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 ••• silent pray ; Isis

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Krystian Swertsen
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••• silent pray ; Isis | Ven 23 Sep 2016, 20:12

silent pray
──Krystian avait l'habitude qu'on l'appelle tard le soir, pour des urgences ou pour assurer la permanence. Il avait pris le réflexe de garder son téléphone tout près, de le faire sonner fort, de crainte de ne pas se réveiller ou de ne simplement pas l'entendre. Il le gardait toujours à proximité, près du lit ou dans une poche. Mais cette fois, il ne s'était pas endormi, il l'attendait, cet appel. Parce qu'en quittant l'hôpital cet après-midi, il avait laissé derrière lui une patiente plus ou moins à l'agonie. Il était inquiet pour la vieille femme dont les enfants et le mari étaient morts, à qui la vie n'avait pas souvent souri et qui lui laissait pour seule consolation une maladie comme on en voit rarement, qui lui prend le cœur toutes les heures et qui lui brûle son énergie comme peu le font. Il avait eu de la peine, à la laisser s'endormir, de la morphine plein de le sang et le souffle froid glissant contre ses lèvres gercées.

──Alors quand le téléphone sonne, il serre les dents, colle sa tête contre le mur et décroche, la gorge nouée et les mains tremblantes. La mort, il y avait déjà été confronté. Il s'était fait une raison. Mais cette dame-là, elle n'avait pas mérité tout ça, sa vie avait été trop triste que pour se finir maintenant. Il s'était promis de l'égayer un peu, de faire naître sur ses lèvres abîmées un maigre sourire, aussi faible pouvait-il être. Alors quand on lui annonce la nouvelle, son visage s'illumine. Parce qu'il ne s'agissait pas d'elle, qu'elle dormait comme un bébé et que son cœur allait un peu mieux, que la greffe avait pris correctement et que son pouls s'était régularisé. Et lorsqu'il raccrocha le téléphone, il poussa un long soupire, témoignant de son soulagement. C'était bien la première fois qu'il était heureux qu'on l'appelle pour un coma éthylique.

──Lorsqu'il arrive, il ne croise qu'un seul médecin, à croire que l'hôpital avait été déserté. Il était rare qu'on l'appelle pour ce genre de cas. Normalement, il y avait toujours des médecins pour s'occuper de la permanence, mais il devait y avoir quelques absents, au vu de la panique qui se lisait sur le visage de l'infirmière qui l’accueilli.

──Dans la chambre, elle est étendue sous les draps blancs. Krystian devant le lit, était assis sur une chaise, à surveiller sa courbe et sa prise d'oxygène en silence, un bic entre les dents et une pensée pour la vieille dame qui dormait paisiblement deux couloirs plus loin. Le soleil commençait même à pointer et la fatigue à lui dévorer les muscles. Il partit ouvrir les rideaux, conscient que se réveiller par la lumière du soleil était nettement plus agréable que de se réveiller par la voix d'un médecin. La belle au bois dormant, il l'avait déjà vue, il s'en souvient. Elle était plus déglinguée que la première fois qu'il l'avait vue, mais ça ne changeait rien. Elle était plus habillée, aussi. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, il lui adressa un sourire, patientant quelques minutes avant de lui adresser la parole, la laissant émerger d'un sommeil sans rêves.

« Ne force pas trop, d'accord ? Je te retire les perfusions d'ici une petite demi-heure si tout va bien. »

──Il passe un vague coup d’œil vers sa courbe et écrit quelques chiffres sur son dossier, le fermant et le plaçant sur la table d'à côté. Il se laisse tomber sur sa chaise et l'observe, en silence d'abord, pendant quelques minutes, avant de reprendre la parole.

« Isis.. C'est un beau prénom. »

──Il avait appris son prénom sur le tas, en feuilletant le dossier sur la table. Et il le répétait, comme s'il avait eu peur qu'elle s'appelle Géraldine.
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Re: ••• silent pray ; Isis | Sam 01 Oct 2016, 00:08

SILENT PRAY
♥︎ Krystian & Isis ♥︎

La nuit avait été de celles dont elle ne se rappelait pas les trois quarts en se réveillant le lendemain matin, ses souvenirs distordus et brouillés par toutes les substances qu’elle avait pu s’envoyer dans le sang, et le corps endolori comme punition de s’être de nouveau abandonnée, d’avoir cédé une énième fois –d’être faible et de ne pas chercher à ne plus l’être. C’était si facile en même temps de fermer les yeux et profiter d’une euphorie factice, quand bien même elle était toujours éphémère et que le contre-coup la faisait regretter à chaque fois ; c’était si dur, au contraire, de voir la vérité en face : t’es rien Isis, et tu seras jamais quelqu’un tant que tu laisseras pourrir chair et pensées dans ce cloaque d’alcool frelaté, de drogues éparses et de baise mal assumée dans lequel tu t’enfonces jour après jour.

Isis, elle était lâche, elle avait rien dans l’bide. Alors cette nuit encore, elle avait fermé les yeux, elle avait dansé, dansé à en user la semelle de ses beaux talons de douze, elle s’était laissée aveugler par les strobe-lights, assourdir par la musique, anesthésier par l’éthanol au point de ne plus sentir les mains baladeuses qui avaient pu se frayer un chemin sur –ou sous– le tissu serré de sa robe.
En général il venait toujours un moment où elle s’arrêtait d’elle-même quand le peu de lucidité qui lui restait lui dictait de ne pas aller plus loin au risque d’être malade à en crever –ou alors c’était un tiers, parfois intéressé, parfois juste inquiet, qui se chargeait de la ramener dans sa piaule ridicule avant qu’elle ne fasse plus de bêtise que ça.
Mais ce soir là, elle n’avait pas été lucide, et personne n’avait été inquiet ou intéressé.
Alors elle s’était pas arrêtée.
Et celui qui l’avait finalement poussée à se stopper, c’était tout simplement son propre corps qui arrivait à saturation de tout, et qui s’était tout bonnement écroulé sur le comptoir du bar.
C’était jamais que le sixième coma éthylique qu’elle faisait depuis qu’elle avait foulé les terres de Sanctuary of Heart, hein.

♡♡♡

Elle n’aurait su dire avec certitude quelle heure il était quand elle reprit connaissance dans une chambre aux odeurs aseptisées qui n’était définitivement pas la sienne, ni celle d’un de ces types chez qui elle passait la nuit  –chambre d’hôpital sans aucun doute, elle y était déjà passée assez souvent pour le deviner sans même en prendre réellement conscience, alors que son esprit était encore largement embrumé par le contre-coup de la débauche. Elle avait mal au crâne comme si une colonie de mineurs s’y était installée pour lui défoncer le cerveau à coup de pioches et de pelles, sa bouche était pâteuse, engourdie, et le moindre de ses muscle semblait pris d’assaut par les courbatures. Mais le pire, c’était probablement sa gorge, qu’elle aurait crue à vif tant chaque respiration lui en écorchait les parois –la faute au paquet de clope qu’elle avait fumé en une seule soirée, la faute à la vodka qu’elle avait bu comme de l’eau, la faute à l’acidité de la bile aussi qui était remontée avant qu’elle ne s’effondre et qu’on la transporte à l’hôpital.
Néanmoins, elle avait connu pire comme gueule de bois.

Finalement, elle trouva le courage d’ouvrir les yeux quelques minutes après s’être réveillée, et grimaça aussitôt à cause de la lumière –matinale probablement– qui filtrait entre les stores ouverts. Elle grogna, s’étrangla, toussa et tourna la tête de l’autre côté pour s’épargner l’éblouissement.
Et quand elle posa le regard sur le jeune homme assit près du lit, son coeur cognant déjà lourdement dans sa poitrine loupa un battement quand elle cru te revoir toi, ce fameux jour où, comme aujourd’hui, elle s’était réveillée d’une saleté de coma éthylique pour te trouver à son chevet –mais toi tu souriais pas comme lui le fait, au contraire.

▬ Ne force pas trop, d'accord ? Je te retire les perfusions d'ici une petite demi-heure si tout va bien.

Silencieusement, car encore à moitié dans les vapes, elle hocha la tête et cessa de s’agiter sous les draps. C’était fou comme il te ressemblait. Blond, les yeux bleus, un air doux flottant sur le visage –quoiqu’il avait quelque chose de plus mature, ce qui n’était pas compliqué en soi puisque t’avais à peine dix-sept ans à l’époque.

▬ Isis.. C'est un beau prénom.

Elle eut une seconde d’absence, le temps que chaque syllabe monte jusqu’au cerveau, avant de lâcher un petit ricanement étouffé. Isis, c’était un sale prénom pour elle. C’était le prénom de cette déesse égyptienne –parce que son père devait être un poil mégalo’ sur les bords, il avait affabulé ses deux filles de nom divins, et pas n’importe lesquels : Isis et Junon, deux reines divines, inébranlables et bénéfiques. Si pour Juno, ça collait bien, pour elle, c’était une autre paire de manche ; on aurait mieux fait de l’appeler d’un de ces noms passe-partout comme Marie ou Sara qu’on oublie vite après plusieurs verres, ça aurait été plus exact…
Et puis d’un coup, elle eut comme un flash ; des bribes de souvenirs plus antérieurs encore à la soirée de la veille : une fête, un anniversaire, une jeune femme blonde qui l’avait engagée pour « animer » la soirée d’un de ses amis… Elle cligna des yeux une fois, deux fois, pour s’éclairer la vue et confirmer ses impressions, et un sourire fatigué poussa finalement au coin de ses lèvres.

▬ J’ai zappé ton nom, désolée…–nouvelle toux ; elle avait la voix rauque, éraillée, comme si ses cordes vocales menaçaient de se rompre au moindre cri. J’ai oublié un peu trop d’trucs depuis hier soir j’crois, ajouta-t-elle en se rallongeant comme il fallait sur son oreiller et en se passant une main sur le visage.

Tant mieux. C’était là tout l'intérêt de la chose, non ?
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Re: ••• silent pray ; Isis | Sam 01 Oct 2016, 15:58

silent pray
──Lorsqu'elle se retourne pour éviter la lumière, il se mord l'intérieur de la joue. Peut-être qu'il aurait mieux valu la réveiller à la voix, finalement.. Il la regarde et l'écoute, silencieusement, comme si chacun de ses mots avait pris une importance particulière au fond de son esprit, comme si chacune de ses syllabes était sacrée, il l'écoutait. Il rit doucement, parce que personne ne se souvenait du prénom d'un médecin d'hôpital, et encore moins le prénom d'un client pour une strip-teaseuse. Il s'était enfoncé dans sa chaise, les mains croisées devant le bas de son ventre. Il fit rouler son fauteuil jusqu'à la table à côté et nota quelques mots sur une feuille du dossier, ses yeux allant du cardiomètre à sa feuille, puis de sa feuille au cardiomètre. Et lorsqu'il a fini, il revient près du lit.

« Krystian Swertsen. Nouvellement médecin chargé de ton dossier. »

──Il lui adresse un vague sourire lorsqu'une infirmière rentre et s'adresse timidement à lui. Comme s'il lui était supérieur - il détestait cette hiérarchie sociale au sein des hôpitaux. Il avait autant de respect pour les femmes de ménages que pour les chirurgiens, après tout. Mais c'était comme ça, et les stagiaires en infirmerie étaient encore plus sous pression que les autres, qui, au fil des années, avaient réussi à prendre de l'assurance. La demoiselle venait le rassurer au sujet de sa patiente, qu'elle s'était réveillée sans se plaindre et qu'elle était désormais à la cantine. Il sourit et la remercie, le cœur apaisé.

« Tu as faim ? Je peux demander à ce qu'on aille te chercher quelque chose une fois que je t'aurais débarrassée de toutes ces machines. »

──Il savait bien que la nourriture des hôpitaux n'était pas réputée pour sa qualité, et c'était la raison pour laquelle il se faisait à manger la veille ou le matin. Mais il n'allait pas lui proposer de manger son propre déjeuner, si ?

──Il retourne rapidement au dossier, qu'il pose sur ses genoux et ouvre, et passait son doigt sur certains mots comme s'il les découvrait alors qu'il l'avait déjà lu une dizaine de fois le temps qu'elle se réveille. Il le relisait encore, comme pour vérifier qu'il n'avait pas rêvé ou que des nouveaux mots ne s'étaient pas écrits tout seuls - sait-on jamais. Il s'était mordu la langue avant de parler, comme s'il avait peur de dire des bêtises. Mais c'était tout ce qu'il savait dire, de toutes façons, il devait avoir l'habitude, à force.

« Ce n'est pas la première fois que ça arrive, pas vrai ? Je lis qu'on t'a prescrit un tas de médicaments, qu'on t'a conseillé des cures et même proposé des antidépresseurs.. »

──Il soupire, parce qu'il détestait cette manie que les médecins avaient de donner un tas de pilules comme si ça pouvait aider les gens à se sentir mieux dans leur peau. Comme si quelques antibiotiques étaient la réponse à la solution et que la morphine était bonne pour les vieux courbaturés. C'était pathétique. On leur donnait des marques, des noms, des boîtes, on leur disait que ça allait les sauver, et puis ça ne faisait que ralentir leur agonie. Le problème, c'était dans la tête, pas dans le corps. Et si la tête va mal, le corps ne suit pas. Krystian, il était bien placé pour savoir tout ça.

« Malheureusement je suis cardiologue, pas psychiatre. Je te prescrirai des pilules pour la forme mais idéalement tu peux jeter le papier que je te donnerai. »

──Krystian, il voulait juste savoir, curieux, il voulait connaître ce qui avait poussé une si jolie demoiselle à tomber ainsi, dans la déchéance, l'outrance. Pourquoi allait-elle si loin ? Avait-elle des problèmes d'argent ? Des soucis d'estime de soi ? Qu'est-ce qui n'allait pas ? Il voulait savoir, mais il ne s'en donnait pas le droit. Il avait pris l'habitude de s'introduire dans la vie privée de ses patients, de les écouter parler et pleurer la nuit, de les entendre se lamenter sur la mort et la dépravation. Ils avaient tous une raison de se plaindre, chacun d'eux, et ça les calmait de lâcher prise, de raconter leur histoire malheureuse. Alors Krystian, quand il avait le temps, il s'asseyait près de ses patients, et il les écoutait patiemment, avec toute l'attention que ces gens-là méritaient. Et il en avait eu, des histoires à écouter, des plaintifs à comprendre et à rassurer.
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Re: ••• silent pray ; Isis | Jeu 27 Oct 2016, 18:05

SILENT PRAY
♥︎ Krystian & Isis ♥︎

Ça continuait de cogner dans sa tête, alors que les images de la veille lui revenaient en mémoire sans vraiment qu’elle ne le veuille –elle aurait bien aimé ne pas se souvenir de ce type qu’elle avait embrassé, de ces pilules qu’elle avait avalé par trois d’un seul coup, de ces toilettes où elle avait rendu ses tripes et le peu de dignité qui lui restait ; si tant est qu’il lui en restait encore à ce moment là.
Elle n’aimait pas se souvenir Isis. Se souvenir, c’était toujours douloureux, et elle n’aimait pas avoir mal. Alors elle préférait dormir, elle préférait oublier –si un jour elle pouvait oublier de se réveiller d’ailleurs, ce serait peut-être pas si mal.

▬ Krystian Swertsen. Nouvellement médecin chargé de ton dossier.

Les paupières closes, elle hocha la tête alors que ses mots se firent leur chemin à travers les méandres houleuses de son esprit. Krystian, médecin, dossier –elle avait plus ou moins saisi l’essentiel, même si elle ne l’avait pas vraiment écouté. Krystian. Son nom ne lui disait pas grand chose, mais sa voix éveillait des sensations qu’elle avait refoulé, qu’elle avait enfoui sans jamais s’attarder dessus ce fameux soir, mais qui étaient toujours là planquée sous le tapis. Sa voix, elle était masculine, elle était chaleureuse, elle était douce –la voix des gentils garçons elle appelait ça, parce que t’avais le même genre toi aussi.
Les gentils garçons elle les fuyait comme la peste d’habitude parce qu’à cause d’eux elle se souvenait, et elle aimait pas ça.
Pourtant Krystian elle n’avait pas spécialement envie de le fuir là, tout de suite.
Peut-être qu’elle est enfin parvenue à s’en foutre pour de bon ? –à d’autres.

▬ Krystian, elle répéta dans un souffle écorché avant de tourner la tête vers lui et d’ouvrir ses yeux cernés pour le regarder –son habituel sourire espiègle vint orner le coin de ses lèvres gercées. Enchantée.

On lui avait appris qu’il était d’usage de dire ça quand on rencontrait quelqu’un, et puisqu’elle venait d’apprendre son nom –pour la seconde fois certes mais puisqu’elle n’avait plus de souvenirs de la première on pouvait considérer qu’elle ne l’avait jamais vraiment su avant– c’était un peu comme une rencontre.
Une infirmière entra dans la pièce et l’informa d’une chose –après l’avoir salué– qu’Isis ne parvint pas à comprendre ce dont elle retournait, et il lui sourit avant de la remercier.
Elle aurait grincé des dents à la vue de ce sourire si seulement elle n’était pas certaine que ça allait résonner trop fort dans son crâne. C’était aussi pour ça qu’elle les fuyait les gentils garçons –elle les voulait toujours pour elle toute seule, même si ça ne faisait que quelques minutes qu’elle les connaissait.

▬ Tu as faim ? fit-il en se retournant vers elle quand l’infirmière fut partie –parfait. Je peux demander à ce qu'on aille te chercher quelque chose une fois que je t'aurais débarrassée de toutes ces machines.

Elle haussa des épaules, désintéressée. Elle n’avait jamais faim Isis, et ne se nourrissait que parce qu’on lui avait dit que les sac d’os ne plaisaient pas aux clients. Mais s’il voulait qu’elle mange, soit, elle s’en foutait.

▬ Ce n'est pas la première fois que ça arrive, pas vrai ? Je lis qu'on t'a prescrit un tas de médicaments, qu'on t'a conseillé des cures et même proposé des antidépresseurs…

Son sourire se tordit, perdit de son éclat, et se mua en un rictus mauvais. Oh que oui qu’ils avaient essayé de lui enfoncer leur saletés de cachets au fond de la gorge, et pas qu’une fois. Pour son bien paraissait-il. Elle avait essayé une fois, et avait recraché toutes les fois suivante –si elle ne vivait encore que pour se faire du bien, elle détestait les effets des antidépresseurs, et refusait systématiquement d’en prendre. Peut-être que ça lui ferait du bien sur le long terme, mais y’avait rien qui prouvait qu’elle tiendrait suffisamment longtemps pour constater le changement. Alors elle préférait les cachets qui l’envoyaient des les étoiles au bout de quelques minutes à peine à ceux qui la plongeait dans un état second et monotone –quitte à être accroc, autant que ce soit à un truc qui la faisait se sentir vivante, se disait-elle.
Un ricanement amer s’étouffa au fond de sa gorge et la fit de nouveau tousser.

▬ J’essaye de dépasser mon record, elle railla alors, avec cet air de sale gosse qui s’amuse de tout, surtout du pire, et encore plus quand c’était elle qui était concernée, la dernière fois j’ai tenu six heures dans le coma, j’parie que j’peux faire mieux.

Elle ricana de nouveau, s’entrucha, toussa. T’es pathétique Isis, qu’est-ce qu’il dirait ton ange s’il te voyait faire depuis le ciel ? Il chialerait d’avoir foutu sa vie en l’air pour une pauvre conne dans ton genre probablement. Elle attendait le moment où il lui ferait le même sermon que tous les autres avant lui, et frémissait presque de voir la frustration dans son regard quand il comprendrait que même les plus grands docteurs n’arriveraient pas à la changer.
Ça la rassurait quelque part, de leur prouver à ceux qui avaient réussi qu’ils ne pouvaient pas tout faire. Ça la réconfortait de voir l’impuissance dans leur regards. Connasse.
Pourtant, le sermon ne vint pas. L’impuissance dans les yeux non plus. Juste un soupir agacé, et pour une fois on aurait dit que c’était pas contre elle que l’on s’énervait.

▬ Malheureusement je suis cardiologue, pas psychiatre. Je te prescrirai des pilules pour la forme mais idéalement tu peux jeter le papier que je te donnerai.

Ce fut son souffle qui se bloqua dans sa gorge pendant une seconde ou deux. Elle l’avait pas vu venir celle-là, c’était une première. Elle aimait bien l’inattendu, ça avait le don de mettre un peu de piquant, un peu d’épices, un peu de couleur là où il manquait –et il en manquait un peu partout. Alors elle rit, et cette fois c’est un rire vrai qui s’échappe d’entre ses lèvres roses, quoiqu’un peu léger car s’être forcée plus tôt lui avait fait mal et elle n’avait plus envie d’avoir mal maintenant.

▬ T’es pas banal comme médecin toi, elle soupira après avoir repris son souffle, d’habitude ils aiment pas quand je jette les ordonnances...

Ça devait jamais être très réjouissant en même temps de voir qu’on déchirait sous vos yeux le fruit d’une analyse certainement très poussée –fallait pas un bac +7 et des tas de machines compliquées pour comprendre qu’elle avait plus rien qui vaille le coup là dedans, et qu’elle était déjà foutue, merde.
Lentement, elle se redressa en s’appuyant sur les coudes, une grimace sur le visage alors que les courbatures se réveillaient –ça devenait moins douloureux dans sa tête et dans ses muscles, sûrement grâce aux liquides que la perfusion faisait couler dans ses veines pour nettoyer un peu tout ça ; mais ça faisait encore mal, tout de même.
Assise en tailleur sur le matelas, elle avisa d’un air dégouté sa robe de papier qu’elle porta à son nez pour en sentir l’odeur –elle avait l’odorat en vrac à cause de la cocaïne mais le sang félin qui coulait dans ses veine lui permettait quand même de sentir un peu les odeurs qui l’entouraient.
Tout puait dans cette pièce, à part Krystian.

▬ Au fait, t’as bien aimé la surprise pour ta fête j’espère ? –sourire espiègle, voix écorchée, elle continuait de parler parce qu’elle aimait pas le silence, mais elle voulait pas parler de ce qui fâchait, alors les blablas de base semblaient tout indiqués. Tu m’excuseras de pas être restée jusqu’à la fin hein –ce soir là, elle n’avait pas vraiment chômé puisqu’elle avait eu trois fêtes à animer– c’était pas l’envie qui manquait pourtant…

De tous ses clients ce jour là, il avait été son préféré après tout.
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Re: ••• silent pray ; Isis | Sam 29 Oct 2016, 01:19

silent pray
──Isis, elle avait l'air d'une poupée, détruite ; ravagée. Isis, elle avait l'air de beaucoup de choses, mais certainement pas d'une mauvaise fille ; les mauvaises filles, c'étaient celles qui riaient des autres lorsqu'elles avaient des problèmes et qui se donnaient une existence en marchant sur celle des plus faibles. Elle se donnait des airs de rebelle, de femme dangereuse ou peut-être juste que c'était dans son métier ; mais Isis, elle cherchait peut-être juste à se sentir indépendante, hors de contrôle ; libre, en d'autres mots. La liberté, ça sonnait bien aux oreilles du pingouin.

──Ses collègues n'auraient pas été d'accord avec lui, c'est sûr. Ils pensaient toujours tout savoir mieux que les autres, ils imaginaient savoir mieux que toi où tu avais mal et ce que tu devais faire pour arranger ça. Ils dépossédaient les malades de leur pouvoir de guérison et ils se mettaient en position de Dieu tout puissant qui les sauverait de l'agonie. C'était pathétique. Ces gens-là étaient capables de se soigner eux-mêmes ; Krystian, lui, il leur montrait juste le chemin.

──Et puis ça tombe, comme une sentence. Les souvenirs reprennent et il se sent coincé. Ça oui, il avait aimé sa surprise ; mais là, il était son médecin, pas son client, et il n'avait certainement pas le droit de parler de ça, ne serait-ce que pour l'éthique. Il était très clair avec lui-même et s'était imposé une frontière bien distincte entre son travail et sa vie privée. A l'instant, Isis faisait partie de son travail. Il avait ouvert la bouche, incapable de répondre d'abord, un sourire fendant son visage. Il ne s'y attendait plus. Un souffle s'était perdu comme un murmure au bord de ses lèvres, un souffle qu'il aurait voulu garder pour lui.

« Si tu savais »

──Krystian aimait les femmes, et il ne s'en était jamais caché. Krystian respectait les femmes, comme personne ne pouvait le faire mieux que lui. Mais Isis, il l'avait détaillée, dévorée, il avait même rêvé d'elle la nuit de sa fête d'anniversaire. De ses courbes, de ses longs cils noirs et de son regard fiévreux, de sa danse hypnotique et de son parfum chimique. De la douceur de sa peau à la cambrure de ses hanches. Mais Krystian, il était médecin, et Isis, il ne la toucherait plus, pas même avec les yeux. C'était son serment à lui.

──Alors il s'était levé, avait déposé à nouveau le dossier sur la table et s'était rapproché d'elle, prêt à lui retirer les perfusions après avoir éteint les machines. Il lui souffle un mot ou deux, comme pour s'assurer qu'elle était prête, et il la débarrasse de ses tuyaux. Il n'avait aucune intention de s'attarder sur le sujet.

« Et voilà, plus d'entraves. Mais si j'étais toi je ne me lèverais pas tout de suite. De toutes façons tu as le temps, la chambre est réservée à ton nom jusqu'à demain matin, au cas où. »

──Rares sont les personnes qui apprécient de rester trop longtemps dans les chambres d'hôpital, d'ailleurs. La plupart voulait sortir au plus vite, car ils étaient pressés, stressés, impatients ou instables. C'était souvent comme ça, ils voulaient se lever trop vite, ils se sentaient gêner d'attirer l'attention ou d'avoir besoin de quelqu'un. Il avait vu passer tous les cas, de l'homme trop fier que pour se reposer jusqu'à la dame qui ne se sentait pas légitime de prendre son temps. Alors Krystian, pour les rassurer, il prenait toujours la peine d'allonger les périodes où les chambres étaient réservées, il prenait une heure, deux heures, parfois plus, et personne ne lui avait jamais rien dit pour ça.

« Tu as faim ? »

──Il cherche quelque chose à quoi se rattacher, autre chose que cette soirée là qui empourprait ses joues. Il changeait de sujet et maintenait le cap loin de ces souvenirs qui, malgré d'être plus qu'agréables, le mettaient dans une position délicate.

──La bouffe à l'hôpital, c'était pas ce qu'il y avait de meilleur, ceci dit, et il s'en rendait bien compte. Peut-être que c'était une des raisons pour lesquelles les patients préféraient refuser de manger lorsqu'ils n'étaient pas affamés. Alors il réfléchit un instant, brièvement, avant de se réinstaller sur le fauteuil devant son lit.

« Sinon on peut... attendre que tu puisses te lever. Et je t'offre le déjeuner ? »

──Il avait jeté un coup d’œil vers l'horloge et puis vers son planning, vérifiant que sa pause était placée à une heure pas trop tardive. Parfois, il n'était même pas autorisé à en avoir, lorsque les patients défilaient trop vite. En hiver, souvent, c'était comme ça. Ils mangeaient lorsqu'ils avaient cinq minutes et puis ils repartaient en salle d'opérations. Mais aujourd'hui, il avait du temps. Assez de temps pour s'occuper d'elle.
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J'ai traversé le portail depuis le : 31/08/2016 et on me connaît sous le nom de : Kenza ❀ (T.Brownie) Mon nom est : Isis-Mae Hyde, aussi surnommée Pandora sur mon lieu de travail. Actuellement je suis : célibataire et à priori hétéro. Il paraît que je ressemble à : OC (Kuvshinov-Ilya) // Marina Lambrini Diamandis (IRL) et à ce propos, j'aimerais remercier : cs © Silas (Misha)
Re: ••• silent pray ; Isis | Mer 11 Jan 2017, 19:09

SILENT PRAY
♥ Krystian & Isis ♥

▬ Si tu savais.

Elle souriait, scrutant son visage à la recherche du moindre détail qui trahirait son calme professionnel, et elle sentit ses joues chauffer un peu plus en lisant son sourire, et son apparente gêne –c’était drôle, c’était adorable. Pas bon pour elle tout ça.

▬ Cool, elle souffla alors, satisfaite.

Il y avait des hommes pour qui elle n’éprouvait rien, dont le toucher ou le regard ne remuait pas le moindre sentiment dans ses entrailles qui ne soit pas de l’indifférence profonde, peut-être un peu mêlée de mépris. Parce qu’ils étaient comme elle, pourris jusqu’à la moelle.
Les types comme Krystian, c’était différent.
Ça lui faisait toujours un truc de savoir que malgré l’épave ambulante qu’elle pouvait être, elle arrivait toujours à susciter le désir, l’envie, ou même la tendresse chez des mecs bien.
Ça la rassurait on va dire.

Alors parce qu’elle aimait bien faire durer le plaisir, et parce que ça l’amusait aussi, soyons honnête, quand Krystian se leva et se pencha vers elle pour la débarrasser enfin de tous ses tuyaux qui lui perçaient les veines, elle ne recula pas. Elle se pencha subtilement même, juste assez pour pouvoir détailler le moindre détail de son visage sans que la distance ne soit encore trop réduite pour être suspecte.
Mais s’il pouvait le remarquer et être encore un peu plus gêné, elle aimerait bien.

▬ Et voilà, plus d'entraves. Mais si j'étais toi je ne me lèverais pas tout de suite. De toutes façons tu as le temps, la chambre est réservée à ton nom jusqu'à demain matin, au cas où.

Elle haussa les épaule, son sourire toujours accroché aux lippes.

▬ C’est gentil mais j’compte pas m’éterniser jusque là… –elle leva le regard vers lui, et brièvement ses pupilles se réduisirent en une mince fente noire, façon comme une autre de lui montrer qu’elle n’était pas tout à fait humaine– l’odeur de l’hosto, ça me débecte.

Apprécier les petites attentions qu’on pouvait avoir à son égard, elle savait pas trop faire, Isis.

▬ Tu as faim ? –il marque une légère pause ; non pas vraiment–  Sinon on peut... attendre que tu puisses te lever. Et je t'offre le déjeuner ?

Le temps d’une seconde, elle soupesa le pour et le contre. Il ne lui fallut pas plus de temps pour prendre sa décision ; parce qu’aujourd’hui, elle n’aimait pas être toute seule, et Krystian était le genre de personne dont elle pouvait apprécier la compagnie.
Et puis un repas gratuit, c’était toujours ça de pris.

▬ Là tu m’intéresses, je veux bien, répondit-elle alors en repliant les genoux sous ses coudes. Y’a moyen de récupérer mes fringues, sinon ? Et que je prenne une douche ? Je pense pouvoir me lever maintenant mais j’aime vraiment pas c’truc, fit-elle avec une moue presque enfantine en baissant le regard vers sa robe de papier aseptisée.

Isis, toujours à parler de rien pour éviter de parler de tout.
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Re: ••• silent pray ; Isis | Ven 04 Aoû 2017, 00:12

silent pray
Isis entretenait cette parade, ce jeu qu'elle devait être forcée dans son métier. Mais elle poursuivait, en des mouvements simples, qui auraient pu passer pour des gestes innocents si Krystian avait été un peu plus idiot – ou juste aveugle. Il ne savait plus trop si il se sentait gêné ou juste admiratif de la conviction dont elle faisait preuve pour conserver son personnage. C'était presque attendrissant, mais c'était surtout séduisant, surtout pour Krystian qui aimait plus que quiconque les femmes qui savent ce qu'elles veulent.

Il observe ses pupilles se rétracter, deux secondes à peine. Il avait souri, amusé par l'idée qu'il use des mêmes stratagèmes pour faire comprendre qu'il était un hybride. Montrer le bec et couiner c'était peut-être pas aussi sexy que des yeux de chats, pas vrai ?

Il s'était levé de sa chaise lorsqu'elle évoqua ses fringues. Il avait complètement oublié ce détail-là. C'étaient les infirmières qui s'occupaient de ça, d'habitude. Là, l'infirmière, il l'avait envoyée chasser des mouches, alors il devait bien faire avec. Il se gratta l'arrière de la tête, vagabondant pendant quelques secondes à la recherche de l'emplacement dans lequel les fringues étaient placées, tira sur un tiroir et lui laissa ses biens au pied de son lit.

« Je vais appeler une infirmière qui va te montrer où est la douche, comment l'utiliser et te rapporter tes chaussures. En attendant il y a des sandales au pied du lit. Je vais signer ton autorisation de sortie et tu me retrouves à l'accueil quand tu as fini, d'accord? »

Il avait remballé ses papiers, s'était promptement éclipsé. C'est qu'il ne fallait pas douter du professionnalisme de Krystian Swertsen. L'infirmière était arrivée rapidement.

Il avait rejoint la chambre d'un autre patient, avait signé des papiers, s'était occupé de quelques uns des soucis du secrétariat pour lesquels les bureaucrates n'étaient pas assez renseignés, et c'est en sortant de la chambre de l'un de ses patients qu'il finit par annoncer sa pause, retirant son uniforme et enfilant ses fringues. Il s'était alors pointé à l'accueil, espérant qu'Isis n'était pas déjà partie – ou qu'elle n'avait pas attendu.
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Re: ••• silent pray ; Isis | Dim 12 Nov 2017, 00:42

SILENT PRAY
♥ Krystian & Isis ♥

Isis eu un petit rire amusé en l’observant farfouiller un peu partout dans la pièce, à la recherche de ses vêtements. Plus il existait autour d’elle, plus elle le trouvait attendrissant avec ses mimiques maladroites et sincères. C’était différent de tout ce qu’elle connaissait, et venant d’un homme plus encore —il était arrivé, parfois, que des gamins de quinze ou seize ans la drague et la fasse rire avec ce genre de comportement, mais c’était des gamins, et ils ne pouvait pas lui apporter ce qu’elle voulait. Venant d’un adulte en revanche, c’était mieux —et elle n’avait pas très envie de laisser son divertissement de la journée s’évaporer comme ça.

Je vais appeler une infirmière qui va te montrer où est la douche, comment l'utiliser et te rapporter tes chaussures. En attendant il y a des sandales au pied du lit. Je vais signer ton autorisation de sortie et tu me retrouves à l'accueil quand tu as fini, d’accord ?

Isis ne répondit pas, se contenta d’hocher la tête en signe d’approbation et commença à se défaire nonchalamment de sa robe de papier sans que la présence de Krystian ne semble la déranger le moins du monde. Lorsqu’il quitta la pièce, elle eut une petite mou, déçue qu’il ne se soit pas attardé à la regarder, qui se changea en expression froide et stoïque quand l’infirmière entra dans la chambre avec sa paire de chaussures à la main pour lui indiquer le fonctionnement de la douche. Encore une fois, Isis ne se montra pas loquace, se contentant d’ouvrir la bouche pour répondre de la façon la plus simple possible ; « oui », « merci », « au revoir ».
Sous la douche, elle eut l’impression de laver toute la crasse de la veille qui embrumait son cerveau ; certains souvenirs se firent moins flous, et elle eut comme un arrière goût de bile amère qui lui remonta dans la gorge –le goût des regrets. Elle s’efforça de le rincer en basculant la tête en arrière la bouche ouverte pour que l’eau brûlante de la douche vienne la nettoyer de l’extérieur comme de l’intérieur. Dommage que ça ne marche que pour le corps et pas pour l’esprit.

Une fois rhabillée elle jeta un bref regard au miroir de la pièce d’eau et eu un ricanement narquois ; elle avait l’air ridicule. Ses vêtements étaient ceux de la veille –une robe de velours noir extrêmement serrée et qui dévoilait plus de jambe qu’elle n’en dissimulait, des sous-vêtements de la même couleur et sa paire de Louboutin offerte par un clients régulier qui aimait bien la couvrir de cadeaux en échange de quelques petits extras de sa part.
Elle aurait pu avoir l’air chic et sexy si seulement ses talons n’étaient pas éraflés à cause de ses pas maladroits pour toutes les fois où l’alcool l’avait rendu chancelante, si seulement sa robe n’était pas froissée par la nuit, si seulement elle n’avait pas eu ce bleu étrange au creux de la cuisse droite et dont elle ne connaissait pas l’origine –si seulement elle n’avait pas cette gueule de toxicomane en réhabilitation, elle aurait pu se trouver jolie.
Là, elle se trouvait juste l’air d’une pute.
Tant pis, elle n’en n’était pas bien loin de toute façon.

Le temps de descendre à l’accueil et d’attendre le jeune homme, assise dans l’un des sièges inconfortables situés dans l’espace d’attente, elle évita de croiser le regard des gens qui s’affairaient déjà dans l’hôpital –peut importe ce qu’elle pouvait lire dans ces yeux là, elle ne voulait pas le savoir, car elle se doutait que cela ne devait pas être très valorisant.
Pourtant son visage s’éclaircit quand elle aperçu Krystian dans le hall d’accueil et elle même n’aurait su dire si c’était de la comédie intéressée ou si c’était sincère ; à croire qu’elle se perdait à son propre jeu. Elle se leva de son siège et s’approcha de lui, son petit sourire revenu se percher au coin de ses lèvres.

Tu proposes toujours à tes patientes de leur offrir le déjeuner où j’ai droit à un traitement de faveur ? Elle demanda innocemment mais avec une lueur de taquinerie dans le regard. On mange où ?

Dans tous les cas je te suis.
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