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 Second service [ft Shama]

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Michael B. Chandlers
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Second service [ft Shama] | Lun 03 Déc 2018, 15:48


Second service
Shama et Michael

Aujourd'hui, et toujours sans emploi, il fallait que je cherche un moyen de me faire de l'argent facile, vu qu'aucune personne ne souhaite m'embaucher. Au final, est-ce que j'ai envie qu'on m'embauche? Tout ça pour que je prenne des ordres, que je ferme ma gueule et que je finisse par envoyer mon poing dans la gueule au premier qui ne me plait pas et que je me fasse virer pour ça? Ouais, c'est déjà arrivé et non, je ne regrette rien. De toute façon, peu importe la race, que ça soit un ange avec un ego démesuré ou un demi-dieu qui se sentait supérieur parce qu'il a son papa ou sa maman dans l'Olympe. Heureusement, ils ne sont pas tous comme ça, à chouiner en disant "Fait gaffe ou mon Papa/Maman va te faire bobo!". De toute façon, qu'est ce qu'ils en ont a faire, les Dieux, de leurs enfants? La plupart sont abandonnés dès que l'affaire est finie donc bon, rien de très glorieux. Tant qu'on me les brisait pas, ça allait, après, faut pas trop m'en demander. Les sourires hypocrites et le léchage de bottes, c'est pas mon truc, je préfère dire la vérité en face, sans passer par quatre chemin, que tu sois un homme, une femme ou même un animal.

Bon, avec tout ça, il fallait que je paye le loyer, d'une manière ou d'une autre. J'ai déjà volé quelques boutiques, mais maintenant, on commence à connaître ma tête, et il ne faut jamais retourner sur les lieux du crime, sinon, on risque de se faire attraper, et disons que la dernière fois que j'ai fait un séjour en détention, ça ne s'est pas très bien passé non plus. Cependant, pas le choix, j'avais beau faire le tour des commerces, il ne restait plus grand chose. Cependant, c'est en repassant devant le resto où je bossais que je me souvenu de plusieurs choses. De un, de la paye minable à laquelle j'ai eu le droit et de deux, la manière dont on m'a foutu dehors. C'est à peine si on m'a laissé le temps de reprendre mes affaires, et on m'a viré, humilié, devant tout le monde. Bien sûr, il a eu le droit à une belle droite. Il l'avait mérité. Tout ça parce que j'ai dit à un client d'aller se faire foutre avec ses conseils à deux drachmes. Cette fois, il ne va pas s'en tirer à si bon compte, celui là. C'est chez lui que je vais me servir aujourd'hui. J'attendis tranquillement que le soir tombe, afin de jouer la carte de la furtivité. J'avais pas besoin d'être brutal, je connaissais déjà les lieux, il suffisait juste que j'y aille prudemment et tout ira pour le mieux! J'attendais alors mon heure, patiemment, avant d'aller vers l'arrière des lieux du futur vol.

Déjà, il y a l'entrée pour le personnel, avec un code dont je me souviens, s'il n'a pas changé entre temps. Je tapais donc le code, et la porte s'ouvrit. Parfait, rien avait changé, tout était pareil. Il me restait plus qu'à me faufiler dans le bureau du boss pour récupérer les billets, mais pas trop. J'ai besoin de pognon, mais je sais que je suis pas le seul, je veux juste survivre, pas être dans le luxe ou quoique ce soit. Disons que 6 mois de loyers en drachmes, avec un petit extra, ça me suffira, il y aura encore de quoi payer les autres. Doucement, j'arrivais vers le bureau du patron. Je me préparais alors à entrer et à neutraliser mon ancien boss avant de me servir.

-Qu'est ce que tu fous là?

-Je viens me servir.

Pour commencer, je le regarde dans les yeux, afin d'utiliser mon premier pouvoir afin de le déstabiliser, puis j'utilise les trombones sur le bureau pour l'empêcher de parler et l'immobiliser, transformant tout ce métal en chaînes et en profitant même pour le frapper en plein visage, la joue gauche était jalouse depuis la dernière fois. Pour finir, je retournais son bureau, à l'affût du moindre billet. Par contre, il a fait une grosse erreur. L'argent était conservé dans un coffre en métal, donc je pouvais l'ouvrir, d'une manière ou d'une autre, même sans clé. C'est en me servant que j'entendis la porte s'ouvrir. Merde, j'ai pas été assez discret, je me suis laissé emporté une fois de plus. Tentant d'intimider la personne qui venait de rentrer, je lui sortis mon regard le plus noir et ma voix la plus grave et menaçante.

-Casses toi, il y a rien à voir ici.

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Re: Second service [ft Shama] | Jeu 06 Déc 2018, 20:14




SHAMA & MICHAEL
« Second service »

Ce soir j’étais de service jusqu’à la fermeture. C’était une période plutôt propice aux affaires. Les clients se ruaient dans le café-restaurant, que ce soit pour boire un coup ou casser la croûte. Je n’avais donc pas vraiment de quoi m’ennuyer. J’enchaînais les tables sans avoir vraiment le temps de souffler. Le plus dur, au début de ma carrière de serveuse, c’était de se souvenir des commandes de chacun. J’avais jamais été très forte au jeu de la mémoire. Mais avec le temps, on s’y fait, on se trouve des moyens mnémotechniques pour tout retenir.

Passé 22h, les clients commençaient à se raréfier. Certains restaient pour finir la soirée sur quelques verres d’alcool, mais la plupart partaient repus, une fois l’addition payée. C’était le moment idéal pour prendre une pause ou s’occuper des autres tâches, à savoir le ménage ou la plonge. Je nettoyais le bar depuis cinq bonnes minutes ; à force de frotter le comptoir, il finirait par briller plus fort que le soleil. Mais c’était aussi un moyen efficace de passer ses nerfs, d’évacuer la pression de la soirée et l’agacement suscité par des clients un peu trop insistants.

Une fois le bar suffisamment astiqué, je jetai mon torchon sur mon épaule et m’essuyai le front, surveillant du coin de l’œil l’activité des quelques clients tardifs qui s’éternisaient. Puis je laissai la place à un collègue pour aller dans les cuisines et sortir les poubelles. Je pus profiter d’une petite bouffée d’air frais l’espace d’une minute, ce qui ne fut pas un luxe. Je revins ensuite au bar et fit signe à mon collègue qu’il pouvait partir. Je devrais m’en sortir pour la suite. Il ne resterait plus que le patron pour la fermeture. Je me saisis du balai et commençai à nettoyer le parquet.

C’est alors qu’un bruit suspect attira mon attention. Je relevai la tête en direction du bureau du propriétaire, les yeux plissés. Je m’immobilisai une minute, silencieuse, guettant un autre bruit suspect, mais rien. Je repris alors mon ménage, m’approchant du couloir, histoire d’être sûre que je ne passais pas à côté de quelque chose. Après quelques minutes, je perçus un choc sourd, comme un corps qui tombait. Je me figeai. Cette fois, j’en étais certaine, quelque chose clochait. Je calai le manche du balai contre le mur et me dirigeai à pas de loup dans les vestiaires du personnel pour y récupérer mes épées. Puis, silencieusement, je me rapprochai de l’endroit d’où provenaient les sons suspects : le bureau du patron.

Je dégainai délicatement une de mes lames en me plaquant contre le mur, à seulement quelques mètres de la pièce. Je passai la tête à travers le chambranle de la porte. Un inconnu me tournait le dos ; dans la pénombre, je distinguais surtout sa chevelure pâle. Je notai également mon boss, inconscient au sol, et le coffre-fort ouvert au fond. Ah, c’était donc ça, un cambriolage. Manque de peau, j’étais restée pour la fermeture ce soir. Et je savais très bien me battre. Je n’allais pas forcément chercher à le mater, mais au moins à le dissuader. Je posai donc le pied dans le bureau, toute discrétion envolée, mon arme le long du corps. Il me remarqua aussitôt et se retourna en m’adressant un regard sombre et menaçant.

- Casses toi, il y a rien à voir ici.

J’haussai un sourcil, pas plus impressionnée qu’un tigre devant un chaton qui feulait comme un diable. Allons bon, c’était une tentative d’intimidation ? Il était mal tombé. J’avais bien plus d’expérience que lui en la matière. Mais soit, s’il voulait jouer à ce petit jeu, j’allais m’y prêter volontiers. Je déployai mes ailes de démon, un sourire en coin dessiné sur mes lèvres. Puis des flammes naquirent autour de moi, en mode Mushu.

- Ah non, j’crois pas. Je reçois d’ordre de personne.

Je pointai une lame dans sa direction, l’air menaçant à mon tour. Mon sourire s’était effacé, pour faire place à une expression sérieuse et déterminée. Je ne savais pas ce qu’il cherchait au juste, mais je ne le laisserais pas se servir dans la caisse. Car c’était avec ça qu’on recevait notre salaire, nous, les employés.

- Quoique tu cherches, tu ferais mieux de fouiner ailleurs.

Mon regard ne laissait pas de place au doute. J’avais pas spécialement envie de le planter, mais je n’hésiterais pas si je n’avais pas d’autre solution.


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Re: Second service [ft Shama] | Mer 12 Déc 2018, 12:44


Second service
Shama et Michael

Elle était venue armée? Pas de souci, de ce que je pouvais voir, ses armes étaient faites avec des matériaux classiques, c'était donc un avantage pour moi. Je pouvais donc analyser la femme en face de moi. Chevelure longue et flamboyante, regard de braise et visage plutôt fermé. Ah, tiens, elle déploie ses ailes à l'allure si particulière. Elle osait même sourire en coin et invoquer des flammes autour d'elle, une démone quoi. Mieux vaut un démon qui a du caractère plutôt qu'un ange pleureur. De toute façon, il suffit de ne jamais détourner le regard pour montrer sa supériorité, et c'est clairement ce que je compte faire. Cet argent, j'en ai besoin, définitivement, mais ça, je doute que la personne en face le comprendrai, surtout qu'elle a son boulot, donc elle ne doit pas être dans la même galère que moi. Voyons ce qu'elle avait à nous dire, celle là.

-Ah non, j’crois pas. Je reçois d’ordre de personne.

Mais tu bosses pour un patron. Pensais-je. C'est bien de l'hypocrisie, ça. Vouloir se la jouer indomptable mais derrière, se taire pour quelques drachmes. Dommage, j'avais un peu d'estime pour elle, mais peut-être qu'elle se rattrapera, si elle me montre que c'est une dure à cuire qui fait honneur aux démons. Apparemment, elle était prête à en découdre avec moi, vu qu'elle avait pointé sa lame sur moi. Son sourire laissa place à une tête plus sérieuse, montrant que c'était son tour de m'impressionner. Le regard vide, je l'écoutais sans grande conviction.

-Quoique tu cherches, tu ferais mieux de fouiner ailleurs.

Je soupirai légèrement. Ce genre de discours, je l'avais déjà entendu bien assez de fois, à force, on s'y fait. Ceci dit, le danger est réel, et même si je n'avais pas grand chose à perdre, j'aimerais bien vivre encore un jour de plus, juste le temps d'emmerder une dernière fois le monde. Je tentais alors de plier la lame de mon interlocutrice avec mon pouvoir. Elle était belle et bien faite de métal, mais quelque chose clochait.Dès que je commençais à les plier, je sentais que ma main me brûlait ardemment. J'ai eu le temps de former un "U" avec la lame, mais j'avais l'impression que ma main avec laquelle j'avais utilisé mon pouvoir avait brûlé. Serrant les dents, je la regardais, et je n'avais pas halluciné. D'une quelconque manière, ma main avait subi une brûlure au second degré. Grimaçant, je me contentais de grogner.

-Ah merde, ça brûle! Mais il en faut plus que ça pour m'arrêter. Au moins, ton épée est inutilisable. On va pouvoir négocier, entre démons. Je te file ta paie en avance, je laisse juste de quoi vous payer, et je prends le reste, ça te va?

Je jubilais avant de continuer, affichant un rictus sur mon visage qui ne laissait plus transparaître la douleur.

-C'est pas comme si je te laissais le choix, Miss chalumeau. J'ai besoin de ce pognon pour survivre. Et ton patron m'a juste viré parce que j'ai voulu être moi-même. Tu devrais comprendre, toi qui, soi-disant, ne reçoit d'ordres de personne.

C'était fourbe de ma part, très fourbe, mais si je pouvais m'en tirer, alors je le ferais. Personne ne veut de moi, alors je ferais ce que personne ne veut. Il y a rien de mal à cogner une personne qui pète plus haut que son cul, pourquoi me virer pour ça? On en serait pas là si on m'avait gardé. Maintenant, j'étais en face d'une autre démone qui était prête à me trancher vif pour que j'aille fouiner ailleurs. Malheureusement pour elle, on était de la même race, avec les mêmes qualités et les mêmes défauts. Lors de mes dernières phrases, j'avais bien insisté sur le fait qu'il était question de survie, et non de vie, ce qui était entièrement le cas. J'en ai besoin pour avoir un logement, manger, boire, et me soûler. Le reste n'avait que peu d'importance. Si je dois entraîner les autres dans ma chute, ainsi soit-il, ils sauront ce que j'ai vécu, et ils comprendront mes actes. Tournant ma tête vers le coffre-fort, je lui indiquais l'endroit du butin.

-Par contre, j'ai pas que ça à foutre, donc si tu pouvais te décider rapidement, ça m'arrangerait.

J'insistai un peu car je n'avais pas envie qu'il y ait d'autres personnes qui me grillent, ou que le patron se réveille. Sinon, j'allais devoir accélérer le pas et me tirer en vitesse.

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Re: Second service [ft Shama] | Dim 30 Déc 2018, 01:33




SHAMA & MICHAEL
« Second service »

Son soupire de lassitude m’agaça. Il pouvait pas montrer au moins une petite once de considération à ma petite démonstration ? Non ? Bon, ok. Mais fallait pas espérer que je fasse preuve de plus de clémence que lui. Il se passe quelque chose d’étrange avec mon arme. La lame se plia en gémissant, soumise à une force invisible à laquelle elle résistait vaillamment. Une seconde de réflexion intense me suffit pour comprendre l’origine de ce phénomène. Une supplémentaire pour me rappeler que ce genre de tour ne fonctionnait pas sur mes épées sans conséquences. Je jetai alors un rictus triomphant à mon adversaire, tandis qu’il grimaçait de douleur, l’enchantement ardent opérant même à distance.

Puis mon sourire fit place à une expression vengeresse lorsque je constatai que la lame ne reprenait pas sa forme d’origine. On ne touchait pas à mes épées. Jamais. C’était le seul présent, la seule marque d’attention que j’avais jamais reçu de mon paternel divin. Alors, nécessité ou pas, il n’allait pas s’en sortir si facilement. Je ne doutais pas que mon père saurait lui rendre son apparence initial -je lui demanderai probablement au passage de rajouter une protection contre la magie des autres habitants de l’île- cependant j’étais contrainte de me tenir éloignée de lui. L’idée de l’appeler à l’aide ne m’enchantait guère.

Je ne pus cacher un certain intérêt à la proposition qu’il me fit. Je devais avouer que la seule chose qui me poussait à défendre le coffre-fort, c’était l’argent qui servait à nous payer. Et je ne pouvais renier ni mon côté démon, ni mon passé de voleuse. Toutefois, le sort qu’il avait infligé à mon épée opposait une terrible résistance à cette décision. Par ailleurs, il semblait craindre qu’un autre témoin gênant ne le surprenne. Il ignorait donc que j’étais la dernière ce soir, excepté le patron avachi au sol. Et je n’allais certainement pas lui livrer cette information. C’était tout à mon avantage. Autant prendre tout mon temps, par pur esprit de contradiction. Je baissai le bras qui brandissait ma lave, résignée.

- Ok, ma lame est inutilisable. D’ailleurs, la prochaine fois que tu tentes d’utiliser tes pouvoirs sur une arme enchantée, renseigne-toi d’abord, ça t’évitera ce genre d’effet indésirable. Je désignai sa main du menton. Personne ne peut les contrôler contre leur volonté -ni la mienne. Je pourrais brandir l’autre sur toi ; tu pourrais également lui infliger le même sort, condamnant ta dernière main valide à brûler. Sauf que j’aurais plus aucune arme utile, et toi, plus d’outil de travail. On va s’éviter ça, je pense.

Je posai ma lame déformée sur le bureau, lui jetant au passage un regard à la fois peiné et désolé. Ne t’inquiète pas, ma belle, je t’emmènerai te refaire une beauté plus tard. Pour l’heure, il me fallait régler son compte à ce petit cambrioleur prétentieux. Il avait bien besoin d’une leçon. Tiens… Comment le prendrait-il ? Un nouveau rictus déforma mes traits. Tentons de confronter mon expérience à son savoir-faire.

- T’es même pas foutu de travailler discrètement. Sauter sur le patron ? T’es en manque d’adrénaline, c’est ça ?

J’insistai sur un ton dédaigneux, sans pour autant me montrer hautaine, car ce n’était pas ma nature, et finalement, j’avais connu le sort de cet homme il y a longtemps. Il aurait été mal venu de le prendre de haut, alors que c’était ce que je détestais par-dessus tout.

- Un bon voleur, c’est un voleur qu’on ne voit pas, qu’on n’entend pas. Si t’avais assez de jugeotte, t’aurais réalisé qu’il a toujours sa petite habitude, avant de partir, de se poser dix minutes pour boire un verre, après avoir verrouillé son bureau. Un bon petit jeu de crochetage sur la serrure, puis le coffre-fort -ou de la manipulation de métal dans ton cas- et paf, c’était dans la poche.

Je joignis le geste à la parole, imitant une main qui se refermait sur une bourse bien garni, l’expression satisfaite. Puis je pris un air déçu, replaçant mon bras le long du corps.

- Mais non, les jeunes d’aujourd’hui, ils ont toujours besoin de se donner en spectacle. C’est triste.

Enfin, jeune, il ne l’était sans doute pas beaucoup plus que moi. Ceci dit, je me doutais que faire jouer son âge pouvait l’énerver. Donc, d’une part je lui faisais perdre du temps, chose dont il se pensait à court, d’autre part je me défoulais un peu. Parce que je n’appréciais vraiment pas qu’on touche à mes épées.

- C’est vrai, je peux comprendre qu’on veuille être soi-même. J’en ai déjà payé les frais dans le métier. Mais, déjà, ça justifie pas de voler le salaire des employés. Oui, certes, je sais, tu proposes de laisser de quoi nous payer… J’aurais bien considéré ta proposition, si seulement… tu n’avais pas osé t’en prendre à mon épée.

Je plantai sur lui mon regard enflammé, rancunière. Mais, je savais me montrer magnanime, parfois. Je croisai donc les bras, l’expression un peu moins menaçante.

- Si toutefois tu t’engages à la remettre en place, je serai peut-être disposée à t’écouter. Et pas la peine de me dire qu’elle va te brûler ; comme je l’ai dit, si je t’y autorise, elle ne te fera rien.

Je laissai le silence s’installer. Moi aussi je peux jouer à ce petit jeu, mon gars. Est-ce que tu seras assez malin pour faire le bon choix, hum ?


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Re: Second service [ft Shama] | Mar 08 Jan 2019, 14:44


Second service
Shama et Michael

L'autre qui se fout de moi en me regardant me brûler la main, mais qu'est ce qu'une main brûlée par rapport à une vie dans la rue? Si c'était à refaire avec l'autre main, je le ferais sans rechigner. Je souriais aussi, en voyant que le fait d'avoir sa lame tordue l'avait affecté. C'était une maigre victoire psychologie mais elle était bonne à prendre. Ça aurait été bête de me cramer la main s'il n'y avait aucune conséquence derrière. Moi aussi, je pouvais tenir tête fièrement, je n'étais plus le genre de personnes à me laisser marcher dessus, maintenant je dicte mes règles, ma vie. Je fais ce qu'il me plaît et ensuite, je réfléchis aux conséquences. En tout cas, les négociations étaient lancées, à elle d'accepter ou de refuser mon offre. Pour ma part, je me considère comme réglo, étant donné que j'avais prévu de laisser de quoi garantir un mois de salaire pour chaque employé. De toute manière, le restaurant marche bien, il n'aurait pas perdu grand chose, et moi j'aurais pu survivre. Je regardais la démone baisser son arme déformée, peut-être qu'elle était prête à négocier

-Ok, ma lame est inutilisable. D’ailleurs, la prochaine fois que tu tentes d’utiliser tes pouvoirs sur une arme enchantée, renseigne-toi d’abord, ça t’évitera ce genre d’effet indésirable. Personne ne peut les contrôler contre leur volonté -ni la mienne. Je pourrais brandir l’autre sur toi ; tu pourrais également lui infliger le même sort, condamnant ta dernière main valide à brûler. Sauf que j’aurais plus aucune arme utile, et toi, plus d’outil de travail. On va s’éviter ça, je pense.

Rien que dans sa première phrase, je pouvais sentir qu'elle était en rogne à propos de sa lame. Ensuite, elle décrivait son arme, comme quoi elle était enchantée et que le scénario risquait de se répéter si jamais elle brandissait son autre lame. Elle semblait raisonnable, car elle savait ce qui l'attendait si elle tentait de m'attaquer avec sa deuxième arme. Tant mieux pour elle et aussi, tant mieux pour moi. La brûlure à ma main droite devait être plongée dans de l'eau pour la calmer, mais même sans ça, je m'en remettrais, ça prendra juste plus de temps. Elle posa alors son arme déformée sur le bureau, avant de me parler à nouveau, avec un nouveau sourire sur son visage. J'étais curieux de savoir ce qu'elle avait en tête, mais surtout, j'étais pressé, si d'autres personnes venaient à nous voir, j'aurais fait tout ça pour rien.

-T’es même pas foutu de travailler discrètement. Sauter sur le patron ? T’es en manque d’adrénaline, c’est ça ?

Attends, quoi? Pensais-je en haussant un sourcil. Bien sûr que je voulais de l'adrénaline, j'étais pas un mollasson qui se contentait de la facilité. Cet abruti à terre, je voulais lui en coller une, si je n'avais rien contre lui, je me serais contenté du minimum. Ce n'est pas si surprenant que ça, qu'elle sache comment je me conduis, étant donné qu'on partageait la même race, le même trait de caractère, mais je dois avouer qu'elle m'avait pris de court avec cette réflexion. En guise de réponse, je souriais en coin, jubilant légèrement avant de lui répondre par l'affirmative.

-Tout à fait. Mais j'avais envie de me défouler.

Au moins, elle n'était pas hautaine, mais je sentais qu'elle me jugeait sur mes actions. La barbe, j'avais pas fait tout ce chemin pour me faire engueuler, loin de là. Je la laissais donc continuer, pour voir si elle avait des choses intéressantes à dire. Je n'ai pas été déçu.

-Un bon voleur, c’est un voleur qu’on ne voit pas, qu’on n’entend pas. Si t’avais assez de jugeote, t’aurais réalisé qu’il a toujours sa petite habitude, avant de partir, de se poser dix minutes pour boire un verre, après avoir verrouillé son bureau. Un bon petit jeu de crochetage sur la serrure, puis le coffre-fort -ou de la manipulation de métal dans ton cas- et paf, c’était dans la poche.

Mais c'est qu'elle me jugeait en tant que voleur! Non pas en tant que citoyen ordinaire avec le classique discours comme quoi ce que j'avais fait était mal, mais comme quoi je m'y prenais mal. Décidément, elle était pleine de surprise, celle-là. Ceci dit, elle n'avait pas tort, j'aurais dû me rappeler de ses petites habitudes avant de venir piquer le pognon, même si je voulais quand même lui en coller une. Elle prit ensuite une bourse bien remplie du coffre-fort, satisfaite, avant de la remettre à l'intérieur, passant de la joie à la déception en un instant.

-Mais non, les jeunes d’aujourd’hui, ils ont toujours besoin de se donner en spectacle. C’est triste.

-C'est vrai que t'as l'air teeeeeellement plus vieille que moi, mamie.

Je soupirais à l'entente de cette bêtise. Ma phrase puait l'ironie à plein nez, mais elle l'avait cherché aussi, avec cette remarque digne d'une retraitée. Quelque chose me dit que c'était à cause de son petit bout de métal qu'elle était ainsi, à me juger et à me rabaisser. Je gardais encore mon sourire en coin, juste pour l'agacer davantage. J'adore pousser les gens à bout, car c'est dans la colère qu'on fait le plus d'erreurs. Malgré cette discussion qui commence à être intéressante, j'étais pressé, et je voulais écourter au plus vite cette rencontrer et me casser avec le butin. Je pourrais très bien utiliser mon autre pouvoir pour lui faire voir une illusion et ensuite me tirer à toute vitesse, mais forcé de constater qu'à force d'utiliser mon pouvoir de manipulation du métal, je me fatiguais de plus en plus. Pour l'instant, je préférais continuer d'écouter ce qu'elle avait à dire.

-C’est vrai, je peux comprendre qu’on veuille être soi-même. J’en ai déjà payé les frais dans le métier. Mais, déjà, ça justifie pas de voler le salaire des employés. Oui, certes, je sais, tu proposes de laisser de quoi nous payer… J’aurais bien considéré ta proposition, si seulement… tu n’avais pas osé t’en prendre à mon épée.

Ah! Nous y voilà! L'épée, la source de tout ça! Elle devait réellement être importante pour elle pour m'en vouloir à ce point. En tout cas, c'était le nerf de la guerre entre elle et moi, cet objet tranchant. Ça veut dire que si je lui remets son épée intacte, elle va me laisser tranquille? Cette femme avait quand même des principes, ça me plaisait, ça change du léchage de bottes. Elle aussi, a été victime de remarques désobligeantes de certaines personnes pendant le service. Elle ne m'en a pas dit plus mais on pouvait le deviner aisément. Son regard de braise en disant long sur son ressenti concernant mon geste. La jeune femme voulait que je paye pour avoir tordu son bien, sauf que je n'étais pas du genre à dire oui à tout aussi facilement. Malgré tout, elle croisa les bras et me fit une offre alléchante.

-Si toutefois tu t’engages à la remettre en place, je serai peut-être disposée à t’écouter. Et pas la peine de me dire qu’elle va te brûler ; comme je l’ai dit, si je t’y autorise, elle ne te fera rien.

Les négociations avaient pris un tournant que je n'avais pas prévu. Je n'avais pas à faire à une démone ordinaire, elle était bien plus rusée que la normale. Plus forte, je ne sais pas, mais j'étais plus fourbe. Cependant, je savais aussi réfléchir lors de ce genre de situations. Ce silence était pesant, je n'étais pas à mon avantage et ça, elle l'avait parfaitement compris. Quelle plaie, je suis piégé et je risquais de me faire avoir. C'était désormais une bataille psychologique qui venait de commencer et j'étais en train de la perdre. Cependant, je ne devais rien laisser paraître, non, ça serait lui avouer ma faiblesse. Souriant en coin et lui montrant le bureau, je lui proposais un autre deal.

-Tu sais comment faire des affaires toi. Allez, je redresse ta lame, mais si jamais tu m'attaques dès lors que j'aurais rempli ma part du marché, je n'hésiterais pas à me cramer l'autre main, jusqu'à ce qu'elle soit inutilisable. T'es prévenue.

Mon sourire laissa place à un regard empli de détermination lors de ma dernière phrase. Je m'exécutais ensuite à redresser son arme dans son état d'origine. Lors de la manipulation, ma main ne brûla pas, comme promis. Elle est chiante, mais elle tient parole, au fond, on était pas si différents, elle et moi. Je restais en face d'elle, annonçant que mon travail était terminé.

-Et voilà, comme neuve, pas comme ma main.J'ai bossé pour ton patron, et il m'a jeté parce qu'un client avait dit du mal de moi et que j'ai répliqué. Maintenant, je suis dans la merde jusqu'au cou et j'ai besoin de ce pognon. Après, je ne suis pas aussi con qu'on peut le croire, j'ai dit que je laissais de quoi survivre pour les salariés et je tiendrais parole à ce sujet.

Je continuais mon monologue, le regard sérieux. Pas une once de plaisanterie dans mes mots, juste la vérité la plus pure. Cette fois-ci, je jouais la carte de la pitié et de la compassion, car elle ne sait sûrement pas par quoi je suis passé durant ma vie. Si elle le savait, elle ne me jugerait pas autant, même si on pouvait sentir qu'elle aussi, avait dû vivre des choses pas très jolies. Nous ne sommes pas dans un concours de celui qui a pris le plus cher, car se lamenter n'apporte strictement rien à la vie.

-Si j'en arrive là, c'est pour pouvoir manger le lendemain et continuer à vivre dans mon petit studio. Tu sais ce que c'est quand tu n'as plus rien à perdre et que tu veux survivre? De ne compter que sur toi-même? Quand je te dis que je suis prêt y laisser ma main, c'est pas pour déconner. Réussir mon vol avec ou sans discrétion, j'en ai rien à foutre, je veux juste des drachmes pour pouvoir me réveiller le lendemain, c'est tout.

Maintenant qu'elle connaissait mon calvaire, peut-être qu'elle comprendrait mieux les raisons de mes actes. Et si elle ne comprenait pas, tant pis pour elle, car quoiqu'il arrive, je sortirais d'ici avec du pognon. Si je n'ai pas le choix, je me battrais avec elle, mais cette fois, je ne me retiendrais pas. J'avais déjà pris beaucoup trop de temps dans ce braquage et le patron risquait de reprendre conscience à tout moment. Jouant avec mes doigts, je commençais à stresser un peu, au fur et à mesure que le risque de me faire chopper devenait grand.



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Re: Second service [ft Shama] | Dim 03 Mar 2019, 18:07




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« Second service »

Se défouler, ha, c’est bien un truc de mec ça. Comment ça je suis mal placée pour parler ? Mêlez vous de vos fesses. Je ne réagis pas à sa provocation, par rapport à notre maigre différence d’âge. J’avais conscience qu’il ne devait pas avoir plus de trois ans de moins que moi. Mais en réalité, d’un point de vu mentalité et maturité, il y avait tout un monde entre nous deux. Pouvais-je vraiment le lui reprocher ? Quand j’étais dans sa situation, je n’étais pas bien différente, au final. Moi aussi j’avais envie d’en découdre, de me venger de la société.

En termes d’expérience, t’es à des années lumières de moi, gamin. Je le pensais très fort, mais ne jugeais pas utile de le dire à voix haute. Au lieu de quoi, j’écoutai sa réponse. Un tic nerveux agita ma paupière. Il insinuait quoi au juste ? Que j’avais pas d’honneur ?

- Hey, tu m’prends pour qui ? J’ai qu’une parole, moi !

Les bras croisés, je le fusillai du regard. Moi, attaquer en douce ! Tsss. C’était un truc de lâche, ça. De sournois. Moi je préférais nettement les affrontements directement, dans les règles. Enfin, inutile de s’emporter. Je le surveillai plutôt attentivement quand il se mit à la tâche. Lorsqu’il eut terminé, j’inspectai soigneusement la lame, passant un doigt sur son tranchant, un autre traçant le plat de l’épée. Je finis par sourire, satisfaite. Il ne pouvait pas savoir à quelle point cette arme comptait pour moi. Plus qu’un outil ou un gagne-pain, c’était un présent, la seule chose que j’avais de mon paternel. Je pus ensuite écouter attentivement ce que ce voleur avait à me dire. L’air sérieux, je le laissai parler jusqu’au bout, avant d’enchaîner rapidement.

- Oui, je sais ce que c’est.

Je vis dans son regard qu’il ne s’attendait pas à cette réponse. Je soutins son regard sans ciller, l’air déterminé. Il n’avait même pas idée de ce que j’avais pu traverser. Il n’avait sans doute pas eu une vie facile jusque là, pour se retrouver à la rue. Et j’espérais pour lui que sa condition ne durait pas depuis longtemps. Mais moi, j’étais qu’une gosse quand je me suis retrouvée livrée à moi-même. Alors, c’était pas lui qui allait m’apprendre ce que c’était, l’enfer.

- Moi, j’avais que douze ans quand je me suis retrouvée à la rue. Crever la dalle, rêver d’un pain chaud, risquer sa vie pour une pauvre pomme, je sais très bien ce que c’est. Tu m’apprends rien. Et j’ai même envie de dire, c’est plutôt toi qui n’imagines pas à quel point c’est dur cette situation, quand t’es qu’un môme. Du moins j’espère que t’es pas à la rue depuis aussi longtemps. J’te le souhaite pas.

Sincèrement. Je comptais pas faire une compétition de malheur. On avait tous nos emmerdes, inutile d’aller chercher mieux chez le voisin. Je pensais comme ça, au début, mais je me suis vite rendue compte que même les plus riches n’étaient pas à l’abri de finir dans la bouse de vache, et bien profond. On vivait tous des trucs pas spécialement enviables. Je poussai un soupire. C’était pas vraiment le moment de s’étendre sur mon passé.

- Bon. T’as tenu parole, mon épée est comme neuve, et je t’en remercie. Donc, je tiens la mienne. Je veux bien fermer les yeux. J’irai pas jusqu’à prendre ma part, parce que le patron risque de me soupçonner et je tiens pas à renouer avec les emmerdes. Tu n’as qu’à laisser de quoi payer nos salaires. Je ferai comme si je n’avais rien entendu.

Je me dirigeai vers le coffre pour récupérer une bourse et la lui remettre. Oh, il pouvait me regarder avec ses yeux de merlan frit longtemps, j’allais pas broncher. C’était peut-être trop con de ma part, mais… Dans un sens, j’aurais bien voulu, moi, que quelqu’un soit sympa avec moi quand je vivais dans les rues de Londres. Qu’on me tende une main pour me remonter à la surface, même pour quelques heures. Je me retournai ensuite pour contempler le restant.

- Humpf. Le connaissant, il serait prêt à oublier nos salaires avec un tel trou dans ses comptes… Je peux toujours lui faire croire que je t’ai fait fuir avant que tu piques tout, raison pour laquelle il reste de l’argent dans le coffre, mais je suis pas certaine… Quoique, les assurances devraient bien lui rembourser ses pertes…

Depuis quand je pensais autant aux conséquences, moi ? Je devenais quand même pas intelligente ?!


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Re: Second service [ft Shama] | Mer 20 Mar 2019, 13:59


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Bon ça va, à priori, ce n'était pas une lâche, le contraire m'aurait étonné de la part d'une démone. Je pus donc remettre sa lame comme neuve sans risque, de toute manière, est-ce que j'avais le choix? Théoriquement, oui, je pouvais toujours me cramer l'autre main pour la faire chier, mais j'y gagnais rien de plus. Si je pouvais m'en tirer sans encombre, c'était toujours ça de pris. Une fois la lame redressée, comme si rien ne s'était passée, je la lui rendis. La démone semblait être satisfaite, à en juger par le sourire qui s'était affiché sur son visage. Par contre, quand j'avais parlé de ma condition de vie, je ne m'attendais clairement pas à ce qu'elle me réponde de la sorte.

-Oui, je sais ce que c’est.

Quoi, comment ça, tu savais ce que je vivais? Bon, je sais bien qu'elle ne sera pas du genre à parler d'ongles cassés ou d'autres conneries du genre, mais si elle me raconte juste la perte d'une personne et qu'elle avait des amis derrière pour la soutenir, ça ne suffisait pas. Je l'écoutais tranquillement, sans rien dire, les bras croisés. Ce qu'elle raconta alors ne fit pas ressentir de la pitié, juste de l'empathie et de la compréhension.

-Moi, j’avais que douze ans quand je me suis retrouvée à la rue. Crever la dalle, rêver d’un pain chaud, risquer sa vie pour une pauvre pomme, je sais très bien ce que c’est. Tu m’apprends rien. Et j’ai même envie de dire, c’est plutôt toi qui n’imagines pas à quel point c’est dur cette situation, quand t’es qu’un môme. Du moins j’espère que t’es pas à la rue depuis aussi longtemps. J’te le souhaite pas.

C'est un peu tard pour ne pas me le souhaiter Pensais-je. En tout cas, elle aussi, elle n'a pas eu la vie facile, elle vivait dans la rue depuis plus longtemps que moi, c'est sûr. Par contre, elle n'avait pas intérêt à me prendre pour un SDF tout neuf, loin de là. Déjà parce que j'ai un domicile, et de deux, parce que ma situation n'est pas toute récente. De toute façon, la roue finira bien par tourner, et tôt ou tard, j'aurais ma revanche sur la vie, j'arriverais à vivre convenablement, au lieu de me cramer la main pour un peu d'argent. Bon allez, je lui avais rendu ses lames, maintenant, il faut qu'elle tienne parole, si elle avait effectivement de l'honneur. La femme aux cheveux flamboyant s'exprima alors.

-Bon. T’as tenu parole, mon épée est comme neuve, et je t’en remercie. Donc, je tiens la mienne. Je veux bien fermer les yeux. J’irai pas jusqu’à prendre ma part, parce que le patron risque de me soupçonner et je tiens pas à renouer avec les emmerdes. Tu n’as qu’à laisser de quoi payer nos salaires. Je ferai comme si je n’avais rien entendu.

Attends, elle va vraiment me filer le pognon? Genre, comme ça? Elle est au courant que c'est son argent? Bon, faut croire qu'elle tenait effectivement ses promesses, elle commençait à remonter dans mon estime. Je lui avais pourtant promis de ne pas prendre les salaires des employés. Est-ce qu'il lui reste au moins de quoi garantir ça? Depuis quand je m'en soucis, au fait? En temps normal, c'était chacun pour sa peau, car personne à part Kira ne m'avait jamais vraiment soutenu. Pour l'instant, je restais là, à l'écouter, mais c'est uniquement parce qu'elle le méritait bien. Il en faut du cran, pour agir contre l'intérêt de son patron et pour quelqu'un qu'on venait à peine de rencontrer. Cependant, elle connaissait aussi bien le patron que moi, ce vieux grippe-sou était accroché au pognon comme si sa vie en dépendait.

-Humpf. Le connaissant, il serait prêt à oublier nos salaires avec un tel trou dans ses comptes… Je peux toujours lui faire croire que je t’ai fait fuir avant que tu piques tout, raison pour laquelle il reste de l’argent dans le coffre, mais je suis pas certaine… Quoique, les assurances devraient bien lui rembourser ses pertes…

-Je te le fais pas dire. J'ai jamais pu blairer son égoïsme de toute façon. Même le salaire minimum, c'est de trop pour lui. Après, si tu crains les assurances ..

Je vidais la moitié de ma bourse avant de la lui rendre. Il y avait bien assez de drachmes pour deux. J'avais besoin de thunes, mais je n'étais pas non plus un connard fini. Elle a été dans la rue elle aussi, et elle bosse actuellement pour s'en sortir, lui piquer tout le pognon pour cette raison serait moche de ma part. Entre galériens, on se soutient, du moins, quand la personne essaye un minimum de s'en sortir et que c'est pas une ordure, je l'aide. L'autre, il serait même pas capable de donner la moindre pièce,  même si sa vie en dépendait. Regardant alors la démone, je gardais mon air indifférent, mais je ne la quittais pas des yeux.

-Gardes ça pour toi, j'en ai pas besoin d'autant. J'aurais qu'à me charger de sa caisse. Les assurances vont sans doutes lui rembourser les dégâts que je vais causer, et puis, ça me défoulera un peu, à défaut de lui casser la gueule, je veux au moins le faire chier et lui montrer ce que c'est, de me traiter comme de la merde.

Je commençais alors à me diriger vers la sortie quand je percutai une pile de papier. Ce qui attira mon regard, c'était la petite enveloppe scellée par un tampon. Curieux, je l'ouvris et j'avais beau ne pas être le plus futé des gars, j'avais bien compris que c'était ses versements de salaire mensuels. Et si c'était scellé, c'était pour une bonne raison.

-Bah putain, il est pas gêné lui. Depuis 6 mois, il augmente son salaire de 200 drachmes par mois. Là, il se verse 5000 drachmes par mois. Ça me dégoûte. Ça ne m'étonnerait même pas qu'il fasse des fraudes, lui.

Assurance ou pas assurance, j'étais encore plus déterminé à réduire sa voiture en matière difforme, quitte à ce que je finisse à l'hôpital d'épuisement, j'en avais plus rien à faire. Qu'il aille se faire foutre avec son pognon acquis par la sueur des autres!

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Second service [ft Shama]
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