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 ❝ feels like we've been falling down // midawn

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Sang-mêlé Dragon & Mordue

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Midona P. «S» Valkyrie
Sang-mêlé Dragon & Mordue
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J'ai traversé le portail depuis le : 12/02/2016 et on me connaît sous le nom de : zelda. Mon nom est : paradoxe midona valkyrie. Actuellement je suis : célibatârde pansexuelle. Il paraît que je ressemble à : aradia megido // homestuck ; yosano suzume // hirunaka no ryuusei. et à ce propos, j'aimerais remercier : PERKURU DID THIS
❝ feels like we've been falling down // midawn | Sam 23 Avr 2016, 02:52

DO YOU (TEAR YOURSELF) APART FOR (ENTERTAIN) LIKE ME
Ils disent que le temps s'envole vite mais je continue de lui briser les ailes.

C'est le genre de soir où on fait tout pour pas se retrouver seul, paumé entre deux arbres ou deux tombes ; le genre de soir où on pourrait écarter les cuisses juste pour se sentir vivant, pour être sûr que y a toujours quelque chose qui peut faire vriller le coeur et le corps. C'est le genre de soir où elle a envie de s'enterrer et en même temps de s'envoler, le genre qui lui dit de tout plaquer et de retourner se perdre sur Terre pour se retrouver dans sa tête.
Le genre de soir parfait pour aller frapper à ta porte, Shawn.

Elle attend, posée sur son lit déchiqueté de quelques coups de griffes — centième fois qu'elle doit remplacer le matelas. Centième fois qu'elle explose l'essentiel de son petit appartement merdique, crachant sur sa vie et sa condition misérable ; pas qu'elle est sans moyen, ou qu'elle peut pas arranger tout ça. Juste qu'elle n'en a ni l'envie ni le besoin, qu'elle se contente d'exister en grappillant quelques heures de bonheur, d'oubli et une poignée de sourires.

Faudrait qu'elle se pose avec quelqu'un, qu'ils lui ont dit — un type gentil, une nana douce. Quelque chose qui lui ferait du bien et la pousserait à revoir le monde sous un autre jour. Mais Midona aime pas les personnes gentilles, elle a besoin de se battre avec les autres, ne serait-ce que pour avoir la satisfaction de gagner une bataille. Le seul souci, c'est qu'elle finit toujours par perdre la guerre, à trop aimer elle se fait jeter.

Et c'est encore arrivé, quand elle se retrouve seule au beau milieu d'un désastre immobilier. C'est encore arrivé, après qu'il ait foutu le bordel dans sa vie — à peine retrouvés et ils s'entretuent déjà, il lui ouvre la gorge et détruit tout ce qu'elle avait mis des centaines d'années à construire ; la haine des sangsues.

It's Friday night and I won't be long.

Elle a atteint le point de non-retour, celui où ça la bouffe avec plus d'insistance que la vie elle-même ; celui où elle pourrait fondre en larmes en s'emmêlant les pieds dans un fil électrique, celui où elle est tellement borderline que le moindre coup de vent lui tord les entrailles, la moindre remarque de travers pourrait la pousser à exploser.
C'est le soir parfait.

Alors elle cherche même pas à comprendre Midona, elle sort de chez elle avec un putain de chignon, un short et un t-shirt trop large ; le joint entre les dents et la canne au bout de la main pour se guider. Elle fonce dans les mauvaises rues Midona, pour récupérer de quoi se foutre en l'air. Pour récupérer de quoi vous foutre en l'air — et quand elle a fini il est déjà tard, si tard qu'elle sent la lune sur sa peau, si tard qu'elle a déjà les yeux qui piquent de fatigue.
Mais faut qu'elle y aille, faut qu'elle te fasse participer. Le faire tout seul n'a aucun intérêt.

Armée d'un sac plein de poison, de mauvaises choses et de bonheur éphémère, elle frappe à ta porte, trois coups secs. Et elle te souffle la fumée à la gueule, sans même chercher à feindre le sourire.

« — Hey Shawn, j'espère que j'tai pas manqué. Alors, comment tu vas ? »

Libre comme l'air, conne comme le vent.
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J'ai traversé le portail depuis le : 19/04/2016 et on me connaît sous le nom de : delgnvflue. Mon nom est : Shawn Lightwood-Valdez. Actuellement je suis : célibataire et homo-demisexuel. Il paraît que je ressemble à : Tachibana Makoto, Free! - Connor Franta (IRL) et à ce propos, j'aimerais remercier : (av) misha la best | (cs) delgnvflue, reyenn.
Re: ❝ feels like we've been falling down // midawn | Mar 21 Juin 2016, 15:34


— midona & shawn —
you can't wake up this is not a dream
Ce soir, tu fais le vide. T’as pas envie de pleurer, t’as pas envie de fermer les yeux. T’es juste là, tes écouteurs plantés dans les oreilles, écoutant de la musique. Hero of War. La guerre, la guerre dans ta tête, la guerre dans tes pensées, la guerre dont tu es le héros, ou la guerre dont tu es la victime, qui sait? Hero of War, héros de guerre, guerre du héros. Tu l’aimes bien cette chanson, tu l’écoutes souvent en ce moment, tu sais pas trop pourquoi, elle te plaît, c’est tout. Tu regardes le plafond blanc et l’ampoule nue qui émet une faible lumière. Il serrait bientôt temps de la remplacer - as-tu au moins de quoi racheter une ampoule? Tu poses tes mains sur ton ventre, et tu les enlèves immédiatement. Trop maigre, beaucoup trop maigre. T’es loin de complexer, tu t’en fous… pas tant que ça. Tu t’en fous pas assez pour pouvoir mettre tes mains dessus sans te dire « je mange pas assez », « j’ai rien pour me payer à manger », « bordel, I’m a mess ». Tu te dis, il serait bien temps de te faire un peu de bien, c’est le bon soir. T’as comme un besoin de te sentir bien, l’espace de quelques instants - parce que tu savais que tu ne pourrais maintenir ce bonheur plus longtemps qu’un soir. De quoi t’avais besoin pour ça? Midona. Midona serait parfaite ce soir.

Trois coups à ta porte, comme les trois coups au théâtre. Serait-ce le début de la pièce? Tu te lèves en enlevant nonchalamment tes écouteurs et te dirige vers la porte, que tu ouvres. La fumée envahie l’entrée de ton appartement et ton visage, tandis que tu reconnais celui de ta partenaire de crime, Midona. « Hey Shawn, j'espère que j'tai pas manqué. Alors, comment tu vas ? » Il n’y avait qu’elle pour savoir quel soir venir, elle tombait toujours quand t’en avais besoin - peut-être en avait-elle besoin elle aussi? Peut-être que c’était la nuit où vous étiez tous dans le même cas? Tu ne sais pas, tu ne cherches pas à savoir, tu ne veux pas savoir. Elle est là, c’est tout ce qui compte maintenant. « Je commençais juste à me dire que tu tomberais à pic ce soir, et tu tombes à pic. » Tu souris, non sans trop de difficulté pour une fois, et balayes la table de ce qu’il reste dessus. Tu t’en vas attraper quelques verres de taille et forme variées que tu poses devant le canapé qui menace de s’écrouler. « Avec le temps je pensais que tu laisserais tomber le “comment tu vas?”. » Tu retournes dans ta petite kitchenette et sors tes bouteilles restantes. Tes bouteilles de poison, assorties au sac de Midona.

Vodka, rhum, whisky, voilà ce qu’il te restait. Deux bouteilles pleines, et l’autre où il ne reste plus qu’un fond. Tu t'assois sur un des ressorts qui grince malgré ton sous poids flagrant. Tu tapotes le coussin à côté de toi pour qu’elle prenne place aussi. « Bon, j’ai plus que ça, j’ai descendu la bouteille de whisky l’autre soir mais bon, y a encore les deux plus forts, ce qui est parfait pour la situation n’est-ce pas? » T’ouvres la bouteille de vodka et verse le liquide dans les petits shots. T’en prends un et tend l’autre à Midona. Et t’attends, t’attends qu’elle te dise ce qu’elle a dans son sac aujourd’hui, ce que vous alliez faire ce soir, cette nuit, jusqu’au matin. « T’as pris quoi? » Tu la regardes en buvant cul sec ton premier shot. Tu fermes les yeux et les rouvre quelques secondes plus tard, soufflant; « Ça fait du bien, ça faisait longtemps. » Tu t’en sers un autre, que tu bois aussi immédiatement. « Tu te sers autant que tu veux, comme tu veux, t’es chez toi aussi. » Tu te mets en tailleur sur le canapé et t’attends, allumant une cigarette en attendant, tirant deux trois coups dessus. Tu fais tomber la cendre par terre; « J’sais pas où j’ai foutu mon cendrier, donc je t’en pris, décore le sol. »
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Re: ❝ feels like we've been falling down // midawn | Mar 19 Juil 2016, 17:09

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« — Je commençais juste à me dire que tu tomberais à pic ce soir, et tu tombes à pic. »

C'est à ce moment-là qu'on sait que c'est malsain, que ça devrait pas exister. Que vous devriez pas avoir ce genre de relation ; le genre à aimer se briser, à se voir que lorsque vous avez besoin d'aller mal — besoin d'aller mal, pour aller mieux. Mais c'est surtout à ce moment-là qu'elle s'autorise un léger sourire — celui qui veut dire qu'elle comprend, qu'elle a l'impression d'être à ta place. Pas besoin d'être un génie des relations sociales pour capter dans quel état t'es ; ou dans quel état vous êtes, pour être exact.

« — Avec le temps je pensais que tu laisserais tomber le ''comment tu vas ?''. » Rictus, elle hausse les épaules en se glissant dans l'appartement. « — Appelons ça un réflexe. » Et son sac rempli de venin s'écrase mollement sur le sol lorsqu'elle s'étire, qu'elle apprécie ton propre stock. Des moyens de s'envoler, même quelques instants, de pouvoir se vanter d'avoir été Icare le temps d'un souffle. « Bon, j'ai plus que ça, j'ai descendu la bouteille de whisky l'autre soir mais bon, y a encore les deux plus forts, ce qui est parfait pour la situation n'est-ce pas ? »

Léger hochement de tête, sa gorge brûle — et elle aime se dire que c'est la soif d'alcool, de rien d'autre, lorsqu'elle vide le shot au fond de son gosier. « — T'as pris quoi ? » « — Des joints de ganja et de shit. Des pilules d'ecstasy. ...De la morphine. » Le dernier est à peine soufflé, comme une confession ; comme si elle avait du mal à se dire qu'elle avait réellement pris de la morphine, qu'elle en avait bien dans son sac. « — Me demande pas comment j'ai eu tout ça. » Son visage s'abaisse par réflexe, presque honteuse.

On ferait n'importe quoi pour un morceau de bonheur. « — Ca fait du bien, ça faisait longtemps. » Elle hoche une nouvelle fois la tête, le bout de ses doigts laisse s'échapper un léger fil de vent pour trouver la bouteille. Elle s'y accroche et descend un second shot, prête à boire à s'en enflammer la gorge. « — Tu te sers autant que tu veux, comme tu veux, t'es chez toi aussi. » « — Merci. » C'est triste, mais elle a du mal à savoir quoi dire. Elle qui parle tout le temps, elle à qui on dit toujours ferme ta gueule, elle a atteint un point ou l'ouvrir devient difficile.

Et elle perçoit le craquement de ton pouce contre un briquet, la latte tirée et la fumée expirée ; elle t'entend te détruire et ça sonne comme une douce mélodie à ses oreilles — aurait-elle dû t'arrêter ? Probablement. Va-t-elle le faire ? Certainement pas. « — Bon. Comme tu l'sais, j'espère, la morphine c'est pas rien. J'me suis renseignée pour savoir comment en prendre sans être direct dépendants, donc on le fait en premier pour pas merder. » Petit à petit, ses griffes enserrent les quelques objets qui traînent sur la table et les déposent sur le sol, tout autour ; elle ouvre son sac, tâtonne à l'intérieur pour trouver les titres en braille.

Elle a toujours été synesthète, à voir les sons à défaut du monde en lui-même — à associer les mots et les personnes à des couleurs. Et quand son regard mort tourne vers le sac, la morphine ressort en un rouge profond, la teinte qu'elle associe au danger, et peut-être à la mort. C'est aussi excitant qu'inquiétant, de se mettre en péril tout seul ; de frôler l'irréversible du bout des phalanges, comme ça. « — T'es chaud ou pas ? T'es pas obligé d'en prendre. Moi, j'en ai besoin, j'crois. » Légère pause, le temps de prendre son kit ; tube, miroir, cuiller, lame. Tout est là. « — Faut la prendre comme de la coke. Mais quelques grammes seulement. C'est occasionnel, vu ? » Et elle joue la fausse responsable en dosant une poignée de miettes sur sa cuiller, en la posant sur le miroir.
Elle joue la mature en créant sa ligne — en tendant son tube — en abrégeant son espérance de vie. Puisqu'elle est immortelle, y a pas grand-chose à abréger, si ?

Elle inspire. Et ça devient flou, ça devient calme – à l'intérieur, au fond de son corps. Comme si elle était normale. Elle a plus mal. « — Ca va encore être une belle, soirée, hein ? » Ses lèvres se tordent, trop brièvement pour appeler ça un sourire. Son dos s'écrase contre le canapé, un joint entre les doigts. « — Tu crois que le mélange est mauvais ? » Evidemment.

« — Tu crois que c'est mieux, si on dit rien ? Si on se contente de s'faire du mal ? » La flamme consume le bout de son bâton empoisonné. Elle aspire. « — Moi j'pense pas. Alors dis-moi, Shawn. Pourquoi t'as mal ? »
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Re: ❝ feels like we've been falling down // midawn | Dim 24 Juil 2016, 07:00


— midona & shawn —
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« Bon. Comme tu l'sais, j'espère, la morphine c'est pas rien. J'me suis renseignée pour savoir comment en prendre sans être direct dépendants, donc on le fait en premier pour pas merder. » Clope au bec, cendre tombant sur le parquet, tu ricanes à moitié. De la morphine. De la putain de morphine. Jeunes inconscients et fous que vous étiez, bande de gamins empoisonnés, duo d’abrutis au creux de la nuit; et pourtant tu n’y disais pas non. Bien sûr que tu savais que c’était pas rien, mais de là à ne pas t’en pourrir les veines ce serait manquer une belle occasion. Tu la regardes, partagé entre l'intérêt étrange que tu procurais cette substance et l’excitation; tu ferais mieux de pas trop t’emballer tiens. Et elle te pose la fameuse question, et t’en sais rien. Tu sais pas si t’es prêt pour ça, mais ce dont t’es sûr c’est que tu le veux, alors à quoi bon? « Fais péter bébé. » Elle t’explique, rapidement, sort ses pseudo morales à l’air douteux, tu l’écoutes pas - tu te contentes d’attraper les instruments au moment où elle a finit pour en faire de même. Tu traces le chemin secouant la cuillère doucement, forme ta ligne avec une précision étonnante et totalement stupide, puis t’aspires. La poudre parcours une partie de ton corps et tu te sens bien, tu te sens calme et tu te sens vivant. Soudainement, t’aimes la Vie, et t’embrasses la Mort.

« Ca va encore être une belle, soirée, hein ? » qu’elle te dit et tu souris. Tu t’enfonces dans le canapé, reprend ta clope que tu avais posé aléatoirement comme tu le pouvais sur l’accoudoir - énième brûlure sur le mobilier - et en tires une latte. Tu rejettes la fumée. « Comme toujours, comme toujours Midona. » « Tu crois que le mélange est mauvais ? » « A ton avis, pourquoi j’reste à la cigarette? J’attends que les effets passe un peu pour te rejoindre. » Tu sais pas pourquoi t’attends - après tout, te tuer un peu plus ou un peu moins, quelle différence? « Tu crois que c'est mieux, si on dit rien ? Si on se contente de s'faire du mal ? » Tu réponds par un silence. « Moi j'pense pas. Alors dis-moi, Shawn. Pourquoi t'as mal ? » Et t’écrases le mégot contre le parquet, dans un grincement symbolisant sa vieillesse. T’oses pas rire, t’oses pas la mettre mal à l’aise sans avoir rien dit, alors tu ne dis rien. Quelques secondes, quelques minutes, et au final ta langue se dénoue après un nouveau shot. « Tu crois que j’peux le dire? » Si t’en avais envie, oui, mais en avais-tu envie? Peut-être, sûrement. Tu ne l’avais jamais vraiment fait, raconter l’histoire en entier, raconter tout, ça te faisait trop peur et trop mal de ressortir ces souvenirs.

C’est là que tu constates les effets de la drogue - ça te donne ce faux-semblant de force, cette confiance en soi feinte et ce sourire béât. Ça te donne ce pouvoir, cette impression d’immortalité et de bien-être qui ne sont qu’illusoires. « Bon, j’pense que j’peux t’en raconter les grandes lignes, sûrement. J’sais pas trop, je sais pas ce que j’fais. » Et c’est vrai. Tu sais pas pourquoi tu fais ça, tu la connais que sous sa carapace de vos nuits noires Midona - mais tu savais que tu pouvais lui faire confiance, tu savais qu’elle ne te voulait pas du mal, tu savais que tout ce qu’elle voulait c’est se sentir bien, se sentir mieux, comme toi, et ça tu le sens Shawn. « J’dirais pas que j’ai mal, j’ai dépassé ce stade depuis un moment déjà. » Il était vrai, tu ressentais plus la douleur, tu la voyais, tu la conservais sur les marques violacées de ta peau qui sont comme gravés, écrites au marqueur indélébile et qui jamais ne disparaîtront, et qui jamais ne te laisseront oublier. Tu te ressers un shot, t’en as besoin, t’es comme Popeye et ses épinards - mais en moins clean. Immédiatement, tu le bois. Tu cherches tes mots, tâtonnes la forme de tes phrases, leur tournure. T’as pas envie de dire n’importe quoi, d’ajouter de détails dispensables, t’as pas envie que ce soit trop long. « Disons que j’suis un gars avec des souvenirs, un gars qu’à tout perdu et qui peut rien retrouver. » Et tu rigoles dans un rictus ridicule.

Tu rigoles de toi, tu rigoles de la pitié et de la condescendance que t’inspires, tu rigoles de ta pathétique personne, de ta carcasse. T’as plus de clopes, tu balances le paquet à travers la pièce en serrant les dents; foutue nicotine que tu te reproches. « J’veux pas être émotionnel ou quoique ce soit, j’veux pas paraître trop pompeux avec mes mots compliqués et mes phrases sans queue ni tête mais j’crois que j’ai besoin de te raconter mon histoire métaphoriquement pour me donner du recul. » Tu passes une main sur gorge, t’étires légèrement le cou en tournant la tête quelque peu. Au final, faut croire que si t’arrives pas à le dire vraiment, c’est que t’as encore mal n’est-ce pas? Tu devais avouer que t’en savais trop rien pour être honnête. T’avais l’impression de pas te connaître, d’être un corps dans l’esprit d’un autre. Dans la continuité de la soirée, ton récipient de cristal - s’il en est un - vient à se remplir de nouveau, et se vider presque aussi tôt. Tu bois ça comme une cure, comme une médication; peut-être s’agissait-il de cette façon sur toi? Un médicament, c’était amusant d’y penser. « Bien, supposons que… Tiens. Imagine, un lapin. N’importe lequel, un simple, normal, il a rien de bien extravagant ce lapin. » T’as l’air ridicule avec tes métaphores, avec ton histoire inventé, ou plutôt calquée, dérivée de la tienne.

Encore un peu plus de liquide dans tes veines. « Eh bien ce lapin, il vit très heureux avec sa famille, il y est accepté et tout va bien pour lui. » Souvenirs d’enfance, l’image vague d’un papillon vient s’imposer dans tes pensées. « Ce lapin trouve une lapine, ils sont heureux, ou presque, enfin si, mais pas totalement d’un côté - celui du lapin mais j’te fais pas un dessin ça se comprend. » T’es compliqué quand tu t’y mets. Tu te rappelles du parc, de ta compagne, tu te te rappelles de l’incident. « Jusque là tu suis? Parce que ça va se compliquer et devenir un peu hard à… euh métaphoriser. » Quel pauvre littéraire tu fais. « Donc ce lapin se sent pas tout à fait à sa place avec cette lapine, il ne sait pas trop pourquoi; un pressentiment peut-être? Au bout d’une après-midi passée à deux dans une plaine d’herbe verte, le lapin se rend compte qu’il est très différent de sa lapine - disons qu’ils sont finalement d’une autre race et que le lapin avait été trompé par la couleur de son pelage. » Et t’es con aussi quand tu t’y mets. « Oui, c’est débile, pas de commentaires. » Tu réfléchis rapidement à la suite, te frottant nonchalamment le menton. Ça fait quand même beaucoup à assimiler d’un coup.

Toujours plus de liquide dans tes veines. « Ils se séparent du coup et la lapine ne veut plus lui parler, elle se met à dire à tous ses amis lapin qu’il est différent, et ses amis le répètent à leurs amis et ainsi de suite jusqu’à ce que tout le monde le sache. Et il se sent plus à sa place. » Il se visualise encore à ce jour de façon parfaite le fameux moment où il a traversé ce couloir lors de cette fameuse rentrée, ces index accusateurs pour la première fois jetés sur lui et ces messes basses qui caressaient ses oreilles. Mauvais souvenirs, pires souvenirs, souvenirs noirs, souvenirs à jamais souvenirs. « Il vit son quotidien comme ça pendant un moment, quelques années. » Chaque matin tu poussais les portes de l’établissement sous les regards juges des étudiants, et chaque matin tu baissais la tête sans jamais rien dire, en traversant seul les allées, en rejoignant seul les salles de classe, en étant seul. « Puis un jour qu’il avait rien demandé, ce lapin se fait encercler par tous les lapins du village, il est seul face à la foule, et se distingue trois grands lapins, imagine les pas spécialement menaçants mais plutôt confiants, et surtout groupés, soudés, c’est important. » La scène revis dans ton esprit, elle se reforme, et sur tes iris tu revois le cercle autour de toi, ces gens qui murmurent, ces trois garçons qui te dominaient, ceux-là même qui allaient t’enfoncer.

Encore un peu de liquide dans tes veines. Il était temps que tu finisse ton récit, la pauvre Midona devait avoir eu le temps de terminer son joint avec toutes ces paroles que tu déblatères - tu ne savais pas, tu ne la regardais pas, tes yeux étaient fixés sur le mur devant toi, comme un moyen pour te rattacher à la réalité et ne pas te faire aspirer par ces images qui réapparaissent, ses sensations qui remontent. « A partir de là, faut juste retenir que les trois grands lapins font un ravalement de façade à l’autre lapin, autour c’est trop compliqué. Le petit lapin est tout triste, fait pitié, il quitte le village vers un autre endroit. »« Fin. Ça t’a plu? Tu penses que je pourrais en faire un livre pour enfant? J’suis sûr que ça serait sympa. » Abruti à moitié bourré. Tu te lèves avec peine, titubes jusqu’aux fenêtres et les ouvre - il serait temps d’aérer un peu cette piaule, avec toute cette fumée qui s’accumule tu vas finir par tomber malade; la bonne blague. Tu reprends ta place sur la banquette à moitié effondrée. « J’vais le prendre ton joint finalement, tu me le roules? » Encore un peu de poison dans tes veines. « Et toi, pourquoi t’as mal Midona? »
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Re: ❝ feels like we've been falling down // midawn | Dim 07 Aoû 2016, 02:33

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Elle pourrait mourir une, deux, cinq fois qu'elle en aurait rien eu à foutre. Immortelle, née pour vivre à tout jamais — et trois mille ans, c'est déjà suffisant. Alors pourquoi pas tout foutre en l'air ? Seule, elle est seule Midona. Elle a pas d'amitié saine, pas de belle personne dans son entourage ; ils sont tous aussi tordus qu'elle, parce qu'il faut de lourds problèmes pour ne serait-ce que l'apprécier. Et ils l'apprécient pas tous, ses amis — y en a qui rêvent de lui faire sauter la mâchoire, et d'autres de la sauter elle. Le narcissisme à son état le plus brut, l'incarnation du héros mort par amour pour sa propre personne.
Et si elle se voyait dans un miroir, est-ce qu'elle s'aimerait ? Non, probablement pas. Comment aimer un sac d'os aux relents de rebelle, comment trouver de la beauté dans la douleur d'avoir tout perdu des dizaines de fois, comment apprécier le deuil dans sa forme la plus pure, la plus sauvage ?

« — Disons que j'suis un gars avec des souvenirs, un gars qu'à tout perdu et qui peut rien retrouver. » Et le récit commence, tu t'incarnes en un lapin & la métaphore est si douce, si innocente que ça n'en rend l'histoire que plus cruelle, plus dure à entendre. Midona, elle a jamais eu à affronter les difficultés par rapport au sexe, à l'orientation sexuelle ; tant que ça lui plaisait, ça pouvait être un mec ou une nana elle s'en foutait. Et elle croyait, elle croyait naïvement que le monde entier était ainsi.

Mais la Terre est un lieu cruel, un lieu qui aspire la vie et la détruit jusqu'à nous en dégoûter — j'veux mourir malheureuse, pour ne rien regretter. L'alcool brûlant enflamme l'intérieur de sa gorge lorsqu'elle siffle un énième shot, les veines déjà anesthésiées par la morphine. Ça lui fait du bien et du mal, elle a l'impression d'être dans un état second ; est-ce qu'elle se rappellera de cette soirée, le lendemain ? « — Fin. Ça t'a plu ? Tu penses que je pourrais en faire un livre pour enfant ? J'suis sûr que ça serait sympa. » « — Carrément. Appelle-le L'homosexualité pour les nuls, ça se vendra bien. » Léger clin d'oeil et elle se penche vers la table du bonheur quand tu mentionnes ton désir d'avoir un joint.

Les griffes rangées pour manipuler le broyeur sans se les péter, elle y glisse quelques têtes de ganja et apprécie leur mort dans sa petite capsule, avant de les étaler sur sa feuille — la précision des années passées à répéter ce geste, aussi à l'aise qu'un voyant. « — Et toi, pourquoi t'as mal Midona ? » Evidemment, la question devait tomber. Après le lapin différent, c'était l'histoire de l'enfant squelette qu'il fallait entendre. Elle serre les crocs, quelques secondes ; presse le joint entre ses doigts maigres, après un coup de langue précautionneux sur la feuille, pour le fermer.

« — J'ai perdu ma famille. Plusieurs fois. » Le briquet est allumé contre le bâton de poison pour sceller l'extrémité à glisser dans sa bouche, et elle te le tend sans plus de cérémonie, laissant le sien se consumer sur le meuble. « — C'était y a longtemps, évidemment. Je t'épargne la métaphore, j'suis pas aussi subtile que toi. On vivait sur une île, une grande île de dragons ; mais de dragons esclaves. Je sais pas ce que c'était, qui nous tenait en laisse. On les appelait les Destructeurs. » Des milliers d'années en arrière et pourtant elle s'en souvient comme si c'était hier. « — Un jour, un paquet de personnes sont venues foutre le bordel sur l'exploitation. Mes parents sont morts. Mon frère est parti, il s'est enfui. Ma sœur et moi, on s'est fait chopées. »

Sa gorge se serre et elle prend une nouvelle bouffée de fumée pour se détendre, s'assoit par terre et laisse sa tête se reposer contre le canapé. « — J'ai passé cinq cents ans dans ce qu'on appelait la Cage. C'était une arène dans laquelle on se battait à mort. C'est là qu'on m'a appelée Skullkid, parce que j'étais une enfant squelettique. Et parce que j'avais un masque en os, j'imagine. C'est aussi là que j'ai rencontré un vampire. » Enième shot enfilé au fond du gosier, son esprit se brouille.

« — On a fini par sortir, j'voulais qu'une chose : retrouver mon frère. Et j'lai cherché, pendant quatre cent ans. Ça paraît beaucoup, mais à mon échelle c'est une poignée d'années. Et quand j'lai retrouvé, c'est là que j'ai eu la première… vision, de ma vie. Un elfe, j'crois, m'a montré le superbe suicide de Darragh. Ça m'a brisée, pendant cent ans. » Respirer lui semble de plus en plus dur malgré les fenêtres ouvertes et elle fait rentrer plus d'air, légèrement tendue. « — Puis on est parti, avec le vampire. Jusqu'à ce qu'il disparaisse en plein milieu d'un désert et qu'il me laisse seule, comme une conne. Encore. » Ses lèvres s'étirent en un sourire amer, plus le temps passe et moins elle s'y fait. « — J'ai refait la connerie, Shawn. J'crois que j'suis tombée amoureuse, mais j'arrive pas à savoir de qui. J'suis une pute, non ? Non, mieux. Une salope. »

Offerte à trop d'hommes, de femmes. Offerte après quelques verres, quelques sourires et quelques baisers ; y a longtemps qu'elle a abandonné l'idée de se poser avec quelqu'un, parce qu'elle est pas comme ça Midona. Elle aime trop virevolter pour oser s'écraser dans les bras du premier venu. « — Mais ça me dérange pas, j'aime bien. C'est cool de vivre comme ça. Ça fait mal, mais pour ça y a la morphine maintenant. » Et la voilà à encourager une jeune pousse à se détruire avec des médicaments illégaux ; la voilà qui prône le mensonge et l'hypocrisie, alors que les rares personnes qui atteignent son âge sont d'une sagesse exemplaire.

Voilà Paradoxe, dans toute sa splendeur. « — J'en ferais pas un livre pour enfants, mais plutôt un livre pour adultes. Le genre psychologie, p'tête. Ou une biographie. Même si un livre porno serait plus crédible. » Léger rire et sa tête finit par s'écraser contre ton genou, l'air dépité. « — C'est dur la Terre, c'est pas un endroit sain. J'ai envie de croire que l'île est mieux, j'espère que toi t'y crois. Y a moins de morts ici, j'ai l'impression. Ou c'est plus facile de pas s'attacher ; mais y a quand même des exceptions, hein ? C'est pas grave d'être différent, tu sais. » Des dizaines d'idées à la suite, comme un flot continu de paroles sans aucun sens.

« — J'ai plus envie d'être immortelle, j'arrête pas de voir mes amis mourir. J'ai pas envie qu'ils meurent, ça m'soûle. » L'enfant, l'enfant squelette qui enterre son entourage. Une fossoyeuse, ou plutôt une faux soyeuse. « — T'as déjà perdu quelqu'un, dans tes potes ou ta famille ? J'espère que non, t'es trop jeune pour connaître la mort. »

On n'est jamais assez âgé pour la côtoyer, la mort et son sourire enjôleur. Et peut-être qu'on n'est jamais assez malsain pour l'aimer, Midona et ses yeux sans vie.
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Re: ❝ feels like we've been falling down // midawn | Mar 02 Mai 2017, 04:58


— midona & shawn —
you can't wake up this is not a dream
T’attrapes le joint que t’a roulé Midona et le pose entre tes lèvres. La première bouffée t’arrache les poumons, la première bouffée te fait tousser - voilà bien longtemps que tu n’avais pas touché à un bâton de poison, un peu trop longtemps. Tu t’y habitues vite, au fil des bouffées, au fil de l’histoire que te contes que ta partenaire de ce soir - “histoire”, ou plutôt sa vie, l’histoire de sa vie, son passé, comment elle a fini ici, à se détruire dans ton salon. Tu l’écoutes, tout ce qu’elle dit, tu retiens les détails les plus frappants, parce que t’as pas la force de tout retenir, et surtout pas tous tes neurones fonctionnels. Tu sens que le monde autour de toi s'apaise, que la brise qui s’engouffre par la fenêtre est plus douce, que tes poumons noircis se dégagent. Ce n’est qu’une illusion, tout ça n’est qu’illusion. Un monde temporaire construit par vous deux, comme un château imaginaire, comme un bouclier contre l’extérieur.
T’es loin d’être un salope, ou une pute.”, que tu laisses échapper de ta bouche. “Enfin, t’es ce que tu veux, mais tant que c’est pas ton métier, t’es pas une pute.
Tes mots s’alignaient de plus en plus aléatoirement, bizarrement. Avec un peu de chance, elle comprenait tout de même ce que t’essayais de dire.

Quelques taffes de plus et ton cerveau semble comme embué. T’attrapes de nouveau un peu d’alcool et regarde d’un oeil de plus en plus dépité les bouteilles se vider. Tu voulais pas qu’elles soient vides, tu voulais pas ne plus avoir aucun liquide à mélanger à ton sang, t’en avais besoin. “Est-ce que j’ai déjà perdu quelqu’un?” Tu concentres le peu de matière grise qu’il te reste et repense aux membres de ta famille, à ton entourage, aux gens tu connais. “Y a une partie de moi qu’est morte, à part ça rien à déclarer.” Tu te trouvais drôle, t’étais là avec ton rire d’inconscient, et ça t’allais, t’étais défoncé et bourré, la vie semblait plus belle ce soir, et t’en profite - pour le temps que ça va durer. “Mon humour laisse à désirer, oh well.” Ouais,, tant pis. Un autre shot, et le bâton de poison qui se finit. “En tout cas, pour revenir au lapin, il a eu l’impression de mourir quand les trois se sont ramenés. Mais bon, maintenant le lapin se torche et se défonce dans un appart’ en ruines duquel il paye pas le loyer avec une fidèle partenaire et de la morphine, j’trouve qu’il s’en tire bien.

Tu t'enfonces dans le canapé qui ne cesse de grincer au moindre de tes mouvements, ce vieux truc en lambeaux. Un autre shot coule long de ta gorge. Plus beaucoup de liquide. T’en ressers un à Midona, on t’a toujours dit de partager les denrées précieuses. Ouais, les bouteilles ne contiennent plus que quelques goûtes maintenant. Putain d’assoiffés que vous êtes. Quand tu penses à la gueule de bois que t’auras demain, tu souris comme un con - faut dire que ça te faisait du bien de temps en temps, un bon mal de crâne, plutôt qu’un mal au moral. Tu te lèves, tu fouilles dans quelques tiroirs, derrière quelques coussins, sur les lattes du plancher, tu rassembles de petits pièces de monnaie, ta seule richesse, tes seules économies. Tu te tournes vers ta partner in crime : “J’ai 50 drachmes, si t’as de quoi compléter on peut aller vite fait à la petite supérette ouverte de nuit à deux blocs d’ici.
Plutôt crever que de ne plus boire de la soirée, t’étais prêt à sortir de ton état d’extrême déchet pour avoir ne serait-ce qu’un peu plus de liquide. Tu t’avances vers la porte, s’attendant à ce que Midona te suive. “Si on a assez d’argent après avoir acheté une nouvelle ‘teille, j’pourrais p’têt me prendre un nouveau paquet de clope.” Tu souris en tournant la poignée. “Au pire, j’pourrais toujours me prostituer.
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Re: ❝ feels like we've been falling down // midawn | Dim 30 Juil 2017, 13:32

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Midona elle galère à respirer, des fois – y a trop d'air qui s'engouffre et ses poumons qui la supplient d'arrêter, par peur d'exploser. Y a du poison aussi, avant c'était la pollution maintenant c'est la fumée de tout ce qu'elle fait brûler, quelle inhale comme pour anesthésier jusqu'à son cerveau, pour se persuader qu'elle va bien, que tout va bien même, et qu'elle aura beau finir sa vie toute seule tout ira bien jusque-là. « enfin, t'es ce que tu veux, mais tant que c'est pas ton métier, t'es pas une pute. » « de sages paroles. »

cynisme à peine palpable et elle peut pas s'empêcher d'éclater de rire l'espace d'un instant ; le genre de rire un peu misérable, que seuls les soiffards et les toxicos peuvent lâcher parce qu'ils ont l'impression d'avoir rien à perdre et tout à gagner. Midona elle est dans cet état d'esprit perpétuel – elle a plus rien, rien à perdre, sauf qu'elle gagnera pas non plus. Tout ce qu'il lui reste c'est les jours infinis et quelques personnes qui la lâcheront, la laisseront tomber pour aller en enfer ou au paradis.
Mais ce soir, ce soir elle a décidé qu'elle s'en battait les couilles. Elle culpabilisera demain d'avoir réduit leur importance à néant, de les avoir négligé dans le seul but de soulager sa conscience et d'éviter de partir dans le bad trip – c'est comme ça dès qu'elle se plante une seringue dans le bras, ça commence par la calmer, ça l'apaise et du coup, quand la réalité la rattrape, quand elle la choppe à la gorge et qu'elle la force à regarder tout ce qu'elle cherchait désespérément à ignorer, Midona elle craque. Mais pas ce soir, pas ce soir.

« tu crois que c'est comme ça qu'il a été fait, le lièvre de mars ? » cette pauvre bestiole détraquée, toujours à regarder une montre qui ne marche pas, à s'évertuer à être dans les temps alors que plus personne ne l'est – qu'il n'existe peut-être même plus, le temps. « on devrait aller au pays des merveilles, shawn. » là-bas ça irait mieux, non ? Ils sont dingues, mais pas méchants ; et puis alice elle était sûrement sous acide quand elle y a fait un tour, donc vous auriez votre place. Peut-être même qu'elle pourrait faire semblant d'avoir des yeux vivants, qui voient et qui envoient des signaux à son cerveau.

Pendant qu'elle divague, joint aux lèvres sans être capable de tirer une latte, tu soulèves l'idée d'aller acheter encore plus d'alcool – elle est pas sûre que qui que ce soit vous en vende dans l'état où vous êtes mais justement, si elle pense que c'est pas possible, c'est qu'elle est assez lucide pour faire croire que tout va bien. « j'ai assez, j'peux te payer ton paquet de clopes. Tu m'en fileras une ou deux pour compenser. » cadeau d'une pauvre à un autre ; elle sait qu'elle tiendra pas longtemps midona, qu'elle a beau faire comme si tout allait bien un jour, elle devra juste partir pour reconstruire quelque chose, passer quelques siècles dans un autre monde. Elle a toujours voulu visiter les enfers, comme une touriste – peut-être qu'en papillonnant des cils, hadès lui offrira un ticket gratuit ?

Elle se lève lentement, s'accroche d'abord à un meuble pour s'assurer que ses jambes ne tremblent pas et ravale un rire ; son visage se déforme d'un bonheur factice l'espace d'un instant, avant qu'elle ne se racle la gorge et marmonne quelque chose du genre « ok, sérieux », histoire de se persuader qu'elle pourra avoir l'air en état de s'enfiler une bouteille de plus. « shawn, t'es trop jeune pour acheter de l'alcool. Tu prends les clopes avec ça – argent fourré dans ta main, elle récupère le tien – et moi j'moccupe de l'alcool. On se retrouve devant l'immeuble. Si dans une demi-heure un des deux est pas revenu, on appelle. Et s'il répond pas, on le cherche, ok ? » comme ça, vous aviez à peu près toutes les chances du monde de vous rater, et de passer le reste de la soirée à vous chercher, comme deux ivrognes, dans toutes les rues de la cité.

Inconsciente de la stupidité de son plan, elle assène une petite tape sur tes fesses pour te forcer à accélérer le pas ; c'est qu'elle a envie de pisser et pas le temps de niaiser, prête à acheter de la tequila et, si le pognon joue en sa faveur, un petit pack de heinekken. Sauf qu'elle a aussi très très envie de jouer du piano et qu'elle manque d'oublier son objectif en te saluant d'un geste du bras (presque apte à lui démettre l'épaule), trop fascinée par les lumières chatoyantes de la lune et de ses condisciples nébuleuses. Il lui faut entre cinq et dix minutes pour se rediriger vers la supérette, environ dix de plus pour convaincre le vendeur de lui céder la bouteille – au final, l'argent le convainc suffisamment – et, dans un accès victorieux, dix supplémentaires pour réussir à retrouver son chemin. Et quand elle arrive, déterminée, ça fait probablement plus quarante minutes que trente ; elle regrette son idée et ton absence, s'assoit sur le trottoir en espérant que tu as juste un léger retard.

Téléphone en main, hoquet qui la force à poser bouteille et bières sur le sol derrière elle et elle appelle. Pas sûre d'avoir le répondeur ou la personne en elle-même, elle se contente de chouiner à l'appareil des inepties, du genre « gros t'es où j'vais me pisser dessus, en plus j'suis fatiguée et j'ai soif mais j'veux pas boire toute seule » et tout un paquet d'autres trucs. Mais une chose est sûre : elle est pas le moins du monde en état de te chercher, donc t'as intérêt à rappliquer vite. Avec du bol, quelqu'un passera et la prendra pour une clocharde – et elle se fera un peu d'argent, sans même avoir à enlever son pantalon.
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J'ai traversé le portail depuis le : 19/04/2016 et on me connaît sous le nom de : delgnvflue. Mon nom est : Shawn Lightwood-Valdez. Actuellement je suis : célibataire et homo-demisexuel. Il paraît que je ressemble à : Tachibana Makoto, Free! - Connor Franta (IRL) et à ce propos, j'aimerais remercier : (av) misha la best | (cs) delgnvflue, reyenn.
Re: ❝ feels like we've been falling down // midawn | Ven 25 Aoû 2017, 13:30


— midona & shawn —
you can't wake up this is not a dream
« Gros t’es où j’vais me pisser dessus, en plus j’suis fatiguée et j’ai soif mais j’veux pas boire toute seule. », c’est tout ce que t’arrives à comprendre lorsqu’elle te parle à travers le combiné. T’as la vue un peu trouble, et t’arrives pas trop à te repérer dans les rues, ta clope fraîchement sortie de ton nouveau paquet. « J’arrive meuf, touche pas à la bouteille sans moi, tu s’ras mignonne. », et tu raccroches.
Tu cherches ton chemin, comme si tu connaissais pas les lieux, alors que t’as traversé ses rues un nombre incalculable de fois. T’arrives même pas à visualiser le bas de ton immeuble, là où t’habites. Putain que t’as mal au crâne, Shawn. T’avances, dans la brume du milieu de la nuit, et dans la brume des ta vision.
Faut que tu rejoignes Midona, faut que tu continues à boire, à fumer, à te piquer, faut que t’oublies tout, que tu t’réveilles en aillant encore oublié sa présence. C’est comme ça à chaque fois, ça doit être comme ça ce soir aussi.

Tu tournes au coin d’une rue, et par miracle, ou chance, c’est la bonne. T’apperçois ton amie au loin, tu la vois assise sur les marches devant la porte ; comme quelque sans domicile fixe égarée, ou comme n’importe quelle fille bourée au milieu d’une nuit noire. Tu t’approches en titubant, essyant de garder autant d’équilibre que tu peux, et t’arrives à sa hauteur. Un sourire penaud accroché aux lèvres, tu lui tends la main pour qu’elle se relève. « Ca y est, j’suis là, t’inquiètes j’allais pas te laisser », j’aurais pu, mais c’est parce que j’me serais perdu, « on remonte, tu pars pas tant que c’est pas tout vide. », et tu glisses le pass sur le capteur pour dévérouiller la porte, et t’entames l’ascension rocambolesque des marches.
On va continuer, Midona, continuer à s’tuer le cerveau et à s’péter le foie.

Tu retrouves ton appartement miteux, les bouteilles vides sur la table, que tu balances par terre pour les remplacer par celles qui sont pleines. T’attends à peine que ta camarade du soir soit rentrée pour remplir les petits shots de liquide pur. « T’es prête pour le round two, bébé? », et cul sec. T’agites la tête, comme pour t’empêcher de t’endormir, de t’écrouler. L’alcool, la rivière brûlante dans tes veines, c’est la seule chose qui peut te faire tomber ; tu devrais boire plus souvent, t’as besoin de ce sommeil, Shawn.
Tu fixes Midona, et son double. T’as souvent rigolé quand on te disait que l’alcool dédoublait les choses, t’y croyais pas trop, tu buvais pas beaucoup, à l’époque ; mais maintenant tu sais que ça arrive, parfois.
« Putain, deux Midona ; c’est encore mieux qu’une, tu vas faire exploser mon appart’ tellement t’es une bombe. », tu sais plus ce que tu dis, à ce stade là, t’as perdu ta lucidité, ta sobriété.
Nouveau shot.
Nouvelle clope.
« Midona. Me quitte jamais. »




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