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 I'm so sorry ... Not having held you in my arms [Pv Linsdey]

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Re: I'm so sorry ... Not having held you in my arms [Pv Linsdey] | Dim 14 Juin 2015, 11:46




« I'm so sorry ... Not having held you in my arms»


Une vraie petite maman qui fait attention à ce que son petit mange bien. C’est sûr que chez elle, personne ne doit mourir de faim, surtout pas. Donnant avec beaucoup de générosité, voir même un peu trop, à son fils sa mousse au chocolat. Bien qu’elle arrête au bout d’un moment, après tout vaut mieux pas qu’il finis avec une crise de foie.

Penchant un peu la tête quand son fils lui explique son boulot, enfin ça doit être ça ? Sûrement. June ne connaît pas du tout ce genre de boulot, c’est une nouveauté pour la demoiselle en ce moment même. On peut voler les gens par leur boulot électronique ? Woooh, trop puissant. Les étoiles dans les yeux de June témoignent bien de sa découverte en ce moment même. Bien que son fils, lui ne semble pas connaître son boulot, oh mon dieu !

« C’est le meilleur boulot de tout les temps ! C’est comme une présentatrice mais dans un cirque, j’annonce les show ! On prévoit le planning et tout ça ! C’est juste super, en plus j’ai plein de costume ! »

Oui, elle reste avant tout une demoiselle qui prend soins d’elle. Aimant être belle, aimant être regarder, la femme fait très attention à ses tenues et quand les mettres, après tout pour être sûr qu’on regarde, toujours mettre un truc original, et pas tout le temps le même !

« En plus certain me remonte la poitrine oui oui. »

Dit-elle en hochant la tête, oui c’est une priorité de dessiner les formes de la vampire, si on lui dessine pas elle boude. La femme range tout de même son reste de dessert, après tout autant ne pas rendre malade le fiston. Bien qu’au moment ou elle range, elle entend la réponse du brun dans foulé.

« Bah, c’est… Enfin ? Je ne sais pas trop non plus ! Veux dire qu’une copine ça fait plaisir, apporte le sourire ? Et aussi plein de câlin ! »

C’est vrai que la demoiselle ne sait pas trop de quoi elle parle en ce moment même. C’est vrai que quand elle parle amour, elle n’a pas d’exemple de gens en couple en ce moment, c’est dur. Faisant la moue, se rendant un peu compte qu’elle parle pour rien dire, la femme regarde un peu partout.

« Mais, tu vis ou mon petit ?! »

Changement de sujet en puissance. C’est sûr que quand on ne sait pas quoi dire, vaut mieux se taire tout de suite.  Préparant en même tant un thé pour elle, oubliant son rôle.

« Ah oui, tu as soif ? J’ai du thé à la tarte aux fraises ! Ou au muffin fruit rouge ! Ou sinon au citron ! »

La normalité tu connais ? La demoiselle met la bouilloire en route et s’assoit sur son pouf avec un petit sourire sur les lèvres. Le regardant encore de haut en bas, pour bien encrée son physique dans sa tête, pour ne jamais l’oublier.

« Car si tu n’as pas de maison, je peux toujours te prendre sous mon toit ! Comme une bonne maman ! Puis, je ne vais pas te laisser à la rue si tu n’en a pas ! Puis faut bien que je dépense mon argent dans quelque chose ! »

A part les vêtements et les cochonneries, c’est vrai que la femme n’a pas grand chose en dépense mensuel. Donc autant que cela sert au moins à une bonne cause, comme prendre soins de son fils. Pour une fois que la femme fait quelque chose de bien dans sa vie, autant bien le faire !






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Re: I'm so sorry ... Not having held you in my arms [Pv Linsdey] | Dim 14 Juin 2015, 14:38

I'm so sorry... Not having held you in my arms
Tu te demandes vaguement combien de temps encore tu vas pouvoir avaler les cuillères gigantesque que te présentais ta mère. Mais tu ne dis rien. Tu avales sans un mot tout ce qu’elle te donne. Tu ne te préoccupes pas du fait que tu pourrais en tomber malade. Ca n’a pas grande importance. Tu la vois s’enflammer quand elle commence à parler de son travail.

« C’est le meilleur boulot de tous les temps ! C’est comme une présentatrice mais dans un cirque, j’annonce les show ! On prévoit le planning et tout ça ! C’est juste super, en plus j’ai plein de costumes ! »

Oui. Tu comprends mieux maintenant. Tu arrives à peu près à imaginer ce qu’elle doit faire. Tu écoutes. Tu restes fasciné en quelque sorte par la passion qui se dégage d’elle, toi que rien ne motive, que rien n’intéresse. Toi qui travailles juste pour survivre ou passer un peu le temps, mais que ce travail n’inspire pas. Toi qui a cessé de s’intéresser à quoi que ce soit, tu regardes cette femme passionnée par son travail. Et tu te demandes ce qui peut bien l’intéresser dedans. Tu te demandes qu’est-ce qu’il y a de si bien. Tu te demandes comment elle fait pour être ainsi. Est-ce que tu la jalouses ? Tu ne saurais dire. Tu n’arrives pas à voir les raisons qui pourraient te pousser à ressentir une telle chose.

« En plus certains me remontent la poitrine oui oui. »

Dans une sorte de réflexe inconscient, ton regard se porte sur la poitrine de ta mère, aux courbes parfaitement dessinées par ses vêtements toujours mouillés. Tu hoches sagement la tête en remontant tes yeux pour les poser sur le visage de la femme.

« Bah, c’est… Enfin ? Je ne sais pas trop non plus ! Veux dire qu’une copine ça fait plaisir, apporte le sourire ? Et aussi plein de câlin ! »

Tu réfléchis à ce qu’elle te dit. A tes yeux, avoir une copine n’a pas d’intérêt. Ou plutôt n’en n’a plus. Tu en as eus par le passé. Pour essayer d’étouffer le trou béant laissé par la mort de ta mère. Pour soigner la douleur et effacer la solitude. Tu n’as jamais obtenu ces résultats tant désirés. Tu étais seul en étant entouré. Tu as essayé de t’accrocher à quelqu’un, de te raccrocher pour ne pas tomber. Ca n’a pas marché. Parce que c’était toi qui devais être fort, c’était sur toi qu’on devait pouvoir se reposer. Parce qu’à cette époque un homme devait être fort et une femme fragile. Parce que toi tu étais fragile comme du verre. Une statuette fissurée de toute part qui menaçait à tout moment d’éclater et que personne ne voulait rattraper. Parce que ce n’était pas dans l’air du temps ?

On t’a fait des reproches. On t’a laissé. On t’a abandonné. On a essayé de te faire culpabiliser encore. On a essayé de te changer, de te modifier. On a essayé de te transformer pour obtenir une autre image. Rien n’a marché. Et ta solitude s’est creusée. Encore et encore. Jusqu’à être ce qu’elle est aujourd’hui. Il n’y avait que Greta pour l’atténuer un peu. Mais la solitude que Greta effaçait était remplacée par la culpabilité. Tu as cessé d’essayer de calmer tout ça. Tu as fermé à double tour la porte qui donnait sur l’extérieur et tu t’es enfermé. La seule personne à ce jour pour qui tu veux peut-être bien entre-ouvrir cette porte, ce sera pour elle.

« Non. Je n’ai jamais connu ça. »

Pas comme ça. Pas de cette façon idéaliste dont on a tendance à imaginer une relation. Tu ne l’as jamais connu. Et tu ne le connaîtras sans doute jamais. Ca n’était pas plus mal n’est-ce pas ? Cela fait une chose en moi à te retenir, un lien en moins à t’enchaîner.

« Mais, tu vis ou mon petit ?! »

Tu clignes les yeux, reviens sur Terre. Tu fixes ta mère quelques seconds, essayant de comprendre le sens de sa phrase avant d’y arriver. Oh. Ton regard balais vaguement l’espace autour de toi et tu notes distraitement que le saladier de mousse au chocolat a disparu alors que tu penses à la réponse que tu vas donner. Un bruit de vaisselle. Ton regard la suit alors qu’elle prépare quelque chose. Tu frissonnes à cause du froid.

« Ah oui, tu as soif ? J’ai du thé à la tarte aux fraises ! Ou au muffin fruit rouge ! Ou sinon au citron ! »
« Je…préfère le café. Sinon au citron. »

Tu as hésité. As-tu le droit de réclamer ? Tu ne sais pas. Tu hésites. Tu ne pouvais jamais, enfant. Tu devais te taire. Te cacher. Ne pas protester et accepter. Supporter. On ne te laissait pas le choix. Tu t’es affirmé depuis. Un peu plus. Mais dans cette situation, où cette part d’enfant en toi est trop proche de la surface, tu ne sais plus. Tu ne sais pas. Tu ne maîtrises pas. Tu hésites et tu as peur. Tu craints. Tu crains le moindre faux pas qui te fera tomber. Tes mains se serrent. Ta voix tremble. Ton regard tombe sur le sol. La peur t’agrippe les entrailles, les secoue, les retourne, te fait mal alors que tu attends la réponse.

« Car si tu n’as pas de maison, je peux toujours te prendre sous mon toit ! Comme une bonne maman ! Puis, je ne vais pas te laisser à la rue si tu n’en a pas ! Puis faut bien que je dépense mon argent dans quelque chose ! »

Tu redresses légèrement la tête vers elle. Tu restes étonné de ce retour en arrière à propos du sujet de conversation, mais tu ne fais aucune remarque. Ta crainte se calme un peu. Elle relâche sa prise sur tes entrailles, mais elle est toujours là. Tapie dans l’ombre. Tu te mords la lèvre, détournes le regard, le repose sur ta mère, inspires.

« J’ai acheté une maison à Skyworld. Je vis là-bas…avec Greta. »

Les derniers mots ne sont qu’un murmure oublié. Quelque chose que tu dis pour toi-même. Un rappel que tu n’es pas totalement seul, pas autant que tu le penses. Un rappel violent autant de ta volonté de mourir que de ce qui t’en empêche. Un rappel de ton amie, celle qui t’aime assez pour avoir sacrifié son repos éternel pendant toutes ces années. Et que tu ne remercies pas assez car elle te soutient autant qu’elle s’oppose à toi.

Tes réflexions partent sur ce qu’elle a dit. Te prendre sous son toit ? Tu ne sais pas quoi en penser. Tu hésites. Encore. Toujours. Tu n’aimes pas ça. Rester avec elle, c’est prendre le risque de trop s’attacher à elle. De craindre de lui faire mal. De craindre d’être blesser encore si ce que tu vois n’est qu’une surface, une image. Partir chez toi, c’est avoir peur. Peur que tout ça ne soit qu’un fantasme de plus de ton âme malade. Peur de souffrir d’avantage d’une absence qui dure depuis des décennies et qui vient à peine de se calmer un peu. Tu ne sais pas. Tu voudrais pouvoir y penser. Mais il y a cette part de toi, réveillée depuis peu, qui observe sous la surface, qui te fait trop espérer, et qui te pousse en avant.

« Je pourrais vraiment ? Rester avec toi, ici ? »
kingyo pour zephyy




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Re: I'm so sorry ... Not having held you in my arms [Pv Linsdey] | Lun 29 Juin 2015, 16:24




« I'm so sorry ... Not having held you in my arms»


Peut être que tu parlais un peu trop vite sans réfléchir quoi que ce soit, c’est vrai que c’est mal de donner un faux espoir comme ça. Tu viens de percuter ta bêtise comme une idiote, la jeune femme ne sait plus d’un coup quoi faire. Regardant un peu partout, la femme fait chauffer l’eau quand elle entend qu’il préfère le café. Penchant un peu la tête et regardant un peu partout, la femme n’en boit pas trop, car soi-disant cela l’excite beaucoup trop. Faisant un peu la moue, la vampire se mord un peu la lèvre.

Bien que ce soit ta bêtise qui te fait mal, entendant la dernière parole de ton fils qui vient d’avoir un peu d’espoir. Serrant un peu le placard, tu ne trouvas qu’une seule idée à faire.

« Je vais aller chercher du soluble chez le voisin ! Si tu as besoin d’un truc sert toi ! »

Elle prend son parapluie pour sortir chercher le pot de café chez son père adoptif. Ce super médecin qui se travestit.  Jouant avec ses mèches de cheveux, la jeune femme entre comme chez elle. Trouvant l’homme en question qui regarde son film à l’eau de rose. Demandant juste du café et parlant de ce qui lui arrive vite-fait. Mais, laissa le vieux en suspense, étant donné qu’elle ne veut pas laisser son fiston seul. Mais, étonnamment, mister Yield n’était aucunement, voir même très peu surpris de ça… Le savait-il ? La madame Loyal posa une dernière question et avance avec le pot et un sac en plastic pour revenir dans sa petite maison sur roue.

« Me revoilà ! Avec le café ! Et des vêtements Secs pour toi ! »

Elle pose doucement le sac que le médecin lui a donné, la taille va sûrement pas la bonne, mais ça va être mieux qu’être trempé.  Ton sourire toujours présent, même si quelque chose te travail pas mal. Tu saisis les tasses pour servir donc un café et ton thé à la tarte aux fraises.  Les récipients bien chauds qu’elle dépose sur la table, avant de lui frotter encore les cheveux en souriant.

« En fait, il y a un soucis… »

Tu joues avec tes mains, bien que tu sois assez déçus, oui tu l’es un peu… Tu ne sais pas trop comment parler de ça, toi qui étais si contente puis d’un coup complètement paumé. June ne veut pas le regarder comme pour ne pas lui montrer toute la honte qui touche son visage, super comme image pour ton fils.

« Le cirque où je travaille, et épris d’une malédiction assez bizarre. Elle force à travailler et à rester ici. Il y a 95% de chance d’être maudit, c’est comme une maladie. Moi, je ne le suis pas… Donc je ne sais pas trop quoi faire, peut être que c’est à toi de le décider. Peut être que comme tu es de mes gênes, tu auras de la chance… Ou peut être pas. »


Elle baisse la tête, c’est une honte de donner autant d’espoir que cela. La joie qu’elle avait c’est vite calmer à cause de cette maudite malédiction. Surtout que bon, tu ne veux pas qu’il soit maudit comme les autres. Tu as de la chance toi, mais est-ce que lui en aura ?

« Enfin, je te laisse réfléchir ! Je vais aller juste me changer ! Profite aussi ! »

Tu te lèves de ton sièges pour aller dans ta chambre pour mettre une simple robe a brettelle, étant donné qu’il fait très chaud dans ta roulotte. Mettant le reste dans ton panier à linge sale. Attachant tes cheveux en couette pour ne pas trop trempée ton dos.  La femme revient tranquillement dans le salon et s’assoit en souriant, bien que d’un coup, elle qui est un moulin à parole, ne sait plus du tout quoi dire.





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Re: I'm so sorry ... Not having held you in my arms [Pv Linsdey] | Mar 14 Juil 2015, 17:20

I'm so sorry... Not having held you in my arms
L’amour. Qu’est-ce que c’est ? Un sentiment aussi puissant que volatile. Une chimère rêveuse. Une réaction chimique. Une notion, un idéal, un objectif, un but, une espérance, une croyance, une force, une émotion, un état d’âme, un chamboulement de l’existence même. Ou tellement plus simplement quelque chose que tu n’as jamais connu. L’amour, tu en entends parler, tous les jours, partout, comme une présence ou une puissance omniprésente et écrasante. Mais en dépit de ça, on ne peut pas vraiment dire que tu le connais. Ni que tu l’ais cherché. En fait, le seul que tu ais jamais cherché est celui d’une femme morte il y a des décennies. Tu regardes la vampire devant toi de tes yeux éteints, celle qui s’agite comme ayant fait une erreur, une bêtise. Vas-tu chercher son amour à elle aussi ? Ou bien.

L’as-tu déjà ?

« Je vais aller chercher du soluble chez le voisin ! Si tu as besoin d’un truc sert toi ! »

Tu hoches la tête en lâchant un faible et simple « D’accord. » et tes yeux la suivent alors qu’elle se saisi d’un parapluie et sort de la caravane. Tu n’hésites qu’un instant, mais cet instant est suffisant car lorsque tu regardes à travers la petite fenêtre de l’habitacle, ta mère n’est déjà plus visible. Disparue derrière le rideau dense que forme la pluie. Et alors que tu te tiens là, debout devant cette fenêtre à fixer l’extérieur, une vision s’impose dans ton esprit. Une vision comme un mauvais flash-back. Toi, à une autre époque, dans un autre lieu, sur une autre terre. Toi enfant, devant une autre fenêtre, à fixer un autre extérieur, à chercher une autre silhouette.

Et ce même enfant cherche encore sa mère.

Tu te recules brutalement, t’arraches à ces souvenirs dont tu ne veux pas ou plus. Ca fait trop mal. Les souvenirs en amènent d’autres, de moins en moins agréable, jusqu’à la solitude. Tes pas reculent peu à peu jusqu’à ce que tu te laisses tomber lourdement sur la chaise où tu te trouvais un peu plus tôt. Ta tête atterrit dans tes mains alors que tu chasses tout ça de tes pensées. Tu ne. Recommenceras. Pas. Il n’y a pas de raison que ça arrive, mais si jamais il y avait la moindre chance… Non. Tu ne veux pas y penser et par ailleurs tu es prêt à tout faire pour que ton cauchemar ne recommence pas une nouvelle fois.

Tu restes dans cette position à te battre avec tes démons pendant de longues minutes, jusqu’à ce que tu entendes la porte commencer à s’ouvrir. Alors tu te redresses brusquement et tu te rassois comme si tu n’avais jamais bougé. Quand ta mère entre dans la caravane en souriant, tu essayes de le lui rendre. Mais tu n’as plus sourit depuis longtemps et avec ton visage aminci et fatigué cela doit ressembler davantage à une grimace.

« Me revoilà ! Avec le café ! Et des vêtements secs pour toi ! »

Tu poses tes yeux sur le paquet de vêtement qu’elle dépose devant toi. Alors qu’elle se tourne pour finir de préparer le thé et le café, tu te relèves pour te saisir d’une pièce de tissu et l’observer. Tu hausses les épaules. Tu retires ton haut trempé et le pose de côté avant d’enfiler le sous-pull trop grand que ta mère t’a ramené. Les manches te tombent sur les mains et le col est trop large mais tu ne t’en préoccupes pas. Le bas subit le même sort, sans que tu ne te préoccupes du regard de la femme avec toi. Tu t’es trop habitué à Greta pour éprouver la moindre gêne pour quoique ce soit. L’une de tes mains maintient le pantalon trop large sur tes hanches alors que l’autre tient tes vêtements trempés dont tu ne sais pas trop quoi faire. Aurais-tu été chez toi que tu les aurais abandonnés sur le sol. Seulement tu n’es pas chez toi.

« …Qu’est-ce que je fais de ça ? »

Ta voix a des accents de timidité que tu ne te connais pas. Ou plus. Tu la regardes servir vos boissons respectives avant de revenir vers toi pour te frotter les cheveux. Tu te baisses par réflexes pour être à sa hauteur et lui faciliter la tâche. Même si les mouvements sont brusques tu ne te plains pas. Tu reçois une attention que tu as toujours souhaité après tout.

« En fait, il y a un soucis… »

Sa voix a faiblit. Et tant ça que les mots que ta mère a prononcé te figent. Tu relèves vers elle un regard incertain. Qu’est-ce que tu dois comprendre par « un soucis » ? Ces mots sont comme les monstres qui effraient les enfants, tu ne sais pas si tu dois avoir peur ou non. Alors tu attends. Elle ne te regarde pas et le poids dans ton ventre semble s’alourdir un peu plus. Mais tu attends.

« Le cirque où je travaille est épris d’une malédiction assez bizarre. Elle force à travailler et à rester ici. Il y a 95% de chance d’être maudit, c’est comme une maladie. Moi, je ne le suis pas… Donc je ne sais pas trop quoi faire, peut être que c’est à toi de le décider. Peut être que comme tu es de mes gênes, tu auras de la chance… Ou peut être pas. »

Tu l’écoutes sans dire un mot. Et quand elle finit tu t’interroges. Que penser et que faire ? Tu ne sais pas vraiment. La prudence, sans doute, voudrait que tu ne restes pas là, que tu t’échappes. Mais toi, tu ne veux pas te retrouver séparer de ta mère. Pas alors que tu as une chance. Alors tu restes dans le silence, partagé. Prudence ou besoin. Instinct ou envie. Tu n’aurais pas à réfléchir d’habitude, pourtant…

« Enfin, je te laisse réfléchir ! Je vais aller juste me changer ! Profite aussi ! »

Tu hoches la tête, bien qu’il soit un peu tard pour toi. Enfin… Tu la regardes disparaître dans une autre pièce et tu vas t’asseoir, une nouvelle fois. Tu réfléchis, tu soupires. Tu hésites, tu ne sais pas. Et ton visage retourne s’échouer contre tes paumes. Ca devrait pourtant être simple tu ne penses pas ? Tu souffles. Tu te tortures l’esprit. Tu cherches la réponse alors même que le choix est simple. Au final, tu n’es vraiment qu’un enfant non ? Même quand ta mère revient, tu n’as pas avancé.

« Pourquoi…tu restes ici si tu n’es pas maudite ? »

La question a franchit tes lèvres sans que tu n’y penses vraiment. Mais d’un autre côté c’est logique tu ne crois pas ? Si elle n’est pas maudite, alors elle pourrait bien venir avec toi, t’évitant de rester ici, et pouvant revenir quand elle le veut. C’est égoïste. Tu es égoïste de toute façon donc ça te ressemble bien.

« Pourquoi Rose est maudite alors que c’est ta sœur ? »

Peut-être parce que ce n’est pas tout à fait sa sœur. Elle est la sœur de ton père, père qui est devenu ta mère sans être ton père. Une histoire compliquée pour toi. Tu n’as pas tout compris, simplement qu’il ne fallait rien dire à la principale concernée.

« Plutôt que moi, pourquoi toi tu ne viendrais pas avec moi ? »

Et l’entraîner dans ton égoïsme.
kingyo pour zephyy




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Re: I'm so sorry ... Not having held you in my arms [Pv Linsdey] | Mar 21 Juil 2015, 16:31




« I'm so sorry ... Not having held you in my arms»


« Pourquoi…tu restes ici si tu n’es pas maudite ? »

Dit ton enfant qui te rappel au combien tu es naïf. Tu tiens les vêtements mouillé de celui-ci que tu accroche au petit séchoir vers la fenêtre. Clignant plusieurs fois des yeux, pourquoi tu reste ici ? C’est vrai pourquoi ? Car plus loin dans ta mémoire, tu te vois couverte d’une couverture pour aller ici. Ta famille est là, mais c’est vrai que toi tu es différente des autres personnes, tu n’es pas maudite, tu es normal ? Pas tellement, mais tu ne le sais pas du tout ça.

« Pourquoi Rose est maudite alors que c’est ta sœur ?
-Car je suis dans le 5% de chance ? »

Oui, c’est comme ça, c’est ainsi. Se grattant un peu la tête, la femme ne sait pas du tout quoi dire devant ça… Un coup de chance ! Juste un coup comme ça, pour une fois qu’elle a de la chance, enfin June en a un insolente de chance. Après tout, tu vis avec le sourire, avec la chance, avec la joie…Tu peux faire ce que tu veux en fait… Contrairement à Lyvion ou Amel, toi tu peux sortir et revenir quand tu le souhaite. C’est peut être pour ça que tu semble si éloigné de tout le monde. Tu t’assois doucement afin de pouvoir prendre ta tasse et boire un coup… Le liquide chaud ne te ramène pas à la réalité. C’est ainsi que tu es, une fille différente de tous…

« Plutôt que moi, pourquoi toi tu ne viendrais pas avec moi ? »

Ses yeux se grossirent un bon coup… Vivre loin du cirque ? Après vu ta rapidités, cela ne prendra pas du tout une éternité à revenir… Prendre cela comme un break ? Puis avec ce qui est arrivé avec les sans-cœur… Tu ne veux pas que le cirque soit en danger à cause de toi. Te mordant un peu la lèvre… La jeune femme est totalement en proie au doute. Et si on te remplacer par une autre personne ? Et si le cirque ne voulait plus de toi car tu serais trop loin de tous… Serrant ton pouce qui n’a rien demandé, tu ne sais pas du tout. Puis tu pourras laisser ta caravane ici, tu seras juste un peu plus loin ?

« C’est assez…Compliqué ! »

Dit-elle en se grattant les cheveux, voulant juste brisé ce silence un peu trop pesant. En fait, à trop réfléchir, tu commence vraiment à te perdre dans ta réflexion. Lui dire non, c’est peut être le vexé. Mais dire oui serait que les autres soient vexés. Trop de méditation tue la méditation. Pourtant, quand tu vois son corps si maigre et faible… Tu ne peux pas…

« Eh bien, il faudrait voir ta maison, et tout refaire a mon gout ! Je suis une diiiiva ! Je mérite ce qu’il y a de bon ! » Rit-elle « Juste qu’il faudra tout acheter comme je suis en caravane, je n’ai aucun meuble… Puis, ton amie peut être ne voudra pas de moi, tu y as pensé ? »

Laissé son petit partir alors qu’il a la peau sur les os ? Non, hors de question. Bon le truc, c’est qu’il va falloir dire à Felix que sa grande patronne déménage ? Encore plus proche de lui, en fait il va être persuadé qu’elle le suit.

« Après faudrait que j’emprunte le même chemin que Felix quand il vient. Enfin, on va devenir comme tout ces gens qui ne dorment pas sur leur lieu de travail ! »

C’est une façon de pensée bien à elle. C’est sûr qu’il va falloir prévenir, préparer, recevoir de l’aide. Voir cette maison aussi… Owy, si elle ne lui plait pas ça ne va clairement pas le faire du tout ! La demoiselle est déjà entrain d’imaginer comment refaire la décoration de celle-ci… C’est vraiment pas gagné vu comme tu réfléchis June, prend le temps quand même !





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Re: I'm so sorry ... Not having held you in my arms [Pv Linsdey] | Jeu 03 Sep 2015, 20:56

I'm so sorry... Not having held you in my arms
Tu peux te montrer d’un égoïsme sans nom parfois. Tu le sais ça ? Bien sûr que tu le sais. Tu en as semé des preuves innombrables le long de ton chemin de pierre et de sang. Tu en as une preuve sous les yeux presque tous les jours. Greta. Greta est le résultat de ton égoïsme, plantée là, dans un espace qui n’est pas le sien par ta faute. Si ça te dérangerait autant que tu le prétends, si tu culpabilisais autant que tu sembles le penser, tu l’aurais déjà amené de force aux Enfers, tu ne penses pas ? Tu te raccroches à June, à ta mère. Tu tentes de la faire plonger avec toi dans l’abîme sans fond de ton existence.

« Car je suis dans le 5% de chance ? »

Peut-être. Tu ne sais pas exactement comment fonctionne cette malédiction. Aléatoirement ? Va savoir. Est-ce que tu t’en fiches ? Oui. Ta mère n’est pas touchée, c’est bien là la seule chose que tu as pleinement assimilée dans cette histoire. Ca et le fait que ta mère est ton père sans le savoir. Réfléchis Lindsey. Réfléchis un peu. Abrité sous un même toit ta mère qui semble t’aimer sincèrement et ton père qui souhaite ta mort, est-ce une bonne idée ? A tes yeux, ça semble bien l’être. L’amour et la mort à portée de main. C’est un peu l’idéal pour toi non ? Ca y ressemble en tout cas.

« C’est assez… Compliqué ! »

Tu penches légèrement la tête. Qu’est-ce qui est… Compliqué ? Elle ne veut pas, n’est-ce pas ? Elle est plus raisonnable que toi. Elle réfléchie aux conséquences, elle. Ou peut-être n’a-t-elle simplement pas envie de venir vivre avec toi ? C’est une pensée qui a le mérite de te glacer. Tu t’en rends compte soudain, lorsque l’euphorie retombe comme chape de plomb. Et si tu gênais ? Ah ah ! Cette petite idée vient s’incruster dans ta tête, elle s’y fait une place bien au chaud, comme un parasite. Tu n’y as pas pensé jusque là, mais peut-être bien que tu la gêne Lindsey. Même si elle est heureuse de revoir cet enfant qui lui a visiblement tant manqué, elle n’a peut-être pas envie de se retrouver avec un adulte au corps d’adolescent dans les pattes. Ne pensait-elle pas que tu n’étais qu’un bébé, plus tôt ? Ah, tu doutes, tu trembles. Tes pensées s’emmêlent alors que tu baisses ton regard sur tes pieds nus.

« Eh bien, il faudrait voir ta maison, et tout refaire a mon gout ! Je suis une diiiiva ! Je mérite ce qu’il y a de bon ! Juste qu’il faudra tout acheter comme je suis en caravane, je n’ai aucun meuble… Puis, ton amie peut être ne voudra pas de moi, tu y as pensé ? »

Tu relèves brutalement la tête pour poser sur ta mère des yeux légèrement écarquillés ; Tu avais douté. Pour presque rien semble-t-il. Mais tu n’as pas confiance en toi Lindsey. Personne ne t’a apprit. Au contraire, les gens qui t’ont éduqué t’ont toujours si bien fait savoir que tu ne valais rien. Comment veux-tu pouvoir faire confiance, à toi-même et aux autres ? Tu ne peux pas. Tu n’y arrives pas. Tu en es incapable. Tu vis dans un monde qui ne cesse de se construire que pour mieux s’effondrer. Encore et encore. Tu ne dois pas savoir ce qu’est la stabilité. Juste le désordre et la déception. Les blessures qui s’entassent jusqu’à ne plus pouvoir guérir.

Le comportement de ta mère t’arrache un bien maigre sourire. Il faut dire qu’elle est bien différente de toi. Vivante. Energique. Souriante. Avenante. Extravertie. Tous ces mots qui te sautent à la figure et auxquels tu es étranger. Est-ce que tu aurais put être comme ça, toi aussi ? Si tu avais grandis avec elle, peut-être. Si ton autre mère t’avait aimé comme toi tu l’avais fait, peut-être. Si tu étais né ailleurs, à un autre endroit, dans un autre temps, ti si tu avais été quelque chose d’autre, sans doute.

« Tu ne la dérangeras pas. Au contraire, Greta sera contente que quelqu’un…soit là pour moi. Elle dira que c’est bien que je ne sois plus seul. Et les meubles ne sont pas un problème. »

Tu doutes encore un peu. C’est trop beau pour toi ? Tu veux être sûr, certain. Tu veux l’entraîner avec toi, loin, profondément dans ta solitude. L’enfermer dans ton monde. A moins que ce ne soit elle qui te tire dans le sien ? A moins que ce ne soit elle qui t’entraîne, qui te fait sortir de là ? Qui sait. Seul l’avenir peut le dire, tu ne crois pas ? Le temps te permettra de savoir, te permettra de constater. Tu n’as jamais été très doué pour prédire l’avenir.

« Après faudrait que j’emprunte le même chemin que Felix quand il vient. Enfin, on va devenir comme tout ces gens qui ne dorment pas sur leur lieu de travail ! »
« Qui est…Felix ? »

La curiosité te pique, et avec elle une forme d’angoisse que tu crois reconnaître. Une angoisse qui t’es familière et que tu détestes immédiatement car très vite elle s’accompagne de mauvais souvenirs. L’abandon. Les blessures. La violence. La jalousie. Et la haine. Puis du sang et des cris dans un vieil entrepôt laissé à l’abandon non loin de fondations. Tu ne veux pas que cela recommence.
kingyo pour zephyy




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Re: I'm so sorry ... Not having held you in my arms [Pv Linsdey] | Lun 26 Oct 2015, 00:23




« I'm so sorry ... Not having held you in my arms»


Une maman c’est un être qui est toujours là à tendre une main compatissante et toujours prête à lever son petit. C’est sur que la femme ne s’attendait pas du jour au lendemain être mère, c’est vrai que ta mère n’est qu’un gruyère qui fait ce qui veut, mais parfois, il est agréable de savoir ce qu’on est. Cette fois, tu découvres que tu as porté la vie, enfin tu le crois, tu en es persuadé. Mais pourtant, tu ne te souviens pas avoir entendu son cri… Celui à la naissance qu’un bébé pousse après avoir prit sa première bouffé d’air… Secouant la tête, cela ne vient pas du tout dans ta petite tête châtain.

Pourtant, tu voulais récupérer ce temps perdu, quelques choses pour rattraper ce temps que tu as perdu avec ta vie, que tu n’as pas pu offrir à cet enfant perdu, ton enfant qui semble si mal, si perdu, c’est ta faute non ? C’est la tienne et seulement la tienne. Mère indigne. Pourtant, tu tentes de vouloir faire tout ce que tu peux pour juste récupérer ce « temps » perdu.

Alors, sans vouloir trop réfléchir, tu décides donc de faire ton propre choix, ton choix peut être fou. Rose hurlerait que non, Lyvion te dirait sûrement bon vent, de toute façon vu les piques peut être que tu ne vas pas lui manquer d’être loin… Pourtant c’est un pincement au cœur. Amel sera bien heureux aussi de ne plus voir ta tête. Tu ne manqueras sûrement à personne, oui sûrement. Te mordant un peu la lèvre, la demoiselle se fait mal d’avoir des pensées pareil. Mais, tu te dis qu’au moins ta caravane sera toujours là ! Tu pourras revenir de temps en temps aussi, oui voilà ce qui te rassure, mais tu veux rester aussi avec ton enfant… Que tu ne veux pas voir bloquer ici.

« Tu ne la dérangeras pas. Au contraire, Greta sera contente que quelqu’un…soit là pour moi. Elle dira que c’est bien que je ne sois plus seul. Et les meubles ne sont pas un problème. »

C’est vrai que cette Greta t’intrigue de plus en plus, il semble beaucoup aimer cette demoiselle, huhuhu, ton sourire qui veut vraiment tout dire sur le coup. S’étirant de tout son long comme une ballerine, histoire de bien se sentir, elle avance pour prendre son portable pour commencer à taper un sms pour ce chère petit Felix.

« Qui est…Felix ? »

Tu lèves un peu la tête à cette question plutôt logique, tu dis un prénom inconnu à ton gamin, ce qui est donc logique qu’il demande qui est ce type qui porte le nom d’un chat de Pub et de pâtée pour chat.

« C’est mon larbin ! Enfin mon assistant, il m’aide dans tout ! Il est adorable ! Une petite bouille de gamin blond ! A croquer ! C’est aussi mon bar à sang ! »

Rit-elle de plein cœur en notant donc un sms pour lui dire qu’elle va déménager du cirque et se rapprocher de lui encore plus prêt. Il va tellement flipper en vrai, mais cela t’amuse tellement. Bien qu’il affiche une petite mine, penchant un peu la tête, la femme approche doucement pour le serre, peut importe si sa tête était dans ta poitrine, c’était ton enfant, peu importe la position où son âge, il est celui envers qui maintenant tu dois le protéger du monde. Tu lui frottes doucement les cheveux avec un geste délicat et tendre, il est grand, il est vieux, mais il est ce petit bébé que tu cherchais.

« Dis dis ? Il ressemble à quoi le père ? Si tu le connais ! Je veux savoir..Enfin… Je suis légèrement curieuse quand même… »

C’est vrai que s’il est ton enfant, tu as peut être aimé un homme ? C’est vrai que l’idée que tu sois « ce père » ne te viendrais jamais à l’idée, c’est vrai que ce n’est pas possible ce genre de chose, enfin il ne faut jamais dire jamais. Tu lui frotte les joues de tes mains bien chaudes.

« Mais, si tu sais pas du tout c’est pas graaaavou ! »

Tu parles à un bébé là.

« Bon, alors je vais devoir faire mes valises ! Tu veux que je viens quand ? Y a tout tout ? Vraiment une graaaande armoire ? Un gros lit ?! Tout ça ?! »

Tu es vraiment une personne qui est un peu égoïste et un peu trop matériel, bien que tu sois heureuse de l’avoir retrouvé, ta précieuse progéniture.




C O D A G E  P A R  @G A K I.  S U R  E P I C O D E




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Re: I'm so sorry ... Not having held you in my arms [Pv Linsdey] | Sam 26 Déc 2015, 15:18

I'm so sorry... Not having held you in my arms
Il y a de l’angoisse dans ton attente. De l’angoisse et de la peur. Des mauvais souvenirs. Une violence qui ne t’a jamais quitté et qui est en toi comme un gaz sous pression. Le bouchon y est fragile. Ah. Et peut-être un peu d’espoir aussi. Un tout petit peu. De quoi donc ? L’espoir de te tromper sans doute. De voir tes pensées être démenties et démontées. C’est amusant tu ne trouves pas ? Cette façon dont toi, un être pourtant vide, dépourvu de la moindre étincelle, arrive si facilement à espérer. Ton mode de fonctionnement est un mystère. A moins que ce ne soit un effet de la présence de cette femme avec toi ? Tu as beau avoir plus d’un demi-siècle, tu es toujours un gamin ridicule qui se raccroche de toutes ses forces aux jupons de sa mère à la moindre occasion. Tu es pitoyable. Mais ça, tu le sais déjà non ? Tu essayes de ne rien montrer de la tempête qui s’agite en toi, et tu y arrives plutôt bien. Il n’y a guère que Greta qui parvient à lire en toi en toutes circonstances. Mais Greta n’est pas là. Ici, il n’y a que ta mère et toi. Et ta tante, à quelques mètres de là, mais elle ne vous voit pas.

« C’est mon larbin ! Enfin, mon assistant, il m’aide dans tout ! Il est adorable ! Une petite bouille de gamin blond ! A croquer ! C’est aussi mon bar à sang ! »

C’est une vague de soulagement qui te submerge. Une vague qui ressemble beaucoup à un tsunami. Ca emporte tout, c’est violent et brutal, trop soudain pour que quoi que ce soit ait le temps de s’accrocher. Ca te lave de toute peur, de tout doute. Ca te laisse presque serein. Amusant. Est-ce que tu as déjà été serein ? Oui. Mais cela remonte à des années et des années. Lorsque Greta était vivante, lorsque vous étiez tous les deux encore de petits enfants dans un monde en reconstruction, et que sa famille t’accueillait à bras ouverts pour les fêtes lorsque la tienne propre te rejetait. Tu avais déjà été serein Lindsey. Dans ces souvenirs nuageux où tu savais alors qu’il existait sur cette Terre des gens qui t’aimaient. Tu ne le sais plus maintenant. Tu as oublié que l’on pouvait t’aimer. Peut-être pourra-t-elle te réapprendre. Tu hoches la tête à ses mots, les yeux un peu dans le vague.

Et d’un coup, tu sens une étreinte chaude t’envelopper. C’est presque brûlant alors que ta tête repose contre la poitrine de ta mère. A quand remonte la dernière fois que quelqu’un t’a enlacé comme ça ? A quand remonte la dernière fois où ton corps, ton cœur et ton âme glacés se sont réchauffés ? Tu ne t’en souviens plus. Peut-être avant la mort de Greta. Peut-être avant la mort de ta mère. Cela s’est fait progressivement. Peu à peu alors que tu perdais les personnes que tu aimais, peu à peu alors que t’effondrais, peu à peu tu t’es glacé. Le froid est synonyme de mort, et les morts ne souffrent pas. Contrairement à toi. Pourtant la chaleur tout autour de toi te rappelle que tu possèdes encore quelque chose. Tu vas peut-être pouvoir te réchauffer au contact de ce feu. Après un temps d’hésitation, tu fais passer tes mains dans le dos de ta mère et agrippe le tissu de ses vêtements. Tu t’ancres solidement à elle. Ta bouée de sauvetage. Tu es calme. Tu es bien. Mais pas pour longtemps, helas.

« Dis dis ? Il ressemble à quoi le père ? Si tu le connais ! Je veux savoir..Enfin… Je suis légèrement curieuse quand même… Mais, si tu sais pas du tout c’est pas graaaavou ! »

Tu te crispes, tes muscles se tendent. Des souvenirs affluent, vécus ou rêvés. Et puis une pensée, une seule, absurde et réelle tout à la fois. Le père, ton père, c’est elle. C’est cette femme qui te prend dans ses bras et à qui tu t’accroches. C’est cette mère dont tu as tant rêvé et que tu as tant attendu et désiré. C’est elle, le père, ton père qui ne veut que ta mort. Ce n’est pas quelque chose que tu peux juste lui dire, tu le réalises pleinement. Ce n’est pas non plus quelque chose que tu veux. Tu es trop bien là, à cet endroit, à cet instant. Il serait trop cruel de tout faire éclater. Ce serait trop cruel, pour vous deux. Alors tu forces ton cœur à reprendre un rythme normal, tu respires profondément.

« Je ne le connais pas. Je n’ai qu’une photo… J’ai eut un beau-père aussi, il était…mmmh, violent… »

La fin de ta phrase est à peine murmurer par ta voix déjà faible. C’est probablement la première fois que tu mets des mots sur ça, que tu en parles. Tu n’avais pas besoin d’en parler avant, parce que Greta savait. Mais ta mère, elle, elle ne sait pas. C’est peut-être une erreur de lui en avoir parlé. Tu respires. Violent ? Le mot est bien faible, tu le sais Lindsey ? Non, tu ne sais pas. Parce que tu as fais pire que lui. Parce que le monstre, de vous deux, c’est toi. Mais ça tu sais, c’est dans ton monde. Dans la réalité, cet homme était le monstre, et toi une victime qui s’est vengée.

« Bon, alors je vais devoir faire mes valises ! Tu veux que je viens quand ? Y a tout tout ? Vraiment une graaaande armoire ? Un gros lit ?! Tout ça ?! »

Tes épaules tressautent silencieusement alors qu’un léger rire muet te secoue. Tu as envie de sourire, mais ton visage a un peu de mal à suivre. Tu visualises la maison en essayant de voir si ce que ta mère réclame y est bien. Tu vis là-bas depuis plusieurs années, mais à l’exception de la cave que tu as emménagé pour toi, de la cuisine, salle de bain et sanitaires, tu n’as que peu mis les pieds dans les autres pièces. A quoi te servait cette maison alors ? Bonne question. Tu l’as pourtant aménagé. En quelque sorte. Sous les injonctions de Greta qui voulait y apporter un peu de vie. Ah ah.

« Viens quand tu veux. Tu auras la plus grande chambre, et tu pourras l’aménager comme tu veux. Avec la plus grand armoire et le plus gros lit. »

Tu lui donnerais tout ce qu’elle veut, tant qu’elle ne te laisse pas.
kingyo pour zephyy




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