kick on dreams on until they are crumpled ❞

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Sang-Mêlé Ange Déchu & Démon



Fiche de personnage
Capacités & Armes:
Relations & Commentaires:
avatar
Stelian C. « J » Phoenix
« Sang-Mêlé Ange Déchu & Démon »



Coeurs : 42 Messages : 116
Couleurs : #8BB5D2
J'ai traversé le portail depuis le : 03/07/2015 et on me connaît sous le nom de : elda. Mon nom est : Stelian Calvin « Josh » Phoenix Actuellement je suis : célibataire et hétérosexuel. Il paraît que je ressemble à : (tyl) Hibari Kyoya - KhR & Ed Westwick (irl) et à ce propos, j'aimerais remercier : Cutie Lyria (avatar) et Tia-chou (signature)
MessageSujet: kick on dreams on until they are crumpled ❞   Jeu 28 Juil 2016, 20:19

breath until the last




Tic Tac.
Le coeur gelé et le cerveau en surchauffe.
Les murs plus froids encore qu'à l'accoutumée dans la grande demeure vide. Tu as viré tout le monde. D'un coup. D'un seul. Sans sommation plus encore. Sur la seule impulsion de ta colère qui a suivi son départ. C'était quoi ? Dix minutes ? Quatre heures ? Le temps avait filé entre tes doigts d'une manière incontrôlable à l'image de la situation qui avait dégénéré pour la seule fois où tu avais esquissé une remise en question, un retour en arrière. Si tu n'avais pas été jusqu'au bout comme ça, si seulement tu avais écouté les remords qui hurlaient à chaque balle tirée et chaque coeur transpercé. Mais tu les avais fait taire d'un regain de confiance et d'un battement de cil qui referme ton palpitant figé. Celui qui battait pour la chair de ta chair, avait implosé au premier bain de sang et définitivement expiré quand il était reparti, encore.
Tic Tac.
L'inspiration se fait plus lente, et bizarrement l'expiration moins rapide que d'habitude. Le silence est roi dans cette pièce, toi face à ce grand bureau sur lequel trônait ton colt 45 et la bouteille de whisky habituelle. Quasiment pleine. À l'étonnement général de tes employés qui officiaient jusqu'aux quarante-huit dernières heures, tu n'avais pas touché la moindre goutte d'alcool depuis la nuit où Law avait pénétré dans cette même pièce où tu te barricadais de plus en plus. Crispé souvent, silencieux étrangement, et plus surprenant encore, d'un calme grave doublé d'un mutisme permanent. Les seuls mots prononcés avaient été ceux qui visaient à congédier tout être autour de toi. Payés eux aussi. Comme tout le reste. Rien n'est plus naturel, ni gratuit, et chaque personne qui gravite un peu trop près de toi a trop d'intérêt pour reculer malgré le vice que tu incarnes.

Tic Tac.
Seul face à toi-même, le bilan est inquiétant. Ceux qui veulent ta mort d'un côté ; l'alcoolique enceinte, la rédactrice en chef - un rictus doux, finalement elle aussi voulait ta mort; ton double probablement. Ceux qui ne te connaissent pas assez pour savoir l'essentiel et qui s'y serait incendié tôt ou tard ; Emma-Serah et sa longue chevelure qui surviennent ; Keira l'innocente que tu imagines à ton image - presque ; et puis il y avait Israe. La douce et l'impétueuse Frescobaldi serait sûrement l'une des seules - la seule peut-être à regretter qu'il t'arrive quoi que ce soit. Tu ne pleureras pas, plus jamais. Mais c'était définitivement d'un pathétique morbide que de constater qu'une existence est aussi peu considérée.

Tic Tac.
L'horloge est le seul instrument à produire encore un quelconque son. Et tu te demandes encore, à quel moment t'as merdé. Quel instant a-t-il été fatal pour que tu te mettes à tout regretter ? Ni le mal que tu as infligé ni les personnes que tu as perdues, rien ne restait oublié depuis ces derniers jours. Tu ne savais plus. ce qui avait de l'importance et ce qui était futile. Si revoir Thomas avait été la chute de ton piedéstal en titane, si c'était lui le responsable de ce virage à cent quatre vingts degrés sur tes propres ambitions, où les vices se répercutaient sur ton propre corps pour provoquer une culpabilité inconsidérée.
Ou peut-être que c'est le fait de culpabiliser à ce point, qui te dérange. Toi l'intouchable, celui qui ne ressent plus rien, le diable s'habille en Ralph Lauren et aucune autre définition ne te flattait plus que celle-ci. Tu atteignais enfin ce que tu convoitais depuis cinq ans. Suffisamment redouté, imposé par tes cruautés diverses, la place de choix que tu avais bâtie répondait seule à tes attentes. Tu n'avais plus besoin de personne.
Mais le revers de la médaille, c'était la réciproque. Personne n'avait plus besoin de toi. Si ce n'est pour souffrir, pleurer, connaître la débauche à l'extrême sur le plaisir du manque d'affection, aucune empathie.

Tic Tac.
Tu te lèves, enfin. Les jambes engourdies, lourdes, le regard grave et quasi-vide qui se porte à la fenêtre. La vue sur ton empire qui te dégoûte plus qu'autre chose, presque à te faire déglutir. Enfin, tu bois. D'une traite, le verre entier. À te consumer par les deux bouts, pendant près d'une heure. Sans rien avoir avaler, l'alcool monte trop vite. Toutes les émotions y passent. La colère la joie. Les remords, les regrets. Les rires les larmes. Les bouts de papiers griffonnés laissés sur le coin d'une table, c'était trop cliché. Absurde, stupide. Tu étais plus wagnérien que ça. Le crépuscule des Dieux vissé au corps, tu ferais dans le théâtral, quelque soit ce qui est en jeu. La tragédie folle dans laquelle tu mettrais en scène ta propre vie.

Tic Tac.
Tu n'entends même pas la porte s'ouvrir derrière toi. Depuis combien de temps ni le nombre de personnes ayant traversé le couloir menant à la pièce. La maison grande ouverte, une grande imprudence qui ne te caractérisait pas. Le verre à la main gauche, la vision floue, tu te retournes. La première personne que tu as vue dans ton existence se déchiffre à travers les limbes de l'alcool. Un peu trop tard.
Bang.

Le sang qui s'écoule, encore. Une plaie ouverte à ton torse, à nouveau. Tu souris malgré tout. L'air de déjà-vu. La scène te revient enfin, celle de ta première mort. En représailles, pour ce qu'avait commis ton jumeau. Et tu te rappelles aussi, ne pas le regretter tant que ça. Parce qu'à cette manière, tu l'avais protégé, rattrapant l'acte manqué qui avait valu le massacre qui vous a séparés.
La seule chose que tu vois avant de fermer les yeux.

Code by Joy


CAN'T FORGET CAN'T FORGIVE
merci ma princesse:
 


+ SO THE EVIL BOTHERED HIM
Un ange déchu, un démon plein de chagrin, volait au-dessus de notre terre pécheresse. Les souvenirs de jours meilleurs se pressaient en foule devant lui, de ces jours où, pur chérubin, il brillait au séjour de la lumière ; où, au milieu des ténèbres éternelles, avide de savoir, il suivait, à travers les espaces, les caravanes nomades des astres abandonnés.©endlesslove.
Modérateur



Fiche de personnage
Capacités & Armes:
Relations & Commentaires:
avatar
Thomas-C. Law Phoenix
« Modérateur »



Coeurs : 37 Messages : 122
Couleurs : Law (#003366) & Alpha (#6E0B14)
J'ai traversé le portail depuis le : 13/10/2015 et on me connaît sous le nom de : T.Brownie. Mon nom est : Thomas Conner Law Phoenix. Actuellement je suis : Célibataire et végétarien. Il paraît que je ressemble à : Cain (Starfighters) & Hibari Kyouya (KHR) & Ian Perfect Somerhalder ▬ IRL et à ce propos, j'aimerais remercier : My lovely bitch (sign) & my one darling (gifs)
MessageSujet: Re: kick on dreams on until they are crumpled ❞   Mer 31 Aoû 2016, 18:12

breath until the last
» P H O E N I X «


Thomas avait le coeur dans l’estomac et les nerfs à vif en pénétrant dans la somptueuse résidence du PDG de Parker&Co, cette demeure luxueuse qu’il n’avait vu alors qu’une seule fois et qui ne lui rappelait pas de très bons souvenirs –euphémisme. Il avait les mains moites, la mine froncée par l’appréhension les dents serrées par le doute. C’était la troisième fois qu’il allait revoir son frère, mais la première fois qu’il le faisait de sa pleine volonté. Car il lui avait promis l’autre fois ; « On est loin d’en avoir terminé fais-moi confiance Stelian » ; c’était bien ce qu’il lui avait dit. Alors quoi, pourquoi trembler d’anticipation maintenant alors qu’il l’avait pourtant soufflé dans un grondement assuré quelques jours plus tôt ?
On se dégonfle monsieur Phoenix ?
—Non, jamais. Pas devant lui, c’était une chose sur laquelle il mettait un point d’honneur, et ce depuis toujours. Car quelque part dans son esprit complexé, il se disait que flancher devant lui, c’était ne plus être à son niveau, ne plus pouvoir prétendre à se tenir à ses côtés, ne plus mériter l’estime qu’il avait pu avoir de lui. Et il avait beau le détester en ce moment, il aurait tout donné pour ne jamais avoir à ployer le genou devant lui ; parce qu’au travers du voile trouble de la colère et de la culpabilité mélangées, ça restait visible : il l’aimait son frère putain, et ça lui arrachait la poitrine que de rester dans cette situation.
Quelque part, il était aussi venu avec l’espoir de mettre les choses à plats et recommencer à zéro ; espoir naïf, rêverie d’un pauvre fou fatigué de se mordre les lèvres à sang chaque fois qu’il croisait le reflet du miroir.

Il trouva curieuse l’absence notoire des employés de la maison ; il y en avait bien plus l’autre fois. Il sentit bien son coeur s’emballer un peu plus entre ses côtes mais le mit sur le compte de l’appréhension, de l’état de trouble dans lequel il se retrouvait chaque fois qu’il devait se tenir face à son double. Et pourtant, c’était peut-être son instinct, son intuition qui lui dicta malgré tout d’accélérer le pas jusqu’au grand bureau. Son coeur se faisait plus lourd à chaque pas et le sang qui lui battait aux tempes l’abrutissait presque. Il se sentait presque fragile, angoissé, et ça l’agaçait –depuis quand t’es devenue une tapette Phoenix ? Il secoua la tête nerveusement dans l’espoir de chasser ces idées trop crispante et posa la main sur la poignée de la porte pour l’ouvrir.
Bang. Quand le coup de feu résonna, il pila net, blême. Et c’est l’intuition de tout à l’heure qui prit le pas sur tout le reste.
Ses yeux s’écarquillèrent d’horreur quand il avisa le sang qui tachait la belle chemise hors de prix ; pas parce que le sang lui faisait peur, loin de là, mais parce que c’était celui de Stelian, et que c’était probablement la première fois qu’il le voyait couler de ses propres yeux. Et il souriait l’enfoiré. Il souriait alors que son corps s’effondrait déjà au sol. Thomas étouffa un juron, une exclamation de peur, de frustration, de rage, de tout, et se précipita au chevet de son frère avant de se pencher sur sa blessure et presser sa manche dessus en priant pour que cela suffise à stopper l’hémorragie le temps qu’arrivent les secours –il appela d’ailleurs ces derniers dans le seconde qui suivit.

Les sirènes se firent rapidement entendre, et le visage de Stelian semblait s’éteindre de plus en plus vite, si bien que Thomas n’avait aucune idée de son état de conscience quand l’ambulance l’avala en son sein pour qu’on lui pratique les premiers soins avant de l’emmener de toute urgence à l’hôpital de Skyworld.
L’image de son sourire ne se défit jamais de son esprit jusqu’à ce qu’il lui soit permit d’entrer dans la chambre blanche, plusieurs heures après son admission dans le bâtiment médical.

—X—

▬ Avez-vous vu l’accident ? Fit la voix compatissante du docteur derrière lui.

▬ Non. –sa voix était éteinte alors qu’il gardait les yeux fixés sur le visage inconscient de son frère dans son lit d’hôpital.

▬ Était-il seul dans la pièce ? Avez-vous vu quelqu’un en sortir juste après le coup de feu.

▬ Non.

▬ Est-ce que… vous pensez…qu’il pourrait s’agir d’un suicide ?

L’agitation qui faisait tressauter sa jambe nerveusement se stoppa net et il manqua de se retourner vers l’homme en blouse blanche pour lui cracher au visage que c’était l’idée la plus stupide qui soit que de penser que son frère aurait pu vouloir mettre fin à ses jours. C’était Stelian putain, l’inébranlable, celui qui jamais ne s’effondre ; c’était pas possible, bordel.
Et pourtant il ravala ses mots et se contenta de se rasseoir sur son siège les traits tirés par l’inquiétude, l’angoisse, la rage, l’incompréhension, la confusion. Il ne prit même pas la peine de répondre au docteur quand celui-ci s’éclipsa en annonçant lui laisser un peu de temps avant de reprendre les questions.
Il avait perdu toute notion de temps ou d’espace, il n’y avait plus que son frère, lui, le lit et la chambre autour, et ça s’arrêtait là. Point.
Et dans sa tête, une seule pensée qui tournait en boucle.
Si tu meurs enfoiré, j’te tue.
© ASHLING DE LIBRE GRAPH'





▬ WRECKED MIRROR ▬



There's this tune I've found that makes me think of you somehow and I play it on repeat, until I fall asleep:
 
Pinkie promised on forever, and forever is what I shall do:
 
Leagues and stuff:
 
Sang-Mêlé Ange Déchu & Démon



Fiche de personnage
Capacités & Armes:
Relations & Commentaires:
avatar
Stelian C. « J » Phoenix
« Sang-Mêlé Ange Déchu & Démon »



Coeurs : 42 Messages : 116
Couleurs : #8BB5D2
J'ai traversé le portail depuis le : 03/07/2015 et on me connaît sous le nom de : elda. Mon nom est : Stelian Calvin « Josh » Phoenix Actuellement je suis : célibataire et hétérosexuel. Il paraît que je ressemble à : (tyl) Hibari Kyoya - KhR & Ed Westwick (irl) et à ce propos, j'aimerais remercier : Cutie Lyria (avatar) et Tia-chou (signature)
MessageSujet: Re: kick on dreams on until they are crumpled ❞   Dim 02 Juil 2017, 21:05

breath until the last




Tic Tac.
Stelian avait toujours eu le goût du théâtral. Des pièces morbides où ce sont les meilleurs qui partent en premier, les coeurs les plus palpitants jusqu'aux âmes les plus compatissantes. Les pleurs et les cris désespérés étaient ce qui excitait son âme dépravée et ce n'était un secret pour personne dans la ville que lorsqu'il en était le commanditaire, le malheur était son hobby favori.

Et cette fois-ci, la tragédie comique avait perdu son pendant hilarant et les yeux bleus devenus fades de l'ange déchu restèrent plantés en direction du mur blanc de longs instants, interminables.
Tic Tac.
Stelian ne vit plus les heures tournés, à cause du coma d'abord puis d'un ennui mortel ensuite. Il avait raté sa première mort et manqué la seconde. Quel dommage. Il soupirait lourdement bien plus qu'il ne parlait, et ses ordres n'étaient plus que suppliques face au défilé des infirmières.

Tic Tac.
Deux mois, une semaine, deux jours et six heures. Un coma profond et long, maintenant qu'il y réfléchissait. Et qui était venu le voir ? Qui était resté à son chevet, priant pour que l'attente se réduise, dans un bon ou un mauvais dénouement. Ses yeux clignaient de temps en temps, progressivement, et parfois il crut apercevoir son double auprès de lui.

Tic Tac.
La porte lourde de sa chambre de clinique - ce n'était pas n'importe qui après tout- coulissa et lorsqu'il aperçut la silhouette derrière la porte, il leva simplement les yeux au ciel en orientant sa tête vers la fenêtre, feignant l'ignorance et l'absence d'émotions.

« Sache que tu n'es pas mentionné sur mon testament. »

Sans se tourner davantage vers son jumeau, il fit mine de prendre le roman déposé près de lui- qu'il n'avait même pas ouvert mais qu'il prétexta continuer tout de même.

Tic Tac.
Quand il sentit que l'atmosphère devenait lourde à mesure que les secondes s'écoulaient, il prit la peine enfin de lever les yeux pour rencontrer les identiques. Il ne dit rien, et se contenta de se racler la gorge, comme un gamin pris les doigts dans la prise.

« Qu'est-ce que tu veux Law ? C'est raté, le spectacle est terminé, tu peux rentrer dans ta jolie maison bien proprette. »

Tic Tac.
Il soupira, à nouveau, voyant que son jumeau ne bougea pas d'un centimètre.
Bang.
Le bruit rententit à nouveau dans son esprit.
Il n'était pas auteur de pièces de théâtre après tout. Celle-ci était ratée.

Code by Joy


CAN'T FORGET CAN'T FORGIVE
merci ma princesse:
 


+ SO THE EVIL BOTHERED HIM
Un ange déchu, un démon plein de chagrin, volait au-dessus de notre terre pécheresse. Les souvenirs de jours meilleurs se pressaient en foule devant lui, de ces jours où, pur chérubin, il brillait au séjour de la lumière ; où, au milieu des ténèbres éternelles, avide de savoir, il suivait, à travers les espaces, les caravanes nomades des astres abandonnés.©endlesslove.
 

kick on dreams on until they are crumpled ❞

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 8 Nerds Who Will Utterly Kick Your Ass
» [Chronique] Brooklyn Dreams de De Matteis et Barr
» Maquette de "Dreams of Imagination"
» Kick ASS
» [Bluray] Kick Ass

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sanctuary of Heart :: La Cité de Skyworld :: Habitations-