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 Can't breathe unless I feel you next to me Ω Perséphone ♥

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Can't breathe unless I feel you next to me Ω Perséphone ♥ | Lun 02 Mar 2015, 03:38



Can't breathe unless I feel you next to me

PV Perséphone






Ce n'était pas le paradis. C'était un royaume hanté, dont les âmes damnées foulaient le sol rocailleux de leurs pieds sales, à la peau aussi déchirée que leur raison. Où les cauchemars exultaient à travers les tourments des morts, trouvant saveur par leurs haleines putrides et vigueur par leurs membres émaciés. Nulle trompette céleste ne résonnait ci-bas ; seules d'interminables lamentations de désespoir se faisaient entendre, morbide symphonie d'un orchestre sans éclat. Une étrange monotonie régnait, comme pour interdire les damnés de quitter ce cercle infini de souffrances. Où que nos yeux se posent tout paraissait monochrome, les rares couleurs qu'on pouvait discerner clairement étaient celles des flammes et des grands fleuves qui parcouraient ce vaste domaine. Ce domaine si vierge et pourtant souillé de toute part, dépouillé de toute vie et pourtant rempli d'un désespoir propre aux mortels : celui des souvenirs de jours meilleurs, quand ce supplice immoral ne les affligeaient pas à chaque seconde. Leur moindre pas était un calvaire, et ils ne pouvaient compter sur l'aide de personne pour en être libérés. Leur douleur était un traitement impitoyable, à la hauteur du mal qu'ils avaient pu infliger autour d'eux par le passé. Face à cet usage rigoureux de cruauté inflexible, une unique question subsistait : l'espoir était-il seulement permis, sur ces terres que jamais ne réchauffaient les rayons mielleux du jour ?

Non, ce n'était pas le paradis. Le tableau qu'offrait les Enfers était répugnant, dépravé, impur. Mais en cela, il était le reflet des facettes les plus ténébreux de ce monde.
Cependant, même dans ce fief stérile, tout n'avait pas revêtu le manteau sombre du désespoir ; on pouvait trouver ça et là des effluves printanières, preuve qu'une lueur subsistait, qu'un renouveau était possible. Les fleurs poussaient même sous terre contrairement à ce qu'on pourrait penser, elles étaient simplement difficiles à trouver.

Il y avait justement une fleur sur l'âtre auquel faisait face Hadès, entre quelques autres décorations. Elle n'avait pas été posée là par ses soins – il limitait ses contacts avec les fleurs par prudence, n'ayant pas la main verte –, mais par ceux de sa tendre épouse qui se trouvait à ses côtés.
Perséphone, aussi belle que rayonnante, déesse du printemps qui n'avait rien à envier à cette magnifique saison. Elle était, avait toujours été et serait encore longtemps sa reine ainsi que sa paix ; seule sa présence avait sur le monarque cet effet à la fois apaisant et réparateur, elle seule pouvait réchauffer son cœur de glace. L'amour, voilà ce qui était né en plein milieu de ce lieu, aussi incongrûment qu'une rose fleurirait en plein hiver. Et quoi que les légendes racontent, cette affection profonde était réciproque. Pourtant on pouvait sans mentir affirmer que leur romance n'avait pas eu des débuts faciles, de par le fait que le fils de Cronos avait poussé loin son audace en arrachant sa moitié à sa vie d'antan. Par son égoïsme, son désir de la garder près de lui, il l'avait arbitrairement séparée de sa mère et liée aux Enfers. En plus de cela, leurs caractères étaient deux opposés complets : elle était le jour chaleureux, toujours pétillante, souriante et généreuse. Tandis que lui était la nuit sombre au travers de laquelle on ne voit rien, silencieux et incapable de compassion.

Mais c'était justement le sourire éclatant et la pureté de Perséphone qui avaient séduits Hadès en un battement de cil. Leurs différences leur avaient permis de se rapprocher et de s'aimer. De changer, aussi, car l'un comme l'autre avait grandement évolué depuis leur rencontre. Par sa douceur infinie, la belle avait réussi le miracle de modérer ce dieu pourtant peu commode. On pouvait presque parler d'apprivoisement. S'il acceptait si bien son rôle sans en vouloir à Zeus, si ses jugements étaient moins sévères qu'avant, c'était grâce à celle qui lui avait appris ce qu'était la tendresse. Aujourd'hui, qui sait quel genre d'être il serait sans cette influence ?
Ce genre de pensée nostalgique lui traversait l'esprit, tandis que le chthonien aux yeux rubis contemplait les flammes dansant dans leur foyer. Confortablement installé sur un canapé, son épouse reposant sur son flanc, il lui caressait doucement le bras en se laissant égarer dans des réflexions diverses. Le couple avait décidé de passer cette journée d'hiver ensemble, au calme, sans laisser le travail les déranger – sans regret, il va sans dire.
Les lèvres du geôlier des morts s'étirèrent en leur coin, avant qu'il ne se penche pour déposer un baiser sur la chevelure ensoleillée de sa compagne. Il posa la tête sur son crâne en reportant son regard sur la cheminée embrasée.

« Te souviens-tu ? Au début, je ne pouvais pas t'approcher de moins d'un mètre sans que tu ne me menaces. J'avoue être parfois étonné en repensant à cette époque, nous avons tant évolué qu'elle me paraîtrait presque irréelle. » Son but était évidemment de la taquiner en lui rappelant la manière dont elle l'accueillait lorsqu'il tentait de se rapprocher. Ah, il la revoyait encore brandissant le premier objet venu, en le regardant avec fureur. Cependant Hadès s'émerveillait sincèrement des changements qu'ils avaient connus depuis. Sa rencontre avec Perséphone était ce qui lui était arrivé de mieux dans sa longue existence, le contre-poids de l'aigreur qui l'avait envahi lorsqu'il avait hérité des Enfers. Elle avait remplacé sa rancune par l'amour. En fermant les yeux, la déité songea une énième fois que sans sa beauté d'âme, la laideur de son propre royaume l'aveuglerait encore. « Pouvoir te tenir contre moi ainsi... C'est une chance inestimable. » Survint alors la pensée ironique que si on célébrait Aphrodite et érigeait des temples en l'honneur de sa beauté, il trouvait sa femme bien plus belle. Allez savoir comment sa chère nièce réagirait, si elle l'apprenait, ses réactions pouvaient surprendre. Mais dans tous il ne reviendrait pas sur son opinion. En revanche le roi des morts était bien heureux que Perséphone n'ait pas le rôle ni la réputation d'Aphrodite, car cela voudrait dire que les prononceraient plus souvent son nom – voir la convoiteraient. Sa jalousie et sa possessivité auraient bien du mal à l'accepter.

 




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Re: Can't breathe unless I feel you next to me Ω Perséphone ♥ | Lun 02 Mar 2015, 14:11



.Perséphone & Hadès.Un murmure du coeur



AUne nouvelle journée d’hiver venait de pointer le bout de son nez glaciale, murmurant d’un air glacial aux creux du cœur des hommes la comptine de l’hiver maître du monde en cette période. Serpent invisible, il avait l’art de se glisser partout, à travers chaque fenêtre laissée négligemment ouverte, chaque porte que l’on ouvrait et fermait rapidement pour s’extraire de chez soi, chaque orifice des vêtements que l’on porte et à travers chaque bouche ouverte pour inspirer profondément l’air du nord. Oui, le temps de la neige était un roi bien cruel qui n’avait de cesse de tourmenter son peuple qu’il soit humain ou animaux. Personne n’échappait à son regard givrant. Régnait-il aussi bien sous terre qu’à la surface ? Neige-t-il en enfers ? Non, cela ne se peut. Pourtant, il y fait souvent aussi glacial que brûlant, de part les âmes errantes en ce lieu. Non il ne neige pas en enfers cependant, une saison a su y prendre place, a su s’établir timidement mais sûrement. Le printemps. Cette période si réjouissante pour le cœur des hommes, cette saison remplie d’espoir et annonciatrice de renouveau et de naissance, cet intervalle durant lequel tout n’est que chaleur, parfums sucré et sourire. Seigneur, qu’est-ce que j’aime cette saison si gracieuse et délicate, mais ici bas, elle n’est perçue que comme un rappel douloureux de ce qu’est la vie sur terre. Une piqûre de rappel dont les damnés préfèrent se passer mais moi, elle me plaît tant. Ce n’est pas uniquement parce que j’en suis la déesse mais c’est simplement, parce qu’elle sait faire fondre même les morceaux de glace les plus coriace. A cette pensée, un léger sourire vint parer mes lèvres et mon regard dévia légèrement de sa trajectoire pour venir s’arrimer au visage de mon tendre époux. Oui, même le plus glacial des cœurs ne put s’empêcher succomber au charme et à la douce chaleur du printemps. Le printemps, j’aime cette saison car sans elle, je ne serai probablement pas ici, étendue sur le flanc de l’être le plus doux et aimant que j’ai jamais rencontré.

Que cette journée me semble douce et apaisante car enfin, nous avons pris la décision de s’accorder une journée dédiée uniquement à notre amour, sans interférence, sans ennuis, sans travail. Vingt-quatre petites heures durant lesquelles je ne suis plus que Perséphone, l’épouse d’Hadès, délaissant ainsi mon manteau de reine des enfers. Cette idée m’avait ravie au plus haut point car il fallait admettre que nous n’avions eu que peu de temps à nous accorder l’un à l’autre, ces derniers jours car les être maléfiques qui s’étaient évadés semblaient profiter d’avantage des brumes glacées de l’hiver pour s’attaquer aux être humains. De ce fait, trop d’âme s’étaient retrouvées en enfers alors qu’elles n’auraient dû s’y retrouver et vice versa. Mon aimé et moi avions finit par être agacés par cette situation et ainsi avait-il proposé que l’on s’accorde du temps. Rien que nous. Un soupire d’aise m’échappa lorsque je sentis ses lèvres contre ma tête, me blottissant un peu plus contre lui alors que sa voix s’éleva, faisant vibrer son buste avec force. Mon aimé repense à nos débuts ? Comme c’est amusant. Un petit rire vint ponctuer ses propos, de même qu’une légère rougeur sur mes joues de pêche. Je ne peux m’empêcher de rougir lorsqu’il me complimente de la sorte car même si j’ai parfaitement conscience d’être une femme possédant d’appréciables qualités, je ne puis empêcher mon cœur et mon corps de réagir quand mon aimé me démontre son amour pour moi. A-t-on déjà vu un amour aussi beau et aussi pur que celui auquel donna naissance le cœur d’Hadès, roi et maître incontesté des enfers ? Non, après toutes ces années d’existence, je n’avais jamais rencontré une personne qui puisse m’aimer autant qu’il ne le fait. Bien sûr, il y a ma douce mère mais cet amour là est encore bien différent.

Délicatement, je me détache de son flan pour reprendre une position assise, réajustant ma robe de satin rouge. Sachant que ce vêtement était celui qu’Hadès préférait me voir porter, je m’étais vêtue ainsi pour l’occasion. Retrouvant une position assise, je ramenais ma longue crinière d’or sur mon épaule gauche et pivotai quelque peu afin de déposer tendrement ma main sur la joue de mon époux. Je caressai délicatement sa peau du bout des doigts, le couvant du regard tout en approchant mon visage du sien, mes lèvres à quelques centimètres seulement, des siennes et je murmurai :

- Comment pourrais-je oublier toutes les fois où tu as su si merveilleusement bien esquiver les objets que je te lançais à la figure ?! Et toi, mon amour, te souviens-tu de notre premier baiser ?

Mes lèvres se lièrent alors aux siennes pour un baiser langoureux teinté d’un léger parfum de passion amoureuse. Un torrent d’exaltation s’empara de mon être tout entier. Mon cœur se mit à battre fort, ô si fort comme s’il souhaitait hurler sa joie de vivre au monde en s’échappant de ma poitrine. Mon propre souffle se coupa net comme si je ne pouvais respirer plus que par les lèvres sensuelles de mon mari. Un brasier intense explosa alors dans mon ventre et s’écoula brusquement dans mes veines, brouillant mon esprit et me coupant de tout ce qui pouvait nous entourer. Ô douce mère, comme je l’aime cet homme. Ces sensations si puissantes m’envahissaient à chacun de nos baisers pourtant sans jamais faiblir malgré les siècles. Nos langues effectuèrent les derniers pas de leur danse passionnée avant que je ne recule mon visage, laissant mon souffle saccadé reprendre possession de mes poumons, s’étalant contre le magnifique visage du Dieu du monde souterrains. Un sourire béat s’empara de mon visage tandis que je me redressai, ma main quittant sa joue pour venir se loger aux creux de la sienne.

-Chaque baiser me semble être le premier.

Un rire amusé et délicat s’échappa une nouvelle fois de ma gorge pour se promener librement dans les airs tandis que je me levai du canapé pour me diriger vers l’âtre de la cheminée. Je saisis alors le pot de fleur entre mes mains fines et retournai auprès de mon époux. Tenant le Narcisse avec tendresse sur mes genoux car il est pour moi, l’enfant de notre amour, le fruit de notre mariage, la naissance de ma nouvelle existence. Je couvai la fleur de tout l’amour dont était possible une mère et la plante se mit à étinceler légèrement, me rendant mon amour avec tout autant d’intensité. Je relevai alors le regard pour le plonger au plus profond de celui de mon époux, un sourire nostalgique aux lèvres :

-Et dire que notre amour ne tient qu’à une simple et unique fleur. Sans elle, peut-être ne m’aurais-tu jamais aperçu. Sans elle, peut-être n’aurais-je jamais fait parti de ta vie ?

Oui…Et si ce Narcisse n’avait pas été là ce jour-là, Hadès ferait-il parti de mon existence ? Serait-il mon existence ? Imaginer ma vie sans lui est une idée qui m’est parfaitement insupportable et le simple fait d’y penser m’écrase le cœur, me broie les os et me lacère les poumons. Je ne puis plus exister sans lui. Une larme naquit au coin de mon œil droit et vint fleurir sur ma joue. Je déposai alors le vase sur la table basse et m’empressai d’enfouir mon visage contre le cou de mon aimé. Là, je fermai les yeux et huma lentement à pleins poumons son odeur si particulière. La mort, le froid mais aussi quelque chose de piquant et de sucré, tels sont les ingrédients qui composent son odeur si caractéristique et rassurante pour moi.

-Je ne puis imaginer ma vie sans toi. Rien que d’y penser…et bien…tu vois dans quel état cela me met pourtant si l’on m’avait dit, au début de notre vie à deux, que j’en arriverai à avoir besoin de toi pour exister, jamais je ne l’aurai cru. N’est-ce pas merveilleux comme les choses peuvent évoluer ?

Je relevai alors le visage, couvrant son cou de délicats baisers, goûtant sa chair du bout des lèvres tandis que l’une de mes mains vint se déposer sur son torse, agrippant légèrement le tissu de son vêtement telle une demande silencieuse de ne jamais m’abandonner. Je ramenai alors mes fines jambes sur les siennes, me retrouvant ainsi complètement assise sur ses genoux, me blottissant contre lui tout en continuant de couvrir la chair de sa gorge de baisers amoureux.
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Re: Can't breathe unless I feel you next to me Ω Perséphone ♥ | Mer 04 Mar 2015, 22:21



Can't breathe unless I feel you next to me

PV Perséphone






Les siècles avaient beau s'écouler en un inexorable torrent, jamais ils n'avaient réussi à éroder leur amour. Perséphone et Hadès, malgré des débuts laborieux, avaient de toute évidence trouvé la recette d'un mariage durable – et qu'ils comptaient bien ne jamais rompre. Mais peut-être était-ce justement le fait d'avoir dû faire face à maintes difficultés qui leur permettait d'être aussi solidement liés ? Après tout, ce qui ne les avait pas séparés n'avait pu que les renforcer. De plus étant extrêmement âgés, ils avaient eu tout le loisir de s'apprendre par cœur, d'apprendre à chérir l'autre entièrement, et d'accumuler de précieux souvenirs à chérir comme des perles de bonheur partagées. N'était-ce pas fabuleux de pouvoir se remémorer le chemin qu'ils avaient parcouru ensemble, en souriant même aux heures les plus maussades et aux détails ou bêtises les plus futiles ? Cela permettait de retrouver les racines de son couple et de se souvenir à quel point on s'aimait.
Les deux divinités profitaient justement d'une journée de break pour se livrer à ce genre de rétrospective. Cela ne leur arrivait pas régulièrement, mais à chaque fois, les rires qu'ils échangeaient prouvaient la tendresse qu'ils ressentaient à l'égard de leur moitié et de leur passé commun.

Une brève sensation de froid s'infiltra jusqu'à sa peau, lorsque la belle quitta son flanc. Hadès avait éloigné son bras pour la laisser se mouvoir librement, mais n'avait cependant pas un seul instant détourné son attention d'elle tandis qu'elle réajustait sa tenue et faisait glisser ses longs cheveux de blé sur son dos pour les faire passer en avant de son épaule gauche. La robe que son épouse portait était un cadeau qu'il lui avait fait voilà belles lurettes, et pour le coup, le monarque n'était pas peu fier de son choix : certes Perséphone était assez belle pou pouvoir porter ce qu'elle voulait, mais cette pièce lui seyait particulièrement.
Elle posa ensuite une main délicate sur sa joue en se approchant de lui, qui ne pouvait que la dévorer du regard. Un sourire amusé se dessina sur son visage d'albâtre en réponse à sa première question, puis à sa deuxième, il souffla doucement sur ses lèvres rosées :

« Comment oublier ? »

Il ferma alors les yeux, pour mieux savourer le baiser passionné qu'ils échangèrent. Leurs souffles chauds s'entremêlèrent et, par réflexe, il saisit doucement son menton entre ses doigts alors que leurs langues avides se trouvaient, donnant naissance à une myriade de sensations. Un léger frisson lui parcourant l'échine pour se transformer en picotements agréables le long de ses membres, le roi des Enfers redécouvrit une énième fois la saveur sucré de sa douce et tendre. Il avait beau y avoir goûté un bon nombre de fois, ce n'était pas suffisant pour l'en lasser – pire même : tel un drogué, il en voulait toujours plus. C'était fou comme elle savait réveiller en lui un plaisir immense et un désir incontrôlable.
Mais ce n'était pas le moment d'en redemander, ils étaient en pleine discussion. Perséphone la continua une fois leur baiser rompu, après avoir déposé sa main dans celle de son mari, qui la serra tendrement. « A moi aussi » dit-il, confirmant que pour lui aussi, chacun de leurs baisers était une nouveauté aussi délicieuse que la magnifique déesse dont les rires sonnaient à ses oreilles comme des carillons qu'il souhaitait plus que tout préserver.

Elle se leva ensuite du canapé pour aller chercher le Narcisse trônant sur la cheminée, sous le regard affectueux d'Hadès. Ils contemplèrent un instant la fleur s'illuminer, puis Perséphone demanda à haute voix s'ils se seraient rencontrés si elle n'avait pas tenté de la cueillir.
Sans pouvoir détourner ses joyaux écarlates ceux, azurés, de son épouse, il porta une main jusqu'à sa tête pour faire lentement glisser le bout de ses doigts sur sa chevelure.
« Nous nous serions rencontrés plus tard, voilà tout. Mais je suis persuadé que nous étions destinés l'un pour l'autre. » Assurance et tendresse se mêlaient dans sa voix : il ne pouvait tout simplement pas envisager sa vie, sans elle.
Sa douce reine, en revanche, y parvint. Et cela la déchira. Quand notre chthonien vit une larme perler sur la joue de sa tendre épouse, il eut un pincement de cœur – assez minime, mais qui se fit quand même ressentir. Il ne voulait pas la voir ainsi.

En lui frictionnant le dos, il la laissa poser le Narcisse sur la table, puis lui étreignit les épaules sans cesser les va et vient de sa main quand elle nicha sa tête dans son cou et l'écouta attentivement exprimer ce qu'ils pensaient tous les deux. « Oui, cela tient du miracle. Mais c'est justement parce que notre amour est ainsi qu'il aurait inévitablement vu le jour, tôt ou tard. » Du moins, c'était son avis.
Les lèvres de Perséphone vinrent s'emparer de son cou, qu'il lui offrit volontiers en levant le visage, les paupières closes. L'un de ses bras s'enroula autour de la taille de sa moitié, tandis que de l'autre, il faisait remonter une main le long de sa nuque gracile pour déposer ses doigts parmi ses cheveux. Son étreinte était assez vigoureuse, car il sentait à la manière dont elle tenait sa chemise qu'elle en avait besoin. Les amoureux restèrent ainsi quelques secondes, jusqu'à ce qu'Hadès offre un nouveau baiser langoureux à sa chère et tendre, bien décidé à lui prouver son amour.
Quand leurs bouches se séparèrent il ne s'éloigna guère, mais plongea son regard dans celui de Perséphone. L'un de ses bras passa sous ses genoux repliés, puis il se leva en la portant contre son torse, avant de la poser précautionneusement. Avec un doux sourire, il reprit la parole.

« Tu ne sais pas le plaisir que ça a été, lorsque tu as pour la première fois dansé avec moi. » Il les mit alors en position avec des gestes précis et légers, avant de la guider élégamment dans quelques pas de valse. On pouvait dire que le geôlier des morts était bon danseur, cependant ce n'était pas sa passion. La seule exception était que dès qu'il était avec sa femme, il était capable d'y prendre plaisir malgré tout.
Ils firent le tour de la table en tournoyant, une ronde qui se termina sur le canapé ; quand ils n'en furent plus très loin, le fils de Chronos la fit tomber dessus, la suivant dans cette chute tout en prenant garde à ce qu'elle ne se fasse pas mal. Il se réceptionna en plaçant un genou de l'autre côté de Perséphone, contre le dossier, et ses deux mais autour de son visage angélique. Pendant une poignée de seconde ils restèrent ainsi, silencieusement ; en son for intérieur Hadès pensa qu'elle devait être la déesse de la perfection, pour être si belle et si pure. Mais cela ne l'empêcherait pas de la garder jalousement pour lui. Se penchant lentement en avant, il ne fit qu'effleurer ses douces lèvres avant de glisser quelques mots à son oreille de manière quasi-taquine.

« Ma douce Perséphone, tu devrais le savoir depuis le temps. Pour toujours et à jamais, tu es la seule qui puisse me revendiquer. Je t'appartiens tout entier, nos vœux sont gravés au fer rouge en moi. » Car s'il désirait la posséder toute entière, corps et âme, ce n'était pas sans cette contrepartie. « Pour éloigner toute crainte de mon esprit, il ne me suffit que d'une certitude : je t'aime. » Le brun se redressa alors pour la regarder à nouveau dans les yeux, une expression de douceur sur le visage. « N'es-tu pas de cet avis ? » Demanda-t-il, sur un ton plus léger. Décidément, que ne ferait-il pas pour lui changer les idées ?

 




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Re: Can't breathe unless I feel you next to me Ω Perséphone ♥ | Mar 10 Mar 2015, 12:26



.Perséphone & Hadès.Un pas après l'autre



AMes pensées commençaient à s’infiltrer dans mon cœur et mon corps, m’enveloppant d’un cruel manteau morose, flirtant dangereusement avec la tristesse. Je me mordis la lèvre inférieure en signe de protestation intérieure. N’est-il pas ridicule de penser ainsi ? De se laisser emporter par des « et si » alors que notre présent nous sied à merveilles et nous offre le plus grand des bonheur ? Mère me disait toujours que les choses se produisaient pour une bonne raison et n’étaient jamais le fruit du hasard. Ainsi je ne peux qu’acquiescer aux dires de mon aimé. Il me rassure. Me détend. Mon cœur semble s’apaiser et retrouver ses battements réguliers tandis que mes muscles se détendent lentement les un après les autres. Je relève le visage pour accrocher mes deux perles d’azur sur son visage si parfait. A nouveau nos lèvres se rencontrent. Je me perds dans notre baiser. Encore et toujours. Ô douce mère est-il normal de vibrer de la sorte pour l’être que l’on aime ? Est-il sain que mon existence toute entière dépende d’un seul et unique être ? N’est-ce pas malsain une telle dépendance mutuelle ? Qu’importe. D’aucun dirait que nous sommes trop fragiles car notre bonheur dépend de l’autre et que si l’un de nous deux disparaissait, l’autre ne s’en remettrait pas. Pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, je trouve ça magnifique. J’ai besoin de lui tout autant qu’il a besoin de moi alors pourquoi lutter ? Notre baiser finit par se rompre, mon époux me portant avec une délicatesse infinie avant de me laisser déposer mes pieds munis d’escarpins noirs, sur le sol. Notre première danse ? Je ris d’amusement lorsqu’il évoque ce souvenir et me laisse alors guider par ses gestes experts.

Notre première danse est un souvenir très bien ancré dans ma mémoire. A l’époque, cela faisait environ deux semaines que j’avais commencé à converser avec lui de façon régulière et plutôt agréable. Je commençais à me détendre en sa compagnie et puis un jour, alors que nous étions installés dans la salle de séjour, il avait mit de la musique. Une douce balade résonnait dans toute la pièce, que dis-je dans le château tout entier ! Il s’était approché de moi et m’avait demandé sur un ton suave et horriblement séduisant je dois bien l’admettre : « Me feriez-vous l’honneur de m’accorder cette danse ? ». J’avais été totalement incapable de refuser car même si je ne savais pas danser, il y avait une petite voix dans mon cœur qui me murmurait avec passion d’accepter son offre. D’accepter cette danse car ce n’était pas qu’une simple danse. Non c’était bien plus symbolique autant pour mon mari que pour moi. Accepter ces quelques pas rythmés avec lui, était le signe que mon corps tolérait enfin le sien et que mon esprit s’ouvrait volontiers à une plus grande proximité avec lui, à une intimité différente. Ô oui je m’en rappelle parfaitement. J’étais complètement paniquée mais je ne laissais rien transparaître, n’ayant absolument aucune idée de ce que j’étais en train de faire, je me contentais de suivre ses mouvements. Et me voilà aujourd’hui, en train de virevolter à ses côtés, mais plus à l’aise cette fois. Je trébuche, j’atterris sur le canapé et j’éclate de rire. Un rire doux. Un rire délicat. Un rire débordant de joie et d’amusement. Mon rire se retrouve bien vite ponctué d’un large sourire lorsque ses mains viennent saisir mon visage.

Je le dévore du regard, je le couve du regard, je l’aime du regard. Cet homme sait me faire perdre la tête comme aucun autre et lorsqu’il se contente de frôler mes lèvres, une pointe de frustration me ronge les entrailles. Ses mots se glissent au creux de mon oreille, semblables à un chant secret, que nous sommes les seuls à avoir le droit de prononcer. Je souris et soupire d’aise avant d’enrouler mes bras autour de sa nuque. Lentement, j’embrasse sa joue pour remonter jusqu’à son oreille et murmurer les mots qui savent faire fondre son cœur :

- Je t’aime Hadès. Je t’aime plus que de raison et jamais, ô grand jamais, l’on ne saurait me tenir éloignée de toi. Je t’aime.

Ô douce mère, mon cœur finira par se consumer lui-même sous tant de passion et d’amour inconditionnel. Je dépose alors un long baiser sur sa tempe, fermant les yeux tandis que ma tendresse se glisse entre mes lèvres pour se répandre sur sa chair et lui transmettre le plus d’amour possible. Soudain, brisant un instant la bulle d’amour et de nostalgie que nous nous étions forgé, un grondement rauque et terrifiant l’éleva à travers tous les enfers pour ensuite se volatiliser. J’analyse un instant le ton du grognement avec sérieux, puis me détends immédiatement. Ce n’est que Cerbère qui émet une sorte de caprice. Contrairement à ce que peuvent s’imaginer les humains, le chien des enfers n’est pas qu’un monstre impitoyable et horriblement possessif avec les âmes errantes. Non. C’est également un animal qui a son propre caractère et ses propres envies aussi n’est-il pas rare qu’il fasse quelques caprices dans le but que son maître adoré, Hadès, lui prête de l’attention et que sa gentille maman câlin, alias moi-même, n’accoure pour s’occuper de le papouiller. Bon je dois bien admettre que Cerbère était tout de même plus obéissant avant mon arrivée ici bas mais depuis ma première rencontre lui, il était devenu quelque peu…dissipé. Pour le plus grand désespoir de mon aimé qui, parfois, avait envie de me maudire moi et ma sale manie de câliner son lié alors qu’il venait de le remettre à sa place. Un autre rire m’échappe et je plonge alors mon regard dans celui de mon aimé :

- Te rappelles-tu ma première rencontre avec Cerbère ?

Oui je m’en rappelle comme si c’était hier et il faut admettre que ce qui me marquera le plus concernant cette rencontre, fut l’expression sur le visage de mon amour. Il ne s’était vraiment pas attendu à ce que les choses se déroulent ainsi lorsqu’il m’avait emmenée auprès de son lié. Ma première rencontre avec le gardien des enfers, était pas précurseur de ma prise de rôle de reine des enfers. Hadès avait su faire les choses petits à petits avec moi si bien que, sans même que je n’y prête attention, j’étais devenue une reine forte, impartiale et respectée tout autant que le roi lui-même.
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Re: Can't breathe unless I feel you next to me Ω Perséphone ♥ | Jeu 23 Avr 2015, 21:54



Can't breathe unless I feel you next to me

PV Perséphone








L'un pour l'autre ; ils étaient là, représentaient tout, éprouvaient des sentiments passionnés. L'un à l'autre ; ils s'appartenaient mutuellement, chacun s'étant donné à l'autre. Toute l'éternité durant Perséphone et lui resteraient ensemble, il ne pouvait en être autrement. Hadès y croyait, quand bien même Déméter pouvait l'accabler de reproches. Même l'avis de sa chère grande sœur ne comptait plus, lorsqu'il voyait le sourire de Perséphone : il était capable de tout, le meilleur comme le pire, tant qu'elle se tenait près de lui. Mais parce qu'elle avait la douceur du miel et la chaleur du soleil, c'était le plus souvent en bien qu'elle l'influençait. C'était comme si, par l'immense bienfaisance qu'irradiait la déesse du printemps, elle avait été capable de redonner un souffle de vie à son âme hostile et à son cœur inerte. On dit que les contraires s'attirent, n'en sont-ils pas la preuve parfaite ?

Mais s'ils étaient désormais heureux ensemble, et bien que cela ne devrait pas avoir de prix, ils le payaient aujourd'hui encore. L'espace d'un instant Hadès se souvint l'expression désapprobatrice de Déméter, celle qu'elle affichait à chaque fois qu'elle les voyait ensemble. Il avait perdu l'espoir qu'un jour sa grande sœur puisse voir leur relation d'un bon œil. Après tout elle avait clairement laissé entendre que jamais ils n'auraient sa bénédiction, et il savait à quel point elle pouvait être têtue. Tout comme il savait que Perséphone, sans rien en dire, souffrait de cette situation. Ce qu'elle était forte, sa douce fleur au regard plus pur que le cristal et plus éclatant que l'onde d'un ruisseau illuminé par une belle journée d'été. Sa fragilité apparente n'était que le reflet de sa capacité à ressentir pleinement, de l'intensité de ses sentiments ; sa force, elle, était née de sa volonté digne d'une reine. Et grâce à cette noblesse d'âme, elle pouvait le mettre à genoux par un simple effleurement.
Vraiment, quelle emprise terrible sa belle exerçait sur le roi des Enfers. C'en était à se demander comment Déméter pouvait envisager qu'il lui ait lancé des sorts pour la retenir, et non que ce soit elle qui l'ait fait sienne par un quelconque maléfice.

Mais la réponse à cela était si simple, que cette théorie ne pourrait tenir plus longtemps qu'une fragile branche sous le poids d'un fruit trop lourd : il l'avait kidnappée, ramenée dans son palais sans son consentement, puis gardée éloignée de la lumière du jour malgré ses larmes de tristesse et ses cris de colère. Hadès avait parfaitement conscience qu'il ne s'y était pas pris de la meilleure manière. A l'époque elle avait certes eu droit à une chambre spacieuse et confortable ainsi qu'à des serviteurs personnels, mais ce n'était pas suffisant. Il avait tout de même complètement ignoré le bien-être de la demoiselle, afin de satisfaire son propre égoïsme gonflé par son orgueil offensé. Plusieurs fois il avait songé à abandonner, à la laisser repartir pour qu'ils n'aient plus à être malheureux. Que ce soit avant ou après lui avoir donné la graine, scellant ainsi leur destin, il lui était arrivé de douter. Cependant, à chaque fois que l'idée lui venait, le fils de Chronos se rendait immédiatement compte qu'il regretterait de s'éloigner d'elle. Que cela soit pour le mieux ou non il préférait la garder, qu'importe le prix, la culpabilité ou même la douleur qu'ils devraient endurer.

Oui, la froideur de Déméter à son égard n'était que justifiée au fond. Même si Hadès aimerait qu'elle comprenne que leurs sentiments étaient authentiques, au fond il estimait que c'était le fruit de son mauvais choix d'antan et s'était depuis longtemps préparé à assumer. Qu'y pouvait-il donc, à part cela ? C'était trop tard pour revenir en arrière. Et même si on lui disait que s'il voulait être avec Perséphone le seul moyen était de recommencer, le geôlier des morts le ferait sans hésiter, en toute connaissance de cause – du tort que cela causerait. Parce qu'il estimait qu'aucun obstacle ne serait insurmontable tant qu'il pouvait rester près d'elle, et qu'un univers entier ne suffirait pas à l'empêcher d'être attiré par elle ; c'était une force inexorable qui était en œuvre entre eux, la même qui rapprochait deux inverses, deux moitiés.
Cet amour, ils se l'étaient avoué plus d'une fois, que ce soit durant une journée paisible passée à se promener ou tandis que leur passion s'exprimait sous le couvert de leurs draps. Mais malgré les millénaires qu'ils avaient passés ensemble, chacune de leurs déclarations était un instant particulier, une formule magique capable de les faire vibrer tout entiers.

Cette fois-ci ne fit pas exception. Lorsque le souffle chaud de la déesse caressa le creux de son oreille, lui murmurant cette mélodie qui résonnait dans tout son être, l'emplissait. Lorsqu'elle avait emprisonné sa nuque de ses bras fins Hadès s'était laissé faire, allant jusqu'à se rapprocher un peu pour lui faciliter la tâche, il eut donc tout le loisir de s'imprégner de son parfum enivrant, en enfouissant son visage dans sa chevelure de blé pour mieux le savourer. Quand ses lèvres se posèrent sur sa tempe, en un baiser rempli d'une tendresse capable d'apaiser le cœur le plus meurtri qui soit, il se sentit soudainement plus léger, comme libéré d'un poids ; actuellement, seul l'instant qu'ils partageaient dans l'intimité de ce salon comptait. Pour elle comme pour lui il n'y avait plus de royaume ou de rang qui tenait, ils n'étaient que deux amants profitant pleinement du moment présent. Après tout, qui sait quand se présenterait la prochaine occasion de se retrouver ainsi, alors autant oublier tout le reste pour ne plus se préoccuper que de la personne qu'ils chérissaient le plus.

Cependant, quelqu'un semblait jaloux de ne pas avoir droit à sa part d'attention : alors qu'ils se laissaient chacun bercer par la tendresse de l'autre, un aboiement puissant retentit dans tout le royaume, créant l'espace de quelques secondes une vague de panique chez les âmes damnées. Elles savaient bien quelle créature était capable de pousser un cri aussi puissant, pour avoir déjà eu affaire à la bête lors de leur arrivée ici, et la terreur que Cerbère pouvait inspirer ne s'effaçait pas aussi facilement. L'olympien aux iris écarlates soupira à cette manifestation de son affilié, bien qu'il en soit amusé, puis répondit à sa tendre épouse.

« Je m'en souviens parfaitement. Il t'a tout de suite adoptée, et toi tu l'as trop gâté. »

Résultat, depuis sa première rencontre avec Perséphone, il arrivait que Cerbère demande de l'affection, se dissipant un peu. À l'instar de son lié, le gardien des Enfers avait perdu en férocité depuis qu'elle était entrée dans sa vie. Pour eux, qui n'avaient jamais réussi à avoir d'enfants, son affilié était ce qui se rapprochait le plus d'un fils sans doute... A cette pensée, il ressentit un léger vague à l'âme, mais chassa bien vite ces pensées de son esprit.
Cela dit, Hadès étira légèrement les lèvres avant de les déposer brièvement sur celles de sa bien-aimée ; et sans la quitter des yeux, il fit glisser ses mains sur les épaules et les bras de la déesse du printemps afin de trouver ses mains, qu'il saisit délicatement. Ensuite il se redressa sans lever les bras pour que leurs mains restent le plus bas possible, refit passer sa jambe posée en appui sur le canapé par-dessus le corps sublime de sa femme pour avoir les deux pieds à terre, avant de s'éloigner légèrement et l'aider à se redresser. Il ne la lâcha que quand elle fut correctement assise, et s'inclina alors en plaçant le bras droit contre son torse.

« Bien qu'elle fut brève, merci pour cette danse. C'est toujours un plaisir. »

Le monarque reprit sa place auprès de Perséphone sur le canapé, et s'empara d'une des paumes de Perséphone pour en suivre doucement les lignes avec le pouce. Ses yeux suivaient les lents va-et-vient de son doigt sur la peau douce de la demoiselle.
Ils restèrent quelques instants ainsi, dans un silence agréable qui faisait office de cocon douillet. Cela dura jusqu'à ce qu'on vienne toquer à la porte ; après que le chthonien ait donné son accord, l'un des employés du palais entra dans la pièce en les saluant puis signala que les préparatifs étaient terminés. Le maître des lieux hocha la tête, faisant par la même signe à l'employé de repartir.

Une fois qu'ils furent de nouveau seuls, Hadès se leva et tendit la main à Perséphone. Celle-ci ne s'y attendait sans doute pas, car ce qui les attendait était une surprise lui étant destinée.
« Si vous voulez bien me suivre, très chère. »
Ils se mirent en route, direction le toit d'une des tours que comprenait l'édifice. En haut les attendait un parquet de fleur, avec en son centre une table entourée de deux chaises, d'un chariot et d'un majordome ; par-dessus reposait une nappe fine, ainsi que deux tasses de thé et une théière fumante.

Hadès n'était pas un grand adepte des fleurs, cependant il avait appris à en apprécier la beauté à force de côtoyer Perséphone. Il s'était ainsi mieux rendu compte du désert qu'étaient les Enfers, et du fait que les jardins du palais étaient les seuls lieux verts à plusieurs kilomètres à la ronde. Voilà pourquoi, dans les coulisses, quelques-uns de ses meilleurs serviteurs avaient travaillé dur sous ses conseils et directives pour faire pousser des fleurs ici : il voulait faire ce cadeau à sa chère et tendre, pour qu'elle ait un refuge à elle seule situé dans un lieu en hauteur. Certes il fallait grimper quelques escaliers pour y parvenir, mais cela ne faisait que renforcer le côté privatisé.
Quand ils furent arrivés au sommet, le brun la laissa contempler les lieux un instant avant de la saisir par la taille pour l'amener à lui.
« Alors, est-ce que ton cadeau te plaît ? » Dit-il tout bas, en espérant qu'elle soit heureuse.




(c)Kazu de C.G






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