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 Ceci est une phrase de retrouvailles : T'es pas mort ?! [Pv : Sora ♥]

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Wolfgang U. D. Enderstar
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Re: Ceci est une phrase de retrouvailles : T'es pas mort ?! [Pv : Sora ♥] | Sam 30 Jan 2016, 18:55

Ceci est une phrase de retrouvailles : T'es pas mort ?!


Sora & Wolfgang

Alors que Wolfgang était en train de se diriger vers le salon de thé, se fichant désormais bien de l'avenir du mec qu'il avait alors malmené plus tôt. Qu'il soit mort ou vivant ne changeait pas grand chose à sa vie pour être franc alors que Sora face ce qu'il veut... Tuer n'est rien, la mort ce n'est rien. Tout le monde y passe, sauf les Dieux. On doit bien rendre visite à Hadès un jour, alors maintenant ou plus tard ce n'est qu'une question d'avance ou de retardement dans le rendez-vous. Et puis soyons sérieux cinq secondes, la mort d'un M.Inconnuaubataillon ne changerait rien dans la vie de personne à moins d'avoir du remord. Ce qui n'était pas son cas, alors comme ça, cela réglait la question. Il préférait traiter l'affilié de Sora de lézard, bien que ce dernier ne semblait pas d'accord sur ce faitet préférait mettre les choses aux clairs. C'est qu'il était colériques le petit. C'est un peu amusant quand on y pense. Sora qui était quelqu'un d'une gentillesse et d'un calme profond était accompagné d'un petit nerveux. Tandis que Wolfgang, se trouvant être un peu plus... Désordonné dans son esprit et certainement plus mauvais se retrouvait avec un immense affilié qui était pourtant d'une sagesse et d'un calme sans nom. Faut l'avouer. Ghost semblait bien plus dangereux que ce petit machin rouge nommé Stewarts. Pourtant il donnait l'impression de mordre d'avantage. Est-ce que ça marche comme les chiens les dragons ? Drôle de pensé. Mais pourquoi pas. On va dire que donc c'est un petit chien qui veut mordre. D'ailleurs il avait soufflé de façon presque inaudible un « si tu le dis » ni plus ni moins alors qu'il retourna sur le lieux du crime. Oui. Regardez donc comment cette vitre a été sauvagement attaqué, laissant alors des débris partout, quel spectacle cruel. Et c'est de toute façon avec autant d'intérêt que le gars tout à l'heure, que le démon enjamba tout ça pour aller s'asseoir. Puisqu'on l'avait invité hein. Son sourire en coin qu'il avait arboré en la présence de son frère disparut à nouveau un peu, le temps qu'il revienne. Silencieux, Wolfgang n'arrivait pas à décrocher son regard de son cadet. Non il n'avait pas tant changé que ça. S'en serait presque effrayant, ou plutôt la différence dans le regard de l'aîné l'était certainement plus. Même si... Son côté observateur pu alors déceler une certaine amertume et tristesse dans son regard. Chose que Wolfgang connaissait que trop bien, mais qu'il n'exprimait plus tellement depuis longtemps, du moins, beaucoup moins bien.

D'ailleurs il n'était pas étonné d'entendre dire qu'il avait eut du mal à le reconnaître. Si Wolfgang se voyait enfant, certainement que lui même n'arriverait plus à se retrouver en cet enfant ce qu'il est... Trop de choses étaient passés. Trop de choses marquantes. Cependant il resta silencieux, pour le coup, le jeune homme restait bien sur la même pensé, à peu près. Écoutant alors avec attention ses paroles. Le regard pourpre suivant alors du regard alors tous les faits et geste du plus jeune, comme un chat le ferait en observant une proie. Avant de se dire soudainement que c'était bizarre de le voir baisser les yeux ainsi. Avait-il quelque chose à cacher sur cette histoire de cirque qui n'existait plus ? Sans trop attendre, le brun était alors prêt à lui attraper soudainement et fermement le visage, de façon un peu trop direct, pour lui demander ce qu'il c'était réellement passé. Le regarder dans les yeux aurait suffit à comprendre qu'il manquait quelque chose. Wolfgang avait un esprit défaillant, mais terriblement perspicace pour reconnaître et repérer les chose qui n'allaient pas chez les autres. Mais en fait un débat tout autre le stoppa net alors qu'il s'était déjà redressé. Se retrouvant à le regarder un peu bêtement. Dix ans. Oui. Cinq ans de coma ? Cette phrase avait décroché un sourire à Wolfgang, un rire, un amusement aussi réel qu'étrange. Laissant Sora prendre son bras sans bouger d'un centimètre, ses épaules s'agitèrent alors tandis qu'il se mit à ricaner.

Oh. Je crois. Qu'un coma aurait été une sieste des plus reposante je n'aurai pas dit non. Quitte à ne jamais se réveiller.



Comme il l'avait fait comprendre à la Kirin, c'était là la deuxième personne à qui il en faisait part. A cette époque il aurait préféré mille fois mourir que de vivre ce qu'il avait enduré. D'être un cobaye, un rat de laboratoire. Non. Même les animaux ne mérite pas de souffrir gratuitement ainsi, mais c'est ce qu'il avait été. Un ange à qui on avait coupé ses ailes pour le garder à terre. Finalement, il avait cessé de rire et re-plongé son regard dans le sien, sombre et sérieux. Ce qu'il c'était passé ? Il aurait envie de dire rien du tout. Mais ce n'était pas vrai. Baissant finalement les yeux vers cette main qui s'accrochait à son bras recouvert de son gantelet, le jeune homme soupira. Avant de finalement simplement le faire pivoter. Là, il put défaire les attaches, retirant alors ce gant de métal doré qui lui donnait un aspect si difforme. Étrangement, comme ça son bras semblait normal. Semblait du moins. Jusqu'à ce qu'il  retrousse sa manche et surtout retire ce qui faisait obstacle à sa peau pâle. Des cicatrices, depuis toujours il n'en avait jamais gardé, il avait toujours été doté d'une régénération puissante, et ça c'était amélioré avec le temps qui plus est, mais là, elles ne bougeaient pas, toutes ces marques prouvant que son bras avait été largement ouvert pour y faire quelque chose dessus... Et pas qu'un peu. Toujours sans bouger son bras -des fois que son pauvre frère penserait qu'il cherche à s'enfuir- le brun attrapa alors un couteau qui était resté sur une table. Abandonné par les clients, ainsi que leur commande d'ailleurs, peut-être s'étaient-ils vite enfuit en le voyant revenir, il ne savait pas trop. Mais au final, d'un geste vif et sur, il c'était retourné vers son frère. Là, il se planta la lame dans le bras droit. Wtf. Pourquoi tu expliques les choses comme ça, tu es bizarre. Tu ne sais jamais t'exprimer convenablement jusqu'au bout. Comme si sa vision des choses et son ressentit était totalement altéré, ou même.. brisé ?

Tu vois ça. C'est ce qu'ils voulaient.



De quoi planter la lame ? Non, enfin. C'était surtout cette plaie qui en quelques secondes à peine avait déjà disparut, trahit simplement par la présence légère de sang qui était passé par-là. Avant d'en faire de même de l'autre côté, l'air impassible. La lame perça la peau, laissant alors une petite trace de sang, mais se heurta à quelque chose de dure très tôt. Suivit d'un CLONG. La pointe du couteau s'en retrouva abîmé.

Et ça, c'est ce qu'ils ont voulu essayer. Tu ne trouves pas que les Humains ont un sens de l'originalité très prononcé ?



Ses propos étaient ironiques, pourtant le ton n'y était pas, comme s'il était parfaitement sérieux et que c'était normal de dire ça comme ça... Sacré Wolfgang. Au final, il posa alors son arme sur la table et releva son regard vers le sien.

J'étais certainement destiné à mourir là-bas, mais pas de chance pour eux, je suis sortie. Le plus ironique c'est certainement de voir que c'est une misérable corde qui aura eut ma peau.



Façon délicate de dire qu'il avait été pendu. Et à notre siècle la seule possibilité de mourir comme ça -à moins de se suicider ou d'avoir vraiment pas de chance quand même- c'est d'avoir été condamné à mort. Autant Wolfgang n'avait pas de chance dans la vie, autant il ne faut pas oublier qu'il avait été membre des Yakuzas, comme son tatouage dans le dos pouvait certainement le prouver... Cependant il haussa les épaules et termina comme si de rien était sa boisson.

Tu vois rien d'extraordinaire, je suis certain que tu as plus de choses à me raconter... T'as à manger ?



Après le gars qui demande comment ça va après ne pas avoir vu son frère pendant des années, c'est le gars qui raconte qu'il a vécu de la merde et est mort par pendaison qui demande un gâteau. Mais à part ça, tout va bien dans sa vie.

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Re: Ceci est une phrase de retrouvailles : T'es pas mort ?! [Pv : Sora ♥] | Jeu 17 Mar 2016, 00:43


T'ES PAS MORT ?!
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Tu la sentais grouiller dans tes entrailles, la petite bête nommée Pressentiment. Elle se tortillait, t’enserrais les tripes. Grandissait chaque seconde qui passait en se nourrissant de chaque mot prononcé, de chaque pensée préservée.
Vous n’étiez que deux. Des frères longtemps séparés, réunis par le plus grand des hasards. C'était un heureux événement, en soi ; pourtant autour de vous, l’atmosphère était pesante.
Aussi pesante que vos passés.
Aussi pressante que si des dizaines de fantômes vous observaient.
Aussi palpable que vos cicatrices.

T’étais mal à l’aise, entre ton mauvais pressentiment et un espoir aussi illusoire que les ailes diaphanes d’un papillon. Parce que tu savais, Sora : ton instinct ne te trompait que rarement, et tu ne pourrais pas ignorer les preuves plus longtemps. Ainsi coincé entre plusieurs fronts, tu te sentais au final plus observateur qu’acteur. Tu n’osais plus bouger, maintenant que la grenade était lancée. Ton immobilité était telle que si tes poumons fonctionnaient, tu ne savais plus comment – par quel mécanisme physique.
La seule chose que tu savais faire, c’était attendre.
Et Dieux que l’attente te parût longue. Tu écoutais le rire de Wolfgang ronger les secondes comme toi ton frein. Pourquoi sonnait-il si acide, corrosif ? Il en meurtrirait presque vos chairs déjà amochées.
Mais tu réfléchissais peut-être trop. Quelque part, tu avais l’impression qu’il jouait de la montre pour mieux te tourmenter. Ou peut-être cherchait-il ses mots, tout simplement.
Peut-être. Mais sur le moment, rien ne te paraissait simple.

Quand sa voix s’éleva enfin, tranchante de cynisme, tes poils se hérissèrent. Wolfgang ne pouvait pas avoir parlé au hasard, non. Ce serait une blague d’un trop mauvais goût. Tes yeux dans les siens, tu tentas de déceler la moindre parcelle de mensonge au fond de ses iris rougis, pour ne trouver qu’une franchise désarmante. Un véritable désamour envers la vie. Et tu sentis ton cœur se serrer, à la fois blessé et effrayé par sa cuisante fatalité. Comment ne pas verser une larme de sang, en voyant dans quel état avait fini l’ainé ? Lui qui avant vivait à en perdre haleine, ne savait plus pour quelle raison il respirait encore.
Ton frère, ta seule famille encore vivante, avait songé à mettre fin à ses jours.
Cette révélation te laissa incrédule. Tu le fixas d’un air absent, la sclère de tes yeux parfaitement visible autour de tes iris azurés. Le suicide n’est rien d’anodin : c’est le genre d’acte qu’on commet lorsqu’on n’a plus rien à perdre, ni rien d’autre à attendre que plus de souffrance encore.
Tu avais l’impression de le voir pour la première fois depuis une bonne demi-heure. A quel point l’avait-on détruit, pour qu’il cherche à y mettre fin ? Est-ce qu’on l’avait rendu insensible, ou avait-il étouffé lui-même ses propres sensations – ses émotions ? En même temps que ses pleurs, ou tout en se mordant rageusement la lèvre ?
Aujourd’hui, Wolfgang espérait-il quoi que ce soit de la vie ?
L’évidence de la réponse était insupportable.

Tu lui avais demandé de raconter son histoire. Maintenant, tu te demandais si tu allais le supporter. D’autant plus qu’au lieu d’employer des mots, il décida de te faire une démonstration. De te montrer l’Enfer dont il n’était jamais complètement revenu, sa trace indélébile sur son corps.
Quand le brun saisit la lame, tu hésitas. Tu avais la possibilité de l’arrêter. Pourtant, tu compris aussi quel genre de personne il était devenu : incapable de s’exprimer clairement, lorsqu’on abordait certains sujets sensibles. Parce que lui-même ne savait pas mettre de mots sur ses sentiments ou ce qu’il avait vécu. Tu décidas donc de le laisser faire à sa manière, quitte à le regretter après. Au moins, comme ça, tu aurais plus de chances de le comprendre.
Cela dit, tu te préparas mentalement à absorber la suite. Tu cillas à peine, lorsqu’il s’entailla le bras. Tu eus même la présence d’esprit de te demander comment Wolfgang pouvait rester insensible ; était-ce parce qu’il savait qu’il guérirait vite, ou parce qu’il avait subi bien pire ? Etrangement, tu pensais connaître la réponse. Ton vis-à-vis t’en donna la confirmation, en précisant que son pouvoir de régénération avait fait l’objet de convoitise – soyons intelligents deux secondes, il n’était sans doute pas question de simple mutilation gratuite.

A force de tourner les pièces du puzzle, tu commençais à avoir une idée assez précise de ce qui lui était arrivé.

Puis vint le tour du bras gauche. Encore une fois, tu te contentas d’observer en silence.
Le bruit émit lors du choc entre le couteau et les parties artificielles de son bras provoqua une sensation désagréable sur ton palais. Un arrière-goût métallique. Gêné, tu collas ta langue contre ton palais. Puis tu frissonnas : tu avais l’impression qu’un froid polaire venait de se jeter sur le salon de thé.
Wolfgang continua son récit, imperturbable. Il expliqua avoir réussi à sortir, sans préciser comment. Evoqua ensuite une corde, ce qui te fit penser à la manière dont il avait placé sa main autour de ton cou, plus tôt. Il avait été pendu, donc ? C’était le plus probable. Mais tu avais du mal à mobiliser assez tes neurones pour en être sûr et certain.

En fait, tu étais tellement concentré sur tout ce que tu venais d’apprendre et comprendre, que tu ne tiltas pas tout de suite lorsqu’il te demanda… Un casse-croûte. Tu levas les sourcils à retardement, avant de lever lentement la tête.

« …Hein ? »

Tu avais l’air bien bête, tout d’un coup. En battant légèrement des paupières, tu repassas dans ta mémoire tout ce qu’il venait juste de dire.

« Ah, à manger, oui… Une tarte aux pommes, ça te va ? »

La conversation était soudainement devenue banale au possible. On pourrait croire à un jeune homme rendant visite à son frère pâtissier pour lui acheter un gâteau, alors que l’instant d’avant, vous parliez d’un sujet assez sombre. Déboussolé, tu portas la main à ton front en fermant les yeux. A vrai dire, le changement de cap effectué par Wolfgang te dépitait un peu. Tu n’eus même pas la force de lui demander le pourquoi du comment, étant presque persuadé qu’il n’aurait pas de réponse claire à te fournir.

« Je reviens. » Dis-tu en te levant.
Tu revins effectivement quelques minutes plus tard avec deux petites assiettes, comportant chacune une part de tarte. Après les avoir déposées, tu repris ta place. T’éloigner un peu t’avait permis de t’aérer assez l’esprit pour continuer sur de bonnes bases.

« Quand tu me dis là-bas… Tu parles bien de l’hôpital ? Ils ont…. Fait des expériences sur toi ? »
Tu te lançais à reculons ; les mots peinèrent à sortir.
Parce que tu savais qu’en les posant, ces vérités que tu avais comprise à travers son récit échevelé allaient devenir concrètes. Tu ne pourrais plus détourner le regard.
Non pas que tu le souhaitais. Après tout, on parlait là de ton frère, de son passé, des temps difficiles qu’il a dû traverser seul. En abordant ce sujet, tu avais l’impression de pouvoir prendre la main de ton grand frère, de faire sortir ce garçon enfermé dans une chambre aux murs blancs, au sous-sol d’un hôpital puant les produits chimiques.
C’était trop tard, pourtant. Tu le savais. Mais tu ne pouvais pas t’empêcher d’espérer que tu pouvais être là pour lui. Pour l’aider, le soutenir, le sauver. Devenais-tu présomptueux ?
Quoi qu'il en soit, tu devais sans doute ressembler à un toi plus jeune, s’inquiétant avec toute l’innocence et la pureté de l’enfance, lorsque tu prononças la suite.
« Ils t’ont fait tant de mal que ça, pour que tu penses à mourir ? »
Et toi, cherchais-tu à vous faire du mal en posant ces questions ?


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Re: Ceci est une phrase de retrouvailles : T'es pas mort ?! [Pv : Sora ♥] | Sam 16 Avr 2016, 12:59

Ceci est une phrase de retrouvailles : T'es pas mort ?!


Sora & Wolfgang

Quel est donc cette manie Wolfgang ? Depuis quand on parle d'un sujet si sérieux, si triste, pour ne pas dire carrément dérangeant pour finalement faire comme si de rien était en demandant un truc à manger. D'accord, c'est le genre de chose logique que l'on fait dans un salon de thé mais tout de même. Je pense qu'il y avait autre chose à dire là, que de faire part de ses envies d'estomac. Et Dieu sait que pourtant ce dernier peut être bien difficile quand il s'y met. À moins que cela ne soit que dans sa tête, ouais, c'est tout autant probable en fait. Mais qu'importe, il y a des choses qui ne se font, pas c'est tout c'est comme ça. Mais il était peut-être trop tard pour le refaire ? Allez savoir, l'ange déchu était encore un jeune homme, disons qu'on pouvait ne pas perdre tout espoir ? Mouais. Allez dire ça à son frère en fait. Ce dernier semblait ne plus savoir quoi faire, ou quoi dire. Absorbé par les paroles de l'aînés, il donnait l'impression qu'il allait flancher à tout instant, lui dire d'arrêter son récit parce qu'en fait il en savait certainement déjà bien assez pour deviner l'horreur qu'il avait vécu, et même s'il ne savait pas tout, on pouvait aisément le deviner. On n'affiche pas un tel regard comme ça sans raison. Il était évident qu'il avait vécu quelque chose qui l'avait changé, qui avait dévoré le jeune enfant insouciant et souriant qu'il était, et ce n'était pas la difficulté de la vie classique, la triste vie d'adulte comme on peut dire. Oh que non. Si ce n'était que ça. Comment peut-on rendre quelqu'un insensible à sa propre douleur, et même celle des autres ? Quelqu'un incapable de savoir s'il peut pleurer encore ou non ? Tant ses yeux se sont asséchés et son cœur fermé. Non, ni disons qu'il était comme mort. Wolfgang n'avait pas réussit à mettre fin à ses jours, mais c'est comme s'il avait réussit à le faire en partie à l'époque. Peut-être était-ce cette drôle de folie qui l'avait rendu ainsi qui lui avait permis de tenir bon jusqu'à la fin au final.

N'est-ce pas... Triste ? Bien sûr que si ça l'était. Mais encore faudrait-il que notre homme puisse le penser en tant que tel. Il racontait son histoire, chose qu'il ne faisait pas, parce qu'autant ça avait le don de l'agacer, qu'une partie de lui-même s'en retrouvait presque effrayé par son propre récit. Pourtant c'était impassible qu'il racontait, tout, comme s'il était en train de raconter une blague. Pourquoi ne pas épargner des détails à son pauvre frère ? Pourquoi exprimer par geste ce qu'il pourrait essayer de rendre moins dur avec des mots mieux choisit ? Il n'y était pour rien. Quand bien même il lui en avait voulu, Sora n'était en rien responsable de son malheurs et l'accabler était un peu une forme de cruauté, ou d'égoïsme allez savoir. Mais ce n'est pas comme s'il le faisait exprès... Il ne connaissait plus trop la délicatesse et son frère allait en faire les frais... Mais c'est sans compter une petite tarte aux pommes pour requinquer tous le monde ! Ben oui bien sûr, c'est ça qui manquait à cette table. Quelque chose à manger. Il y avait un couteau déjà, une cuillère qui trainait, mais rien à manger, si ce n'est pas triste. Oui, c'était ça la chose la plus triste ici maintenant tu le sais. Du coup. Après avoir regardé sans dire mot le plus jeune partir. Il se contenta en plus de planter son couvert dans la nourriture pour la consommer. Et dire de la façon la plus naturel qui soit.

C'est bon je reviendrais pour manger ce que tu fais.



Quoi ? Ah il avait difficilement demandé quelque chose de délicat ? Qu'importe. C'était bon. Fallait le dire voilà. Au moins Sora se sentait gonflé de fierté ? Comment ça non ? Ah bon. Se décidant à relever le regard vers lui. Je démon soupira. Finalement il était curieux son frère. Comme beaucoup de gens. Peut-être que c'était lui qui était bizarre -et c'est peut dire mon cher-. Du coup ? Ben il répondit.

Ouais.



Au moins c'est clair non ? Ben quoi ? On lui demande s'il parle de l'hôpital il répond oui. Tu voulais qu'il fasses quoi ? Une description du pourquoi et du comment ? Peut-être en effet, puisqu'il en demanda qu'est-ce qui avait pu le rendre ainsi, que c'était-il passé ? Pendant un bref instant, certainement que cela semblait paraître une éternité aux yeux de son frère, Wolfgang l'avait regardé, tout en prenant soin de terminer sa part de tarte, parce qu'on ne laisse pas ça se perdre zut de flûte ! Ahem. Et c'est une fois cette dernière entièrement avalée, qu'il lui fit le regard qui voulait tout dire, dans le genre, tu veux vraiment savoir ? Ou alors, tu poses des questions bizarres va savoir. À défaut de parler souvent correctement, son regard se faisait souvent bien plus révélateur que sa bouche. Du coup... ? Eh bien. Il soupira de façon presque exagéré, comme s'il avait déjà la flemme d'avance de raconter. Mais bon. Il haussa les épaules tout en se redressant dans son siège. C'est presque un crime d'être à ce point nonchalant pendant que l'autre en face en avait presque des sueurs froides de stress.

Des choses. Et d'autres.



Avait-il commencé à dire. Donnant l'impression qu'il s'arrêterait là. Mais après tout, s'il y a bien quelqu'un qui peut savoir c'est lui son frère non ? Mouais, inutile d'aller dans les détails plus que cela. Déjà il avait l'impression d'avoir été explicité.

Pas grand chose. Tu vois. Des petits trucs de routine auquel on s'habitue. Je suppose. Après avoir perdu son identité. Je crois que ça aide. N°.... Heu. 140 ? 142 ? Un truc du genre. Je ne me suis rappelé de mon prénom qu'en sortant en voyant mon dossier. C'est marrant ? Simplement en étant enfermé dans une pièce blanche en camisole, coupé du monde, traité soudainement différemment que comme un être humain, on perd vite des notions. J'avais espoir de ne jamais me réveiller quand je fermais les yeux. Pas de pot. Mais bon. Au final. C'est passé. Alors tout est bien qui finit bien.



C'est ce qu'on pourrait dire, s'il n'avait pas été détruit comme il l'était. S'il n'était pas comme ça tel une âme errante cherchant alors un but dans la vie. Pensant peut-être en retrouver un petit à travers son frère. Mais c'était stupide, il le savait. Sora avait une vie bien à lui, totalement différentes et rien ne changera dans la sienne. Du coup. Il baissa un instant les yeux. Avant de simplement demander.

Et toi. Quelle vie t'as eu...



Malgré le sourire en coin -moqueur oui, envers lui-même-, sa question était soufflé, comme un secret. Comme un regret. Une demande à ce qu'il ait eut une vie meilleure. Parce que malgré son esprit qui avait visiblement perdu toute notion de bien, de mal, de joie et de douleur, il était évident que la marque le rendait particulièrement sensible à l'idée qu'on puisse vivre ce qu'il aviat vécu. Peut-être... Était-ce la seule raison qui le poussait à apprécier à ce point la présence de Nayla. Peut-être...

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Re: Ceci est une phrase de retrouvailles : T'es pas mort ?! [Pv : Sora ♥] | Dim 05 Juin 2016, 19:15


T'ES PAS MORT ?!
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Ses réactions te désarmaient. Tu te demandais ce qu'il se passait dans son crâne – mais en même temps t'avais peur de savoir, peur de découvrir ce qu'il était devenu. De voir que les fragments qui restaient de lui étaient difficilement recollables, et dépareillés. Tout en même temps tu baisses la tête lorsqu'il commente ton dessert, pour une raison qui t'échappe autant que la logique de Wolfgang. Était-ce parce qu'il venait de te tirer de réflexions qui le concernaient, ou parce que c'était la première fois qu'une personne de ton sang te faisait ce genre de compliment ? A vingt-trois ans, tu réalisais tout juste que t'avais été séparé très tôt de ta famille. Ton père ne t'avait jamais porté à bout de bras en disant « ça c'est mon garçon », ta mère ne t'avait jamais prise dans ses bras en soufflant « je suis fière de toi ». Ton aîné et toi n'avez jamais pu vous féliciter lors des moments importants de votre vie.
C'était la première fois que tu lui adressais un « Merci » accompagné d'un petit sourire de reconnaissance.

Si vous étiez restés ensemble peut-être que les premières années auraient été dures, mais qui sait ce que nous réserve l'avenir ? Vous auriez très bien pu grandir normalement, aller au collège puis au lycée ensemble, tomber amoureux comme tous les adolescents. Trouver un travail, devenir amis avec des collègues. Vous retrouver parfois, avec vos parents pour partager un repas préparé par maman ou entre frères pour discuter autour d'un verre. Aimer encore, vous marier, avoirs des enfants. Demander fébrilement « veux-tu être mon témoin ? » puis « veux-tu être le parrain ? » – ou le sens inverse. Peu importe dans quel ordre vous auriez fait les choses ; vous auriez été heureux, tout simplement. Si simplement heureux.
Mais non. À la place il y a eu les larmes, la rancœur, le sentiment d'abandon. Tu perds ton regard dans le liquide brun contenu dans ta tasse, accentues ta poigne autour de celle-ci en serrant un peu les dents. Comment t'avais fait pour vivre toutes ces années avec le sourire ? Regardes, il suffisait que tu retrouves Wolfgang pour que le rempart se fragilise.

Sans la troupe et la bonne ambiance qui y régnait à l'époque, sans doute que tu serais vite devenu un garçon dépressif. D'ailleurs, c'est grâce à leur soutien tu avais réussi à te remettre de l'annonce de la mort de Wolfgang. Sur cette pensée, une nouvelle question te vint : avait-il seulement eu droit à un enterrement digne de ce nom ? Puisqu'on le croyait mort, est-ce que des proches s'étaient réunis pour l'enterrer et le pleurer ? Bonne question. Si oui, alors ils n'avaient mis à terre qu'un cercueil vide. Est-ce que vos parents biologiques, informés par les journaux, y avaient participé ? Tu ne savais pas si leur votre avait mal tourné à l'époque, ou si votre mère était déjà partie Zeus sait où.
Mais tu ne vas pas jusqu'au bout de ta pensée ; ton interlocuteur ne t'en laisse pas le temps. Le "ouais" qu'il t'adresse te fait relever le menton avec de grands yeux surpris. A quoi disait-il ouais, est-ce qu'il venait de lire dans ton esprit ? Ou bien avais-tu parlé à voix haute ? T'es un peu paumé entre tes réflexions et votre discussion – l'un comme l'autre chaotique.

Heureusement le brun continue sur sa lancée et, rapidement, ton expression se fait sérieuse. Tu écoutes attentivement son récit.
Numéro 140 ou 142 ? Pendant quelques secondes, tu hésites à le croire – non, tu ne le crois pas du tout. Pourtant il ne dit que la stricte vérité, tu le sais. Tu le sens à la manière qu'il a d'évoquer cette partie de sa vie. Mais c'est plus fort que toi, tu as du mal à l'accepter. T'as du mal à envisager qu'on puisse traiter une personne de la sorte, et encore plus quand la personne en question est ton frère. On lui avait retiré toute humanité en lui attribuant ce code comme, s'il n'était qu'un vulgaire objet sorti d'une chaîne de production – ou une bête prête pour l'abattoir. Wolfgang le dit d'ailleurs lui-même : on l'avait traité différemment que comme un être humain.

Ça n'avait rien de marrant, comme il disait. Tu sentais tes incisives s’enfoncer douloureusement dans ta lèvre inférieure. C'était contradictoire, mais t'avais tout autant envie de le frapper que de le prendre dans tes bras. Parce que tu comprenais que sa nonchalance n'était pas volontaire – tu te doutais que c'était impossible de rester indemne, lorsqu'on a servi de rat de laboratoire. Son détachement était peut-être bien sa manière à lui de se défendre, et si c'était le cas tu ne pouvais pas lui en vouloir. Pourtant tu étais quand même affecté par sa manière d'en parler, de dire "on s'habitue". S'habituer à souffrir ? À espérer mourir ? Mais quelle vie était-ce, alors ? Est-ce qu'il n'était pas déjà mort à cette époque ? Cette dernière question te fait l'effet d'un coup de massue. Tu sens l'afflux sanguin augmenter sous tes racines chromées. C'est les yeux fermés que tu prends une profonde inspiration en portant une main à ton front, puis reprends la voix.

« Si tu le dis, Wolfgang. » Tu relèves alors les paupières pour le renouer le contact visuel et abaisses le bras. « Si tu penses que tu n'as rien laissé de toi là-bas, alors je te crois. » Et le ton est aussi sérieux que ton regard. Parce que t'avais cette impression, cette sensation désagréable que ce gamin en camisole vivait encore en lui. Qu'il était encore emprisonné entre des murs capitonnés, quelque part.
Cela dit tu ne t'attends pas à ce qu'il te réponde. Tu te doutes que ce n'est pas aujourd'hui que tes paroles pourront changer quoi que ce soit. Vous veniez à peine de vous retrouver et n'aviez fait qu'effleurer le sujet. Alors tu laisses couler, en te promettant cependant de ne pas l'abandonner. Plus jamais ça.

Par la suite ton frère dût juger que vous aviez assez parlé de lui, puisqu'il te retourna ta curiosité. Tu restes silencieux quelques secondes, à fixer ce sourire en coin dont le sens t'échappait, avant de boire une longue gorgée de thé – qui te brûle à peine l’œsophage, ayant déjà bien refroidi. Stewart, toujours perché sur ton épaule, était en train de somnoler nonchalamment ; tu ne pouvais pas te servir de lui comme échappatoire, cette fois-ci. Non pas que tu comptais esquiver la question une nouvelle fois. Wolfgang avait joué le jeu alors que son histoire n'était pas des plus faciles, à toi d'être un peu courageux, maintenant.
« Que dire... J'ai vécu avec la troupe jusqu'à ce qu'elle soit dissoute. Ensuite, Aëlia et moi nous sommes retrouvés dans un foyer pour mineurs – oh, Aëlia faisait aussi partie de la troupe. On était souvent ensembles puisqu'on avait à peu près le même âge. Dès qu'on a pu, on s'est installés dans un petit appartement. » Son simple prénom suffit à faire naître un sourire doux sur ton visage. Pourtant, il te met aussi le cœur au bord des lèvres lorsque tu le prononces.

Encore une fois tu baisses les yeux, encore une fois tu fuis ; pourquoi est-ce que le regarder dans les yeux te demandait un effort pareil ? Pauvre Sora, t'étais fragile au fond. Tu cachais tes plaies les plus profondes, te roulais en boule autour pour les lécher, sans laisser personne les approcher. Un petit sursaut d'humour sombre agite tes épaules, lorsque tu te dis que Wolfgang et toi aviez des manières radicalement opposées de gérer vos souffrances. Il s'en détachait totalement, tu les enfermais à double tour en toi. Il devenait spectateur de ses propres misères, tu devenais leur éternel martyr – leur prisonnier, pour l'ironie.
Y avait-il une si grande différence, entre lui et toi ? Tu n'en n'étais plus si sûr.
Ce qui était certain, c'est que tu ne pouvais pas garder la tête basse. Tu te redresses donc et décides de partager avec lui un souvenir crucial. Une information qui vous concernait tous les deux.

« J'ai revu papa, aussi. » Papa. Ce mot sonne un peu écorché, lorsque tu le prononces. T'avait-il déjà paru aussi étrange ? Oh, mais les temps avaient changé. Tu n'avais appelé personne ainsi depuis des années, alors ta langue et ta bouche avaient oublié. Oublié comment le formuler, et ce que ça faisait. Le rappel était aussi agréable que celui d'un vaccin.
Enfin, là n'est pas le sujet n'est-ce pas ? Ta voix se fait un peu plus basse, lorsque tu poursuis. « Il est mort. Tué par le chef de la troupe. » Tu n'oses pas aller plus loin, t'aventurer sur le terrain de ta culpabilité. Alors tu t'arrêtes là, à la frontière. Et tu attends, tu guettes la moindre réaction de la part de ton aîné. Comment allait-il réagir, face à cette nouvelle ? Serait-il encore une fois détaché, ou est-ce que cela allait lui soutirer quelque chose ?

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Wolfgang U. D. Enderstar
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Re: Ceci est une phrase de retrouvailles : T'es pas mort ?! [Pv : Sora ♥] | Lun 01 Aoû 2016, 18:10

Ceci est une phrase de retrouvailles : T'es pas mort ?!


Sora & Wolfgang

Si tu penses que tu n'as rien laissé de toi là-bas, alors je te crois. Ce n'était pas vrai. Pas du tout. En même temps, quelqu'un d'un minimum censé saurait que c'est faux. Il est impossible de s'en sortir indemne. Pas quand on est un enfant, pas quand on est faible, malléable, sujet à se construire. Il est tellement facile de construire des choses à cette époque, mais aussi tellement de tout casser d'un revers de la main. C'est ce qu'on lui avait fait. On l'avait brisé. Faire perdre sa foie en l'humanité et peut-être en la vie. A ses envies, ses désirs, ses sentiments et même son passé. Il ne s'en rendait pas vraiment compte dans son quotidien, mais Wolfgang n'en avait plus les même souvenirs qu'avant. On lui aurait demandé des anecdotes de son enfance, il aurait tellement eut à raconter, mais mis à part des brides, tant de choses étaient flous. Comme si c'était les souvenirs d'une autre vie qu'il regardait d'un œil extérieur. Pourtant, il y avait cette partie au fond de lui qui affectionnait terriblement Sora. Qui était contente de le retrouver, mais elle était étouffé par cette barrière qu'il avait posé de façon inconsciente il y a de ça des années. Pour se protéger, pour s'interdire d'être faible et vulnérable. Comme si avoir des sentiments était une honte. Rendant alors le jeune homme étrange dans ses réactions, décalé, détaché, parfois un peu lent à la détente. Il était bizarre et cela se voyait rien qu'à sa tête, il n'a rien d'engageant, ni même rien qui le pousse à avoir une réelle vie sociale. Il est juste bizarre. On le regarde telle une étrangeté. Et lui s'est toujours dit que c'est ce qu'il a toujours été dans le monde des humains. Pourtant, il fallait reconnaître que maintenant sa vie ici était plus calme et aurait dû avoir le mérite de le reposer. Pourtant, même s'il était maintenant tranquille, son esprit n'a jamais réussit à recoller les morceaux. Est-ce que ce c'était sans espoir ? Peut-être la présence de Sora à ses côtés l'aiderait. Et puis. Depuis quelques temps -pas beaucoup mais pas grave-, il n'était plus si seul. Il avait rencontré Nayla, qui visiblement malgré leurs différences arrivait à le comprendre et à le côtoyer. On va dire... Que c'est une avancé. Vers quoi ? Une guérison peut-être. Est-il possible pour lui d'en guérir ? Il n'était lui-même pas au courant que son internement lui avait fait développer bon nombres de symptômes de la schizophrénie c'est dire.

Mais c'est une affaire difficile à aborder avec Wolfgang de façon sérieuse. De toute façon, il n'avait en fait même pas répondu à cette phrase qui sonnait pourtant fausse, comme si ok, tout était clair et donc on passait à autre chose. Il n'avait de toute façon rien à dire. Comment se rendre compte parfaitement de sa propre folie hein ? L'entourage est le mieux placé pour le savoir. Au lieux de ça, il poussa la conversation dans la direction de son cadet.

C'est à cet instant que l'ange déchu s'est rappelé que son frère était dans une troupe de cirque, c'est vrai, il lui disait qu'il en avait de la chance qu'il allait s'amuser -du moins il ne se souvient pas lui avoir dit mais c'est bien ce qu'il s'est passé-, et devait le retrouver. Ça, il s'en souvenait. Mais il ne l'a jamais vu à une prestation, ni même en dehors jamais. La dissolution de le la troupe ne l'étonna guère du moins, son pauvre esprit ne fit aucune déduction lui disant de s'attarder là-dessus. En revanche.

Oh. Qui est Aëlia.



Ne sachant même pas s'il était censé la connaître ou non, s'il lui en avait déjà parlé. De toute façon, aucune donnée la concernant n'était présente dans sa tête. Cependant lorsqu'il parla d'appartement ensemble, son cerveau sembla avoir mit du temps à faire la connexion.

… C'est ta copine ?



Ben quoi ? Il pouvait poser la question, c'est pas impossible. Lui faisant alors réaliser soudainement que Sora pouvait très bien avoir une vie de famille en fait. Chose dont il réalisa soudainement l'existence. Certainement parce que cela ne lui avait jamais effleuré l'esprit pour lui-même. Oh. Bizarre ça tient. Mais faut avouer que ces façons de poser des questions de façon extrêmement courte et brèves étaient un peu désarmant, un peu comme s'il se contentait de commenter quelque chose. Laisse tomber Wolf laisse...
Et là le sujet délicat. Papa. Il l'a vu ah et il est mort aussi, tué par le chef de la troupe. Une fois de plus, son pauvre cerveau semblait faire un redémarrage complet, comme pour emmagasiner les mots qu'il venait de dire. Son père est mort. Attends. Père. C'est pas cette silhouette sans visage qu'il pensait voir dans ses souvenirs quand il essayait de se rappeler des bons moments avec son frère ? Sa mère aussi était flou, incapable de se souvenir de sa voix, de son visage. Rien du tout. D'ailleurs, après un instant à rester immobile. Il ressortit la vieille photo en morceau de tout à l'heure, la posant sur la table pour le fixer de façon sérieuse. Derrière les deux enfants qui étaient les deux seuls visibles. Il y avait visiblement deux personnes derrière. Il ne restait presque plus rien d'eux sur l'image, seulement, la possibilité d'imaginer deux jeunes gens derrières les enfants. Il pointa du doigts l'une des deux, un peu hasard.

Papa. C'est.... Là ? C'est lui ?



Ouais, des fois qu'il s'assure bien que le mot papa était bien associé à ce vague souvenir dont il avait oublié l'existence. Ce souvenir qui avant lui rappelait l'abandon ressentit lorsqu'on lui avait dit qu'il était mort et que personne n'était venu le voir. Qu'il était seul. Pendant encore de longues secondes. Il était resté planté devant cette image, avant de relever son regard de sang vers son frère.

Est-ce que je devrais être triste ? Ou étonné ? Je sais pas. J'ai l'impression que je devrais me sentir concerné. Peut-être. Que je l'aurais d'avantage été s'ils étaient venus.



Il semblait terriblement amer, et pourtant, dans son ton rien ne démontrait une colère contre ses parents qui l'avaient peut-être oublié. Ou peut-être pas. En fait il n'en savait rien, cela remontait à trop loin et dans une vie qui lui semblait lointaine, pour ne pas dire qu'il avait l'impression que ce n'était pas la sienne. C'est ce qu'il se dirait, si Sora n'était pas là. Mais ce n'était qu'un malheureux hasard. Que c'était-il passé ? Etait-il au courant de la mort de leur enfant ? Enfin de la pseudo mort ? Il n'en savait rien. Les bons souvenirs avaient été balayé par le sentiment qu'il avait ressentit lorsqu'il se retrouvait dans cette chambre blanche. Seul. S'accrochant à des souvenirs d'enfances et de parents aimant qui ne viendraient jamais le sortir de là. Parce qu'il finirait par mourir ici seul, croupissant dans ce trou à rat.

Pourquoi... Il a été tué ?



On va dire que c'est pour la curiosité de la chose en fait.

DEV NERD GIRL






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Cbô:
 





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Ceci est une phrase de retrouvailles : T'es pas mort ?! [Pv : Sora ♥]
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