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 trois nuits par semaine ❞ (dante)

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Vampire Sang Pur

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Aelicya S. « E » Kamiya
Vampire Sang Pur
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J'ai traversé le portail depuis le : 03/08/2017 et on me connaît sous le nom de : elda. Mon nom est : Aelicya Sérène Kamiya. Actuellement je suis : célibataire - inconsciemment hermétique. Il paraît que je ressemble à : sakura haruno (naruto) - margot robbie (irl) et à ce propos, j'aimerais remercier : zizis aka doudou aka T.Brownie ♥
trois nuits par semaine ❞ (dante) | Dim 12 Nov 2017, 22:01



► tous les malheurs de ta vertu  | entre ses lèvres comme un goût de l'Enfer
TROIS NUITS PAR SEMAINE
dante & aelicya
Du crépuscule jusqu’à l’aube, elle ne sera plus la Kamiya fière et hautaine.

Il y avait ces mains qui lui dessinaient un monde parfait où la liberté n’était plus un simple concept. Et ces syllabes accrochées les unes aux autres pour lui décrire l'univers à ses pieds et l’empire qui prenait place aux soupirs des prétendants qui auraient voulu une autre prestation. Elle avait été fabuleuse, parait-il - un ange de pureté sous un ciel de décadence, un mélange de passion et de vices qui l’avait fait incroyablement frissonner. Le déshabiller sur le parquet de la scène avait marqué les esprits de ceux - une poignée infime à qui elle avait donné une envergure de foule autour de sa reine - qui se pressaient autour d’elle, chaque fois qu’elle frôlait l’entrée du Bar’Gnarök.

Elle ne promettait jamais rien mais eux lui juraient tout. Elle s’était faite majesté intouchable et inaccessible depuis des années déjà, et ils n’auraient jamais rien d’autre que des sourires et des paroles mélodieuses et polies - trop pour le cadre. Une fois c’était des poèmes qui ne se terminaient plus en compagnie des puissants - encore et toujours, elle ne changeait jamais de gamme. Les plus propres sur eux et les conversations les plus intelligentes possibles, comme la fierté qu’elle s’était attribuée à faire émerger ce qu’il y avait de plus beau chez les habitués du bar. Une autre fois encore l’alcool plus que de raison qui l’avait amené à se faire ramener par un presqu’inconnu - quel risque inconscient avait-elle pris ce jour-là.

Mais Madame restait classe, et Madame ne donnait jamais rien de plus - encore moins une fois que les murs du Bar’Gnarök étaient loin derrière elle.

Et tout ça trois fois par semaine.

Trois toutes petites fois où elle s'accordait quelques minutes - à peine des heures à fouler le sol vicieux du bar où elle s'était donné en spectacle pour l'éphémère seulement et qui n'avait jamais mérité tout ce cinéma. Trois minuscules fois où elle alternait alcool et nicotine, assise sur les hauts tabourets du bar ; ses longues jambes croisées ; ou gracieusement droite et stoïque à tirer quelques lattes de cigarettes qu'elle métamorphosait en fumée. À peine adossée au mur sali de tous les vices - elle ne voulait même pas imaginer, elle se demanda ce que les autres en aurait pensé. Elle supposa et se perdit dans les questionnements vains et futiles. Et le jugement vint plus tôt qu'elle n'y aurait pensé.

Ces yeux noirs qui ne la chérissaient plus - pas maintenant.
La bouche qui ne laissa pas la moindre syllabe transpercer l’ambiance soudainement étouffante.
Les bras qui ne l’enlaçaient pas - pas tout de suite.

Il n’était pas dans ce monde-là. Le fauve parmi les chats de gouttière, l’artiste parmi les amateurs, le virtuose parmi les novices - le roi parmi la plèbe.
Les traits tirés - crispés de son visage lui assenaient un coup au palpitant, mais elle ne laissa rien paraître. Il y avait encore son parfum de femme qui embaumait l’atmosphère plus encore que les effluves d’alcool.

Le roi dans ton monde à toi.

Elle osa l’insolence. « On t’a prévenu qu’il n’y avait pas de coupes en cristal ni de tapis rouge ici ? » Il n’y avait jamais de salutations identiques avec lui. Aucun mot, aucune parole qui aurait pu être une habitude. Pas de geste ou toucher qui aurait pu rassurer l’un ou l’autre. Alors elle attendit, faussement soumise à son état d’esprit quotidien -  parce qu’il n’y avait rien à deviner sous ses cils fins. Ni la bribe d’expression qui aurait pu la guider sur le terrain miné qu’il avait insidieusement installé - ni le rictus qui aurait pu apaiser les battements cardiaques. Elle ne baisserait jamais les yeux pour autant.

« Qu’est-ce que tu fais ici ? »
CODE BY ÐVÆLING // groover par une licorne



take me to church
I tell myself you don't mean a thing, And what we got, got no hold on me But when you're not there I just crumble I tell myself I don't care that much, But I feel like I die 'til I feel your touch
 
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