis dans son regard lorsqu’il regarde l’homme qui a déjà compris qu’il allait mourir te fait arquer un sourcil. Il semblerait que tu l’ais sous estimé. Aucun cri, aucun hurlement, aucun trait de panique. Cela ne semble vouloir dire qu’une chose, pour toi : tu es face à une personne habituée à ce genre de spectacle. Peut-être pas des spectacles comme les tiens, mais en règle générale.

Tu poses un pied contre le mûr lorsqu’il te fait face. Tu devines qu’il va parler. Tout à coup, tu as la sensation d’être face à un prédateur, pas devant un être humain. Tu as presque l’impression d’entendre Dahlia hurler un « enfin un connaisseur » lorsqu’il t’annonce qu’il est impressionné. Tu ne réponds pas. A quoi il s’attend? Un merci? Sûrement pas. Ce mec devrait être au trou. Mais toi aussi, techniquement. Alors évitons de juger trop vite. En revanche, tu vas l’y envoyer rapidement s’il ne cesse pas d’envahir ton espace vital. Tu n’aimes pas ça. Ton regard s’accroche au sien, le défiant sans gêne. Sa question te fait éclater de rire. Tu renverses la tête en arrière, lui donnant une vue sur la peau pâle de ton cou  tatoué. Ton rire à faire pleurer les créateurs de Saw résonne contre les murs avant que les ondes ne disparaissent après que tu ais cessé ta comédie d’un sarcasme digne de toi. Tu n’hésites pas une seconde à rentrer dans son jeu lorsque tu vois la lueur qui est apparue dans ses iris. Tu prends son menton entre tes doigts, lui interdisant le contact avec ta peau fraiche grâce à tes gants. La distance entre vous disparaît encore de quelques centimètre sans que tu ne le quittes du regard. Un sourire charmeur étire tes lèvres parfaitement dessiné. D’un ton à peine perceptible où se relève toujours la froideur qui te caractérise autant, tu lui réponds sans sourciller.

RYANN ✖ Ca te plairait? Ce n’est pas à moi qu’il faut demander cela.

Tu ne lui laisses pas le temps de répondre. Avec l’agilité digne de ton espèce, tu fais un pas sur le côté avant de passer près de lui sans un regard en arrière. A ton tour de lui tourner le dos. Le temps qu’il se retourne, tu abandonnes ton poste pour le lui confié, à elle. C’est son tour. Votre invité devrait avoir une conversation avec la bonne personne. Tu ne voudrais pas le décevoir, surtout que maintenant tu comprends sans aucun problème la raison pour laquelle Dahlia n’a pas voulu que tu lui fasses du mal. Elle a vu en lui ce que tu as raté, au premier regard : vous avez beaucoup plus en commun que ce qu’il n’y paraît.


Sans cesser de marcher après avoir repris le contrôle de son corps, elle rejoignit sa victime pour étudier son cas de plus près. Sa démarche avait changé, tout comme son corps. Plus fluide, plus féminine, plus féline, plus attirante, plus tape à l’œil. Ses hanches attiraient le regard tout comme sa chevelure d’un blond pâle caressant le bout de sa chemise entrouverte qu’elle ne prit pas la peine de reboutonner. La beauté maudite était à présent à découvert. Il lui sembla que le sang commençait à sécher. Elle allait bientôt pouvoir mettre l’encre puis continuer ce qu’elle avait commencé. Néanmoins, autre chose méritait son attention. Ses longs cils noirs caressèrent ses joues recouvertes de délicates tâches de rousseur tandis qu’elle tournait la tête vers lui, le même sourire que celui de Ryann étirant ses lèvres corail. D’un geste de la main, avec une lenteur et une délicatesse qui la caractérisait si bien, elle lui fit signe de la rejoindre. Elle attendit qu’il s’approche assez pour lever son regard bleu aux reflets violets vers lui. Contrairement à Ryann, elle ne chercha pas à cacher sa curiosité. Après tout, il était le premier à voir l’une de ses œuvres en avant première et à réagir autrement qu’avec un hurlement d’horreur. Cela méritait amplement son admiration. Sous son regard, elle enfila sa blouse et se débarrassa de ses gants de tous les jours pour les remplacer par ses gants de travail. Sa longue chevelure blanche fut attachée pour ne pas qu’elle la dérange. Elle avait peut-être un invité mais cela ne la dérangerait sûrement pas pour travailler. Au contraire, cela lui ferait de la compagnie.

DAHLIA ✖ Serais-ce ma première œuvre que tu vois ? Cela me surprend, je suis de plus en plus connue dans les environs. Pourrais-tu me passer les ciseaux, s’il te plaît ?

Sa voix avait gardé le ton calme de son jumeau. Néanmoins, elle était moins cassante. Plus douce. Plus clair. Plus douce. Plus envoutante. Contrairement à Ryann, elle connaissait la politesse. L’inconnu ne devait sûrement rien comprendre aux événements mais elle ne tarderait pas à lui expliquer. Seulement s’il lui demandait. Elle n’aimait pas parler pour des sottises. Récupérant la paire de ciseaux chirurgicale, elle coupa les fils qui liaient la bouche de sa victime. Ses gestes montraient toute l’assurance qu’elle possédait. Ses doigts ne tremblaient pas, prouvant à quel point elle était habituée à ces gestes là. Elle était habile et d’une concentration que rien ne pouvait briser, comme son calme. Dès que cela fut fait, l’homme tenta d’ouvrir ses lèvres trouées, sèches et dégoulinantes de sang pour hurler mais son corps ne réagit à aucune de ses tentatives, trop asséché. Dahlia sourit, une lueur d’amusement dans ses iris pétillants. Il ne pouvait pas bouger à cause de son poison mais il pouvait crier. Et il allait hurler, elle allait trouver un moyen. Usant d’une pince pour doucement retirer les fils incrustés dans ses lèvres avec une douceur paradoxale sans même se soucier de l’homme près d’elle, Dahlia se permit quelques secondes de silence. Elle claqua des doigts pour attirer l’attention de l’homme allongé sur la table. Dès qu’elle fut certaine que toute son attention était sur elle, elle baissa ses gants et sortit ses crocs pour se mordre le poigner. Elle grimaça à peine lorsqu’elle sentit le goût métallique sur sa langue. Dès que l’homme vit les gouttes de sang, une étincelle s’alluma dans son regard.

Il hurla de toutes ses forces et tenta de se redresser, ses crocs de vampire en avant. A seulement quelques centimètres de lui, Dahlia ne bougea même pas lorsqu’elle entendit son cri strident. Au contraire, elle sourit d’un air félin avant de profiter du fait que ses canines étaient apparut. Attrapant une pince, elle prit l’une de ses canines avant de la tirer en arrière d’un coup sec. Elle prit ensuite la dent entre ses doigts, l’observa d’un air intéressé avant de la mettre dans un petit bocal posé sur la table près d’elle. La série de hurlement qui suivit sonnaient comme une œuvre de Mozart pour elle. Ses mèches d’un blond semblable à du blanc caressait la peau de ses joues, lui donnant presque un air d’ange. Elle regarda les larmes de douleur couler sur le visage de sa victime et les lui essuya d’un geste tendre, presque amoureux. Sentiment qu’elle était incapable de ressentir pour ses victimes, contrairement à ce qu’elle leur faisait croire. Elle ne tarda pas à rappeler qu’elle n’était pas seule. Elle en oublia complètement son poignet blessé.

DAHLIA ✖ Pardon pour ce petit spectacle mais je ne m’en lasserai jamais. C’est un vampire. Il est assoiffé, non nourri depuis des jours. La meilleure torture dans ces cas est de les rendre fou avec ce qu’ils souhaitent le plus. J’ai rarement des spectateurs, comme tu dois t’en douter. Alors très cher, et si tu m’expliquais la raison de ta présence en ces lieux ?

Elle lui sourit d’un air complice où trônait une pointe de folie. Sa fossette apparût sur sa joue quand ses lèvres s’étirèrent. Si belle et pourtant si folle, elle avait été crée pour plaire et pourtant elle était plus paradoxale que le monde.  
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MessageSujet: Re: » Game of Shadows ✖ Crimson || +16 [horror show]   Lun 24 Aoû 2015, 22:27



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♟ A perfect night to die.

Aux éclats de rire de Ryann, le sourire de Crimson grandit davantage. Sa voix faisait froid dans le dos, et ne fit que renforcer l’intérêt du magicien. Le regard doré de ce dernier glissa immanquablement sur la gorge dévoilée de son vis-à-vis, chaste entraperçu de sa peau qui aurait du tenter le vampire qui se tapissait au fond de son être. Cependant, totalement maître de lui-même, il se contenta de profiter de la vue, caressant de son regard la pomme d’Adam du basilic qui dans cette position était saillante, et vibrait avec ses exhalations amusées. Ces dernières allèrent mourir dans l’obscurité, résonnant dans cette pièce à l’allure aussi triste que lugubre, parfait décor pour le scenario qui s’y déroulait à présent. Les sons y ricochaient comme dans une église, mais aucune sainteté ne découlait de ses allées, et aucune prière ne franchissait les lèvres des deux fous se faisant face. Leurs âmes damnées le resteraient encore aujourd’hui, tout comme demain et les jours qui suivront. Le silence pesant de ce bâtiment désaffecté reprit ses droits, nappant les deux individus s’y tenant debout, comme une étreinte offerte par la mort elle-même de ses bras glacés.

Lorsque les doigts du brun au regard emprunt de sarcasme emprisonnèrent le menton de Crimson dans un étau aussi léger que fort, un ricanement roula langoureusement dans le fond de la gorge de ce dernier, aussi doux que le roucoulement d’une colombe et écrasant comme le cri d’une hyène. Le jeu qu’ils avaient entamé n’avait rien de sain, et était emprunt d’un danger si palpable que le magicien aurait presque put le saisir dans sa paume fraîche pour le faire sien. Le goût de la tension envahissait jusqu’à son esprit, envoyant des décharges lancinantes dans son système nerveux qu’il ressentait dans le bout de ses doigts gracieux. La traîtresse mélodie de la folie vengeresse sonnait à ses oreilles comme une berceuse, tout en glissant ses mains aussi froides que celles d’un ange de la mort autour de son cou. Délicieuse insanité, sais-tu à quel point je t’aime, et comme tu me fais pitié… Leurs yeux étaient enlacés en une embrassade sous laquelle ne se cachait plus le couteau tranchant qu’ils pointaient chacun à la gorge de l’autre, se provocant avec un cynisme que les limites du monde même ne semblaient plus mesurer. Car le péril, le terrible ultimatum s’étant mis en marche entre eux n’avait plus rien de mesurable, non… il se définissait seulement par leurs regards qui jouaient l’un avec l’autre, comme deux loups se tournant autour en cherchant la faiblesse de l’autre, pour le soumettre enfin ou bien succomber sous ses coups.  Puis, brisant cet affrontement silencieux que personne autre qu’eux n’aurait pu discerner tant leur posture désinvolte était infaillible, la voix moqueuse du sang-pur retentit dans le vide formé autour d’eux, son souffle venant cajoler les lèvres de Crimson, d’une languissante caresse qui l’aurait fait rire si ses paroles ne l’avaient pas intrigué autant.

« Ca te plairait? Ce n’est pas à moi qu’il faut demander cela. »

Comme une manigance presque trop parfaite, ces paroles vinrent attiser les questions du magicien, dont le regard brûlant transperçait Ryann. Ces paroles avaient déployé une quantité de possibles face à lui qui le rendirent à nouveau muet, son sourire disparaissant tandis qu’une passion intéressée se mettait à scintiller dans son regard. A quoi bon parler ? Il savait déjà que son hôte lui dévoilerait ce qui l’intriguait, comme son subtil discours le lui avait soufflé. Lorsque le basilic fit un pas de côté pour disparaître du champ de vision de l’illusionniste, se positionnant dans son dos, le bruit feutré de ses pas annonça de ses quelques notes le mouvement de Crimson qui pivota d’un seul mouvement souple afin de ne pas le quitter des yeux.

Ou devrais-je plutôt dire, la quitter des yeux. Car devant lui, ne se tenait plus l’intriguant personnage qu’il avait eu face à lui jusque là, mais une magnifique jeune femme qui avançait en lui tournant le dos de sa démarche chaloupée. Ses cheveux blond vénitien, blancs comme de la neige sous l’éclairage blafard des néons, voletaient derrière elle tandis qu’elle s’avançait vers l’homme-cadavre dont elle était l’auteure. Crimson n’en avait aucun doute. Il pouvait le sentir à sa manière de s’approcher du pauvre supplicié avec une touche de douceur déplacée, quelque chose de langoureux qui criait au magicien que la véritable artiste était . Elle pivota doucement, son visage se tournant vers le prestidigitateur qui n’avait pas bougé, perdu dans sa contemplation. Lorsque sa frêle main lui fit signe de s’approcher avec délicatesse, le magicien ne put retenir un nouveau sourire qui étira ses lèvres en une gracieuse courbe qui était différente de celle qu’il avait arborée plus tôt. De ses longues jambes, il franchit la distance qui le séparait de la splendide créature qui lui faisait face. Une demoiselle d’apparence si ingénue, si raffinée, et qui pourtant dissimulait un bourreau sans pitié, faisant souffrir ceux dont elle voulait se débarrasser, avec un goût que Crimson avait rarement pu admirer. Il s’arrêta à quelques pas d’elle, toujours aussi silencieux, son faciès aux traits à la fois doux et bien ciselés semblables à s’y méprendre à une statue grecque entouré de ses élégantes boucles vénitiennes lui offrant un air presque candide qu’il était rare de pouvoir observer chez lui. Voilà un duo terriblement attirant, mais empoisonné jusque dans leurs paroles et leurs sourires, qui aurait pu leurrer le monde entier s’il le fallait tant leur beauté leur offrait un air parfaitement immaculé.

Le regard du mage suivit calmement ses mouvements, deux iris or se mouvant avec douceur dans leur orbite en mesurant la splendide jeune femme qui se tenait devant lui. Lorsqu’elle termina d’enfiler une paire de gants que Crimson identifia immédiatement comme la parure qu’elle utilisait lorsqu’elle accomplissait l’une de ses « œuvres », le magicien jeta un petit regard à l’homme terrorisé qui se tenait ombragé sous leurs silhouettes. Le temps des jeux allait reprendre, mais ce ne serait plus le même genre d’amusement auquel il avait pu gouter avant. Il allait pouvoir observer le maître en action.

« Serais-ce ma première œuvre que tu vois ? Cela me surprend, je suis de plus en plus connue dans les environs. Pourrais-tu me passer les ciseaux, s’il te plaît ? »

Les sourcils arqués du beau sang-mêlé se redressèrent légèrement sans pour autant qu’il ne lève la tête, son regard allant se planter dans celui de Dahlia. Un sourire en coin vint tirer sa lèvre sur le côté droit, formant une très légère fossette au coin de sa bouche, et un rire passa dans ses yeux abrités par l’épaisse couverture de ses cils qui dans la lumière semblaient presque blonds.

« Si j’avais déjà eu le plaisir d’observer l’un de tes travaux auparavant, je pense que notre rencontre se serait effectuée beaucoup plus tôt… »

Crimson ne dissimula pas le compliment qui s’était entrelacé avec ses paroles, tandis qu’il restait penché sur le corps du pauvre homme, tel un collectionneur s’intéressant à une curiosité qu’il avait plaisir à contempler. Sans broncher, il pivota doucement pour observer l’attirail de sa douce compagne avant de lui tendre une paire de ciseaux brillante de propreté et qui pourtant, il le savait, avait déjà du servir à de nombreuses reprises. L’ustensile scintilla légèrement sous les néons, comme un trésor qui pourtant n’en était rien. Alors, sans même y penser, il fit un pas en arrière afin de mieux l’observer. Seule, devant cet homme dont les souffrances n’étaient vraisemblablement pas suffisantes à ses yeux, elle ressemblait à une déesse. Sa chevelure formait un halo pâle autour de sa frimousse innocente où la concentration transparaissait à présent. Ses mouvements étaient sûrs, mesurés, habiles. Elle commettait un acte de mort, d’une horreur à épouvanter les pires malfrats de l’île, avec un calme exemplaire sur le visage, une expression passionnée presque amoureuse qui semblait tromper les lois de la nature elle-même. Elle s’amusait.

Et lui aussi, ô oui. Ses prunelles mordorées brillaient d’un intérêt qui se changeait  chaque seconde en divertissement, et il se prit à la regarder comme un spectateur l’aurait fait devant un spectacle bénin. Puis, elle se mordit, son sang écarlate jaillissant des petites plaies qu’elle avait créées sur sa peau délicate. Un terrible frisson vint prendre d’assaut la colonne vertébrale du magicien, sentant le vampire au fond de son être s’agiter à nouveau, répondant à l’appel du sang comme l’avait fait le ridicule pantin, qui déjà avait perdu à la mortelle beauté qui le surplombait, tout comme la canine blanche qu’elle avait arrachée sans pitié. Les cris de douleur emplirent la pièce, tandis que Crimson sentait une joie morbide grandir dans sa poitrine. Le plaisir que lui apportait la souffrance des autres ne le surprenait plus, et il s’en délectait simplement, comme l’aurait fait un gourmet avec un bon repas. Dans l’écho de ces cris, Crimson songeait aux siens lorsqu’il y a bien longtemps, il s’était retrouvé piégé par la terreur, puis brûlé vif dans l’explosion qui avait ravagé son esprit. Ce souvenir, comme d’habitude, ne faillit pas à lui arracher un sourire malsain, tandis qu’il faisait un pas en avant pour mieux observer l’expression du vampire assoiffé. Ses yeux roulaient dans leur orbite en un mélange d’effroi, de douleur et de folie causée par le manque d’hémoglobine dans son système qui ravirent immédiatement le magicien.

Lorsque la jolie voix de Dahlia s’éleva entre eux, Crimson leva les yeux vers elle, et il l’écouta jusqu’au bout avec un petit sourire appréciateur. Une étrange compréhension semblait passer entre eux, planant calmement dans leurs regards respectivement doré et bleu, une terrible complicité les unissant par leur folie. Le magicien répondit à son charmant sourire, avant d’entonner une réponse de sa voix grave et veloutée.

« La raison de ma présence ici ? Hm… rien de bien compliqué, en réalité. »

Un air dément se peignit sur ses traits séduisants lorsqu’il reprit.

« Je cherchais simplement à me divertir un peu. Ensuite, cela s’est principalement joué sur un hasard… la rumeur est parvenue jusqu’à moi, alors je me suis mis en chasse. »

Il fit une mimique, en haussant les sourcils et les épaules d’un seul mouvement, comme si cela n’avait rien d’exceptionnel. Et pourtant, son regard disait tout le contraire comme l’ironie qu’on pouvait y lire et le léger cynisme qui planait sur son sourire. Mentir ? Il n’en voyait pas l’intérêt. Il n’avait rien à cacher, et encore moins à Dahlia. C’était de renommée commune qu’il était un énergumène imprévisible et dangereux. Après, peu de gens savaient réellement à quel point son esprit était tordu…

« … et je dois avouer que le résultat me ravit. Je m’amuse même plus que ce que j’avais escompté… »

Il sourit, puis d’un regard éloquent, il reprit en jouant sur ses mots.

« Et alors, très chère, comment ressentez vous la présence d’un spectateur tel que moi ? »

Avec un mouvement félin, il saisit de son bras à la musculature dévoilée la chaise haute se trouvant à côté d’eux, la tira vers lui puis grimpa dessus souplement en s’asseyant avec le dossier entre ses jambes. Il appuya ses bras sur le haut du dossier, penchant sa tête sur le côté sans la quitter des yeux.

« Je suis curieux. Procèdes-tu de manière à faire souffrir le plus ta victime ? »

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MessageSujet: Re: » Game of Shadows ✖ Crimson || +16 [horror show]   Mer 26 Aoû 2015, 14:34


Ryann & Crimson

Game of Shadows || +16

La pluie battante sur les carreaux arrivait à peine à ses oreilles. Sonorité monotone au rythme croissant comme décroissant. Ce bruit lui rappelait étrangement celui d’un cœur prêt à s’arrêter à tout moment. Dans une posture droite et raide, elle faisait mine de l’écouter. Son cerveau mémorisait ses dires comme si elle les avait elle-même pensé. Néanmoins, elle préférait l’observer. Tout son jugement se ferait sur l’impression qu’il allait lui donner. Plus elle s’attachait à son regard doré, plus elle se sentait couler. La couleur de ses yeux lui plaisait énormément. Elle lui rappelait les pièces d’or à l’époque où Rome était la plus grande puissance au monde. Son regard allait la hanter pendant un long moment après cette soirée. Elle en était profondément convaincue. Elle avait entendu sa voix claire dont l’écho semblait parvenir jusqu’au fin fond de son âme. Elle ne savait pas encore si cela était dû au fait qu’il soit son premier spectateur. Ses prunelles enflammées laissaient imaginer une tout autre nature. Une nature qui n’était pas inconnu au basilic. Croisant les bras sur sa poitrine, elle posa ses doigts sur ses lèvres rouges, les caressant des bouts des ongles. Pensive, elle baissa la tête en souriant d’un air plus qu’amusé lorsqu’elle vit les mimiques qui étirait les traits parfaits de son interlocuteur.

Le compliment lui alla droit au cœur. Organe qui peut sembler inexistant chez une personne telle qu’elle mais qui restait quand même la raison de son existence. Elle n’avait pas l’habitude d’entendre ce genre de chose. La plupart du temps, elle avait le choix entre « monstrueux « , « inhumain », « terrible » et d’autres calomnies de ce genre. Elle n’ouvrit pas ses lèvres pour le remercier. Elle préférait se délecter du son de sa voix. Si cela ne tenait qu’à elle, il serait le seul à parler. Sa voix avait quelque chose d’hypnotique. Elle voulait en savoir plus sur lui. Il fallait qu’elle en apprenne plus sur lui. C’était une évidence. Néanmoins, elle préférait écouter plutôt que parler. Elle était persuadée qu’elle en apprendrait plus sur lui en l’écoutant qu’en lui posant des questions. Ce qui se révéla juste. Mais son regard de glace ne laissa rien entrevoir de ses pensées qui étaient toutes dédiées à cet être énigmatique qui s’était littéralement incrusté chez elle. Elle prit la main de sa victime dans la sienne lorsqu’elle sentit qu’elle s’était calmée. La douleur devait sans aucun doute disparaître, ou du moins se faire moins présente. Son regard rejoignit à nouveau celui de son invité lorsqu’elle entendit le choix de ses mots.

« S’amuser ». Il considérait donc cela comme un amusement ? Un passe temps ? Dahlia arqua un sourcil, stupéfaite. Elle concevait les choses de la même manière, de ce côté-là. Du moins en partie. Pour elle, c’était une passion. S’amuser avec le futur mort. Le mener jusqu’aux portes de l’enfer. Le pousser à supplier la mort de le prendre plutôt que d’endurer d’autres souffrances. Lui faire perdre connaissance quelques minutes. Le réveiller à nouveau. Lui faire comprendre que non, contrairement à ses espérances, il était toujours en vie. Puis se tordre de rire en voyant l’air horrifié qu’il arborait. C’était tout un art. Il fallait bien se démarquer et elle l’avait fait. Les traits de son visage étaient restés figés en une mimique emplie de curiosité et d’intérêt. Cela ne dissipa en rien sa beauté aveuglante. Ses épaules se soulevèrent avec lenteur et amusement avant de s’affaisser lorsqu’elle entendit sa question. Et voilà qu’elle devait parler de nouveaux. Sinon cela aurait été considéré comme mal élevé, un manque de réponse de sa part. Et elle ne voulait pas que son inconnu disparaisse aussi rapidement.

DAHLIA ✖ Intimidante. Inhabituelle. Excitante.

Ses yeux se mirent à étinceler de manière inhumaine après avoir prononcé ses quelques mots.  Elle le regarda s’installer. Sa posture la fit sourire d’un air craquant. Elle tendit la main vers la seringue pleine d’encre noire avant de la secouer légèrement pour mélanger le liquide. Elle ne lui répondit pas directement. Préférant ne pas briser sa concentration, elle continua à travailler. Remontant ses mèches d’un geste naturel, elle regarda le croquis qu’elle avait fait quelques heures auparavant. Remplissant quelques plaies d’encre noir, elle prenait soin d’essuyer le sang qui continuait à couler et l’encre en trop avec un bout de tissus imbibé d’alcool pour bien le faire souffrir encore plus. Elle cessa après quelques secondes. Elle écouta sa question avec attention et hésita longuement. En un battement de cils, elle avait laissé tomber sa seringue pour se mettre sur sa victime. La rassurant avec un clin d’œil complice, elle s’allongea sur son corps avec agilité. Ses fines jambes entre les siennes et sa tête sur son cœur, elle se tourna sur le côté pour regarder à nouveau son invité. Elle entendit un sanglot échapper d’entre les lèvres de l’homme aux portes de la mort. Elle entendit les battements de son cœur s’accélérer, révélant sa crainte. Elle n’y fit pas plus attention. Ses cheveux éparpillés sur le torse pâle et mutilé, elle caressait son bras squelettique du bout des ongles, bien installée.

DAHLIA ✖ Il faudrait toujours de la lenteur au plaisir et de la vitesse à la douleur mais c’est encore mieux quand on mélange les deux. Enfin, cela dépend du contexte.

Une pointe se malice souligna ses derniers mots. Toujours dans une position digne d’une sirène au chant littéralement mortel, elle repoussa une mèche de cheveux qui venait brouiller sa vision saphir avant de continuer.

DAHLIA ✖ Rien n’est plus jouissif que le sentiment de domination. Ce sentiment disparaît lorsque la vie des victimes s’achève. Je fais donc en sorte de faire durer la peine jusqu’à ce que l’ange de la mort ait pitié. Il faut croire que ce dernier est aussi sadique que moi parce qu’il tarde toujours à arriver.

Une touche d’humour personnelle qui la fit sourire. Elle avait toujours eu un mode opératoire bien à elle. Un chemin qu’elle suivait à chaque meurtre et dont les inspecteurs cherchaient encore la nature. Le jeu ne dépendait pas seulement de la personne tuée mais également de la fuite. Faire disparaître les traces, ne laissait aucun cheveu, aucune goutte de sang, aucune empreinte. Une seule erreur et il est impossible de revenir en arrière. C’est pour ces raisons qu’elle faisait toujours très attention. Qu’elle était tout le temps concentrée. Enfin, dans la mesure où elle était seule avec son esprit fou à lié. A partir du moment où une autre personne autre que le mort est dans la pièce, les choses se corsent. Elle savait qu’un instant d’absence serait suffisant. Pourtant elle se laissa étrangement aller,  se détendant sous le regard félin de l’inconnu. Elle n’osa pas lui poser d’autres questions. Elle le laisserait se confier s’il en sentait le besoin. Pour le moment, elle avait encore un homme vivant sous les bras. Littéralement. Elle se redressa avec facilité pour s’asseoir sur le bord de la table en fer. Le corps de sa victime toujours immobile sous l’effet du venin commençait à trembler, signe que son poison commençait à se dissiper, comme elle l’avait deviné.

Les pieds à quelques centimètres du sol, elle s’amusa quelques secondes à les balancer d’avant en arrière dans un adorable mouvement enfantin. Un plan se formait dans son esprit tandis que son regard ne quittait pas celui du mage. Elle n’avait jamais partagé son secret avec personne. Jamais travaillé, devant personne. Il devait se sentir privilégié, et unique. Mais plus elle le regardait, plus il la troublait. Elle était intelligente. Assez intelligente pour donner l’impression de ne pas l’être. Elle était d’une simplicité irrésistible, d’un charme aussi hypnotique que glacial. Elle se tourna juste assez pour desserrer les liens de l’homme immobilisé sur la table d’opération.  Elle le vit bouger ses doigts : il allait bientôt pouvoir bouger. Parfait. Quand elle se retourna, elle mit son bras bien en évidence avant d’attraper un scalpel, faisant une entaille assez profonde pour saigner pendant de longues minutes. Elle laissa le sang couler jusqu’à ses longs doigts pleins de bagues. Folie parfaite. La douleur lui était inconnue, elle ne la ressentait plus. Elle tendit ses mains aux ongles parfaits et à la peau pâle scintillante sous les néons vers le mage, comme une demande silencieuse de lui donner ses mains. Elle avait envie de toucher sa peau pour vérifier qu’il était bien réel. A quelques centimètres de lui, elle laissa ses mains retomber, attrapant le bord de la chaise où il s’était installé. Avec force, elle la tira vers elle jusqu’à ce que leurs jambes se touchent. Se penchant dangereusement vers lui, elle plongea son regard dans le sien.

DAHLIA ✖ Qui êtes-vous ?

D’un geste lent, comme si elle craignait sa réaction, elle frôla ses lèvres parfaites et délicates des doigts, un mouvement semblable à un frôlement. Mais assez pour y laisser une belle, sublime trace du sang qui était restée sur sa peau. Elle se permit une seconde pour se délecter de la vision de ses lèvres teintées de rouge puis un sourire malsain étira les siennes. Elle disparut de son champ de vision au moment même où le futur cadavre se redressa en avant, attirée par l’odeur du sang. Dahlia la regarder se jeter sur le visage de son invité, prêt à lui sauter au cou pour se nourrir. Néanmoins, ses chaines avaient été desserrées juste assez pour qu’il ne puisse plus bouger lorsqu’il aurait atteint une certaine distance. Distance qui semblait s’arrêter à quelques centimètres du visage du mage. Pas du tout surprise et ayant calculée le mouvement à l’avance, elle se plaça derrière ce dernier ce dernier, observant sa victime se déchaîner pour tenter de se libérer. Elle vit les chaînes lui serrer les poignets et les griffer en profondeur, le blessant encore plus. Elle se pencha en avant, juste assez pour murmurer quelques mots près de l’oreille gauche du bel homme. Les pointes de ses cheveux à présent détachés frôlaient à peine le sol tandis qu’elle chuchotait d’une voix dangereusement captivante.

DAHLIA ✖ La pire des tortures et de désirer quelque chose, penser pouvoir l’avoir, et réaliser qu’on en est loin.

Elle avait expliqué sa dernière expérience en quelques mots. Elle se redressa avec un sourire, mais ne s’éloigna pas, préférant la folle proximité de leurs deux corps. Elle sentait presque leurs auras sombres se mélanger. Elle posa un rapide regard sur son bras ensanglanté. Elle avait presque envie de laisser le torturé se nourrir d’elle pour se débarrasser de tout ce liquide visqueux sur sa peau parfaite. Mais non, elle n’allait pas lui donner ce qu’il désirait le plus au monde. Elle préférait observer la réaction de son invité, espérant et persuadée, qu’il ne la décevra pas.
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MessageSujet: Re: » Game of Shadows ✖ Crimson || +16 [horror show]   Jeu 27 Aoû 2015, 00:03



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YOU DON’T FEEL ALIVE ANYMORE,
DO YOU?
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BECAUSE YOU’RE STILL TOO
PRECIOUS TU BREAK.❞ - Kyouzou Requiem




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« Intimidante. Inhabituelle. Excitante. »

Aux douces tonalités de sa voix, Crimson ne put retenir un sourire. Excitante… voilà un mot qui traduisait parfaitement l’atmosphère enveloppant ces deux individus si particuliers, perdus et pourtant se retrouvant parfaitement dans ce sentiment. Les éclats étranges rappelant les prunelles d’un monstre passant dans son regard ne la rendaient que plus charmante aux yeux de l’illusionniste, qui s’amusait à détailler ce parfait oxymore. Elle était si belle, si fraîche, si gracieuse ; et là où on attendait d’elle des caresses amoureuses et des paroles au goût de miel, l’on trouvait une violence inouïe, un calme soumettant à sa force l’horreur et la peur, enseveli majestueusement sous sa frimousse trompeusement candide. Tout dans son apparence paraissait fait pour qu’elle soit le piège parfait ; oui, un piège d’une perfection à rendre jaloux le diable en personne. Elle, vous leurrerait par ses simples sourires, et tout homme prendrait la délicate main qu’elle tendait comme une promesse de tendresse. Ils étaient tous stupides, ces pauvres corps perdus, chutant dans l’abysse de flammes qu’elle ouvrait sous leurs pieds. Et Crimson souriait encore, songeant à toutes ces âmes oubliées dans des labyrinthes de douleur ne cherchant que la délivrance de la mort qui ne semblait jamais arriver. La femme qu’il avait face à lui était telle une délicate rose poussant dans un marécage, un diamant au milieu d’une mine de charbon, dont l’éclat éveillait la convoitise. Cependant, il ne fallait jamais oublier que la rose a des épines, et que le diamant est indestructible. Elle traçait un chemin sublime, laissant derrière elle désolation et mort. Une véritable beauté…

Puis, les paroles de Crimson la poussèrent à s’arrêter à nouveau. Calmement, sans protester, il l’observa réfléchir, ses longs cils gracieux formant des motifs semblables à de la dentelle sur ses joues rosées. Puis, elle se mit en mouvement de manière si rapide qu’elle ressemblait à un esprit, ses longs cheveux prenant leur envol autour de son charmant visage comme une paire d’ailes tandis qu’elle se positionnait sur le corps de sa victime. Celle-ci émit de petits gémissements où la terreur s’entrelaçait délicieusement avec la douleur se calmant peu à peu. Pour le moment… Pensa le magicien avec cruauté. Ce dernier n’avait d’ailleurs aucunement bougé, immobile comme une sculpture de marbre blanc, ses yeux dorés scintillant de manière enivrante sur son visage comme ceux d’un rapace – vigilants, impitoyables, irrésistibles.

« Il faudrait toujours de la lenteur au plaisir et de la vitesse à la douleur mais c’est encore mieux quand on mélange les deux. »

Et les dieux savaient à quel point Crimson voyait les choses de la même manière – si quiconque était réellement capable de comprendre ce que recelait son esprit torturé. La lueur d’intérêt dans son regard s’alimenta une nouvelle fois, fixé avec force dans celui azur de son hôte. Aux prochaines paroles qu’elle prononça, un sourire vint fleurir sur ses lèvres délicates, en même temps que celui de l’illusionniste, immanquablement rappelé par la petite touche d’humour qui teintait ses dires. Il était de coutume pour Crimson de s’amuser de ce genre de choses seul, raison pour laquelle il avait toujours un sinistre sourire collé sur ses lèvres charnues. Tant de choses en ce monde l’amusait, que peu pouvaient déceler, ou apprécier comme divertissantes. Mais comme toujours, il marchait à l’encontre du courant, se moquant de toute convention préétablie et jouant à outrepasser toutes les limites que le monde lui imposait. Un fou. Un délinquant. Un original. Un être différent. Tant de mots pouvaient tenter de capturer sa nature, sans pour autant réussir à placarder ce qu’il était avec certitude. Etait-il même définissable ? Et lui, qui avait toujours été seul sur cette route de dépravation, de doutes, de sarcasmes, de désirs furieux ; lui qui avait été couronné roi d’un monde sans fond, sans perception, où tout se confondait et où la vie ne devenait plus qu’une série de questions, il avait trouvé une personne lui ressemblant.

Sur leurs chemins déviants, eux seuls pouvaient se reconnaître au travers de la foule d’individus qu’ils rencontraient. Au premier coup d’œil. Une intuition, un souffle, une connexion discrète ; qui sait, et peu importe. Toujours est-il qu’ils s’étaient vus dès le début tels qu’ils sont réellement. Et à présent, le plus intéressant commençait. Mesurer jusqu’à quel point l’autre est pareil, à quel point l’un est au niveau de l’autre… C’était une partie captivante où se défiaient des nerfs en acier, des yeux qui semblaient avoir tout vu et des lèvres dégoulinantes d’un savoir inavoué au goût sucré de la malice et amer de l’ironie. Et toutes les paroles qui pour l’instant avaient été échangées créaient chez Crimson un sentiment de nouveauté, quelque chose de terriblement excitant qu’il n’avait jusqu’alors jamais pu expérimenter. Et il avait soif. Soif de savoir, d’en apprendre plus sur cette jeune femme lui faisant face dans toute la splendeur de ses ombres démasquées.

Crimson l’observa se redresser sans un mot, n’ayant rien à ajouter à ce qu’elle avait dit. Car ses paroles étaient une évidence pour lui, quelque chose qu’il savait partager avec quelqu’un à présent. La relation du magicien avec la douleur était effroyablement subtile, et c’était probablement le trait de sa personnalité tordue qui le rangeait d’office dans la catégorie de « dérangé mental », comme ces personnes idiotes et banales à en pleurer s’entêtaient à l’appeler, incapables de voir plus loin que ces cases d’une étroitesse qui faisaient rire le vampire. Car oui, il aimait voir les gens souffrir ; plus que cela… c’était quelque chose d’extrêmement jubilatoire à ses yeux, tout comme il appréciait entendre les gémissements voluptueux des femmes qu’il attirait dans ses draps, observer leur expression sous ses caresses qui en avait fait haleter plus d’une…
Mais si la domination était une chose, l’illusionniste possédait une seconde facette que personne ne connaissait réellement. La douleur… s’il aimait la voir sur le visage d’autres, l’entendre dans leurs voix déchirées, alors il ne l’aimait que plus lorsqu’il la ressentait. La douleur était son ultime faiblesse et force, qui siégeait telle une reine dans son palais de cristal au centre du dédale que formait à présent son esprit. Elle était sa suprême amante, secrète mariée qui restait langoureusement lovée tout contre sa peau en permanence, partie intégrante de son être.

Et alors, ses yeux rencontrèrent à nouveau ceux saphir de la jeune femme lui faisant face. Leurs regards restèrent entremêlés, sans qu’ils ne parlent. Crimson attendait. C’était une de ses spécialités. La patience était un de ses points forts, et comme à chaque fois, il savait que le temps lui offrirait ce qu’il désirait. Qu’attendait-il ? Ah, ça… un mouvement de la part de Dahlia ? Une parole ? Un cri ? Il n’attendait que la suite du spectacle… Et lorsque cette dernière finit par pivoter pour desserrer les liens de son supplicié, Crimson savait qu’il ne serait pas déçu. Personnification même de la moquerie, il ne daigna toujours pas remuer, restant sur son siège en passant son regard brûlant sur la frêle silhouette de sa compagne. Lorsqu’elle pivota pour lui faire face, le mage savait qu’elle préparait quelque chose de particulier. La lame du scalpel scintilla sous la lumière du néon, comme un piètre avertissement… puis du sang. Cette fois-ci, il ne coula pas que quelques gouttes de la plaie béante qu’elle s’était faite dans l’avant bras, mais bien suffisamment pour rendre véritablement fou le vampire torturé, et éveiller l’appétit de celui qui se pâmait dans les entrailles de Crimson.

L’odeur de son sang était enivrante comme du vin, sucré, doux, entêtant… un bouquet que le magicien n’avait pas eu beaucoup l’occasion d’apprécier ; ainsi, il le reconnut immédiatement. C’était une odeur propre au liquide vital des individus ayant le pouvoir de se changer en créatures mythologiques, et tout ce qui s’y rattachait. Et voilà qu’elle resplendissait, cette effroyable ange des Enfers, la main tâchée par sa propre hémoglobine d’une écarlate attirante, sous cette lumière blafarde qui ne semblait que la sublimer. Perché sur son fauteuil, la transperçant de son regard, Crimson ne montra aucun frémissement, aucune faiblesse qui aurait pu trahir sa nature vampirique. Il se contentait de la contempler, fasciné et lui-même terriblement fascinant. Lorsqu’elle lui tendit sa main entachée, comme une invitation même à sombrer dans les plaisirs de la folie, Le regard du beau sang-mêlé glissa jusqu’à ses doigts d’où perlaient des gouttes vermeilles, semblables à de minuscules rubis. Mais avant même qu’il ne se décide à la toucher du bout de ses doigts pâles, elle attrapa la chaise sur laquelle il était et le tira à elle avec force, ses mèches blondes formant un rideau autour de leurs deux visages tandis que leurs yeux se nouaient à nouveau. Le contact de leurs jambes les ramena à une réalité à laquelle aucun des deux ne semblait appartenir, les liants à nouveau à la Terre par cet effleurement physique dangereux. Penchée sur lui, son parfum l’enveloppa tout entier, et il se prit à sourire face à son regard passionné qu’il lui rendait, empli d’intérêt et de curiosité.

« Qui êtes-vous ? »

Cette question, comme une évidence, résonnait entre eux, emplissant leur espace vital qui ne faisait à présent qu’un. Qui êtes-vous ? C’était une question si simple, et pourtant en laquelle Crimson lisait beaucoup plus d’interrogations. Lentement, avec une douceur remarquable, Dahlia passa ses doigts ensanglantés sur les lèvres du magicien, et à cet instant, dans l’étreinte de leurs regards, ses yeux prirent une couleur écarlate magnifique s’harmonisant avec le rouge qui teintait à présent sa bouche. Un sourire énigmatique vint s’y peindre, tandis qu’il penchait légèrement la tête en arrière, rapprochant inévitablement ses lèvres du visage de la basilic.

« Je suis Crimson. »

Sa réponse, aussi laconique qu’elle puisse paraître, résumait à la perfection qui il était. En réalité, qui était-il ? Un magicien ? Un séducteur ? Un tueur ? Rien, rien…non, rien n’était jamais à la hauteur de son propre nom, qui n’en était même pas un. Il était un homme sans identité, il n’était personne. Il était Crimson.

Alors, son enjôleuse s’effaça sur le côté sans prévenir, juste au moment où un bruit assourdissant de chaînes emplissait la pièce, ricochant contre les murs avec force, dramatiquement en rythme avec les pas désespérés du vampire torturé qui se jetait en avant vers le magicien. Ce dernier ne cilla même pas, restant imperturbablement assis sur sa chaise sans se détourner ou frémir. L’odeur du sang du prisonnier vin se mêler à la senteur de celui qui se trouvait sur les lèvres du cruel adonis, qui planta son regard avec dureté dans celui du martyre enchaîné, dont le souffle haché venait caresser la peau pâle de son visage magnifique. Il était si pitoyable, à se démener ainsi… pauvre fou. Aux susurrations de Dahlia, Crimson ne put retenir son sourire. Il ricana sous son souffle, au nez de cet homme qui souffrait.

« Je n’aurais pas dit mieux… quelle splendeur… »

Il pouvait sentir l’envoûtante présence de la sang-pur dans son dos, dont il se délectait avec tranquillité, étudiant calmement le visage tourmenté de son vis-à-vis. Puis, son sourire refit surface avec cruauté, et il passa langoureusement sa langue sur ses lèvres, happant le sang au passage avec délice, pour mieux rappeler au supplicié qu’il ne pouvait pas y goûter. Puis, s’étant amusé de cela, il pivota son visage vers Dahlia pour la regarder dans les yeux avec intensité, son regard ayant repris sa teinte mordorée originelle.

« Enfin… tu disais que c’était la pire des tortures, n’est-ce pas ? »

Il soutint son regard un instant, pour bien la laisser réfléchir à ce qu’il allait dire, puis reprit avec un air malicieux extrêmement attirant.

« … Pourquoi ne pas essayer de l’élever à un autre niveau ? »

Il haussa son sourcil arqué de manière séductrice, avant de saisir entre ses doigts de pianiste la main ensanglantée de la jeune femme.

« Après avoir réalisé que la chose que l’on désire est hors d’atteinte, n’y-t-il rien de plus douloureux et frustrant que de voir quelqu’un d’autre en jouir ? »

Ses lèvres s’étirèrent en un sourire séduisant, puis avec douceur, tel un gentleman, il déposa ses lèvres sur le dos de sa main, les recouvrant une nouvelle fois du délicieux liquide. Sur ce, il lança un regard éloquent à l’autre homme dans la pièce, qui roulait des regards fous et fixant le sang qui se trouvait à nouveau sur sa bouche, claquant ses crocs dans le vide avec un désespoir risible. Le magicien, peu perturbé, recommença le même manège qu’auparavant, essuyant de sa peau les dernières gouttes écarlates, sentant un plaisir particulièrement malsain grandir en lui tandis qu’il voyait le vampire face à lui perdre la tête de plus en plus.

Ce dernier forçait de plus en plus sur ses chaînes, poussé comme par une force supérieure, ses membres se torturant dans ses liens, sa voix émettant des grognements gutturaux sauvages qui lui donnaient l’air d’un vulgaire animal. Doucement, le sang-mêlé leva un doigt qu’il plaça sur ses lèvres.

« Chhh, mon garçon… »

Alors, un air horriblement malfaisant sur ses traits, Crimson usa de son pouvoir de manipulation de la lumière, s’amusant à lui peindre l’illusion d’une source de sang frais, juste sous son nez, qu’il ne pourrait jamais atteindre. Les images et les odeurs devaient toutes se confondre dans son esprit malmené, et bientôt ses cris rauques se firent plus forts, et l’énergie qui l’avait poussé plus tôt décrut. Crimson savait à quel point il était près de lâcher prise totalement. Etant lui-même un vampire, et s’étant intéressé à la matière, il n’ignorait rien de la douleur, le manque que procurait la faim. Cependant, il avait acquis un contrôle parfait de ses pulsions sanguinaires, chose que celui qui lui faisait face n’avait apparemment pas su maîtriser… Alors, le magicien claqua des doigts juste au niveau de l’oreille du scarifié, et ce dernier sembla perdre pied et s’affaissa vers le sol en grognant et secouant la tête. Le manque rendait tous les sens des vampires plus accrus, d’une manière nuisible car alors toute chose extérieure devenait une agression. Son, lumière, effleurement… Ils ressentaient tout avec une force qui à leur tour les rendait fragiles. Crimson sourit. Pathétique.

Son petit manège prenant fin, Crimson glissa de son siège avec souplesse afin de faire face à son hôte qui, il le savait, l’avait observé jusque là. Il s’était amusé délibérément, prenant le test qu’elle voulait qu’il passe. Peut-être à présent savait-elle un peu mieux qui il était… Il lui fit un sourire sombre, s’approchant encore un peu plus d’elle en la surplombant de sa carrure avantageuse, et se pencha à son tour au dessus d’elle pour plonger son regard dans le sien. De sa main pâle, il vint cueillir un de ses mèches platine, et l’écarta pour la placer derrière son oreille afin de pouvoir mieux la regarder.

« Et vous… qui êtes-vous ? »

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MessageSujet: Re: » Game of Shadows ✖ Crimson || +16 [horror show]   Jeu 27 Aoû 2015, 14:38


Ryann & Crimson

Game of Shadows || +16

Crimson. Elle aimait ce prénom. Elle trouvait qu’il lui correspondait, en quelques sortes. Elle pensa instinctivement à la couleur qui lui rappela le rouge carmin du sang qui continuait de couler le long de son bras. Elle murmura son prénom à voix basse, juste pour voir comme il sonnait entre ses lèvres. Un sourire apparut sur son visage, signe qu’elle aimait bien le résultat. Son regard glissa sur ses lèvres lorsqu’elle le vit se rapprocher dangereusement d’elle. Elle fut presque surprise en voyant le doré de ses yeux faire place à un rouge aux allures macabre. Elle s’en était à peine doutée. Il n’avait rien montré face aux litres de sang répandu. C’était à peine s’il avait réagit. Il grimpait dans son estime sans s’arrêter, semblait-il. Et cela continuait. Figée près de lui sans même battre des cils, son regard scrutateur ne le quitta pas. Elle ne fut pas déçue. Où elle attendait de la crainte, elle vit de la cruauté. Où elle voulait un sourire, elle eut un ricanement. C’était de mieux en mieux. Elle ne chercha pas à cacher sa satisfaction, un sourire malicieux étirant ses lèvres carmin. Elle ne put détourner le regard de ses yeux aussi étincelants et précieux qu’un rubis.

Elle arqua un sourcil d’un air interrogateur lorsqu’il remit son affirmation en question. Là pour le coup, elle ne savait pas à quoi s’attendre et ce voile de mystère qui semblait apparaître à chaque fois qu’il entrouvrait les lèvres fit son apparition à nouveau. Lorsqu’il haussa un sourcil, elle pencha la tête, curieuse. Elle faillit refermer sa main lorsqu’il la saisit. Elle n’avait pas l’habitude de ce genre de geste, surtout lorsqu’elle ne pouvait pas les prévoir. Avec un calme digne d’elle, relâcha les muscles de ses doigts qui étaient toujours sous pression. Elle comprit ce qu’il avait en tête. Intriguée, elle détourna le regard pour regarder le torturé lorsqu’elle sentit ses lèvres encore plus douces qu’elle ne l’avait imaginé se poser sur sa peau. Rares étaient les personnes qui avait goûtés ce liquide vital qui la maintenait en vie. C’était un spectacle hors de prix. La fatigue pouvait se lire sans problème sur le visage du tourmenté dont la frustration augmenté à chaque coup d’œil vers eux. Une satisfaction perfide se fit ressentir en elle lorsqu’elle vit à quel point il était pathétique. Tout cela grâce à Crimson. C’était du pur géni. Il ne semblait ni perturbé ni prit de panique. Un habitué.

Les bruits bouleversants échappant d’entre les lèvres à peine existantes du condamné attirèrent le regard moqueur du basilic. Espérait-il vraiment pouvoir obtenir ce qu’il désirait ? L’espoir ne les quittait-il donc jamais ? Captant l’air presque maléfique qui étira les traits du mage, Dahlia devina ce qui allait suivre. Ses prunelles reflétaient  des éclairs tandis que l’intensité des cris redoublait. Capacité de torture ? Non, ce serait bien trop facile. Une pointe de curiosité s’éveilla en elle. Elle voulait savoir ce que le torturé voyait et qu’elle ne pouvait voir. Mais son imagination fit le reste, elle pouvait deviner sans aucun mal. Même pas capable de résister à un pouvoir, il semblait que sa vie commençait à prendre fin. Dahlia en fut presque attristée. Elle aurait voulu que le spectacle captivant donné par Crimson dure plus longtemps. Elle ne s’était attendu qu’au prologue, il lui offrait toute l’œuvre. C’était passionnant. Il avait réussit  avec brio. Plus qu’elle n’avait put l’espéré. Elle dû s’avouer qu’elle l’avait sous estimé. Il était plus émouvant que n’importe qui d’autre.

Elle sentit sa main quitter la sienne alors qu’elle continuait à regarder le supplice du vampire qui n’émettait plus que des gémissements semblables à ceux d’un chien blessé. Ses cils eurent à peine le temps de caresser ses pommettes que Crimson se trouvait déjà face à elle. Elle posa sur lui un regard inexpressif mais perçant. Elle retirait ses gants lorsqu'elle le sentit prendre l'une de ses mèches aussi douces que de la soie entre ses doigts. Ce mouvement la laissa de glace. Elle ne s'y attendait pas vraiment. À vrai dire, elle ne savait pas à quoi s'attendre, avec Crimson. C'était là tout son intérêt. Elle lisait en l'être humain avec une facilité à faire hurler Freud. Elle devinait les réactions avant que les autres ne décident eux mêmes de leurs gestes. Elle étudiait tout pour ne pas être prise par surprise. Mais là, c'était différent. Ils étaient d'égal à égal. Clignant des yeux comme si elle était sur le point de s'endormir, elle réagit à peine à ce geste. Elle pouvait presque ressentir le lien qui s'était établi. Entre tous ces incompétents sans aucun côté artistique, il lui sembla qu'elle avait enfin trouvé quelqu'un qui lui correspondait. Cela lui paraissait encore impossible. Il ne devait être qu'un mirage. Il était bien trop parfait pour être réel. Elle attrapa son poignet lorsqu'il remit sa mèche en place, lui accordant un contact direct avec sa peau. Une onde de fraîcheur la traversa. Malgré la différence évidente de taille, leurs esprits étaient connectés, comme deux fils entremêlés et impossibles à détacher. Sous son regard troublant, elle déposa un baiser aussi léger qu'une plume sur son annulaire. La douceur de ce geste contrasta avec la douleur qu'elle voulut provoquer en planta ses ongles dans la peau de son avant bras au même moment. Elle brisa le contact comme une coupe de cristal allant s'écraser au sol, laissant des dizaines d'éclats autour d'elle et qui semblait si bien reflété ses iris aux particules violettes.

DAHLIA ✖ Pour certains je suis un cauchemar. Pour d'autres, plus rares, je suis juste Dahlia.

Sa voix représentait son état d'esprit. Un simple murmure, aussi calme que la nuit, aussi brûlant qu'une flamme, aussi tranchant qu'une lame. Elle profita de leurs positions. À première vue, il prenait incontestablement le rôle de dominant. Mais si on observait de plus près, on n'aurait eut aucun mal à remarquer la posture décontractée et assurée de Dahlia qui ne cachait plus rien de sa nature. Maintenant qu'elle savait qu'elle n'avait plus rien à craindre, elle pouvait lâcher le fauve qui était emprisonné en elle comme une malédiction n'attendant que d'être établie. Elle plissa légèrement les yeux comme si elle tentait de briser sa carapace pour lire en lui. Elle fit un pas en avant, essuyant une trace à peine visible de sang qui était resté le coin de ses lèvres qui avaient dû hanter les rêves de tellement de condamnés et être les désirs de tellement de damnés. Son sens de l'observation incomparable avait fait qu'elle l'avait remarqué sans difficulté. Elle était perfectionniste. Il suffisait de l'observer quelques minutes pour le comprendre.

DAHLIA ✖ Vous avez des yeux d'une couleur troublante. Cela s'accentue lorsqu'ils changent de teinte. Je ne sais pas laquelle des deux je préfère. Elles révèlent ce que vous êtes. Et j'adore vos prunelles.

Elle souffla sur l'une de ses mèches auburn avant de faire un pas en arrière. Pas du tout mal à l'aise après cette déclaration. Tandis que d'autres femmes n'auraient jamais osé être aussi directe, elle ne voyait pas l'intérêt de cacher une évidence. Il avait des yeux magnifiques, il n'y avait pas de honte à le lui dire. Ils lui en avaient appris plus sur lui que n'importe quoi d'autre. Maintenant, elle connaissait sa nature. Vampirique. Ca ne faisait que lui rajoutait de l'intérêt. Ses êtres obligés de se nourrir d'autres personnes pour rester en vie n'étaient-ils pas les plus fascinants de tous? Elle savait qu'il lui cachait encore bien des surprises, le meilleur restait sans aucun doute à venir. Le mystère avait toujours eu son charme et en tant qu'addicte, elle en était consciente. Elle rejoignit l'homme qui se remettait à peine de ce qui lui avait été affligé par le vampire en quelques enjambées. Tout à coup, il lui parut d'une banalité ennuyante. En présence d'un être aussi passionnant que Crimson, tout le reste n'était que vermine digne d'être écrasé au premier coup d'œil, sans aucun intérêt.

Une autre paire de gants aux mains, elle planta une aiguille dans les veines du vampire assoiffé. Trop faible pour tenter quoi que ce soit, il ne pût rien faire d'autre que de contempler la diablesse aux airs angéliques qui se tenait près de lui avec un sourire qui lui annonçait sa mort. Elle avait beau lui avoir causé les souffrances les plus atroces, il n'arrivait pas à ressentir de la haine envers elle. Sa beauté faisait disparaître toute colère. Il allait mourir dans les prochaines minutes, vidé de son sang, asséché, les ongles en moins, la langue en moins et une canine en moins et pourtant, à ses yeux c'était toujours un ange venue le conduire à sa tombe. Regardant la poche vide s'emplir du sang restant dans l'organisme du futur mort, Dahlia signa son œuvre avec une rapidité épatante, preuve qu'elle l'avait fait une bonne dizaine de fois. En attendant, elle retira sa blouse, se débarrassa à nouveau de ses gants, fit craquer sa nuque comme si elle venait à peine de se réveiller. Son travail pour la soirée était finit et il lui restait bien du temps devant elle.
En temps normal, elle serait rentrée chez elle pour chercher la prochaine victime mais cette fois-ci, elle préférait rester en compagnie de Crimson. Ce serait un blasphème que de raccourcir cette entrevue passionnante entre deux personnes de mêmes natures.

DAHLIA ✖ Il allait mourir dans les prochaines minutes de toute façon. C'est toujours trop court. Mais laissez-moi deviner l'une de vos capacités. Illusionniste? Je serais curieuse de savoir ce que vous pourriez me faire voir, Crimson.

Sa voix sonnait comme un requiem profond et aux airs mélancolique. Une mélodie dont on ne désirait jamais la fin, au risque de ne plus pouvoir l'entendre à nouveau. Elle attrapa une trousse posée sur la table et passa près de l'homme sans vie gisant sur la table. Elle donna un coup de pied dans la chaise qui barrait le passage. Ses victimes étaient trop souvent des rabat-joie, mourant dès qu'elle commençait à s'amuser. Des faibles. Aucune d'elle ne résistait bien longtemps à ses pratiques extrêmes et cela la décevait. Elle n'avait toujours pas trouvé la personne qui lui résisterait et qui ne céderait pas au premier baiser de l'ange de la mort. Elle alla s'installer directement sur le canapé au fond de la pièce. Débarrassée de sa blouse, elle pouvait enfin bouger comme elle le souhaitait. Elle déboutonna de peu la chemise trop grande de Ryann et fit un nœud sur les bords pour la raccourcir. Elle se laissa tomber sur le canapé en cuir, assise, le regard levé vers le plafond. Fini. Encore. Elle baissa la tête vers Crimson pour se délecter de sa vue encore quelques secondes. Son regard pénétrant ne le quitta pas pendant de longues minutes. Elle ne savait pas ce qu'elle allait en faire. Ses iris remotèrent le long de ses jambes fines jusqu'à sa taille marquée, son torse aux muscles proéminents, son cou à la peau pâle, sa mâchoire qui semblait attirer le regard. Puis ses lèvres comme deux pétales de roses, son nez fin, ses yeux aux airs impénétrables et ses mèches longues aux reflets roux dont elle doutait toujours de la couleur. En plus d'avoir un physique où elle ne décelait aucun défaut, il avait réussit le premier test qu'elle lui avait imposé. Elle ne se limitait pas à l'apparence, même si celle de Crimson donnait de quoi rêver pendant de nombreuses nuits. Elle ne savait pas si les êtres les plus fous étaient tous dotés d'une beauté et d'un charisme incomparable mais elle se dit que oui. Cela remplaçait les cases qu'ils leurs manquaient.

Deuxième test. Elle sortit une aiguille et un fil à peine visible de sa trousse puis tendit la main au vampire. Ce geste semblait se répéter inlassablement. Sans un mot, elle l'invita à s'en emparer, attendant de voir la façon dont il s'y prendrait.

DAHLIA ✖ Pourriez-vous me recoudre ma plaie, je doute être dans la capacité de le faire et je suis sûre que vous devez être du genre habile avec vos doigts.

Elle esquissa son sourire parfait teinté d'une tâche d'humour. Adorable modestie. Elle aurait pu le faire en vingt secondes chronométrés. Mais elle savait ce dont elle était capable. En revanche, elle ne savait pas ce dont IL était capable. Elle planta à nouveau son regard dans le sien. Elle avait l'étrange envie de revoir ses iris écarlate qui lui rappelait si bien la couleur délicate du sang versé. Elle mit de côté cette pensée. Elle savait quoi faire pour les revoir, si l'envie lui en prenait de nouveau. Ils devaient être peu, a déjà avoir goûté son sang. Et la plupart étaient morts. Chaque secondes qui allaient suivre allaient sceller son destin, autant celui du sang mêlé que celui du basilic et elle ne le savait que trop bien.
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MessageSujet: Re: » Game of Shadows ✖ Crimson || +16 [horror show]   Ven 28 Aoû 2015, 18:33



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YOU DON’T FEEL ALIVE ANYMORE,
DO YOU?
ONLY YOU ARE MINE
BECAUSE YOU’RE STILL TOO
PRECIOUS TU BREAK.❞ - Kyouzou Requiem




♟I WANT IT IN THE WORST WAY.


Dans cet instant comme suspendu dans l’espace temps, ces deux individus se lançaient des regards d’une force qui semblait les lier irréversiblement. Leur beauté faisait rêver, et leur rencontre aurait semblé à un spectateur quelque chose de naturel, tant leurs visages magnifiques semblaient faits pour s’admirer mutuellement. Et l’ombre qui grandissait en eux, cette âme damnée et rongée qui était leur noyau, invisible à ceux qui ne savaient le reconnaître, ne les rapprochait que plus. Mais deux êtres tels qu’eux sauraient-ils cohabiter ? Etait-il bien qu’ils se soient croisés ? Ce duo terriblement enchanteur et troublant n’apporterait-il pas que de la désolation et une destruction encore plus forte que celle qu’ils répandaient respectivement sur leur chemin ? Aux portes d’une apocalypse nouvelles, les deux fous se faisaient face dans toute leur vanité et leur amour pour la décadence, mélangée avec une tendresse à peine traduisible et un besoin de violence écrasante qui rendait leur aura aussi attirante que menaçante. L’essence de ces deux personnes, si particulières et à la marge de l’humanité –  si l’on pouvait encore les classer dans le genre humain tant leur esprit avait dévié de la route normalement tracée au-devant d’eux – était un catastrophique besoin de plus. Rien ne semblait jamais les satisfaire, car tout était si ennuyeux. L’humain normal n’avait que peu d’intérêt lorsqu’il n’était plus amusant, alors il fallait toujours chercher plus loin. S’enfoncer toujours plus dans l’obscurité, afin de trouver ce qu’ils désiraient de leurs mains entachées par leurs crimes sans jamais rien pour les en arrêter. Et cette fois-ci, il semblait à Crimson qu’il avait trouvé l’homme, le véritable, comme le répétait Diogène dans tout son Cynisme. Il avait enfin trouvé une personne qui semblait à son niveau, une personne calquée sur la même onde que lui. Une personne marchant sur le même rythme, leurs mains tendues l’un vers l’autre sans pouvoir les en empêcher. Ils étaient prêts à se tenir face à face, jouir de la présence de l’autre jusqu’à ce que la folie de cette soirée les enivre définitivement, les précipitant dans la même abîme. Là où ils devraient être. Et ils danseraient, ces pauvres fous. Ils danseraient en se jouant du monde, seuls individus à même de connaître le monde d’insanité qui s’offrait à eux.

Lorsque Crimson prit délicatement la mèche soyeuse de Dahlia entre ses doigts, profitant de ce contact ingénu, la jeune femme vint saisir son poignet. Le premier véritable contact entre leurs peaux. Le magicien sentit un léger frisson parcourir son bras, renforcé par le baiser qu’elle déposa sur son doigt… puis une immense décharge lui traversa le dos lorsqu’il sentit les ongles de la basilic se planter dans sa peau pâle, ce qui le prit légèrement par surprise. Lorsqu’elle se détourna, faisant exploser cet univers qu’ils avaient formé l’espace de quelques instants dans l’étreinte de leurs regards, Crimson sentit un irrésistible sourire lui monter aux lèvres, passant sa main sur la trace rougie de griffures sur son épiderme, qui ne tardèrent pas à s’effacer comme un simple rêve achevé presque trop tôt.

« Pour certains je suis un cauchemar. Pour d'autres, plus rares, je suis juste Dahlia. »

Dahlia… Ce nom semblait idéal pour la jeune femme qu’il avait face à lui. C’était un prénom bien romantique, qui semblait coller de manière absolument parfaite à sa splendide compagne, d’apparence si douce. Mais sous ces pétales délicats et sa corolle odorante se cachait un dahlia noir, mystérieux, présage de mort et aussi rare qu’insaisissable. Qui était pire entre le prince écarlate déchu et la fleur menteuse aux racines empoisonnées ? Rien n’aurait su les départager, et ils n’en semblaient que plus parfaitement assortis, dans toute leur beauté tourmentée et vautrés dans les éclats restants de leurs promesses brisées. Mais tout ne faisait que commencer. Les premiers violons entamaient le morceau qui les mèneraient à leur perte, le froid les guettant tandis qu’ils commençaient une bataille qu’ils apprécieraient de toute leur âme. Ce premier contact physique avait été comme un serment promettant plus, tout comme il attisait leur besoin de décortiquer l’autre de leurs regards, essayant de les ouvrir, lire en eux. Voir qui serait capable de finalement dévorer l’autre, à moins que ce soit un défi trop important pour l’un comme pour l’autre. Tels deux aimants instables, ils s’attiraient comme ils se repoussaient, et Crimson ignorait s’il désirait plus la voir rire ou la détruire de ses propres mains avec volupté. Toujours est il qu’il n’était pas prêt à partir ou à la laisser s’enfuir… c’aurait été une erreur de ne pas profiter de sa présence. De ne pas prendre la main qu’elle lui tendait. Ils allaient s’amuser ce soir, ô oui… jusqu’à faire exploser leurs poitrines et à n’en plus pouvoir, ils allaient se noyer l’un dans l’autre comme si rien d’autre n’avait d’importance. Mais après tout, qu’est-ce qui était important, face à cette reine avec sa couronne d’os, assise sur son trône glacé, vacillant entre amour et haine ? Crimson ne voyait rien d’autre qui pouvait accaparer plus son esprit que cette splendide demoiselle aux cheveux de neige, qui flirtait avec les ténèbres même de son esprit. Elle le fascinait plus que tout, véritable mystère à élucider. Serait-elle toujours aussi intéressante lorsqu’il aurait réussi à la mettre à nu ? L’illusionniste voulait croire que oui, mais n’y pensa pas d’avantage, car ses yeux dorés, aussi brûlants que la braise et transperçant comme une flèche de lumière, étaient rivés sur sa petite diablesse au visage d’ange.

Elle vint se poster tout près de lui, sa main passant sur sa lèvre afin d’y essuyer une dernière trace de sang qui devait y rester. Crimson ne cilla pas, se contentant de sourire sous ses doigts, constatant qu’elle devait être perfectionniste. Son œuvre le montrait bien, d’ailleurs. Ne rien laisser au hasard. Être préparée. Être parfaite. Et ça, c’était quelque chose qui plu immédiatement au magicien. Il n’aimait pas le travail fait à moitié, surtout lorsque cela impliquait de la théâtralité… Le compliment qui suivit lui fit hausser les sourcils légèrement, car il était rare qu’on lui en parle directement. Il faut dire qu’en général, il ne laissait pas beaucoup ses partenaires parler… femmes comme hommes devenaient souvent bien trop vite submergés par Crimson tout entier que les paroles ne leur venaient souvent plus, à part celle que le magicien voulait leur faire prononcer… Mais elle n’était pas pareille. Elle ne se laisserait pas soumettre par l’esprit de Crimson, pour la simple et bonne raison que le sien était aussi fort. Ils luttaient l’un contre l’autre tout comme ils se baignaient l’un dans l’autre, goûtant un peu de la puissance de leur vis-à-vis comme quelque chose de nouveau qu’ils n’avaient jamais eu l’occasion d’expérimenter jusque là. Ils étaient curieux comme un enfant découvrant le monde, mais absolument pas aussi sages ou naïfs…

Crimson observait chacune de ses mimiques, ses petits manèges adorables, faits pour essayer de s’immiscer dans son esprit, essayer de le faire flancher, le faire succomber à un charme qu’il savait très présent. Presque trop présent. Le magicien n’était pas une personne influençable, de part son esprit tordu, mais lorsqu’une personne avait un mental qui persuadait facilement les autres, il le ressentait à la surface de sa conscience, et se savait capable de s’y abandonner si l’envie lui en venait. Mais il n’était pas prêt à perdre, ce soir, car c’était une bataille bien trop serrée. Faire un faux pas serait briser l’enchantement, et aucun des deux n’avait envie que cela se produise, non… Comme je le disais, le jeu ne fait que commencer…

Dahlia s’affaira à nouveau autour de sa victime, que Crimson avait presque oubliée face à la splendeur de son bourreau. Lorsqu’il vit l’aiguille, il comprit. Ah… et voilà une autre partie qui se termine… Oui, une partie se terminait, pour mieux laisser place à la pièce principale, la lutte des souverains de la cession, le bal masqué des titans inarrêtables. Plus ils restaient dans la compagnie de l’autre, plus la puissance de leur lien semblait se renforcer, à la fois tendu et confiant, aussi incertain que l’état mental de ces deux là. Le magicien s’amusa à l’observer terminer son œuvre de mort, puis se débarrasser de sa tenue de tortionnaire. Il regarda les muscles fins dans ses épaules et son cou s’agiter sous sa peau délicate lorsqu’elle s’étira comme un digne salarié après une longue journée de travail. Et il faut dire qu’elle avait accompli un « travail » magistral. Son œuvre, comme toutes les autres, resterait dans les annales et plongerait un peu plus dans la crainte les habitants de la ville.

La nuit était loin d’être terminée. Ils avaient tous les deux beaucoup de temps face à eux… et ils savaient d’un commun accord silencieux qu’ils en tireraient profit. Amplement. D’ailleurs, la basilic reprit la parole, rappelant à la vie le sourire de Crimson. Il s’approcha doucement d’elle en la dévorant du regard, avec sa démarche écrasante de puissance et de sensualité. Une mèche importune vint tomber devant l’un de ses yeux, qu’il chassa en passant langoureusement sa main droite dans ses cheveux, faisant briller les éclats cuivrés à la lumière des plafonniers tandis qu’il les tirait en arrière, mettant en valeur son visage sculpté.

« Tu n’es pas loin de la vérité, mais le nom d’illusionniste me semble parfait… quand à ce que je pourrais te montrer, cela dépendra de ce que toi, tu pourrais m’offrir en échange… »

Il lui fit un sourire lourd de sens, ses yeux lançant un regard si fort qu’il aura planté sur place tout être trop simplet. Crimson ne donnait jamais rien s’il ne prenait pas en retour. C’était ainsi qu’il marchait, comme le diable avec ses contrats. Mais il était versatile, et pas matérialiste. Il se moquait des richesses que le monde avait à proposer, lui voulait des choses avec lesquelles il pourrait se divertir. Parfois, même des choses bénignes et sans importance pouvaient lui convenir comme monnaie d’échange. Mais si quelqu’un pensait pouvoir s’en sortir sans lui donner quelque chose, alors il prendrait tout ce qu’il désirait de force. De toute manière, rien ne l’arrêtait lorsqu’il désirait une chose, bien que la méthode douce joliment envenimée de poison lui corresponde mieux. Cependant, il ne fallait jamais oublier qu’il était, avant tout, un combattant. Un homme entraîné et puissant, guerrier hors pair qui ne se battait que par ses propres règles. Il vous romprait la nuque sans un regret, avant de rire face à la ridicule expression figée à jamais sur vos traits agonisants. Lorsqu’il offrait, il recevait. S’il ne recevait rien, il prenait. C’était aussi simple que cela. Crimson rompait les règles, mais ceux qui outrepassaient les siennes ne faisaient jamais long feu.

Le regard doré du magicien suivit le nouveau déplacement de Dahlia qui alla s’installer sur un canapé, avant de regarder le plafond d’un air perdu. Crimson devinait ses pensées. Mais il n’allait pas la laisser se morfondre sur la perte d’un nouveau jeu… car il serait là. Lorsqu’elle sortit de nouveau outils de sa petite trousse, les lui tendant, il ricana sous son souffle. Oh, et elle n’avait pas l’intention d’arrêter de le tester. Il fit quelques pas de ses longues jambes, avant de saisir ce qu’elle lui tendait dans sa grande main, mais il ne la retira pas immédiatement. Ils ne se touchaient pas, mais semblaient liés par cet objet qu’ils tenaient l’un comme l’autre, et il se trouvait au dessus d’elle, la transperçant de son regard de faucon. Il savait bien qu’elle n’aurait jamais besoin de lui pour recoudre une telle plaie, ses actions de plus tôt d’une précision chirurgicale en étaient la preuve parfaite. Puis, il resserra son emprise avant d’aller s’installer à ses côtés laissant leurs cuisses se toucher délibérément.

« En tout cas, suffisamment habile pour recoudre cette plaie, et pour savoir que vous êtes largement supérieure dans la matière. »

Il lui fit un sourire complice, jouant au plus modeste tout en lui laissant savoir qu’il n’était pas dupe, avant de saisir son avant bras entre ses doigts avec délicatesse. Ses doigts frais parcoururent sa peau un instant, observant les contours de la plaie rouge qui ne tarderait pas à empirer s’ils ne faisaient rien. D’une main experte, il attrapa l’aiguille dans laquelle il inséra le fil, un air de concentration plaqué sur son faciès séduisant. Puis, il se mit à coudre. Et il n’avait pas l’intention de faire ça rapidement. Il prit le temps de bien observer la peau qu’il trouait de ses propres mains, et la plaie d’où s’était échappé le sang qu’il avait eu l’honneur – il s’en doutait – de déguster. Et plus d’une fois. Il observa la brèche écarlate se refermer doucement, tandis qu’un très léger sourire flottait sur ses lèvres. Il s’était mis à la tâche avec une douceur et une application toute particulière, et lorsqu’il termina et sectionna le fil, il redressa son visage vers celui de Dahlia pour la regarder dans les yeux de manière presque provocatrice.

« Alors très chère… qu’en dites-vous ? Satisfaite de mon travail d’amateur ? »

Il fit un sourire en coin qui aurait réussi à déstabiliser une religieuse un moine haha, avant de hausser les épaules  doucement, tournant son torse vers elle. Dans ce mouvement, son bras sous lequel couraient ses muscles parfaitement galbés vint caresser son épaule et ses mèches platine. Dans la continuation de son mouvement, avec fluidité, il pencha son visage au dessus du sien, plongeant toujours plus ses yeux dans ceux de la jeune femme comme s’il tentait d’y entrer totalement. Ses lèvres marmoréennes étaient entrouvertes, ses pommettes pâles mises en valeur par l’éclairage, et ses cils ombrageaient son regard de manière irrésistible. C’était à son tour de la tester.

« Mais vous disiez plus tôt… C'est toujours trop court. C’est du supplice dont vous parliez ? »

Il arqua un de ses sourcils avec grâce, prenant un air mystérieux lorsqu’il reprit.

« Que feriez-vous si vous rencontriez quelqu’un qui pouvait résister éternellement à vos tortures ? »

Puis, il sourit. Rien dans ce qu’il avait dit ne pouvait traduire qu’il parlait d’une personne qu’il connaissait, et encore moins de lui-même, car cela semblait impossible. Mais pour cette fois, il avait les cartes en main. Puis, attendant sa réponse, il observa ses traits angéliques d’une telle finesse qu’ils semblaient avoir été peints par Aphrodite elle-même. Tout dans son portrait semblait référer à la douceur et à l’amour, mais perdus étaient les hommes qui se laissaient avoir par sa beauté obsédante. Tout était ravissant dans son être, jusqu’à la délicate odeur fleurie que dégageaient ses cheveux et les tâches de rousseurs vagabondant sur sa peau de pêche. Les éclats de violet dans ses yeux semblaient plus vivides vus d’aussi près, et le magicien se rendait bien compte à quel point il serait facile de s’égarer dedans. Il s’amusa à cette pensée. Lui, était déjà perdu, de toute manière.

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