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 L'art de faire fuir ... ou pas. pv scott

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L'art de faire fuir ... ou pas. pv scott | Jeu 06 Aoû 2015, 22:43


SCOTT & OLIVER


J'avais essayé pourtant, j'avais tellement joué avec le feu qui brûlais dans son regard. Elle avait réussi à m'attraper, elle ne m'avait laissé aucune chance, mon âme s'était consumé avec lenteur jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien, même pas une petite ligne de suie. Juliette m'avait eu. Son suicide m'avait tué, littéralement. Sa résurrection avait eu raison de la petite parcelle d'humanité qu'il restait au fond de mon cœur torturé. Je n'existais plus, ma vie n'était qu'un train sans but précis, j'allais et venais sans comprendre pourquoi - à mon tour - je n'envisageais pas un suicide. L'obscurité, la noirceur, le néant qui chasserait ce désespoir qui m'habite constamment.

Oliver, cela dure depuis des jours, il est temps de te bouger un peu, ne crois-tu pas ?
Je n'en ai pas l'intention, non.

Et ce fut à ce moment que la lutte commença. La panthère des neiges ne manqua pas une seconde avant de me sauter dessus dans l'intention de m'arracher mes couvertures. Je me demandai d'abord ce qu'elle tentait de faire, puis lorsque mon corps fut entièrement découvert, je sentis l'air que me propageait mon ventilateur rafraîchi ma peau. Puis, je commençai à avoir froid ; elle s'était donné beaucoup de mal alors je décidai de sortir du lit pour faire plaisir à ma liée. J'entrepris la folle aventure - et c'est vous dire combien ma vie est trépidante ces temps-ci - de me trouver des vêtements propres parmi les différentes piles ici et là.

Je fis même l'effort d'être présentable, au bout de dix bonnes minutes de recherche, je tombai sur une chemise rouge comme le sang et une paire de jeans bleu marin dans laquelle j'insérai une ceinture noire dont la boucle était une tête de mort argent. Je fis un tour sur moi-même alors que mon amie me complimenta psychologiquement.

Et voilà, maintenant, j'ai fais un effort.

Je passai une main dans ma chevelure neige avant de me laisser à nouveau tomber dans le confort matériel de mon lit. Je t'entendis grogner son mécontentement à mon égard alors que je lui servais un sourire complice. Au bout d'un certain moment, je flanchai. Je n'allais certainement pas endurer ces grognements de colère, d'embêtement toute la soirée. Quoiqu'elle endure tout de même les miens.

Si tu ne quittes pas cet appartement dans les minutes qui viennent, je te ferai regretter d'être toujours en vie et ceci est une promesse.

J'avais vraiment besoin d'effacer Juliette de mes pensées, au moins pour les prochaines heures. Je me donnai un élan et en moins de deux, je fus sur le bord de la porte à donner des recommandations à ma liée qui se contenterait probablement de dormir en mon absence. J'avançai tranquillement à travers la ville qui grouillait de monde en ce beau samedi soir, il faisait bon à l'extérieur comparé aux températures des dernières semaines. Je me rendis donc sans tarder à mon repère favoris. La taverne était déjà bondée ... et il n'était que dix heures.

En rentrant, je remarquai immédiatement qu'il n'y avait aucune table disponible ... pour le moment. Je m'approchai d'un couple qui avait pris place à la meilleure table du bar, celle toute au fond qui permet d'être discret en gardant tout l'endroit bien à vue. Malheureusement pour eux, c'était cette place que je désirais. Je m'arrêtai à côté de ceux qui semblaient vouloir s'opérer les amygdales avec la langue et me raclai la gorge une fois à leur côté. L'homme me dévisagea par-dessus l'épaule de sa compagne, mais je le dissuadai du regard de dire quoi que ce soit qui pourrait me mettre hors de moi, pour sa propre sécurité.

Je crois que vous étiez sur le point de quitter, n'est-ce pas ?
《 Oui ... Euh ... N ... Oui. Oui. 》

Je vis le dos de la femme se braquer au moment où je posai la main sur son épaule. Je lui fis un sourire qui montait jusqu'à mes yeux avant de continuer, d'un ton doux :

Je vous conseille de vous éclipser en silence, je ne serai pas aussi gentil la deuxième fois.

Ils se levèrent tous les deux sans dire quoi que ce soit, l'homme poussa même la femme devant lui, comme s'il pouvait vraiment la protéger de moi de cette manière. Je ne les lâchai pas du regard tant qu'ils n'eurent pas franchi la porte de sortie. Je commandai donc une bière et commençai finalement à me détendre. Il le fallait, sans quoi, je péterais un câble plus rapidement que je ne m'y attendais.




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Re: L'art de faire fuir ... ou pas. pv scott | Ven 07 Aoû 2015, 00:05

L'art de faire fuir... ou pas.
Feat. : E. R. « Oliver » Collins.



Huit heures. Le silence total. Tout simplement parce que Scott essaye de dormir. Chose parfaitement anormale quand on sait que les vampires vivent la nuit et dorment le jour. Pourtant, le blond avait beau essayé de se tourner, se retourner, changer de position, rien n-y faisait. Il repensait encore à cet homme qu'il avait invité chez lui la veille, encore pour une histoire d'un soir. Seulement, cette fois, il n'était pas prêt d'oublier, et son postérieur aussi.

Oui, la douleur l'empêchait de dormir comme il le voulait. Il faut dire que sa proie n-y avait pas été de main morte. Cependant, tout ce dont Scott se souvenait, s'était de sa voix. Une voix qui se voulait rassurante pendant l'acte, une voix qui le faisait frissonner et ça lui faisait de l'effet rien qu'à y repenser.

Plus sérieusement, il allait devoir se changer les idées. Il sortit du lit après s'être donné lui-même un coup de pied aux fesses -façon de parler-. Un gémissement de bien-être lui échappa, semblable à ceux qu'ils faisait quand il était en action avec quelqu'un au lit, gémissement qu'il avait poussé en s'étirant.
Son étirement le fit bailler. La fatigue était présente, mais le mal aussi. Qu'il le veuille ou non, se distraire était probablement la meilleure des solutions pour... oublier. Juste oublier.

Neuf heures. Scott arriva devant la taverne où il vit deux individus en sortir, visiblement mal à l'aise. Le vampire en conclu qu'il devait y avoir une bagarre ou quelque chose du genre dans  le bâtiment auquel il devait se rendre. Cependant, quand il regarda à l'intérieur, rien. Même pas de traces de sang ni de coups violents, juste des personnes occupant déjà toutes les places. Décidément, c'était pas son jour, à Scott. Il allait devoir faire des yeux de chiot pour qu'on lui laisse une place, à moins que...

Oui, là-bas, une place de libre, un vide au milieu d'un troupeau de créatures. Il s-y rendit et s'aperçut en s'approchant que la table était déjà occupée par quelqu'un. Bon, heureusement, c'était un homme, ça ne dérangeait pas plus le vampire, d'autant qu'il allait pouvoir en profiter pour tenter de le séduire... si ça se trouve, celui-ci sera probablement plus doux que la proie de sa dernière expérience. Rien qu'à y repenser, la douleur se manifesta, lui arrachant un couinement quasi-inaudible à travers les discussions que les habitués de la taverne se donnaient.

Sans attendre la permission de l'inconnu, Scott prit place juste en face de lui, un large sourire sur le visage. Et puis, finalement, il n'attendit même pas une seule seconde avant d'engager la discussion.
« Hey there ! J'viens te tenir compagnie, tu m'en veux pas, hein ? Roh, je suis sûr que non ! Un gars aussi mignon que toi peut pas être méchant, c'est contre-nature ! »
S'interrompant un instant, il reprit, posant une de sa main sur l'épaule de l'homme, même s'il savait que la probabilité de se faire repousser était au maximum.
« C'est quoi ton nom, Darling ? »

Codage (c) Tenderness || Edité par Dryadalis.




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Re: L'art de faire fuir ... ou pas. pv scott | Jeu 24 Mar 2016, 20:18


SCOTT & OLIVER

J'avais facilement réussi à convaincre les anciens occupants de cette table de partir, ça n'avait même pas nécessité de méchanceté verbale, mon regard avait suffi - comme à bien des reprises. J'étais assez satisfait de l'effet que j'arrivais à obtenir de la majorité des gens, ils me foutaient rapidement la paix. Je bus une gorgée de ma bière forte avec un sourire satisfait, je n'en avais jamais bu de la comme ça sur Terre. Je songeai à ma famille avec un certain pincement au cœur et poussai un profond soupiré à l'image de ma mère, attendant avec impatience que je retourne vers elle. J'avais dit à mon père que je ne reviendrais jamais, j'avais brisé le cœur de ma pauvre maman en lui disant qu'on se reverrait bientôt. Comment est-ce que je pouvais être aussi cruel, en particulier avec ceux que j'appréciais ? Ma pauvre maman, je l'imaginais encore, assise sur le porche, attendant, une lettre, un signe, son fils. Attendant que son fils unique rentre à la maison, attendant des nouvelles, attendant de savoir s'il avait survécu à ses années de chasse aux sans-cœurs. Ma pauvre maman avait-elle survécu ? Est-ce qu'il y avait beaucoup de sans-cœurs où elle était ? Est-ce qu'elle avait déménagé avec les années ou avait-elle refusé dans l'espoir que je revienne vers elle, en se disant que si elle déménageait, je ne la retrouverais pas ? Je fermai les yeux une seconde, cette seconde qui m'empêcha de le voir s'asseoir à ma table sans demander si c'était libre, cette seconde qui m'empêcha de lui montrer avec mon regard qu'il n'était pas le bienvenue. « Hey there ! J'viens te tenir compagnie, tu m'en veux pas, hein . Roh, je suis sûr que non ! Un gars aussi mignon que toi peut pas être méchant, c'est contre nature ! » Je serrai la mâchoire en entendant cette voix, agressante dans mon obscurité ambiante. Curieux, j'ouvris les yeux pour regarder à qui cette personne s'adressait. Mon regard s'accrocha à celui du jeune homme qui avait prit place devant moi, sans demander. Je penchai doucement la tête sur le côté, mon visage était plus fermé que jamais, puis je plantai mes yeux dans les siens dans l'espoir de le faire dégager.

▬ « Je n'ai pas besoin de compagnie, merci. » dis-je de ma voix plus grave que nature.

Il ne m'avait probablement même pas entendu tellement le bruit autour était assourdissant. Dans les derniers temps, j'avais passé plus de temps sous ma forme animale qu'humaine et j'en gardais certaines traces, comme ma voix anormalement grave et les petits grognements que ma gorge émettait de temps en temps. Il y avait aussi les pulsions animales qui ressortaient davantage qu'à l'habitude. Il étira le bras et posa sa main sur mon épaule alors que mon regard restait fixe. Pourquoi est-ce qu'il me touchait ? Pourquoi est-ce qu'il me parlait ? Pourquoi est-ce qu'il n'allait pas crever dans un coin ? « C'est quoi ton nom, Darling ? » Je le regardai un instant, laissant ses mots s'incruster dans ma tête, dans ma peau, dans ma colère du moment. J'étais en colère contre le monde, contre la vie, contre l'Univers. Il était mieux de déguerpir et vite s'il ne voulait pas être ma prochaine victime.

J'étirai mon bras à mon tour, sans dégager le sien, puis attrapai son collet et tirai son corps par-dessus la table, son visage à deux centimètres du mien. Mes yeux étaient grands ouverts, je m'approchai encore un peu en essayant de sentir la peur émaner de lui, la sueur qu'il aurait quand il réaliserait que j'étais bien plus que « méchant ».

▬ « Ne poses plus jamais tes sales pattes sur moi, capice ? » le menaçais-je.

Puis sans attendre un mouvement de sa part, je le repoussai avec violence pour qu'il atterrisse sur sa chaise qui fut repousser de plusieurs centimètres de son endroit initial. Ma force était incontrôlable ces derniers temps, j'avais beau me dire que j'étais fort, je me rendais à peine compte de la douleur que je pouvais occasionner grâce à celle-ci. Je pris une gorgée de bière, très lentement, en observant toujours l'autre homme, puis reposais le contenant sur la table en bois. Pouvais-je supporter sa présence ? S'il avait l'audace de rester, peut-être, mais je détestais qu'on me touche, je n'avais jamais apprécié. J'aurais pu essayer d'être gentil, mais j'avais passé une mauvaise semaine, une mauvaise journée et j'avais espéré - naïvement - pouvoir me reposer tranquillement à la taverne. Mais je ne pouvais considérer cette soirée comme mauvaise pour le moment, non, elle était bien, jusqu'à maintenant.
 
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