Bad choices made our story || Nathomas

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MessageSujet: Bad choices made our story || Nathomas   24th Octobre 2015, 15:44



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Une goutte, deux gouttes, trois gouttes. Un pas, deux pas, trois pas. Une seringue, une ligne, un verre. Des pupilles dilatées, des lèvres trop rouges, un esprit aussi embrumés que les rues de Londres au lever du soleil à l’époque de Jack L’Eventreur. Tu sortis de ta torpeur lorsqu’une serveuse déposa un verre de whisky près de toi. Verre vide. Verre que tu n’avais pas demandé. Tu te redressais avec la force d’une personne trop déchirée pour vraiment prendre conscience de la réalité. Tu pris l’oreillette présente au fond du verre, la plaçant avec difficulté dans ton oreille gauche. Tes converses trouées et éclatées se posèrent sur le matelas miteux. Tu t’allongeais comme sur une civière, le regard perdu. Moins de dix secondes s’écoulèrent avant que tu n’entendes quelques choses. Un nom. Ta mémoire fit en sorte de l’enregistrer malgré ta paralysie partielle due à tout ce que tu avais ingurgité pendant la soirée. Tu n’eus pas la force de te plaindre mentalement face à ce qu’on te demandait de faire. Au lieu de ça, tu te débarrassais de l’oreillette dès qu’elle t’annonça qu’elle allait s’autodétruire. Un épais brouillard reprit possession de ton esprit. Une multitude de spots multicolores apparurent sous ton regard vide et après une dernière pilule cassée entre tes canines, tu te déconnectais complètement de la réalité.

Tu te réveillais chez toi. Lumière aveuglante, draps à l’odeur de lavande, portant un pyjama une pièce de Minions. Tu remercieras ton garde du corps durant les prochains jours. Un mug empli de café entre les doigts, tu composais le code secret de ton bureau. Lorsque la porte s’ouvrit, Electra te souhaita bonjour avant même que tu n’ais le temps de le faire. Tapotant sur le clavier virtuel, tu vérifiais d’abord si tu avais toujours accès aux bases de données de la police qu’Electra avait eu la gentillesse de pirater pour toi. Tu l’avais aidé, évidemment. Illégal ? Bien sûr. Mais il faudra d’abord remarquer la faille que tu avais créée dans le système pour réaliser ta présence. L’intelligence artificielle se mit instantanément au travail lorsque tu lui demandais de faire des recherches sur un certain Cameron Svakhin. Tu t’installais confortablement sur le siège en cuir, face à la bonne dizaine d’écrans, un équipement qui te permettait de ne jamais te faire doubler, par qui que ce soit. Cet homme devait être un sacré élément pour qu’on fasse directement appel à toi sachant que tu n’acceptais que les cas extrêmes.

Mais il semblait qu’il avait déjà un épais dossier chez les flics. Un trafiquant. Y avait-il une enquête en cours ? Tu étudieras la question plus tard. Tu n’avais pas de temps à perdre. Tu ne pris même pas la peine d’écouter ce qu’Electra te racontait à son sujet, dès qu’elle te dit que la majorité de ses activités se passe dans la ville fleurie et qu’il était le propriétaire d’un club à Chloris, tu quittais la pièce, un plan plus qu’audacieux se formant dans ton esprit saccagé pour ne pas être un minimum tordu.

✖✖✖

Il passait au club chaque soir aux alentours d’une heure du matin. Un club qui ferait presque passer la Caverne de Dionysos pour un petit paradis. Un épais écran de fumée était constamment présent, à n’importe quelle heure de la journée, sans parler de toutes les drogues qui devaient être servies illégalement. Tu t’étais présentée comme une junkie désespérée en recherche de travail, prête à littéralement tout pour avoir sa dose. Vu ta bouille d’ange, il ne t’avait pas fallu longtemps pour être embauché. Sous couverture, tu n’aurais aucun mal à étudier les faits et gestes de celui qui allait être le prochain mort en ville. Une couverture pas très agréable à jouer dans la mesure où tu étais obligée de porter des vêtements à peine visible, y aller en bikini ça aurait été la même en réalité. Mais tu considérais cela comme les aléas du métier, tant que personne ne te reconnaissais, ça allait. Dans un endroit comme celui-ci, pas de risque. Les autres filles finissaient toujours la soirée avec l’un des clients et tu te doutais bien du métier qu’elles faisaient après celui de serveuse mais tu te passais de commentaire. Tu te débrouillais toujours pour t’échapper avant. Tu n’avais aucune envie de te faire arrêter pour prostitution. Tu notais littéralement tout ce qui se disait sur lui, tout ce qu’il faisait quand il venait, quand il partait, qui étaient ses filles préférées. C’est dans ce contexte que tu as appris ce qu’il trafiquait. Pas de drogue, ça aurait été trop facile. Des femmes. C’est plus intéressant pas vrai. Cette seule idée te donna envie de le tuer sur le champ mais malheureusement tu fus forcée d’attendre pour ne pas te retrouver morte à ton tour.

Le jour J, tout était calculé à la seconde près. Jouant la carte du Joker, tu sortis à une heure moins une minute de la nuit d’une voiture noire. Tu étais assise côté passager, ton chauffeur conduisait. A première vue, une fille de la nuit. Les mains dans les poches de ta cape fermée au niveau de la gorge pour cacher ton accoutrement presque honteux, perchée sur tes talons hauts, le regard perdu dans le vague, tu fis mine de ne pas le voir arriver le bousculant sans montrer une seconde tes vraies intentions. Ses gardes du corps accoururent pour te tirer à l’écart, t’insultant de façon assez dégradante. Tu t’excusais pour la centième fois en deux minutes lorsqu’il te rassura en te disant qu’il n’y avait rien de mal. Si seulement il s’avait. Il t’accorda un long regard qui te donna envie de vomir avant de pénétrer dans son établissement. Au moins tu étais sûre de lui avoir donné la bonne impression et de n’avoir attiré aucun soupçon.

Dès qu’il disparut, tu jetais un regard autour de toi, observant la rue sombre et déserte, vérifiant que tout était comme il était censé l’être. Un silence angoissant, brisé par l’écho du bruit de tes talons sur le sol pavé. Quelque chose tinta dans ton esprit mais tu décidais de ne pas y faire attention. Avec une agilité remettant en question ta nature humaine, tu pris les escaliers de secours du bâtiment pour rejoindre le toit, t’accrochant à des barres de fenêtres trop fines. Te noyant dans les ombres de la nuit, tu devenais l’une d’entre elle. Tes muscles te faisaient mal, ton robe te gênais de façon inimaginable et tu aurais tué pour un pyjama Minion en ce moment, si peu sexy soit-il. Une fois en position, tu posais tes doigts sur ton oreillette connectée à Electra qui te donnait ta position exacte. Tu n’eus aucun mal à retrouver le fusil d’assaut que tu avais déposé plus tôt dans la journée. Pendant de longues minutes, tu mis tout en place, vérifiant tout maintes et maintes fois pour t’assurer qu’aucune erreur ne serait commise et qu’aucune trace ne serait laissée. Tu te préparais psychologiquement à ce qui allait suivre. L’éclat de ta montre à peine cachée par tes gants en cuir noir contre les rayons de la lune provoqua une sorte de rayon lumineux qui ne dura qu’une seconde, montrant ta présence dans les hautes sphères. Mais personne n’aurais pu remarquer, tu avais vérifié être seule.

Une heure trente. Il quitta le club en compagnie de ses gardes du corps. Deux devant, un derrière, ils pensaient couvrir tous les angles de tir. Evidemment, ce n’était pas le cas. Tu te mis calmement en place, faisant craquer ton cou, ton œil gauche sur la lunette de visée, prête à tirer. Prête à mettre fin à une vie. Prête à finir une mission. Prête à retourner à ton train train quotidien comme si de rien ne s’était passé. Prête à débarrasser la monde d’un connard. Electra annonça le compte à rebours tandis qu’il se rapprochait lentement du 4x4. L’intelligence artificielle déclara que tu n’avais plus que trois secondes pour appuyer sur la gâchette quand tu entendis une chose à peine perceptible derrière toi, mais trop évidente pour une personne ayant suivie un entraînement tel que le tien. Un souffle. Ton hypothèse fut qu’il devait appartenir à un homme saoul du club, inoffensif. Ca pouvait attendre, tu n’avais pas le droit de te louper et ça n’allait sûrement pas être une seconde de déconcentration à cause d’un abruti qui allait te gâcher des mois de travail. Nope, sûrement pas.


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MessageSujet: Re: Bad choices made our story || Nathomas   25th Octobre 2015, 15:38


BAD CHOICES MADE OUR STORY ✖ Flashback
PV ✖ Nathanaël & Thomas


« Perhaps fuck off might be too kind »


▬ Je commence sérieusement à en avoir ras-le-cul de tes conneries mon gars, alors tu vas cracher le morceau sinon je te fais inculper pour obstruction à enquête policière, tu m’a bien entendu ?

▬ O-oui !

Le poing qui s’écrasa avec fracas contre la table fit sursauter le pauvre bougre qui tremblait déjà comme une feuille. Il était blanc comme un linge, et une grosse goutte de sueur froide dégringolait du haut de son front pour aller se suspendre au bout de son nez. De l’autre côté de la vitre sans tain, Law accordait toute son attention à cette goutte qui ne voulait décidément pas tomber. Il mordillait sans grand intérêt le bâtonnet blanc qui restait de sa sucette, fondue depuis un moment déjà.
L’interrogatoire ne l’amusait pas. Le type n’était qu’un pion dans toute l’histoire, et encore, s’il avait été un gros dur, ça aurait pu attiser la curiosité du garçon. Mais non. Juste un pauvre mec qui n’avait rien à faire là, qu’on aurait plutôt vu derrière un guichet de cinéma. Le genre de personne prompte à balancer n’importe qui au moindre coup de stress.
Sérieusement vieux, à quel moment tu t’es dit que s’enrôler dans un gang était la meilleure des options ?

On aurait pu dire que c’était l’hôpital qui se foutait de la charité. À la différence que Law -à l’époque- avait le profil parfait pour entrer chez les Barrow. Jamais il n’aurait parlé si la police l’avait chopé, et c’est uniquement la trahison des membres du clan qui l’avait poussé à se tourner vers autre chose. Mais il avait le profil parfait. Loyal, fort, capable de supporter sans broncher les assauts policiers. Pas comme l’autre là.
La goutte tomba enfin. Mais il ne put voir où elle alla s’écrasa car son supérieur lui secoua l’épaule, le sortant de sa torpeur.

▬ C’est bon p’tit, on a entendu ce qu’on voulait.

▬ Il a balancé ?

▬ Quoi t’as pas entendu, tu foutais quoi ? Notre gros poisson c’est un certain Cameron Svakhin. Jeff va faire des recherches sur lui et dès qu’on sait où il se trouve, on ira lui faire un petit coucou.

Le jeune flic arrêta de se balancer sur sa chaise et jeta un regard blasé au traître derrière la vitre. Il avait beau se trouver de l’autre côté de la force à présent, il avait toujours du mal avec les balances. Il s’attarda à peine quelques secondes sur lui avant de reporter son attention sur son supérieur.

Le lieutenant-chef lui adressa un de ses petits regards entendus que seul celui à qui ils sont destinés pouvait comprendre.

▬ Tu dois en avoir marre de toujours voir les descentes depuis le poste non ? Tu viendras avec nous ?

Il n’en fallait pas plus pour redonner du cœur à l’ouvrage au jeune homme.

✘✘✘

Le lieutenant chef s’était bien foutu de sa gueule.
Law avait laissé Keira -âgée de cinq ans- chez la voisine pour la soirée. Il avait prit le train pour Chloris avec l’équipe composée du lieutenant-chef et de trois autres policiers -toujours des supérieurs hiérarchiques du jeune homme. Tard le soir, ils étaient arrivés devant un club vraiment glauque -ceci dit, il en avait vu d’autres alors il était loin d’être impressionné, contrairement à ce qu’auraient pensé ses coéquipiers.
Thomas avait l’impression de revivre l’excitation de ces premiers jours au sein du clan Barrow. Comme un môme, il se sentait capable de tout, et voulait à tout prix avoir un rôle majeur dans cette descente -la toute première de sa vie. Pour un jeune homme de vingt-trois ans qui avait passé un an en temps que chasseur de prime, on pourrait se dire qu’il s’emporte beaucoup pour rien.
On pouvait donc aisément comprendre son dégoût quand le lieutenant-chef lui assigna pour mission de rester dans la voiture banalisée pour les prévenir quand la cible entrerait dans l’établissement -pendant qu’eux serait à l’intérieur à glaner des infos. Plutôt pour prendre du bon temps ouais.

Le dépit qui lui nouait les tripes le fit froncer des sourcils et grommeler d’agacement, tandis qu’il attendait seul comme un con dans la caisse. Son supérieur devait bien se foutre de lui à l’heure qu’il était. Rien d’intéressant ne se profilait devant la club. Quelques pouffes, quelques clients dégueulasses, et autres personnes peu recommandables qui ne tirèrent rien d’autre chez Law que de la profonde exaspération. Et puis soudain, du mouvement. Une bousculade, des cris, et une longue chevelure blonde qui tranchait dans l’obscurité de la nuit. Le jeune flic se tenait prêt à intervenir en cas de dérapage, mais cela ne fut pas nécessaire. Et sous les néons tape-à-l’œil de l’enseigne du club, Thomas identifia l’un des hommes. Svakhin. Il appuya sur le bouton de son oreillette.

▬ Chef ? La pomme est tombée de l’arbre, je répète, la pomme est-

▬ Quel pomme, de quoi tu parles bon sang ?!

Il leva les yeux au ciel et étouffa un soupir exaspéré.

▬ Svakhin vient d’entrer dans le club. Franchement vous manquez un peu d’imagination chef, c’est assez triste je dois dire !

▬ Très bien, on s’en charge. Et tu peux garder tes remarques pour toi le bleu.

Un sourire sardonique fendit son visage et il raccrocha le petit appareil. Il croisa les bars derrière son crâne, et allongea ses longues jambes devant lui, prenant un peu de bon temps maintenant que son rôle avait été joué. Mais au bout d’un quart d’heure à peine, quelque chose attira son regard. Un éclat, un scintillement. Un flash peut-être ? Mais peut-importe la nature de ce quelque chose, cela suffit à lui mettre les nerfs en ébullition. C’était tout sauf normal, et un truc aussi suspect devait forcément être identifié. Peut-être qu’il se trompait et que l’excitation de la première mission le rendait vaguement parano, mais en général, ses tripes l’induisait très rarement en erreur.

L’escalier de secours. Le toit. Il y arriva en quelques minutes à peine. Thomas n’était pas connu pour être d’une souplesse infinie, mais courir dans les marais et grimper aux arbres étant petit l’avait quand même bien entraîné à ce genre d’escapades. Le plus silencieusement possible, il s’avança jusqu’à s’immobiliser quand il repéra une silhouette au bord du toit. Et longue crinière blonde. Et un fusil d’assaut. Dans son oreillette, il entendit la voix du lieutenant-chef.

▬ Gamin ? Changement de plan, on s’occupe de lui à l’extérieur, c’est bourré de sous-fifres ici, on enverra une troupe plus tard, Svakhin est notre priorité ce soir.

Il acquiesça pour rien -vu qu’en soi, personne ne pouvait le voir- mais garda le silence en s’approchant de la jeune femme. Et quand il la vit mettre l’arme en joug, son sang ne fit qu’un tour. Son souffle s’accéléra en même temps que lui quand il s’empara du canon de l’arme et la releva de toutes ses forces vers eux, avant de s’en servir comme moyen d’immobiliser sa cible. Il fit jouer son poids pour la déstabiliser -mais les talons hauts devaient aussi y être pour quelque chose- et la plaqua au sol, maintenant son cou et ses poignets sous le fusil d’assaut. Cela avait duré une seconde, peut être deux, mais il était à bout de souffle.

▬ Police, bouges pas ou j’t’éclate ! grinça-t-il dans un murmure.

Il pensa immédiatement à rayer cette phrase de son répertoire de punch lines. Plus nul et bourrin, tu meurs.
Maladroitement, il déplaça son poids sur le côté pour maintenir l’arme d’une main et sortit son insigne de sa poche avant de se remettre dans sa position initiale. Pendant quelques secondes, il détailla la personne qu’il maintenait au sol. Blonde -mais il l’avait remarqué depuis un moment- les yeux bleus. Super jeune aussi, à peine un ou deux ans de moins que lui. Si ses sourcils restaient froncés sous la pression, un sourire curieux étira cependant un coin de ses lèvres.

▬ Toi, souffla-t-il pour ne pas trop attirer l’attention, t’es tout sauf une des filles de Svakhin. T’as une explication logique pour tout ça j’imagine, hein ?

Un jour, il apprendra peut-être à faire des arrestation plus subtiles…
(C) MISS AMAZING.



▬ WRECKED MIRROR ▬



There's this tune I've found that makes me think of you somehow and I play it on repeat, until I fall asleep:
 
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MessageSujet: Re: Bad choices made our story || Nathomas   26th Octobre 2015, 13:11



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Un moment d’hésitation. Un coup de feu qui ne se fait jamais entendre. Une agitation soudaine. Tu relevais lentement la tête sans tirer. Tu perdis ta seule et unique chance. Une chance qui ne se représentera sans doute jamais. Les bruits de pas derrière toi se rapprochèrent. Quasi imperceptibles. Tu n’eus pas le temps de réagir face à la rapidité de ton adversaire. Tu perdis l’équilibre sans rien pouvoir y faire. Tes collants déjà dans un mauvais état se déchirèrent au contact du sol dur et froid qui t’écorcha presque la peau sous le coup de l’impact. Tu ne fermais pas les yeux durant tout le mouvement qui ne dura que quelques secondes. Tu te laissais immobiliser sans faire de vague, trop curieuse de comprendre ce qu’il se passait pour tenter de te défendre. Tu avais conscience qu’il te suffisait de faire trois mouvements pour te débarrasser de cet élément perturbateur. Ton air inexpressif aurait pu mettre mal à l’aise la plupart des gens que tu aurais rencontrés à ce moment là. Pas de surprise, pas de colère, juste l’éclat d’innocence dans tes iris qui contrastait particulièrement bien avec les événements qui se déroulaient.

▬ Police, bouges pas ou j’t’éclate!

La police? Sans déconner bro. Tu esquissais ton premier geste : un haussement de sourcil. Quel gentleman ce gars. En plus d’être un flic, il venait de bousiller des semaines de préparation pour te débarrasser de Svakhin. Cette unique idée te fit grincer des dents. Tu n’avais jamais loupé un tir à cause de la police. Certaines questions s’imposaient. D’où sortait-il ? Il te suffisait de voir sa façon d’arrêter une personne et ses techniques pleines de subtilité pour conclure qu’il devait être nouveau dans le boulot. Tu ne pris même pas la peine de regarder l’insigne qu’il te présenta. Tu t’en foutais royalement. En revanche, tu pris quelques secondes pour le détailler du regard. Tu n’eus pas besoin de plus de dix secondes pour le classer dans la catégorie bombe atomique. Tu restais aussi sage que possible, ce qui arrivait très rarement, sous la pression de l’arme qui t’empêchait de bouger. Illusion. Ce n’était qu’une illusion que tu lui donnais. Tu pouvais bouger. Il aurait dû le comprendre bien plus tôt. Manque de réflexion de sa part avant de passer à l’action. Dommage.

Tes iris aquamarines s’accrochèrent aux puits sans fonds qu’étaient les siens lorsqu’il te demanda une explication. Au même moment, tu entendis la porte grinçante du club s’ouvrir. Tu écarquillais les yeux en comprenant ce qui allait se passer par la suite : il n’était pas seul, c’était évident. S’ils attrapent Svakhin vivant, tout sera fichu. Tu n’avais plus beaucoup de temps. Tu avais veillé à ne pas répondre à sa première « remarque », très chaleureuse, d’ailleurs. Pour la première fois de la soirée, un sourire éclatant étira tes lèvres et tu tournais la tête vers le côté pour laisser échapper un rire mélodique. Un rire sans raison. Juste quelques secondes. Assez pour qu’il se demande qu’elle était la raison de ton hilarité. Sa pression sur l’arme diminua pendant ces quelques secondes d’inattention, un réflexe totalement naturel. C’était ça, ta spécialité. Connaître, étudier, conclure. Relevant tes genoux pour prendre appuie sur tes pieds, tu fis une roulade arrière en attrapant à ton tour le fusil. Grâce à ton élan, tu réussis à pousser l’agent de police assez loin, aidée par un coup de vent assez puissant dont tu étais l’auteure pour l’envoyer valser. Tu grimaçais pour lui en imaginant la douleur qu’il avait dû ressentir en se cognant contre le sol en béton. Tu n’avais pas eu envie de le faire. Un sentiment de regret te traversa mais il disparut aussitôt. On vous entrainait à faire disparaître toutes ces émotions. Tu te redressais non sans mal avec une douleur notable au niveau de la cuisse. Sans accorder une onde d’attention de plus au policier, tu courrais vers le bord du toit, arrivant au moment même où l’équipe de policiers quittaient le club pour arrêter Svakhin qui rejoignait calmement sa voiture sans se douter de rien.

▬ Pas doué ce gars, tu murmurais sans vraiment réfléchir à la possilité qu'il puisse t'entendre.

Quand il s’agissait de boulot, tu changeais complètement. Lors de l’entraînement, on vous supprimait toute trace de conscience. S’il y avait bien une chose à retenir dans le cas où l’une des missions échoue, c’est celle-ci : si tu ne l’as pas eu, personne ne doit l’avoir. Tu tirais un Glock 19, arme de rechange, de la ceinture de ta robe cachée sous ta cape et tirait une balle dans l’air. Le bruit alerta le trafiquant qui se retourna, assez rapidement pour voir les policiers. Tu venais tout juste de faire capoter une enquête de police et peut-être bien l’arrestation légale d’un des pires hommes de la planète. Mais les règles étaient les règles. Tu fis craquer ton cou une fois que cela fut fait. Retirant tes escarpins et les envoyant valser dans un coin du toit quasi-désert à l’exception de l’autre incapable, tu t’approchais de lui, l’arme à la main. Tu lui avais donné un coup assez fort pour lui faire mal le temps de faire ce que tu avais à faire mais là il devait sans doute reprendre conscience de ce qui se déroulait. Tu t’arrêtais près de lui. Pointait le bout de ton arme sur son front. Toute personne qui se mettait à travers du chemin d’un agent secret devait y passer. Comment est-ce que la police pouvait ignorer que Svakhin était sur leur liste ? Ils n’avaient pas le droit d’intervenir dans ce cas là. Pourtant, c’est ce qu’ils avaient fait. Tu te retrouvais avec un homme à tuer, un agent qui plus est.

Quelque chose t’empêcha de tirer. Peut-être le fait que tu venais d’utiliser la dernière balle de ton arme ? Aucune idée. Tu savais que ta décision aurait des répercussions sur toute ta carrière d’agent et que tu allais être dans des problèmes incomparables après cela mais il t’était impossible d’accepter l’idée de tuer une personne qui ne faisait que ce que son travail lui demandait de faire. Tu laissais tomber l’arme près de lui et reculait de quelques pas avec les mains bien en avant, preuve que tu ne comptais absolument rien faire. Tu poussais un long soupire, tiraillée entre deux décisions capitales.

▬ La prochaine fois que tu immobilises une personne, reste concentré sur tout son corps et pense à vérifier qu’elle n’a pas d’autre armes à porté de main. Et le « bouge pas ou je t’éclate » pense à le sortir avant de me sauter dessus, ça fera moins ridicule.

Tu levais les sourcils d’un air compréhensif. Tes paroles montraient évidemment que tu avais de l’expérience et qu’évidemment, tu n’étais certainement pas l’une des filles de Svakhin. Tu venais tout simplement de t’enfermer dans une cellule dont tu n’avais pas la clé. Les choses se compliquaient et tu redoutais déjà ce qui allaient suivre. Tu n’avais aucun moyen de t’enfuir : si tu t’envolais, on te tirait dessus et tu tenais à tes ailes. Si tu prenais les escaliers de secours, la police t’attendrait juste en bas et se douterait bien que tu serais celle qui avait tiré le coup de feu qui avait alerté le trafiquant de leur présence. En d’autres termes, tu étais coincée sur un toit avec ce bon à rien de flic. Ton père allait te tuer en apprenant ton échec. Ton premier échec. Tu te baissais vers lui, observant ses traits harmonieux sous les rayons lumineux de la sphère argentée dans le ciel. En réalité, tu cherchais s’il y avait une quelconque blessure visible qui aurait pu demander des soins urgents mais tu n’y étais pas allée aussi fort que ça.

▬ Tu réalises que tu viens de bousiller presque un mois de boulot ? T’auras la vie de centaines de filles sur la conscience maintenant. T’étonnes pas si tous tes proches se font tuer dans les prochains jours.

La voix douce fait toujours ombre à tes propos les rend encore plus percutants. Tu savais que tu étais sur le point de t’énerver. Pas à cause de lui, mais à cause de ton incompétence.Tu accompagnais ta dernière phrase par quelques applaudissements et un sourire sarcastique. En réalité, tu ne le pensais pas vraiment mais sous le coup de la frustration pour avoir raté ton tir, tu n’avais pas vraiment réfléchis. Personne ne ferait de mal à ses proches, tu le savais. A l’Agence, on évitait de toucher à ceux qui ne le méritent pas. C’était juste des mots en l’air. A ce moment là, tout ce qui importait c’était une chose et unique chose, une question qui te hantera par la suite : pourquoi est-ce que tu ne lui avais pas déjà brisé la nuque pour t’en débarrasser ? Sans rompre le jeu de regard, tu plissais les yeux, tentée de l’hypnotiser. Néanmoins, à l’époque tu ne contrôlais pas assez bien ton pouvoir pour prendre le risque. Tes yeux eurent à peine le temps de prendre la teinte dorée qui précède l’utilisation de ton pouvoir avant que tu ne changes d’avis. Tu n’avais aucun moyen de te débarrasser de lui et aujourd’hui, tu es bien heureuse de n’en avoir trouvé aucun.

▬ T’as vraiment du bol ce soir toi.


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MessageSujet: Re: Bad choices made our story || Nathomas   7th Novembre 2015, 19:41


BAD CHOICES MADE OUR STORY ✖ Flashback
PV ✖ Nathanaël & Thomas


« She was walking around,
with a loaded shotgun
Ready to fire me at hot one,
And it went bang, bang bang,
straight through my heart. »

L’impassibilité évidente de la jeune fille perturba le policier. Ça n’était même pas cet air blasé et froid que certains criminels pouvaient arborer fièrement lors des interrogatoires, loin de là. Elle affichait plutôt l’air ingénu d’une enfant qui venait de tomber par terre sans savoir ni pourquoi ni comment, et qui restait là, sans bouger, les yeux grand ouverts, se demandant encore par quel mystère elle s’était retrouvée au sol. Thomas avait rarement vu de tels yeux dans sa vie -et ce n’était pas faute d’avoir trop peu côtoyé la gente féminine. Mais des aigues-marines pareilles, c’était encore du jamais vu.
Peut-être s’était-il un peu trop perdu dans ces iris, au point d’oublier ne serait-ce qu’une seconde que c’était une timbrée fringuée comme une fille de joie et adepte du fusil d’assaut qu’il maintenait contre le béton froid qui recouvrait le toit. Peut-être était-ce la raison pour laquelle il fit l’erreur de relâcher la pression appuyée sur l’arme à feu quand la jeune fille éclata d’un rire clair et sans fausse note. Erreur oui. Fatale même, car la mission pris l’eau au moment exact où elle l’envoya paître le béton. Le temps d’encaisser la douleur et d’esquisser l’ébauche d’un mouvement pour se relever et neutraliser la blonde, celle-ci avait sortit un pistolet et s’était chargée de faire capoter leur descente.

▬ Putain de…

Thomas sentait vaguement que c’était sur sa gueule que ça allait retomber.
Il se releva lentement, grimaçant légèrement quand il sentit une douleur sourde battre au niveau de son flanc gauche. Et tout en se redressant, il ne quitta pas son adversaire des yeux une seule seconde, même quand celle-ci pointa son Glock 19 entre ses deux yeux. Un rictus étira le coin de ses lèvres.

▬ Sachant que les autres ont du identifier d’où provenait le précédent coup de feu, je ferais pas ça si j’étais toi. Ce serait con d’aggraver ton cas, non ?

Thomas ne sut si ses mots avaient ramené la jeune fille à la raison, ou si c’était autre chose, mais elle ne fit rien, à part jeter son arme à ses pieds et reculer les mains en l’air. Un geste que Law gratifia d’un signe de tête entendu.

▬ La prochaine fois que tu immobilises une personne, reste concentré sur tout son corps et pense à vérifier qu’elle n’a pas d’autre armes à porté de main. Et le « bouge pas ou je t’éclate » pense à le sortir avant de me sauter dessus, ça fera moins ridicule.

▬ Et toi la prochaine fois que tu prévoies d’aller buter un proxénète traqué par les flics depuis plusieurs mois déjà, évite le rouge pétant et les motifs léopard, c'est un peu voyant des fois que t'aurais pas remarqué. Et ça te va pas surtout.

Elle avait parfaitement raison, et il le savait. Seulement Law n’appréciait pas tant que ça qu’on lui fasse remarquer ce qu’il avait déjà vu -particulièrement quand il s’agissait de ses propres erreurs.
Il s’approcha d’elle sans précipitation en sortant une paire de menottes de la poche de son vieux blouson en cuir -les dieux soient loués, la descente impliquant la discrétion, on ne l’avait pas obligé à porter l’uniforme ridicule qu’on lui avait attribué à ses débuts dans la police. Law détestait les uniformes.

▬ Bon, c’est pas contre toi -quoique si en fait- mais je vais devoir t’embarquer, alors…

Il acheva sa phrase par un signe de la main visant à demander à la jeune femme de se retourner. Quand ce fut fait, il lui passa doucement les menottes en veillant à ne pas lui faire mal. Law partait du principe qu’on ne tapait sur une femme que dans deux situations : si elle vous le demande (mais même là, le jeune homme ne serait pas des plus à l’aise), ou si elle menace de vous blesser salement -vous ou quelqu’un d’autre d’ailleurs. Et de toute évidence, aucun des ces cas n’était de mise actuellement.

▬ Tu réalises que tu viens de bousiller presque un mois de boulot ? T’auras la vie de centaines de filles sur la conscience maintenant. T’étonnes pas si tous tes proches se font tuer dans les prochains jours.

Law prit le temps de bien serrer les chaînes sur ses poignets fins avant de répondre avec l’insolence éhontée dont il savait si bien faire preuve quand on titillait ses nerfs.

▬ J’ai bien envie de te sortir la même chose figure toi. Et pitié épargne moi tes histoires de conscience, la mort aurait été une punition bien trop cool pour ce fils de pute. Ta morale tu peux te la mettre où je pense hein.

Il lui attrapa le bras au niveau du coude et l’engagea à le suivre à l’intérieur du bâtiment, en passant par l’escalier qui menait aux étages inférieurs.

▬ Et au passage, s’il arrive quoique ce soit à « mes proches » comme tu dis, c’est vous qui aurez un sacré problème.

Il s'était exprimé calmement, presque sur le ton de la blague, mais pensait chaque mot prononcé. Il avait bien descendu la moitié des membres les plus éminents du clan Barrow à cause de l’enlèvement de sa fille. Qui sait ce qu’il serait capable de faire si l’on venait à commettre la folie de tuer cette dernière ?

À l’intérieur, ses collègues s’étaient chargés de coffrer les sbires de Svakhin, ainsi quelques prostituées, histoire de se dire que la mission n’avait pas servi à rien. Quand le lieutenant-chef l’aperçut, ce fut presque s’il ne lui hurla pas dessus.

▬ Putain, mais qu’est-ce que tu foutais Law, pourquoi t’étais pas dans la caisse, Svakhin s’est la malle à cause de-

Il remarqua alors en quelle compagnie le jeune homme se trouvait, et se tut avant d’acquiescer en grommelant et en triturant les poils de son épaisse moustache. Si Thomas avait du mal avec nombre de ses collègues, il appréciait énormément le lieutenant-chef qui comprenait vite ce qu’il pensait et ne jugeait jamais à la légère.

▬ Bon, on embarque tout le monde au poste, plus vite que ça.

✘✘✘

Il commençait à faire vraiment tard. On avait interrogé tous ceux qui avaient été pris au club afin de connaître la possible cachette de Svakhin, et aussi pour monter un dossier encore plus chargé contre lui au passage. Quand on le chopera, c’est la prison à vie qui l’attendra, ni plus ni moins.
Law avait assisté à plusieurs interrogatoires, mais las, il s’était eclipsé se prendre un café bien mérité. Il en profita également pour prendre passer un coup de fil à sa voisine qui avait récupéré Keira à la sortie de l’école et chez qui il passerait la prendre dès que possible.

▬ Allô ? Oui, c’est moi, tout se passe bien ? Oui. Oui, d’accord. Hein, elle a fait quoi ? Putaaaaain, ouais ouais je vois, je m’en occuperais. Elle dort là ? Ok, nickel. J’dois vous laisser Madame, encore merci, bonne soirée.

Dans son exaspération -il faudra vraiment qu’il apprenne à Keira que si elle veut se battre contre les grosses brutes de l’école qui lui refusent l’accès au tobogan, il faut le faire à l’abri des regards des surveillants, car sinon on se retrouve avec toute la clique de l’administration sur le dos- Law avait peut-être parlé un peu fort, au moins assez pour qu’on l’entende depuis les cellules du poste. Cellules qui étaient presque vides maintenant qu’on était arrivé au bout des interrogatoires, heureusement. Enfin presque vides. Un regard bleu azur lui traversa l’esprit et un sourire espiègle vint fendre son visage en deux. Et i fit couler un deuxième café qu’il apporta à celle qui avait tout ruiné.

▬ Tiens, fit-il en lui tendant le gobelet en plastique brûlant à travers les barreaux, fais gaffe c’est chaud.

Et il s’assit sur le banc qui faisait face à la cellule, sirotant sa boisson et en profitant pour jeter un oeil au sale bleu qui s'était entendu sur la partie inférieure gauche de son ventre. Il grimaça.

▬ Eh, grogna une voix grasse qui venait d’une cellule voisine -encore un ivrogne qu’on avait foutu en dégrisement- pourquoi y’en a que pour la pute là, moi aussi j’veux du café !

▬ Apprends d’abord à parler mieux que ça enfoiré, t’aimerais pas que je dise ça à ta mère non ?

Ignorant ensuite les protestations de ce charmant monsieur, Thomas reposa son regard d’obsidienne sur la jeune femme derrière les barreaux, sans se départir de son air narquois.

▬ Alors ? On peut faire les présentations après tous les moments intenses qu’on a passé ensemble, tu crois pas ? Moi c’est Law enchanté !

Peut-être qu’il commençait à prendre un mauvais pli, mais emmerder les fausses prostituées mises en cellule l’amusait plus qu’il ne le faudrait…
(C) MISS AMAZING.


HRP ; Ouais j'ai d'abord posté sous Ginger, ouais je suis boulet, pardon :c



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MessageSujet: Re: Bad choices made our story || Nathomas   14th Novembre 2015, 18:35



Badchoices
Law;Nate ;

Le vent glacial des heures tardives de la nuit te donna l’impression de ne plus sentir tes joues. Mais tu réussis à sourire. Un sourire malicieux. Ses compliments sur tes vêtements te transperçaient le cœur tellement ils étaient charmants. Tu tournoyais  sur toi-même pour lui présenter ta tenue dans son ensemble avec une certaine ironie dans le regard. La remarque te rappela à quel point elle était inconfortable. Tu aurais donné un max pour un jean. Evidemment que tu l’avais fais exprès, tu avais pour but de te faire remarquer. Pas des flics, certes. Mais c’était trop tard. Il te semblait qu’il avait mal pris ta remarque. Tu t’étais laissé emporter. Tu n’aurais pas dû. Mais cela n’allait sûrement pas t’excuser. Une certaine hésitation pouvait se lire dans tes iris. Tu n’ignorais pas ce qui allait se passer par la suite mais tu ignorais quelle attitude adopter. Tu aurais pu lui en mettre une dans le crâne mais tu t’étais résignée à la dernière seconde. Tu allais en subir les conséquences, aussi désagréables soient-elles. Tu ne pus retenir une grimace dans l’attente des prochains événements. Te faire embarquer. C’était toujours une joie de te retrouver à l’arrière d’une bagnole de police, faisant semblant de ne pas savoir ouvrir les menottes qu’on t’avait collé aux poignets. Il était néanmoins préférable de ne pas faire de vague.

Lorsque tu captais le signe de main, tu boudais et soupirais pendant quelques secondes. Tu finis par te retourner pour lui présenter tes mains après avoir remis en place ta cape pour ne pas attirer trop les regards des policiers à qui tu allais avoir affaire. Cape ou pas cependant, tu savais que ça n’allait pas changer grand-chose. Tu sentis le métal froid et désagréable prendre possession de tes poignets. Tu t’étais préparée à ressentir la désagréable sensation qui suivait un geste trop brutal mais elle n’arriva pas. La surprise se peignit sur tes traits d’ange lorsque tu  réalisas qu’il ne t’avait pas fait mal. Tu pensais à remettre en question ton jugement concernant le flic jusqu’à ce que tu sentes les chaînes se resserrer. Là, tu oublias cette option et préféras sourire d’un air amusé lorsque tu remarquais que tes propos avaient dû heurter une corde sensible. Sur le coup, tu eus envie de t’excuser. De lui dire que ton travail obligeait ce genre de chose et que tu n’avais pas eu le choix. Puis tu se souvins du rôle que tu avais à jouer. Alors ta réplique changea en un battement de cil, passant de ton honnêteté naturelle à un sarcasme dangereux.

▬ Dans tous les cas ‘faut croire que t’es le genre à passer les menottes dès la première rencontre toi.

Tu plaisantais. Quoi que… Tu sentis sa main qui te poussait à avancer et c’est ce que tu fis. Tu t’arrêtais pendant à peine une seconde quand tu entendis ton oreillette grésiller. Tu allais en avoir besoin au poste mais il y avait des risques qu’ils la trouvent. Et si cela se déroulait de la sorte, ils pourraient remonter jusqu’à ton ordinateur et en avoir le contenu. Tu allais devoir t’en débarrasser. Avec les mains menottées cela risquait d’être compliqué mais tu espérais qu’elle ne serait pas détectée avant que tu ne sois seule. Tu soupirais d’un air exaspéré face à tous les étages que tu allais devoir descendre. A pied. Avec un flic. Tu n’aimais pas les flics. Tu ne les appréciais pas. Ils devaient faire respecter trop de lois qu’eux-mêmes ne respectaient pas. Ce qui t’inquiétait le plus dans ton cas était le fait que jusque là, tu avais toujours réussis à t’en sortir grâce à ton père qui se pointait avant même qu’ils ne te mettent en cellule. En général il se pointait en plein milieux de l’interrogatoire et après quelques mots, tu étais libre. Tu aurais eu un dossier très épais si ça n’avait pas été le cas. Ainsi, te retrouver au milieu de dizaine de poulets, sans papa pour demander de l’aide,  alors que tu pouvais leur donner assez de raisons pour te clouer au pilori ne te laissait pas totalement sans crainte.

Crainte qui disparut dès que tu te retrouvas face à un homme qui criait de manière ridiculement trop forte. Tu fermais les yeux sous le bruit strident que faisait sa voix. Tu tournais la tête vers le gars qui t’avait passé les menottes et lui envoyait un regard l’air de dire « pitié fait le taire ». Dès que tu entendis la nouvelle sur Svakhin, tes yeux s’illuminèrent de façon étrangement victorieuse. Gagné. Victoire. Tu les avais eus. Tu criais victoire intérieurement et fis disparaître ton sourire satisfait de tes lèvres pour un air plus désespéré quand le regard du chanteur de l’opéra version lieutenant chef se posa sur toi. Quelle horrible moustache. Tu ne tardas pas à te faire pousser vers l’une des voitures où on te fit rentrer de force. Tellement que tu te pris le coin de la porte sur la tempe.

▬ Eh oh vas-y molo boloss, tu sais ce que c’est que de descendre des escaliers avec des Louboutin de quinze centimètres?

Tu t’installais sur le siège arrière d’une voiture où des milliers de criminels avaient sûrement dû passer. Tu étais dans une position très inconfortable dans laquelle tu restas pendant plusieurs minutes, jusqu’à arriver au poste. Les lumières du bâtiment trop fortes pour tes pupilles qui s’étaient adaptées à la noirceur de la nuit te firent monter les larmes aux yeux.  On t’avait fouillé, vérifié que tu n’avais pas d’objet dangereux et après quelques autres procédures inutiles, tu t’étais retrouvée dans une cellule pourrie près d’un alcoolique casse couille. Parfait. Vraiment génial. La soirée terminait vachement bien. Avec toutes les filles qu’ils avaient ramenées, ils allaient soit faire une partouze soit passée la nuit à les interroger. Vu les flics, ça allait surement être la seconde option. Débarrassée de tes menottes, tu grimaçais de douleur en regardant tes poignets qui te brûlaient à chaque fois que tu en frôlais la peau. Un lit démembré, une cellule crade, des mûrs emplis de gravures, voilà à quoi tu étais réduite. Tu attendis quelques secondes, vérifiais qu’aucun flic ne pouvait te voir puis allait te réfugier dans un coin de la cellule. Tu ne fis pas attention au lit misérable et à la crasse des mûrs, tu savais en arrivant que ça n’allait pas être le Ritz. Tu retirais le patch sur ton oreillette avant de murmurer le prénom de l’intelligence artificielle qui te répondit sur le champ prouvant qu’elle était toujours en ligne. Tu lui donnais quelques instructions claires et précises avant de retirer ton oreillette. Tu la posais par terre avant de l’écraser, récupérant par la suite les restes pour les laisser tomber dans le lavabo. Tu te sentis instantanément soulagée par la suite. Utilisant ta cape qu’on t’avait permis de garder, comme sac de couchage, tu te roulais en boule dedans avant de t’allonger par terre. Ca allait être une longue nuit et personne n’allait venir à ta rescousse. Surtout pas maintenant que tu n’avais pas demandé à Electra d’envoyer de signal d’alerte. Donc ton père n’allait pas être au courant. Tu te retrouvais seule. Bravo.

Un bruit. Une voix. Trop forte. Tu ouvris les yeux à la seconde même où l’écho atteignit tes oreilles. La fatigue t’avait rattrapée, tu t’étais endormie. Travailler le jour au magazine et le soir au club te laissait trois heures de sommeil par jour au maximum et tu commençais à faiblir. Tu entendis des bruits de pas se rapprocher, puis encore une voix. La même voix. Une voix qui te rassura sans vraiment que tu ne comprennes pourquoi. D’un air complètement à l’ouest, celui que tu avais après t’être endormi, les yeux et les lèvres gonflées, tu te redressais en posant tes mains sur le sol pour voir ce que pouvait bien vouloir ce fouteur de merde. Il te fallut quelques secondes pour réaliser que le café était pour toi. Non, sérieusement ? Tu hésitas quelques secondes. Et s’il y avait un truc à l’intérieur ? Genre comme si tu ne prenais pas déjà toutes les drogues possibles. Au pire tu allais t’en servir pour te réchauffer. Tu finis par accepter avec un sourire reconnaissant. Tu comptais le remercier et t’excuser pour l’horrible bleu sur son ventre lorsqu’une voix qui te fit grincer des dents s’éleva dans la cellule près de la tienne.

▬ Tu sais ce qu’elle te dit la pute? Elle te dit que si tu fermes pas ta gueule pendant les 24h qui viennent la prochaine chose que tu vas avaler c’est pas du café mais tes intestins, t’as pigé bro?

Le policier avait parlé avant toi. Bon sens de la réactivité. En plus pour te défendre. Il était pas si mal finalement…Côté mental hein, physique on en parle même pas. Charmante, Nate. Néanmoins, tu avais les nerfs à vif, tu étais dans un poste de police, tu avais froid, sommeil, et il y avait un flic devant toi. Flic dont tu ignorais complètement les intentions parce qu’en général ils ne viennent pas te voir en cellule en attendant ton interrogatoire. Il était…différent. C’était cool. Tu prenais ton gobelet entre tes doigts qui avaient quasiment viré au violet pour te réchauffer. Ton regard se posa sur le flic lorsque tu entendis son ton. Tu arquais un sourcil, ayant décidé d’abandonner ton rôle pour la nuit. Tu étais trop fatiguée pour jouer à la prostituée abrutie qui ignorait la raison de sa présence en ces lieux. Tu ne pus néanmoins pas retenir un sourire amusé quand tu repensais aux « moments intenses » auxquels il faisait allusion. Tu baissais à nouveau la tête pour briser le contact visuel. Il avait un regard trop intense. Ca te dérangeait. Et ça n’arrivait pas du tout souvent. Jamais, à vrai dire. Surtout quand il s’agissait d’un flic. Tu regardais le liquide sombre dans son minable gobelet en plastique en rêvant d’un bon café chez toi.

▬ Je sais. Je connais ton prénom.

Un nouvel éclat de malice traversa tes iris avant de disparaître. Tu relevais la tête avec un sourire, haussant légèrement les épaules d’un air évident.

▬ Ton boss. Je l’ai entendu t’appeler comme ça. Moi c’est Nathanaël. Enfin Nate. Juste Nate. Ca va sinon, pas trop mal? J’ai fais gaffe à pas toucher tes côtes donc normalement t’en as aucune de brisée mais si c’est le cas t’auras qu’à m’envoyer la facture de l’hôpital je m’en occuperai y a pas de souçis. Je suis désolée.

Tu aurais dû y aller moins fort. Ca devait être vraiment douloureux. Tu osas prendre une gorgée du café qui t’arracha une grimace de dégout. C’était sûrement pas le meilleur café que tu avais bu de ta vie mais tu allais devoir faire avec. Tu serrais ta cape contre toi et passaient tes doigts dans tes mèches qui s’étaient fait la guerre après ta sieste. C’est seulement à ce moment là qu’un détail te revint à l’esprit. Enfin, ‘détail’, tout est relatif.

▬ Euh…Panique pas mais il se passe quoi avec ta fille? Rien de grave, elle va bien?

Tu avais entendu la conversation, oui. Pour sa fille, tu avais juste deviné, ou juste présumer. Ca aurait aussi bien pu être sa jeune sœur. Mais tu le voyais plus avec une fille. Tu ignorais encore pourquoi mais dans ta tête, ça devait être une fille. Il était un peu jeune pour être père quand même. Il devait à peine être plus âgé que toi. En réalité, tu posais plus cette question pour vérifier qu’aucun agent ne s’en était pris à elle. Heureusement, tu n’avais pas envoyé de signal sinon ça se serait passé autrement. En général on réagit assez mal à un agent secret en prison mais alors si on découvre qui l’y a mis… Trop de questions. Tu réfléchissais trop. Dans un soudain élan de fatigue, tu te mis à te frotter les yeux, te rappelant que tu t’étais débarrassée de toute trace de maquillage en rejoignant ta cellule quelques heures plus tôt. Ca aurait été con de ressembler à un panda. Tu avais l’air plus jeune, comme ça. Tu poussais un petite soupire avant te serrer ta cape contre toi, clignant lentement des yeux l’air de dire que tu étais crevée et à deux doigts de te rendormir à nouveau. Mais il te tenait réveillée et d’une drôle de façon, il te tenait compagnie. Ses yeux étaient si sombres que tu t’attendais à y voir des étoiles, c’était presque étrange.

▬ Tu devrais rentrer la voir. Elle a plus besoin de toi que moi. Je mérite pas autant d’attention et puis je suis certaine qu’ils se débrouilleront très bien sans toi vu que je suis certaine que je vais me bouffer un interrogatoire de quelques heures. Pour ça que t’es là? Tu viens me chercher?



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MessageSujet: Re: Bad choices made our story || Nathomas   28th Novembre 2015, 13:36


BAD CHOICES MADE OUR STORY ✖ Flashback
PV ✖ Nathanaël & Thomas


« The songs on the radio are ok,
But my taste in music is your face,
And it takes a song to come around
to show you how.
She's the tear in my heart. »

Elle avait retiré son maquillage et s’était enroulée dans sa cape pour combattre le froid de la pièce pendant les quelques heures où Thomas avait été retenu dans la salle d’interrogatoire. Ses yeux semblaient gonflés de sommeil -et dans un sens, l’ange déchu la comprenait parfaitement sachant que seuls les cinq cafés qu’il s’était envoyé dans la soirée le tenaient éveillé actuellement. Avec cette nouvelle allure, elle faisait plus jeune, plus fragile. Law réalisa qu’elle ne devait même pas avoir son âge. Ce qu’une nana aussi jeune faisait perchée sur le toit d’un night club illégal avec un fusil d’assaut sur l’épaule était une question qui titillait fortement le jeune homme. Cependant, il se retint de poser la question tout de suite. Éventuellement, il en connaitrait la réponse plus tard pendant l’interrogatoire de celle-ci.

▬ Tu sais ce qu’elle te dit la pute? Elle te dit que si tu fermes pas ta gueule pendant les 24h qui viennent la prochaine chose que tu vas avaler c’est pas du café mais tes intestins, t’as pigé bro?

Thomas émit un petit sifflement plus ironique qu’admiratif.

▬ Je serais toi je ferais gaffe vieux, une femme en colère c’est un coup à perdre un oeil, rajouta-t-il avec un sourire goguenard.

Pour illustrer ses propos, il exhiba à la vue de tous les traces de griffures -cicatrisées mais visibles- qui partaient de la base de son cou pour finir un peu plus bas, sous la clavicule. Un petit cadeau de cette chère Angelica -comme tout couple, ils avaient eu leur moments difficiles, mais Angie avait pu être la pire des furies quand on la mettait en rogne. Visiblement, son petit manège et la violente réplique de la jeune femme eurent raison du caractère insupportable du poivrot qui se la ferma une bonne fois pour toute.

Elle trempa enfin ses lèvres dans le café qu’il avait pris le temps de lui faire couler. Elle grimaça. Intérieurement, Thomas nota que la jeune fille devait être plus aisée qu’il n’y paraissait actuellement. Le café du commissariat n’avait rien de particulièrement savoureux, c’était loi d’être un scoop, mais il n’était pas ignoble non plus. Elle devait donc être plus habituée aux kawas plus savoureux et plus onéreux. Ce qui voulait dire qu’elle avait de l’argent. Plus il en apprenait sur elle, plus elle devenait un mystère pour lui, un vrai casse-tête cette nana.
Un éclat d’espièglerie passa dans son regard quand il se présenta et elle lui rappela que le lieutenant chef l’avait appelé par son nom devant elle. Observatrice, nota le jeune homme dans un coin de sa tête.

▬ Moi c’est Nathanaël. Enfin Nate. Juste Nate. Ca va sinon, pas trop mal? J’ai fais gaffe à pas toucher tes côtes donc normalement t’en as aucune de brisée mais si c’est le cas t’auras qu’à m’envoyer la facture de l’hôpital je m’en occuperai y a pas de soucis. Je suis désolée.

▬ Evidemment que tu vas raquer si je me suis cassé un truc à cause toi, ça tombe sous le sens, répondit le jeune homme en arquant un sourcil, avec ce ton insolent qu’il avait un peu trop l’habitude d’employer.

Ceci dit, Thomas avait l’habitude de se prendre des coups. Il suffisait de voir les nombreuses cicatrices plus ou moins effacées qui se baladent un peu partout sur ses bras, son torse et son dos.

▬ Mais quitte à ce que tu répares tes bêtises, je préfère encore que ce sois toi  qui fasse l’infirmière, continua-t-il avec un sourire charmeur et pas sérieux le moins du monde.

Boum, une remarque élégante, une.

Thomas ne savait pas quoi penser de cette fameuse « Nate ». Il l’avait prise dans une situation plus qu’évidente, et elle respirait la suspicion à plein nez, et pourtant il ne parvenait pas à lui trouver cet air méprisable qui se dégageait des autres criminels.
Dans un sens, elle lui faisait peut-être un peu penser à lui, et à ses méfaits perpétrés au nom du clan Barrow. Oui Law avait déjà tué. Oui, il ne valait peut-être pas mieux que les dits criminels qu’il mettait derrière les barreaux dorénavant. Mais il ne ressentait ni culpabilité ni sentiment de mauvaise foi car contrairement à eux, il avait mis un point d’honneur à ne pas s’attaquer aux innocents. Qu’importe le nombre de vies qu’il a pris dans son passé de mafieux, il estimait qu’il n’avait pas à s’en vouloir plus que ça car toutes ses victimes étaient du même monde. Des crapules cupides et sans morale qui faisaient concurrence au clan dont il défendait les valeurs à l’époque. C’est dire s’il avait été con de croire une seule seconde que les Barrow n’avaient pas eux aussi tué des innocents. Pour lui, les victimes collatérales de leurs activités mafieuses n’étaient que les drogués qui ne devaient s’en prendre qu’à eux-même d’être tombé là-dedans, les abrutis qui cherchaient à faire concurrence au clan, et les flics corrompus qui tentaient de jouer sur les deux tableaux pour se faire plus d’argent sale que tout le monde. Une perception bien naïve des choses, avec le recul il s’en rendait compte. Il avait été aveuglé par ses sentiments pour Angie et enivré par cette liberté à laquelle il n’avait jamais goûté au manoir Phoenix.

Nathanaël lui semblait avoir la même conception de la justice que lui. Et c’était probablement pour cela qu’il ne lui trouvait rien de méprisable. De plus, elle l’intriguait beaucoup.

Il vida son café d’un trait et jeta sans manquer son coup le gobelet vide dans la poubelle à quelques mètres du banc sur lequel il était assis.

▬ Euh…Panique pas mais il se passe quoi avec ta fille? Rien de grave, elle va bien?

Il se redressa, et un air plus sérieux passa comme une ombre sur son visage et durcit ses traits.

▬ Comment tu… -il se rappela du coup de fil- ah, non, j’ai compris. Il se passa une main dans les cheveux. Tu sais que laisser traîner ses oreilles partout c’est mal poli ?

Il secoua la tête avec un petit sourire exaspéré devant sa réaction.

▬ Sinon nan, elle va bien. À vrai dire elle a pété deux dents à un grand qui voulait pas la laisser monter sur le toboggan, et je vais encore m’en prendre plein la gueule par les parents d’élèves, ça me gave d’avance.

Ça n’était pas la première altercation entre Keira et ce gamin qui avait décrété qu’elle serait son souffre douleur attitré. Petit con. Quand on veut jouer les tyrans, il faut mieux choisir ses victimes. Car jamais la fillette ne s’était laissée faire, et ça avait souvent fini avec des bleus ou un nez en sang pour ce gros gamin dont la mère était une insupportable mère poule qui refusait de voir que son fils était un vrai cancer pour les autres enfants mais qui se jetait toutes griffes dehors sur ceux qui osait lever le petit doigt sur lui. Un vrai concentré d’emmerdes que ce duo mère-fils.

La blonde resserra un peu plus sa cape autour d’elle, et commençait à papillonner des yeux comme un enfant en train de combattre le sommeil.

▬ Tu devrais rentrer la voir. Elle a plus besoin de toi que moi. Je mérite pas autant d’attention et puis je suis certaine qu’ils se débrouilleront très bien sans toi vu que je suis certaine que je vais me bouffer un interrogatoire de quelques heures. Pour ça que t’es là? Tu viens me chercher?

▬ Pff, tu parles, si je rentre plus tôt elle sera la première à m’engueuler. Puis elle est en meilleure compagnie à la maison qu’ici -il jeta un bref coup d’oeil au clochard d’à côté qui ronflait maintenant sur son lit de fortune.

Alpha était resté à la maison au cas où. C’était suffisant pour rassurer Thomas qui accordait une confiance aveugle à son affilié.

▬ Sinon pour l’interrogatoire, non, je suis pas venu te chercher. À vrai dire, j’en avais un peu ras-le-bol d’entendre toujours les mêmes conneries donc j’me suis cassé. Par contre, n’espère même pas que je rate le tien, ça promet d’être bien trop intéressant, il ajouta avec un sourire presque carnassier.

Et comme si c’était écrit, un de ses collègues arriva. Il fronça les sourcils un instant en le voyant converser ainsi avec une détenue, mais secoua vite la tête -sûrement trop fatigué pour se poser des questions.

▬ C’est la dernière, on va l’interroger maintenant, fit-il avant de repartir.

▬ Ca marche.

Law se leva, ouvrit la cellule et tendit la main vers la jeune femme.

▬ Normalement je suis censé te passer les menottes jusqu’à ce qu’on arrive dans la salle d’interrogatoire, histoire que tu te fasses pas la malle entre temps. Mais on est tous les deux trop crevés pour ça donc si je fais une exception tu promets de pas me foutre dans la merde ?
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MessageSujet: Re: Bad choices made our story || Nathomas   13th Décembre 2015, 17:27



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Une goutte de café roula sur tes lèvres. Traçant une ligne translucide sur ta peau blanchâtre, tu la fis disparaître du bout des doigts en un battement de paupières, faisant en sorte qu’elle n’ait jamais existé. Les traits figés en une mimique indéchiffrable, tu te faisais peu à peu une idée au sujet de l’homme qui se tenait de l’autre côté des barreaux. Pièce par pièce, tu construisais le puzzle en glace qu’était sa personnalité. Tu avais encore un peu de mal à le comprendre mais cela semblait réciproque. Le ton sarcastique, provoquant et agrémenté d’une touche d’insolence qu’il employait à chacune de ses réponses rajoutaient une incroyable vivacité à l’être qu’il était. Tu le connaissais, ce ton. Celui qu’on emploie devant les profs qui te les brisent, devant les parents qui en attendent trop. Tu l’avais très rarement employé, ce ton. Mais de sa part, il sonnait bien. Au sourire charmeur, tu répondais par un sourire sarcastique. Jouer l’infirmière. L’idée n’était pas désagréable à imaginer mais à priori, au moment où tu avais entendu la conversation, tu t’étais imaginée qu’il devait être marié. Ou du moins pris. Donc la première question qui te traverse l’esprit, à trois heures du matin, dans une cellule, à Chloris, devant un flic c’était bien évidemment : qu’est-ce qu’un mec avec une gueule pareille fou sans copine ? Il était où le problème? Il devait forcément en avoir un, ça devait pas être possible sinon.

▬ Je suis trop chère pour toi laisse tomber bro.

Colère. Agressivité. Deux mots qui furent les premiers à s’éclairer quand tu vis la dureté qui prit possession de ses traits lorsque tu mentionnais sa fille. Point pour toi, tu avais vu juste. C’était néanmoins un sujet sensible. Chose normale. La plupart réagirait de la même manière. Bizarrement, quelque chose te disait qu’il valait mieux ne pas chercher à voir ce mec autre chose que de bonne humeur. Il se reprit rapidement avant de te demander comment tu avais su pour son petit problème. Tu avais levé un sourcil, presque déçue par sa question. Sous estimée. Tu pouvais quasiment entendre les hurlements du gars qui faisait passer les interrogatoires. Cela faisait partit de ta formation. Ecouter, observer, noter, conclure. Mais il ne le savait pas. Du moins, pas encore. Même si tu te doutais qu’il commençait à capter quelques signes qui ne trompaient pas. Tu étais loin d’elle, l’angelotte blonde aux iris aquamarines qui tremblaient à l’attente de son interrogatoire. Tu étais au contraire presque à l’aise, buvant ton café à un rythme soutenu, regardant le brun se passer les mains dans ses mèches noires avec un sourire quasi désespéré. Tu haussais les épaules d’un air faussement désolé lorsqu’il te réprimanda. Tu te sentis quasiment comme une enfant, sur le coup.

Tu t’attendais un peu à tout, comme réponse. Problèmes de cœurs, problèmes de concentration et autres conneries qu’inventent les profs pour appeler les parents et tenter de se prendre une petite prime en cachette pour qu’ils ferment leur gueule. Ce genre de truc. Mais alors quand tu entendis que le problème venait d’une enfant qui avait cassé la gueule à un abruti plus âgé qu’elle, ton gobelet de café quasiment vide rejoignit le sol sous le coup de la surprise. Un rire amusé s’échappa d’entre tes lèvres. Tu ne te demandais même pas d’où lui venait le côté agressif et dénué de tout tact. Mais c’était impressionnant. Et il en faut toujours un max pour t’impressionner. Tu applaudis pendant quelques secondes sans pouvoir abandonner le sourire qui venait hanter tes traits. Il était évident qu’il devait s’en bouffer pas mal, des réunions à propos de sa fille. Mais elle avait l’air tellement kiffante qu’elle en valait amplement la peine. Techniquement tu avais du mal à l’imaginer devant une prof en train de l’écouter réciter un tas de truc ignoble sur sa fille. A tes yeux c’était juste un moyen qu’avait trouvé la prof pour voir le papa célibataire super canon et qui en plus était flic alors là s’il ne répondait pas à tous les fantasmes…

Tu sais ce que c’est que d’être toujours coincée entre les profs et tes parents. Même si tu te démerdais toujours pour t’en sortir parce que c’est de famille. Limite dès qu’on entendait ton nom de famille les profs se tenaient à carreaux et le plus tenace finissait par abandonner après un rendez-vous de quelques minutes avec ton cher papa. Mais ça peut être désagréable. Tu te sentis presque désolée pour lui. Même si techniquement c’était sa faute, il aurait dû se protéger, écoutez.

▬ Si ça peut m’aider à me racheter, suffira de me passer le numéro de sa prof et je m’en chargerai. Enfin, si je sors d’ici.

Plus tu parlais, plus tu lui donnais des pistes sur ton identité. Mais jamais de choses trop explicites. Ce serait moins marrant sinon. Néanmoins, tu te retrouvais derrière des barreaux. Ce que t’avais évité pendant quasiment 21 ans, voilà que tu te retrouvais au commissariat. La prochaine étape serait la prison si on venait à t’inculper pour tentative de meurtre. Cette possibilité est évidemment impossible mais la simple idée de rester emprisonnée pour un bout de temps te fait serrer les dents.  Tu secouais légèrement la tête pour te concentrer sur les paroles de Law. Plus il parlait, plus il donnait l’impression que sa fille était légèrement plus coriace que ce qu’on pouvait attendre d’une enfant de son âge. En même temps avec un père pareil ce serait décevant qu’elle soit ordinaire. Tu regrettais presque de ne pas connaître son nom, tu aurais rapidement fait un lien avec sa famille et donc avec son histoire. Vu que tu avais passé des nuits dans les archives à lire et relire les dossiers secrets d’une grande partie de la population, tu fus tentée de demander. Mais à la dernière minute, tu préféras te taire. Cela pouvait se révéler être un terrain miné et tu en étais la preuve. Tu étais sur le point de lui dire que ton interrogatoire n’allait rien avoir de plus passionnant que les autres lorsqu’une autre voix masculine annonça que ça allait être ton tour.

Tu grimaçais. C’était désagréable. Tu n’aimais pas les interrogatoires. Pas que tu les craignais, loin de là. A partir du moment où on t’a torturé pour avoir des informations, un contrôle de routine dans une salle avec trois cops qui sont raccrochés à la loi et qui n’ont pas le droit de te toucher c’est comme faire une tarte aux pommes. Easy. Mais c’était de la perte de temps. Tu savais déjà que tu n’allais parler que pour détourner les questions ou pour tourner l’ensemble à ton avantage. Inutile de les prévenir. L’élan de confiance qui t’envahit lorsqu’il te tendit la main fit que tu la pris sans même réfléchir. Ce n’est qu’en te relevant grâce à son aide que tu réalisas que normalement, tu n’aurais jamais accepté. La chaleur de sa peau resta incrustée dans ta paume glaciale, comme la buée qui s'imprime dans l'air froid après une expiration emplie de chaleur. Ton regard défia le sien lorsqu’il te proposa de ne pas te mettre les menottes. Le reflet d’une colère tranchante traversa tes iris resplendissants. Tu eus la désagréable impression d’être prise de haut mais tu ne le pris pas mal.

▬ Dans la merde tu l’es depuis que tu m’as passé les menottes. C'est vraiment gentil, j'apprécie mais je préférerais que tu me les mettes.

T'es mignon mais non merci. Tu t’accordas deux minutes pour remettre tes escarpins, usant de l’épaule du flic pour garder l’équilibre après t’être excusée avec un ton plus léger que celui que tu avais employé auparavant. Ce n’est qu’après que tu présentas tes poignets en attendant les menottes qui se refermèrent autour de ta peau comme la porte d’une cellule d’un condamné à mort. Tu le suivis sans un mot jusqu’à la salle d’interrogatoire, ça risquait de pas être très marrant. Lorsqu’on vint te retirer tes menottes, ce fut inutile : tu les déposa dans les mains du flic avec un sourire désolé. S’il pensait que des menottes allaient t’arrêter… Tu lui aurais déjà fais du mal si tu l’avais voulu. Sans en prendre conscience, tu cherchas à rencontrer son regard avant de pénétrer dans la salle où une table et deux chaises illuminées par une lumière aveuglante t’attendaient. On te fit asseoir sur l’une des deux, face à l’horrible homme avec la moustache horrible que tu avais vu quelques heures auparavant. Tu te posais confortablement sur la chaise avant de croiser les jambes d’un air tout à fait à l’aise, comme si tu étais au bureau, tranquille.

Tu pensais qu’il n’allait pas assister à l’interrogatoire. Pas assez gradé pour cela. Mais en fin de compte, si.  D’un certain côté, cela te rassura. De l’autre, tu aurais préféré qu’il ne soit pas là. Dans tous les cas, tu ne lui adressais même plus un regard, te concentrant sur le moustachu face à toi, attendant patiemment la liste de questions répétitives et clichées qu’il allait te poser. Tapotant la table du bout de tes ongles vernis de grenas, tu ne faisais rien pour cacher l’ennui qui étirait tes traits.  Quand il te demanda de décliner ton identité, tu répondis du tac au tac, consciente que ce serait la première et la dernière question à laquelle tu comptais répondre.

▬ Gwen.  

Techniquement, ce n’était pas un mensonge vu que c’était quand même ton prénom. Mais ce n’était pas ton premier prénom non plus. Le seul truc que tu venais de faire était de leur faire perdre du temps pour qu’ils te trouvent dans leur base de donnée. Toutes les questions qui suivirent au sujet de la prostitution, de ton arme, de la raison de ta présence sur le toit ou encore de la consommation de drogue furent laissées sans réponses. Elles coulaient. Chacune sans réponse. On te prévint pour le nombre d’années que tu risquais de te prendre pour tentative de meurtre. On voulu te faire dire que Svakhin était ta cible. Et un tas d’autres trucs inutiles, des hypothèses pas fondées, des questions que tu entendais à peine, des minutes et des minutes de perdues, hantées par le silence que tu refusais de briser. Ta voix n’envahit plus les mûrs après que tu ais prononcé ton prénom. Ton visage n’exprimait rien. C’était évident : tu avais l’habitude, tu savais comment te comporter. Il fallait croire que ça avait le don d’énerver l’homme qui avait de moins en moins de patience mais ça, c’était pas de ta faute. Lorsqu’il frappa des deux poings sur la table et se leva d’un bond pour te surplomber de toute sa hauteur, tu levas calmement tes iris vers lui, n’ayant même pas feignit un sursaut à son soudain mouvement. Va falloir trouver autre chose… Genre un rasoir pour la moustache, tu vois. Et avant qu’il n’ait le temps de prononcer une quelconque insulte ou abomination à ton sujet, tu t’exprimais de la voix la plus calme et modérée qui soit.

▬ Attendez, inutile de s’exciter, d’accord? On se détend, il est quasiment 4h du matin, pas la peine de s’énerver. Aucun de nous deux sortira d’ici sans des réponses et la vérité je suis assez fatiguée mais vu à quel point vous êtes désagréable et à quel point je hais votre moustache, je ne vous répondrais pas.

Tu haussais les sourcils d’un air modeste. Pas comme si une gamine faisait la leçon à un homme qui avait toute la police à ses ordres. Ton regard quitta le sien pour se poser sur la seconde personne présente, installée plus en recul. T’allais lui offrir une mini chance de faire ses preuves, il n’avait pas intérêt à la louper. Tu lui adressais un clin d’œil avant de regarder à nouveau le moustachu.

▬ Pas à vous. Mais à Law, ça peut passer.



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MessageSujet: Re: Bad choices made our story || Nathomas   16th Janvier 2016, 14:06


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Honnêtement, Thomas n’était pas vraiment du genre procédurier. Passer les bracelets de fer à n’importe quel suspect embarqué, il trouvait ça débile, surtout quand il était plus qu’évident que le suspect en question ne ferait pas de vagues jusqu’à ce que l’interrogatoire soit classé. Mais si cette même personne ne souhaitait pas profiter de son léger laxisme, alors soit, il n’allait pas les forcer à ne pas les mettre après tout.
Quand Nathanaël lui demanda donc de lui passer les menottes quand même, il retint une  énième remarque borderline du style « je vois que ça te plaît finalement ! » et qui aurait fait écho à la réplique qu’elle lui avait lancé plus tôt quand il les lui avait passées la première fois, et opta pour quelque chose de plus soft.

▬ Ce que femme veut…, se contenta-t-il de dire avec l’influxion qu’on généralement les gentlemen, ce qui -venant de sa part- était parfaitement ironique, comme toujours.

Sans broncher, il la laissa prendre appui sur son épaule pour chausser ses escarpins -c’était dans ce genre de moment que Thomas était heureux d’être né homme, porter de tels objets de torture lui filait le tournis rien que d’y penser- et lui passa les chaînes avec toujours la même douceur quand elle lui présenta finalement ses poignets.
En silence, il la guida jusqu’à la salle, et la confia aux plus hauts gradés qui devait mener l’interrogatoire. Un de ses collègues tenta de lui retirer ses menottes, mais elle lui coupa l’herbe sous le pied en les lui tendant tout naturellement, l’air navré. Surpris, Law arqua d’abord un sourcil avant de souffler un ricanement presque inaudible. En plus d’être sacrément intrigante, Nathanaël était douée. De quoi franchement égayer cette soirée qui n’avait pas si bien commencé.

La porte de la salle se ferma devant lui et il s’apprêta à aller observer la scène  depuis l’autre côté de la vitre sans tain quand le lieutenant chef arriva.

▬ Law, je veux que tu observes bien comment les choses vont se dérouler. Tu viens, tu la boucles et tu apprends.

▬ … J’y comptais bien chef, fit-il avec un petit sourire que son supérieur ne comprit pas sur le coup.

Le lieutenant-chef entra dans la pièce, et s’installa à sa place tandis que Thomas resta en retrait, assis sur une chaise posée à l’envers, les jambes de part et d’autres du siège et le menton posé sur ses bras croisées qui reposaient sur le dossier. On fit enfin entrer Nathanaël qui prit place avec un calme et une nonchalance qui confirma les hypothèses du jeune homme ; elle n’en n’était pas à sa première fois. Loin de là, même.
Son attitude comparée à celle du lieutenant-chef qui ne cessait de pianoter ses doigts sur la table -signe d’un sang-froid en train de s’effriter par la fatigue- lui tira un sourire moqueur. Le fait qu’elle ne lui adressa pas un seul regard aussi d’ailleurs.

▬ Bien, fit la voix brusque de son supérieur, commencez déjà par décliner votre identité mademoiselle.

▬ Gwen, répondit-elle immédiatement.

Thomas tiqua à ce nom qu’elle n’avait pas employé devant lui, mais ne broncha pas. Il était du genre à observer longuement les faits avant de prendre parti dans ce genre de situation.
Ce fut la seule question qui eut une réponse correcte. Toutes les autres furent suivies d’un silence sans équivoque qui attaquait sérieusement les nerfs de tous ceux qui observaient la scène. Même Thomas, qui avait pu trouver cette impassibilité fort amusante au début commençait à perdre patience. Lui aussi était crevé et souhaiterait bien en finir pour aller dormir après tout.
Les sourcils froncées, le regard fixé sur la figure neutre de la blonde, son cerveau faisait du deux cent à l’heure pour trouver solution à ce problème. Il tentait de recouper entre eux les différents indices qu’elle avait laissé filtrer -intentionnellement ou non- pendant leur échange un peu plus tôt. De toute évidence, elle faisait partie d’une organisation particulière. Une organisation qui devait posséder une certaine influence ou des moyens non négligeables si elle a pu sortir de plusieurs arrestations avec un casier judiciaire aussi blanc que la neige. Restait à savoir si elle faisait partie d’un groupe de malfaiteurs type mafia, ou d’une organisation encore plus spécifique. De ce qu’il avait comprit, Svakhin était sa cible principale, mais cela ne l’aidait pas à savoir de quel côté elle se trouvait car un homme comme Svakhin avait autant d’ennemis du côté de la loi que du côté de la mafia. Seules les capacités physiques de Nathanaël -elle avait bien réussit à le mettre sur le carreaux une fois- lui donnaient l’impression qu’il s’agissait plus du fruit d’un entrainement intense au sein d’une organisation secrète. Les mafieux misaient plus généralement sur les armes que le combat au corps à corps, il était bien placé pour le savoir.

Pendant ce temps, le lieutenant-chef perdit patience et se leva d’un bond en frappant des deux poings sur la table, ce qui tira Thomas de ses pensées et le ramena à la réalité. Nathanël observait calmement son supérieur hiérarchique, les jambes croisées et les deux mains posées sur le genoux.

▬ Attendez, inutile de s’exciter, d’accord? On se détend, il est quasiment 4h du matin, pas la peine de s’énerver. Aucun de nous deux sortira d’ici sans des réponses et la vérité je suis assez fatiguée mais vu à quel point vous êtes désagréable et à quel point je hais votre moustache, je ne vous répondrais pas.

Si avec ça le lieutenant ne pétait pas un câble, Thomas se jurait de faire une croix sur son calendrier pour se rappeler chaque jour de ce miracle. Mais sans même lui laisser une chance de s’emporter pour de bon, l’intrigante jeune femme détourna le regard pour planter ses iris céruléennes dans les onyx qu’étaient les yeux de Thomas. Et à sa surprise, elle lui fit un clin d’oeil qui le déstabilisa de peu.

▬ Pas à vous. Mais à Law, ça peut passer.

Les sourcils froncés du jeune homme s’arquèrent désormais dans une expression confuse. À quoi jouait-elle à la fin ? Thomas se redressa, levant le regard vers l’autre homme présent da la pièce. Celui-ci hocha la tête, ce qui eut le don de surprendre le jeune homme un peu plus. C’était la première fois qu’il voyait le lieutenant-chef abdiquer de la sorte.
Il échangèrent de place, et Law vint se placer face à Nathanaël. Il jeta un coup d’oeil aux notes éparpillées sur la table, et lança à un de ses collègues sans même lever les yeux vers lui :

▬ Trouve-moi ce que tu peux dans les fichiers avec les noms Nathanaël et Gwen.

Il ricana quand le collègue en question s’éloigna en marmonnant, probablement vexé qu’un jeune comme lui lui donne des ordres de la sorte. Puis, il poussa le petit paquet de feuilles sur le côté pour poser ses coudes sur le métal froid du meuble et ancrer son regard dans celui de la jeune fille.

▬ T’es de quel côté au final ? lui demanda-t-il aussi simplement.

Thomas était persuadé que malgré les soupçons qui pesaient sur elle, les choses n’étaient pas aussi évidentes. Encore fallait-il le prouver.
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MessageSujet: Re: Bad choices made our story || Nathomas   23rd Février 2016, 15:06



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Tu t’étais faite baiser en fait. T’es assise sur une chaise où des milliers de criminels sont passés. T’es à l’endroit exact où tes ennemis voulaient que tu sois : sur la chaise où tu les avais conduis auparavant. Mis à part ceux qui était direct partis au cimetière. Ton silence fait écho à leurs plaintes inaudibles. Un mot de travers et tu les rejoindrais. Mais seulement pour quelques heures, le temps que ton père apprenne ce qui s’était passé. Le moustachu aux yeux éclatés cède la place. Il avait capté qu’il obtiendrait rien de toi. T’avais passé bien trop d’heure enfermé dans une cage à refuser de répondre à des questions connes et existentielles. Maintenant fallait que tu répondes à des questions de flic. Il pouvait toujours crever. De toute façon il semblait tellement fatigué que tu ne savais plus si ses yeux éclatés étaient dû à une trop longue période de stress ou juste à quelques joints fumés pendant la pause. Des feuilles éparpillées dont ton regard avait déjà scanné le contenu. Ils n’avaient aucune idée de qui tu étais. Cela te rassure. Il ne te reste probablement que quelques rares minutes avant qu’on remarque ton absence de nouvelles. Tu voulais en profiter. Une insouciance inquiétante vis-à-vis de ce qui se passe. Tu commences à t’ennuyer. Alors tes talons font un bruit à faire grincer les dents sur le sol. Sol auquel tu ne préfère même pas jeter un coup d’œil.

Son ricanement résonne. T’espères qu’ils se sentent tous bien frustrés. Surtout celui qui a cru que taper des poings sur la table allait te faire causer. Tes iris passent instinctivement du gars qui se tape les ordres à Law quand t’entends ce qu’il doit faire. Putain de mauvaise idée. Iris à nouveau sur le flic. T’as une nouvelle envie de lui foutre un coup de poing. Erreur, t’es déjà dans la merde, empire pas ton cas. Tu craques tes doigts. T’oublies cette idée. T’évites d’être trop impulsive. Ce serait con de gâcher sa gueule. Mais il doit sûrement comprendre à la façon dont tu le regardes que tu hurles intérieurement un « non » criard, fluorescent, en police quatre vingt et en gras. T’as envie de dire au gars de ramener sa gueule et de pas faire la recherche. Que c’est une mauvaise idée. Mais le truc c’est que tu peux pas le faire. Pas maintenant. Ca va tout gacher sinon. Mains sur la table, tes tremblements ont cessés. Légèrement penchée en avant, tes iris ne quittant pas les siennes comme si ta liberté en dépendait. Et c’était peut-être le cas. T’attends une question bien compliquée à laquelle t’allais modifier le sens pour faire en sorte qu’il comprenne plus rien mais tu te retrouves face à la question la plus simple qui soit. Du moins en allure. T’arques un sourcil, te redresses légèrement. Ouais, t’étais prise de court. Parce que le truc c’était que t’en avais aucune idée, de quel côté t’es.

Du coup tout tes entraînements pourris pour faire en sorte que tes réponses aux questions soient bonnes volent en éclat comme une bouteille d’alcool qu’on envoie contre un mur quand on a la rage. T’y vas au feeling.

▬ Tout dépend d’où on se place pour analyser ma position en fait. Donc pour connaître mon côté faudra que je connaisse le tien.

C’est ça ton truc. Le truc qui va sûrement leur donner envie de t’amocher d’ici le levé du jour. Tu réponds pas. Tu te démerdes pour qu’ils comprennent ce qu’ils veulent. Tes réponses servent à rien en fait. Tu perds du temps. Il est flic. Son côté en tout logique c’est la justice. Mais non. Ca sonne trop clean. C’est trop parfait. T’aimes pas ça. Du coup t’attends une réaction pour analyser s’il est le genre de flic qui le deviennent parce qu’en étant gosses ils rêvaient de devenir super héro ou ceux qui le deviennent parce qu’ils ont merdé la moitié de leur vie et qui veulent tenter de se rattraper pour pas bousiller leur karma plus qu’il ne l’est déjà. En tout cas t’espères pour lui que c’est le premier cas. Dans le cas contraire il en serait juste trois fois plus intéressant. Mais dans les deux cas au moment même où tu mettras un pied en dehors de ce trou à poulets t’auras toutes les infos que tu voudras. En attendant, t’es coincée, mais pas pour bien longtemps s’ils ont déjà effectués la recherches. Mouvement de la tête vers la vitre sans teint derrière laquelle tu devines des agents en train d’étudier chacun de tes faits et gestes.

▬ Chercher mon prénom dans la base de recherche est la pire chose que vous pourriez faire en ce moment. Surtout vu la sécurité de votre système.


Tes paroles sonnent d’avantage comme un conseil qu’un reproche. Tu sais que les petits génis qui servent d’informaticiens aux gens pour lesquels tu travailles ont accès aux dossiers de la police comme un enfant a accès à une boite pleine de cookies. C’est un jeu d’enfant. Sauf que le gagnant remporte des vies et pas un bonbon. C’est con mais c’est comme ça. Tu regardes à nouveau le flic ou semi flic ou peu importe ce qu’il est vraiment, devant toi. Ils ont sûrement rien capté à ce que t’essaies de leur dire depuis au moins dix minutes. Donc faudrait que tu leurs expliques. Genre en vitesse avant qu’ils fassent une connerie. Le truc c’est qu’à la base tu t’en fous. Mais t’as envie de les aider un peu. Légèrement à cause de Law parce qu’il est kiffant. Les autres c’est des abrutis à moustaches qui ont l’air aussi débile qu’un poisson rouge sur pattes chaussant des baskets vertes.

▬ La recherche va immédiatement être captée par mes supérieurs qui vont se douter que je suis là après la localisation de l’appareil d’où vient la recherche. En gros ils vont se pointer quelques minutes après que vous l’aillez effectuer et à partir de ce moment là, tenter d’avoir des informations sera impossible parce qu’ils vont m’emmener avec eux et vous laisser avec quelques blessés pour pas avoir compris plus tôt à qui vous aviez affaire.

En toute modestie. Tu lui adressais un sourire mi-désolé mi-fautif avant d’hausser les épaules. T’as pas l’air de déconner. Le truc c’est que si ton père se pointe vous serez tous dans la merde. Toi y compris. Et t’as vraiment pas envie de te faire torturer, en fait. Ni par électrocutions, ni en te faisant arracher les dents une par une, vraiment ça t’arrangerais que personne sache que tu t’ais laissé attraper par la police. Ca te permettrait de rester en vie. Parce que l’une des règles c’est de pas se faire attraper ou si ça arrive, directement prévenir. Donc en fait t’as foiré deux règles en quelques heures. Sans parler du fait que t’as aussi donné des tactiques confidentiels concernant les stratégies informatiques de ceux pour qui tu bosses. En gros t’es autant foutu que les flics s’ils viennent à apprendre que t’es dans une salle d’interrogatoire. Donc faudrait que tu le fasses comprendre à Law. Rapidement.

▬ Plus sérieusement, je te conseille empêcher le mec de faire la recherche. Si c’est déjà fais, débranches l’appareil. Si t’as toujours une icone rouge qui clignote sur l’écran après, c’est qu’ils sont déjà en train de localiser. Dans ce cas là je te conseille de me donner l’ordinateur pour que je tente d’empêcher ma mort et sûrement la tienne au passage. Après, je répondrais aux questions que tu veux.

Tu souris pour tenter de mieux faire passer ce que tu viens de dire. Pour quelques secondes. T’as l’air calme mais en fait là, tu commences légèrement à flipper. T’aurais peut-être pas dû lui donner ton vrai prénom au début. Mais c’est fait, donc là va falloir te rattraper mais ça va être compliqué s’ils se grouillent pas. T’as pas trop envie de les voir se prendre une balle par ta faute. Conscience qui se réveille.


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MessageSujet: Re: Bad choices made our story || Nathomas   3rd Mai 2016, 16:46


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Elle avait tremblé. C’était imperceptible, ça avait duré une demie seconde, mais elle avait tremblé, il l’avait vu du coin de l’oeil. Elle le regardait maintenant avec une telle intensité que Law ne pouvait s’empêcher d’être fier de lui ; il avait réussi à tirer à Miss Pokerface une réaction, il avait réussi à toucher un point sensible : son identité. Et puis il y eu sa surprise suite à sa question digne d’un enfant tant elle était simple. Parfois c’était tout aussi efficace, ça surprenait, ça coupait un peu les réponses qu’elle aurait pu cogiter dans l’attente de questions plus élaborées.

▬ Tout dépend d’où on se place pour analyser ma position en fait. Donc pour connaître mon côté faudra que je connaisse le tien.

Thomas eu un sourire en coin ; il s’y était attendu. Depuis le début de l’interrogatoire elle semblait mettre un point d’honneur à les faire tourner en bourrique, il aurait presque été déçu  qu’elle en fasse autrement avec lui. De quel côté il était…bonne question. Le flic en lui aurait voulu crier de la justice, mais l’homme en lui savait que la justice des lois et la sienne n’étaient pas toujours compatibles. Là où avait voulu punir Svakhin en l’achevant, les lois le feraient en l’emprisonnant ; lui voyait les choses un peu différemment, considérant que pour le chaque vie qu’il avait foutu en l’air, il devait payer le prix, et ni la mort ni la prison ne lui semblait être un châtiment suffisant. Parfois il se foutrait presque les jetons à s’entendre penser de la sorte…

▬ Chercher mon prénom dans la base de recherche est la pire chose que vous pourriez faire en ce moment. Surtout vu la sécurité de votre système.

▬ Sérieux ? Sans déc’ ! Il rétorqua avec un de ses sourires affreusement ironiques. Et qu’est-ce qu’il va se passer si on le fait quand même ?

Il s’adossa à son siège et sous la table, il passa une jambe par dessus l’autre, adoptant une position étrangement comfortable étant donné la situation. En vérité, ça le tracassait évidemment. Il était bien placé pour savoir que ce genre d’organisation –qu’elle soit bénéfique ou non d’ailleurs– n’allait pas laisser passer la capture d’un de leurs éléments. Mais il fallait qu’elle craque un peu, que sa carapace d’indifférence se fissure légèrement pour qu’il puisse entrevoir à l’intérieur. Parce qu’à se braquer comme elle le faisait, elle n’aidait pas les choses non plus.

▬ La recherche va immédiatement être captée par mes supérieurs qui vont se douter que je suis là après la localisation de l’appareil d’où vient la recherche. En gros ils vont se pointer quelques minutes après que vous l’aillez effectué et à partir de ce moment là, tenter d’avoir des informations sera impossible parce qu’ils vont m’emmener avec eux et vous laisser avec quelques blessés pour pas avoir compris plus tôt à qui vous aviez affaire.

Thomas poussa le vice jusqu’à émettre un petit sifflement admiratif. C’était tout ce qu’il pouvait faire pour le moment de toute façon : se montrer le plus immature et incompétent possible pour la faire craquer, jusqu’au dernier moment. Il connaissait plutôt bien le gars qu’il venait d’envoyer faire les recherches, c’était un type plutôt rancunier qui prenait toujours tout son temps quand une personne qu’il ne portait pas trop dans son coeur lui ordonnait d’exécuter la moindre tâche. Et considérant le fait qu’entre eux, c’était loin d’être l’amour fou, Law était prêt à parier qu’il avait prit le temps de faire un crochet par la salle de service histoire de se prendre un petit café et qu'il passerait également par les toilettes histoire de le faire patienter pour son arrogance de tout à l’heure. Sûr qu'il jubilait à l'idée de le voir galérer pendant qu'il prenait tout son temps. Mais elle, elle ne le savait pas, et il comptait bien en profiter pour éprouver un peu ses nerfs ; c’était un juste retour d’ascenseur après tout. Et ça tombait plutôt bien car éprouver les nerfs des autres était probablement une de ses matières préférées.

▬ Plus sérieusement, je te conseille empêcher le mec de faire la recherche. Si c’est déjà fais, débranches l’appareil. Si t’as toujours une icone rouge qui clignote sur l’écran après, c’est qu’ils sont déjà en train de localiser. Dans ce cas là je te conseille de me donner l’ordinateur pour que je tente d’empêcher ma mort et sûrement la tienne au passage. Après, je répondrais aux questions que tu veux.

▬ T’es gentille mais je vois pas pourquoi je devrais te croire, on se connait pas, qu’est-ce qui pourrait me garantir que t’es pas en train de bluffer pour qu’on te lâche sans rien dire ? –il posa ses coudes sur la table et logea son menton contre son poing refermé avant de baisser sensiblement sa voix pour qu’elle soit la seule à l’entendre, sous entendant ainsi qu’elle pouvait lui répondre sur le même ton si elle ne voulait pas que les autres policiers ne l’entendent–  Alors à moins que tu ne me prouves pas là tout de suite que j’ai de bonnes raisons de te croire –en m’éclairant un peu plus sur le genre d’organisation pour laquelle tu travailles par exemple ?– alors j’ai bien peur de ne pas pouvoir faire grand chose, navré.

Il afficha une mine à la fois désolée et moqueuse en écho à celle qu’elle avait fait quelques minutes auparavant, et il jeta un oeil à sa montre avant de se reconcentrer sur le regard de Nathanaël.

▬ Tic-tac ! fit-il en haussant des sourcil avec cette nonchalance absolument crispante qui lui était propre.

Au fond il l’aimait bien. Elle en avait dans le crâne et dans le pantalon, ce qui n’était pas donné à toutes les femmes qu’il avait pu croiser ce soir là. Et dans un sens, il s’identifiait un peu à elle, parce que comme lui elle semblait avoir mis un pied de chaque côté de la loi à un moment donné. S’il avouait prendre un certain plaisir à tenter de la pousser à bout –mais ça c’était parce qu’il aimait faire chier son monde, avec n’importe qui ça aurait été pareil– il n’était néanmoins pas spécialement partant pour l’envoyer en prison ou l’abandonner au sort vraisemblablement funeste qui l’attendait s’il laissait l’autre flic faire ses foutues recherches.
Mais pour le moment, tout dépendait d’elle au final.
(C) MISS AMAZING.



▬ WRECKED MIRROR ▬



There's this tune I've found that makes me think of you somehow and I play it on repeat, until I fall asleep:
 
Pinkie promised on forever, and forever is what I shall do:
 
Leagues and stuff:
 



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Bad choices made our story || Nathomas

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