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  Let's get lost tonight You could be my black Kate Moss tonight Play secretary, I'm a boss tonight

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Let's get lost tonight You could be my black Kate Moss tonight Play secretary, I'm a boss tonight | Dim 29 Mar - 20:51






Tu râles et passes ton bras tatoué sous ton coussin en râlant, à la recherche d'une fraîcheur qui t'aiderait à ne pas mourir de chaud. Tu te tournes et retourne dans ton lit, avec toujours cette impression qu'un inconnu écrase ta tête avec le marteau le plus lourd qui soit. Un grognement plaintif sort de ta bouche avant que tu ne passes ta main sur ton front bouillant. Chaque secousse t'arrache un soupir de douleur. Et encore une fois tu te demandes qu'est-ce qui t'as pris. Tu avais voulu arrêter, et pourtant ce cercle vicieux dans lequel tu t'étais embourbé continuait de t'attirer. Ca avait été quoi cette fois ? De l'alcool ? De la drogue ? Une partie de jambe en l'air plus que violente ? Ou simplement ce poison qui te tue chaque jour ? Tu n'en sais rien, et de toute façon tu ne peux pas réfléchir. Tes yeux se ferment lourdement et le battement régulier de ton cœur hurle à ta place. Tout ce que tu souhaites, c'est du calme, et voilà qu'une tornade orange vient chambouler ce moment de souffrance en vociférant on ne sait quoi (ça faisait un moment que tu avais choisi de ne plus l'écouter le matin, pour ce qu'elle disait, ça n'en valait pas la peine). Basculant la tête en arrière, tu frottes tes yeux avant d'ajouter :

▬Emma-douce -tu adores l'affabuler de surnoms du genre, son prénom est parfait pour ça- tu sais que je ne pige pas ce que tu me racontes le matin, et encore moins après une telle cuite.

Tout va trop vite ce matin, elle est déjà partie. Ou alors c'est toi qui va franchement trop lentement. Néanmoins, le peu de choses que tu as comprises attirent ton attention. Nouvelle enquête, meurtre. Dans ce qu'il y a de plus glauque tu es le plus intelligent. Tu sors le soir, beaucoup, parce que le monde de la nuit te correspond plus. Ton comportement naturel s'apparente à celui que les gens bien éduqués ont après une bonne cuite, ce qui explique que tu les préfères à ce moment là.  Tu tires ta carcasse hors de ton lit et te traînes lentement jusqu'à la salle de bain où Emma se lave. Ca fait longtemps que tu ne lui accordes plus d'intimité, pour ne pas dire que ça a toujours été le cas. Sans la regarder fixement ni détourner le regard de son corps, tu dis alors
▬ J'ai pas tout saisi, mais tu m'accompagnes, je suis crevé.

Comme tu es simplement habillé d'un boxer noir, on se rend compte de cette situation ne te fait ni chaud ni froid. Après tout tu as l'habitude, il en faut plus pour t’exciter qu'une gamine à moitié enroulée dans le rideau de douche entrain de proliférer des insultes. Tu as cependant le malheur de lui adresser un regard et elle t'ordonne alors de t'en aller. Sortant de la salle de bain aussi vite que tu y es entré, la brosse à dent dans la bouche, tu maudis ce foutu pouvoir en lui promettant de lui faire payer cet affront. Son pouvoir commence réellement à te les brises sévère et il faudra un jour lui expliquer ce que ça fait, de se sentir impuissant comme ça. C'est ce que tu hais le plus, te sentir impuissant.

Tu la rejoins, habillé, dans la petite cuisine, elle mange mais pas toi, tu n'as pas faim. A vrai dire, tu émerges doucement, tout ce dont tu as besoin c'est d'un peu de calme. Tu la fixes intensément, affalé sur la table. Au début elle ne supportait pas que tu l'examines de la sorte, puis elle a fini par s'habituer -ou comprendre que tu ne changerais jamais.  En allant chercher un verre d'eau tu remarques un tatouage situé dans le creux de ses reins. Tu ne l'avais pas vu avant aujourd'hui, ça t'intrigue autant que ça te vexe. M. Il est mal fait, ça n'est pas propre, c'est basique, le trait est hachuré et la couleur commence doucement à se délaver. Tout ce que tu ne supportes pas. Et ce qui t'insupportes le plus, c'est de ne pas encore savoir quelle est sa signification. Ou plutôt en l'honneur de qui il a été fait. C'est égoïste, tu ne lui as rien dis sur les tiens. Ca avait toujours marché comme ça, tu sais presque tout d'elle mais ça n'est pas réciproque. Car elle est à toi, mais tu n'es pas à elle. En revenant à ta place tu l'interroges :

▬ Dis moi, qui est-ce M ? Et surtout, sais-tu que ce sont les actrices porno qui se tatouent là généralement ? Si tu veux faire carrière dans ce milieu ça n'est pas moi qui dirais non, mais te connaissant j'en doute.

Tu poses tes yeux de rapace dans les siens. Ce regard à la fois doux et dominant, discret mais imposant. Ce que tu as toujours été, en somme.

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Emma-Serah K. Hottenberg
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Re: Let's get lost tonight You could be my black Kate Moss tonight Play secretary, I'm a boss tonight | Mer 1 Avr - 17:16




   

Hydra & Emma
I won't get lost although you want me to
Emma écrasa sa main sur le réveil et râla, la tête enfouie sous son oreiller pour se protéger les yeux des rayons de soleil qui pénétraient par la fenêtre. L'écran du réveil affichait 7:30, et dix minutes plus tard la radio reprenait de plus belle, lui arrachant cette fois-ci un hurlement qu'elle étouffa dans son oreiller. Elle éteignit à nouveau son réveil et traîna son esprit mal réveillée hors des couvertures et enfila la paire de lunettes posée sur sa table de chevet –le reflet qu'elle croisa ensuite dans son miroir la fit grimacer. Après une vérification express de l'e-mail qu'elle avait reçu la veille leur demandant, à elle et Hydra de se rendre sur une scène de crime –l'adresse était jointe en aval du message– à neuf heures tapantes, Emma saisit le peignoir rose pâle accroché sur son mur et sortit de la pièce après avoir ouvert la fenêtre à distance, d'un geste négligeant de la main, aidée par son don devenu le prolongement de son corps. En se dirigeant vers la salle de bain, elle passa devant la porte de la chambre de son colocataire, fermée comme toujours. Elle se stoppa un instant, curieuse de savoir s'il était réveillé, et décida de frapper trois coups.

« On est lundi je te rappelle. » déclara-t-elle à travers la cloison, la voix encore enrouée par le réveil forcé. Elle attendit un moment, puis au bout de quelques secondes à peine, perdit patience. Elle posa la main sur la poignée et poussa la porte. « Ah ! Par les dieux ça pue la mort ici ! » ne put-elle s'empêcher de s'exclamer. Comme d'habitude, la pièce avait une forte odeur de cigarette, mêlée à des effluves de natures diverses produites pas les hommes dans leur sommeil. Emma eut un mouvement circulaire de la main, qui eut pour effet de tirer les rideaux et ouvrir les fenêtres en grand, pendant qu'elle couvrait son nez et sa bouche avec le peignoir qu'elle tenait dans sa main libre. « On doit être à l'autre bout de la ville à neuf heures, tu crois que c'est le moment de dormir ? » poursuivit-elle, plus fort que nécessaire. Elle balaya la pièce du regard en levant les yeux au ciel. « Prendre une cuite un dimanche soir, sérieusement ? Je croyais que t'étais un adulte bon sang ! » Non, elle n'y avait jamais cru. Du moins pas maintenant qu'elle connaissait le personnage. Sans se soucier du fait qu'il l'écoutait ou non, la fée poursuivit son sermon pendant une bonne minute avant de se retourner pour partir. « Tu sais quoi ? » conclut-elle. « Je me fiche de savoir comment tu vas décuver mais si tu as la moindre minute de retard, JE PARS SANS TOI. » Dans le couloir, on entendit la porte de la salle de bain claquer.


Emma avait toujours été du genre à en faire une tonne pour des petites choses qui ne valaient vraiment pas la peine d'en faire tout un cinéma. Mais l'assiduité avait toujours été une des nombreuses qualités qu'elle devait s'efforcer de conserver, peu importe quels étaient les obstacles qui se trouvaient devant elle. Un colocataire irresponsable n'allait pas l'empêcher de se rendre à l'heure à son lieu de travail. Elle avait étudié le dossier de la victime jusqu'aux environs de deux heures du matin, mais son humeur n'était pas dûe au manque de sommeil –Emma ne s'était jamais servie d'excuses pour justifier le fait qu'elle était chiante. En revanche, ne pas entendre que l'on rentrait dans la salle de bains pendant qu'elle prenait sa douche pouvait effectivement être mis sur les deux heures de sommeil qui lui manquait. « MAIS QU'EST CE QUE TU FOUS  LÀ, WILL ?! » hurla-t-elle en saisissant le rideau de douche pour se couvrir avec. Malgré sa vue brouillée par l'absence de lunettes, Emma visualisait très bien la silhouette de son colocataire qui se dessinait au milieu de la grande salle de bain. Après lui avoir hurlé un flot d'insultes, récité les lignes du code pénal qui traitait du harcèlement sexuel et de la violation de vie privée –sans s'embêter à reprendre son souffle une seule fois– la fée lui lança le peine démêloir à la figure. En l'esquivant avec facilité, Hydra fit l'erreur de planter son regard dans le sien. Profitant du fait qu'il ai baissé sa garde, elle insuffla son pouvoir dans ses paroles : « Dégage ! » Une fois qu'il eut fermé la porte derrière lui, Emma lâcha son rideau de douche et ramassa sa serviette dans laquelle elle s'enroula.


Une demi-heure plus tard, Emma sortait de la salle de bain et laissait la place à son colocataire mal réveillé. Sans prendre la peine de lui adresser un seul regard, elle s'enferma dans sa chambre pour se sécher les cheveux et composer une tenue en fonction du temps qu'il faisait dehors. Elle opta pour un pantalon près du corps avec une chemise cintrée. Elle sortit son trench-coat de l'armoire et remplit un sac à main avec ses papiers, avant de déposer ses affaires dans l'entrée. Le bruit de l'eau qui coulait depuis la salle de bain l'informa sur le fait qu'Hydra était encore occupé, ce qui lui laissait le temps de se servir un petit déjeuner léger. Elle alluma la radio, dont elle baissa le son quasiment au minimum, et s'affaira à mélanger ses flocons d'avoine avec les fruits rouges séchés (note: le petit dej des skinny bitches 8D) avant d'y ajouter le fond de la bouteille de lait. Elle se hissa ensuite sur le comptoir près de la fenêtre et observa la rue tout en mangeant tranquillement son bol de céréales, bercée par la radio qu'on entendait à peine.

« Dis moi, qui est-ce M ? » Emma tourna la tête vers Wilhem. Il se trouvait à l'autre bout de la cuisine, mais ne pas avoir à lever la tête pour le regarder dans les yeux lui procurait une petite forme de satisfaction. Il lui fallut quelques secondes pour réaliser de quoi il parlait, et de petites rougeurs apparurent sur ses joues, à peine masquées par la BB creme qu'elle y avait appliqué. « Le jour où ça arrivera, tu seras déjà mort et enterré depuis longtemps. » répliqua-t-elle en tirant sur le pan de sa chemise, pour masquer la lettre tatouée au niveau de son rein. Sachant qu'il était immortel, ça n'était pas prêt d'arriver. Il continua de soutenir son regard –maintenant qu'elle avait mis ses lentilles qui avaient la fâcheuse faculté de bloquer son pouvoir, il n'avait plus aucune raison de se sentir menacé– mais elle décida de briser le contact avant qu'il ne devienne trop oppressant. « C'est pas tes affaires. » répondit-elle à sa question, consciente qu'il n'apprécierait pas.

Elle sauta du comptoir et déposa sa vaisselle dans l'évier. Ce tatouage faisait partie des erreurs de sa vie qu'elle désirait oublier, alors ce n'était pas tant pour faire chier Wilhem qu'elle décidait de ne pas lui en parler, mais plutôt pour ne pas avoir à se souvenir de ce qui lui était passé par la tête ce jour là. Zoe choisit ce moment pour arriver dans la pièce et se frotter contre les jambes de la liée, qui râla sur le fait qu'elle risquait de mettre des poils partout sur son pantalon noir. « Madame est pas d'humeur ? » siffla-t-elle mentalement tandis qu'Emma sortait les conserves de pâtée pour chat pour les disposer dans sa gamelle. « Est-ce qu'on prend ta voiture ou la mienne ? » demanda-t-elle en lissant le poil de son affilié avant de se relever. Elle épousseta ensuite son pantalon –arrachant à Zoe ce qui ressemblait à un feulement– et vérifia l'heure sur l'horloge de la cuisine. Huit heures et vingt minutes.


On n'entendait dans le sous-sol plus que les talons d'Emma claquant au rythme de ses pas. Elle regarda un instant ses tous nouveaux escarpins blancs, qui lui faisaient gagner sept petits centimètres. Après délibération, il avait été décidé qu'ils prendraient la voiture de Monsieur, mais Emma étant la première à sortir, elle avait attrapé les clés qui traînaient dans la boîte sur le comptoir de l'entrée. Pendant le trajet entre leur appartement et le sous-sol, Hydra n'avait pas ouvert la bouche et s'était contenté d'écouter Emma faire son debrieffing sur l'enquête que l'on venait d'ouvrir. Au moment où ils arrivèrent à hauteur du 4x4 rutilant, il s'arrêta et tendit la main pour qu'elle lui rende ses clés. « Hors de question que je te laisse conduire. » Avec ses talons, ses yeux arrivaient presque à hauteur de ceux de son colocataire, et pourtant il devait bien lui manquer cinq bons centimètres. Devant son regard interrogateur, elle leva les yeux au ciel. « T'es pas en état, monte côté passager ou on va arriver en retard. » Et c'est à ce moment qu'elle maudissait la nature pour lui avoir donné un pouvoir aussi mal foutu.


   
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Re: Let's get lost tonight You could be my black Kate Moss tonight Play secretary, I'm a boss tonight | Sam 11 Avr - 17:54






Cela fait bien longtemps que tu ne te prives plus de la regarder comme tu le fais actuellement. Bien que votre relation n'ai jamais été charnelle, tu la considères comme tout à toi.
▬Le jour où ça arrivera, tu seras déjà mort et enterré depuis longtemps.
Se mêlent à toi la frustration de ne pas savoir et l'attirance de cette invitation, ce défi qu'elle te lance. Tu fais jouer tes doigts sur la table entre le pot de sucre et la brique vide de lait que tu ne jetteras pas. A la maison tu ne fais presque rien. Néanmoins tu tiens à mettre un  point d'honneur sur ta participation au nettoyage du grenier deux fois par an. Le fait que vous n'ayez pas de grenier n'était évidemment qu'un petit détail parmi tant d'autres.
▬C'est pas tes affaires. 
Tu arques un sourcil et un petit rictus vient étirer tes lèvres. Tout n'est qu'une question de temps, tu as l'éternité pour trouver. Bien que tout le monde sait que tu n'attendras pas aussi longtemps pour une initiale. Tu as résolu plus compliqué en bien moins longtemps. Tu passes de nouveau ta main dans tes cheveux ébènes et baille allègrement sans prendre la peine de couvrir ta bouche de ta main tout en observant Emma qui s'agite. Son chat, Zoe, renommé depuis peu quelqu'un parce que ça sonne mieux. De toutes les choses que tu connais, c'est une de celles que tu méprises le plus. Elle a beau avoir un pelage bien plus soyeux que Personne, tu mettrais ta main à couper que le soir elle te critique à tout va, couchée sur un petit coussin car madame fait la fine bouche.
▬  Est-ce qu'on prend ta voiture ou la mienne ?

Elle est belle, mais elle parle vraiment trop le matin. Tu hausses les épaules et émets un grognements que l'on peut prendre pour un oui, un non ou un vas te faire foutre. Elle semble avoir compris et repars se préparer pendant que toi, tu décuves, ton verre d'eau à la main. Dire que tu n'es pas du matin ne serait pas correct puisque que ta faculté à vivre rapidement ne dépend pas d'un moment de la journée en particulier mais plutôt de le taux de substances plus ou moins illicites contenues dans ton sang.

Emma t'explique vite fait ce qu'elle sait à propos de l'enquête. Elle est loin d'égaler ton intelligence néanmoins son travail t'avance. Tu as pour habitude de comparer une enquête au jardinage (tu n'es pas très proche de la nature mais les comparaisons de ce genre ça fait classe paraît-il.) Ta stagiaire résout pour l'instant peu les problèmes, mais elle connaît toutes les personnes liées à l'enquête, elle connaît les alibis et retient les objets de crimes. Elle a déjà lu les dossiers avant que toi tu ne sois au courant de leur existence. En clair, elle débroussaille et désherbe ce terrain vague qu'est une enquête en cours.

Tu tends ta main sans un mot, lui ordonnant de te filer tes clé. Puisque c'est ta caisse, en toute logique, c'est toi qui conduis. Elle ne voit pas les choses ainsi et explique :
▬  Hors de question que je te laisse conduire.  T'es pas en état, monte côté passager ou on va arriver en retard. 
Tu quittes ton air blasé du lundi-matin pour le troquer contre un air outré. Comment se permet-elle de te faire remarquer que tu n'es pas en état de conduire ? Surtout qu'à tes yeux, tu es juste un peu plus mou que d'habitude. Tu clignes des yeux et pose ton coude sur la carrosserie de la voiture :
▬ Excuses moi ?

Vu son air renfrogné, elle ne plaisante pas. Tu laisses échapper un long soupire, et va t'asseoir côté passager en ruminant à quel point les femmes sont chiantes, qu'elles ne devraient pas travailler et qu'une femme soumise est une femme parfaite. Tu n'en penses pas un mot, mais connaissant Emma cela devrait l'énerver pour au moins la matinée. Puisqu'elle vient de foutre un grand coup dans ton égo-masculin, pas de raison pour qu'elle soit heureuse elle aussi. Hydra, t'es franchement un gros gamin.

Le trajet se passe sans un mot, ou plutôt tu ne fais pas attention à ceux de ta colocataire. A quoi bon les écouter alors que tu sais pertinemment que tout ce que tu entendras ne te plairas pas ?
Vous arrivez sur les lieux du crime où une foule de policiers s'agite. Tu portes ta main à ton crâne, le bruit t'assourdit et tu lances un regard à Emma dans l'espoir qu'elle compatisse. Soit elle ne fait plus attention à toi, soit elle t'en veut toujours. Tu grommelles de nouveau et te traînes vers les pièces à conviction afin de les observer. Remarquant avec une certaine pointe de fierté (comme un père capable de dire que sa fille entre dans une grande université) qu'elle n'a omit aucun détails, tu t'adresses à la jeune rousse qui s'avance vers toi :
▬ C'est pas trop mal, ce que tu as dit. La seule reproche que j'ai à te faire est ton manque d'organisation. Essaie d'être plus claire quand tu racontes les faits, un interlocuteur moins évolué que moi n'aurais certainement pas tout compris. Enfin, ça va, c'est correct.

Jamais tu n'avais pris l'habitude de la féliciter gracieusement. Tu penses qu'on ne progresse qu'en étant frustré. Or, elle ne l'avoue pas, mais tu es presque sûr qu'elle cherche à ce que tu voies ses très nombreux progrès. Tu les vois, elle est intelligente, apprend vite et retient beaucoup. Tes mots peuvent sembler durs, mais quand on te connaît on se rend compte qu'ils correspondent à  « félicitations, je suis fier de toi, tu es formidable ! ». Tout est sous entendu avec toi.

Face à ce dessin morbide à la craie blanche, représentant le corps de la victime à sa découverte, tu te stoppes et décides alors de lui poser la question :
▬ Alors, ton avis là dessus ?

La réponse, tu l'as. C'est bien trop facile pour toi. Le corps a été retrouvé tabassé, par terre, une jambe fracturée, de la peau sous les ongles et un visage défiguré. Dans sa poche, de l'argent, un téléphone hors d'usage, et de la drogue. Sa veste en jean était ornée d'un blason mal dessiné, où l'on reconnaissait tout de même un oiseau. On entend parler de quelques gangs qui terrorisent les quartiers pauvres de l'île en ce moment. Tu optes pour un simple règlement de compte. Il suffit de voir qui est dans le groupe « oiseau mal dessiné », leur demander, voir si c'était un règlement intra-gang ou extérieur.  Dans ce cas là, on opterait alors pour une trahison, ou une vengeance.  

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Re: Let's get lost tonight You could be my black Kate Moss tonight Play secretary, I'm a boss tonight | Mer 15 Avr - 22:43




   

Hydra & Emma
Next time don't ask, you bastard
Emma aurait dû arrêter de partir au quart de tour à la moindre remarque misogyne de la part de son patron -ce mot la tuait chaque fois qu'elle devait y penser- mais c'était beaucoup plus fort qu'elle. Résultat : à chaque fois que monsieur était contrarié, il fallait qu'il emporte madame avec lui. Elle s'énerva pendant près d'un quart d'heure, et son humeur n'alla pas en s'améliorant à cause des embouteillages quotidiens qu'ils devaient encore subir pour se rendre sur les lieux du crime. Et comme si cela ne suffisait pas, il fallait qu'ils roulent dans le 4x4 monstrueux d'Hydra. Elle avait toujours détesté conduire les grosses voitures manuelles, de plus celle là était si difficile à tenir en route qu'elle ne pouvait s'empêcher de ruminer chaque fois qu'elle devait changer de vitesse, que la voiture faisait des à-coups désastreux et qu'elle menaçait de se prendre un trottoir. Le trajet ne fut confortable pour personne, notamment quand ils sortirent de la voiture et qu'il ne se retint pas pour critiquer sa conduite. Le pire dans l'histoire était qu'elle ne pouvait pas se défendre car effectivement, sa conduite avait été un désastre. « La prochaine fois je me passerai de ton avis et je prendrai ma voiture, connard ! » Et il ne l'écoutait déjà plus, pour changer...

Généralement quand ils entraient dans une pièce, la tension qui régnait entre eux avait tendance à se faire sentir. Lorsqu'ils franchirent le seul de l'appartement, les regards se tournèrent vers eux, sans nulle doute attirés par le poison inodore qui s'échappait du corps de l'hydre. Emma et Hydra étaient très grands de nature, plus que la plupart des gens de leur genre. L'inspecteur ne se laissa pas impressionner pour autant, bien que l'on sentait que la façon dont l'un et l'autre devaient baisser les yeux pour le voir ne lui plaisait pas plus que ça. « Bonjour Emma. Hydra. » Rares étaient ceux qui l'appelaient par son prénom dans leur milieu professionnel, et même dans son entourage il semblait à Emma que personne ne l'appelait « Wilhem » ainsi elle s'autorisait à le faire uniquement lorsqu'ils étaient seuls. Les policiers se mirent à tourner autour de l'enquêteur et sa stagiaire, ajoutant chaque fois des détails supplémentaires sur l'affaire qu'elle connaissait déjà par coeur. Elle se chargea d'observer les notes qu'on leur montrait tandis que lui se contentait d'émerger -les groupes de gens excités n'avaient jamais été "son truc", contrairement à elle- de sa nuit qu'elle avait écourtée en venant frapper à sa porte.

Après cinq minutes passées à répéter qu'elle savait déjà tout de ce qu'on lui disait, elle rejoignit son employeur déjà confronté aux pièces à convictions. Elle était la seule femme en talons dans la pièce, mais compte tenu du fait qu'elle ne faisait pas partie de la police, leurs codes vestimentaires ne la concernaient pas. Elle ramena ses cheveux sur une épaule et écouta son patron et colocataire lui faire le compte rendu de ce qu'il pensait de son travail. Cette attitude avait toujours été très propre à Hydra ; il ne l'avait jamais félicitée à proprement parler et dans un certain sens c'était une des rares choses qu'elle appréciait chez lui. Jamais Emma n'avait fait quoique ce soit pour qu'on la félicite, et ça n'allait pas être aujourd'hui que ça allait changer. « Tu veux qu'à la prochaine enquête, je les classe par ordre alphabétique ? » râla-t-elle avant de tourner les talons pour observer les photos de la victime avant qu'on ne la déplace à la morgue. « Alors, ton avis là dessus ? » Elle saisit l'un des clichés et observa les objets qui traînaient sur la table. Sa capacité à analyser était médiocre face à celle de son employeur, cependant elle ne se laissait pas intimider par le jugement qu'il porterait sur les conclusions auxquelles elle parviendrait après avoir observé la scène comme il lui avait appris à faire.

Elle saisit les gants qui lui tendait gentiment un garçon qui ne devait pas être plus vieux qu'elle -sans doute était-ce son premier jour ici- et les enfila pour observer la veste de la victime emballée dans un sac hermétique. Elle tira dessus pour avoir une vue d'ensemble, en prenant garde à ne pas l'approcher trop de son visage -personne ne se doutait du nombre de crasses et bactéries qu'il devait y avoir sur le tissus- tout en s'efforçant à garder un visage neutre malgré le dégoût qu'elle éprouvait. Elle posa le vêtement à plat sur la table et observa le dessin délavé qui trônait sur la manche. Après quelques secondes de réflexion, elle posa son doigt ganté dessus et leva les yeux vers l'inspecteur qui observait les deux jeunes gens travailler d'une manière pour le moins atypique. « Ce symbole, c'est l'emblème des White Birds. » Avec ses études en journalisme, Emma avait fini par se forger une culture générale basée sur l'actualité de l'île et au-delà, si bien qu'il ne lui fallait parfois que quelques secondes pour se rappeler où elle avait vu tel ou tel sigle. « C'est un gang assez récent, qui a commencé à faire parler de lui il y a... un peu plus de deux ans. » Elle s'en rappelait puisqu'en troisième année, un de ses camarades avait travaillé sur la pègre au coeur de Skyworld. Elle se tourna ensuite vers Hydra, intéressée par la réaction qu'il pouvait avoir bien qu'elle savait pertinemment qu'il était plus difficile de lire en lui plus que n'importe qui. « Ils sont spécialisés dans le trafic de drogues dures, d'où la cocaïne que l'on a retrouvé dans sa poche. » Elle lâcha la veste et ôta ses gants qu'elle eut le réflexe de tendre à celui qui les lui avait donnés, lequel les saisit sans doute trop décontenancé par son attitude pour émettre la moindre plainte. Pendant qu'il partait les jeter à la poubelle, Emma observa une nouvelle fois les clichés, en s'attardant cette fois-ci sur certains plus que d'autres. « Reste à savoir s'il s'agit d'un trafic qui aurait mal tourné ou d'un règlement de compte. L'hypothèse de l'exécution étant à bannir. » Les gangs avaient tendance à ne laisser aucune trace derrière ces dernières. Hydra compléta sa réponse avec les détails qui lui avaient échappés et l'inspecteur les quitta après avoir reçu les informations nécessaires à faire avancer l'enquête.

Une fois qu'ils furent seuls -dans la mesure du possible compte tenu du fait qu'il y avait encore du monde dans le salon de la victime, pour ramasser tout ce qu'ils pouvaient. Les policiers ici étaient tous très jeunes, Emma conclut qu'on avait mis une équipe toute neuve sur l'enquête -elle n'était pas bien compliquée, ils allaient pouvoir se débrouiller, surtout après leur intervention. Elle s'approcha de son colocataire, qui avait toujours cette la mine du gars qu'on vient de sortir de son lit. Elle posa une main sur son avant-bras et se pencha pour lui murmurer à l'oreille : « Baisse la dose de phéromones, on dirait qu'ils vont s'évanouir. » Elle regarda en direction d'un groupe de garçons un peu plus frêles que les autres qui semblaient complètement hypnotisés, incapables de lâcher l'enquêteur du regard. Une fois qu'ils réalisèrent qu'ils étaient observés, les trois policiers baissèrent les yeux vers leurs appareils de mesure sans daigner un seul regard vers elle. Elle lâcha le bras de son colocataire au moment où l'inspecteur revenait pour leur faire le topo de ce qu'il allait se passer. « Est ce que vous voulez mener les interrogatoires ou est-ce que j'envoie une équipe le faire ? » Après avoir interrogé Hydra du regard, elle se tourna vers l'inspecteur et déclina l'offre, après avoir silencieusement réfléchi au fait qu'il faudrait se rendre au quartier général des White Birds et que l'idée de se mêler aux hommes du genre l'attirait autant qu'attraper la gastro.

« Il faut que je passe au bureau déposer le rapport de l'enquête qu'on a bouclé la semaine dernière. » La réponse était assez claire pour que l'inspecteur comprenne qu'elle ne voulait pas de leur enquête. Bien qu'elle ne soit pas celle qui était chargée de prendre les décisions officielles, l'équipe savait que de toute manière le capitaine n'en avait que faire des décisions que l'on prenait à sa place, tant qu'on ne l'empêchait pas de faire ce pour quoi il était là. Le policier prit congé et rappela son équipe à l'ordre tandis qu'Emma se tournait à nouveau pour faire face à son colocataire. « Quand t'auras fini de me reluquer on pourra y aller ? » On avait dit qu'elle était habituée, mais quand même.


   
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Re: Let's get lost tonight You could be my black Kate Moss tonight Play secretary, I'm a boss tonight | Mar 28 Avr - 18:58






Si on ne te connaît pas, tu ressembles à s'y méprendre à un mec qui fixe avec attention le coin supérieur de la fenêtre. Si on te connaît un peu, on devine que tu réfléchis. Si on pouvait lire en toi on comprendrait que tu bois les paroles de ta jeune stagiaire. Il est évident que tu sais tout ce qu'elle dit, mais ça n'est pas le plus important. Cette capacité, ce talent qu'elle développe enquêtes après enquêtes, c'est grâce à toi, elle devient enfin plus qu'une rousse à lunette (femme à quequettes). Il y a plus que ça, elle apprend, elle réfléchit -au début c'était un véritable cataclysme tu aurais parié que sa tête pouvait exploser de surmenage- elle s'exprime de façon claire et concise. Comme toujours, tu es possessif, elle est à toi, tout le mérite ne te revient pas, mais tu y es pour beaucoup. Tu en es persuadé. Elle a bon, en plus. Un très faible sourire se dessine sur le coin de tes lèvres, illuminant ce visage de déterré pendant une fraction de secondes.

Dans son comportement, elle a tout d'une grande, presque aussi prétentieuse que toi, tout autant assurée. Ce duo infernal que vous formez, tu ne l'échangerais contre rien au monde, elle est une des très rares personnes dont tu te considères comme proche. Tu complètes ses réponses, rien de bien important en somme, mais le genre de détails qui prouvent qu'on a bien tout saisi, et qui impressionnent.

Emma te sort de tes pensées, tu as encore manqué de te noyer à l'intérieur. Tu penses trop, Hydra. On t'a déjà dit d'aller consulter, mais c'est si bordélique, si désordonné, tu es le seul à t'y retrouver, un psy ne fera qu’acquiescer en expliquant qu'il comprend, en soi, tu peux le faire seul. Cette forêt vierge qu'est ton esprit ne peut être débroussaillée, tu t'y perds souvent, et tu ne l'avoueras pas, mais c'est la rousse qui te permet de garder la tête hors de l'eau.
▬ Baisse la dose de phéromones, on dirait qu'ils vont s'évanouir. 

Tu arques un sourcil. Si elle te le dit, c'est que vraiment c'est apparent. Lui faisant confiance, tu te concentres afin de réduire ton pouvoir le plus possible, mission difficile puisqu'en soi tu ne contrôles pas grand chose, tout est dans ce poison qui te ronge.
Tu ne sais pas pourquoi elle réagit moins que les autres. En y aillant réfléchit, tu es arrivé à plusieurs hypothèses. Il se peut qu'elle soit habituée à toi, et tout ce que tu comprends. Au début elle luttant, tu en riais. Plus on cherche à vaincre cette attirance plus elle fait souffrir et est puissante. Si la rouquine s'est avouée vaincue, peut être qu'elle n'en sent plus les effets. Seconde possibilité, sans les phéromones c'est une véritable furie tuant tout sur son passage, ce qui explique qu'avec cette attirance sexuelle elle devienne une nana plus que chiante qui semble avoir ses règles 31 jours par mois. La dernière possibilité que tu as envisagée est simplement qu'elle y est moins sensible que le commun des mortels (ce qui te déplaît fortement).

▬Quand t'auras fini de me reluquer on pourra y aller ? 

Sans t'en rendre compte, tu la fixais. Aussi il n'y a pas idée d'avoir des obus pareils. Tu soupires et fais volte face afin de sortir de la pièce qui est depuis le début bien trop bruyante pour ton pauvre cerveau encore inondé (ou enfumé, tu ne sais plus trop) d'alcool. Tu ne sais pas trop ce qui s'est dit, et tu t'en fous, tu lui fais confiance, Emma ne vous mettrait pas dans l'embarras, contrairement à toi elle a une once de responsabilité.

Tu veux conduire ta caisse, elle conduit si mal que tu avais l'impression d'entendre ton cerveau cogner dans ta boite crânienne. Arrivés sur le parking, tu lui lances :
▬ Tu sais Emma, t'es une espèce en voix d’extinction.
Elle se rend compte que ce genre de phrase n'est pas normale. La rousse marque une pause et tu en profites pour lui prendre tes clés et ouvrir la grosse voiture, puis continues enfin ta phrase
▬ Car franchement, t'es pas une lumière.

Un sourire fier se dessine sur ton visage, comme un enfant tout content d'avoir fait sa blague. Tu savoures cet instant où elle se rend compte que tu l'as cassée, une énième fois, entres dans ta voiture, t'assieds sur le siège puis lui ouvre la porte côté passager d'un geste un peu violent.
▬ Boude pas va. Et si tu n'es pas contente tu rentres à pied. Vu tes cuisses ça te fera pas de mal mais je doute que ça te soit agréable.

Elle rentre dans la voiture, tu mets les clés sur le contact et démarres. Tu es plus habitué à cette voiture qui demande de la poigne, et tu aimes ça. De même avec les femmes.
Le trajet dure une bonne demi heure, les rues de skyworld sont en travaux et la ville s'est transformée en jeu de l'oie. Passes ton tour, réessaies, retournes en arrière. C'est donc de mauvais poil que tu gares ton énorme voitures sur le parking réservé aux employés. Techniquement tu n'en es pas un, mais vu le temps que tu passes là bas on te considère plus comme tel que comme un intermittent. De même pour ta stagiaire qui légalement est celle d'un autre, qui a finit par vite te la refourguer, officiellement puisqu'il n'était pas apte à répondre à toutes ses questions, officieusement parce que tout le monde aurait voulu voir qui de vous deux cédait en premier, lequel était le plus invivable. Ce duo improbable s'était avec le temps forgé une réputation digne de leurs caractères, on venait vous voir pour un avis, un conseil, en sachant pertinemment qu'il fallait avoir le cœur bien accroché puisque votre avis était aussi juste que cash, vous ne faisiez pas dans la dentelle. Néanmoins, on ne se tentait pas à faire amis amis avec, on ne se liait pas avec vous,qui semblez être comblés par leur égo-surdimensionné.

Tu rentres dans ton bureau en ayant salué vite fait ceux qui t'adressent un signe de tête et pris un café rapidement à la machine (ce qui a de cool à travailler pour le gouvernement, c'est qu'on bénéficie de toutes les innovations, machines à café express comprises) puis pose tes fesses sur ton siège en sirotant doucement ce qui tu espères te réveilleras enfin.
Tu laisses ta tête partir en arrière et c'est ce moment que choisit un stagiaire lambda pour débouler. Il vous fixe d'abord tous les deux, comme s'il se demandait si oui ou non il venait de stopper un scénario érotique -certain disent par-ci par là qu'en vu de votre cohabitation, vous ne pouvez pas être un duo simplement amical, personnellement tu t'en fous- puis il déblatère à toute vitesse :
▬ Madame Hauptmann, Monsieur Hottenberg, on vous demande en salle de réunion, c'est à propos de votre dernière enquête.
Et il repart aussi vite qu'il est entré. Tu soupires longuement et t'adresses ensuite à ta colocataire :

▬ Je réglerais ce problème en mettant ton nom avec un post-it jaune sur la porte, j'aime pas trop me faire castrer. J'ai pas envie d'y aller, mais j'imagine que madame veut ?  

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Re: Let's get lost tonight You could be my black Kate Moss tonight Play secretary, I'm a boss tonight | Jeu 30 Avr - 1:00




   


Hydra & Emma
Screw you
Le bruit du talon qui claque sur le sol et résonne contre les murs avait quelque chose d'oppressant, d'autant plus qu'Emma avait cette tendance à marcher à un rythme régulier qui rendait l'espace alors plus confiné qu'une salle de réunion. En sortant du hall de l'immeuble, la petite brise du matin vint souffler dans ses cheveux, suffisamment pour les faire ondoyer mais heureusement pas pour la décoiffer. Supporter les phéromones de son colocataire était nettement plus facile en plein air, où ils se dissipaient plus qu'en espace clos. Elle prit une bonne bouffée d'air nouveau tandis qu'ils pénétraient dans le parking, et alors qu'elle sortait les clés de l'engin infernal qui servait de véhicule à monsieur, ce dernier lui fit une remarque déroutante qu'elle ne parvint pas à saisir en premier lieu. Il profita de cet instant d'inattention pour lui prendre les clés des mains et se dirigea presque en sautillant vers son 4x4. « Tu te crois drôle ? » lui lança-t-elle alors qu'il entrait dans la voiture. La porte côté passager s'ouvrit violemment depuis l'intérieur et la voix de son colocataire sortit pour faire une remarque désobligeante. « Va te faire voir. » maugréa-t-elle en posant son royal postérieur sur le siège. Elle ne décrocha pas un mot de toute le trajet qui, Dieux merci, ne dura qu'une petite demi-heure. Emma n'était pas insensible au poison de l'hydre, contrairement à ce qu'elle pouvait lui laisser croire, et il fallait un sacré effort de concentration pour résister à l'envie de grimper sur ses genoux dans un espace aussi confiné que la voiture. Sa Audi étant décapotable, elle s'était toujours sentie plus en sécurité au volant de sa voiture qu'à celui du véhicule de son colocataire. Elle avait regardé la grande ville défiler à travers la fenêtre, et une fois arrivés au poste de police –qui avait le mérite d'être installé à la place de l'ancienne base militaire, donc dans un bâtiment de marbre datant de l'Antiquité– et garés à leur emplacement habituel, Emma s'empressa de sortir de la voiture et claqua la porte derrière elle.

Dans l'ascenseur, Emma réajusta les pans de sa chemise, recoiffa sa chevelure de feu et examina méticuleusement sa posture, profitant de l'absence de public -mis à part Hydra il n'y avait personne pour la juger sur ce qu'elle faisait- pour remettre de l'ordre dans son apparence. Au moment de sortir, ils rencontrèrent leurs collègues qui les saluèrent avec un enthousiasme forcé, auquel ils se contentèrent de répondre d'un signe de la tête, le strict minimum pour ne pas paraître impolis. Alors que Wilhem prit la route de la cuisine pour se faire un café, Emma s'empressa de rejoindre le bureau qu'ils partageaient, avant de se faire attraper par l'une des attachées de presse trop bavardes qui désiraient à tout pris se faire une place dans le cercle très privé de la haute, auquel appartenait Emma depuis qu'elle était la fille de son père. Comme d'habitude, le coursier avait déposé tout leur courrier sur le bureau d'Hydra et rien ne demeurait sur le sien, à elle, alors que tout le monde savait très bien que la paperasse administrative était à sa charge. La fée posa ses affaires sur son bureau vide et se hissa sur celui de son responsable pour lire ce qui leur avait été apporté. Hydra entra à ce moment-là et, habitué à la voir s'asseoir sur toutes les tables -même chez eux elle gardait cette manie- ne fit aucun commentaire et prit place à son bureau.

« Il paraît que l'on fête le départ de... Isaac, vendredi soir. Je suppose que ni toi ni moi ne serons disponible ce jour-là ? » déclara-t-elle en lui tendant le carton d'invitation rédigé à la main. Pour eux, le travail se limitait au travail ; que les gens aient envie de tisser des liens entre collègues ne les intéressait pas plus que ça. Elle continua de lire le courrier et le poser sur le bureau à côté d'elle, tandis que Wilhem sirotait l'une des rares boissons chaudes qu'Emma ne pouvait pas voir en peinture. Comment peut-on boire quelque chose d'aussi amer ? ne cessait-elle de répéter chaque fois qu'on lui faisait l'affront de lui proposer un café.
On frappa à la porte, et sans attendre d'être invité à le faire, le nouveau stagiaire de Mr. Brandon -celui avec qui Emma devait travailler en premier temps, mais qui s'était vite montré trop incompétent pour prendre en charge l'héritière- entra dans la pièce. Il se retrouva comme un idiot planté devant eux, l'air de se demander pourquoi Emma n'était pas encore allongée sur le bureau avec monsieur entre ses cuisses. « Que peut-on faire pour toi ? » déclara-t-elle en le toisant de haut en bas. Il sembla s'autoriser un petit instant avant de se décider à parler. « Madame Hauptmann, Monsieur Hottenberg, on vous demande en salle de réunion, c'est à propos de votre dernière enquête. » Elle n'eut pas le loisir de s'indigner, car il ne lui laissa pas le temps de protester car il repartit aussi rapidement qu'il était arrivé.

« Je réglerais ce problème en mettant ton nom avec un post-it jaune sur la porte, j'aime pas trop me faire castrer. » Elle acquiesça et posa le courrier non lu sur la table avant de descendre au sol. Emma contourna son bureau pour rejoindre le sien -qui se trouvait juste en face- et fouilla dans son sac à main pour en sortir le dossier qui contenait le rapport de leur précédente enquête. « Tu ferais mieux de faire ça rapidement, je ne pense pas pouvoir supporter un Madame Hauptmann supplémentaire. » D'une certaine manière, elle s'était plus sentie concernée par son titre que par son propre nom de famille, ce qui, connaissant Emma, était tout à fait compréhensible. Ce qui l'était moins, c'était le frisson qui l'avait parcourue au moment où elle s'était projetée comme Madame Hauptmann. Elle estima que ce frisson était dû au dégoût, et agita le dossier devant Hydra. « Il y a une différence entre ce que je veux et ce que je dois faire. » Elle eut ce sourire qui n'atteignit pas ses yeux, et qui disait que quoiqu'il fasse pour y échapper, elle ne lui donnait guère d'autre choix que celui de l'accompagner.

« Ne les faisons pas attendre. » déclara-t-elle en quittant la pièce tandis qu'il traînait sa carcasse hors de son siège. Sur leur route qui les mena à la salle de réunion, ils croisèrent tout un tas de collègues issus de différents services, qu'ils voyaient régulièrement et qui devaient pour la plupart lever la tête afin de les voir correctement. Emma avait toujours trouvé les femmes très petites sur Sanctuary of Heart, contrairement à Londres où son mètre quatre-vingt-cinq -avec talons- se fondait dans la masse, et celles qui travaillaient pour la police ne lui facilitaient pas la tâche en se contentant de porter des chaussures dont le talon n'excédait pas les cinq centimètres minimum qu'il faut à une femme pour prétendre être habillée. Arrivés devant la salle de réunion, Hydra ne se donna pas la peine de lui ouvrir la porte -contrairement à ce qu'elle était habituée- mais le lieutenant de police en charge du département criminel se chargea de le faire à leur place. « Asseyez-vous, je vous en prie. » déclara-t-il une fois qu'ils furent entrés, tandis qu'Emma arborait un sourire rayonnant : on lui avait toujours appris à être aimable devant ses supérieurs hiérarchiques.

« Nous avons enquêté sur Amanda Swire, que l'on a retrouvée pendue au lustre de sa maison. » Elle fit glisser la fiche d'identité de la victime, que le lieutenant parcourut rapidement pendant qu'elle énonçait ce qui était marqué sur la feuille. Emma n'avait jamais été trop synthétique, mais faisait des efforts depuis qu'elle avait constaté que la capacité de concentration de son responsable n'était pas aussi élevée que la sienne. Elle poursuivit sur les détails de l'enquête jusqu'au moment où elle sentit le pied du lieutenant cogner sur sa jambe. Elle leva les yeux vers lui et observa un instant les traits du trentenaire qui l'encourageait à poursuivre, voyant qu'elle s'était arrêtée sans raison apparente. Cet homme n'était pas leur employeur habituel -ce dernier étant en congé pour emmener sa famille en vacances- et le remplaçait ponctuellement. Emma ne pouvait donc savoir si ce geste était calculé ou non, elle ne connaissait pas suffisamment cet homme pour tirer des conclusions hâtives sur lui. « Il s'est avéré que c'était un crime passionnel, et que son mari la soupçonnait de lui être infidèle. » Nouveau coup de pied sous la table, qui arracha cette fois un haussement de sourcils de la part de la jeune femme. S'il décidait de lui faire du pied, elle ne fit pas de remarque là-dessus pour la simple et bonne raison que ce n'était pas la première fois qu'il lui arrivait quelque chose de ce genre. Combien de fois avait-elle reçu des avances sous la table, à l'occasion d'un dîner avec des "amis" de son père, d'un entretien devant un jury pour passer un concours ? Elle prit une mèche de cheveux entre ses doigts et commença à jouer avec, tandis qu'elle glissait le dossier vers Hydra pour qu'il donne les détails qui avaient poussé jusqu'à l'hypothèse du crime passionnel.



 
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Re: Let's get lost tonight You could be my black Kate Moss tonight Play secretary, I'm a boss tonight | Jeu 30 Avr - 2:35






▬ Tu ferais mieux de faire ça rapidement, je ne pense pas pouvoir supporter un Madame Hauptmann supplémentaire.  

Un sourire vient éclairer ton visage. Il est vrai que porter le prénom Hauptmann n'est pas facile tous les jours. Sur ta carte d'identité par exemple -où ta tête est encore plus horrible que celle que tu tires lorsque tu as trois rails dans le nez- il manque un -n, pour la simple et unique raison que l'encart réservé à cet effet ne contenait pas assez de caractères. Néanmoins, tu te doutes que ça n'est pas pour l'esthétique de ses papiers qu'Emma grimace (quoiqu'elle en serait capable).

▬ Serais-tu dégoûtée à l'idée de te retrouver mariée à ma personne ? Tu devrais t'estimer heureuse, Emma-jolie, c'est le seul nom dans cette ville qui soit synonyme de réussite sociale et de décadence pure. Ah oui, j'oubliais, madame veut une particule de noblesse et un prénom qui fasse rêver ?

Tu actionnes le siège et abaisses le dossier afin de te retrouver dans une position plus confortable pour ta pauvre tête qui semble avoir du mal chimiquement avec les mélanges qui se font dans ton estomac. Tu n'as pas envie d'aller en réunion, tu voudrais passer ta vie à dormir, manger, boire et fumer. Et comme à chaque fois, après une telle pensée, tu te rends compte qu'en ne faisant rien, on se fait rudement chier. Tu te rends compte que tu ne pourrais pas vivre les doigts de pieds en éventail, à ne rien faire si ce n'est lire le journal en mangeant des croissants. Tu te rends compte que tu n'es pas fait pour ce genre de vie là. Tu as besoin de mouvement, de t'occuper, car sinon tu sais que tu finiras pas retomber plus violemment encore.

▬ Il y a une différence entre ce que je veux et ce que je dois faire.  Ne les faisons pas attendre.  

Un sourire étire tes lèvres. Dans un sens, c'est bien qu'elle soit comme ça, car toi tu t'en fous royalement, de ce que tu DOIS faire.
Tu te lèves douloureusement et la suis en râlant comme quoi elle te tuera, elle et ses idées à la con.  Tout est ennuyeux dans cette enquête, l'histoire, le mode opératoire, et maintenant les débrifs qui n'en finissent pas. Ils ne sont pas fichus de lire le rapport, non, ils veulent que vous soyez là pour expliquer bêtement ce que vous avez écrit. Ce qui t'énerve autant que les enfants, ce sont bien les illettrés incapable de comprendre des raisonnements aussi basiques que ceux-ci.


Tandis qu'Emma affiche son éternel sourire « jeune fille parfaite sous tout rapport » s'ils savaient tu te contentes de le saluer d'une poignée de main peu ferme. Quitte à se faire chier, autant le faire comprendre à tout le monde.
Tu laisses la rousse s'asseoir en bout de table tandis que toi tu te postes au plus près de la sortie et t'affales sur la table, bras croisés, le regard plongé sur la poitrine de ta colocataire qui d'un regard te fait comprendre que ça n'est pas une posture convenable. Mais tu t'en fous. Elle commence à parler, tu n'écoutes rien, tu le connais par cœur ce dossier et pourrait le réciter tellement tu l'as lu.

A force de la regarder, et à la tête qu'elle tire, tu te rends compte que quelque chose cloche. Il te suffit de détourner le regard pour te rendre compte que le remplaçant a déjà pris ses aises avec ta stagiaire. Tu grimaces, attendant qu'elle se défende, et au lieu de ça elle t'envoie le dossier. Tu te redresses de toute ta hauteur, surplombant d'un coup au moins la moitié des protagonistes présents et assures alors d'une traite, motivé par l'idée de partir le plus vite de cet endroit à l'ambiance qui t'exaspère :

▬ Puisque les juges voulaient des preuves autres que quelque chose qui tombait sous le sens – tu adresses un regard clair à l'expert judiciaire en criminalistique du groupe-, puisqu'il est évident que pour se pendre on a besoin d'un endroit que l'on peut atteindre, et que le nœud placé derrière la nuque est beaucoup trop serrée pour une femme d'un mètre cinquante et quarante trois kg, on peut remarquer sur les photos du médecin légiste que les parties de son corps non couvertes pas le bronzage sont le maillot et les boucles d'oreilles, ce qui explique qu'elle gardait ses bijoux lors de ses séances d'UV. Or la marque de son alliance n'est pas visible, elle l'enlevait donc souvent. En second lieu, le classique, les appels répétés à un même numéro et l'histoire des sms que nous avons réussi à avoir. On écrit rarement « je t'aime je suis en manque de toi j'ai hâte de te sentir sur moi » à son plombier. Si vous avez des questions, je vous invite à utiliser votre cerveau et à méditer ces quelques phrases, merci. 

Ayant fini ton monologue, tu te lèves dans toute ta grandeur, avec une vivacité qui toi même t'impressionne, et ouvres la porte en grand :

▬ Ah oui, j'oubliais. Monsieur, avec tout le respect que je vous dois, ma stagiaire n'a pas besoin de se faire masser les jambes elle n'a aucun problème de circulation sanguine. Donc ôtez vous chaussures bas de gamme de ses jambes à elle où je m'arrangerais personnellement pour que mes jambes à moi se retrouvent dans votre tête à vous. Cordialement. 

Entraînant Emma avec toi -qui tu le sais t'expliqueras qu'elle peut se débrouiller seule- tu claques la porte, avant de la rouvrir et de lancer :
▬ Puis c'est une rousse, et elle ne s'épile jamais. 

Et tu repars, aussi furieux qu'un gosse mal élevé à qui on a piqué son jouet.

Vous rentrez dans la voiture et tu démarres, crispé et d'encore plus mauvaise humeur que lorsque vous êtes arrivés. Ne lui laissant pas le temps de dire quoique ce soit, en mâle dominant et autoritaire tu lui expliques par A+B la raison de ton agacement:

▬ La prochaine fois, colles-lui en une ou je me charge encore personnellement de ta défense. Si tu veux te faire un nom dans le milieu, je te conseille d'avoir du répondant. A moins que tu souhaites avoir la réputation de celle qui couche pour réussir ? Si c'est le cas, commence par moi, on ira plus vite. Compris ? 

Emma te répond, mais tu t'en fous, trop occupé à ruminer après ces gens qui ne savent pas respecter les propriétés des autres.
Vous arrivez chez vous, tu gares ta voiture et rentres à l'intérieur de la maison, décidé à récupérer ce sommeil, dont le manque ne t'aide pas à rester politiquement correct. T'asseyant sur un des fauteuils du salon, tu fermes les yeux, en espérant qu'en rouvrant les yeux ce responsable sera viré ou muté en Alaska, là où tu ne le verras plus.  

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Re: Let's get lost tonight You could be my black Kate Moss tonight Play secretary, I'm a boss tonight | Ven 1 Mai - 4:01




   


Hydra & Emma
I am not yours
Hydra se mit à parler, avec dans la voix un empressement inhabituel qui arrachat un haussement de sourcils à Emma, que personne ne remarqua, trop captivés par ce que dégageait l'enquêteur pour faire attention à elle. Pour une fois elle ne s'en plaignit pas et laissa son regard planer sur la pièce tandis que les phéromones de son colocataire amplifiés miraculeusement faisaient leur travail. À force de le côtoyer vingt-quatre heures par jour Emma avait fini par développer son phénotype immunitaire contre le poison de Wilhem, et bien qu'elle y soit encore sensible, elle l'était bien moins que les autres. Elle se redressa dans son siège avant de croiser le regard du lieutenant, et se maudit immédiatement de porter de lentilles en cet instant sinon quoi elle l'aurait prié de faire des avances à une autre. Au moment où elle ouvrait la bouche pour demander à changer de place, Hydra se leva avec plus de brutalité que nécessaire et se tourna vers le lieutenant à qui il n'avait pas adressé un seul regard depuis le début de la réunion. « Donc ôtez vous chaussures bas de gamme de ses jambes à elle où je m'arrangerais personnellement pour que mes jambes à moi se retrouvent dans votre tête à vous. Cordialement. » Il l'attrapa par le bras, la força à se lever sous les yeux ébahis de l'équipe, et quitta la salle tandis qu'elle se débattait du mieux qu'elle pouvait pour se dégager de son étreinte. Malheureusement pour elle, et peu importe les efforts qu'elle pouvait fournir, il possédait encore plus de forces qu'elle.


« Puis c'est une rousse, et elle ne s'épile jamais. » Elle savait se contrôler bien mieux que lui, mais Emma comme tout le monde avait ses limites. « Mais tu veux pas la fermer ? » hurla-t-elle, la voix déformée par la colère. Depuis l'intérieur de la salle, on pouvait voir le duo s'éloigner dans le couloir, l'un aussi furieux que l'autre. Emma ne prêta pas attention aux regards qui se dirigeaient vers eux à mesure qu'ils traversaient les bureaux pour rejoindre leurs bureaux afin de récupérer leurs affaires. Malgré l'isolation, on pouvait encore entendre la fée hurler son mécontentement à une hydre qui faisait la sourde oreille ; et, avant que leur petite scène n'attire l'attention de leurs supérieurs, les deux colocataires rejoignirent l'ascenseur pour regagner leur voiture. Emma sauta sur le siège passager en continuant de se plaindre du manque de respect dont il avait pu faire preuve, mais il ne sembla même pas l'écouter car il lui coupa la parole comme si ce qu'elle avait à dire n'importait pas. « T'es vraiment un enfoiré, tu le sais, ça ? » lâcha-t-elle sans le regarder. Il savait très bien que c'était la dernière chose qu'elle désirait pourtant c'était la première chose à laquelle il pensait. Son téléphone vibra à l'intérieur de son sac et elle n'eut guère d'autre choix que de décrocher pour faire face au lieutenant Bayle –leur responsable habituel– que ces imbéciles incompétents avaient dérangé lors de son congé rien que pour lui faire part du manque de respect dont avaient fait part Mr. Hauptmann et Mlle. Hottenberg. Elle leva les yeux au ciel en constatant qu'on l'avait à nouveau mise dans le même sac que lui, et expliqua la situation au lieutenant en arrondissant les angles et en omettant délibérement certains détails. Le lieutenant Bayle savait comment fonctionnait ce duo ; c'est pourquoi il accepta d'effacer ce "léger incident" de leurs dossiers lorsqu'il rentrerait, puis raccrocha. Emma soupira de soulagement, et avant qu'elle ne puisse s'en rendre compte, Hydra gara la voiture sur sa place de parking.

« Le lieutenant Bayle va limiter les dégâts. » déclara-t-elle en ôtant chaussures et manteau pour les ranger provisoirement dans l'entrée. Elle savait qu'il n'avait pas écouté un traitre mot de la conversation téléphonique qu'elle avait eu avec cet homme qui Ô grand jamais n'aurait fait des avances à une femme qui avait plus de la moitié de son âge. Elle se servir un verre d'eau tandis que son colocataire s'affalait sur le canapé, les yeux fermés mais la colère sur les traits. Elle leva les yeux au ciel et sortit de la cuisine pour rejoindre le salon, où elle se hissa sur le comptoir du bar qui se situait en face du sofa. « Pourquoi est-ce que tu ne réfléchis jamais avant de parler ? » Elle n'obtint pas de réponse, ce qui l'énerva un peu plus. « Est-ce que ça t'arrives de te mettre à la place des autres, parfois ? » Elle détestait faire la morale aux gens, mais elle haïssait encore plus le fait qu'on la juge sur des décisions qu'elle n'était pas en mesure de prendre. « Tu crois que j'avais pas envie de lui en coller une ? C'est juste que je ne peux pas, parce que contrairement à toi, je peux perdre mon stage et c'est quelque chose que je ne peux pas me permettre. Pas à trois mois de la fin. » On décelait dans sa voix la pointe d'irritation caractéristique qui précédait une crise de colère typique d'Emma. Il continua à faire comme si elle n'était pas là et elle croisa une jambe l'une sur l'autre, avant de réajuster un pli de son pantalon comme si le geste allait l'aider à se calmer.

Elle porta le verre d'eau à ses lèvres et sentit le liquide chauffer à mesure qu'elle buvait. Emma constata rapidement que ses paumes avaient accumulé suffisamment de chaleur pour chauffer le verre qu'elle tenait dans les mains, et entreprit de le poser sur le comptoir à côté d'elle. « Il m'a juste fait du pied, et tu sais très bien que c'est quelque chose qui arrive fréquemment. » Elle n'insinuait pas que c'était la première fois que cela arrivait en sa présence ; seulement il avait suffisamment de culture pour savoir que dès qu'une femme avait plus d'atouts que les autres, les hommes les plus primaires ne de gênaient pas pour tenter leur chance. « Je sais gérer ces situations, j'aimerais que la prochaine fois tu me laisses m'exprimer avant de piquer ta crise. » Maintenant qu'elle était lancée il n'y avait plus raison de s'arrêter. « Tu sembles oublier que je ne suis pas une de tes salopes qui réfléchissent uniquement avec ce qu'elles ont entre les jambes. Le lieutenant ne serait pas allé plus loin que des coups de pied sous la table, je sais me défendre. » Elle avait réussi à capter son attention, si bien que l'ombre d'un sourire triomphant passait sur son visage. Sa satisfaction ne dura pas longtemps puisqu'elle se rappela la raison pour laquelle elle n'avait rien eu à dire pour sa défense au moment des faits. « Et arrête de me prendre pour acquis. Je ne suis pas à toi, Will. Il faudra t'y faire. »



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Re: Let's get lost tonight You could be my black Kate Moss tonight Play secretary, I'm a boss tonight | Dim 3 Mai - 15:19






Il n'est pas dans ta personnalité de prêter attention à ce que les gens peuvent te dire. Ton arrogance t'assure que ce que tu penses n'a pas besoin d'être changé, ce que les gens ont a t'apporter est trop maigre pour que tu y fasses attention et que tu le prennes en compte dans ton jugement. En temps normal, tu t'en fous.
Là c'est différent, tu sais que tout ce qu'Emma te dit n'est ni totalement faux, ni totalement vrai. L'écouter te rendrait juste encore plus fou de rage que tu ne l'es déjà, tu es trop en colère pour accepter un affront de plus. Tu te connais, tu sais que tu diras des choses que tu regretteras, la rouquine est bien la seule femme dont le moral t'importe.

▬  Pourquoi est-ce que tu ne réfléchis jamais avant de parler ? Est-ce que ça t'arrives de te mettre à la place des autres, parfois ?  Tu crois que j'avais pas envie de lui en coller une ? C'est juste que je ne peux pas, parce que contrairement à toi, je peux perdre mon stage et c'est quelque chose que je ne peux pas me permettre. Pas à trois mois de la fin. 

Avec le ton qu'elle emploie, impossible de ne pas l'écouter. Les décibels qui grimpent assomment le peu de neurones fonctionnels qu'il te reste et tes muscles se tendent et tu te crispes. Ne pas lui répondre, ne pas lui répondre. Tu tentes de te persuader que ce moment n'est qu'une mauvaise passe, que pour une fois tu auras le dessus sur ce tempérament colérique qui te colle à la peau. Ces réactions futiles dignes d'un enfant de quatre temps à qui on aurait administré une répartie d'adulte.

▬ Et arrête de me prendre pour acquis. Je ne suis pas à toi, Will. Il faudra t'y faire.

C'est la réplique de trop. Tu te relèves d'emblée de ton mètre quatre-vingt-treize et la fixes de ton impressionnante hauteur. Se rend elle compte que tu as perdu le peu de contrôle que tu as d'habitude ? Ou alors était-ce le résultat escompté ?

Tu te fais violence afin de ne pas la toucher, tu sais que tu serais capable dans un excès de rage de lui casser quelque chose.

▬ Tu n'es pas à moi, je le sais, tu n'as pas besoin de me le répéter. Mais à ce que je sache, ta réputation est fixée à la mienne. J'ai peut-être beaucoup de défauts à ton goût, mais contrairement à certaines je ne couche pas pour réussir. Tu attends de moi que je me mette  à la place des autres, je le ferais quand votre coefficient intellectuel ne me demandera pas de me foutre cinq poutres dans le nez afin d’apercevoir le début de votre manière de penser. Tu ne pourras pas perdre ton stage si tu expliques les choses clairement, tant que tu ne le feras pas, je me verrais obligé de le faire, à ma manière, que cela te plaise ou non.

Sur-ce, tu tournes les talons en ne lui laissant pas le temps de répliquer quoique ce soit et files dans ta chambre. Refermant la porte derrière toi et la fenêtre en arrivant, tu t'allonges sur ton lit défait et froid en ayant tout de même pris la peine de retirer tes chaussures noires.

Le temps passe, tu rumines, une heure, deux heures, trois heures. C'est l'heure de manger, tu n'as pas faim, tu as mal partout. Les questions fusent dans ta tête, tu n'as le temps de répondre qu'à la moitié d'entre elles. Tu fermes les yeux. Tu entends ton corps qui hurle et ce poison qui te tue. Ton corps qui tuerait pour obtenir la seule drogue capable de te calmer, ce poison qui hurle en toi le besoin de tuer. Tu te fais violence, tu essaies de dormir, d'arrêter de penser. Vaine tentative, ton cerveau ne s'arrête jamais.

Tic tac, ton cœur marque les temps et la trotteuse de ta montre te rends fou. Tu arrives enfin à t'endormir, après 5 heures de torture, en espérant qu'en te réveillant, cette matinée de merde ne sera qu'un mauvais souvenir.  

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Emma-Serah K. Hottenberg
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J'ai traversé le portail depuis le : 23/03/2015 et on me connaît sous le nom de : MISS AMAZING. (aka Kao'). Mon nom est : Emma-Serah Katherina Hottenberg. Actuellement je suis : BB - beautiful bitch. ♥ (célibataire et hétérosexuelle). Il paraît que je ressemble à : Lily (gorgeous) Evans. #teamHP & random originals et à ce propos, j'aimerais remercier : moa ♥ (avatar) | signature by MISS AMAZING. & gifs from tumblr.
Re: Let's get lost tonight You could be my black Kate Moss tonight Play secretary, I'm a boss tonight | Ven 29 Mai - 14:50







Hydra & Emma
You didn't see that coming, did you ?

Il fallait l'avouer, Emma eut un haut-le-corps quand Hydra se leva. Elle n'avait jamais été petite à proprement parler, depuis toujours elle dépassait la plupart des filles et bon nombre d'hommes, mais avec lui c'était différent. Elle dut lever la tête pour voir son visage et vit alors une telle colère dans les yeux jaunes de l'hydre qu'elle crut, l'espace d'un instant, qu'il était prêt à lever la main sur elle. On ne connaît jamais mieux les gens qu'une fois qu'ils nous ont surpris. Mais son instant de peur de dura pas plus longtemps, elle reprit rapidement de la contenance et le défia alors de faire quelque chose qu'il pourrait regretter. Si bien entendu il était capable de ressentir le remords, mais avec lui rien n'était joué d'avance. Il partit alors dans une tirade dont chaque parole, chaque argument mit un coup dans la fierté de la fée. Il ne lui laissa pas l'occasion de répondre. Ce serait bien trop facile si elle avait eu son mot à dire dans cette histoire. « C'est à cause des pauvres enfoirés comme toi que nous les femmes on est obligées de faire avec ! » lui balança-t-elle avant que la porte ne claque. Elle ferma les yeux et porta les mains à son visage. Maintenant qu'il n'était plus dans la même pièce, c'était comme si la tension accumulée s'était évaporée et alors Emma se sentit faible dans ses jambes. Elle se laissa tomber sur le fauteuil et ravala les larmes de colère qui menaçaient de couler et détruire son maquillage. Si Emma se retenait toujours de pleurer c'était pour ne pas voir son visage rougi et gonflé, sinon quoi elle ne se serait sans doute pas fait prier. C'est laid, une femme qui pleure. « Un homme qui fait pleurer une femme ça l'est encore plus. » Zoe traversa la pièce et vint se poser sur les genoux de sa liée, en se blotissant contre elle pour témoigner de sa présence. Les longs doigts d'Emma parcoururent la fourure blanche et soyeuse tandis qu'elle reprenait son calme. « Je le hais. » Parce qu'il avait tellement tort et tellement raison à la fois. Parce qu'il était aussi mature qu'un gosse de sept ans. Parce qu'il s'imposait à elle et qu'elle ne pouvait rien faire pour y remédier.

« Et si on sortait ? » Emma acquiesça et laissa le chat descendre gracieusement sur le sol tandis qu'elle se levait pour épousseter son pantalon. Elle vida le contenu de son sac qui ne lui servirait pas et remit les pieds dans ses escarpins pour finalement quitter l'appartement avec Zoe sur les talons. Plus vite elle serait sortie mieux elle se porterait, restée enfermée avec son bourreau ne calmerait pas ses nerfs. Elle fouilla dans son sac lors d'une trajet entre l'appartement et le garage et en sortit les clés de sa Audi rutilante, rouge chromé et aussi propre que si elle était vendue en vitrine. Payer du personnel pour en prendre soin de façon hebdomadaire était tiré par les cheveux, mais dans ce monde tout en apparences, l'excès était l'arme la plus efficace de toutes. Emma s'installa au volant et lança son sac à main sur le siège passager, faisant râler Zoe qui fut alors contrainte de partager sa place avec le cuir blanc signé Lancel. Le temps que la porte automatisée du garage se lève laissa l'occasion à Emma de dissimuler ses yeux derrière une paire de lunettes à grosses montures, puis elle quitta la tour oppressante pour se consacrer un petit instant pour elle.

Avant même de s'engager dans les rues bondées, Emma savait où elle se rendrait. N'étant pas d'humeur à voir du monde, même pour faire une séance de shopping réparatrice, la cadette des Hottenberg planifia alors une séance de détente dans son SPA régulier, qui était en réalité un club privé réservé aux membres. Elle s'était procurée une place en jouant de ses relations alors qu'elle venait à peine de sortir du lycée, et s'y rendait lorsque son agenda le lui permettait. Généralement elle aimait s'y rendre accompagnée de sa meilleure amie, mais étant donné la situation elle allait se passer de la compagnie de cette dernière. Elle gara sa voiture dans le parking privé au sous-sol de l'établissement et s'engagea dans l'ascenseur où l'attendaient des miroirs qui lui renvoyèrent alors le reflet d'une pauvre adolescente débordée par la situation, bien loin de la femme pleine d'assurance qu'elle s'efforçait de devenir depuis qu'elle avait quitté le lycée. Les portes s'ouvrirent et elle fut bientôt assiégée par le personnel qui se chargea, comme à son habitude, de l'escorter où elle se sentirait le mieux. On prit soin de l'éloigner de son Affilié –qui lui-même recevrait son traitement de son côté en compagnie des autres– et de prendre tous ses effets personnels pour ne lui laisser qu'un maillot de main et un peignoir épais dans lequel elle s'emmitoufla alors qu'elle achevait de se rincer.

Après avoir été soigneusement démaquillée, Emma fit venir une masseuse qui prit soin d'elle durant une très longue heure pendant laquelle elle vida complètement son esprit, la faisant papillonner entre le sommeil et l'état éveillé. Le calme procuré par le centre était la meilleure alternative qu'elle avait pu trouver à la matinée horrible qu'elle venait de passer. Elle n'avait pas spécialement besoin de parler, ni de se remettre en question –à ses yeux elle n'était pas la fautive dans l'histoire– alors elle avait décidé de se faire chouchouter toute l'après midi, faute de ne pas recevoir suffisamment d'attention à la maison.
Au moment de partir, elle passa une nouvelle fois devant le miroir de l'ascenseur et remarqua avec délice comme son visage s'était métamorphosé. Elle n'était même plus en colère contre Hydra, et c'était tout juste s'il méritait qu'elle lui accorde la moindre attention jusqu'au lendemain. Sauf qu'Emma n'était pas du genre à pardonner sous prétexte qu'elle était de bonne humeur. Avant de rentrer, elle décida de faire un tour chez le coiffeur. N'ayant pas foncièrement besoin d'une nouvelle coiffure, elle demanda seulement à revitaliser sa couleur naturelle et sublimer les larges ondulations qui faisaient de sa crinière de feu une véritable chevelure de sirène. Une heure et trois cents drachmes plus tard, Emma même sans maquillage ressemblait à une princesse.


— X —


Son colocataire n'était pas à la maison quand elle franchit le seuil de la porte. Sans doute était-ce mieux ainsi, car de toute manière elle n'aurait pas su comment réagir s'ils en étaient venus à être confrontés l'un à l'autre. Après avoir récupéré les dossiers qu'elle était allée chercher à son bureau, Emma s'enferma dans sa chambre pour étudier plus en détails les rapports maintenant qu'on avait complété le dossier avec les pièces manquantes. Mademoiselle Hottenberg avait toujours été efficace si l'on ne la distrayait pas, raison pour laquelle le retard qu'elle avait pris durant l'après midi fut très vite rattrapé grâce à son désir de boucler ces affaires pour libérer sa soirée. Elle ne prévoyait rien de spécial, à vrai dire prendre trop de repos l'avait vidée de ses forces et par conséquent la demoiselle n'avait rien envie de faire excepté s'allonger dans son canapé et ne plus rien faire. Toutefois elle parvint à faire des concessions et se traîna jusque dans la salle de bain pour prendre une douche rapide afin de se rafraîchir plus qu'autre chose. L'appartement semblait bien calme depuis que la tempête avait éclaté, et alors qu'elle se rendait complètement nue jusqu'à son dressing, elle se surprit même à regarder par-dessus son épaule en quête d'une quelconque présence. Mais excepté Zoé qui traversait le couloir pour sortir, il n'y avait personne.

Emma n'était pas du genre à apprécier admirer son corps devant le miroir. Comme toutes les femmes du XXIème siècle, elle avait ses complexes –dont certains n'avaient pas lieu d'être– et avait ainsi du mal à rester nue trop longtemps, dans son dressing où les murs étaient couverts de miroirs. De plus, la vue des corps dénudés était quelque chose qui la mettait mal à l'aise –mais ça, personne n'avait besoin de le savoir. Elle farfouilla soigneusement dans le dressing à la recherche d'un pyjama et tomba alors sur un tiroir rempli d'une lingerie qu'elle n'avait pas sorti à cause de l'hiver. Maintenant que les jours se faisaient un peu meilleurs, il y avait moyen de sortir à nouveau le satin et la soie. Emma regarda les collections qu'elle avait eues en avant-première grâce à sa mère, dont la plupart des modèles ne seraient jamais mis sur le marchés tandis que le reste se verrait sur les mannequins Aubade d'ici un mois. Après avoir essayé plusieurs ensembles, elle opta pour un élégant déshabillé noir, dont la coupe plus courte que le modèle d'origine mettait en valeur ses longues jambes plus que n'importe quel autre ensemble, et couvrait ses hanches trop dessinées qu'elle avait en horreur. Le vêtement dans une soie noire brodée de dentelle qui semblait tomber autour d'elle et donnait l'impression de se soulever au moindre coup de vent. Avec ses longues ondulations rousses qui tombaient par-dessus son épaule, elle n'avait jamais été plus désirable et, l'espace d'un instant, Emma regretta presque de n'avoir personne pour la regarder. Elle tira un peignoir léger pour couvrir ses épaules dénudées et sortit de son dressing en attrapant ses lunettes papillon posées sur la commode.

Hydra n'était toujours pas rentré. Elle s'installa sur le fauteuil après avoir sorti un pot de glace à la vanille du réfrigérateur et posa l'exemplaire relié d'une œuvre qui lui avait été demandé de lire en vue de l'interview que lui avait accordé son auteur, et qui était prévue le mois prochain. Elle s'allongea à moitié dans le fauteuil, laissant ses jambes à faire pâlir un top-model pendre sur l'accoudoir tandis que ses cheveux venaient frôler le sol sans pour autant traîner par terre.
Le bruit de la porte qui s'ouvre la fit sursauter, mais elle ne se redressa pas et se contenta d'attendre. Emma croisa une jambe sur l'autre et fit glisser la dentelle noire le long de ses cuisses, sans risquer un seul regard vers l'entrée.
Penser qu'elle avait sorti le grand jeu par hasard, c'était mal la connaître.



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