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 ••• face the unseen ; Hydra

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Mythologique Barghest

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H. Prudence O'Donnell
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J'ai traversé le portail depuis le : 04/07/2015 et on me connaît sous le nom de : Pizza. Mon nom est : Hysteria Prudence O'Donnell. Actuellement je suis : enceinte. Il paraît que je ressemble à : Lightning Farron (FFXIII) & Olivia Wilde (irl) et à ce propos, j'aimerais remercier : Tia my lov ♥ (signa)
••• face the unseen ; Hydra | Dim 26 Juil 2015, 23:44


face the unseen

Le brouillard épais embrumant une nuit trop fraîche. Le sang froid, les crocs acérés, le souffle glacé. Un homme dodu, bien habillé, déambule comme une parodie de lui-même. Un vieux bourge à la langue trop pendante, l'odeur répugnante. Sa chemise blanche dépasse de son pantalon trop serré. Le ciel est sombre, les ruelles étroites. Sa voix fanfaronne, un mouchoir contre le bout de son nez rougi par le vice. Celui qui remplissait la bouteille entre ses doigts boudinés. Celui qui effleurait ses lèvres charnues sous sa moustache blanche. Pas le temps de crier. La gorge ouverte, la bouteille brisée. Sa voix perdue, son regard éteint. Le matin-même, je me retrouvais debout, devant son cadavre, misérable. Hantée par le regard pourpre et les crocs d'argent. A seulement quelques pas de mon vieux taudis, bordélique. Plantée là, incapable de rien, un regard trop sombre sur sa silhouette cadavérique. A ma droite se précipite une femme, un peignoir serré à la taille, pieds nus et un rouge à lèvres carmin presque effacé de la veille. Ses cheveux roux en bataille, ses yeux bleus larmoyants. Elle aurait été ravissante, un autre jour, si son visage n'avait pas été si ravagé. Elle me regardait comme pour me supplier des explications. Le regard détaillant mes formes, mon allure. Une robe bleu nuit contre les cuisses, l'imperméable noir sur les épaules. C'était pas vraiment ma tenue qui l'aurait induite en erreur. Probablement plus l'indifférence face au meurtre, au sang. Mais je n'étais pas là pour elle.. ni pour lui. En réalité, je n'étais même pas là pour moi.

« Vous le connaissiez ? »

Je sors de ma poche le paquet de clope, tendu vers elle. Ses doigts tremblants viennent en extirper une, la flamme de mon briquet au bout de ses lèvres, puis au bout des miennes. La fumée embrume son cerveau. C'était toujours plus facile, d'arrêter de penser. Les questions fusent et l'évidence la frappe. Mademoiselle, que dis-je, Madame Wilford venait de gagner à la loterie. Vénale ? Ou amoureuse d'un vieux trou de cul riche, obèse et ivrogne ? Ça ne me regardait pas plus que j'avais ma place devant ce cadavre. Je ne connaissais pas ce pauvre type et l'odeur de son sang pourri commençait sérieusement à me donner la migraine. Si ç'avait été un meurtre, le bougre était bien irrespectueux envers le corps de sa victime, mutilé.

Vous allez le retrouver ? Celui que t'as engagé pour hériter ? C'était pas mon travail. Ça ne l'était plus. Mais il y avait bien quelqu'un. Un coup de téléphone, la clope entre les doigts, le dos tourné à la dame. La voix embuée, sortant peut-être de son sommeil, une nuit agitée ? qui sait. Il m'envoyait quelqu'un de doué, en qui il plaçait sa confiance. Mais pas la mienne. J'aurais préféré que ce soit Lei.

« Il y a des matins où le déjeuner a du mal à passer, hein ? »

Sa silhouette dans la brume. L'odeur infecte du sang, les couinements hystériques de la dame, visiblement heureuse de voir enfin apparaître quelqu'un de qualifié pour ce job. Prononcé par les lèvres de cette mégère, Justice devenait tout à coup un bien faible mot. Et quelque part entre les ombre, au-delà du brouillard, se trouvait le meurtrier d'un bonhomme bien répugnant. Insignifiant. Le déjeuner ne passerait décidément pas, ce matin. Ces matinées où l'odeur putride empeste dans le quartier, la gorge sèche et le nez crispé. Le regard flou et la paresse dans les muscles. La fumée dans les poumons, le brouillard devant les yeux.







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Re: ••• face the unseen ; Hydra | Lun 27 Juil 2015, 01:15

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Il ne faut jamais dire Fontaine je ne boirai pas de ton eau. Il ne faut jamais dire jamais. Et pourtant, parmi les choses que Hydra pensait ne jamais faire, on trouvait trois choses. Arrêter de se droguer, avoir des enfants, et passer plusieurs jourss sur une enquête sans la comprendre.

Ce fut ce jour là la première fois que le dicton s'appliqua à Wilhem.

Il était six heures du matin quand il se réveilla. Se préparant rapidement, il ne prit même pas la peine d'attendre Emma qui se préparait dans la salle de bain sans se douter du quart de ce qui se passait dans la tête de son colocataire, cette tempête qui le rendait plus animal qu'homme, tout en aiguisant ses sens à l'infini, le rendant plus bestial qu'il ne l'était à l'accoutumé. L'inspecteur fut le premier au commissariat ce jour là.

Les clés tintèrent dans la serrure et quelques secondes plus tard le chauffage automatique se mit en route dans les locaux froids de la police de Skyworld. Les plafonniers blancs s'allumèrent les uns après les autres et il espéra quelques secondes, comme chaque matin depuis une semaine maintenant, que l'illumination viendrait. Elle ne vint pas.
En arrivant devant son bureau, il ne remarqua même pas le post-it jaune collé sur la porte en dessous de sa plaque, celui qui indiquait la veille encore « Mme Hottenberg » qui avait été rayé puis remplacé par « Hauptmann », sûrement par un de ces incapables de la compta.

Sur son bureau se trouvaient des dizaines de coupures de magazines traitant des meurtres de Skyworld. Eparpillées, on y lisait des articles plus ou moins corrects, plus ou moins précis, ils ne s'accordaient que sur le titre,  sur ce que les médias appelaient les cannibales de l'île. Les rues devenaient moins sûres, on retrouvait de nombreux cadavres ces temps-ci, tous pensaient aux loup-garous, une légende disait qu'un clan s'était installé en ville. L'inspecteur n'y croyait pas, quelque chose clochait dans ce raisonnement, mais il ne trouvait pas quoi. Surdoué, il s'était rarement retrouvé face à ce genre de mur invisible, le bloquant parce que ni son savoir ni son instinct ne pouvaient l'aider, et encore moins sa jolie bouille. Ca le rendait fou, obnubilé par ce monstre qui lui échappait sans qu'il ne sache pourquoi. Comment se faisait-il qu'il ne trouve pas ?

Son portable vibra dans sa poche arrière, il passa sa main à l'intérieur afin de le trouver et y lut ce qui, retourné dans tous les sens, ressemblait toujours à un ordre. L'hydre ne prit pas la peine de répondre mais l'agent avait programmé son téléphone de telle façon à recevoir un reçu à chaque fois que son destinataire ouvrait le message. Si il n'était pas trop con, il pouvait donc aisément deviner qu'Hydra lui mettait tout ces vents de manière intentionnelle.

Si cela avait été une requête simple comme mettre de l'eau dans la machine à café ou bosser plus vite sur un dossier, l'Hydre n'aurait rien fait, juste par amour propre parce que personne ne lui ordonne jamais rien, à lui, mais le blondinet avait réussi à attirer l'attention du jeune adulte en lui parlant d'un cadavre dans une rue, à Skyworld. Il n'en fallait pas plus. Ni une, ni deux, prit son pistolet de fonction et partit sur les lieux du crime. Ce pistolet, dont il ne se servait jamais puisque de toute façon, il n'était pas agent de terrain, était plus là en tant que partenaire, ses pouvoirs bien trop puissants lui auraient permis de tuer dix personnes d'un coup s'il en avait eu l'envie. Non, il avait besoin de ce morceau de métal, seule compagnie assez intelligente pour se la boucler.

Wilhem arriva sur les lieux du crime après cinq minutes de marche, il y découvrit alors l'odeur du sang, deux femmes et un homme mort réduit en charpie. Il s'avança lentement, décrivant d'abord l'homme à terre du regard, sachant que de toute manière on ne trouverait sur son corps aucune trace de son agresseur, triste fatalité. Heureusement pour lui, il ne sentait pas son poison addictif, et c'est la vue de la première femme entrain de le fixer lourdement qui lui rappela qu'il n'était pas seul, et surtout qu'il possédait en lui le moyen de mettre toutes les personnes ici présentes dans un état de transe amoureuse peu convenable. Il s'avança vers celle qui semblait le prendre pour un Dieu et lui dit alors d'un ton posé et froid, clair et net, celui de l'inspecteur qui sait ce qu'il fait, où il va et ce qu'il veut.

▬ Inspecteur Wilhem Hauptmann, enchanté. Je ne peux pas recevoir votre plainte ici même, ni même les informations concernant votre compagnon. La seule chose que je peux vous conseiller, c'est de vous asseoir près d'ici, loin du cadavre, en attendant mes confrères.

Il eut la décence de lui tendre une couverture de survie sortie de son sac de fonction, laissa un message sur la boite vocale de son supérieur et en voyant la tête qu'avait la pauvre femme, ajouta :
▬ Vous ne serez pas écartée de la liste des suspects, mais croyez moi, si vous êtes innocente, fuir est la meilleure solution pour vous rendre coupable.

Obéissante, elle s'en alla. Il ne chercha même pas à savoir où elle partait, comme l'ordonnait le protocole, qui voulait qu'on surveille toutes les personnes potentiellement présentes au moment du crime, ça n'était pas son problème, il savait que ça n'était pas elle.
Il se retourna enfin vers la seconde jeune femme, prêt à lui indiquer de faire la même chose, recueillir son témoignage, couverture de survie, la laisser partir à nouveau. Mais il croisa son regard.

Certains disent que l'instinct de survie révèle le plus mauvais en nous, le plus bestial. C'était vrai pour Hydra, mais son côté bestial était bien plus évolué et intelligent que la part d'humanité qu'il gardait en lui. Il savait que c'était elle, c'était marqué sur son front. Mais évidemment, et malheureusement pour lui, il savait aussi qu'il ne pourrait pas le prouver.

▬ Bonjour, j'imagine que l'insensibilité dont vous faites preuve me pousse à me poser des questions sur votre présence ici, n'est-ce pas?



HRP: J'espère que ça te va ! Tu m'as déclenché une poussée d'inspi c'était violent. QwQ Bref, code de Kaori, thank u bae. ♥
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Re: ••• face the unseen ; Hydra | Lun 27 Juil 2015, 02:55


face the unseen

Il s'avance, sa voix rauque grognant dans sa gorge. Son regard glacé, presque autant que le mien, sa présence glaçante, presque autant que le cadavre. Quoique le cadavre ne parlait pas, lui. Un chien muselé par la loi, le regard sévère planté dans le mien. Détaillant la réaction, à l'affût d'un mouvement de sourcil, d'un tremblement dans le bout des doigts. Mais rien. Juste un regard qui soutenait le sien, juste les lèvres enfumées par la clope et le regard fatigué par une nuit trop courte. Les crocs d'argent, les yeux brillants, la silhouette répugnante dans la brume. Dans ses yeux défilaient ses pensées, le moindre de ses soupçons, dans l'attente d'un mot, d'une syllabe qu'il pourrait retenir. Un faux pas et le plateau d'échecs s'écroulait. Le roi se brisait. Un souffle de trop dans la nuit, une voix brisée dans l'ombre et tout était par terre. Sauf que personne n'en n'avait jamais rien vu. Les maigres indices que comportaient ses pistes devaient se résumer à une gorge arrachée, un corps mutilé, une flaque de sang, un décor atroce et une odeur nauséabonde. Le quartier était des plus agréables, pour mourir. La bouteille d'alcool brisée au sol donnait au sang une texture plus liquide et probablement un goût plus infect. Une scène des plus agréables à observer au lever du soleil, quand le réveil décidait qu'il était temps de me briser les oreilles, d'affoler ma poitrine douloureuse.

Son souffle rauque, sa voix grave. C'était presque une insulte, de m'accuser aussi ouvertement, de m'avouer ses songes impurs déjà décelés dans son regard si strict. Un murmure dans la nuit, un souffle perdu, un cheveu égaré et il me ferait tomber. Il voulait me faire tomber. Douce euphorie. Qu'imaginait-il ? Combien de théories, de stratégies avaient-elles fleuries dans son esprit, à la seconde même où son regard avait croisé le mien ? Combien de pions avait-il déjà déplacé quand il avait passé le brouillard ? Il allait se noyer dans son propre venin.

« J'habite à côté. »

Pour preuve, je me contente d'un mouvement vague de la tête, indiquant la direction de mon appartement. La fin de la clope sous le talon l'écrasant. Un reste de fumée s'évaporant dans l'air glacial. L'indifférence, ce n'était pas de l'avoir sous les yeux ou l'odeur dans le nez, son cadavre misérable arraché de mes propres crocs. L'indifférence naissait d'une lassitude. Une lassitude de la mort, celle qu'on avait tous connue dans l'alcool après le bain de sang contre les Allemands. Ils en étaient sortis fous, j'en étais sortie monstre. Une machine de guerre. Leur atout. J'aurais donné n'importe quoi pour avoir une bouteille entre les doigts, à ce moment-là. Mais celle du vieil homme était brisée et il ne devait pas avoir envie de partager l'alcool avec la bestiole qui l'avait privé d'une si jolie femme.

Une jolie femme qui répétait en boucle des murmures inaudibles, incompréhensibles. La pauvre ne devait pas avoir vu beaucoup de gueules ouvertes et de mouches s'y baignant dans sa vie trop parfaite. Une perfection trop abstraite.

Mon regard se replante sur la silhouette couchée, noyée dans la flaque pourpre. Je n'avais jamais vu ce type, avant ce matin. J'avais imaginé dormir toute la nuit. J'avais espéré, sûrement. Que les titres des journaux n'étaient qu'une stupide coïncidence de mon amnésie. Doux espoirs. Irrésolue. Le regard froid, les lèvres sèches, je ressors le paquet et entre mes lèvres se fige la troisième clope depuis le réveil. Le paquet ouvert vers l'inspecteur. Je le range, et le cycle se poursuit, la flamme au bout des lèvres. Un goût amer dans la gorge, sur le palais. La café était retombé et la fatigue commençait à reprendre. Un soupire de fumée entre les lèvres.

« Mais la raison de mon indifférence et la raison de ma présence sont chacunes bien distinctes, pourquoi ne pas avoir précisé laquelle des deux vous intéresse ? »

Je tourne les yeux. Les replante dans les siens. Son regard grave, destructeur. Prêt à me mettre à terre, à faire se retourner le plateau damé. Comme s'il espérait que je sorte les crocs, les griffes, que je lui montre l'arme du crime. Les yeux brillants dans la nuit. Les escaliers glissants vers les Enfers.







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Re: ••• face the unseen ; Hydra | Dim 02 Aoû 2015, 01:08

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Sa voix grave raisonna dans la rue encore ensommeillée, manquant de la réveiller et son timbre glacial se fit entendre distinctement.  L'enquêteur était bien différent dans ce genre de situations, mais ce qui ne changeait jamais, c'était cette détermination sans faille qui le suivait où qu'il aille, et cette haine de la soumission lorsqu'elle venait de lui. Il n'avait le dessus en rien, et pourtant il continuait d'agir comme si tout était maîtrisé. Lorsque la situation était si instable, le seul moyen de gagner était de faire croire que tout était maîtrisé.
L'homme immature et totalement dépendant des pires vices devenait un être intouchable et lointain.

▬ Mais la raison de mon indifférence et la raison de ma présence sont chacunes bien distinctes, pourquoi ne pas avoir précisé laquelle des deux vous intéresse ? 

Sans faillir il l'écouta. L'hydre s'approcha du corps sans vie de la pauvre et grosse victime, et contre toute attente, l'enjamba. Après tout, il connaissait déjà le rapport d'autopsie par cœur, à force de tous les lire et relire, il n'avait pas besoin de s'attarder sur la carcasse sans vie de cet hommes à la vie sûrement trop parfaite pour être vrai .  Comme tous les hommes, il aurait un enterrement et sûrement des gens pour le pleurer. Faussement, beaucoup seraient jaloux, d'autres juste là pour l'image de personne altruiste qu'ils donneraient à la sortie de la triste cérémonie. Grâce à cette image, ils pourraient certainement attirer la chance, comprendre se faire bien voir et obtenir une augmentation. Enfin, ils vivraient heureux, bercé par l'idée qu'ils sont des gens bien puisque les faits le prouvent. Hypocrisie des temps modernes.

Il se retrouva alors face à son interlocutrice.

▬ La raison de votre présence ici ne nécessite pas de question puisque comme grand nombre de personne, vous vous sentez obligée de me l'indiquer pour vous donner un alibi. Je repose donc ma question, pourquoi tant d'indifférence ?

Il la toisait maintenant de son impressionnante hauteur. Wilhem savait que sans preuves il n'obtiendrait rien, et que son instinct, bien que renommé, était loin d'en être une. Wilhem savait aussi que ça n'allait pas être aujourd'hui qu'il l'attraperait. Mais savoir qui elle était, la toucher du bout des doigts, cette femme qui passait sans-cesse au travers. Avoir le privilège de la comprendre, peut-être. Cela, c'était son objectif, ni plus ni moins.

Un homme ambitieux ayant les pieds sur terre.
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Re: ••• face the unseen ; Hydra | Lun 03 Aoû 2015, 16:11


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Un rictus au bout des lèvres, une espèce de sourire à peine caché et le regard fermé. Un alibi ? Peut-être. Il se battait contre le vent et se débat comme pour me dire Regarde. Je sais qui tu es. J'inspire. Soupire. La fumée devant les yeux, la clope entre les doigts. Sous les longs cils noirs, un regard perdu dans le brouillard. Un regard invisible, fermé, impossible à lire, à décrire. Parce que dans mes yeux ne se cachait rien, rien de plus que ce qu'il ne savait déjà. Que ce qu'il avait déjà deviné. Sa stature immobile, le regard grave, ancré dans le mien. Imperceptibles, ses songes inavoués. Prétendant d'une misérable justice. Il était devenu comme un prédateur muselé par les lois, enchaîné par un manque de preuves évident. Sans ça, mes poignets auraient déjà été écorchés par l'acier et ma vision fendue par les barreaux. Sauf que j'étais toujours là et lui, bredouille.

Deux dates. Deux terribles dates. La gorge sèche. La voix cassée. Le chiffre deux, indiqué par mes doigts inoccupés. Le regard alors sombre. L'indifférence n'était aucunement preuve de ma culpabilité. L'indifférence feintait seulement sur mon identité. La véritable raison de mes doigts tremblants et mes yeux fatigués, la véritable raison de mon cœur pourri qui me suppliait désespérément de respirer. L'indifférence d'un soldat, obligé à détruire, obligé à périr. Le champ de bataille n'était rien de plus qu'une excuse, une excuse pour meurtrir des hommes par milliers. Misérables. Je ravale ma salive. Elle me brûle la gorge. Mes yeux sont secs, mon appui au sol est faible. Mon dos alors courbé, ma tête penchée, les paupières fermées. Un souffle perdu. Un rire solitaire. Ironique. Je sors de ma poche, de mes doigts fébriles, une boîte d'argent et d'or que j'ouvre, le contenu devant ses yeux. Une médaille de diamants, une étoile scintillante dont chacune des branches me rappelaient chaque fois une loyauté ridicule à un pays macabre. Sur un contour bleu entourant une croix rubis, étaient marqués ces mots.

« Honi soit qui mal y pense. »

Je ferme la boîte et la rentre dans la poche intérieure de mon imperméable. Le souffle dans la fumée, la clope au bout des lèvres, la flamme éteinte. Rallume. Ces mots n'avaient plus de sens. Depuis des années, l'honneur avait été souillé par le meurtre et ces propos stupides. La loyauté par le sang. Sa majesté n'avait que faire des sacrifices tant que son chevalier était en vie. Prudence. Un sourire au coin des lèvres et un regard brûlant. Tout ça avait été effacé depuis trop longtemps.

« Quarante. Quarante-cinq. Un bain de sang comme jamais on n'en avait vu. Les soldats fondaient, les canons hurlaient. Et l'atout de Sa Majesté demeurait vif au milieu du combat où ses ennemis revenaient squelettes. »  

Le dos alors droit, le regard inconscient. Comme endormie dans une époque lointaine que jamais je ne voulais revoir. Son corps meurtri par les lames. Le blond et son après-shampoing brillant. Son regard azur et son rire plein d'amertume. Le sang sur son visage et les lits qui grinçaient. Les draps en pagaille et la mort autour. Un cri et plus rien. Des cadavres. Des larmes lavant le sang. Un trou béant pour les âmes en peine. La gorge sèche. Les escaliers glissants. L'ascenseur en panne. Tout revenait si vite et l'alcool si peu présent. Le paquet presque vide et le besoin de nicotine. L'esprit fumant. C'était trop. L'homme devant était comme inexistant, un cadavre inconscient, trop bête pour se rendre compte qu'il n'était rien. Rien comparé à ce qu'on avait vécu là-bas. Les bras arrachés aux soldats trop fiers. La peau déchirée quand le regard trop tenace.

Et au milieu de tout, quelque part au travers d'un monde trop impur, il y avait moi.

« Order of the Garter, Lady Prudence O'Donnell, Knight of the Empire. Enchantée, Monsieur... ? »

Sale flic.


Et ça c'est cadeau (c'est la médaille qu'elle lui montre blbl):
 






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Re: ••• face the unseen ; Hydra | Sam 05 Déc 2015, 23:04

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L'hydre n'avait jamais apprécié l'Etat. Et l'Etat n'avait jamais apprécié l'hydre. Comme deux entités aux buts divergents, qui s'opposaient en tout point. Cependant, il travaillait pour l'Etat, pour ce monde qu'il estimait mal dirigé ou tout simplement raté. Si l'homme est la plus belle invention de Dieu, alors sa non existence n'est plus à prouver. Qui aurait merdé à ce point ? . Un monde gouverné par une horde de maillons faibles, trop faibles pour accepter l'inutilité de leur existence. Ces rois et reines, envoyant leurs soldats à la mort comme sur un échiquier, pour voir triompher leur nom ou imposer leur idéologie. Au final, qui avait raison ? Qui étaient ils pour savoir que leur mode de pensée était le meilleur ? Personne.
Hydra se sentait supérieur aux rois, reines, chevaliers ou nobles, tout simplement car il se savait pitoyable. Mais était trop fier pour se l'avouer à lui même. Cet homme était bourré de contradictions.

Pourquoi s'entêter ? Après tout elle n'était pas la seule tueuse sur cette île, et l'on n'enfermait pas les vampires bien qu'ils aient fait plus de dégâts. Alors pourquoi s'acharner ? Elle était la seule chose qui n'avait pas de réponse. Elle était la seule chose qui pouvait encore l'intriguer, plus qu'une jolie paire de seins ou une ombre sensuelle. Il voulait savoir, et ne pouvait savoir. L'hydre était comme tout homme attiré par ce qu'il n'avait pas. Et là, c'était la réponse, qu'il n'avait pas.

« Order of the Garter, Lady Prudence O'Donnell, Knight of the Empire. Enchantée, Monsieur... ? »
Un nom. Il n'avait que faire de ce nom, on ne met pas quelqu'un derrière les barreau sous prétexte de ses initiales. Des faits, il lui fallait des faits.

Il aurait pu monter un faux procès, inventer de fausses preuves, aussi intelligent qu'il était, personne n'aurait rien compris, et cette jeune Prudence aurait vu se fermer devant elle les lourdes portes de la liberté. Hydra était sûr que personne au bureau ne comprenait ses explications, et qu'on l'écoutait seulement car le résultat était là : on avait un coupable, un nom à donner à la presse, un nom qui ne pouvait être démenti car le dossier était rondement mené. Il en était conscient. Ah, si la connerie avait été une religion, elle aurait été celle avec le plus de pratiquants.

Mais non, l'inspecteur ne se mentait pas à lui même, et il était aussi fier qu'elle coupable. Il en était persuadé.

« Monsieur Wilhem Hauptmann. »

Plutôt mourir que de sympathiser.

Il ne bougea pas d'un pouce, la fixa de haut en bas, de bas en haut. On ne se retrouvait que rarement devant un monstre aussi beau. Autant était-elle un monstre pour son pauvre cerveau, autant était-elle une véritable succube pour ses yeux.

L'Hydre prit de nouveau la parole, puisqu'il ne servait à rien d'attendre qu'elle se dénonce seule, le travail aurait évidemment été trop facile.

« Votre passé fait ce que vous êtes aujourd'hui, mais ce vous faites aujourd'hui n'a pas pour alibi ce que vous étiez. »

En d'autre termes, car je ne suis pas sûre que cette phrase ai de sens pour une personne autre que moi, elle avait été façonnée par cette guerre sanglante, mais avoir été soldat pour une cause estimée juste ne justifiait en aucun cas ce qu'elle faisait maintenant.

«  Que faites vous dehors, à une heure si matinale, la clope au bec ? Retour de soirée? »

A ce train là, autant l'avoir à l'usure, cela serait toujours plus court que d'attendre l'éternité, le temps qu'elle se rende compte qu'on ne faisait pas plus collant d'un inspecteur toxicomane et prétentieux.


HRP:: Désolée du temps de réponse, vraiment, tu as le droit de me taper. J'ai aussi la vague impression d'avoir écrit de la merde, si tu n'aimes pas, dis le moi, je modifierai !
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Re: ••• face the unseen ; Hydra | Mer 09 Déc 2015, 17:42


face the unseen

Une grimace au visage qui lui déformait le pauvre rictus qu'on pouvait presque apercevoir dans la brume. Un regard froid et froncé qui dévisageait sa proie. Improbable. Imperceptible, comme un rire fendu au fond de mes tripes. Tu t'en moquais bien, toi, qu'il sache. Tu t'en moquais bien, toi, qu'il tente de t'attraper, qu'il retourne l'appartement ou qu'il nous enferme. Toi tu étais toujours enfermé, de toutes façons. Un grognement sourd bourdonne dans mes oreilles. Mais ferme-la un peu. Le souffle de fumée siffle entre mes lèvres, le regard péniblement relevé vers l'inspecteur. Son envie de me briser semblait si intense qu'il n'avait plus aucune cohérence. Il y en avait d'autres, là-dehors, peut-être même bien plus dangereux que moi. Qui s'attaquaient à des vies probablement plus innocentes que mes proies.

Sauf que c'était moi qui étais face à lui. Mais pourquoi est-ce que ce n'est pas Lei qui est arrivé ? Lui au moins aurait posé les questions objectives. Sans y mêler une vague impression qui lui avait soulever les tripes.

Sauf qu'il voyait bien ce dont le monstre était capable. S'il était tant persuadé que celui-ci était moi, comment se faisait-il qu'il ne tremblait pas ? Soit il faisait le fier. Soit j'étais bien dans la merde. Ou un peu des deux, allez savoir. Si seulement j'avais un verre entre les doigts et pas rien qu'un clope humide, une fond de paquet qui était restée trop longtemps près de l'évier. Le goût était infect. Aussi infect que l'était Monsieur l'Inspecteur. Un goût amer à chaque fois que ses mots transperçaient le brouillard. J'en grinçais des dents.

« Et pourtant j'ai répondu à votre question. Qui concernait donc mon indifférence et pas la raison de ma présence. »

Sous mes longs cils j'observais le cadavre. Tu n'avais pas été tendre, que je m'étais dit. Comme s'il s'agissait de moi. Alors que le coupable se terrait bien plus profond. Mon regard suivait vaguement une trace de sang, comme si le cadavre avait été déplacé. D'un rien. A peine quelques centimètres. Mais assez pour que ça m'interpelle. S'était-il débattu ? Avait-il été déplacé ? Je n'avais certainement pas fait ça. Même dans l'inconscience la plus totale. Les sourcils à peine froncés et les paupières doucement fermées, localisées sur ce seul détail qui ne collait pas.

Un air absent collé au visage et les yeux plongés dans la réflexion, ce fut comme si le temps s'était arrêté, une seconde à peine. Quelques instants d'absence où ma voix brisée s'élevait encore, vaguement, pour passer au-delà du brouillard. Le brouillard dehors et dedans.

« Je vous l'ai dit, j'habite à côté. J'ai plus de café, j'allais en chercher. »

Un quart de tour pour examiner cette mauvaise trace au sol. Quelqu'un était venu après moi, c'était certain. Était-il mort, lui aussi ? Je me mords l'intérieur de la joue. Pourquoi est-ce que ça m'avait échappé ? Lorsque la lumière du soleil se filtre au travers des nuages et du brouillard, elle m'aveugle un bref instant, avant de disparaître à nouveau. Juste le temps d'apercevoir le reflet de traces, des pattes humides se déplacer vers une rue plus loin.

Bien sûr, je ne pouvais pas abandonner mon ami l'Inspecteur pour aller voir là-bas et si ces traces conduisaient à une preuve qui m'incriminerait, il était mal avisé de ma part de l'y conduire. Pourtant je devais savoir.

« Vous ne les avez pas vues, pas vrai ? »

Je me mords la langue. Un soupire qui séchait le bout de mes lèvres et mes pas qui s'avançaient lentement. Et la curiosité tua le chat. Au détour de la ruelle d'après, il y en avait un autre. Pas un cadavre, non. Celui-là respirait encore. Inconscient et le dos collé au mur, assis et fané comme une fleur qui respire l'hiver. Pourquoi était-il encore en vie ? Tu n'avais jamais fait de cadeaux, pourtant.







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Re: ••• face the unseen ; Hydra | Ven 22 Avr 2016, 15:56

Face the unseen
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Would you be scared?
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Everything I touch isn't dark enough
That this problem lies in me

L'inspecteur s'était souvent demandé quel type de vie lui convenait le moins. Une vie où tout était trop facile, ou bien une vie où il était comme tout le monde, un incapable ? Après mure réflexion, il préférait s'ennuyer et garder cette image plus que positive de lui même.
Prudence était bien plus agile que tous ces petits bandits qui considéraient la prison comme le sacrement d'une vie de briguant. Elle semblait par ailleurs davantage concernée par son acte que ces jeunes là. Les liens de causes à effets se mêlaient dans la tête de l'Hydre, sans qu'il ne puisse comprendre quels étaient les tenants et aboutissants de cette enquête. Les cordes du destin s'emmêlaient à mesure qu'il écartait une piste, si bien qu'il finissait toujours avec une chaîne à trois bouts. Tout était illogique.
Et le plus surprenant était à venir.
La jeune femme lance un regard sur le sol, il le suit, pour y trouver ce qu'elle sembla découvrir aussi.

«  Vous ne les avez pas vues, pas vrai ? »


Un faible sourire anima le visage de l'Hydre avant de laisser de nouveau place à ce visage impassible qui le caractérisait. Auto-dérision ou peut-être joie intérieure. Il ne se jeta pas la pierre longtemps pour cet oubli. Il avait l'habitude de se focaliser sur les détails, c'était par ailleurs ce qui le différenciait principalement des autres enquêteurs. Ca, et son éternel amour de lui même, entre autre. Il n'avait pas remarqué ces traces aux sol, comme il n'entendait pas encore la respiration saccadée d'un survivant à l'agonie.

«  Effectivement, mais allons voir ensemble, si vous le voulez-bien. L'odeur des cadavres ne semble pas vous déranger, vous ne verrez donc sûrement pas d'inconvénient à m'accompagner, votre café pourra sûrement attendre »

L'hydre ne mentait pas, bien qu'il aurait été plus facile de ne pas assumer cet oubli de sa part. Cette proposition s'apparentait bien plus à un ordre, le ton employé ne laissait par ailleurs guère le choix. Sa prestance et sa grande taille le rendaient encore plus autoritaire qu'il ne l'était vraiment, bien que comme un grand enfant il n'appréciait pas être contrarié.
Ils s'avancèrent dans les rues encore sombres et humides, traumatisées par ce qui semblait s'y être passé durant la nuit. Les rayons timides du soleil peinaient à s'y faufiler, et une odeur acre de moisissure persistait. Wilhem s'arrêta net devant le spectacle macabre qui se tenait maintenant devant eux : un homme, adossé au mur, inconscient. Une respiration saccadée, un visage défiguré, on aurait juré qu'une simple pression sur son bras l'aurait fait tomber. Ses jambes lacérées laissaient entrevoir par endroit des morceaux de chair commençant déjà à s'infecter, et les mouches, déjà présentes, fourmillaient. L'inspecteur eut un imperceptible mouvement de recul, puis s'avança d'un pas décidé vers le pauvre homme, qui eut un soubresaut et ouvrit des yeux exorbités en le voyant. Son souffle devint rauque, et à la vue des deux mythologiques, dont l'aura était certainement forte, il beugla :

« N. Ne me F.faites pas de mal. Ne b.bouger p.pas, il rev. Reviendra pour me finir, je l'ai vu d. dans ses yeux. »

Wilhem lança un regard à Prudence, qui ne sembla pas bouger d'un pouce. Il soupira longuement avant de tenter une approche. L'homme se colla encore plus contre le mur qui le soutenait. L'Hydre s'arrêta.
 
«  Cette jeune femme va rester avec vous le temps que j'aille chercher du secours, le réseau ne passe pas ici »


Ludwig connaissait la ville sur le bout des doigts, savait exactement quel policier était dans quel quartier à quelle heure (petites permissions illégales comprises). Il savait également quels étaient les lieux de prédilection d'une petite partie des gangs, ainsi que les lieux estimés « parfaits » pour ne pas être pris en cas de rixte ou d'échanges peu scrupuleux. Il fit volte-face et regarda Prudence dans les yeux durant un quart de seconde. Cet homme était condamné, son état ne laissait rien présager de bon pour son avenir, et les secours arriveraient toujours trop tard. Wilhem savait. Son expérience en médecine était nulle, mais à force d'entendre médecins légistes et infirmières lui expliquer ce qu'il avait déjà compris sur les circonstances plus ou moins précises des morts, il avait finit par reconnaître les cas désespérés. Ce que cet homme vivait était pire que la mort : il se sentait partir doucement. Celui qui avait fait subir un tel sort avait promulgué la pire des exécutions possibles.
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H. Prudence O'Donnell
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J'ai traversé le portail depuis le : 04/07/2015 et on me connaît sous le nom de : Pizza. Mon nom est : Hysteria Prudence O'Donnell. Actuellement je suis : enceinte. Il paraît que je ressemble à : Lightning Farron (FFXIII) & Olivia Wilde (irl) et à ce propos, j'aimerais remercier : Tia my lov ♥ (signa)
Re: ••• face the unseen ; Hydra | Lun 16 Mai 2016, 11:27


face the unseen

Son regard paniqué, ses gestes maladroits et son souffle perturbé. Il nous regarde. Il nous détaille à peine, nous oublie aussitôt et retombe dans les méandres de sa détresse. Et lorsque la voix de l'inspecteur retentit, je me surprends à le fusiller du regard. Je n'avais aucune envie de respirer le sang moisi de cet homme occupé à pourrir au détour d'une ruelle humide et sombre. Je serre les dents. Je n'avais pas le choix. Il avait scellé tous mes mouvements à l'instant même où ses yeux s'étaient posés sur moi, au travers du brouillard. J'étais prisonnière de lui sans même qu'il m'ait passé les menottes. Je soupire. Mon café attendrait, effectivement. Mais la mort n'attend pas et le pauvre homme n'avait plus le loisir d'espérer. Il s'était résigné à la douleur qui lui prenait les membres mais pas à la mort dans laquelle il plongeait. J'entre-ouvre les lèvres, prête à esquisser un mot, mais me ravise, le voyant quitter les rues et sa silhouette disparaître dans la brume qui s'épaississait à vue d’œil. La voix de l'homme me glace le dos. 

C'est vous, pas vrai ?, qu'il avait chuchoté, l'air de rien, le regard devenu paisible, tranquille lorsqu'il croisait le mien. J'avais pour habitude d'inspirer la peur et le voilà reposé à l'idée de terminer sa vie s'il connaissait l'identité de son assassin. Comment pouvait-il avoir reconnu le monstre en moi ? Comment pouvait-il voir la lueur sanglante et criminelle au fond de mes iris verts ? Je baisse les yeux, l'air désolé. Un maigre sourire se dessine sur mes lèvres, mais aucun son ne veut sortir. Sa voix était si fragile. Mais chacun de ses mots me transperçaient. Les derniers mots d'un vivant étaient toujours tranchants. Il avait supplié que je l'achève ; comme s'il avait fini par se résigner. Il avait fini par croire que les secours n'arriveraient pas. J'étais restée là, en silence, à le regarder, les yeux admirant les dernières secondes d'un homme à qui le temps n'avait fait aucune faveur. Il n'avait pas besoin de moi pour mourir. Je sors une clope, l'installe entre mes lèvres et l'allume. La fumée devant les yeux, le brouillard autour de tout. 

Et Wilhem Hauptmann. 

« Ce ne sont pas les secours que vous auriez du appeler, mais les légistes. »

Je relève les yeux vers sa silhouette qui se définit au rythme de ses pas. Je range le paquet de clopes dans ma veste et un souffle chaud me prend la gorge. Un grognement sourd, imperceptible au fond du ventre. La mort était une bien belle fin, comparée à la privation de liberté. C'était exactement ça qui était dérangeant dans ce qu'ils osaient appeler la justice. Pour des milliers de morts, les criminels avaient encore le droit de vivre. Avaient encore le droit d'espérer. L'espoir. Il détruisait tout. 

« Vous saviez que cet homme était condamné, pourquoi m'avoir forcée à observer son agonie ? »

Je papillonne des yeux, un instant. Je pensais à voix haute, sans même le vouloir. Je plissais des yeux, un instant seulement. Peut-être avait-il tout entendu. Peut-être attendait-il seulement cette simple phrase qui m'incriminait. Sauf que je n'avais rien dit, rien approuvé, j'avais écouté les lamentations d'un homme aux portes de la mort qui avait vu en moi l'assassin qui l'avait privé de son souffle. Il était probablement son seul témoin, et il l'a laissé crever. Je ne comprenais pas. Je ne comprenais rien. 

La fumée au bord des lèvres. Le vent glacial contre mes jambes. 
Derrière moi un gouffre et Wilhem Hauptmann de l'autre côté.







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Re: ••• face the unseen ; Hydra | Ven 05 Aoû 2016, 22:30

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Malgré tout ce qu'il pouvait savoir, l'hydre avait au dessus de lui quelque chose d'encore plus fort : la loi. A quoi bon appeler un médecin légiste si le corps n'était pas mort ? Il y avait des choses qu'Hydra ne faisait pas, simplement car ça lui aurait causé du tort. Et du tort, il n'en voulait pas, même si cela coûtait la vie à un homme. On lui aurait reproché de ne pas l'avoir découvert assez vite, de ne pas lui avoir donné les premiers secours, ou même de ne pas l'avoir ressuscité, car dans la tête de beaucoup Hydra semblait être Satan. Qui vous pourrit la vie, mais qui a la capacité de vous la redonner si jamais ça l'amuse de vous observer vous débattre dans les filets du destin. Il aurait apprécié être une telle personnalité, mais il n'était personne. Personne d'autre qu'un inspecteur.
Il arqua un sourcil lorsque Prudence lui posa les questions auxquelles il avait déjà répondu dans sa tête :

«  Je ne peux pas appeler un légiste tant que je n'ai pas constaté par moi même que la victime est raide. Il planta son regard dans la sien : La justice n'est pas toujours là pour vous permettre de faire le bien. »

Il y avait des gens qu'il valait mieux laisser couler. Wilhem était loin d'être un ange ou un Dieu, mais il y avait certaines fois où son travail le rendait similaire. Il avait en quelque sorte la triste liberté de décider qui pouvait vivre ou mourir. Car il était la loi. Sur l'île comme sur terre, représenter ce qui semble être un idéal conférait des pouvoirs bien trop grands pour un homme. Et bien que conscient que la vie ou la mort n'était pas de son ressort, il choisissait quand même.
Lorsque la culpabilité venait à l'effleurer, l'inspecteur se disait simplement que celui qu'il venait de condamner avait certainement une bonne raison de mourir. Peut-être était-ce son immortalité qui le rendait si insensible à la vie d’autrui, car le temps n'avait sur lui pas la même prise. Hydra voyait les gens vieillir, et lui garderait sûrement cette apparence de jeune trentenaire, figé.

« Je ne sais pas si c'est la chance ou l'expérience, mais heureusement pour vous il n'y a aucune caméra ici, personne ne pourra vous incriminer de quoique ce soit. C'est bien dommage pour moi, mais j'imagine que j'ai tout mon temps, n'est-ce pas ? »

Les êtres de l'île avaient tous une aura particulière, et il savait tout particulièrement reconnaître celle des mythologiques, tout simple puisque c'était celle de son frère, et également la sienne. Malgré leurs différences physique, il était simple de faire l'analogie entre tous ces êtres surpuissants.

« J'imagine que votre café vous attend. »

Presque trop poli pour être Hydra, parce qu'après tout, il avait tout son temps. Et actuellement, il avait juste à attendre que ses supérieurs constatent après lui qu'il y avait actuellement un cadavre non identifié dans les rues, une nouvelle page pour le dossier du cannibale de l'île.


HRP:: C'est nul, désolée, je sais pas cloturer les rps je crois. Il disparaît ensuite dans un nuage de poussière et à son emplacement, on retrouva une magical girl. Jack.
 
••• face the unseen ; Hydra
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