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 ❝ still playing your game // ethan

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Sang-mêlé Dragon & Mordue

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Midona P. «S» Valkyrie
Sang-mêlé Dragon & Mordue
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J'ai traversé le portail depuis le : 12/02/2016 et on me connaît sous le nom de : zelda. Mon nom est : paradoxe midona valkyrie. Actuellement je suis : célibatârde pansexuelle. Il paraît que je ressemble à : aradia megido // homestuck ; yosano suzume // hirunaka no ryuusei. et à ce propos, j'aimerais remercier : PERKURU DID THIS
❝ still playing your game // ethan | Mer 23 Mar 2016, 15:03

I WAS STILL PLAYING YOUR (GAME) BUT I COULDN'T (BEAT) IT
Le dragon rouge il est là, au bord de la rivière
il la regarde comme s'il allait rentrer dedans
mais il doit pas, il doit pas toucher l'eau meurtrière
et d'un coup c'est comme s'il s'arrêtait, le temps

il redevient humain et lève les yeux vers le ciel
il se dit peut-être que ce soir, la lune est belle
et il lâche un petit soupir, jetant ses vêtements sur le sol
il chuchote — Parry, j'espère que tu voles

et il prend une profonde inspiration
j'ai beau essayer d'interférer avec la situation
je le vois se jeter dans la rivière
après avoir marmonner son ultime prière.


Elle ouvre les yeux, la chaleur du soleil brûle sa joue, ses griffes plantées dans les draps déchirent, déchirent le tissu jusqu'à extirper la carcasse transpirante de Midona – cocon qu'elle s'est créée elle-même, prison dans laquelle elle s'est enfermée toute seule. Elle tend les oreilles la dragonne, les paupières relevées et le noir devant les pupilles ; un mur pourrait se trouver juste en face d'elle qu'elle ne le verrait pas, une épée tendue à quelques millimètres de son œil gauche qu'elle n'en aurait ni conscience ni cure.

Deux globes qui ne servent à rien, qui ne l'aident ni à se repérer ni à apprécier la beauté du monde – beauté qu'on lui contait au creux de l'oreille, lorsqu'elle n'atteignait pas encore le mètre vingt. Lorsqu'elle vivait enchaînée et exploitée, handicapée par sa cécité. Lorsqu'elle vivait avec son frère, grand et beau et rouge, si rouge que le sang lui-même paraissait terne à ses côtés. Et si elle a pu avoir un aperçu de cette majesté, de cette prestance de ses deux ailes – si elle a pu découvrir une parcelle de l'univers qu'on lui décrivait inutilement, ça n'était que pour profiter du suicide du seul être qu'elle a jamais respecté.
Aimé.

Dans un soupir et une symphonie de craquements sourds, la brune s'élève, pousse les lambeaux de couvertures d'un geste las, laisse le vent la porter jusqu'à la salle de bain ; un appartement en damier pour mieux se repérer, des objets qu'elle frôle du bout des doigts pour l'aider à situer sa position. L'enfant squelette s'allonge dans la baignoire une fois sûre que l'eau y est chaude, passe peut-être un quart de sa vie perdue dans ses pensées, ressassant les uniques visions de son existence – chaque détail fend son crâne, fait craquer ses fêlures et elle pourrait se noyer dans son bain par espoir de retrouver Darragh au fond de cette immensité suffocante.

Mais Darragh n'est plus sa seule préoccupation ; devenu mineur, il fait parti de ces dizaines de noms qui résonnent derrière la tignasse noire de Skullkid – et parmi ces derniers, il y a toi, Ethan. Toi qu'elle revoit, inlassablement, croisant ta sombre couleur et c'est comme si elle était toujours là, au coin de la rue. Ce bleu profond qui lui rappelle douloureusement la rivière, l'océan et peut-être la planète Terre en elle-même ; parce que tu réveilles un nombre incalculable de choses dans son esprit et qu'elle a beau repousser, tenter de résister elle s'y fondrait en grand – les bras ouverts et le sourire aux lèvres.

Et elle a implosé, une fois. La première fois, terrible soirée durant laquelle ta couleur l'a simplement ensorcelée. Elle a perdu pied le temps d'une nuit, s'est perdue dans tes mèches qu'elle imagine brunes, a pu parcourir chaque centimètre carré te composant avant que la dure réalité ne la rattrape, l'enserre entre ses griffes – et si le regret n'anime pas son âme, l'amertume y projette son encre noire, la mélancolie lui bloque la gorge comme un poids bouillant, une curiosité malsaine qui la pousserait à rechercher le bleu.

Il lui a fallu de longues semaines pour réaliser – pour reconnaître. Tant de semaines qu'elle en aurait épuisé sa réserve de mensonges, offrant à chaque rencontre un nouveau nom, un nouveau personnage. Elle a beau feindre l'innocence et nier la réalité, elle sait qui tu es. Elle imaginerait presque ton sourire lorsque tu la revois, prierait pour que tu ne la reconnaisses pas mais – mais ses prunelles trahissent sa cécité elle aime à penser que leur couleur la rend unique, sans réellement savoir ce qu'elle représente, sans même être capable de se figurer son propre visage elle se complaît dans l'égocentrisme, Midona.
Et elle se dit, elle se dit « de toute façon, il connaît pas mon nom » mais elle a conscience qu'elle a menti, qu'elle t'en a tant donné que même le plus simple des esprits aurait compris qu'aucun – ou peut-être l'un d'entre eux – des prénoms susurrés n'était honnête.

Un jeu s'est installé. Un jeu dans lequel elle n'a ni contrôle ni avantage ; un jeu dont elle semble plus être victime qu'autre chose, et ça la rend dingue d'attendre, de voir si tu vas craquer à force d'entendre ses mensonges. Elle voudrait te demander si ça t'a fait plaisir d'être le maître de la situation, si t'as pris ton pied à la voir s'emmêler dans ses fausses identités – mais ça reviendrait à admettre la défaite.
Alors elle s'est accrochée.

Et la voilà, l'aveugle au bord du gouffre et plantée sur ses talons, à mettre sa crédibilité de côté par pure arrogance, par pure fierté. C'est ce qu'elle se dit quand elle aperçoit ton bleu au milieu des autres couleurs et de cette taverne puante, quand elle feint l'ignorance et qu'elle trace tout droit – droit sur toi. C'est ce qu'elle se dit quand elle se perd dans ta couleur comme on se perdrai dans des yeux, quand elle retient sa respiration une deux cinq secondes, ce qu'elle aurait dû se dire avant d'ouvrir la bouche, un sourire narquois s'y dessinant quand elle passe à côté de toi.

« — Ethan. »
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J'ai traversé le portail depuis le : 07/03/2016 et on me connaît sous le nom de : elda. Mon nom est : Alexander Ethan McArthur. Actuellement je suis : célibataire et hétérosexuel. Il paraît que je ressemble à : judal (magi : the labyrinth of magic) & IRL harvey newton haydon et à ce propos, j'aimerais remercier : bby Hikari ♥ (avatar) & ginger doudou ♥ (signature)
Re: ❝ still playing your game // ethan | Mer 23 Mar 2016, 18:55

3 nuits par semaine c'est sa peau contre ma peau et je suis avec elle et 3 nuits par semaine mais bon dieu, qu'elle est belle Les longs doigts masculins s'échappent sous le premier corsage, laissant dévoiler un corps sculpté pour l'amour, c'était sûr, il l'avait prédit dès la première fois qu'il l'avait vue dans ce bar miteux. Les bras autour de son cou capturent son attention de tout son être et jamais il n'aurait souhaité qu'elle lui échappe encore aux premiers rayons du soleil qui fracasseraient la fenêtre aux aurores. C'était sa nuit à lui, à elle, à eux, et pourtant elle était sous une nuit différente et les courbes qu'il caressait avec gourmandise étaient inlassablement les mêmes, avec ce même goût du renouveau à chacune des réapparitions de l'éphémère. L'espace d'un instant figé dans l'espace temps, chacune de ses identités diverses étaient siennes, autant qu'il lui appartenait lui-même avant qu'elle ne se dérobe plus tard, jamais plus la laisser tomber sinon elle se serait fracasser.
Ses yeux carmins s'ouvrent sur ceux de la Valkyrie, elle est toujours là, à ses côtés, une chaleur sensuelle expirant du moindre de ses pores comme une fumée salvatrice. Il se colle un peu plus, revient vers elle, avant de se perdre dans d'autres songes où elle serait encore là à son prochain réveil.
Le sommeil sans fantasmes s'interrompt, et McArthur s'éveille seul dans des draps froissés. Était-elle là hier au soir ? Est-ce que ses bras laiteux, sa peau douce ont bercé le demi-dieu ? Sa voix mélodieuse lui a-t-elle susurré les mots qu'il attendait ?

✖ ✖ ✖

Comment tu t'appelleras cette fois, enfant squelette ? Sous quelles syllabex tu te présenteras à lui, celui qui revient chaque fois dans ce même bar miteux pour sa suprême, rien que pour voir tes beaux yeux. Sa silhouette frêle s'agite au loin sous son regard avisé, et il attend, observant silencieusement. Est-ce qu'elle sentait la présence qui l'espérait ? Son souffle chaud se rapproche, il ne cille pas, n'esquisse aucun mouvement. Il attendrait sa voix, encore, toujours, savoir qui elle était cette fois. Les doigts contre son visage, patient,, le regard fixe, il attend.

» Ethan. ❞

La voix douce délivre l'espace figé, et tandis qu'elle s'approche, Opium tend sa main vers elle. C'était pas de la putain de pitié, causé par sa cécité. Dès le départ, lui l'abimé, si elle était revenu à chaque fois en sachant - et elle savait très bien- il ne se préoccuperait jamais de ce qui la différenciait des autres, si ce n'est pour revenir vers elle une fois encore. Ses petits doigts entre les siens, Ethan l'attire doucement vers lui et referme ses bras sur son corps frêle. Son odeur restait la même, inlassablement. Malgré tout ce qu'elle aurait voulu caché, en dépit de tous les prénoms qu'elle aurait pu inventer, l'essence même lui rappelait son propre désir. Les minutes silencieuses s'étalent entre leurs deux corps, et tandis que son visage s'enfouit dans sa longue chevelure brune, les premières syllabes s'esquissent.

» Qui es-tu ce soir ? ❞

Il savait qu'elle mentait à chaque mesure de souffle, comme l'air qu'elle respire, la duperie qu'elle recrache, la folie à ses lèvres. Et en fait, peu importe. Il prend son visage entre ses mains, assurées, et dépose ses lèvres contre les siennes.
Et la partie commence.
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Re: ❝ still playing your game // ethan | Jeu 24 Mar 2016, 09:38

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À peine a-t-elle murmuré ton nom que ses doigts sont enfermés, que son corps entier se réfugie entre tes bras rassurants – paradoxalement, terrifiants. Elle retient son souffle, la dragonne, quand ton nez se faufile dans ses mèches ; et elle aurait eu peur que tu la dévores, que tu la bouffes comme elle te bouffe du regard, comme elle se noie dans ton bleu. Ton odeur emplit ses narines, ruine son semblant de résistance et enfin, enfin tu oses susurrer tes premières paroles.

« — Qui es-tu ce soir ? »

La question s'infiltre dans son esprit mais n'y trouve aucune réponse, tes phalanges froides s'agrippent à ses joues et son cœur en oublierait de battre, ses poumons s'en contracteraient tant l'impatience la fait vibrer ; un baiser d'une dangereuse douceur, offert à l'avide Skullkid, un baiser dont elle profite avec l'entrain d'une adolescente. D'abord légèrement réservées, ses mains finissent par oser une caresse à la naissance de tes clavicules, qu'elles effleurent en un geste presque tendre. Lorsque le contrôle sur ses lippes lui est rendu, l'effrontée y peint un rictus en exposant quelque dentition pâle et son susurre s'élève dans le vide qui vous sépare encore.

« — Valhalla. »

L'inaccessible Eden que le Paradoxe aurait voulu incarner, plutôt qu'un trouble aussi bien physique que psychique. Et tout en soufflant son mensonge elle décrit la courbe de tes épaules du bout de ses griffes acérées et elle y tracerait une marque par pure possessivité si tu n'étais pas si loin à ses yeux. La pensée lui tord les entrailles – n'es-tu pas, toi plus qu'elle, ce paradis monstrueux qu'elle espère ne jamais atteindre, tout en respirant l'impatience d'être délivrée du poids palpitant de ses organes vitaux ?

Non. Et c'est la lassitude qui lui arrache un soupir tout contre ton hélix, quand sur la pointe des pieds elle se pend à ton cou et chuchote, faussement douce. « — Je suis lasse de ce petit jeu, Ethan. » Détachant chaque syllabe de ton court prénom, le prononçant comme s'il était la formule magique accordant le salut à quiconque le ronronnerait avec la même ferveur. Ses lèvres purpurines viennent cueillir ton pouls le temps d'un battement de cœur, caressent ta jugulaire de leur délicate fraîcheur et enfin elle se détache, s'extraie de ton étreinte trop plaisante à son goût et elle s'écarte aussi bien pour reprendre pied sur sa respiration anarchique que pour commander un simple verre au premier barman assez attentif pour percevoir ses fluettes demandes.

Et si grand soit-il, le vide vous séparant se rompt lorsqu'elle a l'audace de retenir tes doigts fins, de les enfermer à son tour dans sa main froide. Pas un regard ne t'est adressé et la neutralité décore son visage mais – oh – elle ose resserrer son étreinte, comme effrayée à l'idée que tu t'écartes, que tu t'évanouisses au milieu de ces vagues colorées de violence à peine retenue. Faiblarde et probablement déjà trop dépendante, Skullkid souffle une ultime symphonie au sens peut-être plus profond qu'elle ne le démontre.

« — Qui penses-tu que je sois ? »
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Re: ❝ still playing your game // ethan | Jeu 24 Mar 2016, 14:16

3 nuits par semaine c'est sa peau contre ma peau et je suis avec elle et 3 nuits par semaine mais bon dieu, qu'elle est belle Le souffle se fait court, l'amour au bout des lèvres et le plaisir au creux de son palpitant promènent ses mains dans une danse macabre sur le corps fragilisé de la douce, tandis que sa bouche explore le creux de sa nuque pour y insuffler sa propre odeur, mélangée à celle trop excitante qui s'échappent des mèches féminines.

» Valhalla ❞

Opium redresse la tête et laisse un rire curieux envahir l'espace entre eux. Un jour elle était cet Eden trop attirant, le Paradis céleste à ses pieds presque divins s'effritait dès lors qu'elle s'agitait dans une métamorphose diabolique pour ne plus être que les Bas-Fonds de l'abimé. Ça ne le freinera jamais, de toute façon.  

» Je suis lasse de ce petit jeu, Ethan. ❞

Soudain le tour suivant annonce une fin de partie trop proche. Les yeux carmins s'écartent sous la surprise, et le bout du tunnel laisse entrevoir sa lumière blanche. Finalement, elle ne l'attirait pas plus que ça. Et il aurait aimé se perdre dans des bras identiques aux teintes différentes, comme si le renouveau naissait toujours dans le même sein, laisser la frustration de côté, profiter de cette différence qui la rendait spéciale.

» Qui penses-tu que je sois ? ❞
Valhalla.
Valhalla était aphrodisiaque. Valhalla était paradis avec des soupçons d'enfer qui la rendait si addictive. Valhalla elle était jolie, un peu mignonne, craquante, la fragilité et sa vulnérabilité dans un esprit solide, malin, surprenant.  Valhalla c'était son fantasme vivant, celui qui s'agitait sous son regard impatient, pour découvrir quelle femme encore allait-elle le faire aimer. Désirer. Posséder follement parce qu'elle était là pour lui.

» Je ne sais pas. ❞

Le paradis se dérobe, portant ses petits doigts s'accrochent à l'Opium, qui se contente de suivre ses pas. Avant de rompre ce contact trop léger à son goût, il adresse un regard au barman lui signifiant de le resservir; lui ordonnant même. Ethan laisse s'échapper sa conquête de ce soir - la même sensiblement que les jours précédents- avant de l'encadrer contre le bar de ses bras finement musclés. Le seul contact qu'il y avait encore était celui de la voix à l'oreille.

» Si je savais, le jeu serait terminé. Peut-être qu'on s'en lasserait. Peut-être qu'on ne se reverrait plus jamais. Peut-être bien même qu'on se détesterait, si on savait. ❞

La voix se rapproche de l'oreille délicate, et les mèches brunes se mêlent les unes aux autres, les corps se rapprochant sensiblement, trop pour des inconnus, pas assez pour des amants.

» Tu ne veux pas que je sache qui tu es vraiment. Valhalla.
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Re: ❝ still playing your game // ethan | Jeu 24 Mar 2016, 22:12

YOU LAUGH WHEN YOU SAID MY (NAME) & HOW YOU GRIPPED MY (HIPS) SO MEAN
Une pointe d'agacement fait claquer son talon contre le sol – sa langue contre son palais. Tes réponses la laissent déçue, insatisfaite ; ton arrogance et l'absence de doute lui fouettent le visage comme la plus fraîche des brises hivernales et elle ravale une remarque désobligeante, ses griffes se refermant insensiblement sur le verre qu'elle a commandé.

« — Si je savais, le jeu serait terminé. Peut-être qu'on s'en lasserait. Peut-être qu'on ne se reverrait plus jamais. Peut-être bien même qu'on se détesterait, si on savait. »

Elle en aurait ri, l'effrontée – se serait redressée de toute sa hauteur ne serait-ce que pour contredire ces mots trop sûrs, ce souffle trop proche et c'est après une sèche gorgée qu'elle pose une délicate main sur l'un de tes bras, qu'elle y gratte la surface du bout de ses serres et y décrit quelques cercles distraits.

« — Peut-être. Peut-être pas. »

Si elle aime incarner l'inconnue aux milles noms, si elle prend clairement son pied à te voir dans le doute, la simple idée d'être manipulée par ses propres mensonges l'horripile juste assez pour qu'elle jette ce jeu sans intérêt et qu'elle abandonne la délicieuse sensation d'être – même un court instant – maîtresse de la situation. Mais ce soir, ce soir tu sembles bien trop sûr de toi pour qu'elle y prenne le moindre plaisir et elle ose faire glisser sa silhouette de quelques centimètres, s'écartant de ta voix en lâchant ce bras l'emprisonnant dans une cage trop étroite à son goût.

« — Tu ne veux pas que je sache qui tu es vraiment. Valhalla.
— Pas plus que tu le souhaites toi-même. »

La réponse est immédiate, tranchante – et sa langue claque une énième fois sur le dernier mot et son sourire s'élargit d'un demi-millimètre, sans qu'elle ne flanche, sans qu'elle ne laisse la sensation d'emprisonnement l'envahir. Elle s'appuie contre le bar dans un geste nonchalant et ses propres bras viennent se croiser sous sa poitrine, son visage se relève dans toute sa fierté et son illusion de sécurité.

« — Personne ne sait qui je suis vraiment, dans tous les cas. Et elle aimerait que tu t'en sentes pas plus important que n'importe lequel des clampins de cet endroit pouilleux, elle a ce réflexe de chercher les réactions, de guetter chacune d'entre elles avec l'impatience d'une enfant et l'attention d'un prédateur. Toi, tu te contentes de mille visages. » La Sans Visage, voilà comment elle aurait dû s'appeler. Et ses mains passent quelques caresses affectueuse sur tes joues pâles, ses pouces s'y frottant gentiment.

Se retournant finalement le temps d'atteindre le verre avec plus de facilité, elle le vide d'une traite et se noie dans son parfum, dans la répugnante chaleur éphémère qu'il lui offre. Midona aurait pu passer le reste de la soirée ainsi, à écouter les alentours et à se délecter d'une scène qu'elle ne voit qu'à travers une infinité de couleurs entremêlées ; elle aurait passé une, deux, cinq heures à attendre, attendre qu'un bleu s'en détache et cherche à l'emprisonner. Ce fantasme masochiste d'inspirer la possessivité plus profonde encore qu'une vague jalousie – elle doute de pouvoir le satisfaire sur les bases malsaines d'une telle relation.
Soupir.

« — La vérité se trouve ailleurs. Et si elle avait déjà dévoilé sa véritable identité, si tu connaissais déjà son nom et qu'elle jetait barrières et murs érigés pour la protéger, simplement pour attirer ton attention une seconde de plus ? Ses yeux morts se lèvent vers ce qu'elle assimile à ton visage et elle aurait pu être décalée d'une demi-dizaine de centimètres qu'elle n'en aurait rien à faire, qu'elle détaillerait les contours du peu de choses qu'elle aperçoit et qu'elle s'y perdrait par ennui, par besoin de trouver une occupation. Comme l'insolent compte les secondes en retenue sans jeter un coup d'oeil à sa fiche de punition, elle respire ton odeur sans jamais te voir, n'essaye même pas d'assimiler les bribes de réalité qu'elle a déjà entr'aperçu pour te modeler au gré de ses désirs. Si loin qu'elle n'en sera peut-être jamais trouvée. »

La tension tient ses épaules trop droites et son souffle trop court ; pesante, elle s'enfonce dans sa poitrine à chaque inspiration, sombre un peu plus pour mieux la déstabiliser et, n'écoutant que son instinct primaire, elle enroule ses bras autour de ta taille, fend le vide par pur égoïsme, pour la simple et bonne raison qu'elle désire le sentir plutôt que de s'en souvenir.

« Peut-être, peut-être pas. Une putain de suite de suppositions. Foutaises. » Qu'elle crache comme un serpent émet son venin.
HRP //
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Re: ❝ still playing your game // ethan | Ven 25 Mar 2016, 13:19

3 nuits par semaine c'est sa peau contre ma peau et je suis avec elle et 3 nuits par semaine mais bon dieu, qu'elle est belle Quand elle se détache de ton étreinte que tu voulais captivante sans pour autant partager la moindre parcelle de chair, ton souffle se coupe en une palpitation et ton regard se durcit. À quoi jouait-elle, subitement ? Peut-être, Peut-être pas ? À quel moment en est-on arrivés là?

» Pas plus que tu le souhaites toi-même. ❞

L'attaque se fait en plein palpitant, et se veut plus percutante que ce que tu aurais cru toi-même. Ses doigts fins caressent ton visage, et tu restes stoïque, comme si la saveur sensuelle entre vous deux s'était envolée en une fraction de syllabes. Tu glisses tes mains dans les poches de ton jean noir alors que son regard balaie de pièces en personnes pour y trouver tu ne sais quelle autre attache pour t'atteindre. Tu ne dis rien, puisque tout ça n'avait aucun sens. Oh non, ne joue pas à ça avec moi.

» Toi, tu te contentes de mille visages. ❞

Ses yeux aveugles roulent partout ailleurs sauf vers toi, et si elle avait seulement pu l'apercevoir, elle aurait su l'agacement sur tes traits figés, la mâchoire crispée, la pupille dure, les sourcils froncés. Tout ça, elle ne le voyait pas. Pas plus qu'elle ne distinguait cette attente interminable chaque fois que tu te rendais dans ce bar miteux pour seulement jouir de la vue de sa silhouette, de ce sourire doux qui s'affiche quand elle se veut salvatrice d'une pression trop lourde, rien que part le fait d'être Sans Visage.

» Peut-être, peut-être pas. Une putain de suite de suppositions. Foutaises. ❞

Foutaises ? Des suppositions en l'air fondées sur pas grand chose, juste quelques nuits - trop peut-être- dans ses bras de femme, son corps nacré qui se mêle au tien et une paix qui n'avait d'égal que la déchéance dans laquelle vous vous étiez tous deux enfoncés, entraînés l'un et l'autre sans même tendre la main pour se raccrocher au bord. Un putain de bord que peut-être t'aurais attrapé, si t'en avais eu conscience, pour ne pas avoir cette discussion sans aucun sens, et pour l'entendre te dire que tu ne la connaissais pas plus que les autres.

» À quel jeu tu joues exactement ? ❞

Parce que combien d'autres hommes avant toi pouvait la dessiner les yeux fermés, sans autre indice que les propres sens en alerte ? Lesquels imaginaient sans idéal les courbes de son corps, maintes fois caressées entre deux coups de reins avides ? Et qui attendait patiemment que tout ce manège indécent redémarre au coin de ce bar trop sombre, chaque soir qu'il désirait, parce que l'espoir qu'elle vienne se faisait toujours sentir ?

» Tu me reproches le fait que tu ne te sois jamais dévoilée, parce que t'as une putain de trouille ? ❞

Qu'est-ce qui t'arrivait, oh Demi-Dieu ? Qu'est-ce qui te plaisait chez l'infirme sensuelle à mourir qui revenait chaque fois entre tes bras sans jamais décliner sa réelle identité ? Tu la connais pas plus que ça, en fin de compte. Au delà de la chair, tu ne savais rien d'elle. Ses réactions, tu les devinais habituellement, mais elle te surprenait toujours. C'était peut-être ça, en fin de compte. Elle t'excite parce qu'elle n'est jamais la même, et tu sais honteusement que l'immuable est d'une tristesse morbide. Si tu t'étais imaginé aussi différent qu'elle à chaque fois, l'utopie de ton existence aurait été toute trouvée. Le narcissisme affolant.

» Tu n'es peut-être pas lassé de ce petit jeu mais de moi, tout simplement. Dans ce cas-là, sois franche, et explique moi pourquoi chaque soir tu reviens ? ❞

On perd patience, McArthur?

» Tu voudrais que je sache le prénom que tu ne m'as jamais donné. Et tu me le reproches. ❞

Plus le moindre contact physique ne se fait, et tu gardes les mains dans tes poches bien rangées, son regard plongé dans le sien immobile.

» Paradoxe. ❞
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Re: ❝ still playing your game // ethan | Ven 25 Mar 2016, 19:42

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Contact brisé si sèchement qu'elle en perdrait pied, elle se mord la lèvre inférieure en un geste furieux et frustré, baissant la tête dans un réflexe puéril.
« — À quel jeu tu joues exactement ? Elle se tait, ses griffes s'agrippent au bord du comptoir et c'est peut-être un soupçon de culpabilité qui lui tord les entrailles, l'envie de vomir n'est générée que par ton intonation qu'elle trouve accusatrice – l'incarnation de ses propres torts, la paranoïa à son paroxysme le plus dévastateur. Tu me reproches le fait que tu ne te sois jamais dévoilée, parce que t'as une putain de trouille ? »

Le visage décomposé par l'incompréhension feinte d'un bout à l'autre, elle reste plongée dans cet état amorphe, encaissant l'impatience et les interrogations – probablement qu'elles sont rhétoriques, n'attendant ni réponse ni réaction. Alors elle ravale un sourire presque triste, caresse le bois du bout de ses serres nerveuses.

« — Tu n'es peut-être pas lassé de ce petit jeu mais de moi, tout simplement. Dans ce cas-là, sois franche, et explique-moi pourquoi chaque soir tu reviens ? Elle ouvre la bouche, trop lente. Tu voudrais que je sache le prénom que tu ne m'as jamais donné. Et tu me le reproches. Ses yeux morts se lèvent vers toi, les sourcils froncés cette fois par un agacement qu'elle ne cherche ni à masquer ni à contenir. Elle regrette d'avoir ouvert la bouche, de s'être laissée happée par son palpitant. Paradoxe. »

Et la conclusion détruit à néant ses tentatives d'apaiser les battements anarchiques de son coeur déjà affolé – la peur s'empare de son être et elle se serait fondue dans le bar si elle avait pu, elle aurait effacé son existence de sa mémoire si ce pouvoir lui avait été offert par la nature. Mais il ne lui reste que ses mots, sa conviction et sa colère blessée pour se défendre, alors elle redresse le menton et se campe sur ses talons, faussement fière.

« — Tu continues les suppositions. Tu pars du principe que tu as toujours raison et pas une seule fois tu attends vraiment que je réponde, que je confirme tes dires. Son visage se fend d'un sourire narquois, le même qui la décorait à son arrivée. J'ai rien à reprocher, rien. J'énonce des faits et tu en fais tes conclusions. »

Et elle se serait attendue à cette réaction qu'elle en aurait préparé toute son âme, jusqu'au moindre coin de sa personne fragile et elle aurait dû s'y attendre elle aurait voulu prédire chacun de tes mots avant qu'ils ne s'échappent d'entre tes lèvres – elle aurait pu aimer ces syllabes comme on aime un amant le temps d'une nuit, les chérir et les graver dans sa mémoire. Tant de possibilités et pourtant y a que la blessure qui brille, que l'idée que t'aies su dès le début qui elle était, que t'aies mis à nu ce Paradoxe plein de contradictions et que tu te sois délecté de sa faiblesse.

« Pourquoi je reviens chaque soir ? Pour toi. Par amour de la chair ou du jeu, elle n'en sait rien. Parce qu'elle aime l'idée d'être attendue et désirée, elle n'en doute pas. J'ai jamais dit être lassée de toi. Ses phrases se raccourcissent et elle pose un index accusateur en plein milieu de ta poitrine, sans en sentir le coup de jus habituel – sans en sentir l'ordinaire impatience de découvrir toute ta surface. De nous deux, qui est le plus terrifié, hein ? »

Oui, elle a peur – pas peur de te perdre, peur d'être touchée par ta perte. Peur de dire la vérité et d'en être blessée et des centaines d'années n'ont jamais su effacer cette crainte d'adolescente, des milliers de déceptions n'ont fait que la conforter dans cette idée. Alors son sourire s'efface et sa main reprend place au bord du comptoir, sans que ses prunelles vides ne se détachent de ce qu'elle assimile à ton visage.

« — Qu'est-ce que tu sais de moi, pour te sentir capable de deviner mes intentions et mes objectifs ? »

Elle veut savoir, poussée par une curiosité si viscérale qu'elle en retiendrait son souffle. Pas un instant elle ne cille de ton Paradoxe elle ravale l'inquiétude et l'attente se fait douloureuse et elle en sifflerait dix verres à la seconde si ça pouvait calmer le flot de pensées tourbillonnant sous son crâne.

« — Et pourquoi chaque soir, tu m'attends ? »

Oui, elle a peur – peur d'avoir déjà sombré au fond du trou, d'être en réalité en train de creuser sa propre tombe. Peur de te voir l'aider.
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Re: ❝ still playing your game // ethan | Ven 25 Mar 2016, 22:41

3 nuits par semaine c'est sa peau contre ma peau et je suis avec elle et 3 nuits par semaine mais bon dieu, qu'elle est belle Les yeux vides se posent sur toi et tu sens ton coeur se déchirer au battement des lueurs dans ses pupilles achalés par les piques bien senties que vous vous échangiez l'un l'autre, dans un discours plus assassin que vous ne l'aviez prévu, et prenant une tournure trop irrécupérable par de simples baisers fiévreux échangés au coin d'une rue sombre.

» Tu continues les suppositions. Tu pars du principe que tu as toujours raison et pas une seule fois tu attends vraiment que je réponde, que je confirme tes dires. J'ai rien à reprocher, rien. J'énonce des faits et tu en fais tes conclusions. ❞

C'est faux. Vous le savez, l'un et l'autre, les reproches doublent les syllabes détachées et l'air absent, celui de pas y toucher, alors que l'incertitude rongent vos êtres abimés, déglingués, fracassés à même le sol, et la distance entre les chairs insuffle une frustration supplémentaire à l'inconnu.

» Pourquoi je reviens chaque soir ? Pour toi. ❞

Le palpitant manque un battement, puis deux, avant de se rajuster à temps pour ne pas tomber dans les limbes du poison qui te ronge et te soustrait à toute émotion un peu trop stressante, dérangeante. Tu te stoppes net dans ton agacement, et ces dernières paroles étreignent ton esprit embrumé comme des liens trop serrés manquant de t'étouffer.

» J'ai jamais dit être lassée de toi. De nous deux, qui est le plus terrifié, hein ?❞

Terrifié ? Pourquoi t'es-tu lancé sur ce terrain là, Ethan? Pourquoi alors que tu sais pertinemment que t'es aussi mort de trouille qu'elle, voir plus, parce que elle avait tout à dévoiler mais il te restait tout à découvrir. Et si ça te plaisait pas ? Et si finalement, tu voudras plus être là, à faire face à son regard avide de trop de choses sans jamais y voir clair, sans jamais savoir si ça venait de toi ou d'elle, cette palpitation permanente quand ton corps frôle le sien, quand vos souffles s'entremêlent et que vos mains défilent sur l'étendue de l'autre ?

» Qu'est-ce que tu sais de moi, pour te sentir capable de deviner mes intentions et mes objectifs ? ❞

Rien, évidemment. Trop peu de choses. C'est ce qui te terrifiait peut-être, autant que ça t'excitait.

» Et pourquoi chaque soir, tu m'attends ? ❞

Pourquoi te pose-t-elle cette question que tu redoutais depuis votre rencontre, depuis que tu étais retourné une seconde fois dans cet endroit sinistre avec le seul espoir qu'elle y soit elle aussi, pour les mêmes raisons que toi peu importe. Cette question qui te rongeait parce que tu n'avais pas la réponse toi-même, et que finalement tu ne la voulais pas. Parce que c'était trop humain comme sentiment. L'envie, l'impatience, l'excitation. Tout ça en une seule fois, pour une seule personne, aussi secrète soit-elle, ça te plaisait pas plus que ça. Tu ne dis rien. Et te contente de prendre son visage entre tes deux mains, tu sens sa peur monter, la tienne s'affoler, et pourtant, c'était juste des rencontres entre deux inconnus qui n'avaient jamais cherché à se connaître.

» Parce que je suis quelqu'un d'exigeant. Capricieux. Que je sais que tu seras là. Et que j'ai toujours ce que je veux. ❞

Est-ce qu'elle avait deviné, tout ça chez toi, par vos simples échanges physiques ? Ceux où elle disparait dès l'aube levée, pour réapparaître au crépuscule qui s'affiche, avec une identité toute différente et maladroitement établie.

» Et toi ? Pourquoi tu crois que j'accepte tes délires mythomanes ? Ceux où tu m'inventes des faux noms, des belles paroles ? Juste pour le cul ? Si j'avais voulu, jamais je ne serai revenu ici, parce que des nanas, c'est pas le plus compliqué à trouver pour moi. ❞

Tu accentues le contact métaphorique entre vos deux regards, l'un blanc l'autre trop sombre, et tu finis par rapprocher sensiblement ton visage du sien, vos respirations s'entremêlent et s'entrechoquent.

» Tu as ce côté fascinant. Qui me fait oublier ce pourquoi je suis venu la toute première fois. Et peut-être que tes mensonges, c'est le mystère qui m'a fait revenir, encore et encore. Et tu me tapes une crise sans raison, pourtant je suis encore là. ❞

Une pause. Une deux six secondes.

» Et même moi, finalement. Je sais pas pourquoi. ❞

Elle aurait pu s'impatienter, crier, hurler, t'arracher des mots que tu ne savais pas. Mais pour te calmer d'avantage que pour l'apaiser, tes lèvres se mêlent aux siennes, une seconde fois.
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Re: ❝ still playing your game // ethan | Sam 26 Mar 2016, 11:57

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Ça tourbillonne dans son crâne en une tempête mentale, lui dévore toute sa concentration et elle se sent jouet, manipulée au bon vouloir d'un marionnettiste égocentrique. Et elle se sentait poupée au creux de tes bras, savourant leur protection et leur attention portée à sa petite personne – elle se sentait acceptée dans l'ombre qu'elle faisait planer, savourait tes doutes et se délectait de l'insécurité qu'elle générait. Mais la voilà qui met fierté de côté pour savourer quelque attachement purement physique, qui fait sombrer ses propres barrières pour mieux pouvoir s'écrouler sous tes vérités trop venimeuses.

« — Parce que je suis quelqu'un d'exigeant. Capricieux. Que je sais que tu seras là. Et que j'ai toujours ce que je veux. Elle aurait dû sentir ces réponses venir, se préparer à la déception et au léger pincement – à son amour-propre souillé par ta puérilité. Son besoin de tout dominer s'effondre à l'instant où elle se sent prise au piège, dansante au milieu de tes propres désirs qu'elle avait probablement satisfait à chacune de vos entrevues. Et toi ? Pourquoi tu crois que j'accepte tes délires mythomanes ? Ceux où tu m'inventes des faux noms, des belles paroles ? Juste pour le cul ? Si j'avais voulu, jamais je ne serai revenu ici, parce que des nanas, c'est pas le plus compliqué à trouver pour moi. »

Le visage emprisonné entre tes mains juste assez grandes pour entraver tout mouvement de recul, elle respire ton air avec l'avidité d'un junkie face à sa future dose, incapable de s'empêcher de mordre sa propre lèvre inférieure ; elle tremble aussi bien de rage que d'impatience et toute cette colère la stimule beaucoup trop à son goût, la fait frémir lorsqu'elle boit tes dicours.

« — Tu as ce côté fascinant. Qui me fait oublier ce pourquoi je suis venu la toute première fois. Et peut-être que tes mensonges, c'est le mystère qui m'a fait revenir, encore et encore. Et tu me tapes une crise sans raison, pourtant je suis encore là. Tu marques un douloureux point, la laissant coite et incapable de ne serait-ce que nier les faits. Et même moi, finalement. Je sais pas pourquoi. »

Peut-être avait-elle passé son existence à nourrir des desseins romantiques, entre doux baisers et susurres ravissant ses tympans trop sensibles – peut-être croyait-elle encore à l'idylle parfaite malgré ses déceptions à la chaîne et pourtant elle n'avait pas le souvenir d'avoir autant apprécié un baiser qu'en sentant tes lèvres glisser sur les siennes, caressantes mais dénuées de la tendresse qu'elle recherchait tous les soirs.

Une relation basée sur le mensonge n'aurait jamais eu rien de sain, en particulier si les deux êtres mêlés n'avaient de base pas l'esprit tranquille ; c'est cette pensée qui la fait sourire contre tes lippes, une infime seconde. Qui la pousse à foutre en l'air toute la distance qui séparait vos corps, le temps de s'imprégner de ton odeur et de ton contact – ses doigts osent passer dans ton dos, remonter jusqu'à ta nuque pour l'agripper dans un geste trop possessif à son goût, instinctif. L'espace d'un clignement d'oeil elle se colle à toi, abandonne toute résistance jusqu'à ce que ses poumons réclament oxygène et qu'elle retourne en un éclair frôler le comptoir du bout des doigts.

Reprenant sa respiration en repoussant l'envie de lécher ses lèvres déjà trop sèches à son goût, elle réfléchit à toute vitesse, sa fierté si froissée que même en t'agenouillant devant elle elle n'en serait pas satisfaite. Ses barrières ont toutes implosées et elle se serait ouverte à n'importe qui, déblatérant de vagues états d'âme dont elle n'a jamais su quoi faire à part les enfouir et les fermer à double tour au fin fond de sa conscience fêlée.

« — Ethan. Elle souffle une seconde fois ce prénom qu'elle a tant de fois gémit entre deux inspirations anarchiques. Supposons que tu saches la vérité. Cesserais-tu de venir ? C'est ta seule motivation ? »

La gorge serrée, elle a tout de même l'audace d'arborer son éternel sourire narquois, endosse le rôle d'une sale chieuse aux mimiques agaçantes et ses griffes s'agrippent au bois comme pour se retenir de bouger, fermant sèchement la gueule de toutes ces pulsions s'agitant derrière son fardeau capillaire.

« — Une crise sans raison, tu dis ? Garde ton calme, Midona. Je comprends pas, je comprends rien. Pourquoi j'ai ce désespérant désir de te voir, de te toucher, alors que tu viens clairement d'insinuer que tu t'en battais les couilles de moi ? Elle lâche un rire, à mi-chemin entre la nervosité et l'auto-dérision. Peut-être qu'on se trompe, tous les deux. Que toute cette attirance, c'est qu'un putain d'artifice. Pour quoi ? J'en sais rien. Je suis pas sûre de vouloir savoir. »

Et d'un coup elle se dit qu'elle peut aussi émettre des suppositions, elle croise les bras pour mieux s'appuyer contre le bar et son expression se durcit, masque la douleur des mots qu'elle s'apprête à cracher.

« Après tout, c'est qu'un jeu, qui peut s'arrêter n'importe quand ; il suffit que l'un de nous deux abandonne la partie, non ? Son rictus s'élargit malgré l'absence d'ironie dans sa phrase, sous-entendant clairement qu'elle n'était pas prête de perdre à ce jeu, aussi stupide soit-il. Pas plus qu'elle n'était prête à ronronner ce que tu représentais pour son idiote personne. Il suffit de quelques mots, ou d'un départ. » Et elle se demande, se questionne - as-tu jamais ressenti le moindre désir à son égard, autre que cette foutue curiosité de la voir mentir inlassablement ?

Elle pousse le vice jusqu'à s'élever de quelques centimètres pour s'asseoir sur le comptoir, les jambes croisées et l'air impérial de la princesse diva qu'elle a décidé d'incarner en cette soirée.
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Re: ❝ still playing your game // ethan | Dim 27 Mar 2016, 15:21

3 nuits par semaine c'est sa peau contre ma peau et je suis avec elle et 3 nuits par semaine mais bon dieu, qu'elle est belle » Supposons que tu saches la vérité. Cesserais-tu de venir ? C'est ta seule motivation ? ❞

T'étais-tu seulement imaginé connaître l'inlassable vérité un jour ? Savoir tout de cet être fantastique, le moindre de ses désirs dévoilés, le diable au corps enchaîné, le souffle de ses mots chacun dénué de mystère, la clairvoyance de ses propos n'étaient plus inconnus ni de l'un ni de l'autre. Est-ce qu'un jour tout cela t'avait semblé possible seulement ? C'était ça que tu désirais vraiment ?

»  Une crise sans raison, tu dis ? Je comprends pas, je comprends rien. Pourquoi j'ai ce désespérant désir de te voir, de te toucher, alors que tu viens clairement d'insinuer que tu t'en battais les couilles de moi ? Peut-être qu'on se trompe, tous les deux. Que toute cette attirance, c'est qu'un putain d'artifice. Pour quoi ? J'en sais rien. Je suis pas sûre de vouloir savoir.❞

Quand elle lâche ce rire nerveux, tu réitères ce geste frustré de caler tes doigts dans tes poches, serrés les uns contre les autres par un blocage insupportable, celui de la retenir sans que tu saches vraiment pourquoi. Est-ce que tu tenais plus à elle que ce petit jeu compris de vous deux exclusivement ? Tu ne savais pas. Et n'aurait jamais voulu le savoir. Alors quand elle s'élève impérialement contre le bar, les jambes croisés, la stature royale, tu l'observes sans rien dire.

» Après tout, c'est qu'un jeu, qui peut s'arrêter n'importe quand ; il suffit que l'un de nous deux abandonne la partie, non ?  Il suffit de quelques mots, ou d'un départ.❞

Un départ ? Est-ce que tu y reviendrais un jour ? Pourquoi en êtes-vous arrivés là, au-delà de l'attirance purement physique, tu sentais le cardiaque s'emballer, à deux battements de sortir de ton torse, si elle avait prononcé un mot de plus. Mais c'était ton tour. Le tien de parler. Dans l'échange houleux, alors qu'elle se voulait culpabilisante, le peu d'attachement que tu pensais lui porter te heurte et te pousse dans tes derniers retranchements.

» Tu manques pas d'air. Tu me parles de vérité alors que jusque là tu ne m'as rien autorisé à voir de toi à part tes courbes dans des positions plus que gênantes. Je ne t'ai jamais rien demandé de plus. Et le jeu qu'on a instauré, c'était une putain d'excuse pour te protéger de ce qui te fait peur. Tu n'as aucun compte à me rendre.  ❞

Tes mains se plaquent contre le bar, et tu y laisses la monnaie nécessaire à vos deux verres. Tu n'étais pas un prince charmant, encore moins le genre idéal, mais sûrement pas un salopard. Tu lui paierais ce verre, malgré tout. Même si.

» Mais moi non plus, j'te dois rien. ❞

Tes yeux se font trop sombres pour qu'elle ne puisse ressentir cette couleur qui vous attirait sensiblement l'un vers l'autre, et la laisser sous sa cambrure figée te demanda plus d'efforts que tu ne voulais le faire paraître. Elle te perturbe trop. Et tu aurais voulu y voir plus clair, dans ce mélange de teintes trop floues, trop dures, trop sombres, tes sentiments eux-mêmes te paraissaient inaccessibles.

» Tu veux que l'un de nous deux abandonne ? Alors j'abandonne. ❞

Ta voix tranchante contraste avec la main douce que tu poses sur sa joue, n'ayant cure de la distance qu'elle avait volontairement instaurée et du mal-être qui vous rongeaient l'un et l'autre. Parce que ce putain de contact physique, c'était tout ce qui vous ramenait à votre propre condition, en fin de compte. L'établissement de règles et valeurs inscrites dans la chair, c'était la seule chose qui vous liait. Aucun nom, aucun numéro. Juste ce bar miteux, encore.

» Joue pas avec moi à la princesse. J'accepte pas plus que tu me reproches d'avoir accepté tout ce que tu voulais bien me donner de toi. Je t'ai jamais demandé plus. Visiblement, toi si. ❞

Tu récupères tes clés, ton paquet de cigarettes laissé soigneusement sur le bar près de toi, et laisse le bruit suffisamment lourd pour qu'elle puisse l'entendre. Et si une fois elle avait frôlé tes doigts pour juste penser à te retenir. S'accrocher de ses griffes féroces à ta veste noir, pour te signifier de ne pas partir, pas maintenant. Secrètement, tu espérais. Mais silencieusement, tu t'échappais. Une fuite ?

» Tu n'as pas l'air de vouloir me laisser une place près de toi, princesse. ❞

Tu ne lui en voulais pas. Tu ne lui en aurais jamais voulu de rien. Juste toi, de pas avoir trouver les mots justes. Comme un con, tu l'avais laissé déblatérer des mots qu'elle regrettait sûrement à l'instant où elle les avait prononcé, sans jamais lui donner l'opportunité de reculer. Tu déposes un baiser sur sa joue, doucement. Et sans un mot de plus, tes pas s'éloignent d'elle, à mesure que ton palpitant reprend sa course saccadée.
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