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 ••• hold your breath ; Aria

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Demi-Divinité fille d'Aphrodite & Ange

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Shu-Fang «Jodie» Zhou
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••• hold your breath ; Aria | Ven 22 Avr 2016, 22:45



jodieetaria




hold your breath
Il faisait froid ; il faisait dur. La douleur au cœur, la douleur au ventre, la douleur partout. Sous les paupières closes, au bout des lèvres gercées, au bout des doigts tremblants. Une maigre chaleur au fond du ventre ; la seule qui lui demeure. Sa peur au fond de la gorge, son dos courbé et son souffle étouffé. Son rêve tourne court. Elle perd pied, elle perd tout. Elle a déjà tout perdu. Elle se rappelle comme le rire de Felix était doux pour son cœur, elle se rappelle des yeux fatigués de Monsieur qui se levaient avec difficulté pour la contempler, elle se rappelle de Ciel. Ciel. Ce mot ravive un feu en elle, alimente cette maigre chaleur qu'il lui reste au fond du ventre. Elle la maintient dans un état second, une sorte de colère. Profonde. Elle avait compris trop tard et son cœur meurtrit hurlait de terreur. Son regard s'était fendu, son rire s'était perdu et elle avait fini par oublier tout ce qu'elle avait su un jour. A propos de l'amour, de la chaleur, de la douceur. Mais elle se souvenait de Felix et de ses yeux qui la regardaient avec tendresse et elle se rappelait de sa profonde tristesse lorsque sa peau était froide et ses pupilles vides. Et elle oubliait. Elle oubliait parce qu'elle avait peur de ressentir toutes ces choses encore. 

Soudain un froid s'empare d'elle et elle ne se sent plus respirer. Elle étouffe lorsqu'une voix résonne dans sa tête, infinie. Encore. Encore. Encore. Vis, ma Jodie. 

Elle se releva, paniquée, crachant toute l'eau qui s'était infiltrée dans ses poumons et rampa en dehors de la fontaine. Ses poumons malmenés, son souffle s'accélère et elle tombe, le dos contre le sol. Le ciel était beau, ce matin. Bleu et avec rien qu'un peu de nuage, une couleur orange dégradant à l'horizon. Elle ferme les yeux. Elle était certaine d'avoir entendu la voix de sa colombe. Sa colombe.. Elle lui manquait terriblement. Une idée s'imposa à son esprit, tout naturellement. Sa colombe l'avait-elle sauvée de la mort ? Elle serre les dents et ouvre les yeux. Elle n'avait pas rêvé. Elle avait senti le choc contre les rochers, elle avait senti la terreur la pétrifier lorsque Ciel approchait ses mains d'elle, elle avait senti son pouls accélérer lors de la chute. Elle avait senti son cri étranglé au creux de sa gorge asséchée. Elle se souvenait de tout ça ; alors que faisait-elle là ?

Elle se releva, le dos courbé et le regard planté sur ses pieds nus contre le sol. Elle n'était habillée que d'un t-shirt blanc et un short bleu. Elle ne savait d'ailleurs pas d'où ces vêtements sortaient, mais ils étaient bel et bien là. Elle papillonne des yeux un instant avant de se paralyser complètement. Felix. Elle ouvre la bouche, comme pour esquisser un gémissement et finit par se relever. Trempée de la tête aux pieds, elle grelottait. Courant dans les rues où les passants ne cessaient de la dévisager, elle se disait qu'il devait être là, quelque part. Que si elle était revenue d'entre les morts, il devait revenir, lui aussi. Mais il n'en fut rien. Et elle se sentit alors la personne la plus seule et la plus sale au monde.

Pourquoi avait-elle eu droit à la vie ? Pourquoi elle, pourquoi pas lui ? Elle n'en voulait pas, de cette existence ; elle n'en voulait pas, de cette solitude. Elle ne voulait plus respirer sans que son souffle se joigne au sien ; elle ne voulait plus rire sans qu'il l'entende. Elle s'effondra. Elle était revenue dans un monde qu'elle ne connaissait plus. Elle était revenue à une vie qui s'était déjà effondrée. Elle n'avait plus Monsieur. Elle n'avait plus Ciel. Elle n'avait plus Felix. 

Elle était seule.
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Aria S. A. Ashcrown
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Re: ••• hold your breath ; Aria | Dim 30 Oct 2016, 22:18

Hold your breath


Jodie & Aria




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La liasse de papier heurte deux fois la table – toc toc, bruits sourds, mouvements qu’elle peine à rendre élégants. Aria inspire profondément, se contient finalement : un soupir serait mal vu, pour conclure une longue réunion avec d’importants collaborateurs. Une demi-seconde à peine elle baisse la garde, la fatigue tire ses traits d’argile. Les négociations avaient été trop longues à son goût. Pourquoi l’autre parti tenait-il absolument à compliquer leur contrat ? S’ils pensaient ressortir de la salle de réunion avec un pactole plus élevé qu’à leur arrivée, c’est qu’ils ne s’y connaissaient absolument pas. Au final, ils leur avaient juste fait perdre à tous une bonne nuit de sommeil.
La jeune femme relève le menton pour trouver le regard de son supérieur. Eril, à qui son agacement et sa fatigue n’avaient sans doute pas échappé, lui adresse un bref sourire. Les autres membres de l’assemblée n’avaient quant à eux rien remarqué – en même temps, ils ne pouvaient la connaître aussi bien que son père adoptif.

Finalement, pour sa plus grande satisfaction, il échange de derniers mots avec le directeur de l’entreprise partenaire et se redresse légèrement. « Maintenant que nous sommes tombés d'accord, je propose que nous mettions fin à cette réunion. » Déclare-t-il solennellement, puis son expression s’adoucit. « Du café et des viennoiseries vous attendent dans la salle d’en face, si vous souhaitez déjeuner avant de repartir. »
Immédiatement, la tension se dissipa. Les sourires apparurent, quelques voix s’élevèrent entre les bâillements pour lancer un petit commentaire reconnaissant ou humoristique. Aria sentit que pour tous, cette annonce était la meilleure de la réunion. Elle-même sentit son humeur s’améliorer légèrement. Ce qui ne voulait absolument pas dire qu’elle était prête à faire la bise chaleureusement ; à vrai dire elle aurait aimé se dérober dans la seconde, mais sa condition de vice-directrice l’en empêchait. Son absence au repas pourrait porter préjudice à Eril. La sang-pur suivit donc le mouvement de foule, tout en entamant une discussion avec l’un des membres de l’équipe allocutaire qui venait de l’aborder.

Ce n’est qu’une heure plus tard, tandis que leurs invités prenaient congé, qu’Eril lui dit qu’elle pouvait rentrer prendre une douche et dormir un peu si elle le souhaitait – en ajoutant qu’il la rejoindrait rapidement au manoir, pour qu’elle ne se sente pas obligée de lui tenir compagnie. La demoiselle hésita un moment avant d’accepter ; elle ne pouvait nier être pressée de retirer sa robe et ses talons.
Lorsqu’elle sortit du bâtiment, une bourrasque fit voler sa chevelure d’argent. L’air frais tel un millier d’aiguilles s’insinua entre les fibres de son trench, la faisant frissonner à son contact. Aria rentra les épaules et baissa la tête tout en remontant son écharpe d’une main, l’autre étant réfugiée dans sa poche. Son sac sur l’épaule elle se lança sur les pavés de Skyworld en faisant claquer ses talons, attendit que l’effort ne la réchauffe pour lâcher le tricot fin, se redressa enfin – fit face au monde qui valsait au rythme de la vie, esquissant des pas répétés chaque matin lorsque le ciel s’éclairait. La chorégraphie n’était pourtant jamais tout à fait la même. Aujourd’hui, peut-être qu’un laitier allait faire tomber une bouteille ; qu’un serveur allait renverser son plateau de cafés ; peut-être même qu’un cœur meurtri allait battre de nouveau.

Là était la beauté d’un jour nouveau, lorsque le soleil venait réchauffer les corps endormis : ce n’était jamais le même que la veille.
Elle avait appris à voir cette beauté, récemment – et encore plus à l’apprécier.

Ses pensées la quittent un instant pour rejoindre celui à qui elle devait cette petite flamme de bonheur ; que faisait-il, à cette heure-ci ? S’étirait-il sous sa couette, buvait-il un café ? Etait-il seulement déjà réveillé ? Il était encore tôt, et Earl aimait faire la sieste lorsque son emploi du temps le lui permettait. Un mince sourire vient adoucir son expression, et la chaleur qui naît dans sa poitrine lui ôte toute fatigue. La Ashcrown se sent un peu idiote, pour le coup. On dirait une adolescente. Pourtant, elle n’y peut rien : sa première pensée de la journée est pour lui, sa dernière aussi, ainsi que la plupart de celles entre. Et cela suffit pour qu’il lui insuffle force et bonne humeur. Alors tant pis, si elle se fait l’effet d’une adolescente – tant pis, si elle devient idiote – elle ne pouvait cesser de l’aimer.

Bientôt la grande place d’Athéna se dessina devant elle, avec sa fontaine centrale et les silhouettes qui semblaient graviter autour. La vampire les regarda sans s’attarder dessus, elles étaient trop nombreuses et trop pressées – sans compter qu’elles ne lui prêtaient aucune attention, elle le voyait bien. Alors elle s’attarde à peine sur leurs visages préoccupés, tout en avançant de manière à ne pas les gêner. Son enthousiasme redescend un peu, heurté par l'indifférence qui émanait des personnes alentours.
Pourtant, tandis qu’elle se fraie un chemin dans cette foule qui n’attend personne, une vision aussi inattendue que triste accroche son regard ; un vêtement blanc, de longs cheveux lavande, un corps avachi près de la fontaine.

Sans quitter des yeux ce qui était de toute évidence une jeune fille, Aria ralentit un peu. Que lui arrive-t-il ? Elle est un peu curieuse, un peu surprise aussi ; cette personne lui semblait bien jeune. Trop jeune pour rester prostrée au beau milieu de la foule comme si elle avait tout perdu.
Mais elle n’a pas le temps de s’y intéresser plus – plutôt, on ne le lui laisse pas. Rapidement on la bouscule sans égard, et elle soupire. Ainsi fonctionne le monde, désormais. Il faut avancer sans se soucier des autres. Quelqu’un d’autre les ramassera.
Quel monde triste et froid.
Elle tourne la tête, accélère un peu.
La roue tourne, pour tout le monde. Peu importe l’âge ou la naissance.
Quelqu’un d’autre s’occupera de ramasser cette petite.
Ses pieds se figent.

Au fond, la jeune femme n’est pas sûre de ce qu’elle fait ; elle n’est même pas sûre de ce qui lui prend, lorsqu’elle fend la marée humaine. Elle sait juste qu’aujourd’hui, elle ne veut pas de quelqu’un d’autre ; elle ne veut pas de on la ramassera – comme on ramasse un emballage usé qui n’aurait pas trouvé la poubelle.
Elle ne veut pas laisser cette enfant seule sous prétexte que ce ne sont pas ses affaires.
Et quand elle arrive enfin à son niveau, Aria a au moins une certitude : ce n’est pas une mauvaise décision.

Elle reste debout quelques secondes, à la fixer en silence ; puis elle s’accroupit lentement, sans plus se soucier des autres qui vont et viennent autour. Tant pis, si ça les dérange ; ce n’est pas d’eux dont elle a décidé de s’occuper ce matin.
Ne laisser personne nous dire qui nous sommes et comment nous comporter ; cela faisait aussi partie des choses qu'il lui avait apprises.
L’héritière a tôt fait de réaliser que l’inconnue est trempée jusqu’à la moelle. Avait-elle fait un plongeon dans la fontaine ? Allez savoir. Quoi qu’il en soit, elle retire son écharpe et la place autour du cou gracile de l’adolescente.
« Tu vas attraper froid, comme ça. » Dit-elle avec autant de calme et de douceur dont elle se sent capable.
Qu’on lui pardonne si son approche est maladroite ; qui sait ce qu’il faut dire à une jeune inconnue semblant seule et abandonnée par son propre monde ?




~ Une rose de Ruru ♥️ ~

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Re: ••• hold your breath ; Aria | Dim 27 Aoû 2017, 16:13



••• hold your breath


Elle s'était résolue bien vite, Jodie, à regarder le monde autour d'elle la dévisager. Elle s'était sentie seule et perdue, au milieu d'une foule froide et indifférente de son état décidément paniqué et inquiété. Elle avait cherché des réponses en se pinçant la peau, en cherchant les limites du monde, à définir si elle avait vraiment froid ou pas. Mais la douleur était réelle et ses pieds contre les dalles glacées lui rappelaient sans cesse où elle était – et qu'elle était bel et bien.

Mais elle n'avait plus la force de pleurer. Elle n'avait plus la force de crier ou d'appeler à l'aide. Elle avait peur, déboussolée, elle était seule – et elle ne savait plus si ça la dérangeait ou si ça la rassurait.

Quelques minutes passèrent pendant lesquelles son esprit lui avait offert du répit. Quelques minutes précieuses pendant lesquelles le silence lui semblait apaisant et que les maux qui dévoraient son âme lui semblaient futiles. Elle avait fermé les yeux, et son souffle sifflant au bord de ses lèvres abîmées, elle s'était laissé bercer par la brise, incapable de bouger.

Un tissu se glissa autour de son cou, quelque chose comme de la soie mais en plus épais. Elle ouvrit les yeux et planta ses iris sur la personne qui s'était dressée devant elle, élégante et l'allure tendre, le regard brisé, décliné en des milliers de nuances chaleureuses et froides à la foi. Elle avait eu l'impression d'être surplombée par la présence d'un ange – ou quelque chose de plus majestueux, ses longs cheveux blancs tombant sur ses épaules. Et Jodie ne put s'empêcher de la trouver extrêmement belle.

« Merci »

Sa voix lui avait semblé faible, presque inaudible, et elle se sentit coupable de ne pas avoir exprimé sa reconnaissance autant qu'elle aurait aimé le faire. Elle avait passé ses doigts sur le tissu, l'avait serré un peu plus, et ses orteils avaient entamé une danse sur le bitume. Elle semblait hésitante sur ses mots, prenaient une pause entre deux parfois car elle ne trouvait plus le suivant. Elle ne savait plus si il fallait être polie ou si ça aussi, ça avait été une erreur dans sa vie.

« Je m'appelle.. »

Est-ce que c'était une bonne idée, donner son nom à une inconnue, alors qu'elle venait de se faire assassiner ? Est-ce que c'était une bonne idée, de lancer en ville l'information qu'elle était en vie ? Elle se mordit l'intérieur de la joue.

« Jodie. »

De toutes façons, elle n'avait pas grand chose à perdre.

« Je suis désolée, mada- madem-. Je suis désolée. Je voulais pas faire du soucis, mais j'ai aucune idée de ce que je fais là.. »






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