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 {Hikaraph'} Let's music be a cure

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{Hikaraph'} Let's music be a cure | Sam 03 Jan 2015, 17:30


Le ciel bleu, assez rare ces derniers temps, s’imposait en ce début de journée d’hiver. Il ne tarderait pas à être recouvert de grisaille par les nuages saisonniers, et il était bien pâle, mais voir sa couleur céleste me mettait du baume au cœur. L’hiver n’était pas vraiment ma saison préférée, non pas à cause du froid –je n’étais pas vraiment frileux- mais simplement à cause des événements qui y étaient liés. La douce chaleur du printemps, et la renaissance de la verdure, dépassaient de loin cette saison blanche et terne. Oh, l’hiver avait ses merveilles bien sûr ; les fêtes, le nouvel an, la neige qui émerveillant tant les jeunes. Mais mon cœur se tournait plutôt vers le renouveau que sur la fin d’une année. Mais une journée comme celle si promettait de se démarquer des précédentes. Je voulais profiter de cette vague de chaleur avant qu’elle ne s’en allât sans attendre. Je sellais Spirit, dans le but de me rendre à Skyworld pour y jouer quelques airs de violon en public. J’aimais partager ma musique, autant que j’aimais la produire. C’était bien pour cela que je m’étais imposé en tant que violoniste professionnel. Ces douces notes m’aidait à adoucir ma peine et comblait un peu le vide de mon cœur.

« J’aime bien quand tu joues. C’est doux et ça berce. »

Je souris en flattant son encolure. L’étalon me poussa le bras de la tête pour réclamer d’avantage de caresse. J’étais le seul à pouvoir m’en occuper, de par sa nature sauvage, j’étais également le seul à pouvoir le chevaucher sans risquer de mordre la poussière, mais il avait un cœur sensible, ce bon vieux Spirit. Je l’emmenais très souvent avec moi. Sa compagnie me faisait réellement du bien, et puis j’avais toujours aimé les chevaux, que ce fut pour les monter, pour les soigner ou simplement pour les observer. C’était une espèce noble, fière et majestueuse, à mes yeux. Une fois sa sangle bien serrée, il ne me restait plus qu’à charger mon violon sur son dos. Il frotta son chanfrein contre moi, cherchant ensuite à atteindre la sacoche accrochée à ma hanche.

- Hey, vieille canaille, veux-tu bien me laisser terminer ? ris-je en repoussant sa grosse tête. Tu auras une pomme plus tard.

Il poussa un hennissement sourd en guise de réponse. Quelle impatience ! Je pus enfin l’enfourcher pour le guider ensuite vers la sortie des écuries. Il en était le seul locataire, puisque je n’avais pas le temps ni trop de moyens pour en accueillir d’autres. Je les avais rénovées uniquement pour lui, pour qu’il ait un toit la nuit et les jours de mauvais temps ou de grand froid. Le filet ne possédait pas de mord, car il refusait d’en avoir un et de toute façon je n’en avais pas besoin pour le diriger. Dès qu’il quitta les enceintes du bâtiment il se mit à piaffer et à piétiner sur place, trop pressé de fouler les sentiers montagneux et les vertes Plaines de l’île. Sans plus attendre je lui laissai les brides lâches pour qu’il pût galoper à sa guise. Il partit à toute vitesse en hennissant.

A la vitesse où nous allions nous ne tarderions pas à apercevoir les limites de la capitale. Ce que c’était grisant, de sentir le vent me fouetter le visage, de voir défiler les paysages du coin de l’œil  toute vitesse, ne laissant qu’une traînée verte dans mon champ de vision. L’équitation restait l’un de mes sports favoris, avec l’escrime et l’aïkido. Rien ne pouvait arrêter Spirit dans sa course folle, y compris l’obstacle d’un mètre trente qui surgit sur notre chemin. Plutôt que de le contourner, il sauta par-dessus sans perdre d’élan. Heureusement que j’avais solidement attaché mon violon… la réception fut brutale, mais il en fallait bien plus pour me désarçonner. Un cri, accompagné d’un hennissement, franchit la barrière de mes lèvres. Quelle sensation formidable, on croirait voler ! Ce n’était pas comme si je ne pouvais pas voler, bien sûr, mais c’était tout de même agréable. Le vent s’engouffrait dans les plumes de mes ailes, que je tenais pourtant repliées au maximum dans mon dos. M’envolerais-je, si je les ouvrais sur le champ ? Une question futile qui pourtant me tarauda l’esprit une fraction de seconde.

J’arrivai finalement devant la cité. Pour ne pas déranger les citoyens, je mis pieds à terre et guidai ensuite Spirit par la bride, au pas. Certains passants se retournaient à notre passage ; ils ne devaient pas voir un tel duo tous les jours. Le vol était sans doute plus utilisé pour se déplacer mais moi j’aimais bien chevaucher mon affilié. Je pris la direction du parc, que je connaissais depuis un certain temps déjà. Quelques habitués me reconnaissaient parfois et me saluaient. Les affiliés pouvaient aller et venir à leur guise tant qu’ils ne gênaient pas les habitants. Ainsi Spirit m’accompagnait souvent jusqu’au parc. Il aimait bien brouter l’herbe là-bas, au grand dépit des jardiniers.

Je m’arrêtai près d’un banc et décrochai mon étui de la selle de Spirit pour le déposer ensuite sur les lattes en bois. Ce dernier se mit aussitôt à brouter l’herbe si bien entretenue. Sans me préoccuper de mon environnement, je sortis mon violon et commençai à l’accorder. Certaines personnes s’arrêtaient déjà pour voir ce que je trafiquais. Une fois fin prêt, j’entamai l’un de mes morceaux favoris : les Quatre Saisons de Vivaldi, Printemps, Allegro (pour la partie premier violon bien sûr). Debout devant mon siège de fortune, je fis partager toute la beauté de la musique à ces gens qui cherchaient la sérénité dans ce lieu public. Peut-être que tout le monde n’appréciait pas le classique, mais j’espérais que chacun y trouverait son compte. Plutôt que de jouer en entier le Printemps, je choisis d’enchaîner sur l’Eté, avec Presto puis ensuite sur Allegro de l’Automne.

Je comptais bien terminer sur l’Hiver, avec Largo, avant de changer de registre, mais je sentis un regard particulier sur moi. Je m’arrêtai à la fin de l’Automne pour savoir qui m’observait avec attention. Une jeune fille à la chevelure longue et soyeuse, de couleur rose, s’était approchée et semblait m’écouter avec passion. Je lui souris.

- Bonjour gente demoiselle. Je vois que ma musique vous plait, j’en suis ravi. Voudriez-vous que je vous joue un air en particulier ?

J’avais emporté quelques partitions avec moi, mais je ne pourrais pas forcément répondre positivement à sa demande. Je ne connaissais par cœur que celles que j’avais joué très souvent, ou celles que je préférais. Voyant que je m’arrêtais, certains spectateurs passèrent leur chemin, tandis que d’autres patientaient de loin, espérant avoir droit à une nouvelle série de musiques envoûtantes.




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Re: {Hikaraph'} Let's music be a cure | Mar 06 Jan 2015, 19:59




Music is a cure for sadness and pain
”Un jour de d'hiver, un après midi” Encore ce bruit, vous savez, le bruit des infirmières qui faisaient des allers retours dans votre chambre aussi blanche qu'immaculé que stérilisée. Le bruit de ces gens dont les maladies et les blessures empêchaient d'aller faire un pas dehors. Le bruit des chariots contenant toutes sortes de médicaments multicolores, de bandages, de seringues. Cela pouvait paraître effrayant et désagréable, pourtant j'aimais bien cet endroit. Il fallait comprendre qu'ici, les gens s'entraidaient, s'aimaient, passaient du temps ensemble dans ce lieu clos. Certains pouvaient sortir, pas d'autres. Je faisais partie de ceux qui avait la stricte interdiction de s'échapper de cet endroit. Oh pardon, de sortir. Je vous assure que j'aime cet endroit, les gens y sont sympathiques, tout le monde fait du bon travail, la nourriture est étrangement excellente. Et pourtant, je rêvais de m'évader, de m'en aller ne serait-ce que quelques secondes dehors. Dans la ville. Voilà deux semaines que j'étais cloîtrée ici. Deux semaines c'est long. Heureusement que Roxas et Alice venaient me rendre visite régulièrement. Ce médecin aussi, qui s'occupait de moi... N, c'est ça. C'est comme ça que je l'appelais. Bizarrement il ne révélait jamais son prénom. Bien que curieuse, je m'étais dit qu'il avait ses raisons. Il y avait aussi Alex. Cette fille, une pure merveille. Je crois que sans elle, j'aurais déprimé tous les jours lorsque Roxas et Alice n'étaient pas présents à l'hôpital.

Tiens on toque à la porte. N ? Normalement il ne devait pas venir aujourd'hui ? Je descendis de mon lit lorsqu'il m'appela et m'approchai de lui. C'est fou ce qu'il était grand. Oh il me sourit. Je devais avouer qu'il était vraiment beau gosse celui-là. Il vient m'annoncer une bonne nouvelle qui me fit sourire jusqu'aux oreilles. Je vais pouvoir aller m'amuser au parc aujourd'hui. Je vais enfin pouvoir sortir.

N m'a accompagné jusqu'au parc. Ne pouvant courir sinon je faisais un malaise, il m'avait déposé en voiture et avant de partir, il rajouta que je devais l'appeler si je devais rentrer, et que si j'avais, pour une fois, envie de manger dehors ce soir, j'en avais le droit. Prise dans un élan de bonheur, je l'embrassai sur la joue avant d'ouvrir ma portière.

Voilà quelques minutes à peine que je me promenai dans les allées fleuries, armée de mes gants, mon écharpe, mon bonnet et mon manteau dont la coupe faisait penser à une robe. Bien qu'on était en hiver que j'entendis un son mélodieux. Etant musicienne, je reconnus tout de suite le son d'un violon. Le musicien qui caressait les cordes de son archet était bon. Très bon même. Je reconnus également les quatre saisons de Vivaldi. Du moins, j'arrivai au moment de l'automne. Étrangement, je n'avais aucune préférence, j'aimais toutes les saisons de Vivaldi. Elles avaient du charme, c'était poétique, elle transmettait parfaitement mes visions des quatre saisons. Lorsque le maestro termina son morceau, il se pencha vers moi. Moi qui m'étais cachée derrière un arbre, en face non loin de lui. Je devins rapidement rouge comme une tomate. Découverte !

▬ Bonjour gente demoiselle. Je vois que ma musique vous plait, j’en suis ravi. Voudriez-vous que je vous joue un air en particulier ?

J'étais bouchée bée. Il était musicien, il était vraiment pas mal et en plus il parlait comme un gentleman. Non pas que je n'étais pas fidèle, mais écoutez, quand on voit un beau jeune homme, avouez sa beauté n'était pas un acte d'infidélité. Ayant la conscience tranquille après avoir eu cette pensée, je sortis de ma cachette et passant une mèche de cheveux roses derrière mon oreille je m'approchai de lui.

▬ Eh bien, je n'ai pas réellement de morceaux en tête, il y en a tellement vous savez..Hm. Etant donné que nous sommes en hiver, pourrais-je avoir un extrait de l'hiver de Vivaldi ? Ah moins que vous ne l'ayez déjà joué.

Je m'assis alors sur le banc à proximité de lui, tout en soufflant dans mes gants pour me réchauffer.

▬ Vous pouvez jouer ce que vous voulez. Tout me convient.

C'est alors qu'il se mit à jouer. D'un son clair et mélodieux. Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas entendu un son tel que le sien - oui Alice, toi aussi tu joues très bien. Cette musique avait un air nostalgique et sur le coup, je me remémorais les deux années dernières années. Ma rencontre avec Roxas, William qui ramenait Alice chez moi...jusqu'à arriver aux fiançailles et...
Mes pensées tentèrent de s'arrêter là mais rien n'a faire, je pleurai de plus belle. Regardant mon annulaire où se trouvait la bague que m'avait offerte Roxas, je ne pus m'empêcher de me détester encore plus. Je leur causais trop de soucis.
Malgré tout, j'essayais d'arrêter de pleurer pour ne pas perturber le musicien qui me faisait un réel cadeau musical.  

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Re: {Hikaraph'} Let's music be a cure | Sam 07 Fév 2015, 19:20

La musique avait toujours été une échappatoire pour moi. Un moyen d’extérioriser mes sentiments, de me débarrasser des mauvaises énergies, mais avec le coeur. J’étais un bon musicien, c’est vrai, et j’avais du succès. Mais je ne jouais pas uniquement pour cette raison. En fait, je jouais surtout pour le plaisir. Et pour me faire du bien. On dit que les meilleurs artistes sont les plus torturés… je ne savais qu’en penser. J’avais certes souffert par le passé, mais je ne me considérais pas comme des plus torturés. J’avais la chance d’avoir une bonne condition, des revenus et une famille aimante, bien que séparée de moi. Quoiqu’il en soit, j’étais toujours heureux de voir de nouvelles têtes s’approcher pour m’écouter. La musique classique se retrouvait de plus en plus concurrencée par les genres modernes. Les gens ne considéraient plus ça que comme une distraction hors de l’ordinaire. Un visage en particulier avait attiré mon attention, celui d’une jeune fille qui pourtant se faisait discrète derrière le tronc d’un arbre. Pourquoi elle, je ne savais pas… peut-être parce qu’elle se montrait la plus touchée par ma musique ? Je m’adressai à elle, une fois mon morceau terminé, ce qui la fit rougir. Je n’avais eu nullement l’intention de la mettre mal à l’aise… Après un instant de surprise, elle se rapprocha.

- Eh bien, je n'ai pas réellement de morceaux en tête, il y en a tellement vous savez..Hm. Etant donné que nous sommes en hiver, pourrais-je avoir un extrait de l'hiver de Vivaldi ? Ah moins que vous ne l'ayez déjà joué.
- Vous êtes chanceuse, jeune demoiselle, j’allais justement y venir. Que diriez-vous d’écouter Largo ?
- Vous pouvez jouer ce que vous voulez. Tout me convient.

Je fis aussitôt glisser mon archet sur les cordes de mon instrument. Le son mélodieux du violon couvrit les discussions avoisinantes, et tout le monde se tut pour écouter. Même les oiseaux semblaient être attentifs. Mais je n’y faisais déjà plus attention, à nouveau plongé dans mon univers symphonique, comme en transe. Mes doigts pinçaient les cordes au rythme du morceau, agiles, rapides, sans s’arrêter. Mon corps bougeait dans l’élan de mes mouvements. Imperturbable, j’étais comme dans une bulle. Winter – Largo était l’un des morceaux les plus doux des Quatre saisons. Il évoquait très bien un paysage blanc, avec de la neige qui tombait paisiblement du ciel. C’était pour cette raison que j’aimais particulièrement Vivaldi : il avait su les transcrire avec brio. Finalement, mon archet frotta la dernière corde pour jouer la dernière note, qui resta longtemps en suspens. Il me fallut quelques secondes pour reprendre contact avec la réalité. Les passants qui s’étaient arrêtés applaudirent. Je m’inclinai légèrement, un peu gêné de cette effusion de reconnaissance. Je me tournai ensuite vers la jeune fille pour lui demander si elle était satisfaite. Mais j’aperçus alors ses larmes couler lentement sur ses joues. Interloqué, je m’assis à côté d’elle.

- Vous pleurez... pour quelle raison ? J’espère que ce n’est pas de mon fait…

C’était assez idiot de dire ça, et pourtant, oui, l’espace d’un instant, je l’avais pensé. Attristé pour elle, je posai mon instrument sur les genoux, gardant l’archet dans une main, et sortis de l’autre un mouchoir de ma poche, avec mes initiales « R.I.M.E. » brodées dessus par les soins de ma mère. Je le lui tendis en souriant.

- Tenez, séchez-donc vos larmes avec ça. Elles n’entachent en rien votre charme naturel, mais le sourire vous sied bien mieux.

Non rassurez-vous, je n’essayais absolument pas de la charmer… ce n’était absolument pas mon genre. J’étais juste sincère et je n’avais aucune idée derrière la tête. Certains spectateurs passèrent leur chemin en voyant que je m’arrêtais, mais d’autres restèrent, sans doute avec l’espoir que je jouerais encore. Hélas, je ne pouvais délaisser une âme en peine. Je n’aurais pas le cœur à jouer en ces circonstances. Sans trop savoir que faire, je posai mon archet sur mes cuisses, observant un instant le sol à mes pieds. J’avais conscience que ma propension à toujours vouloir aider les autres pouvait parfois agacer, voire être pris pour de l’indiscrétion, mais… c’était justement ma conscience qui me poussait. Je me raclai la gorge en caressant le bois de mon Stradivarius.

- Est-ce que vous souhaitez en parler ? Non pas que je veuille m’immiscer dans vos affaires, mais… parfois ça fait du bien d’évacuer.

J’étais un parfait inconnu pour elle, mais en même temps, certains sujets étaient plus facilement abordables avec des gens hors de notre cercle de connaissance. Pas avec n’importe qui, bien sûr, et en ça je pourrais comprendre qu’elle trouvât ma question déplacée. Avec une personne qui ne jugeait pas, qui avait du recul, et qui était de bon conseil. Ou tout simplement qui savait écouter. Il n’y avait pas forcément besoin de répondre ; se sentir écouté pouvait suffire.  J’en savais quelque chose.




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Re: {Hikaraph'} Let's music be a cure | Lun 23 Fév 2015, 11:26




Music is a cure for sadness and pain
”Un jour de d'hiver, un après midi” Un largo. Lent et léger. Doux et calme. Comme un fleuve glissant entre les prairies et les forêts. J’écoutai avec attention la douce mélodie que me jouait le violoniste. Il avait une manière de jouer qui ne pouvait qu’attendrir les gens qui l’entendait. Un geste précis et léger, très professionnel. J’étais totalement enveloppée de cette atmosphère rassurante. Comme dans une bulle. Ayant fermé les yeux durant toute la partition, je manquai de me perdre dans ce nouveau monde qui s’était construit dans mon esprit.

Je pleurais comme une gamine. Comme une enfant qui se souvenait de son chien décédé récemment. Jolie comparaison me diriez vous. Je ne contrôlais pas mes émotions, mes larmes s’étaient échappées toutes seules, comme si elles devaient couler à un moment ou un autre. Et il fallait que ce soit maintenant. Merde. Tout en reniflant, je passais une main sous mes yeux pour ne pas enlever le joli maquillage que je m’étais fait avant de sortir. J’avais ressorti mon eye-liner et mon mascara que je n’avais utilisé depuis un moment étant donné la multitude d’inspection qu’on faisait sur moi à l’hôpital. Je n’avais pas le temps de me pomponner un peu. Cela me détendait un peu, j’aimais bien me maquiller et essayer toutes sortes de nouveaux styles qui pourraient m’aller. C’était une occupation qui me plaisait de plus en plus depuis que j’étais à l’hôpital. Superficiel mais amusant, je ne le cachais pas. La musique me manquait, certes il y avait un piano dans la salle de détente de l’hôpital, mais cela faisait longtemps que je n’avais vu quelqu’un exceller dans cet art. Cela m’avait totalement émue. Sa musique si douce et si reposante m’avait donné un goût nostalgique.

La musique se termina sur une note tenue qui me rendit un peu triste étant donné qu’elle sonnait la fin. Je rouvris les yeux lorsque je sentis un poids se poser à côté de moi. L’homme venait de s’asseoir sur mon banc et me regardait d’un air inquiet. J’avais vraiment l’air d’une pauvre enfant malheureuse.

▬ Vous pleurez... pour quelle raison ? J’espère que ce n’est pas de mon fait… Tenez, séchez-donc vos larmes avec ça. Elles n’entachent en rien votre charme naturel, mais le sourire vous sied bien mieux.

Il me tendait son joli mouchoir, où étaient brodées ses initiales. « R.I.M.E.». Poétique. Il avait l’air tellement gentil que je ne pus refuser ce qu’il me tendait. Je pris ainsi son mouchoir entre mes petites mains sans l’utiliser pour ne pas le salir par mes propres larmes et par mn crayon qui coulait un peu. Essuyant les traces de larmes sur mes joues, mon regard se porta sur son violon qui ressemblait étrangement à celui d’Alice. Un stradivarius. Il y en avait même pas une dizaine existant au monde. C’en était incroyable.

Est-ce que vous souhaitez en parler ? Non pas que je veuille m’immiscer dans vos affaires, mais… parfois ça fait du bien d’évacuer.

Je levai mes yeux vers lui et ne pus m’empêcher d’étouffer un petit rire.

▬ Oui vous n’avez pas tort.

Reprenant ensuite mon sérieux, je continuai sur ma lancée :

▬ J’en ai tellement dit. J’en ai parlé parlé parlé. Personne ne comprend vraiment ce qui m’arrive. Ca parait… « insensé ».

Je m’arrêtai un instant pour jeter un regard sur le sol, puis serra le joli mouchoir blanc que je tenais entre mes doigts. Mes larmes avaient envie de doubler de taille. J’étais totalement perdue, j’avais envie de m’évader un peu, de me changer les idées. Mais à quoi bon ? Cela me rattrapera toujours et je ne pouvais y échapper. J’allais mal. On m’avait assimilé l’étiquette de « malade ». Certains me disaient « schizophrène ». Mot que je connaissais peu jusqu’à maintenant.

▬ Je..On a accepté de me laisser une journée de sortie. Je suis une patiente de l’hôpital. Je…Je m’appelle Hikari.

J’avais hésité bien sûr de me présenter et de dire ce que je faisais par ici. Mais, son regard, sa manière de me parler me mettait en totale confiance. Il n’avait pas l’air d’être quelqu’un de méchant. Je me sentais plutôt à l’aise, bien que ma timidité m’avait rattrapée, j’essayais de bégayer le moins possible. Et puis…

▬ C’est drôle, vous parlez comme mon papy.

Oh merde. J’avais lâché ça spontanément. Je levai rapidement ma main sur mes lèvres, écarquillant les yeux et lâchai un petit « oh ! ». S’en suit alors des excuses sortant de ma bouche et mon visage qui devenait de plus en plus rouge. Quel embarras.

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Re: {Hikaraph'} Let's music be a cure | Sam 28 Fév 2015, 12:01

HRP : voilà, comme promis ♥

Je n’aimais pas la tristesse peinte sur son visage ; elle me rappelait la mienne, reflet de mon chagrin. J’avais toujours eu le réflexe de faire rire, ou simplement sourire, mon entourage. Et ce, même si je ne connaissais pas vraiment la personne en question. La joie des autres m’était précieuse, comme si, à force de la côtoyer, je pouvais m’en imprégner suffisamment pour la ressentir à mon tour. Je notai le regard qu’elle porta sur mon instrument. Il me sembla distinguer une certaine surprise dans son regard humide. Avait-elle reconnu un stradivarius ? Ils étaient si rares qu’ils se comptaient sur les doigts des deux mains. Suite à ma tentative de consolation, elle leva ses yeux bleus vers moi et lâcha un petit rire, qui sonna comme du cristal à mes oreilles. Je la laissai s’exprimer sans l’interrompre, puis j’inspirai profondément. Ah, je comprenais son ressenti. Personne ne m’avait réellement compris à la suite de la mort de mon frère, même ma famille pourtant si proche de moi. La perte d’un être aimé provoquait toujours une terrible douleur, une souffrance continue, alors perdre vos deux moitiés à la fois…

- Ce que nous ne comprenons pas, que nous n’arrivons pas à expliquer nous parait toujours insensé. Et pourtant chaque chose a son explication, et chaque problème a sa solution. Ma mère me dit souvent que si on ne trouve pas de réponse, c’est qu’il n’y a pas de question. Mais je comprends votre ressenti. Ce n’est jamais évident de parler de quelque chose de douloureux à répétition quand personne ne peut apporter de solution ni d’explication.

Cette pauvre jeune fille semblait perdue. Elle serra mon mouchoir contre elle. Je ne savais pas vraiment quoi faire pour la soulager de ce poids qui alourdissait son cœur. Je ne savais même pas de quoi il s’agissait, et je ne me voyais pas lui poser la question. Elle s’ouvrirait si elle le souhaitait, sinon je me contenterais de lui changer les idées. Elle m’apprit alors qu’elle venait de l’hôpital. J’espérais qu’elle n’était pas atteinte d’un mal incurable ; c’était assez rare, puisque nous avions la science, la médecin et la maie à disposition. Je lui souris, et me retins de la saluer à l’ancienne. Je risquais de la mettre plus mal à l’aise encore. Je me contentai d’incliner légèrement la tête.

- Enchanté Hikari. Je m’appelle Raphaël. J’espère que vous profitez bien de cette journée de sortie. S’il y a quoi que ce soit que je puisse faire pour l’enjoliver, surtout dites-le moi.

Elle était timide, mais semblait être plus à l’aise que tout à l’heure. Je ne pouvais que me féliciter de n’avoir pas usé du salut traditionnel de mon époque envers les femmes –autrement dit, le baisemain. Cette attitude stupéfiait beaucoup de gens, du moins ceux qui n’y étaient pas habitués, et je ne me rappelais pas toujours que l’époque avait changé, contrairement à moi qui gardait l’apparence de mes vingt ans. C’était à la fois un don et une malédiction ; on vivait très longtemps ce qui nous donnait le temps d’accomplir ce que nous souhaitions, mais en revanche, tous ceux qui ne disposaient pas de cette immunité à la vieillesse mourraient sous nos yeux. Et…

- C’est drôle, vous parlez comme mon papy.

Hikari m’avait interrompu en pleine réflexion. Je la fixai, els yeux grands ouverts, d’abord surpris par sa remarque. Puis j’éclatai de rire. Je ne m’y attendais vraiment pas il fallait dire, et je n’étais absolument pas susceptible. Mais me comparer à son « papy »… personne ne me l’avait encore faite.

- Ce… ce n’est rien voyons ! la rassurai-je une fois mon souffle retrouvé. Ne vous en faites pas, votre spontanéité vous honore… Mais le fait est que vous n’avez pas tort. Je pourrais presque être votre grand-père Et pour la simple raison que j’ai probablement deux fois son âge !

J’accompagnai cette révélation d’un sourire presque espiègle, dévoilant pour la première fois les deux canines plus longues que la moyenne, typiques des vampires. Enfin, je la taquinais, mais si cela pouvait chasser ses pensées négatives et la faire rire, tant mieux. Le rire me revenait de temps en temps, et c’était tellement agréable… cela faisait longtemps que je n’avais pas ris ainsi.

- Excusez-moi, je ne me moque pas de vous. C’est juste qu’on ne m’avait encore jamais dit ça par le passé. Mais je vous remercie, ça fait une éternité que je n’ai pas ris ainsi.

Je soupirais, le cœur soudain plus léger. Il semblerait que cette journée fut apaisante tant pour elle que pour moi. Comme quoi, la musique conduisait bien souvent à la sérénité et à la paix intérieure.




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Re: {Hikaraph'} Let's music be a cure | Lun 22 Juin 2015, 23:03




Music is a cure for sadness and pain
”Un jour de d'hiver, un après midi” Pourquoi les gens étaient si gentils ? Pourquoi nous souriaient-ils ? A des inconnus. Pourquoi ils nous tendaient la main ? Pourquoi ne puis-je pas vivre plus longtemps dans ce monde si doux ?
Mes jours étaient comptés, je ne savais pas pour combien de temps j'en avais mais une chose était sûre, je devais savourer chaque instant de ma vie restante. C'était ce que N me disait. Il venait chaque jour voir commet j'allais, si je ne manquais de rien. Il me répétait chaque jour que je devais en profiter et ne pas avoir de regret. Mais je regrettais déjà presque tout.

Raphaël. C'est un joli nom. Je n'en avais pas souvent rencontré des Raphaël. Celui-ci était si gentil si doux. J'avais l'impression de pouvoir m'ouvrir sans être exposée au jugement. C'était la première fois depuis quelque temps que je me sentais totalement à l'aise, comme si j'avais trouvé ma place. C'était étrange, pourtant ce n'était qu'un inconnu venu de nulle part. Comme quoi il arrive qu'on se confie plus facilement à un inconnu qu'à sa propre famille. Il trouva les mots juste pour me remonter le moral. C'était comme une maxime. Il avait totalement raison. J'avais l'impression qu'il lisait en moi comme dans un livre ouvert, comme s'il avait compris chaque parcelle de mon angoisse...de ma tristesse.

Oh flûte, j'aurais dû me taire. Il me regardait à présent avec des yeux gros comme des balles de tennis. Je vous assure que la comparaison correspond bien à la situation. Je ne pus m'empêcher de rire à nouveau.

▬ Ce… ce n’est rien voyons !  Ne vous en faites pas, votre spontanéité vous honore… Mais le fait est que vous n’avez pas tort. Je pourrais presque être votre grand-père Et pour la simple raison que j’ai probablement deux fois son âge !

Deux fois ? Comment ça ? Deux fois l'âge de mon grand-père ? Oh mon dieu. Attendez mon grand père est mort vers ses 80 ans. Raphael en aurait 150 ? Après tout, il tait sans doute un vampire. Ce n'était pas étonnant de nos jours de rencontrer de jeunes personnes qui ont réalité trois fois notre âge. Je dévisageai alors mon nouvel ami et me rendis compte que ce n'était pas une blague. Alors, la mienne était totalement de mauvais goût. Comprenant ma bêtise, je virai au rouge cerise et plaquai mes deux mains sur mes lèvres. J'avais l'air fine avec mon éloquence.

▬ Excusez-moi, je ne me moque pas de vous. C’est juste qu’on ne m’avait encore jamais dit ça par le passé. Mais je vous remercie, ça fait une éternité que je n’ai pas ris ainsi.

▬ Haha dans ce cas je vous en prie. Merci ça va nettement mieux grâce à vous. Si je peux me permettre, vous venez souvent jouer par ici ? Le parc est tellement grand qu'il est probable que ce soit à cause de ça que je ne vous ai pas remarqué avant. En tout cas, j'aime votre manière de jouer. C'est apaisant.

Je marquai un temps de pause pour jeter un coup d'oeil à l'étui à violon de Raphaël puis me penchai vers son violon. Je lui demandai gentiment si je pouvais le prendre dans mes mains sans quitter mon sourire. Je me sentais bien, si bien que devant lui j'avais l'impression de redevenir une petite fille. Une petite fille qu'on était venu consoler. Je ne quittai pas l'instrument des yeux lorsqu'il le déposa délicatement entre mes mains. Je l'inspectai un instant puis pris l'archet entre mes doigts. Alice avait essayé de m'apprendre plusieurs fois à bien tenir un archet de violon. Sachez que ce n'était pas une affaire facile, il y avait un maintien précis de la main pour pouvoir jouer du violon. Je levai la tête vers Raphaël qui m'observait et me fit signe de la tête, signifiant que je pouvais faire glisser l'archet sur les cordes. Je fis le geste et un sol sortit. Amusée, j'essayai sur les autres cordes : Sol Ré La Mi.  

▬ Il sonne drôlement bien ce violon. Cela fait longtemps que vous le possédez ? ... Ca me fait penser que j'ai l'impression que ça fait des années que je n'avais touché à un instrument. Je suis pianiste.

Finalement, je préférai rendre le violon à son propriétaire avant de le casser à cause de ma maladresse. Je me levai afin d'étendre les jambes et restai un peu debout pour me les dégourdir. Etant de bonne humeur, je n'avais qu'une envie, sourire, rire, m'amuser. Être heureuse le temps d'un instant avant que ce dernier ne s'évapore et que je regrette de l'avoir gaspillé. Raphaël , âme si bonne, était un personnage que je trouvais assez particulier. C'était la première fois que je rencontrai une personne qui était une sorte de remède à tous les maux du monde. Il avait soigné le mien en quelques notes de musique, en quelques mots. Avec des mots emplis de sagesse il avait guéri une partie de ma maladie que je pensais incurable. Oui car la dépression était comptée.

▬ Je suis contente de vous parler. Je me sens.. Plus libre, plus apaisée. Pour tout vous expliquer, je souffre d'un dédoublement de personnalité qui me rend totalement incontrôlable et... il y a des choses que j'ai fais que je regrette désormais. Mon état semble s'être amélioré depuis mais bon c'est presque critique.

Pendant que je parlais de ma vie qui j'espère n'embêtais pas trop mon interlocuteur, avec mes pieds, je m'amusais à toucher l'un avec les l'autre. Je me demandais si vraiment j'avais une chance de m'en sortir. Les chances étaient minces voire inexistantes mais ce n'était pas impossible. Il y avait donc une raison d'espérer. Mais trêve de bavardages, assez parlé de moi. Je m'arrêtai net et me penchai vers Raphaël.

▬ Dites moi, si ce n'est pas indiscret, quel âge avez vous ? Pour tout vous dire, j'ai un peu du mal de me dire que vous être largement plus âgé que moi. D'ailleurs, vous êtes seul ?

Mince. Il va croire seul dans le sens "célibataire" ou ? ... Je me repris aussitôt en redevenant rouge :

▬ Je.. euh. Je voulais dire si vous êtes accompagné ou non. Venir seul dans un parc c'est un peu triste vous ne trouvez pas haha ....

Quel boulet. Mais quel boulet.

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Re: {Hikaraph'} Let's music be a cure | Sam 18 Juil 2015, 18:56

Rencontrer une jeune fille si douce et si charmante, en un après-midi comme celui-ci, était des plus apaisants. Elle semblait pourtant souffrir, autrement que physiquement, je le sentais à son regard. J’avais traversé de dures épreuves, donc j’étais capable en étant un minimum attentif de reconnaître une âme en peine. J’ignorais ce qui lui arrivait exactement, mais ça me peinait de découvrir qu’une âme si jeune et si gentille pût déjà subir de lourdes épreuves. C’était injuste, assurément, mais je ne pouvais malheureusement rien y faire. Alors, autant j’allais tenter de lui faire oublier l’espace d’un instant tous ses problèmes. J’appréciais de rendre services aux autres, même aux inconnus. De leur donner le sourire, de les faire rire, comme si ça m’aiderait à aller mieux.
Hikari me fixa avec des yeux grands comme des soucoupes. Ce n’était guère étonnant. On pouvait dire sans concession que je ne faisais absolument pas mon âge. Je n’affichais pas ma race publiquement, non pas à cause des préjugés, que j’estimais uniquement fondés sur le comportement sauvage d’individus isolés, mais parce que… je ne m’affichais pas tout simplement. J’aimais rester discret, observer en silence ce qui m’entourait. Donc, forcément, quand j’annonçais mon âge mes interlocuteurs avaient de quoi être surpris. Je souris gentiment face à sa réaction. J’y étais habitué et ne m’offusquais pas pour si peu. Je la rassurai avec quelques mots.

- Haha dans ce cas je vous en prie. Merci ça va nettement mieux grâce à vous. Si je peux me permettre, vous venez souvent jouer par ici ? Le parc est tellement grand qu'il est probable que ce soit à cause de ça que je ne vous ai pas remarqué avant. En tout cas, j'aime votre manière de jouer. C'est apaisant.
- Vous m’en voyez ravi. Je viens ici de temps en temps, en fait j’alterne entre Skyworld et Chloris. Je joue dans les parcs pour m’entraîner tout en faisant partager mon art avec les passants. J’estime que tout le monde a le droit d’en profiter. S’il vous apaise, c’est donc que j’ai accompli mon but. Moi aussi, jouer du violon m’apaise…

Je fis une pause en songeant à tout ce que j’exprimais au travers de ma musique. Joie et tristesse, amour et amitié… Il y avait tant de choses à faire passer par cet art. Je vis l’intérêt que portait Hikari pour mon instrument, aussi j’accédai à sa demande avec le plus grand plaisir. Elle connaissait sa valeur, et donc je savais qu’elle se montrerait soigneuse avec. Je le lui tendis avec délicatesse, comme on tendait un nourrisson à une tierce personne. La jeune fille empoigna le Stradivarius et se saisit de l’archet, avant de chercher mon assentiment du regard. Je l’encourageai d’un hochement de tête. Je n’étais guère possessif, et je n’empêchais pas les intéressés d’y toucher s’ils se montraient soigneux et délicats. Elle fit sortir quelques notes du violon, pures bien qu’enfantines. Lorsqu’elle m’avoua être pianiste, une lueur traversa mon regard, planté dans le sien.

- Oh ! J’avais un frère pianiste également…

Je m’interrompis, laissant les souvenirs refluer, tandis qu’elle me rendait mon instrument. Je le rangeai avec précaution dans son étui, l’archet à ses côtés, avec autant de soin qu’un père qui s’occupait de son enfant.

- Pour répondre à votre question, ce violon a presque mon âge. Mon père me l’a offert pour mes 10 ans, si j’ai bonne mémoire. Il a subi quelques remises à neuf, mais sinon il est d’origine. J’en ai toujours pris grand soin. Il faut dire que les Stradivarius sont très précieux… mais c’est surtout parce qu’il a une dimension personnelle et sentimentale. Oui, je m’attache facilement aux objets qui me rappellent toute une vie…

Combien de concerts avions-nous joué avec ma fratrie ? A combien de réceptions avions nous démontré nos talents de musicien ? Je ne saurais le dire. Ce violon, plus que de valeur, représentait tant de choses, que mon cœur s’en trouverait blessé de le perdre. Hikari commença à me parler d’elle et de ce qui la rongeait intérieurement. Je l’écoutai attentivement, sans l’interrompre, jusqu’à ce que sa voix se tût. Je laissai le silence s’installer pendant quelques secondes, avant de prendre la parole à mon tour.

- Le dédoublement de personnalité est un mal bien terrible pour une si jeune personne… Je ne suis ni médecin, ni psychologue, donc je regrette de ne pas pouvoir vous aider sur ce point. Mais, je suis content que ma musique vous ai permis d’alléger votre cœur. Se sentir bien, au fond de soi, s’accepter tel qu’on est, est souvent la clé pour accéder au chemin de la guérison. Si vous êtes bien soutenue et que l’on s’occupe bien de vous, vous devriez vous en sortir. Il faut vous accrocher à ce qui vous est le plus cher… ou à quelqu’un qui vous est le plus cher. Mais… je dois vous embêter avec mes grands discours.

Je ne savais pas si mes mots étaient justes, si j’avais raison de lui dire tout ça alors que peut-être elle ne gagnerait pas son combat intérieur. Mais je voulais lui transmettre de l’optimisme et de l’espoir, la volonté de se battre jusqu’au bout quelle qu’en fut la chute. A dire vrai, je me sentais impuissant sur ce sujet. Au moins, ma musique lui permettait de s’apaiser.

- Dites moi, si ce n'est pas indiscret, quel âge avez vous ? Pour tout vous dire, j'ai un peu du mal de me dire que vous être largement plus âgé que moi. D'ailleurs, vous êtes seul ?

J’haussai un sourcil, au début incertain du sens de sa demande. Puis, j’allais répondre losqu’elle se rattrapa en rougissant. L’embarras dans lequel elle se plongeait toute seule m’amusait, sans être mesquin bien sûr. Je la trouvais juste… adorable. Mes lèvres s’étirèrent en un sourire en coin et, l’esprit taquin, je ne tardai pas à lui répondre.

- Oui, je suis seul dans tous les sens du terme, répondis-je d’un ton plaisantin. Pardonnez-moi, je vous charrie. Je ne suis pas accompagné car… eh bien, il faudrait quelqu’un pour le faire. Mon affilié a du mal à s’adapter à la ville, et il est un peu encombrant, donc il est resté dans les Plaines. Et comme je vis seul, je n’ai jamais personne pour m’accompagner. Si mon jumeau était encore en vie, nul doute qu’il me suivrait n’importe où…

Ma voix s’était légèrement brisée sur la fin. Je fermai un instant les yeux, repoussant le chagrin qui tentait de reprendre le contrôle. Je n’avais jamais tourné la page. L’absence d’un frère jumeau pesait plus que les présences affectueuses de tous mes proches. Je rouvris les yeux pour poser mes prunelles bleu-vert dans les siennes.

- Quant à mon âge, j’ai exactement cent soixante-cinq ans. Mais je ne vous en veux pas de ne pas l’avoir deviné, ajoutai-je en riant. Vous n’avez aucun souci à vous faire, je suis habitué à ce genre de réaction. Mais et vous, dites-moi, personne ne vous accompagne pour profiter de cette bouffée d’air frais ? Vous devez bien avoir de la famille, ou des amis proches ?

J’avais subtilement orienté le sujet différemment, car ne désirais pas l’encombrer de ma peine. La mort de Mickaël et de ma femme représentaient une trop grosse souffrance pour que je pusse en parler avec sérénité. Un jour je parviendrai à faire mon deuil et à passer à autre chose. Mais pas aujourd’hui.




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Re: {Hikaraph'} Let's music be a cure | Dim 16 Aoû 2015, 10:54




Music is a cure for sadness and pain
”Un jour de d'hiver, un après midi” Je l'écoutais et gobais entièrement toutes ses paroles comme une des soupes de ma grand-mère. J'étais complètement émerveillée. Il avait cette voix, ce ton, cette manière de parler qui faisait qu'on pourrait l'écouter toute la journée. Oups. Je devais paraître idiote avec mon air ahuri. J'appris qu'il venait régulièrement à Skyworld et Chloris à la fois. Musicien hors pair, il donnait pas mal de concerts dans la rue apportant un brin de joie dans le coeur des gens. Cela pouvait paraître utopique mais je le croyais. Pour moi, il apportait du baume au coeur rien qu'en souriant. Mince, ce type était un ange tombé du ciel ou quoi ? Ah zut, c'est moi l'ange dans l'histoire.

Un frère pianiste. Comme quoi la musique pouvait rapprocher les gens. Je me sentais bien proche de lui désormais. Drôle de sentiment alors qu'on venait à peine de se rencontrer. Je le regardais sans dire un mot, ne voulant l'interrompre, il me conta alors l'histoire du violon qu'il avait en sa possession. Longue et belle histoire. Son violon possédait une valeur sentimentale importante, on pouvait le voir dans ses yeux quand il en parlait, ils brillaient.

▬ Le dédoublement de personnalité est un mal bien terrible pour une si jeune personne… Je ne suis ni médecin, ni psychologue, donc je regrette de ne pas pouvoir vous aider sur ce point. Mais, je suis content que ma musique vous ai permis d’alléger votre cœur. Se sentir bien, au fond de soi, s’accepter tel qu’on est, est souvent la clé pour accéder au chemin de la guérison. Si vous êtes bien soutenue et que l’on s’occupe bien de vous, vous devriez vous en sortir. Il faut vous accrocher à ce qui vous est le plus cher… ou à quelqu’un qui vous est le plus cher. Mais… je dois vous embêter avec mes grands discours.

Je me mis à rire. Une image de Roxas faisant l'imbécile avait surgi dans mes pensées. Cet abruti, que pouvait-il faire à l'heure qu'il est ? Il me soutenait, de toutes ses forces. Alice, elle aussi était là pour moi. Elle venait me voir pratiquement tous les jours, me faisait rire et m'apportais des peluches pour que je me sente moins seule. J'avais clairement l'impression de les laisser tomber. Tous les deux. Et toi William ? Tu étais parti pour me protéger, nous protéger. Je le savais au fond de moi. Toi aussi j'allais t'abandonner.

Il avait un jumeau, jumeau qui n'était plus de ce monde apparemment. Il ne semblait plus avoir de famille, personne. J'avais l'impression de pouvoir le comprendre. Je n'avais plus mes parents, je n'avais pas de frères et soeurs. Du moins désormais j'avais Alice, William et Roxas. William était comme le frère que j'avais perdu. Le frère qu'il a perdu. Le lien entre nous n'était peut-être pas aussi fort que le sien, mais je pouvais comprendre. J'avais hésité longuement à poser une main sur son épaule, finalement je retins ma main lorsqu'il me posa d'autres questions pour faire avancer notre discussion et sûrement éviter de me montrer un moment de faiblesse. Je le trouvais noble.

▬ Quant à mon âge, j’ai exactement cent soixante-cinq ans. Mais je ne vous en veux pas de ne pas l’avoir deviné. Vous n’avez aucun souci à vous faire, je suis habitué à ce genre de réaction. Mais et vous, dites-moi, personne ne vous accompagne pour profiter de cette bouffée d’air frais ? Vous devez bien avoir de la famille, ou des amis proches ?

Je relevai les yeux, gros comme des balles de tennis. Il a bien dit cent soixante-cinq ans ?!

▬ Je.. euh. Je n'ai plus de parents, ils ont disparu lors d'une mission... Mais j'ai un vieil ami de la famille qui m'a prise en charge. Enfin, il s'est démené pour me récupérer car il a toujours vécu avec nous. Il est comme un second père.

Finir sur Alfred pouvait me permettre de ne pas finir sur une note triste et négative. J'ai perdu mes parents, j'en souffrais toujours, mais j'avais le choix de ne pas me laisser abattre, même si je devais avouer que tous les jours c'était loin d'être facile. Oublier, créer de nouveaux souvenirs, se changer les idées étaient mon seul échappatoire. Je n'étais pas une héroïne, je n'étais pas une "super girl" comme j'avais voulu l'être : j'avais l'impression d'être une minable petite fille n'arrivait pas à faire son deuil.
De ce point de vue, Raphaël me comprenait sûrement et vice versa.

▬ Mais vous savez, ça va mieux, je me porte beaucoup mieux. Sept ans ont passé et au bout d'un moment, il faut arrêter de vivre dans le passé. J'ai fait de nouvelles rencontres qui ont, on peut le dire, redonné le goût de vivre. En même temps, je suis jeune, je n'ai que dix-sept ans, bientôt dix-huit, il faut que je songe à mes études et mon avenir.


Parler à cœur ouvert, voilà ce qu'il me manquait depuis longtemps. Oui d'accord Alex, à toi aussi je parlais sans gêne, mais toi... Tu avais déjà tellement de choses à surmonter que je ne voulais pas qu'une once de pitié entrave ton sourire. Ce sourire que tu transmettais si facilement aux gens. Je ne voulais pas que tu prennes un air grave en écoutant mes histoires. Je préférais te voir heureuse.
C'est surprenant toutes ces belles personnes qui parvenaient à faire rythmer notre train de vie. Celles qui rajoutaient des couleurs là où il en fallait. Raphaël faisait parti d'eux. Oui je ne dois pas parler aux inconnus. Mais eux, c'était différent.

▬ Désormais, ce qui compose ma "famille", enfin si on peut appeler ça une famille, c'est Alice, ma petite sœur, sœur de cœur plus précisément, que j'ai recueilli. Je dois avouer que ça doit faire bizarre de dire "recueillir" surtout à mon âge, mais elle a perdu sa mère et ne connaît pas son père. Puis il y a eu William, venant tout droit des Enfers, il a sauvé Alice et pour le remercier on l'a généreusement accueilli chez moi. Et enfin Roxas, je n'avais pas remarqué que j'avais rougis à ce moment là, un garçon formidable, un peu perdu que j'ai croisé par hasard. C'est un très bon ami...


Bon sang, il y avait des fois où j'avais envie de dire aux petits bonhommes de ma tête et plus particulièrement à ceux de mon cerveau qui réglaient mes sentiments d'arrêter d'y mettre le bazar. Tristesse a encore frappé. Les beaux souvenirs que j'avais elle les avaient touchés. Pourquoi ceux avec  eux ?
C'est bon, je m'étais remise à pleurer comme une fillette.

▬ Zut, c'est rien, l'émotion encore une fois. Haha, c'est la première fois que je passe par autant d'émotion en une journée. Ca fait du bien de pouvoir parler ouvertement à quelqu'un, même si on ne se connaît pas du tout. Je vous comprends quand vous parlez de votre famille. C'est important la famille. Votre jumeau était comme vous ?


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Re: {Hikaraph'} Let's music be a cure | Sam 17 Oct 2015, 20:29

Plus je parlais et plus je me rendais compte combien ça me soulageait de pouvoir me confier à quelqu'un, même une parfaite inconnue -quoique nous semblions plus proches qu'il n'y paraissait. Certes, j'avais Sora pour libérer mon coeur lorsque j'en ressentais le besoin, mais le jeune homme avait trouvé, ou plutôt retrouvé une vie bien à lui, et je préférais le laisser en profiter. Je venais le voir de temps en temps au Bonheur Sucré -le thé était aussi bon que les pâtisseries- et nous parlions des dernières nouvelles pour chacun. Mais parfois, discuter avec une personne extérieure, certes pas n'importe qui, apportait également du soulagement. C'était le cas à l'instant présent, et Hikari m'écoutait dans un silence religieux, ses yeux roses me fixaient avec une petite étincelle. Se sentir écouté apaisait tout autant que de libérer une part de ses ressentis.

À l'annonce de mon âge réel, la jeune fille ouvrit de grands yeux stupéfaits, ce qui me fit rire intérieurement. Je produisais cet effet presque à chaque fois. Cela dit je pouvais le comprendre. Mon apparence n'avait rien à voir avec celle d'un vieillard édenté aux cheveux couleur de sel. Au contraire, je ne devais pas paraître plus de 25 ans, seul mon regard fort des expériences passées et de sagesse pourrait éventuellement trahir une certaine longévité. Ce même regard qui s'attrista en apprenant la situation familiale de mon interlocutrice. Mon sourire s'effaça un instant, chagriné.

- J'en suis navré, Hikari. Mes plus sincères condoléances... Je sais à quel point il est dur de perdre des êtres chers. Mais vous avez quelqu'un pour s'occuper de vous et à qui vous accrocher, c'est essentiel.

Mes lèvres s'étirèrent à nouveau pour chasser ces souvenirs douloureux. Je ne voulais pas rester sur cette note de peine et de nostalgie, mais elle non plus, puisqu'elle enchaîna. Je l'écoutais, une main sur mon étui, l'autre serrant le médaillon que je portais, celui qui avait appartenu à Mickaël. C'était devenu une habitude, un tic auquel je ne faisais plus attention. Mon regard dériva sur la verdure du parc, mais mon attention ne s'en trouva pas altérée pour autant. Ainsi elle était orpheline depuis ses 10 ans... C'était si jeune pour perdre ses deux parents ! Tandis que les miens étaient toujours là, plus de 150 après ma naissance. Elle avait dû traverser de lourdes épreuves, mais chacune l'avait un peu plus renforcée j'en étais persuadé. Je trouvais courageux de sa part de surmonter ces tristes événements le sourire aux lèvres alors qu'elle quittait à peine le monde de l'adolescence. Alors que moi, quinze ans après et âgé de plus d'un siècle, je ne parvenais toujours pas à faire mon deuil. Je tournai la tête vers elle, n'osant pas l'interrompre entre deux tirades. Elle me parla de sa nouvelle "famille", des amis précieux qui la soutenaient à tout moment. Je remarquai immédiatement sa réaction lorsqu'elle évoqua ce "formidable ami", ce qui m'arracha un sourire. Je savais reconnaître une âme éprise d'une autre, mais je me tus, respectueux de sa réserve. Puis des larmes coulèrent sur ses joues. Je me contentai de lui offrir un sourire consolateur, montrant clairement que son effusion de larmes ne me gênait pas. C'était parfois nécessaire de se laisser aller pour se sentir mieux par la suite. Je la laissai se reprendre avant de répondre à sa question.

- Oui, il était comme moi, physiquement si c'est ce que vous voulez dire. Nous étions de vrais jumeaux, une parfaite copie l'un de l'autre, si bien que seuls nos parents et notre soeur parvenaient à nous distinguer. C'était devenu un jeu, de se ressembler le plus possible,personne n'arrivait à dire qui était Mickaël et qui était Raphaël. Jusqu'à l'arrivée de Sophie... Mais au final c'est ce qui a perdu mon frère.

J'en restai là pour l'instant. Ce n'était guère évident de sortir autant de souvenirs en si peu de temps, à une jeune personne que je ne connaissais pas. Et pourtant, malgré la douleur passagère, je me sentais un peu mieux, comme soulagé d'un poids. Hikari avait raison sur plusieurs points : la famille était importante, c'était grâce à elle qu'on se construisait pour affronter la vie ; il fallait penser à l'avenir et s'accrocher à ceux qui restaient là pour nous ; et se confier à un inconnu apportait plus de bien qu'on pourrait le croire. Ses paroles résonnaient encore dans mon esprit.

- Pour en revenir à ce que vous disiez, tout à l'heure, sur votre vie ... Ce sont de très sages paroles pour quelqu'un de votre âge. Elles prouvent votre maturité et votre force d'esprit. (Je levai une main, anticipant sa réaction). Je sais ce que vous allez dire, que si vous étiez forte vous ne seriez pas dans un hôpital à bataille contre votre alter ego. Ce n'est pas la même chose, je vous parle ici de courage et d'intelligence. Vous arrivez à faire la part des choses, alors que vois avez perdu vos parents à dix ans. Même après quinze ans, je n'arrive pas à tourner la page, leur absence me pèse...

Je la trouvais presque plus forte que je ne l'étais. Bien sûr, moi aussi j'avais été confronté à la mort au même âge qu'elle, mais la perte des parents était la plus lourde, après la perte d'un enfant ou d'un conjoint. J'avais perdu mes deux moitiés en un seul jour, ainsi que l'enfant à naître qui grandissait dans le ventre de ma femme. C'était certes terrible à endurer, mais je ne cessais de me dire que je devrais faire plus d'effort pour passer à autre chose. Mais j'avais également peur qu'en l'acceptant, ils disparaissent totalement... Sentant que je m'enfonçais dans l'introspection, je secouai la tête pour remettre de l'ordre dans mes idées.

- Vous avez parlé d'études tout à l'heure, dis-je pour relancer la conversation et changer de sujet. Qu'avez en tête pour le futur proche ?

Même si j’orientais cette conversation dans une direction plus supportable, tant pour elle que pour moi, j’étais réellement intéressé de découvrir quelles études elle suivait, ou voulait suivre dans le futur. Et plus nous parlions, plus je pensais qu’Hikari était une formidable jeune fille qui méritait vraiment de trouver le bonheur. Mais hélas, je savais par expérience que les gens qui le méritaient le moins souffraient en général bien plus que tous les autres.




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Re: {Hikaraph'} Let's music be a cure | Sam 14 Nov 2015, 12:29




Music is a cure for sadness and pain
”Un jour de d'hiver, un après midi” Je me voyais, parler comme un moulin à parole face à un inconnu qui était devenu le refuge de mes angoisses. J'avais besoin de me sentir en dehors de tous ces problèmes. Même en en parlant je me sentais étrangement en sécurité en sa compagnie. C'était sûrement dû à sa sympathie et sa façon avenante de m'adresser la parole. Je n'étais pas une voyante ni dotée d'un esprit divin mais je décelais en lui toutes la sagesse des années accumulées de son existence. Il paraissait jeune, bien plus âgé que moi mais sans être trop vieux selon moi et pourtant, son regard témoignait les nombreuses choses qu'il avait vécu. Cet homme avait déjà vécu. Il me décrivit rapidement son frère jumeau et énonça le nom d'une certaine Sophie qui attira mon attention. Me considérant comme une petite fille dont la curiosité était sans limite, il n'était pas étonnant que de nombreuses questions se bousculèrent les unes après les autres dans mon esprit. Qui était-elle ? Que s'état-il passé ? Pourquoi ce regard ? Raphaël, pourquoi êtes vous si... triste ?

Finalement, il reprit la parole sans finir sa phrase précédente et me complimenta sur ma façon de penser qui était droite et mature. Sur le coup, je me sentis un peu fière de moi-même, j'étais heureuse qu'il me dise cela. Bizarrement, venant de lui, cela sonnait comme une récompense. Mais, malgré ces paroles qui m'envahissaient de joie, je ne pouvais m'empêcher de penser que j'étais tout de même quelqu'un de faible. Oui, je n'arrivais pas à me contrôler. Perdre le contrôle de son corps, de son esprit... Rien que perdre le contrôle de sa propre vie était vraiment angoissant. Raphaël m'empêcha de rétorquer quoi que ce soit et ses paroles me redonnèrent un peu de courage. Je ne voulais pas qu'on me prenne en pitié, ni qu'on s'inquiète pour moi, je me cachais derrière ce sourire à moitié brisé. Il le voyait, par je ne sais quelle clairvoyance. J'avais l'impression de me retrouver avec mon père avec lequel j'étais particulièrement proche, il lisait en moi comme un livre ouvert.


▬ Haha... Vous savez, j'essaye de ne pas trop y penser. Mais même à mon âge, sept ans après, cet incident reste toujours profondément coincé dans ma gorge. Se changer les idées permet pendant un moment d'oublier cela. Mais cela reste un traumatisme profond. Les gens qui ont vécu des choses horribles ne peuvent pas se dire qu'elles se sont totalement relevées. Humainement c'est impossible. Tu te relèves, tu lèves la tête, mais les larmes ne s'arrêtent pas de couler. Mais tu gardes la tête haute. Après tout, nous sommes tous humains. Les gens comme ça seraient des mary-sue sinon haha.


Flûte, il ne savait peut-être pas ce qu'était une mary-sue. J'ai découvert ce terme en lisant des ouvrages populaires, c'était un personnage que je détestais par dessus tout. Tout pour elle, l'archétype de la personne qui était dénuée de défauts et toujours promis à un destin fabuleux plein de rose bonbon. Quel était le lien ? Les personnes qui se relevaient sans grande difficulté face à une catastrophe, disant, je suis fort malgré tous les malheurs, je suis bon, gentil, je suis courageux, fort. Cette personne n'existe pas. Ne vous leurrez pas. Les humains souffrent tous.
Chassant cette idée horripilante de mon esprit, je me concentrai sur la nouvelle question de Raphaël concernant, une fois de plus, ma vie.


▬ Eh bien, je suis actuellement étudiante. Je ne sais pas vraiment ce que je veux faire plus tard, mais je pense rentrer dans les forces spéciales. Pour aider dans des missions ou autres... Tout comme mes parents en fait.


D'un sourire j'avais terminé ma phrase. Les forces spéciales étaient un métier à haut risque mais je n'avais pas peur. Pour l'instant je ne savais pas vraiment ce que j'allais faire de ma vie, ma santé m'empêchait de faire quoi que ce soit.  Je levai les yeux au ciel comme pour trouver un signe qui m'encouragerait encore une fois. Je n'étais pas superstitieuse, ni croyante - à part envers les Dieux - mais il y avait des signes qui parfois, ne pouvaient pas me tromper. Cela pouvait paraître stupide de croire en une bonne étoile, mais j'avais l'impression qu'indirectement, mes parents veillaient sur moi. Même juste y croire pouvait redonner de l'espoir à certains. Désormais, j'essayai de ne plus penser à mes parents ni à mon avenir mais à mon combat contre ma maladie. Je parlais comme une cancéreuse...

▬ Mais bon, il faut que je sois de nouveau sur pied pour reprendre mes études. Qu'avez vous fait depuis tout de temps ? Et... Je sais que cela peut paraître un peu indiscret mais, qui est cette Sophie dont vous avez parlé ?... Je... Je suis peut-être un peu trop curieuse. Oubliez.

Je remis une mèche de cheveux derrière l'oreille, l'air un peu gêné. Je lui avait demandé trop de choses à la fois et de manière totalement incongru. Il devait penser que j'étais bien impolie et bien trop curieuse finalement pour mon âge

© charney






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