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 Maladresse, quand tu nous tiens {feat Michael Von Rosenthal}

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Lolita H. Rosebury
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J'ai traversé le portail depuis le : 17/04/2018 et on me connaît sous le nom de : Noriiko. Mon nom est : Lola Rosebury. Actuellement je suis : célibataire et hétérosexuelle. Il paraît que je ressemble à : OC de Eiri. et à ce propos, j'aimerais remercier : Hydro :3.
Maladresse, quand tu nous tiens {feat Michael Von Rosenthal} | Jeu 10 Mai 2018, 19:02
















❝ Maladresse, quand tu nous tiens ❞
~ RP avec Michael Von Rosenthal ~
Couleur dialogue Lolita : mediumturquoise (#48D1CC)



Aujourd’hui était un jour de semaine comme les autres. J’étais à l’Académie Apollon pour y travailler. J’y étais agent d’entretien. Le plus ironique, c’était que j’avais souhaité éviter cet endroit qui ne me rappelait pas que de bons souvenirs, mais que j’y avais trouvé du travail. J’avais arrêté mes études il y avait peu de temps, car je ne me sentais pas à l’aise ici… Il y avait trop de monde autour de moi pour me juger et se moquer… Ma scolarité n’avait pas été bien brillante de toute façon, j’étais une élève très moyenne et j’étais quasiment toujours toute seule. Je ne m’étais jamais sentie à ma place parmi les élèves. Ça avait toujours pesé sur mon moral, et quand on ne se sent pas à l’aise, on a tendance à ne pas être très doué pour les cours. Et aujourd’hui, je continuais d’avoir peur des regards qu’on me lançait, je continuais d’essayer d’être invisible. C’était un peu plus difficile qu’il n’y paraissait, en tant que femme de ménage, certains élèves s’amusaient à balancer des détritus à terre devant moi pour que je les ramasse. Désormais, j’avais l’impression qu’on se moquait plutôt de mon statut d’employée plutôt que de ma double-race. Au final, je ne savais pas trop ce qui était préférable… qu’on se moque de ma race ou de mon métier ? Le pire était le combo des deux, évidemment...

Bref, aujourd’hui je travaillais d’après-midi. Ma collègue qui travaillait le matin quittait le boulot quand j’arrivais. J’arrivais donc à 13h, heure du début de mon service. Je terminais à 20h. Lorsque je travaillais du matin, je faisais de 6h à 13h. La première chose à faire en arrivant était d’enfiler la blouse de travail blanche qui arrivait aux genoux par-dessus ses vêtements, ainsi qu’une paire de crocs blanches que je trouvais tout de même moins confortables que des baskets (mais elles étaient obligatoires, normes d’hygiène et de sécurité m’avait-on dit). Je devais m’attacher les cheveux, pour éviter qu’ils ne me gênent. Je les attachai en un chignon lâche d’où s’échappaient quelques mèches. Je n’aimais pas trop avoir les oreilles dégagées, car l’on pouvait deviner mes origines, du moins une partie… et l’on s’était toujours moqué de moi à cause ma double-race incongrue. En temps normal, Elfes et Fées ne peuvent pas s’unir en raison de leur guerre de territoire millénaire. Il se trouve pourtant que j’étais née de cette union interdite, et on m’avait toujours bien fait comprendre que j’étais un boulet, un objet indésirable.

Après m’être habillée et équipée de gants en latex, je récupérai mon chariot de ménage et partis en quête de saletés. Le travail était le même que d’habitude… Vider et changer les poubelles, récurer les toilettes, nettoyer les lavabos, les tables d’élèves et les bureaux de profs, enlever les chewing-gum collés sous les tables et chaises (ou carrément aux murs parfois…), effacer les graffitis aux murs, laver le sol de chaque salle… Le temps passait, je me déplaçais de salle en salle pour nettoyer, prenant le temps de faire les vitres quand je le pouvais. Quand je travaillais, je ne pensais à rien d’autre, j’étais concentrée sur ce que je faisais. Ça m’occupait l’esprit et surtout, ce travail me permettait de vivre comme tout le monde. J’étais indépendante, je n’embêtais personne grâce à ça. Je vivais comme n’importe qui dans cette ville. La seule chose qui me faisait sursauter, c’était d’entendre les gloussements d’élèves dans les couloirs. C’était presque comme si… je craignais encore d’être jugée, comme si les rires éveillaient de mauvais souvenirs.

Il était près de 17h, certains élèves finissaient les cours à cette heure, tandis que d’autres se hâtaient de rejoindre leur salle de classe. Il était temps pour moi de laver le hall du côté universitaire. Comme d’habitude, je remplis mon seau d’eau et y ajoutai le produit désinfectant qu’on nous donnait. Je trempai mon balai à frange dans le seau, l’essorant dans le récupérateur et frottant énergiquement le sol. Tout allait bien… jusqu’au moment où je me cognai contre le seau, le répandant ainsi à terre, créant une mare d’eau glissante en plein milieu du hall. Je maugréai et pestai tout bas contre moi-même, tout en relevant mon seau et en tentant d’éponger les dégâts avec mon balai. Les élèves qui passaient par là l’esquivaient en riant… tous, sauf un… Il avait un bandeau sur les yeux, j’en déduisis donc qu’il ne voyait pas. Il s’approchait dangereusement de la flaque d’eau…

”- A… Attention… !”

Lui criais-je timidement pour le mettre en garde. Seulement, avant que j’ai pu lui expliquer ce qu’il ne voyait pas et l’aider à contourner le problème, le mal était déjà fait...




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Re: Maladresse, quand tu nous tiens {feat Michael Von Rosenthal} | Jeu 10 Mai 2018, 20:57

La vie est faite de petites rencontres parfois insignifiantes, mais qui peuvent bouleverser une vie entière, ainsi que de la vision qu'on peut avoir de certaines personnes, tant bien même que l'obscurité est la seule chose visible aux alentours Celle-ci est l'une d'entre elle.

Cette journée, semblait longue et plutôt tranquille, je travaillais en classe, comme chaque heure de cours. Je comptais sur les professeurs et quelques âmes charitables pour me donner les cours écris ou par mail sur mon ordinateur afin que je puisse les réviser chez moi, à l'abri des regards et de la vérité, ce qui ne me dispensait pas d'écouter les cours et de participer. En cours, je ne suis ni au dessus, ni en dessous, il m'arrive de me tromper, mais cela restait classique. La matinée s'était écoulée sans encombres, juste une certaine solitude que je devais endurer, comme chaque jour, il faut dire que certains ont eu vent de mon pouvoir, d'autres racontent qu'il ne fallait pas me regarder dans les yeux pour des raisons obscures. Je les entendais rire et parler au loin, mais on ne venait pas me parler, et généralement, les conversations que j'ai avec les gens de ma classe sont plutôt brèves, rien qui ne permette de lier une quelconque amitié. Lors du repas, c'est pareil, je me contentais de manger mon plateau à la cantine sans pour autant chercher la compagnie. De plus, je pouvais lire dans les émotions des gens quand je passais auprès d'eux, un certain rejet, donc ce n'était pas plus mal. Au moins, en étant seul, je mangeais vite, étant donné que je ne discutais avec personne, je pouvais donc profiter davantage de ma pause pour mes occupations afin de sortir mon portable à la pause déjeuner, à l'abri des regards, afin de pouvoir naviguer sur le net et les réseaux sociaux brièvement.

L'après-midi, c'était la même chose, la température était montée, mais cela restait la même ambiance de cours, moi en train d'écouter et de participer aux cours, les autres faisant de même et parlant entre eux. Il faut dire que je n'essayais pas de me faire remarquer, je restais dans mon coin sans rien dire. J'avais beau être seul, je ne faisais aucun effort pour ne plus l'être et avoir quelques sujets de conversation avec les autres. Quand retentit la sonnerie de 17 heures, les élèves commencèrent alors à ranger leurs affaires avant de partir. Par mesure de sécurité, je prenais toujours mon temps afin de sortir en dernier et de ne pas me cogner contre quelqu'un d'autre. Je suivais juste les émotions des autres, afin de ne pas me perdre, bien que je connaissais le chemin à force de le prendre. Il y avait tout de même un étage d'écart entre moi et les élèves, personne ne m'avait vu ni attendu. Descendant les dernières marches, mon pied en avait décidé autrement, sentant alors que je n'avais plus le contrôle de mes jambes. Pendant ma chute, j'avais entendu un avertissement d'une jeune femme, probablement une étudiante qui était dans le coin, bien que sa voix m'était inconnue. Mon corps était lourdement tombé contre le sol mouillé, ne bougeant plus pendant quelques instants, avant de chercher de mes mains la rampe de l'escalier afin de me relever. Je me tenais un peu le dos qui avait légèrement souffert, mais je m'en remettrais. Je cherchais de la tête où se situait la personne grâce à mon pouvoir avant de me tourner face à elle. Je ne sais pas qui était responsable de cela mais elle avait voulu m'aider, c'était sympathique de sa part. Je m'adressais donc à elle.

Merci de ... m'avoir prévenu. Malheureusement, je n'ai pas pu esquiver la flaque mais c'est gentil.

J'étais nerveux à l'idée de parler à une inconnue, du moins, je n'avais aucune idée de personne à qui je m'adressais. Je jouais avec mes doigts, afin de me calmer, c'était vraiment inhabituel. Je réajustais aussi mon bandeau, afin qu'il reste bien en place, avant de reprendre timidement la parole.

-Vous... enfin... tu es... dans ma classe? Je ne crois pas que je t'ai entendu en cours, je ne sais pas vraiment à qui j'ai à faire.

Je riais nerveusement. La conversation n'était pas mon fort, mais elle avait voulu m'aider, ça partait d'une bonne intention, reste à voir si elle voulait discuter un minimum avec moi. J'avais bien envie de retirer ce bandeau pour voir à qui j'avais à faire, mais ce maudit pouvoir m'en empêchait, je devais donc me fier à mon instinct, ce qui ne m'aidait pas dans mon estime personnelle ou la confiance que je devais accorder.
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Re: Maladresse, quand tu nous tiens {feat Michael Von Rosenthal} | Sam 12 Mai 2018, 19:36
















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C’était une journée de travail tout ce qu’il y a de plus banale. Je n’aurais pas pu imaginer faire une rencontre de ce genre en une après-midi comme celle-là. Peut-être était-ce une rencontre du destin, qui ne devait rien au hasard ? Je n’avais pas l’habitude d’en appeler au destin, mais peut-être le devrais-je, tout du moins un minimum…

Je faisais mon boulot, nettoyer, balayer, récurer, astiquer… Tout y passait, tables, chaises, poubelles, salles de classe, couloirs… J’en étais au nettoyage du hall de la partie université, pensant à tous mes souvenirs d’écolière. J’étais une petite fille timide, je n’osais pas aller vers les autres. Ma double-race m’avait isolé. Tantôt on se moquait, tantôt on me repoussait, ne comprenant pas comment une Fée et un Elfe avaient pu s’entendre pour concevoir un enfant. Depuis des siècles, ces deux races se querellaient pour une question idiote de territoire. De ce fait, ils entretenaient des préjugés stupides pour justifier leur opposition, diabolisant l’autre pour mieux le détester. Alors les rares enfants qui naissaient au milieu de ce conflit étaient considérés comme des monstres. J’étais bien placée pour le savoir, j’en avais souffert toute ma scolarité. Encore aujourd’hui, je souffrais d’une timidité quasi maladive…

Si Yuka avait été avec moi, elle n’aurait pas hésité à me gronder, car elle n’aimait pas que je me replonge dans mes mauvais souvenirs. Yuka, c’était mon affilié, celle qui me soutenait depuis plusieurs années déjà. Enfin, elle était bien sagement à la maison, tout du moins j’imagine. La connaissant, elle était sans doute sortie trainer dans les rues, tel un chat errant. Peu importe… Mais elle avait raison sur un point : je devais essayer de laisser mes souvenirs derrière moi, de ne plus y penser. Mon travail m’aidait à me vider l’esprit, même s’il était ingrat.

Sauf que j’étais très maladroite… Je renversai le seau d’eau que j’utilisais pour laver le sol, créant une mare glissante. Les élèves l’esquivaient en riant. Mais un élève arriva, c’était un jeune homme avec un bandeau sur les yeux. Il ne me fallut pas longtemps pour déduire qu’il n’y voyait pas. Mais le temps que je l’avertisse, il était déjà trop tard… Il tomba à la renverse, son pied ayant glissé. Il se releva tant bien que mal, se tenant le dos. Je lâchai mon balai pour me diriger vers lui, afin de l’aider, mais mon outil de travail me retomba sur le pied. Heureusement, il n’était pas lourd, mais cela me surprit sur le coup et je lâchai un “aïe”. C’était une maladresse sans importance, ça n’affectait que moi.

-Merci de ... m'avoir prévenu. Malheureusement, je n'ai pas pu esquiver la flaque mais c'est gentil.

Le pauvre, il devait s’être fait mal… J’étais extrêmement gênée, d’autant plus qu’il ne savait pas que c’était ma faute… Qu’allait-il penser quand j’allais le lui dire ? Sans doute réagirait-il comme n’importe qui, en s’énervant… Et il aurait raison. Une fois de plus j’aurais voulu revenir en arrière pour tout refaire… Ou bien me cacher six pieds sous terre… Quelle honte, c’était horrible d’être aussi maladroite…

Je me dirigeai timidement vers lui, je ne savais pas par où commencer. Qu’est-ce que je devais dire ? Le stress montait en moi, il allait bien falloir que je m’explique pourtant… Mais à chaque fois que je devais prendre la parole… J’étais très nerveuse, je rougissais, et pire, je bégayais… C’était aussi pour ça que les gens m’évitaient. Je leur semblais bizarre, inadaptée à la vie en société… Je les comprenais. Qui aurait envie de parler à une fille qui s’emmêlait les pinceaux dès qu’elle ouvrait la bouche ? Avant que j'ai pu trouver quoi dire, le jeune homme continua :

-Vous... enfin... tu es... dans ma classe? Je ne crois pas que je t'ai entendu en cours, je ne sais pas vraiment à qui j'ai à faire.

Et puis, tandis que je m’auto-flagellai, je remarquai qu’il semblait nerveux lui-aussi. Il se triturait les doigts comme j’avais l’habitude de le faire. Était-il timide lui-aussi ? Alors… Peut-être qu’il ne me jugerait pas là-dessus ? D’autant qu’il ne pouvait pas voir mon visage, donc il ne pouvait pas deviner ma double-race. C’était totalement inédit pour moi de ne pas être jugée sur mon aspect physique. Du coup, je ne savais pas comment réagir…

Vite, il devait s’impatienter ! Il fallait que je réponde ! Mon coeur s’affola, et je sentis le chaud me monter aux joues. Je commençai alors à m’exprimer, nerveusement et timidement, baissant les yeux vers la flaque à nos pieds :

”- Je… Je suis… Je suis désolée ! C’est… c’est ma faute… Je… J’ai… renversé ce seau d’eau… et… Excusez-moi…”

Il fallait que je me reprenne… Que je me calme… Je bégayais déjà… Il m’avait posé des questions, je devais y répondre. Ce serait malpoli autrement. Allez, reprends-toi Lola… J’essayai alors de continuer :

”- Je… Je ne suis pas… enfin… plus… étudiante… En fait, je suis… la femme de ménage… d’où le seau d’eau. Je… Je m’excuse pour… ça… J’espère que… que… vous ne vous êtes pas… fait mal… Je m’en veux… Je vais… vous aider à vous éloigner de… cette eau glissante...”

Je pris mon courage à deux mains et lui attrapai le bras en tremblant, en m’excusant en même temps pour ce geste. Je l’aidai à s’éloigner et l’accompagnai jusqu’à un endroit sec et sans danger. Aussitôt fait, je le lâchai et m’excusai. Je n’étais pas du genre tactile envers des inconnus… Mais… Je ne pouvais pas le laisser seul alors qu’il était aveugle...




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Re: Maladresse, quand tu nous tiens {feat Michael Von Rosenthal} | Sam 12 Mai 2018, 22:39

Le choc que j'avais subi au sol ne m'avait pas trop fait mal, c'était plus de la surprise que de la douleur, il faut dire que je ne l'avais pas vu venir. J'aurais pourtant dû m'en douter quand j'ai senti que les gens se décalaient des marches à l'étage en dessous, mais cela ne m'avait pas traversé l'esprit. Malgré l'avertissement de la jeune femme, je n'ai rien pu faire, mais je sentais sa gentillesse. Je pouvais voir grâce à mon pouvoir qu'elle était embarrassée, pourtant, elle n'y était pour rien selon moi, bien au contraire! Quand je m'étais relevé, je l'avais entendu se rapprocher de moi, sans dire un mot. Je la sentais de plus en plus timide et réservée, serait-elle aussi gênée que moi? Je ne voulais pas l'intimider pourtant, je n'avais pas le gabarie pour ça. Je l'écoutais alors s'exprimer, avec aussi peu d'assurance que moi.

-Je… Je suis… Je suis désolée ! C’est… c’est ma faute… Je… J’ai… renversé ce seau d’eau… et… Excusez-moi…

Elle avait une jolie voix, je la sentais extrêmement gênée mais elle était très polie à mon égard, me vouvoyant alors que j'étais sans doute plus jeune qu'elle, je dirais même que l'écart d'âge ne doit même pas dépasser 5 ans. Elle continua de répondre à mes questions, toujours avec cette même timidité.

-Je… Je ne suis pas… enfin… plus… étudiante… En fait, je suis… la femme de ménage… d’où le seau d’eau. Je… Je m’excuse pour… ça… J’espère que… que… vous ne vous êtes pas… fait mal… Je m’en veux… Je vais… vous aider à vous éloigner de… cette eau glissante...

Bien que sa culpabilité soit justifiée, je ne pouvais pas lui en vouloir. La pauvre, elle se blâmait suffisamment pour que j'en rajoute une couche, je n'étais pas comme ça. On était deux bégayeurs l'un en face de l'autre, la conversation n'allait pas être facile mais pas impossible. Etant encore dans la flaque, je sentis sa présence se rapprocher davantage, jusqu'à m'agripper le bras, en s'excusant. Mes joues tournèrent rouges écarlates, son bras tremblait, mais je la sentais si proche de moi, mes jambes étaient devenues lourdes, comme paralysées par ce geste audacieux. Je faisais des pas en même temps qu'elle, serrant légèrement son bras. Mon cœur battait la chamade durant chacun de nos pas et quand elle me lâcha le bras en s'excusant, je restais contre le mur, réalisant que je marchais de nouveau seul, un peu comme un enfant à qui on retire les petites roues d'un vélo afin qu'il en fasse tout seul. J'avais entendu des rumeurs sur une jeune femme de ménage, une soi-disant abomination de la nature avec ses oreilles d'elfe malgré qu'elle soit une fée, que des critères basés sur le physique dont je me fichais. Si ça se trouve, c'est pour cela qu'elle était renfermée sur elle-même. C'était injuste pour elle et au final, on se ressemblait beaucoup. Prenant alors la parole, je lui exprimais ma gratitude.

-Je... vois. Je vais bien et ...merci, c'est très gentil de ta... votre... part. Je suis pas du genre à demander de l'aide... mais j'ai apprécié.

Je baissais la tête, je ne savais pas comment réagir, si je devais la tutoyer ou la vouvoyer, étant donné que ce n'était pas une étudiante mais un membre du personnel. Cela me turlupinait et je voulais mettre les choses au clair. Relevant ma tête, je lui posais quelques questions, afin de briser la glace entre nous.

-Je ... vous préférez le vouvoiement ou... le tutoiement. Vu qu'on a un âge proche... je me posais la question.

Un petit rire nerveux s'échappa de ma bouche, c'était vraiment étrange d'avoir une conversation avec quelqu'un aussi timide que soi, mais cela m'aidait à me décomplexer un peu. Essayant alors de continuer la conversation, je continuais à parler.

-C'est ma première année en tant qu'étudiant... et si j'avais croisé une femme de ménage comme ... toi... je m'en serais souvenu... Je ... dis pas ça à mal, c'est juste ... qu'on se ressemble quand même pas mal et que... peu de gens m'adressent la parole du coup...

Quelle catastrophe cette conversation, je m’emmêlais les pinceaux au point d'insinuer qu'elle était étrange mais c'est pas du tout l'idée que je voulais transmettre, elle est très gentille à première vue et le fait de culpabiliser autant montre qu'elle a que des bonnes intentions et qu'elle m'aurait marqué pour sa bonté d'âme.
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Re: Maladresse, quand tu nous tiens {feat Michael Von Rosenthal} | Dim 13 Mai 2018, 17:44
















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Je venais de faire une rencontre ma foi assez… étrange. Déjà, j’avais fait la boulette de renverser un seau d’eau par terre. Et malheureusement, un jeune homme aveugle en avait fait les frais. C’était ma faute, je n’avais pas été assez rapide pour lui éviter cette chute. Je m’en voulais pour cette maladresse, j’en avais assez d’être aussi peu adroite… Le plus étrange, c’est que ce jeune homme était seul. Personne ne l’accompagnait. N’avait-il pas d’amis ? Avec d’autres camarades, ça ne lui serait sans doute pas arrivé. Peut-être était-il aussi solitaire que moi ? Ce qui me marqua le plus, c’est qu’il semblait aussi nerveux que moi, il semblait atteint de timidité lui-aussi. Quelque part… Même si c’était bête… Je me sentais plus à l’aise. Entre timides, on se comprenait. Enfin… je l’espérais.

Réalisant qu’il était toujours dans cette flaque d’eau, je pensais nécessaire de devoir l’en éloigner, pour éviter tout nouvel accident. Bien que je n’étais pas du genre tactile, encore moins avec des inconnus, je pris la décision de lui agripper le bras pour lui indiquer le chemin à prendre. Cela eut pour effet de nous faire rougir tous les deux. J’avais furtivement vu que son visage avait viré au rouge. C’était une drôle de rencontre entre deux “coincés”, allions-nous arriver à nous parler ? Nous semblions tous les deux intimidés, je n’osais pas le regarder en face. Même s’il ne pouvait pas voir si je le fixais ou non, je détournais toujours le regard, par gêne et aussi parce que je craignais de gêner les autres. Ce fut lui qui reprit la parole en premier, pour me remercier :

”-Je... vois. Je vais bien et ...merci, c'est très gentil de ta... votre... part. Je suis pas du genre à demander de l'aide... mais j'ai apprécié.

- Oh… Je… ce n’est rien… Je suis désolée pour… la chute… Je… je ne… pouvais pas rester sans… rien faire…”

Il enchaîna alors :

--Je ... vous préférez le vouvoiement ou... le tutoiement. Vu qu'on a un âge proche... je me posais la question.

C’était une question plutôt pertinente. J’avais l’impression qu’il était plus jeune que moi, mais pas non plus énormément. Peut-être devrions-nous nous tutoyer ? C’était moi qui avais commencé à le vouvoyer, avec le recul je me disais que c’était stupide. Quoi qu’il en soit, il était lui aussi nerveux, je le voyais à sa gestuelle. Il avait les mêmes tics que moi. Quelque chose me disait que je pouvais avoir confiance en lui. J’étais… rassurée de parler à quelqu’un qui avait les mêmes problèmes de communication que moi. C’était bête… Mais il m’inspirait confiance. J’avais envie de lui parler, de faire connaissance, de comprendre pourquoi il était comme ça.

-C'est ma première année en tant qu'étudiant... et si j'avais croisé une femme de ménage comme ... toi... je m'en serais souvenu... Je ... dis pas ça à mal, c'est juste ... qu'on se ressemble quand même pas mal et que... peu de gens m'adressent la parole du coup...

C’est lorsqu’il recommença à me parler que je me rendis compte que je le fixais depuis déjà un petit moment tout en me demandant qui il était réellement. Heureusement qu’il ne pouvait pas le voir, ça l’aurait sans doute gêné autrement. Je baissai de nouveau les yeux et rougis, joignant mes mains devant moi pour éviter de triturer mes doigts. Il semblait maladroit avec les mots. Sa déclaration me surprit, car je n’étais pas franchement le genre de personne qu’on remarquait. Je faisais tout pour passer inaperçue. Mais… je crois qu’il essayait de me faire un compliment. Je ne savais pas quoi répondre, j’étais… flattée et en même temps gênée qu’il m’accorde de l’intérêt. Je n’étais pas habituée à ce qu’on s’intéresse à moi et qu’on prenne le temps de me parler. Intérieurement, je me sentais… contente ? Oui, je crois que c’était ça. J’avais envie de lui parler. Alors je pris la parole, avec toujours une pointe de timidité :

”- Oui, tu as raison… On devrait se… tutoyer. Je pense qu’on… doit avoir un âge… proche. En fait, j’ai 19 ans. Et… et toi ? Mais… euh… Je… je… ne suis pas… du genre… qu’on remarque… du coup… c’est normal que… que tu n’aies jamais… prêté attention…”

Mais pourquoi je ne savais pas m’exprimer sans bégayer ? J’étais vraiment stupide… Je voudrais tellement m’exprimer comme tout le monde. Surtout que j’appréciais vraiment de pouvoir rencontrer quelqu’un avec les mêmes difficultés d’expression que moi et qui semblait souffrir de la même solitude. Il semblait vouloir me parler, il ne me paraissait pas méchant. Il fallait que je passe au-dessus de ma nervosité. Je me fis violence pour reprendre la parole, essayant de paraître plus “normale” :

”- Pour tout te dire… Je… Je crois qu’on est pareil. Je… je suis… timide et… effacée… et… solitaire… Je crois… que… c’est ton cas aussi, non ?”

Pour paraître “normale”, on repassera. J’avais encore bégayé, et en plus je disais n’importe quoi. Quelle imbécile je faisais… Je tentai alors de me rattraper, ne résistant plus à l’envie de bouger mes doigts dans tous les sens pour chasser mon anxiété :

”- Je suis désolée… Je dis n’importe quoi… Je ne veux pas… paraître… malpolie… ou… dire des choses… qui te gêneraient… On peut… on peut peut-être… faire… connaissance ? Je suis… Lolita Hope Rosebury. Et… et toi ?”

Courage, j’allais y arriver ! Il y avait quand même du progrès, non ? Je lui parlais, je posais des questions… Au final, peut-être que j’étais capable de me comporter normalement ?




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Re: Maladresse, quand tu nous tiens {feat Michael Von Rosenthal} | Lun 14 Mai 2018, 21:56

Après m'avoir aidé à me relever, on avait entamé une conversation plus ou moins tumultueuse, la jeune femme m'avait dit qu'elle ne voulait pas que je tombe au sol et qu'elle n'aurait pas pu ignorer la situation. J'avais confiance en elle, du moins, c'est ce que je ressentais, car elle me ressemblait, timide et solitaire. Elle ne me jugeait pas sur ce que j'étais, elle se contentait juste de me parler sans aucune contrainte extérieure. Je pouvais lire dans ses émotions, elle se sentait comme moi, tout aussi anxieuse, car on manquait d'expérience dans le dialogue. J'aurais bien voulu l'aider à se détendre ou à être plus à l'aise, mais je n'y arrivais même pas moi-même à être détendu. Le mieux serait que je reste naturel et que je me force à ne plus bégayer. Lors de ma dernière phrase, je ne savais vraiment plus ou me mettre car je craignais de l'avoir froissée. Si jamais c'était le cas, je m'en voudrais car j'aurais laissé échappé une rarissime chance de parler avec quelqu'un d'autre. Je restais silencieux, attendant ses mots avec impatience et inquiétude.

-Oui, tu as raison… On devrait se… tutoyer. Je pense qu’on… doit avoir un âge… proche. En fait, j’ai 19 ans. Et… et toi ? Mais… euh… Je… je… ne suis pas… du genre… qu’on remarque… du coup… c’est normal que… que tu n’aies jamais… prêté attention…

Un sourire s'afficha sur mon visage quand je l'entendis à nouveau. Elle ne semblait pas vexée parce que j'avais dit, elle l'avait plutôt pris dans le bon sens, j'étais rassuré. Son âge m'étonna, car il était très proche du mien, avec seulement 1 an d'écart entre elle et moi. Le fait qu'elle me dise qu'elle n'était pas du genre à se faire remarquer ne m'étonna pas, mais j'avais entendu des rumeurs sur elle. Cependant, je ne voulais pas lui en parler, cela risquait de lui faire du mal et je voulais éviter ça. Pour une fois que quelqu'un me parlait, je n'allais pas tout gâcher. En tout cas, j'étais content de faire sa connaissance, elle avait les mêmes défauts que moi et semblait attachante. Elle continua alors de me parler, on sentait les efforts qu'elle faisait pour vaincre sa timidité.

-Pour tout te dire… Je… Je crois qu’on est pareil. Je… je suis… timide et… effacée… et… solitaire… Je crois… que… c’est ton cas aussi, non ?

J'étais d'accord, même si, en général, dire ce genre de choses était un défaut, mais venant d'elle, ça ressemblait davantage à une comparaison, un moyen pour elle de prouver qu'on était pareil, que c'était une bonne chose. Sur le coup, je ne savais pas trop quoi faire à part hocher la tête, en attendant qu'elle en dise un peu plus sur elle. Même sans mon pouvoir, je la sentais stressée au possible. Continuant alors de parler, j'en découvrais un peu plus sur elle.

-Je suis désolée… Je dis n’importe quoi… Je ne veux pas… paraître… malpolie… ou… dire des choses… qui te gêneraient… On peut… on peut peut-être… faire… connaissance ? Je suis… Lolita Hope Rosebury. Et… et toi ?

Elle s'était présentée, elle s'appelait Lolita. Sur le coup, j'ai été pris de cours, je ne m'attendais pas à ce qu'elle me dise son nom et son prénom aussi vite. Essayant de me relaxer, je me devais de faire les présentations à mon tour. Je souriais nerveusement, prenant la parole.

-Non... tu .. es gentille... Je m'appelle ... Michael Von Rosenthal ... je ... enchanté.

Je baissais la tête, la conversation devait être comique à observer, bien que ce n'était pas forcément drôle pour nous. Que devais-je faire? Lui serrer la main, lui faire la bise? C'était encore trop personnel, je devais attendre. Je ne savais pas comment aborder la situation, je devais vite trouver une question à poser, ce silence devenait gênant. A nouveau, je bougeais mes doigts frénétiquement, montrant mon stress.

-Désolé... j'ai du mal à... m'exprimer... ça viendra au fur et à mesure... c'est juste que ... on ne m'avait jamais ... parlé aussi longtemps... et je sors rarement de chez moi... ça n'aide pas... c'est plus fort que moi...

Je tentais de me calmer, reprenant mon souffle, avant de continuer mon monologue.

-Je travaille mes cours... généralement... ou alors... je traîne sur Internet... c'est dommage... Chloris est une belle ville... mais... enfin...

Je devais me faire passer pour un aveugle, je n'avais pas le droit d'en dire plus. Réajustant mon bandeau afin de lui faire comprendre ce que je voulais dire, je baissais légèrement la tête en soupirant. Je ne devais pas lui dire la vérité, c'était pour son bien. Je repris alors la parole, relevant la tête, essayant de penser à autre chose qu'à ce "pouvoir" qui rongeait ma vie.

-Et toi tu... habites vers ou? J'imagine que ... tu dois avoir des ... amis à qui parler?

Je ne savais plus vraiment où me mettre, cette conversation était de plus en plus ridicule, je bégayais certes moins, mais ce n'était toujours pas ça, j'étais plutôt intrusif. Je voulais juste faire connaissance avec elle. Le temps commençait à s'écouler et je devais probablement la retarder, mais pour une fois que je pouvais discuter, je n'osais pas me priver de ce plaisir. J'essayais de diriger ma tête de sorte à ce qu'elle soit en face de la sienne. Je ne risquais pas de la gêner, elle ne croisait pas mon regard et je ne croisais pas le sien, par conséquent, c'était une intimidation en moins.
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Re: Maladresse, quand tu nous tiens {feat Michael Von Rosenthal} | Sam 19 Mai 2018, 16:45
















❝ Maladresse, quand tu nous tiens ❞
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J’étais timide, il était timide… Je bégayais, il bégayait… Vu de l'extérieur, les gens devaient bien se marrer et se moquer de nous. Cependant, les élèves avaient quitté les lieux ou étaient en cours pour ceux qui n’avaient pas encore terminé. Du coup, personne n’était là pour nous juger. C’était un poids en moins. En tout cas, pour moi. J’avais toujours tellement peur du jugement des autres… Et là, nous devions avoir l’air ridicules bien comme il faut. Pourtant, j’étais contente qu’il m’ait adressé la parole. Même si j’avais des problèmes de communication, j’étais déjà plus en confiance avec quelqu’un qui me ressemblait. C’était presque instinctif, je lui faisais confiance sans vraiment le connaître, et sans savoir pourquoi je lui accordais cette confiance. Et puis… Je ne pouvais pas refuser le dialogue avec quelqu’un qui avait pris la peine de me parler malgré tout.

Ceci dit, je racontais n’importe quoi. Que je lui dise que nous étions deux timides ensemble avait dû le gêner. Ce que j’étais sotte… Je ne devais surtout pas le froisser, pour une fois que quelqu’un me parlait… Je m’y prenais vraiment mal… Alors j’avais tenté d’enchaîner aussi vite que possible en me présentant et en lui demandant son nom. Tentative sans doute maladroite, car il sembla surpris et se mit à sourire nerveusement. Il me répondit néanmoins :

-Non... tu .. es gentille... Je m'appelle ... Michael Von Rosenthal ... je ... enchanté.

Venait-il de me faire un compliment ? Je rougis comme une tomate lorsqu’il me dit que j’étais gentille. Je n’avais pas l’habitude qu’on me le dise, vu que les gens prenaient rarement le temps de me parler plus de 30 secondes. C’était ma faute aussi, je bafouillais trop et ça ennuyait les gens… Le pire, c’était qu’il avait dit ça sincèrement, je crois tout du moins. Il semblait le penser, puisqu’il restait là avec moi.

Enfin bref, il fallait que je me concentre sur autre chose ou j’allais finir par devenir désagréable… Sur lui par exemple. Son nom n’était pas très courant. Mais étrangement, il baissa la tête après s’être présenté, comme s’il semblait gêné. Et suite à ça, il se tritura les doigts frénétiquement. Ses gestes ressemblaient tellement aux miens quand j’étais gênée. Le fait qu’il ne puisse pas me voir faire me parut tout d’un coup injuste. J’avais un avantage sur lui car je pouvais observer sa façon de se comporter alors que lui ne pouvait qu’imaginer. J’aurais même pu lui faire des gestes déplacés qu’il n’aurait rien vu… Ce devait être tellement dur de ne pas voir le monde autour de soi… Je me sentis gênée par cet état de fait, comme si j’avais quelque chose à me reprocher.

-Désolé... j'ai du mal à... m'exprimer... ça viendra au fur et à mesure... c'est juste que ... on ne m'avait jamais ... parlé aussi longtemps... et je sors rarement de chez moi... ça n'aide pas... c'est plus fort que moi… {...} Je travaille mes cours... généralement... ou alors... je traîne sur Internet... c'est dommage... Chloris est une belle ville... mais... enfin...

À la fin de sa phrase, il réajusta son bandeau, comme pour me faire comprendre ce qu’il voulait dire. Je sentais tout le poids de sa cécité, sans pouvoir comprendre pleinement vu que je n’étais pas dans cette situation. Mais je comprenais tellement le reste. J’étais comme lui dans le fond… timide… sans pouvoir contrôler mes balbutiements… je ne sortais pas beaucoup de chez moi non plus. Je restai silencieuse pour l’instant, n’osant pas prendre la parole. J’avais l’impression qu’il avait encore quelque chose à dire.

-Et toi tu... habites vers ou? J'imagine que ... tu dois avoir des ... amis à qui parler?

Il ne le voyait pas, mais de nouveau, mes joues s’empourprèrent et je baissai la tête, me rendant compte que je fixais trop longuement son visage. D’habitude, je ne fixai pratiquement pas le visage, mais aujourd’hui, on dirait que j’avais profité de sa cécité… Ce n’était pas très correct. Mais… il était loin du compte… J’étais loin d’être de celles dont on veut être l’amie… Comment pouvais-je répondre ? Au bout d’un moment qui me sembla être une éternité, je me lançai dans un speech encore une fois ridicule :

”- Je… J’habite en ville, c’est… plus pratique pour le travail… Mais… Je… je préfère la nature… C’est sans doute lié… à mes origines, comme tu vois avec mes oreilles…”

Je m’arrêtai, horrifiée par ce qui venait de sortir de ma bouche. Quelle débile je faisais ! Comme s’il pouvait voir mes oreilles ! Et moi, tout naturellement, je lui sors un truc aussi stupide ! Aussitôt, je repris la parole, en panique :

”- Non, ce n’est pas ce que je voulais dire ! Je… Excuse-moi ! Je l’ai pas fait exprès ! Je… je m’en veux… Je… Je suis super… maladroite… C’est pour ça aussi… que les gens… ne veulent pas me… parler… Je n’ai… personne à qui parler… Juste… mon affilié Yuka, ma plus fidèle amie… Sinon… tout le monde… m’évite… Mais c’est ma faute… J’aurais dû être… différente… Je comprends que… les gens… ne veulent pas de moi…”

Et je m’enfonçai encore plus… Décidément, j’avais le don de dire et de faire n’importe quoi… Comment pouvais-je rattraper la situation ? Que devais-je dire ? Peut-être tout simplement lui expliquer à quel point j’étais intimidée…

”- J’espère… que tu ne m’en… veux pas… C’est… la première fois… qu’on… me parle aussi… longtemps à moi aussi… Je sais pas comment… me comporter… Ma… timidité… me pourrit… la vie… Je sais pas comment… font les gens normaux… pour se parler… À ton avis… comment… comment on fait… pour faire connaissance ? Qu’est-ce… qu’est-ce qu’on doit dire ?”

J’espérais qu’après ça, il accepte de me parler encore. J’espérais ne pas avoir fiché en l’air ma seule occasion de parler à quelqu’un… J’étais vraiment un gros boulet… Même mes paroles étaient la preuve de ma grande stupidité… Personne ne dit ça dans une conversation normale...




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Re: Maladresse, quand tu nous tiens {feat Michael Von Rosenthal} | Sam 19 Mai 2018, 22:36

La conversation avait pris un tournant plus personnel. J'avais parlé de la ville où j'habitais et de sa beauté dont je ne pouvais, théoriquement, pas profiter. J'étais plutôt crédible mais je ne voulais pas la mettre dans l'embarras, je vivais ces choses normalement après tout, c'était devenu une habitude. Cependant, quand j'en avais marre de ma cécité, je me rebellais, et allais dans des coins isolés afin de pouvoir me servir de mes yeux sans que personne ne me remarque. Au moins, avec ce bandeau, Lolita pouvait me regarder sans risques, mais j'étais curieux de savoir à quoi elle pouvait ressembler. Elle était timide et je l'étais aussi, c'est tout ce que je savais, c'était difficile d'imaginer son apparence avec aussi peu de choses. Après avoir parlé de moi et osé demander où elle était logée, elle me répondit.

-Je… J’habite en ville, c’est… plus pratique pour le travail… Mais… Je… je préfère la nature… C’est sans doute lié… à mes origines, comme tu vois avec mes oreilles…

Les rumeurs étaient vraies, du moins à moitié. C'était bien une elfe, étant donné que seuls les elfes ont des oreilles distinctes. De plus, lier ses oreilles avec la préférence à la nature, cela ne permettait pas le doute, mais je ne voulais pas l'interroger sur sa potentielle moitié fée. J'entendais alors mon interlocutrice horrifiée, peut-être qu'elle s'est rendue compte qu'employer le mot "voir" en ma présence était déplacé, mais je ne lui en voulais pas, c'est une habitude à prendre, d'autant plus que je ne suis pas vraiment aveugle. Elle continua alors de s'expliquer.

Non, ce n’est pas ce que je voulais dire ! Je… Excuse-moi ! Je l’ai pas fait exprès ! Je… je m’en veux… Je… Je suis super… maladroite… C’est pour ça aussi… que les gens… ne veulent pas me… parler… Je n’ai… personne à qui parler… Juste… mon affilié Yuka, ma plus fidèle amie… Sinon… tout le monde… m’évite… Mais c’est ma faute… J’aurais dû être… différente… Je comprends que… les gens… ne veulent pas de moi…

Je la sentais de plus en plus anxieuse mais j'étais aussi curieux de ce qu'elle voulait dire par "différente". Avec le recul, moi aussi j'aurais dû être différent, mais j'ai appris à vivre avec. Les maladresses de ce genre, ça arrive à tout le monde, elle n'est pas la première et ne sera pas la dernière à employer du vocabulaire en rapport à la vue à mon égard. Ainsi donc, elle avait un affilié pour parler, elle avait de la chance d'avoir un minimum de compagnie. Noyée dans son intimidation, elle reprit la parole.

-J’espère… que tu ne m’en… veux pas… C’est… la première fois… qu’on… me parle aussi… longtemps à moi aussi… Je sais pas comment… me comporter… Ma… timidité… me pourrit… la vie… Je sais pas comment… font les gens normaux… pour se parler… À ton avis… comment… comment on fait… pour faire connaissance ? Qu’est-ce… qu’est-ce qu’on doit dire ?

On aurait cru que je parlais en face d'un miroir. cette timidité, ces excuses, c'était moi. Et je savais comment la rassurer, comment ne plus l'inquiéter à ce sujet. On était la copie conforme de l'autre, même si nos problèmes ne sont pas tous les mêmes. Malgré tout ça, je ne devais pas lui parler de mon problème, j'avais peur que ce secret se sache, que du jour au lendemain, on se moquerait de ma fausse cécité. Je souriais alors, tentant de la rassurer.

-Hey... Ce n'est rien... j'ai l'habitude de ma cécité, tu n'as pas à t'en faire... Et puis... la maladresse, ça arrive à tout le monde ... d'être maladroit, je suis bien tombé par terre ... après tout.

Voulant la rassurer, je tapotai légèrement l'épaule de la jeune femme avant de rougir et de remettre ma main en place. J'ai agi sans réfléchir, sans le moindre complexe, je voulais juste qu'elle se détende, c'est tout. Mes joues tournèrent au pourpre rapidement, m'excusant au passage.

-Dé-Désolé, je sais pas ce qui m'a pris... Je voulais juste ... te rassurer... En tout cas ... je ne sais pas trop... comment faire connaissance... Je dirais que... c'est déjà fait? A moins qu'il faut... se... donner rendez-vous quelque part?

J'étais déjà moins hésitant sur mes mots, la conversation se déroulait de mieux en mieux au fur et à mesure que je parlais avec elle. Ne lâchant rien, je tentais, tant bien que mal de braver ma timidité malgré le fait que je l'avais implicitement invité à se voir ailleurs.

-Je ... ne force à rien, ce n'est pas ... ce que je voulais dire. C'est peut-être trop ... intime pour un rendez-vous. Et puis... pourquoi tu aurais dû... être différente? Chacun doit pouvoir ... s'accepter comme il est... même si c'est pas facile... Moi, je ... je t'accepte et ... ça ne me dérange pas de te parler...

Je repris mon souffle, rougissant de plus belle. Ma tentative pour la réconforter allait-elle porter ses fruits? Je faisais beaucoup de compliments, mais c'est dans ma nature, je ne peux pas être méchant avec une personne qui ne l'est pas avec moi. On se ressemble tellement, c'est incroyable! J'avais envie d'en apprendre davantage sur elle, malgré moi. Peut-être que je parlerais de mes soucis personnels avec elle, enfin, surtout de mon autre pouvoir. C'est dingue, elle devenait presque attachante, c'est un comble qu'elle n'ait pas d'amis, elle aurait pu s'en faire facilement. Quel problème pouvait-elle avoir pour que les gens refusent de lui adresser la parole? A part le physique qu'il m'était impossible de voir, il n'y a rien qui cloche en elle. Je joignais mes mains, les serrant ensuite afin de penser à autre chose, afin d'être moins nerveux sur mes paroles. Je ne sais définitivement pas ce qui m'a pris de lui caresser son épaule, c'est un geste totalement déplacé, ça va sûrement la gêner, voire de la brusquer...
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Re: Maladresse, quand tu nous tiens {feat Michael Von Rosenthal} | Dim 20 Mai 2018, 15:56
















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Quelle bourde j’avais faite encore une fois… Je lui avais parlé de mes oreilles d’Elfe, en faisant comme s’il les voyait… Mais quelle imbécile, il avait un bandeau sur les yeux justement parce qu’il était aveugle ! En plus, j’avais perdu une occasion de me taire, pour une fois que quelqu’un ne me jugeait pas sur ma race… Je n’aurais pas dû en parler. Bon, il ne savait pas le reste, tout du moins je suppose qu’il ne savait pas que j’étais également Fée. Du coup… il allait simplement croire que je n’étais qu’une Elfe parmi les autres, et ça m’arrangeait. Comme ça, il ne pourrait pas me juger comme les autres le faisaient. Ceci dit, jusqu’ici, il ne m’avait pas non plus reproché ma timidité, ce qui était déjà un exploit en soit. Lorsqu’on ne me jugeait pas sur ma double-race, on m’évitait à cause de ma façon de chercher mes mots. Pas lui, car il était un peu comme moi.

Quoi qu’il en soit, avoir parlé trop vite sans prendre en compte sa cécité m’avait grandement embarrassée. Je ne savais plus où me mettre, j’aurais voulu creuser un trou pour m’y ensevelir. Je ne faisais pas assez attention aux autres, j’étais vraiment trop désagréable. Voilà pourquoi je ne pouvais pas me faire d’amis… Mais apparemment, il était compréhensif et me sourit en tentant de me rassurer :

-Hey... Ce n'est rien... j'ai l'habitude de ma cécité, tu n'as pas à t'en faire... Et puis... la maladresse, ça arrive à tout le monde ... d'être maladroit, je suis bien tombé par terre ... après tout.

Et il me tapota légèrement l’épaule, dans un geste naturel et non calculé. Sur le coup, mon coeur se mit à cogner ma poitrine plus fort et instinctivement, je frissonnai. C’était la première fois que quelqu’un me touchait… et surtout un garçon… Ce contact n’avait pas été désagréable, il m’avait juste surprise… Mais au fond, je comprenais ce qu’il avait voulu faire. Il était vraiment gentil, malgré ma maladresse, il ne râlait pas et tentait même de me rassurer. Mais il était tombé par ma faute, ce n’était pas lui qui avait été maladroit tout à l’heure.

Ceci dit, ce geste sembla le gêner, car aussitôt il remit sa main là où elle était et ses joues virèrent au rouge. Il s’excusa alors, tout intimidé :

-Dé-Désolé, je sais pas ce qui m'a pris... Je voulais juste ... te rassurer... En tout cas ... je ne sais pas trop... comment faire connaissance... Je dirais que... c'est déjà fait? A moins qu'il faut... se... donner rendez-vous quelque part?

Mes yeux s’écarquillèrent légèrement, mais il ne pouvait pas le voir. C’était la première fois que quelqu’un proposait qu’on se revoit. Je me mis à rougir également, mais ce n’était pas vraiment de la gêne. C’était la surprise. Et aussi… quelque part… Je me sentais contente. Je n’aurais jamais cru ça possible. Mais Michael, lui, acceptait de me revoir. Mais je devais avoir été trop longue pour lui répondre, car il enchaîna :

-Je ... ne force à rien, ce n'est pas ... ce que je voulais dire. C'est peut-être trop ... intime pour un rendez-vous. Et puis... pourquoi tu aurais dû... être différente? Chacun doit pouvoir ... s'accepter comme il est... même si c'est pas facile... Moi, je ... je t'accepte et ... ça ne me dérange pas de te parler...

Mais il ne me forçait pas ! Vraiment, il me ressemblait beaucoup sur ce point, à avoir toujours peur de dire ce qu’il ne fallait pas. Au contraire, j’étais satisfaite qu’il m’ait fait cette proposition. Pour le reste… Il était difficile de s’accepter quand tout le monde nous rappelait que nous étions une erreur de la nature. Et difficile de se sentir à l’aise en société quand personne ne prêtait attention à notre bien-être. Ceci dit… Peut-être que cela allait changer, avec cette rencontre ? Il semblait réellement sympathique et sincère dans ses paroles. Il m’acceptait, c’est vrai. Mais c’était aussi parce qu’il n’était pas au courant de tout. J’étais persuadée que le jour où il saurait…

Stop ! Je devais arrêter de paniquer et de faire une fixation là-dessus ! Il attendait ma réponse. Le pauvre, ça devait le stresser que je ne dise rien, d’autant qu’il ne pouvait pas me voir. Si je mettais trop longtemps à me décider, peut-être qu’il croirait même que j’étais partie ? Alors je me repris, et lui parlai, avec moins de timidité je crois :

”- Ne t’excuse pas, je… Je suis contente que… que tu me proposes ça. Je… J’aimerais bien qu’on puisse se revoir… pour parler encore… Et on pourrait… discuter de ce qu’on aime, de nos loisirs, de… plein de trucs… Est-ce que… tu aurais une idée ? Enfin… Je veux dire… Où tu voudrais qu’on se revoit ? Et… quand aussi… Au pire… On… devrait… peut-être… échanger nos numéros, non ?”

Je bégayais encore, mais au fond, je sentais une amélioration. Face à lui, j’étais moins stressée. Je me sentais plus à l’aise, j’avais moins la pression. J’espérais quand même ne pas avoir été trop loin en lui demandant son numéro… C’était peut-être trop tôt ? Un numéro, c’était personnel, on ne le partageait qu’avec des amis… Pourvu que je n’ai pas fait une bourde encore… Je repris la parole encore une fois :

”- Mais… Je ne t’oblige à rien, si tu n’as pas envie… si tu ne veux pas… dis-le, je comprendrai… En tout cas… Il va falloir que je retourne travailler… sinon je vais… me faire taper sur les doigts…”

Car malheureusement, le temps passait et mes employeurs n'allaient pas apprécier de me voir fainéantiser. Le personnel, ils s'en fichaient. Je devais faire mon travail, un point c'est tout. C'était dommage, car je serais bien restée là à discuter... Mais même Michael devait avoir des choses à faire.




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Re: Maladresse, quand tu nous tiens {feat Michael Von Rosenthal} | Dim 20 Mai 2018, 22:05

J'avais peur de trop forcer avec mes questions, mes demandes, etc. Je voulais juste lui parler sans contrainte et voilà que je force en lui demandant que l'on se revoit. Michael, tu ne sais définitivement pas parler avec les autres, c'est clair, net et précis. J'avais tenté de la rassurer, mais au fur et à mesure, ça empirait avec mes gestes déplacés et ma proposition démesurée. C'est dingue, pour une fois que j'avais quelqu'un avec qui parler, il fallait que je sois indécent avec mon interlocutrice. Je n'entendais même plus Lolita à cause de mon monologue, je l'avais probablement gênée, déjà qu'elle semblait surprise quand je lui ai tapoté l'épaule, alors quand je lui ai proposé qu'on se revoit ailleurs... j'imagine que cela a dû la choquer.  Après tout, pourquoi je me force encore? Je ne fais rien de bon en ce moment, j’enchaînais les boulettes et les bafouilles. En tout cas, je l'acceptais, je voulais lui reparler, même si je manquais cruellement d'assurance. C'est la conversation la plus longue que je n'ai jamais eu avec une personne, alors si je pouvais réitérer l'expérience, ça serait parfait. Le silence devenait de plus en plus pesant, mais je savais qu'elle était encore là, mon pouvoir m'indiquait ses émotions, elle ne savait vraiment plus quoi dire. C'est après une attente interminable, qu'elle me répondit enfin.

-Ne t’excuse pas, je… Je suis contente que… que tu me proposes ça. Je… J’aimerais bien qu’on puisse se revoir… pour parler encore… Et on pourrait… discuter de ce qu’on aime, de nos loisirs, de… plein de trucs… Est-ce que… tu aurais une idée ? Enfin… Je veux dire… Où tu voudrais qu’on se revoit ? Et… quand aussi… Au pire… On… devrait… peut-être… échanger nos numéros, non ?(...)Mais… Je ne t’oblige à rien, si tu n’as pas envie… si tu ne veux pas… dis-le, je comprendrai… En tout cas… Il va falloir que je retourne travailler… sinon je vais… me faire taper sur les doigts…

Elle semblait moins bégayer, tout comme moi. De plus, elle semblait être d'accord avec l'idée de se revoir. Je passais alors de la surprise au sourire à l'entente de ses mots, même si je n'avais aucune idée de l'endroit où l'on pourrait se revoir. Je pris la parole, tentant de m'exprimer à ce sujet.

-Je ... Oui, avec plaisir! On ... pourrait se voir ... dans un café ou alors... une balade en ville... ça serait chouette! Et ... oui ... on pourrait ... s'échanger nos... numéros...

Je tournais timidement la tête par réflexe, en rougissant. Avoir le numéro de téléphone d'une jeune femme dont j'ai à peine fait la connaissance, rendait cette rencontre était de plus en plus incroyable. Je sortis alors un post-it de mon sac, je m'en sers souvent comme marque-page dans mes livres, afin de revenir plus facilement aux chapitres déjà étudiés. Prenant un stylo dans ma poche, j'écrivais doucement mais surement, mon numéro de téléphone, pour ne pas me tromper dans les chiffres, avant de lui donner timidement mon papier. Je ne savais pas si elle avait son téléphone sur elle, mais au moins, j'étais sûr qu'elle l'avait. Maintenant que tout était fait, j'avais compris que je la dérangeai dans son travail et pour cela, je me sentais coupable. Je prenais de son temps tel un égoïste alors que je ne pensais qu'à moi. Je lui présentais alors mes excuses, tentant de me faire pardonner.

-Pardon ... je ne voulais pas te ralentir dans ton travail... Tu ... m'enverras un message... quand tu auras fini, hein? C'est ... pas une blague hein? Je... excuse moi, c'est pas ce que je voulais dire... c'est juste que ... j'ai du mal à y croire, qu'on puisse ... me demander mon numéro...c'est une première tu vois ...

Je bégayais moins mais ma gêne était toujours présente à cause de mon incrédulité. Concluant que tout avait été dit, je ne voulais pas la ralentir davantage, mais je lui posais sans cesse des questions stupides. Me reprenant rapidement, je me réexpliquais dans la foulée.

-Désolé ... c'était une question stupide... je dois ... te faire confiance... tu es la seule personne à qui je parle et ... c'est incroyable... enfin voilà ... je devrais arrêter de te déranger... A .. la prochaine du coup...

Si Lolita n'avait plus rien à me dire, je commencerais à partir du couloir afin de rentrer chez moi, mais si elle avait encore quelque chose à me dire, je resterai le temps de l'écouter, afin de lui répondre avec le moins d'hésitation possible. Je croisais juste les doigts concernant un futur message de sa part, afin de se fixer un rendez-vous dans un endroit plus convenable. J'avais vraiment hâte de lui reparler si ça devait arriver...




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