We could be immortals ∞ LEI (U.C)

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Lei N. Nevenscheinder
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J'ai traversé le portail depuis le : 29/01/2012 et on me connaît sous le nom de : Kuru/misha Mon nom est : Lei Naël Nevenscheinder-Kingston. Actuellement je suis : célibataire. Il paraît que je ressemble à : 96Neko (Utaite) & Toma (Amnesia) (+IRL - Hunter Parrish) et à ce propos, j'aimerais remercier : Moi-même
MessageSujet: We could be immortals ∞ LEI (U.C)   Lun 30 Jan 2012, 17:49


« Lei N. Nevenscheinder-K. »
" ”Does it hurts? Yes? Great.” Said the voice in my head"

PERSONNAGE INVENTÉ POSTE VACANT

Je me présente, moi c'est Lei Naël Nevenscheinder-Kingston, mais tu peux m'appeler Lei. Je suis né le 08 août 1938 dans un village Elfique, sur l’Île, ce qui veut dire que j'ai 77 ans. Au fait, je suis Célibataire et bisexuel. Mon affilié se nomme Nimeria, une Louve blanche ailée douée de parole. Pour ce qui est de ma race, je suis un sang-mêlé démon et vampire ! On me dit souvent que je ressemble à 96Neko et Toma, de Utaite et Amnésia.



« Capacités et armes »

POUVOIR DE BASE ҨImmortalité face au temps
POUVOIR 1 Ҩ Maitrise du feu
POUVOIR 2 Ҩ Contrôle de son sang
ARME Ҩ Armé d’un trident rétractable, constamment accroché à sa cuisse.

« Description physique »

They say we are what we are
But we don’t have to be
I’m bad behavior but I do it in the best wayҨ


Lei

Deux enfants dans les bras de leur mère, un cri à l'unisson. Deux bébés identiques, deux jumeaux aux joues roses, pleurant avec leur mère. Elle fourre son visage entre ses deux fils, ses sanglots de bonheur stoppant petit à petit les pleurs des nourissons pour les faire rire joyeusement. Un rire joyeux. Marque de fabrication du jeune homme. Toujours, ses lèvres se tordent en un sourire, idiot, heureux, serein, nerveux. Ses joues pâles sont en perpetuels mouvements, comme si ses muscles ne cessaient de travailler sous sa peau d'albatre. Il est pâle. Oh, qu'il est pâle, le vampire, avec sa peau plus claire que le lait, son teint cireux mais pourtant si vivant. Lei donne l'impression de respirer la vie. D'illuminer le reste du monde de l'intérieur. Il rayonne. Non pas uniquement à cause de ses cheveux aussi brillant que le soleil. Des mèches blondes qui encadrent son visage, souvent uniquement domptés par ses doigts, qui illumine son visage; visage pourtant troué à differents endroits, places invisibles parfois occupées par divers piercings. Pourtant il ne porte rarement autre chose qu'un au sourcil. Et ses sourcils semblent toujours en mouvement, rendant son visage angélique plus expressif qu'aucun autre homme.
Une figure d'ange sur un corps imposant. Le démon avoisine les deux mètres, et ne saurait être qualifié d'asperge; son corps est formé au combat, son âme est formée à la survie. Pour autant, il n'est pas bâti comme une armoir à glace. Par dessus ses vêtements, on ne voit qu'un corps plutôt musclé, assez fin pour être agil, assez leger pour être rapide. Sous ses vêtements, sa peau pâle est couverte de cicatrices. Marques de guerre, marques de combats, marques de solitude. Ses muscles sont tâchés par la force et son sourire est éclaboussé d'horreurs.
Mais dans son uniforme de brigadier, il continue de sourire. Si c'est ce qu'il peut faire pour se sentir mieux, il le ferrait. Si c'est ce qu'il faut faire pour garder les autres du massacre, c'est ce qu'il ferrait. Ses doigts se referment sur le manche de son trident, le corps détendu mais l'oeil aux aguets.

Naël

Mais la survie n'est pas sans prix à payer, et il ne s'agit pas de ses cicatrices qui courrent sur son corps. Ses crocs de vampire ne servent pas seulement à se nourrir et il le sait bien. Quoi de mieux que de se cacher derrière un sourire, une véritée fictive qui ne fait que repousser l'inévitable? Ses yeux constament couleur rubis cherchent une proie. Une chose faible dont la vie est inutile, dont le souffle peut s'arrêter sans le gêner. Ses yeux sont tirés par la fatigue. Son corps est lourd. Il devra arrêter de s'enfuir, arrêter de se battre contre lui-même. Ses crocs sont fait pour déchirer la chair, son estomac, construit pour la digerer. Son cerveau n'est pas fait pour le supporter. Mais dans son regard il y a cette lueur folle, cet espèce de follie meurtrière qui défit qui que ce soit de s'en prendre à lui. Cette sauvagerie primitive dans son comportement, cet instinct de prédateur qui le pousse à être sans arrêt aux aguets, ses crocs sortis et ses yeux brillant.
Ses cicatrices ne sont là que parce qu'il s'arrache la peau. Ses piercing ne sont là que pour que la douleur le réveille. Tout pour être sur d'être vivant.


« Description mentale »

I’ll be the watcher of the eternal flame
I’ll be the guard dog of all your fever dreams
I am the sand in the bottom half of the hourglass. Ҩ


Nevenscheinder

Un rire d'enfant. Le petit garçon poursuit son frère, une course effrenée dans le couloir de l'étage. Le rire d'une fausse mère, appuyée contre une porte, un plateau vide dans ses mains. Son regard bienveillant s'arrête sur les deux jumeaux, un doux sourire aux lèvres. Un rire creux, et le jeune homme se réveille, sans rien se rappeller. Vivre dans l'ignorance. C'est quelque chose qu'il a toujours vécu. Vivre sans savoir qui l'on est, d'où l'on est. Ne se souvenir que de ses soixante-dix dernières années, sachant qu'il en manque cinq. C'est quelque chose qu'il a toujours vécu. Et c'est surement la raison pour laquelle il est devenu ce qu'il est. Uniquement elle.
Patient. Le temps pour lui n'a pas la même signification. Il attend patiemment ce qu'il a demandé, ce qu'on lui apporte et jamais ne réclame. Il attend juste le moment venu, supportant l'insupportable, souriant comme si rien ne le touchait. Instinctif. Il agit avant de réflechir, laissant ses sens dicter sa conduite, laisser son corps contrôler son cerveau. La raison ne le pousse qu'à réflechir après, qu'à élaborer des stratégies qu'il ne respectera sûrement pas. Têtu. Il n'en fait qu'à sa tête, n'écoutant que lui, que lui, jamais les autres, jamais les jugements exterieurs. Il refuse de se laisser influencer, qu'on lui change ses idées avec de belles paroles creuses. Protecteur. Jamais. Jamais on ne touchera ceux qu'il aime. Jamais il ne leur arrivera des malheurs. Il peut tout faire. Tout. Tout pour les rendres heureux, tout pour les proteger et les enfermer dans une petite bulle de joie, quand bien même il resterait à l'exterieur. Jaloux. Sur son visage se peint la jalousie et il tourne la tête. Il n'aime pas ça. Il n'aime pas en vouloir aux autres alors qu'il en est le responsable, pourtant il ne peut pas contrôler ça. Tout est à lui. Qu'on lui vole ses amis? Qu'on essaie de le cloitrer dans sa solitude? Il est jaloux. Et il déteste ça. Serviable. A tout moment, il trouverait l'occasion d'aider les autres, sans rien demander en retour. Il n'a pas besoin de la reconnaissance du monde, juste de savoir qu'il sert à quelque chose ici-bas. Et il ne pense qu'aux autres, qu'à leur donner. Altruiste.
Serein. Calme, il regarde le monde comme si rien ne pouvait l'atteindre. Il ne s'énerve pas, ne vulgarise pas, reste poli et courtoi. Il n'y a pas de raison pour se mettre en colère, pas de raison pour blesser. Charismatique. Il n'en a pas conscience, mais sa parole a de la portée, son regard a un impact et ses actions des conséquances. Il sait les utiliser lorsqu'il ne faut, charmant son entourage de son naturel angélique. Débrouillard. Il n'a pas besoin que l'on s'occupe de lui. Personne ne peut mieux le comprendre que lui-même, et ses longues années d'hermite lui ont permit de vivre sa vie seul, sans l'aide de personne -hormis son affiliée. Optimiste. Partout il voit le bon. En chacun, il voit ce que l'autre a de meilleur, il voit ce qu'il faut comprendre pour être heureux et ne cesse de sourire joyeusement, quand bien même cela peut être agaçant. Sociophile. Amoureux de la foule, il n'aime plus sa solitude dans laquelle il a vécu presque cinquante ans. Il doit toujours sortir, éviter de se retrouver seul, pour ne pas perdre les pédales. Musicien. Il a grandi dans la musique, puisque c'était ce qu'il y avait dans le grenier de sa maison. Véritable oreille musicale, il possède un sens de la musique inné et peut jouer divers instruments -piano, guitare, violon, accordéon, contre-basse etc- bien qu'il n'aime pas s'en vanter, ni se son talent, ni de sa voix. Moral. Il se fiche de ce que les autres disent. Il se fiche que ce soit la justice qui prime, il ferait toujours passer la moral avant toute chose. Parce qu'il a son reste d'humanité à conserver, et que ses deux moitiés vampire et démon ne laissent pas de place en lui pour ce qu'il voudrait être.

Kingston

Parce qu'il n'est pas un ange. Parce qu'il est loin de l'idéal qu'on tend à le qualifier, parce qu'il est loin des faux-semblants qu'il se donne pour avoir bonne conscience. Parce qu'il dit ne pas aimer être haï, mais personne ne peut le détester plus qu'il ne se hait lui-même.
Patient. Tapi dans l'ombre, il attend. les crocs sorti, prêt à déchirer la chair, il fixe sa proie en attendant sagement une occasion. Minutieux, attentif, il se met sur ses gardes. Instinctif. L'instinct du prédateur. Comme une bête féroce dans le creux de son estomac, il eveil ses sens, prêt à réagir rapidement. Il est rapide. Carnivore. Protecteur. Et pour proteger, personne ne sait ce qu'il ferrait. Pourtant il sait être menaçant. U.C.


« Histoire »

Too many war wounds and not enough wars
Too few rounds in the ring and not enough settled scores
Too many sharks and not enough blood in the waves
You know I give my lover a four letter name Ҩ

Des rires. Des rires d’enfants, joyeux, aux échos innocents. Même si ses yeux étaient fermés, il les voyait, les deux petits enfants, aux adorables têtes blondes, courir main dans la main dans le jardin. Tout passait à une vitesse hallucinante dans son esprit, mais le rire restait constant. Il voyait une femme aux traits fins, ses larmes coulant sur ses joues alors qu’elle tenait les deux petits bout de choux d’à peine un an dans ses bras. Il la voyait les éduquer, leur sourire, les bercer et se coucher. Il voyait son visage, son sourire, ses yeux écarlates, toujours son sourire, chaleureux, et sentait même sa petite main tenir la sienne. Il voyait l’orage par la fenêtre, il voyait la femme pleurer en l’emmenant, seul, la nuit, sans comprendre. Il voyait les fontaines de larmes, la terreur et la culpabilité dans le regard bleuté de la femme. Et puis le vide total. Les rires se turent, il n’y avait plus que le silence. Puis le vent caresse ses cheveux. Le petit garçon ouvre les yeux, doucement. Il avait tout oublié.

Lei! Vient par ici mon enfant!
Il n’était pas son enfant. Elle ne lui avait pas donné naissance, elle ne l’avait pas élevé. Qui l’avait fait? Le petit n’en savait rien. Mais, c’était cette femme, cette magnifique jeune femme aux longs cheveux d’ébène, qui l’avait trouvé au pied d’un arbre, abandonné, et qui l’avait adopté. Qui était-il? Personne. Rien qu’un nom sur un médaillon, un nom ne figurant pas dans le registre. Il était un parfait inconnu qui s'immisçait dans la vie d’un général Russe et sa femme, sa douce et délicieuse femme, vingt ans plus jeune que lui, Iva.
Pour Lei, Iva était la générosité humanisée. Un ange né sur Terre, sous la forme d’une femme aux yeux d’émeraudes, aux sourires bienveillants. Elle prenait soin de lui, de lui qu’elle avait trouvé et hébergé, sans rien connaître du petit enfant blond. Iva était la bonté alors que son mari était revêche et froid. Iva était le soleil alors qu’il était la lune, et Lei, lui, n’était que l’ombre d’une poussière.
La villa avait beau être immense, Lei ne s’était jamais perdu; sa mémoire ne flanchait jamais, si ce n’était lorsqu’ils l’ont retrouvé. La villa n’avait pas seulement spacieuse et lumineuse; elle était vide. Silencieuse. Morte. Seul les pas des habitants résonnaient et leur voix, douce ou rauque, brisaient le silence morbide. Au fil des années, il avait finit par s’y habituer. 2 ans, 3 ans, il pensait que ses parents -du moins s’il en avait encore- viendraient le chercher, un jour ou l’autre. Au bout de 6 ans, il s’était fait à l’idée que ses parents ne viendraient jamais le chercher.

Pendant ses trois premières années dont il se souvenait, il avait vécu la Guerre. Mais pas la guerre au front, pas la guerre horrible qui faisaient des millions de morts dans les parages; une vision différente de la Seconde Guerre Mondiale s’offrait à lui, puisque, loin dans la riche campagne de Russie, rien ne l’atteignait. Rien de les éraflaient, ils vivaient en paix, dans l’unique peur infime de voir leur pays dévasté. Mais, à l’est de la Russie, le danger était moins importants et Lei ne s’y était jamais intéressé. En 1945, son père adoptif rentra de la Guerre, vainqueur, pourtant aucun sourire de fleurissait sur son visage dur aux traits féroces. Paranoïaque, il ne voyait là que complot et plan machiavélique. Malgré les paroles réconfortantes d’Iva, rien ne pouvait changer son état d’esprit. Le psychiatre que la femme avait appelé manqua de se faire étrangler par son mari, furieux qu’elle ne le croit pas. Et Lei, perdu et horrifié, se recroquevillait dans son coin en se bouchant les oreilles jusqu’à ce que les cris cessent.

La folie du père se calmait petit à petit, au fur et à mesure qu’il n’y avait pas de conflit proche d’eux et qu’Iva le lui rappelait chaque jours. Le petit garçon n’aimait pas vraiment son père, mais, prit de pitié, il lui obéissait calmement, croyant qu’il allait s’adoucir et devenir aussi gentil que sa femme. Mais, alors que l’espoir d’une famille unie et heureuse commençait à fleurir dans son esprit, ce fut à Iva de sombrer à son tour.
Il n’y avait pas de soin pour sa maladie, puisqu’il n’y avait pas de nom à celle dont elle souffrait. Elle s’affaiblissait de jour en jour sans que personne ne puisse rien faire; Lei ne pleurait pas, Lei était un homme, il devait être fort. Il séchait les cours pour être à son chevet, passait ses nuits sur un petit tabouret près d’elle. Ses yeux marrons clairs étaient rouges de fatigues, son visage encore plus pâle qu’avant. Iva se mit à faire des malaises, à hurler en pleine nuit; bien vite, la petite famille détruite quitta la Russie pour retourner dans le pays natale de la jeune femme, le Vietnam. Etant donné leur parti politique et leur pays d’origine, ils s’installèrent à Hanoï, capitale du Viêt Nam du Nord. La tension de la Guerre Froide se sentait partout, ainsi que celle de la fin de la Guerre d’Indochine.
La vie d’Iva prit fin quelques mois après. Lei allait avoir 15 ans et entrait dans son nouveau lycée, sans grandes convictions. Sa mère était partie, il n’avait plus grand chose à quoi se raccrocher, et les conflits influaient sur son caractère. Bientôt Lei n’était plus jovial et innocent. Il était plus sombre, vulgaire et violent, contestait sans cesse l’autorité; il s’attirait les foudres de son père, pour qu’enfin il le remarque. Pour qu’il arrête de l’ignorer et lui mettre la mort de sa femme sur le dos, parce “qu’il l’avait épuisé”. Il préférait être détesté qu’être ignoré. Alors au bout de quelques mois et de nombreuses exclusions, son père finit par prendre les choses en main; il s’occupa lui-même de son éducation, il le forgea à la guerre. Il devait être fort. Cruel. Il ne devait pas fléchir, pas montrer une once de pitié! Respectes l’autorité. Respecte les ordres, obéis, frappes et tue. C’est tout ce qui t’es demandé. Tu es un homme, tu es fort. Tu es un soldat! T’as compris?!. Lei se crispait et hochait durement la tête.

Celui qui fut un enfant souriant était craint et son nom était chuchoté où qu’il allait. Tout ceux qui le connaissaient savaient qu’il avait déjà tué pour son père. Les mois qui suivaient furent un véritable enfer de solitude, de peur et d’angoisse. Lei ne savait plus qui il était. Qui il était vraiment. Il ne voulait que les autres s’écartent sur son chemin, qu’ils évitent son regard et que les enfants s’enfuient. Il avait pensé à fuir, lui-même, loin de son père, loin de Hanoï, loin de tout ce qu’il connaissait, mais il n’avait put s’y résoudre: où aller? Il n’avait rien d’autre.
Peu avant sa majorité, il entendit parler de l’arrestation de certains chefs du mouvement révolutionnaire du Laos. Il l’aurait ignoré -après tout ça ne le concernait pas beaucoup- si son père n’arrêtait pas de répéter que la guerre approchait. Le mal arrivait, le danger approchait et “toi, mon fils, tu connaîtras enfin ce pour quoi je t’ai entraîné”. Et Lei ne savait pas trop comment réagir, alors il ne réagissait pas.
Puis en Août 1960, ils apprirent que l’officier Kong Le avait remis au pouvoir Shouvanna Phouma au Laos, et que les armées allaient entrer en guerre. C’était inévitable. Son père jubilait, il voulait l’envoyer au front, lui hésitait. Et si c’était vraiment ce qu’il était? Ce pour quoi il était né: servir le Viet Nam du Nord et tuer ses ennemis. Bientôt, Kong Le fit appel au Nord Viet Nam pour emmener des soldats, et Lei fut envoyer au Laos.

Il n’a aucune idée du temps qu’il a passé la-bas, les armes à la main. L’horreur de la guerre, la peur et la haine, le mépris comme la pitié, tout était mélangé dans sa tête. Il ne réfléchissait plus lorsqu’il tuait, lorsqu’il obéissait aux ordres. Même ses camarades le craignaient; il était plus violent, plus cruel, plus morbide que les autres. Des fois, ils voyaient une ombre voiler son visage, ses yeux se teindre en rouge alors qu’il avançait; mais comme c’était impossible, il n’y croyaient pas. Lei hurlait la nuit, on devait le faire taire par la force. Il se mettait à frapper ses camarades, on devait l’arrêter par la force. Il avait des dizaines de cicatrices qui marqueraient à vie sa peau pâle. Pourtant il ne semblait pas saigner, il ne paraissait pas faiblir. La douleur renforçait son hurlement sadique, la solitude accentuait la cruauté dont il faisait preuve. Il appréciait la souffrance, que ce soit la sienne ou celle des autres. Il se croyait invincible parce qu’il était encore vivant, il se croyait plus fort parce qu’il inspirait la crainte.
Et puis il y eut lui. Ce garçon aux yeux clairs qui irradiait à la fois la puissance et la faiblesse. Celui qui paraissait être comme lui, à la fois normal et surhumain, mais pourtant dans le camp opposé. Face à face au champs de bataille, chaque armée prête derrière eux. Lei tapotait nerveusement son trident, ses yeux changeant de couleur constement, il constatait avec mépris et crainte que les yeux de l’autre changeaient aussi. Est-ce que c’était un signe qu’ils n’étaient pas comme les autres? Est-ce qu’il était comme lui? Peut-être qu’il connaissait ses parents? Peut-être qu’il en savait plus sur lui que lui-même.
Eh. T’es qui?
A...Adjugent-che…
Ta gueule, c’est pas à toi que j’parle.
Lei s’était exprimé dans un anglais qui, malgré son fort accent russe, devait être compris par tout le monde. Pourtant, l’autre ne lui répondit pas: il avait l’air déstabilisé mais ses lèvres restèrent collées. Lei ne voulait pas l’attaquer. Il voulait savoir avant, savoir si il avait quelque chose d’autre hors de ce pays, hors du Vietnam et de ses manoirs trop grands et vide, si quelqu’un, autre part, l’attendait. L’espace d’un instant, il entrevit un bambin blond souriant lui tenant la main; mais la seconde d’après, il n’y avait plus que du sang alors que les deux armées se rentraient dedans. Le garçon disparut de la vue de Lei.

Cessez-le-feu. 1961. Un accord est trouvé entre les deux camps, Lei quitte le Laos et retourne chez lui, le visage sombre, l’âme détruite et l’esprit brisé. Il n’arrivait pas à se sortir de la tête les yeux du garçon, changeant du vert à l’or. Il n’arrivait pas à se sortir de la tête son calme apaisant au milieu de cette guerre qui l’avait rendu si monstrueux. Lei avait peur de se voir dans le miroir. Il avait peur de lui, peur de ses yeux écarlates qu’il cachait et de la terreur qu’il inspirait. Ses mains étaient gorgées de sang, son corps couvert de cicatrices, son coeur brûlait de rage, de rage envers lui-même. Il savait qu’il en voulait. Il voulait du sang, des morts. Il voulait la terreur et l’horreur, il voulait entendre les hurlement d’agonie et les cris de désespoirs. Il voulait rire à gorge déployée, assis sur ces cadavres qui s’entassaient autour de lui. Il aimait ça. Il aimait frôler la mort et la chasser, il aimait le goût du sang dans sa gorge, le goût de la chair sur sa langue, la sensation de ses ongles creusant pour arracher organes et peau. Tout ça lui donnait envie de vomir à présent. Comment avait-il pu être aussi monstrueux? Il se dégoûtait, pourtant il savait que cette envie irréfrénable allait le reprendre.

Janvier 1962. Assis sur le rebord de sa fenêtre, Lei fixe son reflet aux yeux rouges dans son petit miroir à main. Cela faisait quelque temps déjà qu’il les voyait changer de couleur, voguer entre le caramel et l’écarlate. Sa peau était plus pâle et la fatigue creusait ses traits, accentuait ses cernes. Il avait peur d’être malade, comme Iva avait été malade. Il avait peur de mourir avant de découvrir ce qu’il y avait au delà des frontières. Il voulait savoir qui il était, qui il était. S’il pouvait être aidé pour savoir qui étaient ses parents, et pourquoi ne se rappelait-il plus de sa vie d’avant. La seule chose qu’il avait était ce pendentif, d’une matière que personne ne reconnaissait, où était gravé un nom qui n’était peut-être même pas le sien.

Il s’était enfui. La peur dominait sa raison et sa faim, il s’était enfui de la maison après avoir mordu sauvagement un domestique. Il ne comprenait pas pourquoi, il ne comprenait pas comment. Sa mâchoire lui avait fait mal, il avait vu les veines de l’homme et lui avait tout simplement sauté dessus. Lorsqu’il avait reprit ses esprits, le sang coulait de sa bouche et des deux corps inertes à côté de lui. Il entendait les pas de son père, les larmes coulaient sur ses joues pâles alors qu’il murmurait “Je suis désolé”. Puis il s’était enfui, attrapant tout juste son trident et son médaillon.
Le froid ne l’atteignait pas. Il préférait la nuit au jour, l’ombre à la lumière, les égouts à la route. Les égouts, c’était là où il se sentait le plus chez lui, comme un rat, comme un monstre qui n’aurait jamais dut vivre. Il ne savait pas combien de temps il était resté là, à mourir à petit feu à cause du manque d’hygiène, d’eau potable, de nourriture, de sang, de morts et de larmes. Il regardait les déchets dans l’eau noir, les reflets d’argent sur son trident que provoquait la lumière venant d’en haut à travers les bouches d’égout. Il y avait eut quelques personne descendus dans ces galeries macabres, pour y faire ou chercher quelque chose, qu’ils n’ont jamais atteins, car Lei avait faim. Et Lei pleurait et s’enfuyait une nouvelle fois lorsqu’il voyait ces corps déchiquetés jusqu’aux os.

Ce jour-là, il avait hurlé en voyant ses mains s’enflammer. Il n’avait pas eut mal, il avait eut peur. Pas parce qu’il avait vu des flammes lécher ses mains. Parce qu’il avait eut peur d’être, encore plus, un monstre. Que pouvait-il espérer qu’il soit d’autre? Quel humain aimerait tant la mort qu’il la donnerait aux autres par plaisir, dévorant leur chair et se déshydratant de et dans leur sang, incapable de verser le sien et manipulant d’immenses flammes jaunes? Chaque jours qui passait il s’enfonçait dans son désespoir et sa lassitude, tentait de se mutiler en vain car aucun liquide ne coulait de ses veines, pleurait en serrant son trident contre lui dans l'infime espoir que plus personne, jamais, ne descendrait chez lui. S’il pouvait mourir de faim, enfin, tuer le monstre qui l’habitait, stopper l’horreur qu’il vivait et la solitude qui le rongeait. Si jamais.

Il y arrivait. Il arrivait à sa fin, se laissant dépérir sur le sol glacé et funèbre. Pourtant, à mesure qu’il approchait de la fin, que ses forces le quittaient, il commençait à regretter. De ne pas avoir revu le garçon aux yeux dorés, mais aussi de ne pas savoir qui il était. Mes parents m’ont abandonné parce que je suis un monstre, c’est tout. Pourtant il n’arrive pas à se convaincre lui-même. Peut-être que c’était faux, qu’il y avait une place pour lui quelque part. Qu’il fallait juste attendre un peu plus. Je veux pas mourir Il ferme les yeux en lâchant une larme.
Pff t’es pitoyable.
La petite voix fluette le fait faiblement sursauter, son coeur bondit mais il n’a pas la force de se retourner rapidement. A la place, il bascule sur le dos, ses yeux voilés cherchant celle qui avait parlé: la seule voix depuis des semaines. A quelques pas de lui, une petite silhouette emmitouflée dans une cape soyeuse, où dépassaient deux ballerines blanches d’un côté, et un visage d’enfant de l’autre. Dans la main, elle tenait un corps difforme et ensanglanté, qu’elle balance doucement. Elle le pose par terre, pose un pied dessus et arrache violemment un morceau -un bras?- qu’elle lance à côté de Lei.
Je te fais l‘honneur de partager mon repas avec toi, tu peux au moins te montrer reconnaissant.
Aussi intrigué qu’obéissant, il se redresse du mieux qu’il peut et dévore le morceau de chair, sans être plus dégoûté que ça.
Pourquoi m’aides-tu? Comment tu t’appelles?
Déjà tu commences par te présenter! On t’as jamais appris les bonnes manières?! Tu veux que je t’égorge?
Désolé… Je m’appelle Lei. Et, euh, non merci.
Mmh. Tu peux m’appeler Princesse Automn. Crois-moi j’aurais préféré te laisser crever, t’avais l’air bien parti, mais elle… Enfin bref, tu le répète à personne. Je me rabaisse totalement en t’aidant, même si j’ai pas envie. Ah non, t’approches pas de moi! Tu pus le démon, c’est ho-rrible. Je ne touche pas les sang-mêlés, on sait jamais ce que ça apporte ces trucs-là.
Lei ouvres de grands yeux en écoutant son monologue, mais préfère ne pas intervenir. Elle avait l’air totalement barge, cette petite blonde, et il ne comprenait pas la moitié de ce qu’elle racontait. Petit à petit, il reprenait ses forces, à mesure que le sang coulait dans sa gorge et que ses crocs déchiquetaient la peau.
Bon moi je dois rentrer, il est bientôt 18h30, et si on compte le temps que je mettrais…
La petite se lève et commençait déjà à s’éloigner dans le tunnel lorsque Lei se relève difficilement.
Attend! Tu es comme moi, non? Est-ce que j’ai...un endroit où aller?
Quoi? J’en sais rien, moi. Et ne t’avises pas à te comparer un seul instant à moi, tu n’es pas grand chose.
Elle rabat sa capuche sur ses longs cheveux d’or et s’en va sans lui laisser le temps de répliquer; quelques mètres avant de disparaître, elle hésite, puis chuchote sans se retourner:
Tu devrais te dépêcher, tu sais. Elle va bientôt mourir, et elle sera triste.

Il était étendu en croix sur la pierre, fixant le plafond en priant pour qu’il s’écroule et que personne ne vienne jamais le sortir de là. Il fermait les yeux en soupirant, savourant le moment où il restait calme et où sa conscience l’habitait pleinement. Où il était seul et où personne ne viendrait mourir entre ses doigts, ou lui répéter des paroles sans sens. Alors il avait vu quelque chose de lumineux, et avait ouvert les yeux sur un écran de pure lumière qui l’aveuglait totalement. “Ah. Enfin. Je suis mort.” Il ne bougeait pas, attendant patiemment que sa vie défile et que la pureté l’enveloppe.

Lorsqu’il se réveilla, Lei sentait l’herbe lui chatouiller les joues et les mains, et quelque chose de râpeux et très visqueux lécher sa joue. Doucement, il ouvrit les yeux pour les refermer, éblouit par la lumière d’un soleil qu’il n’avait pas vu depuis trop longtemps. Il gigotait pour repousser la chose qui le léchait, et fit un bond sur le côté en attrapant son arme en tiltant que la bête à côté de lui était un immense loup blanc d’à peu près un mètre cinquante au garrot. Il aurait voulu montrer ses crocs et se montrer agressif envers l’animal, mais il lâcha le trident dans l’herbe, la bouche entrouverte et ses yeux agrandit fixant le loup. Il n’avait rien d’un prédateur, et se sentait comme un ridicule lapereau face à un dragon géant. Le loup n’était pas un loup, ou du moins pas de ceux qu’il connaissait. En plus de sa taille monumentale, de son dos sortaient deux magnifiques ailes de plumes blanches, de quatre mètres d’envergure chacune. Lei aurait dut être effrayé et s’enfuir, pourtant il restait mi-petrifié, mi-fasciné par l’animal majestueux, par ses yeux noirs semblant brûler de sagesse. Le loup fit claquer ses ailes dans le vide, dans un déclic qui fit s’écrouler le jeune homme sur ses fesses, dans l’herbe, le regard hagard. Une voix féminine résonna dans sa tête qui le fait sursauter, retenant à peine son hurlement de peur dans sa gorge sèche.
Bonjour, petit homme. Ne soit pas si impressionné, tu as dus en voir des horreurs.
P...pardon? Qu…
Tu parlais dans ton sommeil. Ou plutôt tu hurlais.
Non, je veux dire. Vous parlez. Dans ma tête.
Ah, oui. Je m’appelle Nimera. Nous avons des tas de choses à nous dire, toi et moi. Lève-toi, petit homme.

Perché sur le dos de l’animal, Lei traversait les rues sombres de Skyworld, ses sens en éveil à l’écoute du moindre mouvement brusque dans l’ombres des ruelles obscures. Ses sourcils froncés, il tenait fermement son arme en espérant ne pas avoir à s’en servir.
Nimeria, t’es sûre que c’est ici?
Pour seule réponse, la louve hocha la tête, faisant déglutir le jeune homme. Il n’avait aucune envie de trouver leur destination, pourtant il savait que cela signerait enfin son acceptation dans ce monde, et, peut-être, la vérité de ses 5 ans. Après s’être enfoncée profondément dans les ruelles, une porte en bronze gravés de formes qui rappelaient beaucoup trop ses victimes à son goût lui fit face; il sut que c’était cette porte-ci. Se préparant au pire, il poussa la porte de toutes ses forces pour se retrouver dans un petit corridor où régnait l’odeur du sang. Lei avança, son nez froncé pour ne pas se laisser envoûter par l’envie de boire, jusqu’à la seconde porte qu’il poussa. Face à lui se trouvaient une vingtaines de personnes, hommes et femmes, enfants et adultes, tous d’une beauté fascinante, la peau blanchâtre et les yeux sanglants, qui le fixaient.
Euh. Bonsoir?
Votre présence n’est pas la bienvenue ici, sang-mêlé.
L’homme qui avait prit la parole était celui qui émanait la présence la plus forte. Sa voix était glaciale et autoritaire, ses yeux étaient à la fois vide et remplis d’une flamme ardente qui ne faisait pas douter Lei que s’il en avait l’envie, il le tuerait sur le champ.
Je...Je m’en doute. Je suis simplement venue avoir des informations sur ma famille. Sur mon côté vampire.
Quel est ton nom?
Kingston.
Un froid glacial envahis la pièce. Il aurait put s’agir d’une fenêtre mal fermée, mais Lei voyait bien les regards des vampires, leur immobilités durant un quart de seconde avant qu’une vingtaine d’arme ne se pointent sur lui, qui bondit en arrière contre le mur. Le doyen lui-même laissait paraître la peur et le mépris dans son regard. Une femme avait lâché son verre sous la surprise, une autre l’avait brisé entre ses doigts. Même les enfants avaient cachés leur bouche derrière leurs petites mains. Tous étaient terrifié et haineux, mais Lei ne comprenait rien.
Les Kingston sont encore moins bienvenue ici, petit. Ne prononce plus jamais ce nom si tu veux rester vivant. Ne cherche pas à les trouver, ou ils te tueront. Je n’ai d’ailleurs aucune idée de la raison pour laquelle tu vis encore. La Princesse Juliet aurait dut te tuer. Remercie les Dieux pour être encore vivant.
Lei sentit son coeur se serrer au fur et à mesure qu’il comprenait le sens des paroles, au fur et  mesure qu’il entendait dire que sa famille était tellement monstrueuse qu’elle effrayait même les plus nobles et cruels. Les images des tas informes des cadavres qu’il laissait derrière lui et qui l’avait tant hanté lui revinrent en mémoire. Un murmure s’échappa se sa gorge.
Ils sont...cannibales, n’est-ce pas?
Non non non non non...
Oui.
Lei sentit son monde s’écrouler. Il l’avait toujours sut et pourtant, tant renié. Pourtant la chair l'écoeurait, et rien que l’idée de pouvoir manger des Hommes le terrifiait. Pire que tout, il se sentait d’autant plus rejeté par ceux qu’il pensait être sa famille. Les regards des hommes, les mouvements des femmes pour protéger les plus jeunes du garçon, toute cette peur l’horrifiait encore plus. Il n’avait pas envie, pas besoin de plus de mépris et de crainte à son égard. Il se sentait déjà suffisamment monstrueux pour qu’on le regarde comme une bête de foire. Ouvrant la porte d’un faible mouvement, le blond se précipita à l’extérieur, grimpant à la volée sur le dos de Nimeria pour se blottir contre son pelage.
Tu ne me laisseras pas, hein?
Promis.

Il était tombé sur cette petite maison aux confins de l’Île, au bout d’une falaise donnant sur un morceau peu fréquenté de la mer de nuage. Elle était suffisamment grande pour abriter deux personne à long terme et si long de la population que Lei y voyait l’endroit parfait pour vivre jusqu’à sa mort. Là, personne ne viendrait lui répéter, encore et encore, que son existence était une faute. La vue était belle et reposante, tout ce dont il avait besoin pour chasser de sa tête les images de la guerre. Pendant ses premières années sur l’Île, il avait du mal à retenir ses pulsions cannibales. L’horreur était encore trop récente, gravée dans sa tête au fer rouge. Ses cauchemars se répétaient, si bien qu’il dormait la plupart du temps roulé en boule contre le pelage de la grande louve, ses ailes lui servant de couverture plumeuse. Nimeria s’occupait de ramener de quoi se nourrir, ce qui était convenable puisqu’ils avaient le même régime alimentaire. Lei ne mangeait plus d’humain, mais des animaux, tout juste morts, jusqu’à n’en laisser que les os; ce qui le répugnait toujours, mais il supportait. Un an, deux ans. Ses pulsions se calmaient, il mangeait moins cru. Trois, quatre. La nécessite de cuir était plus présente, il commençait à faire pousser des fruits et des légumes près de la petite maison. Au bout de cinq ans, son régime alimentaire était redevenu normal. Pour s’occuper, Lei montait au grenier où se trouvaient des dizaines d’instruments de musiques curieux qui devaient avoir appartenu à l’ancien propriétaire de la maison. Un à un, il apprenait à utiliser les plus communs, piano, guitare, même le violon. Après tout, il avait le temps.

Les coups frappés à la porte avaient fait sursauter le vampire. Sa louve dormant près de lui, il ne pouvait s’agir que d’un étranger, et la peur serra la coeur du garçon. Il hésitait à ouvrir, à laisser quelqu’un entrer à nouveau dans son monde pour le fuir. Cela faisait 6 ans qu’il n’avait pas vu quelqu’un. Un seul regard par la fenêtre, vers la pluie torrentiel, lui suffit pour bondir de son siège et ouvrir la porte à l’étranger. Refugié sous une cape de voyage qui paraissait d’une autre époque, l’inconnu avait une faible carrure et devait bien faire une tête de moins que lui.
Entres.
Il referma la porte derrière lui, le laissant s’approcher timidement de la cheminé qui crépitait doucement. Le temps qu’il retire sa cape trempée, Lei s’était éloigné pour chercher une serviette. En revenant dans le salon, il s’immobilisa et fit tomber le tissu sur le sol.
C’était un jeune homme d’à peu près 17 ans, aux yeux clairs, qui irradiait à la fois la puissance et la faiblesse. Ses yeux changeaient entre le doré et le vert, son visage pâle cerné de mèches châtains qui lui tombaient sur les épaules. Son regard était calme mais ses lèvres s’étiraient en un sourire énigmatique.
Tu… Tu es…
Sa voix tremblait; pas de rage, pas de tristesse, mais de soulagement. Il avait toujours voulu le connaître, toujours voulu savoir pourquoi ce garçon avait disparu avant d’attraper les armes, ce jour où sa conception de la solitude avait basculée.
Oui, on s’est déjà vu, en-bas.
En bas?
Sur Terre. Tu ne sais pas que l’on est au dessus de la Grèce?
Euh, si, mais…
Oui oui, je comprend. Ça faisait longtemps que je voulais te parler.
Moi aussi. Pourquoi as-tu fui? Qui es-tu?
Je n’avais pas envie de me battre contre toi. Tu as l’air plutôt fort, et les humains ne doivent pas connaître notre existence. Quand à qui je suis...disons que je m’appelle Luciano.

Assis côte à côte près du feu de cheminé, une tasse de lait chaud entre leur doigts, Lei écoutait avec calme et angoisse les paroles douces et pourtant porteurs d’une cruelle vérité qu’il s’efforçait de cacher. L’histoire de sa famille, du cannibalisme comme tradition, afin de satisfaire leurs pulsions meurtrières. La petite Juliet qui régnait en princesse avec un régime de terreur, du haut de son mètre quarante et son air angélique; sa demi-soeur. La pensée qu’il puisse avoir un lien de parenté avec des gens comme ça l’ecoeurait. Il l’écoutait raconter ce qu’il savait sur cette Île, sur laquelle il avait grandit. Puis il en arriva à ce que Lei voulait entendre. La Terre. Son voyage sur la Planète bleu, où il avait fait douter de Lei sur sa propre monstruosité et avait stoppé sa suprématie maladive qui aurait du le mener à sa perte.
Pourquoi t’es venue au Laos à ce moment-là?
Luciano haussa doucement les épaules, son regard perdu dans les flammes.
Je vivais en Amerique, et quelques soldats ont été emmené la-bas pour y apporter des armes. Comme c’est la Guerre Froide, on était du côté du Général Vang Pao. Je n’avais pas spécialement envie de me battre, mais...la-bas, on te donne pas le choix. Enfin tu le sais aussi.
Ouais.
Lei passe une main dans ses cheveux, se remémorant les ordres que les généraux leur hurlaient lorsqu’ils n’étaient pas de parfait petits soldats.
“J’ai grandis sur l’Île, alors j’ai appris à reconnaître des êtres magiques. Et quand je t’ai vu, à cet assaut… Enfin j’ai tout de suite compris que tu n’es pas humain.”
Toi non plus. Si c’est pas indiscret, tu…
Phoenix.
Phoenix? Ca existe?
Haha, oui. Au même titre que les pégases, leviathan, nymphes, toutes les créatures mythologiques. Si je me trompe pas, tu es un démon et un vampire?
Le blond hoche la tête, étonné que Luciano en sache autant sur lui alors que lui-même avait mis des années avant de savoir qui il était.

Luciano avait élu domicile chez Lei et Nimeria. Il connaissait des tonnes de choses qu’il apprenait à Lei, comme si il avait déjà passé mille ans à parcourir le monde; pourtant il n’avait que 51 ans, ce qui, pour une créature mythologique, était très jeune. Mais il dégageait une sagesse et une douceur telle que Lei ne doutait jamais de la véracité de ses propos, et, petit à petit, se mit à douter de ses propres sentiments. Il n’était jamais tombé amoureux, il n’avait aucune idée de l’effet que ça faisait. Pourtant, il le désirait, mais d’un amour presque platonique. Il ne voulait pas le brusquer, il ne voulait pas se faire détester, alors il ne disait rien. Il se taisait et laisser couler, préférant agir normalement que de le voir s’éloigner. “Tu devrais aller lui en parler” ne cessait de répéter la louve, chaque fois que la question l’empêchait de dormir. “Y a pas la moindre chance, ma belle.” “Ce n’est pas en restant les bras croisé à te morfondre que tu sauras. Et puis tu es un beau garçon…” “Justement… Un beau garçon.” Alors elle se taisait et le fixait, de ce regard fatigué d’une mère exaspérée des préjugés de son fils.

C’était six ans après. Lorsque malgré le temps, malgré ses tentatives pour oublier son amour et pour passer à autre chose, tout revenait inlassablement vers Luciano, vers son sourire paisible et sa démarche légère. Il se tenait dans le salon, la tête calée entre ses doigts de pianiste, inspirant profondément. Il avait besoin de le dire. Six ans c’était trop de souffrance, ça devait prendre fin. Il attendait, attendait. Luciano devrait rentrer, il avait promis d’être là pour le dîner. La pluie tombait dru dehors, peut-être qu’il était un peu en retard. Il pose sa tête sur l’épaule de sa louve endormie, et ne tarde pas à la rejoindre dans les bras de Morphée, bercé par les faibles flammes de la cheminée.
Il avait rêvé de deux petits garçons blonds qui courraient dans un jardin. L’endroit lui était vaguement familier, mais il n’arrivait pas à se souvenir vraiment. Sur le perron de la maison se tenait une femme aux traits fins mais tirés, comme soucieuse, qui appelait les enfants à rentrer. Elle tenait entre ses doigts une lettre au sceau de cire proprement cassé, dont le contenu étaient de fines et propres arabesques. Lorsque les deux petits garçons, qui semblaient être jumeaux, eurent déboulés dans la maison d’un style assez vieux, elle ressert sa prise autour de la lettre et referme la porte.
Il se réveille en sursautant, le coeur battant. Il n’arrivait pas à se souvenir des visages des personnes de son rêve, mais il savait qu’elles étaient importantes. Il passe une main dans ses cheveux, regarde la pendule affichant une heure du matin, puis se redresse. Luciano devait être rentré. Tant pis, il lui parlerait le lendemain. Lourd de sommeil, il tire une couverture sur ses épaules et monte se coucher à l’étage, jetant un coup d’oeil dans l'entrebâillement de la chambre de son colocataire. Vide. Il fronce les sourcils, pousse la porte pour confirmer la non-présence, puis redescend en trombe, totalement réveillé.
Nimera, réveilles-toi!
La louve ouvre les yeux, se redressant péniblement en agitant doucement ses ailes de plumes. Voyant le niveau d'anxiété peint sur le visage de son lié, elle retrouve sa vivacité et grogne en jetant des regards alentours.
Nim, Luciano n’est pas rentré. Il pleut.
La pluie aurait été un détail, mais il savait que le garçon ne pouvait pas voler lorsqu’il pleuvait. Bondissant dehors, le vampire et l’animal s’élancent dans la nuit. Ils n’avaient aucune idée de ce que Luciano faisait de ses journées depuis quelques semaines, il avait refusé d’en parler, avec son petit sourire habituel qui voulait dire que tout allait bien. Une heure. Deux heures. Le coeur et le sang de Lei battaient dans ses tempes, ses mains tremblaient. Il voulait apercevoir Luciano endormi quelque part. Si il lui était arrivé quelque chose, si il était blessé, il n’était pas sûr de s’en remettre psychologiquement.
Une forme avachie sur le sol, deux pierres dorés ternes rivées vers le ciel sombre. Des ailes de cendres éparpillées par le vent, du sang sec de part et d’autres, salissant son visage pâle, plus pâle que Lei, plus pâle que Nimeria, plus pâle que la mort elle-même. Il hurle, saute de sa monture et se précipite pour prendre le corps sans vie dans ses bras, ses larmes se mêlant à la pluie. Il hurle à l’injustice, insulte la mort et la pluie, insulte le monde entier de se moquer de lui. Les flammes le réchauffent sans le ramener à la vie, le blond pleure, pleure, ses doigts emmêlés dans les cheveux du cadavre, blottit contre comme si la chaleur du phoenix allait revenir et le réchauffer. Son autre main sert la sienne, où repose une petite montre à gousset figée sur minuit, gravé d’un prénom. Au pied de la falaise, entre les roches plates ou pointus, deux corps entremêlés endormis sous l’aile bienveillante d’un animal au regard vide.


1994. Ses doigts filaient sur les touches noires et blanches, la musique était parfaite mais son esprit était ailleurs. Il n’avait pas besoin de se concentrer pour exécuter des morceaux de musiques qu’il jouait depuis trente-six ans, depuis qu’il avait découvert les instruments dans ce grenier. La pièce était maintenant rangée, faite presque entièrement de bois et aménagée pour la musique. La grande fenêtre du toit laissait rependre la lumière du printemps dans le grenier, ouverte pour faire passer l’air dans la petite maison. Il s’arrête et fixe son piano, un léger sourire aux lèvres, avant d’attaquer un autre morceaux. Puis encore un autre, et des dizaines comme si il n’avait plus que le piano à faire pour occuper sa vie morose et répétitive. Et il n’avait pas grand chose d’autre à faire. Au bout de trente-six ans à vivre dans une maison, accompagné d’une louve -et d’un homme six ans, mais il préférait ne plus y penser- il avait finit à apprendre ce qu’il pouvait faire: la musique, la cuisine, les histoires, voir la chasse si le temps le lui permettait. Il se refusait de sortir trop loin lorsqu’il faisait trop beau, de crainte de rencontrer quelqu’un. Vingt-quatre and sans présences autre que sa louve, il avait peur de s’attacher, peur des autres, peur de les voir chuter en bas d’une falaise. Une fausse note, il se lève et referme le piano. La colère et la tristesse l’affectaient trop, il secoue la tête et descend les escaliers pour arriver dans le salon. La louve était partie dehors, sûrement pour chasser de quoi manger, et il n’y avait plus que le tic tac de la pendule pour briser le silence.
Il entend un bruissement, puis de faibles bruits de pas. Il se retourne, se rapprochant vivement de la porte pour la refermer -il ne voulait pas que quelqu’un vienne le voir, il ne voulait interagir avec personne-, mais, sur le perron, il s’immobilise. A quelques mètres, une jeune femme sursaute et se recroqueville, comme intimidée par la haute stature du vampire. Se mordant la lèvre inférieur, il hésite quelques instants à refermer la porte. Si il ne le faisait pas, elle réussirait à entrer dans sa maison, dans sa vie, et à le blesser. Son regard était vide d’expression, la main posée sur la poignée, il attend, peut-être trop longtemps.
Euh, bon...bonjour, j’ai entendu du piano alors je suis venue voir… c’était vous… ?
Elle avait dans la voix l’innocence de l’enfance, mais son regard faisait plus âgé. Sa gorge était sèche, pourtant il s’efforce de déglutir avant de répondre d’une voix rauque.
Oui.
Silence. Elle bascule son poids d’un pied sur l’autre, passe ses doigts dans ses cheveux châtains.
Em, c’était très jolie! Vous en jouez depuis longtemps? Oh, pardon, je ne me suis pas présentée. Je m’appelle Johanna.
Lei.


Durant ce printemps, elle était revenue trois mois. Au début, Lei était réticent à accepter l’amitié de la jeune elfe d’origine norvégienne, mais au fil du temps il avait apprit à l’accepter, à l’apprécier. Elle ne disait à personne qu’elle voyait en secret un vampire ermite au bout d’une falaise, et il la remerciait pour ça: il tenait à ce que les autres restent éloignés. Il avait toujours peur qu’un jour le monde découvre quel sang de vampire coule en lui et qu’il soit à nouveau rejeté. Pourtant, Johanna ne semblait pas s’en faire, elle donnait l’impression de se moquer des mauvais côtés. Des fois, Lei se surprenait à fixer sa gorge, désireux d’y planter ses crocs. Il n’avait pas véritablement bu depuis tant d’années que la faim lui brûlait les veines chaque nuits, mais il ne pouvait se résoudre à abîmer sa si jolie beau blanche, à tordre son si joli sourire. Sans qu’il ne s’en rende compte, il était tombé amoureux d’elle, et, du jour au lendemain, leur lèvres s’étaient rencontrées. Puis partagé un lit et une nuit, encore des semaines d’été côte à côte allongés dans l’herbe.
Tu sais, Lei, je suis sûre que les elfes de mon village t’accepteraient! Il y a un autre vampire qui habite chez nous, même si il ne sort jamais. Et on pourrait vivre heureux et ensemble tout les deux, dans une grande maison…
lei ne répondait pas parce qu’il savait que sa voix allait trembler. Lui n’en était pas sûr, mais il avait aussi peur de commencer quelque chose. Elle ne vivrait pas longtemps. Elle aura une vie normale, elle vieillirait, mais pas lui. Lui resterait à ses vingt ans jusqu’à sa mort lointaine; lointaine si il se cloitrait dans sa petite maison jusqu’à sa mort naturelle. Il avait peur du regard des autres et il savait que Johanna, Luciano et Nimeria étaient les seuls qui s’étaient moqué de son nom, alors qu’il avait dévoré des cadavres.
A partir d’octobre, lorsque la pluie est revenue, lorsque Johanna avait dit qu’elle reviendrait après avoir convaincu son village qu’il était inoffensif, elle n’était plus jamais réapparu souriante sur le pas de la porte. Elle n’était même plus jamais réapparue, laissant le vampire dans l’attente d’un bruit de pas sur les pavés, d’un son sourd contre la porte de bois. Il attendait, un mois, deux, six, sept. Puis il finissait par se forcer à oublier, à passer à auter chose avant de souffrir encore plus.

Lei.
Mmh?
Tu devrais penser à aller à la capitale, des fois.
Quoi? Pourquoi? Il y a des vampires à la capitales, il y a trop de monde, et je vois pas ce que j’y ferrais.
Peut-être avoir une vie? Tu sais que tu peux te contrôler, ton instinct n’est plus le même depuis des dizaines d’années.
Nim, ça pourrait revenir à tout moments, je sais pas… Et puis j’ai pas les moyens de m’installer la-bas. Ni même les capacités pour travailler ou quoi que ça soit.
Tu pourrais faire de la musique, tu y es excellent. Et je suis sûre que tu trouveras un endroit où dormir.
Je sais pas. Ca fait trente-quatre ans que j’habite ici…
Justement, tu veux y passer encore 450 ans ou changer d’air?

Il avait accepté et quelques mois après, la louve et le blond trouvaient un petit appartement dans une rue quelconque de Skyworld. Alors Lei avait commencé sa carrière qui s’envola rapidement et très haute, de sorte qu’ils n’eurent pas besoin d’habiter très longtemps dans le petit appartement, pour avoir une maison plus grande. Lei se reformait: il sortait beaucoup, voyait du monde, se faisait des amis. Il se dégotait quelques petits amis, filles ou garçons, mais ça ne duraient jamais longtemps. Il avait l’impression d’être maudis de ce côté-là. A côté de son travail, il côtoyait beaucoup la police, et particulièrement l’un d’entre eux, Mr. Firewind. Il était loin d’être le père exemplaire, même très loin, mais le vampire était plus proche de son fils aîné, Orion, qui avait alors à peine 10 ans. Au fil des années, en le voyant grandir, Lei devint bien plus proche du brun, jusqu’à devenir, plusieurs années plus tard, son meilleur ami. En fait, Lei le voyait plus comme un grand frère au fur et à mesure des années; et puis, à la mort de leur père dans un incident du travail, le vampire accueilli la fratrie Firewind chez lui. Puis quand Orion se fit mordre par un vampire, il fut le premier à l’aider à se contrôler, à tout lui enseigner. Ce fut uniquement une fois que le frère et les trois soeurs eurent acheté une maison pour ne plus dépendre du démon, que lei s'aperçut qu’il avait eut, sans doute, des sentiments pour lui. Mais il les étouffa, se renfermant sur lui-même, et souriait comme si de rien n’était.

Nimeria? Tu sais de qui Automn parlait quand elle disait “elle sera triste” ?
Je n’en sais rien, petit homme. peut-être qu’on le saura un jour. Laisse le…
...Temps faire son devoir, je sais.


« Et vous ? »

PSEUDO Ҩ Kuru, Neven, Tia, toussa toussa
DATE DE NAISSANCE Ҩ 08 août 97
COMMENT ES-TU ARRIVÉ(E) CHEZ NOUS ? Ҩ Je sais même plus '-'
ACTIVITÉ SUR UNE ÉCHELLE DE 1 à 10 Ҩ Entre 7 et 9.5 °°
AVIS SUR SOH Ҩ  Love 3
DES CHOSES À AJOUTER ? Ҩ  Hika
CODE DU RÈGLEMENT Ҩ Validé par Rose ;D

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MessageSujet: Re: We could be immortals ∞ LEI (U.C)   Lun 30 Jan 2012, 18:05

Bienvenue chez les fous! :3

J'espère que tu te plaira ici! ;)

Au plaisir d'un ti RP avec toi!

(Trop bow ton vava *Q* )


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MY DEAR CHILD, REMEMBER THAT DEATH WILL COME FOR YOU.


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MessageSujet: Re: We could be immortals ∞ LEI (U.C)   Lun 30 Jan 2012, 19:34

Y'a pas à dire, c'est les persos Russes les plus beaux sur ce forum (genre moi 8D)

NICO NICO SINGEEEEEER J'AIME.
Bienvenue au faite \o/



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MessageSujet: Re: We could be immortals ∞ LEI (U.C)   Lun 30 Jan 2012, 19:45

Bienvenue à toi ^^



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MessageSujet: Re: We could be immortals ∞ LEI (U.C)   Lun 30 Jan 2012, 19:51

Bienvenue ma Kuru' *-*
Je t'ai tout de suite reconnu dans ton vava (non, non j'ai pas regarder la petite signature dans le haut). Ton style de graph est qu'a toi
Bonne continuation ♥



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MessageSujet: Re: We could be immortals ∞ LEI (U.C)   Lun 30 Jan 2012, 22:03

Bienvenue bienvenue ! 8D
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MessageSujet: Re: We could be immortals ∞ LEI (U.C)   Dim 19 Fév 2012, 20:17

Mercii a tous :3
OUEY, RUSSE POWAA 8DD *sort*
Merci ma Akemi :3 *poutou*
Je pense avoir finit ma prez :3





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MessageSujet: Re: We could be immortals ∞ LEI (U.C)   Lun 20 Fév 2012, 13:02

Alors tout est presque bon mais il y a un truc qui ne va pas dans ton histoire. Comment ton personnage se retrouve sur l'île ? Il faut mentionner le fait qu'il est passé par un portail ^^
Ensuite que veut dire "Okami" ? Parce que la fille dit qu'elle en est une mais je pense qu'il faut préciser ce que c'est. ^^
Après je pense qu'on pourra te valider =)


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MessageSujet: Re: We could be immortals ∞ LEI (U.C)   Lun 20 Fév 2012, 13:33

Merci, et voila :3 Je pense que c'est bon, j'ai rajouté le passage de la porte et à la fin de l'histoire, décrit vaguement un Okami. Je pensais faire de Nena' un prédèf', c'est possible?





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MessageSujet: Re: We could be immortals ∞ LEI (U.C)   Lun 20 Fév 2012, 20:53

Bienvenue ! (même si je te l'ai déjà dit :3)
Tout est presque bon ! Et tu peux en effet faire de Nena' une prédef ^^
en fait dans tes pouvoirs c'est une arme = une capacité, alors je te prierai de choisir entre l'une d'entre elle.
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