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 i'm the pain and you're the pleasure ❞ (emmaelicya)

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i'm the pain and you're the pleasure ❞ (emmaelicya) | Mer 01 Avr 2015, 15:01


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emma & aelicya
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« Je ne suis pas jaloux de ton passé, chérie,
Et même je t'en aime et t'en admire mieux.
Il montre ton grand coeur et la gloire inflétrie
D'un amour tendre et fort autant qu'impétueux.. »


C'était une esquisse. Un dessin volé façonné de doigts volubiles et de caresses subtiles sur des corps fiévreux. Ton sang froid a vacillé depuis longtemps et ta morale tangue à mesure que les peaux s'échauffent l'une et l'autre. Quand tu échoues ton corps épuisé sur les draps blancs chiffonnés par la violence que vous avez engendrés, tu fermes les yeux comme soulagé d'un poids trop lourd que tu portais constamment. Tu passes tes doigts légers sur le corps qui s'étendait avec nonchalance à tes côtés après l'effort. Tu effleures sa peau et ne te blottis même pas dans ses bras, comme deux amants classiques. Tu n'avais pas besoin de plus, et n'en demandait pas d'avantage. Ces quelques minutes où vous vous étiez appartenus l'un à l'autre t'avait largement suffit. Tu te laisses aller au sommeil quand tu t'es attribuer la victoire que tu réitères à chacun de vos ébats.

Tu ne rêvais jamais de lui quand il était à tes côtés. Juste de ce qu'aurait pu être votre avenir si jamais ça devenait plus sérieux, de temps à autre. C'était sérieux au fond. Ce besoin que tu avais de toucher son corps et de caresser sa peau. Mais tu ne l'aimais pas. Tu ne l'avais jamais et ne l'aimerais probablement jamais. Tu étais juste ce que tu voulais. Une privilégiée, qui, malgré ce qu'il en disait et ce qu'il voulait bien croire et prétendre, le ramenait chaque fois dans tes bras d'un battement de cils. Tu souriais quand tu y pensais. Un sourire triomphant et fier, qu'il devait sûrement tourner en dérision quand il le lisait sur ton visage laiteux. Et tu te réveilles. Trop tard. Tu cherches d'un bras maladroit ton amant passé à côté de toi, de l'autre côté du lit, et ton corps ne caresse que le vide. Tu te tournes vers la table de chevet et attrape ton téléphone. Des messages de ton agent, entre autres. Un autre de ta mère. Si elle savait. La décadence que touchait sa fille du bout des doigts chaque fois qu'elle se trouvait dans ce lit. Elle en serait peu fière. Puis son regard s'arrête du l'heure. 9h43.  « Et merde... » Tu soupires, te laisses tomber sur le matelas, et passe une main sur ton visage pour en dégager les mèches de cheveux roses qui s'éparpillaient. Tu souffles et décide de te lever pour aller te faire à manger. Tu enfiles une chemise d'homme qui jonchait sur le sol, et sortit de la chambre, simplement vêtue d'une culotte et de la chemise. Tu observes le salon pour constater que tu semblais seule. L'appartement était impeccablement rangé, malgré tout. Tu semblais surprise, mais te rappela que Hydra ne vivait pas seule. Il devait déjà être partie d'ailleurs.

Tu prépares doucement le café et ouvre le frigo pour tenter de combler ta faim matinale. Tu sors la confiture qui trainait, pris le pain qui trônait sur le plan de travail et te servit le jus d'orange dans un extirpé des placards. Tu étais sans-gêne, on te le reprochait souvent. Tu faisais comme chez toi, mais après tout, personne n'en était témoin. Personne n'aurait pu te blâmer à l'instant présent. Tu porta la tasse de café à tes lèvres, puis tu te figeas en entendant un bruit derrière toi. Tu te retournes. « Ah. »
Tes yeux rieurs exprimaient la consternation quand tu te rendis compte qu'une splendide rousse te faisais face. Elle était grande, plus que toi sans aucun doute même si tu étais assis, des cheveux roux et longs, des yeux verts, et l'air visiblement aussi surpris que toi. Tu te rappelais qu'Hydra avait mentionné sa colocataire. Sa stagiaire il te semble, chez qui il créchait depuis un moment déjà.
Tu reposas la tasse en douceur et, ne sachant pas quoi dire, tu ne sortis que les banalités. « Bonjour... Euh. Emma c'est ça ? » Tu la détaillais un moment avant de te tourner vers la table du petit déjeuner que tu t'étais allègrement préparé. Tu te pinças les lèvres devant la preuve évidente de ton manque de retenue, et reportas ton attention sur ton interlocutrice. « Désolée je... Je pensais que j'étais toute seule alors je me suis permis... Tu veux un café ? » Tu la tutoyais d'emblée, vu qu'elle ne semblait pas véritablement plus âgée que toi, en espérant qu'elle ne s'en vexe pas. Tu ne faisais jamais les choses dans l'ordre, et finit par te présenter en dernier. « Aelicya. Je suis une ... amie d'Hydra. Je crois qu'il est déjà parti depuis un moment. » Tu ne savais pas vraiment quel terme employé pour décrire votre relation, à toi et Wilhem. Mais te présenter comme son "plan cul" n'était pas forcément le meilleur moyen de rencontrer sa "colocataire".


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J'ai traversé le portail depuis le : 23/03/2015 et on me connaît sous le nom de : MISS AMAZING. (aka Kao'). Mon nom est : Emma-Serah Katherina Hottenberg. Actuellement je suis : en couple avec le diable en rédemption. Il paraît que je ressemble à : queen Elsa the one and only | irl : Amber Heard et à ce propos, j'aimerais remercier : moa ♥ (avatar) | tumblr (gifs)
Re: i'm the pain and you're the pleasure ❞ (emmaelicya) | Jeu 02 Avr 2015, 00:10









(emmaelicya) ▬ My home my rules
you gotta be kidding me

I'm the pain and you're the pleasure
Emma descendit de la moto avec toute la grâce du monde ; fallait pas abuser, ils étaient en public tout de même. Au moment de retirer son casque, sa chevelure de feu tomba en cascade dans son dos, et elle secoua la tête pour libérer les volumineuses boucles qui s'emmêlaient les unes aux autres. Elle tourna sur elle-même pour inspecter en vitesse son reflet sur la façade vitrée du café, avant que deux bras puissants n'entourent sa taille, la forçant à se retourner. Elle plongea ses yeux verts dans ceux de son vis-à-vis, puis renversa sa tête en arrière pour éclater de rire avant de s'écarter gentiment de son étreinte. « T'es consciente que tout le monde à travers cette vitre te regarde ? » Elle garda les deux mains du jeune homme dans les siennes et se retourna furtivement pour apercevoir une nouvelle bribe de son reflet. De là où elle était, Emma ne voyait que son reflet. Elle se tourna à nouveau vers le jeune homme, et se pencha pour lui déposer un baiser sur la joue. « C'est bon Earl, personne ne fera rien après m'avoir vue avec toi... » Il fit la moue tandis qu'elle lui demandait de se pousser pour récupérer son sac à main, qu'il lui tendit après lui avoir demandé une centième fois en un week-end de répondre aux appels de leur père. Sans lui donner de réponse, elle l'embrassa une dernière fois et traversa la rue en vitesse pour rejoindre l'immeuble dans lequel elle vivait depuis presque deux ans.

Elle s'engouffra dans l'ascenseur et tomba nez avec son reflet, démaquillé et pourtant plus en forme que jamais. Il n'y avait jamais d'Emma plus belle qu'une Emma heureuse. Passer deux nuits et un jour exclusivement avec grand-frère lui réussissait plus que n'importe quelle thérapie ; désormais elle était capable d'affronter une semaine supplémentaire, et peut-être même deux, avec lui. En sortant de l'ascenseur, Emma avait eu le temps de réajuster sa coiffure, remettre de l'ordre dans les plis de sa jupe et plier correctement le col de son chemisier –en moins de temps qu'il n'en avait fallu à l'ascenseur de gravir les quinze étages, Emma était redevenue parfaite. Elle eut un sourire de pimbêche devant le miroir, qui la renvoya trois ans en arrière, époque à laquelle elle était encore une lycéenne adulée et détestée. Ce genre de comportement, elle ne l'avait que lorsqu'elle était seule –inutile de montrer à tout le monde qu'elle restait une gamine qui s'aime derrière ses airs de grande dame.

Ses pas résonnèrent dans le couloir lorsqu'elle le traversa pour rejoindre la porte de son appartement. Elle fouilla au fond de son sac à la recherche de ses clés tout en réfléchissant à ce qu'elle trouverait en ouvrant la porte. Il n'était pas rare que son colocataire ramène de la compagnie en son absence ; Hydra avait du mal à l'admettre mais il était un homme qu'on ne pouvait définitivement pas laisser seul. Elle poussa la porte et déposa ses affaires dans l'entrée, avant d'ôter ses sept centimètres de talons qu'elle fit glisser sous le meuble qui contenait la moitié de ses chaussures –l'autre étant rangée dans son dressing. C'est en levant la tête qu'elle croisa un regard qui n'était pas celui auquel elle s'était habituée au terme de presque une année de colocation. « Ah. » Elle était mignonne, la fille qui était assise au comptoir de la cuisine. À travers la chemise –qui n'était assurément pas la sienne– on pouvait deviner ses formes généreuses et des courbes à faire pâlir un top model. Emma avait l'habitude de voir passer de délicieuses créatures dans son appartement, et la seule raison pour laquelle elle acceptait cette situation était le regard de ces filles quand elles la voyaient arriver le lendemain. Le regard qui demandait pourquoi il allait voir ailleurs alors qu'il vivait sous le même toit que la bombe toute en jambes qui se tenait dans l'entrée.

« Non, ça ira. » répondit-elle quand on lui proposa un café. Quand bien même Emma n'avait pas détesté cette boisson du diable –comment pouvait-on faire une boisson aussi amère ?– jamais elle n'aurait accepté qu'on lui propose à boire dans son appartement. Emma rejoignit la cuisine et se lava les mains machinalement, tournant le dos à Aelicya qui se présenta comme étant une "amie" d'Hydra. Emma eut un sourire qui n'atteignit pas ses yeux, et tandis qu'elle remplissait une bouilloire d'eau dans l'optique de se faire un thé, inspecta la demoiselle à moitié nue qui était assise dans son appartement. Il y avait dans sa manière de la toiser de haut en bas quelque chose d'oppressant, mais Aelicya ne se laissa pas impressionner pour autant. « Tu sais où il est allé ? » finit-elle par demander, tandis qu'il y avait dans son regard encore les traces de pitié qu'elle réservait à toutes les filles qui étaient passé par la chambre de son colocataire.

C'était plus fort qu'elle, Emma était incapable de ne pas avoir de jugement. C'était la faute de son éducation, qui avait façonné son essence. Elle n'était pas dupe, elle savait que les filles qu'elle croisait de temps à autres lorsqu'elle rentrait de week-ends loin de son appartement n'étaient pas juste venues dormir. Emma n'avait rien contre ces filles, en tout cas pas personnellement. Elle attrapa une tasse en hauteur, que peu de gens avaient le mérite de pouvoir atteindre –mais Emma avait été gâtée par la nature– et fit infuser les feuilles de thé. Elle retira ses lunettes pour essuyer la buée qui s'y trouvait et les remis rapidement sur son nez, avant de lever les yeux vers Aelicya, puis réalisa soudainement une chose. « Il est parti en te laissant seule dans mon appartement ? » La surprise l'avait rendue froide, ou alors avait-elle pris ce ton délibérément –connaissant Emma c'était plus plausible. Elle soupira, l'air agacé, et quitta un instant la cuisine pour regagner son sac duquel elle sortit son téléphone. En revenant, elle avait déjà le combiné à l'oreille et les tonalités résonnaient encore. Un grésillement qui venait des chambres l'informa sur l'impossibilité de joindre son colocataire, et elle manqua de balancer son téléphone. « How typical... » murmura-t-elle en raccrochant –elle avait l'habitude de parler en anglais quand les choses l'exaspéraient trop. Elle leva son regard vert forêt en direction d'Aelicya qui n'avait pas décroché un mot depuis, et leva les yeux au ciel, exaspérée. « Je pensais qu'il était suffisamment intelligent pour réaliser qu'on ne laisse pas sa maison à n'importe qui. » Encore une fois, ce n'était rien contre elle personnellement.
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Re: i'm the pain and you're the pleasure ❞ (emmaelicya) | Lun 13 Avr 2015, 23:05


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Les secondes te paraissaient des heures, et ce, dès l'arrivée de la rousse incendiaire dans la même pièce que toi. La tension palpable entre vous deux s'était faite ressentir dès le début, et tu t'étais presque écrasée devant la bombe volcanique qui se tenait devant toi, d'habitude si fière et impétueuse. Tu n"avais jamais daigné baissé les yeux devant quiconque, pas même des mecs trois fois plus baraqués que le chaton frêle que tu étais. Et là, tu ne disais plus un mot depuis qu'elle avait posé le pied dans l'appartement. Elle avait quelque chose d'attirant, et de tellement répulsif à la fois. « Tu sais où il est allé ? » Elle te posait la question d'un air si froid que tu sentais instantanément que ta présence ne lui était pas des plus agréables. « Je n'étais pas réveillée quand il est parti. Et on ne se préoccupe pas de ce genre de choses l'un avec l'autre. » Tu répondais par une incroyable franchise, pour quelqu'un qui ne connaissait son interlocuteur que depuis quelques minute à peine. De longues, longues minutes. «  Il est parti en te laissant seule dans mon appartement ? Il est parti en te laissant seule dans mon appartement ? » Tu sentis là aussi qu'elle avait délibérément appuyé sur le mot seule.

Tu n'avais pas eu le temps de répondre qu'Emma se précipita sur le téléphone, probablement pour appeler son colocataire. Tu soupiras, las. Tu sentais que la discussion allait être pesante. Mais la jalousie qui semblait poindre au fur et à mesure de ses paroles - tu t'en délectais déjà- t'arracha un rictus fier. Tu provoquais donc ce genre de réactions aux autres femmes ? Si souvent. Puis tu t'interrogeais sur la nature de leur relation. Sans oser encore poser la question.
« Je pensais qu'il était suffisamment intelligent pour réaliser qu'on ne laisse pas sa maison à n'importe qui. » Tu tiquas finalement au terme "n'importe qui". Tu n'étais pas n'importe qui. Tu t'estimais d'assez grande importance pour Hydra pour ne pas avoir à subir la frustration - tu taisais cette pensée, même si ça te démangeait de lui cracher en pleine gueule - de sa bombasse de colocataire.« Il faut croire que je ne suis pas n'importe qui. Et puis... » Tu jouais constamment la provoation sans réellement la chercher. C'était dans ta nature, Aelicya. Toujours titiller légo d'autrui, encore heurter la sensibilité des gens pour qu'ils te remarquent un peu plus. Tu n'aimais pas être critiquée. Tu n'appréciais pas non plus le fait d'être aimée - pas plus que ça. Mais tu haïssais encore plus d'être ignorée et traiter comme une vulgaire nana sans intérêt. Tu joueras un peu plus sur ce terrain là. Même avec Emma. Encore plus quand il est question d'Hydra. « Ce n'est pas la première fois qu'il me laisse seule ici. » Tu avais l'habitude, de te retrouver seule dans cet appartement qui te semblait si froid. D'habitude, tu prenais tes affaires, parfois une douche avant, et quittais les lieux sans même attendre le retour de ton amant. Tu n'avais pas ce genre d'attaches avec lui. « C'est juste une coïncidence de croiser ta route avant de partir. » Tu te lèves de ta chaise, et prend le soin de laver la vaisselle utilisée avant de faire quoi que ce soit. Tu n'adresses plus un seul regard à la rouquine. Tu lui parlais honnêtement, sans détour, si ce n'est celui de savoir ce qui l'attache au toxicomane. « Je n'attendrais pas son retour. Je ne suis pas ce genre de fille-là Tu parlais sans équivoque, là encore, mais tu laissais toujours le doute planer sur tes intentions et le sens des termes que tu employais, soigneusement, contre toute attente. Tu savais bien jouer à la parfaite idiote. Mais tu soignais scrupuleusement tes entrées, tes discours, et tes sorties. « Je peux prendre le temps de fumer une cigarette avant de partir ? Ou tu me vires de ton appartement maintenant ?» À l'amour comme à la guerre.


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Re: i'm the pain and you're the pleasure ❞ (emmaelicya) | Lun 27 Avr 2015, 14:36









(emmaelicya) ▬ My home my rules
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I'm the pain and you're the pleasure
Le sourire qu'elle lui lança était au comble de l'hypocrisie, tellement qu'on aurait pu croire que le geste était calculé pour lui montrer qu'Aelicya venait de ruiner toutes les chances qu'elles avaient de s'entendre. Bien entendu, telle que l'on connaissait Emma et ses talents de grande actrice, on devinait aisément qu'elle avait prémédité ce geste. « C'est ce qu'elles croient toutes. » disait son langage corporel tandis qu'elle jetait les feuilles dans la poubelle pour ajouter quelques gouttes de lait dans sa tasse. « Bien entendu. » répondit-elle en haussant les sourcils d'un air faussement supris. « C'est plutôt inhabituel de me croiser dans mon appartement, n'est-ce pas ? » Aelicya l'ignora, et tant mieux car Emma ne se sentait pas d'humeur à se disputer avec quelqu'un, et sûrement pas l'une de ces filles ramenées par son enfoiré de colocataire.  « Ce genre de fille-là... » répéta-t-elle, presque méprisante cette fois. Emma n'était pas innocente, loin de là. C'était juste qu'elle ne comprenait pas ces filles qui acceptaient de coucher avec le premier venu juste parce qu'il a un physique à peu près potable -c'était mince pour parler du corps d'Hydra mais Emma refusait de faire de commentaire à ce sujet. Une fois dans sa vie Emma avait eu une aventure sans lendemain, et la chose ne se reproduirait plus jamais, bien que le côté sans attaches avait ses avantages, ce n'était pas ce qu'elle voulait. L'expérience avait été intéressante, mais recommencer irait à l'encontre de ses principes.

Tout en sirotant le breuvage encore brûlant qui l'empêcha à cet instant de lancer une nouvelle pique et réfléchir à un beau discours, Emma eut un mouvement circulaire de la main droite qui ouvrit la baie vitrée qui menait à la petite terrasse sur laquelle Hydra sortait fumer lorsqu'il n'avait pas envie de le faire dans sa chambre, invitant silencieusement la jeune femme à ne pas enfumer son espace. « J'ai des principes. » Elle appuya volontairement sur le mot, comme pour dire « contrairement à toi » et posa sa tasse de thé sur le comptoir tandis que son Affilié sortait de sa chambre en s'étirant. « Et l'un d'entre eux m'interdit de chasser les invités, à moins qu'ils m'aient causé du tort. » C'était l'une des raisons -pas la principale- pour lesquelles Wilhem vivait avec elle. Elle sortit une boîte de pâté pour chat du frigo et remplit presque machinalement le bol de Zoe qui ronronna en s'emmêlant dans ses longues jambes. « C'est moi ou il y a de la tension dans l'air ? » Emma leva les yeux au ciel et jeta la conserve dans la poubelle. Zoe était détestable, et pourtant la fée ne pouvait se résoudre à vivre sans ses commentaires désobligeants et sa manie de vouloir foutre la merde partout sur son passage. Pas étonnant qu'Hydra la déteste. Mais rien que pour ça, Emma était contente de l'avoir.

Elle termina ensuite sa tasse de thé et commençait à réfléchir sur la charge de travail qu'il lui restait avant de retourner au bureau le lendemain quand Aelicya refit surface. Derrière ses lunettes, Emma la suivit du regard tandis qu'elle tentait de comprendre ce qui poussait toutes ces filles à en faire autant pour les hommes. Aelicya avait indirectement affirmé être différente des filles qui avaient l'habitude de circuler dans cet appartement en l'absence de mademoiselle Hottenberg. Si Aelicya avait remarqué qu'Emma l'observait de haut en bas, elle ne le montra pas. « Et ça ne te dérange pas d'être avec lui juste pour... ça ? » Ça, c'était ce qui évitait à Emma d'être trop méprisante. C'était sa manière de ne pas être politiquement incorrecte, et ainsi mal se conduire dans sa société. Mais avec le ton et le regard, c'était comme si elle venait de la traiter de salope. Mais une fille qui ouvre bras et jambes et qui se contente de ça ne méritait pas son respect.
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Re: i'm the pain and you're the pleasure ❞ (emmaelicya) | Jeu 30 Avr 2015, 18:25


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La fumée de la cigarette était âpre et opaque. Aelicya se perdait dans les vapeurs tandis qu'elle prêta une oreille attentive aux paroles d'Emma. Elle souffla une nouvelle fois la nicotine fumante, et arque un sourcil quand elle entend les paroles de sa colocataire de quelques heures. « Ce genre de fille-là...  » Son irritation laisse poindre une once de jalousie qui catégorise presque d'emblée la rouquine dans la catégorie des rivales. Aelicya n'avaient que des amies ou des rivales. Celles avec qui elle ne partage rien, ou trop de choses. En l'occurence, la proximité d'Emma avec son amant préféré l'avait laissé songeuse depuis leur rencontre, mais son exaspération grandissait à mesure qu'elles échangeaient. Elle ne semblait pas porter d'estime pour la rouquine, qui ne l'appréciait pas plus, voir moins. Au contraire même, ses regards appuyés et ses mots choisis révélaient clairement une arrogance et un jugement d'emblée posé. « Et ça ne te dérange pas d'être avec lui juste pour... ça ? » Aelicya referme la baie vitrée et écarquille les yeux quand la question d'Emma lui parvient aux oreilles. Cette marque de considération, aussi légère soit-elle, change le ton de l'échange et le top-model se radoucit aussi vite qu'elle s'était enflammée sans pour autant l'exprimer. «  Je devrais ? » Aelicya était une peste. Elle se délectait des pleurnicheries des femmes éplorées qui se retrouvent trompées par leurs maris, n'hésite pas à dire "chérie, t'as vraiment grossi", et ne va pas partager une compassion qu'elle peine à éprouver. Elle était celle sur qui les groupes de filles dans la rue crachaient, sur les hommes se retournent discrètement quand elle passe son chemin, celle qui attire les regards, ce qu'elle provoque, cherche, et assume. Pourtant, elle s'inquiétait souvent, prostrée sur un canapé vide, une cigarette à la main, l'air habité et lassée, de ces on-dits qui circulent sur ses actes. Et elle ne savait pas. Le droit chemin, ce qui est bien ou mal, ce qu'il faut faire ou pas faire. C'est une amoureuse, c'est une salope, c'est tout ça à la fois. Tout ça en même temps. « Je ne me vante pas de cette situation. Mais je n'en ai pas honte non plus. » Les explications viennent doucement, alors qu'Aelicya se rassoit doucement sur la chaise autour de la table, histoire de voir aux traits d'Emma si c'était une bonne ou une mauvaise idée. Et puis tant pis.
Puisque ça l'intéressait.
« Après tout, si je ne voulais pas qu'on me juge, je ne ferai pas ce genre de choses. Ou au mieux, je n'en parlerai pas. Mais puisque c'est comme ça, autant assumer. » Elle sent la curiosité de la question initiale et répond avec une franchise juvénile. Prise en faute, il fallait se justifier. « Si j'en ai envie et que l'on ne fait de mal à personne, je  ne vois pas le problème. » Aelicya appuie sur le terme "personne", en prévoyant une réaction quelconque de la part d'Emma. « Ne te méprends pas. Moi aussi j'ai des principes. Ils sont juste différents des tiens. » C'est pas de l'amour, c'est pas de la haine. C'est juste la vérité mise à nue.


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Re: i'm the pain and you're the pleasure ❞ (emmaelicya) | Mar 26 Mai 2015, 21:21









(emmaelicya) ▬ My home my rules
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I'm the pain and you're the pleasure
Il était de notoriété publique que la cadette des Hottenberg n'était pas un modèle de bonté, pourtant personne ne se risquait à douter de sa vertu. Vivre dans la fosse aux lions qu'était le monde de l'upper-class avait appris à Emma comment garder son image publique intacte, à manipuler les médias et faire en sorte qu'ils ne divulguent pas ce qui était susceptible de ternir son image de fille parfaite. Elle avait si bien mené sa barque que même après vingt années d'existence ses parents n'avaient aucune idée de la peste qu'elle avait pu être au cours de sa scolarité, et celle qu'elle restait aujourd'hui. Personne n'avait besoin de le savoir, ce genre de choses-là restaient en l'ombre jusqu'à ce que l'on ne soit plus assez jeunes pour bénéficier de la notoriété des médias pour lancer sa carrière.

«  Je devrais ? » Bien entendu, connasse. La réponse qui se lisait l'expression faciale d'Emma était évidente mais Aelicya n'était pas là pour le voir. Elle se retint de balancer : « sauf si ça ne te dérange pas que je te range dans la catégories des traînées » puisque contrairement à son colocataire, Emma était politiquement très correcte et risquait rarement d'effleurer l'image du modèle de bienséance qu'on lui attribuait. Sauf évidemment quand l'envie d'ouvrir sa bouche était trop grande, mais encore une fois Emma ne faisait que sembler être parfaite. Elle était loin de l'être mais ça, les gens n'avaient pas à le savoir. « Et un beau jour tu tomberas sur un homme marié. » Elle sifflait sa haine pour ces jeunes femmes qui ne prenaient pas conscience qu'elles n'avaient pas leur place dans ce monde, qu'elles feraient mieux de retourner à jouer les femmes sans jamais devenir plus que de pâles imitations, des gamines qui faisaient comme si elles étaient grandes en se perchant sur des talons beaucoup trop hauts pour elles. « Tu vas tomber folle amoureuse et tu vas détruire sa famille. » poursuivit-elle en descendant du meuble pour poser sa vaisselle dans la machine.

Emma aimait prendre pour acquis le fait que l'univers dans lequel elle avait été élevée était le même pour tout le monde, et pourtant c'était lui qui était le plus loin de la réalité. Ils étaient ces riches sans scrupules qui méprisaient les pauvres, qui faisaient l'effort de faire croire aux parvenus qu'ils pourraient s'intégrer à condition d'avoir un compte en banque fournis, mais à moins d'avoir un nom il était juste impossible de se faire une place. Emma n'avait pas peur qu'on lui arrache la gorge au détour d'une ruelle car elle n'avait jamais mis les pieds dans le monde, le vrai. « Je sais comment marchent vos principes, ils ne sont basés sur rien et ne sont pas à l'abri de concessions. » Ce n'était pas juste de mettre dans le même sac toutes les filles qui étaient trop mignonnes et pas assez habillées, mais Emma n'était pas juste. Il y a juste des plaies qui sont trop ouvertes pour êtres refermées.
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Re: i'm the pain and you're the pleasure ❞ (emmaelicya) | Jeu 04 Juin 2015, 22:33


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Il montre ton grand coeur et la gloire inflétrie
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Plus encore que l'arrogance d'Emma, c'était la douleur des souvenirs qui lui revenaient qui crispait les traits fins du visage d'Aelicya. La tristesse qui ronge l'air ambiant déjà tendu de la cuisine dans laquelle les deux jeunes femmes se faisaient face, la rage qui hante l'esprit de la vampire qui tente à chaque pas franchi de ne pas céder à la jalousie. De tout. Pour sa position de fantasme absolu pour celui qui ne lui appartiendra jamais tout entier. Pour sa légitimité à appartenir à la haute société que la sang-pur à quitté - sans l'avoir voulue - depuis trop longtemps pour prétendre y fouler un talon encore une fois. Pour cette supériorité évidente qu'elle lui crache au visage avec des mots pompeux. Pour tout ce qu'elle n'était plus. « Et un beau jour tu tomberas sur un homme marié. Tu vas tomber folle amoureuse et tu vas détruire sa famille. » Les mots qui transpercent les murs à mesure que les lèvres s'agitent et c'est d'un rire clair qui s'échappe de la bouche d'Aelicya. Ses nerfs lâchent, et elle sort les armes pour ne plus se laisser piétiner encore par l'aristocratie. Pas encore une fois. «  Je sais comment marchent vos principes, ils ne sont basés sur rien et ne sont pas à l'abri de concessions. » Aelicya détestait depuis toujours ce monde figé dans lequel elle était née il y a des dizaines d'années sans le paraître. Elle était prise pour la parvenue qu'elle n'avait jamais été, à courir l'argent du métier de top-model et chercher la renommée des blasons et armes des familles riches. Si encore, elle n'avait pas été une Kamiya, une de ces familles d'aristocrates, moins connue que les autres encore, à exercer depuis longtemps un pouvoir sur le monde de la finance. Si seulement, son père n'avait pas été cet homme si beau et si froid auquel elle avait toujours voulu plaire. Si jamais, elle n'avait pas été cette petite fille timide et refermée qui cherchait une marque d'affection sans la trouver une seule fois chez son géniteur. «  Tu es très amusante dis-moi. » La vampire éteint son rire et éclaire son sourire d'une teinte d'arrogance, celle qu'elle avait obtenu par son nom. « C'est ça, que j'ai toujours aimé, dans votre comportement de petites pétasses habituées au rallyes et au dictat du protocole, dans lequel vous croyez naïvement trouver une identité personnelle quelconque. » Et puis Aelicya s'approche d'Emma. La fixe d'un air certaine, confiant, comme si de toute façon, ce n'était pas un nom classieux qui allait l'impressionner. Tous ces artifices, elle ne les connaît que trop bien. « Parce que tu penses que parce que tu as un nom reconnu et aristo, tu vaux mieux que moi ? Mais ma pauvre fille, si seulement tu en savais un peu plus à mon sujet, alors là, tu pourrais m'affronter à armes égales. » Aelicya se défend comme elle le peut, et Emma n'est plus à ce moment là que l'exutoire d'une haine enfouie pour son monde natal. Et puis elle se détourne de la rousse, et se dirige vers la chambre dans laquelle ses affaires se trouvaient. Ses pas se font assurés et elle ne vacille pas sous la pression du regard accusateur de la Hottenberg. Elle ne l'impressionnait plus, pas depuis qu'elle l'avait rencontrée. Elle ramasse ses affaires, et se déshabille tout en laissant un espace de communication suffisant pour continuer l'affrontement verbal qui opposent la tornade rousse au volcan qu'était Aelicya à l'instant même. Elle était d'une fierté incommensurable, et jamais elle ne se laisserait marcher dessus de la sorte. Surtout pas par une Hottenberg.

Aelicya n'avait jamais eu honte de son corps et lorsqu'elle demeurait en sous-vêtements devant Emma, qui la scrutait sûrement de la place à laquelle elle était, elle ne rougit en rien et continuait ce manège hypocrite avec une assurance affirmée. Elle se rhabille, avec ses vêtements luxueux qui valait bien plus qu'un salaire minimum chacun d'entre eux, et réapparait devant la fée, son sac griffé sur le bras.
« Mais après tout, tu n'es pas totalement fautive de ton manque d'ouverture d'esprit. C'est le monde dans lequel tu vis. » Lorsqu'Aelicya revient dans la même pièce qu'Emma, elle ne lui adresse plus un regard, et remet ses escarpins à semelles rouges laissées dans l'entrée la veille, continuant son plaidoyer sans se préoccuper de comment la rousse allait le prendre. Après tout, elle l'avait cherché. « Je connais les deux aspects du monde. Celui des gens normaux, et le tien.C'est pour ça que je ne te juge pas, moi.  Son ton se fait bien plus inquisiteur à son dernier mot. Quand elle se rajuste, elle fait seize centimètres de plus, et cette position lui permet de faire face plus dignement à la bombe toute en jambes qu'était Emma. Elle n'avait plus à rougir de rien. « Dans ton histoire, le plus triste pour toi, c'est que la cocue, ce ne sera pas moi. » Un mince sourire étire les lèvres de la vampire, devant l'assurance fissurée de la fée. Et puis, une question finalement. « Mais dis-moi. Pour être aussi... aristocrate. Tu es une... Harrington ? Une Hemsworth ? Non, je ne me rappelle pas avoir croiser de Harrington rousse, dans les rallyes. » Parce que moi aussi, je suis née quelque part.


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J'ai traversé le portail depuis le : 23/03/2015 et on me connaît sous le nom de : MISS AMAZING. (aka Kao'). Mon nom est : Emma-Serah Katherina Hottenberg. Actuellement je suis : en couple avec le diable en rédemption. Il paraît que je ressemble à : queen Elsa the one and only | irl : Amber Heard et à ce propos, j'aimerais remercier : moa ♥ (avatar) | tumblr (gifs)
Re: i'm the pain and you're the pleasure ❞ (emmaelicya) | Mer 01 Juil 2015, 01:49








(emmaelicya) ▬ My home my rules
you gotta be kidding me

I'm the pain and you're the pleasure
Emma regarda Aelicya s'approcher d'elle. Les deux femmes se critiquaient mutuellement et refusaient d'admettre était qu'elles ne différaient pas vraiment l'une de l'autre, ce qui les rendait au final aussi pathétique l'une que l'autre.
« Le monde dans lequel je vis, vraiment ? » Elle rejeta ses cheveux en arrière, comme elle avait pris l'habitude de le faire quand, à l'époque où elle fréquentait encore le lycée, une pauvre fille trop téméraire se risquait à tenter de confronter la reine des abeilles. Ce n'était pas la première fois qu'on lui reprochait d'en faire trop, qu'on lui disait qu'elle n'était rien d'autre qu'une gamine pourri-gâtée qui prenait tout pour acquis. Les gens avaient différentes façons de le lui faire comprendre, et celle-ci en était une parmi tant d'autres. Elle n'était pas blessée par ce qu'on venait de lui balancer au visage ; si elle devait se vexer chaque fois qu'on lui demandait de dégager de son piédestal, elle n'aurait pas survécu en société. Ni dans la sienne, ni dans aucune autre.

Aelicya connaissait des noms, c'était très bien pour elle. La liste lui rappela qu'elle aurait pu devenir une Harrington un jour, mais Emma chassa l'idée à l'instant où elle franchit les portes de son esprit. « Excuse-moi, mais est ce qu'on se connaît ? » Emma aurait pu couper court à son discours cinq minutes plus tôt, mais elle aimait entendre ce qu'on avait à dire sur elle. Tout était toujours une question d'image, et c'était stupide de fermer les yeux sur ce que les gens disaient sur soi, quand bien même c'était parfois difficile à entendre. « Tu as dit que tu ne me jugeais pas, mais qu'est ce que tu viens de faire à l'instant ? » Elle la regarda de haut en bas, avec cette air méprisant qui ne quittait pas son visage lorsqu'on essayait de l'impressionner. Son père n'était certes qu'un nouveau riche -trois générations de Hottenberg seulement dirigeaient la compagnie- mais son côté aristocrate lui venait d'Eleanor Grantham, sa mère, qui était l'une des membres de la haute, importée tout droit d'Angleterre il y avait des années de ce la. « On est en train de parler de toi et de moi, l'importance de mon nom n'a rien a faire dans cette conversation. » C'était la meilleure qu'on pouvait lui faire, à elle.

« Tu crois que je n'ai pas conscience de comment marche le monde au-delà des beaux quartiers ? Réveille toi, personne n'échappe ni à l'un ni à l'autre. » C'était elle qui dormait sous le même toit que l'être le plus invivable qu'ait été donné de porter le monde. « J'ai mon identité personnelle, et personne ne me l'a payée. » C'était elle qui avait avalé des leçons de sociologie à n'en plus finir pendant deux années consécutives. C'était elle qui avait côtoyé le joyeux mondes des petites pétasses filles à papa qui vivaient pour les rallyes mondains, les clubs privés et les ventes aux enchères. C'était elle qui avait appris à s'adapter. « Alors oui, peut-être qu'aujourd'hui on a toutes les deux un nom qui vaut de l'argent. » Peut-être qu'elle n'était pas issue d'une famille inconnue. Peut-être qu'elles avaient reçue la même éducation. Peut-être qu'elles se ressemblaient plus qu'elles ne voulaient l'admettre. « Mais en attendant, moi j'ai travaillé comme tout le monde, et si j'arrive quand même à être loin devant, ça doit sans doute venir du fait qu'avec ou sans mon nom, je suis quand même meilleure. »

Emma baissa le regard un instant vers Aelicya qui, malgré ses talons, était encore légèrement plus petite qu'elle. « Maintenant je te prie de quitter mon appartement, tu seras mignonne. » Elle ne lui laissait pas le choix de toute manière. Elle n'avait même pas besoin de son don, parce qu'elle n'avait plus rien à faire ici. Pas tant que la Hottenberg s'y trouvait aussi. « Oh, et ne songe même pas à revenir, surtout. » Elle eut même un taux de bonté suffisante pour lui ouvrir la porte. De loin, parce qu'il était hors de question qu'elle se déplace.
Dommage qu'Hydra choisisse ce moment pour rentrer.

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Re: i'm the pain and you're the pleasure ❞ (emmaelicya) | Lun 13 Juil 2015, 19:07


Wilhem avait toujours été un homme fait d'ambitions, dépourvu de savoir-vivre et d'éducation. Néanmoins il avait la décence depuis maintenant quelques semaines de ne s'appliquer à son sport favori seulement lorsque la maîtresse de maison n'était pas là, c'est à dire le week-end. En soit, c'était un grand cadeau qu'il lui faisait là puisque sept jours d'abstinence était pour lui un exploit. Il assurait même l'environnement sain de l'appartement en ne choisissant que des femmes au rang social élevé -ce qui en vérité ne garantissait rien, mais l'on pouvait ainsi dire qu'il se faisait de relations dans le milieu.
C'était dimanche, après une soirée, ou plutôt une nuit entière en très charmante compagnie, il s'était réveillé alors que la belle dormait encore et avait décidé de sortir afin de se rafraîchir les idées. Loin de lui l'idée d'aller se repentir à l'église ou de se confesser pour tous ses actes qui étaient des raccourcis directs pour l'enfer. Quitte à y avoir une place, autant y accéder plus rapidement, c'est pour cela qu'il s'était accordé trois cigarettes.

Une fois une des infinies parties de sa vie partie en fumée, il rentra à la maison. Malheureusement, il sembla que son timing était mauvais puisque lorsqu'il arriva devant la porte, celle-ci s'ouvrit d'elle même, et ça n'était certainement pas pour laisser entrer sa grandeur, et l'hydre se retrouva nez à nez avec son amante d'un soir. Wilhem était intelligent, mais il demeurait homme, et c'est pour cela qu'il décida d'entrer, ce qui scellait son implication dans un conflit féminin aussi puéril que mauvais. D'une main habile il mit son manteau sur le meuble prévu à cet effet et remarqua Emma en arrière plan. Inutile d'être enquêteur pour se rendre compte qu'elle était de mauvais poil. Il suffisait de les connaître un minimum pour savoir qu'un simple conflit d'importance se jouait entre les deux femmes. Wilhem était un homme intelligent, mais surtout un grand gamin. L'idée de mettre le feu aux poudres l'amusait et c'est pour cela qu'il ne fit pas demi-tour, comme toute personne un peu sensible à l'aura désagréable qui existait dans la pièce.

Puisqu'Aelicya était debout, il ne s'assit pas -simplement afin de ne pas être plus bas qu'elle- et se contenta de s'adosser sur un pan de mur vide de décoration ou d'ameublement. Aucune des deux ne semblait vouloir ouvrir la bouche, il le fit donc pour elles :

▬ Vous avez donc fait connaissance ? Ou ai-je besoin de vous présenter ? Dit-il, un sourire amusé presque imperceptible collé aux lèvres.

Il est bien plus drôle d'alimenter un conflit lorsqu'on n'y prend pas part. Hydra était peut-être plus surdoué que la moyenne, toutefois il s'était sans s'en rendre compte jeté tout entier dans une arène. Les femmes qu'il sous-estimait ne se battaient pas avec des mots savants ou leurs muscles saillants, mais elles demeuraient puissantes guerrières dans l'art de la discussion argumentée.

Conscient qu'un peu de jalousie de la part de ses (il n'y a ici aucune faute orthographique) deux femmes ne leur ferait pas de mal dans la prise de conscience de leurs sentiments respectifs, il continua :
▬ Emma-douce, serais-tu jalouse d'Aelicya, au point d'en perdre tes bonnes manières et de la mettre dehors ?

HRP:: J'espère qu'il y a assez de relance, si ça ne vous va pas, mpottez moi, je mettrai un joli code qui pète des papillons plus tard mes jolies. ♥




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Re: i'm the pain and you're the pleasure ❞ (emmaelicya) | Mer 13 Avr 2016, 12:54


need another hit
emma & aelicya
my antechrist
« Je ne suis pas jaloux de ton passé, chérie,
Et même je t'en aime et t'en admire mieux.
Il montre ton grand coeur et la gloire inflétrie
D'un amour tendre et fort autant qu'impétueux.. »


C'est bon ça suffit. La rage au bout des ongles, les talons claquaient nerveusement contre la surface en parquet de l'appartement et la tension palpable lui raidit le reste de ses membres. «   Oh, et ne songe même pas à revenir, surtout » Oh mais bien sûr que si, elle allait revenir. Si ça ne serait pas pour des nuits torrides sous des coups de reins indécents, pour des étreintes passionnées dont seul Hydra était capable avec elle, la ramener encore et encore contre son être malsain, le plaisir que lui procurerait le regard d'Emma au simple aperçu de ses mèches roses lui procurait une jouissance au-delà de l'imaginable. Il n'était plus question d'Hydra, de James, ou de tout autre homme dont elles auraient pu se disputer l'exclusivité. Ce n'était plus la simple rivalité féminine qui se jouait entre les murs glacés de l'appartement, ni même la fierté de leurs propres ambitions. C'était la bataille de celle qui s'en sortait le mieux, avec leurs contraintes respectives, et le jeu qu'elles jouaient mieux que n'importe qui d'autre. « Vous avez donc fait connaissance ? Ou ai-je besoin de vous présenter ? » La vampire leva les yeux au ciel et eut un geste de recul pour laisser son amant passer et prendre place entre elles deux. « Emma-douce, serais-tu jalouse d'Aelicya, au point d'en perdre tes bonnes manières et de la mettre dehors ? » Le premier surnom lui procure un rictus et l'évocation de sa jalousie étire son sourire du mieux qu'elle le pouvait. Remettant son sac sur son épaule, tirant sa veste pour mieux la replacer. « Je pense que tu devrais arrêter d'exciter toutes les minettes effarouchées qui mouillent leur culotte devant toi, Hydra. » C'était de la méchanceté, pure et dure, et peut-être même une succession de mensonges que chacun savait. Mais il ne lui restait plus que ça, à Aelicya. Parce que dès lors qu'Hydra avait franchi le palier de la porte, il n'y avait plus eu qu'eux deux et la vampire avait été laissé de côté sans que personne ne cherche à le faire. Elle le savait, et elle n'en avait pas plus accordé d'importance. Puisqu'Hydra n'était rien de plus pour elle qu'un amant plus séduisant que les autres, mais leur intérêt commun avait été réduit en cendres dès lors que la sang-pur était revenue entre ses bras une seconde fois. Elle n'avait plus le mérite d'Emma qui avait été celui de lui résister, encore et toujours. En ça, elle était inférieure. Elle cède trop facilement aux tentations de ce monde, et s'en vante beaucoup trop. « Je te laisse, j'aime pas jouer la maîtresse qui se cache dans le placard. Amuse-toi bien avec... Emma. » L'évocation du prénom fut difficile. Mais elle tentait de rester respectueuse, malgré toutes les horreurs préalablement prononcées quand elles étaient encore seules. « Merci pour cette nuit. »  Aelicya se tourne vers Hydra et lui décroche un baiser sans passion aucune, à l'image de la relation qu'il y avait entre les deux, une main sur sa joue, dans une propre question de principe. Le regard lancé à Emma, aussi glacial que méprisant, elle le regrettait dès lors qu'elle détourna ses yeux. Un jeu bien trop stupide, et une rivalité qui n'aurait pas lieu d'être, sans les hommes qui les entouraient respectivement. La vampire tourne les talons et claque la porte, tentant de calmer les tremblements survenus instantanément une fois l'appartement quitté. Son souffle court, la sang-pur inspire de longues secondes et descend les escaliers à une allure trop rapide pour jouer l'intouchable.


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