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 Towards another journey – Aria&Allen&Earl

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Towards another journey – Aria&Allen&Earl | Mar 24 Fév 2015, 14:45

Attention : Malgré la période où ce RP est écrit, il se déroule en été !



Towards another journey❝Our hearts discover yet a new path.❞

L
es yeux émeraude d’Earl s’ouvrirent d’un coup, en même temps que le son du réveil retentissait dans sa chambre. Sans attendre, il se redressa en repoussant ses couvertures et appuya de manière vigoureuse sur l’écran de son portable pour éteindre cette agaçante sonnerie qui aujourd’hui, n’eut pas l’honneur d’entamer sa surprenante bonne humeur. Surprenante ? Hm, pas tant que ça, en réalité. Aujourd’hui, il sortait avec Aria. Ouais, enfin, « sortir » dans le sens courant du terme, il allait dehors avec elle quoi, ils ne formaient pas un couple bien qu’il en ait grandement envie. Bref, plutôt que de se lever tel un ours mal léché se réveillant en période d’hibernation – ce qui était le cas en général – il bondit de ses draps et partit d’un bon pas vers la salle de bain en chantonnant. Cela faisait des semaines, des mois maintenant qu’ils se connaissaient, lui et Aria. Et franchement, plus le temps passait, plus il semblait tomber sous son charme. Ca semblait presque ridicule, mais il n’y avait pas un jour qui passe sans qu’il pense à elle au moins lors d’une fraction de secondes. Petit à petit, elle était devenue moins hésitante et timide en sa présence, bien que ce ne soit pas non plus la grande camaraderie – si vous voyez ce que je veux dire. Aria se mettrait pas à taper des highfive à Earl, quoi. Mais ils étaient tombé d’accord pour se retrouver en cette belle journée ensoleillée – ô miracle, le temps était de leur côté – à la mer de nuages, et profiter de la saison estivale. D’ailleurs, il faisait si beau qu’il se décida à mettre un T-shirt blanc (moulant, si ça vous intéresse) avec un bermuda qui li arrivait juste en dessous des genoux, beige. En tout cas, notre éternel boute-en-train était en ce jour particulièrement enjoué, même lorsqu’il croisa sa détestée belle-mère, il ne broncha pas un instant et la salua, même, ce qui lui valu un air estomaqué pas si désagréable. Notre fae prépara ses affaires en sifflotant, et se réserva même le luxe d’aller réveiller son cadet qui dormait à côté en grimpant sur son lit et en ouvrant ses volets bien en grand. L’air patibulaire de l’adorable Eden au réveil était juste à mourir de rire. Ayant accompli son satisfaisant méfait de grand frère tyrannique, Earl attrapa le pique-nique qu’il avait préparé la veille, le mis soigneusement dans des paquets et boîtes qu’il mit dans son sac avec le reste de son attirail. Sa paire d’intarissables convers noires enfilées, il quitta la maison familiale avec Ceylan sur les talons qui lui, ronchonnait face à l’entrain exagéré de son lié.

Casque, veste et gants enfilés, accélérateur et moteur ébranlés, Earl filait à toute vitesse sur les petites routes de montagne qui le guidaient vers l’endroit de son rendez-vous. La sensation que lui procurait la balade à grande vélocité était toujours aussi grisante, mais il se retint bien d’aller plus vite : après tout, Ceylan était bien calé dans son sac, sa petite tête pointue sortant de l’ouverture laissée intentionnellement pour lui permettre de voyager de manière confortable. Lui aussi avait appris à aimer ces voyages, bien qu’au début il ait trouvé ça « carrément flippant », comme il le disait. Les différents paysages splendides de l’île défilèrent, puis Earl gara son engin dans un endroit prévu à cet effet. Il y en avait peu, dans les endroits sauvages de l’île, comme si la population de Sanctuary of Heart avait fait le commun vœu pieux de conserver au maximum la beauté des lieux. Ainsi, il dut marcher un peu avant d’arriver à destination, mais il ne tenait tellement pas en place qu’il se mit à courir doucement à mi-chemin. Lorsque ses yeux caressèrent enfin la magnifique étendue de nuages, un sourire étira ses lèvres. Pour lui, étant né sur l’île, il ne trouvait pas ce spectacle étrange. Pourtant, il ne s’en lassait jamais. Le soleil tapait déjà bien, en cette fin de matinée, et il avait retiré sa veste qu’il tenait sous le bras, ainsi que ses gants qui eux étaient restés dans le coffre de sa moto. Comme un enfant, il retira ses chaussures, déposa son sac à ses pieds puis descendit sur la plage de sable clair pour s’approcher des étranges vagues moutonneuses. Il s’accroupit et plongea sa main dedans. La sensation était pareille à ce que l’on ressentait en étant de l’eau, vraiment. C’était un véritable mystère de la nature. Ici, sur cette île, se trouvaient des choses que jamais la science ne pourrait expliquer. Le jeune homme se perdit quelques instants dans sa contemplation, lorsqu’il entendit des bruits de pas dans le sable. Il fit pivoter son visage dans la direction dont provenait la personne, et un large sourire l’illumina alors qu’il se redressait de toute sa hauteur. Une brise marine vint soulever la douce auréole de cheveux argentés d’Aria autour de son visage angélique, tandis que le cœur d’Earl se mettait à battre plus fort. Il ne dit rien pendant quelques instants, se contentant de lui sourire, avant de se rapprocher d’elle en quelques pas.

« Salut ! Tu vas b- »

Cependant, cette ébauche de conversation fut interrompue par un petit cri et un bruit de chute dans le sable qui venait de derrière lui. Pris par surprise, Earl pivota tout en se disant que cette voix lui disait quelque chose… et c’est là qu’il la vit. Un pouffement non-feint échappa de ses lèvres et il trottina vers la silhouette de jeune fille qui venait de se manger le sable en descendant une minuscule dune. Il fit signe à Aria de le suivre en riant toujours, puis réajusta son attention sur la brunette qui se relevait sur ses avant-bras. Tout sourire, il s’accroupit devant elle et lui tendit la main.

« Toujours aussi maladroit, à ce que je vois, Allen. »



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Re: Towards another journey – Aria&Allen&Earl | Jeu 26 Fév 2015, 20:24



Towards another journey❝Our hearts discover yet a new path.❞

D
e ses yeux glaciaux, la demoiselle scrutait avec attention son reflet, détaillant chaque parcelle d'elle que le miroir lui montrait. Elle était confortablement installée devant sa coiffeuse, les mains sagement posées sur ses cuisses, une position qui la faisait ressembler à une écolière qui stressait en attendant de passer à l'oral. Pourtant elle ne se sente pas nerveuse, seulement pressée – et un peu tendue, certes.
Ses cheveux détachés, qu'elle avait séparée en masses égales, retombaient délicatement en avant de ses épaules tels deux cascades jumelles d'argent pur. D'un mouvement hésitant, Aria guida ses doigts vers la partie de droite et la remonta sur son crâne en se servant de son pouce et son index comme élastique de fortune, formant ainsi un semblant de couette. Elle examina un court instant l'allure que cette coiffure lui donnait, puis fronça les sourcils tandis que sa lèvre inférieure remontait un peu, signe qu'elle n'était pas convaincue que ce style lui convenait. En libérant la moitié de sa chevelure prise dans son étau, notre sang-pur laissa son bras retomber lourdement ; sa main pendait mollement dans le vide, tandis qu'elle soupirait bruyamment en s'affaissant complètement contre le dossier de sa chaise, les yeux fermés. Elle ne savait absolument pas quoi faire. Qu'est-ce qui lui prenait donc ? Même pour des soirées mondaines, jamais la question de son apparence ne lui avait autant posé souci.

Mais au fond, Aria savait très bien ce qu'il se passait : pour la première fois depuis des décennies, elle qui était plutôt du genre à être satisfaite quand sa froideur faisait fuir les autres – ou plutôt qui se persuadait que c'était mieux ainsi – car cela lui assurait calme et sécurité donc sérénité, ressentait actuellement l'envie de se montrer sous un meilleur jour. Un peu plus tôt, elle avait fouillé ses placards de fond en comble à la recherche de the tenue, avant de se souvenir qu'elle allait de toute façon à la plage en plein été donc qu'il lui fallait quelque chose de simple et léger. Et maintenant la Ashcrown en venait à se demander si des couettes, coiffure la plus simple et la plus banale qui soit, lui iraient bien. C'était tellement ridicule, elle avait l'impression d'être une adolescente mal dans sa peau qui se demanderait si elle avait une chance d'attirer l'attention du beau gosse de la classe. Il fallait vraiment qu'elle n'ait pas foi en sa capacité à séduire par sa personnalité, pour en arriver là. Mais ce n'était pas un problème récent, elle avait tellement l'habitude de se comporter d'une manière peu appréciée qu'elle pensait pas qu'on pourrait la considérer comme attirante sur ce plan. L'héritière était pourtant adorable au fond, et savoir qu'on s'intéressait plus à son caractère qu'à son physique devrait justement la rassurer. Mais elle avait beau avoir deux siècles d'existence, parfois c'était comme si son temps s'était arrêté, l'empêchant de prendre en maturité dans certains domaines.

Stella ramena l'ensemble de ses cheveux d'un même côté, dévoilant ainsi son épaule droite dans son intégralité. Elle portait une robe bustier cintrée juste en-dessous du buste et qui s'évasait ensuite en tombant fluidement jusqu'à ses genoux. On voyait sur ses épaules les bretelles de son maillot de bain, mais comme sa tenue était un ensemble acheté en début d'été, elles étaient assorties avec sa robe. Autour de son cou se trouvait son éternelle chaîne en argent, avec le pendentif et la bague qui y étaient accrochés. Quant à ses pieds, ils étaient chaussés de chaussures de plage à talons compensés et sangles.
Notre belle immortelle fixa quelques secondes le vide, avant de se décider à regarder l'heure sur son portable. Estimant qu'il lui fallait s'activer, elle attrapa le chapeau à bords larges posé devant elle et se leva pour sortir de sa chambre, sans oublier son sac au passage. Dans les couloirs du manoir familial elle croisa son père, à qui elle déposa une bise sur la joue sans prévenir ni donner de raison, avant de lui adresser un large sourire en lui lançant un « Je m'absente, à tout à l'heure ! » à la cantonade. Eril fut surpris de la voir aussi contente de sortir, mais ne lui posa pas de questions pour ne pas la retarder – faut dire qu'elle semblait pressée, avec son pas énergique. Une fois dehors, elle plaça le chapeau sur sa tête et la voilà en route vers la mer de nuages...

Aria ne se rendit compte qu'elle allait être très en avance qu'une fois arrivée à proximité du bord de l'île. Elle maudit son empressement, mais rebondit rapidement en se disant que cela pourrait lui être utile. La vampire s'éloigna volontairement du point de rendez-vous pour parcourir la distance restante en marchant tranquillement, chaussures à la main afin de sentir le sable chaud sous ses pieds. Elle avançait sans quitter le paysage des yeux ; la magie qui se dégageait de cet endroit si particulier avait le don d'apaiser ceux qui se laissaient captiver, et la jeune femme y cédait toujours.
Après une quinzaine de minutes, étant presque rendue à destination, elle quitta le tapis de nuages des yeux pour se concentrer sur ce qu'il se passait devant. Elle repéra alors la silhouette d'un homme accroupi au bord de la plage, perdu dans la même contemplation qu'elle une seconde plus tôt. Et son cœur loupa un battement, avant de partir dans une course effrénée. Involontairement elle le regarda comme on regarde une merveille, avec une lueur d'émotion dans le regard, mais se reprit juste avant qu'il ne la remarque.
Cet homme faisait partie de ses proches : il s'agissait d'Earl, un fae qu'elle avait rencontré durant son dernier séjour à la montagne, quelques mois plus tôt. Fait étonnant, il était l'un des rares hommes avec qui le courant soit passé rapidement.

Oui, Earl était un homme particulier. Il lui avait sauvé la vie à deux reprises, ils s'entendaient bien, avaient cuisiné ensemble et même partagé un même lit – vous y croyez vous ? Oh c'était accidentel si vous voulez tout savoir. Mais avant tout, il était la seule personne pour qui elle fouillerait ses armoires, mettrait plus de dix minutes devant la coiffeuse, ou sortirait en sautillant presque. C'était l'élu de son cœur, celui qui hantait ses pensées.
Earl, elle l'aimait. Profondément. À s'en perdre elle-même, à en sentir sa raison partir en lambeaux, à un point où elle perdait lentement le contrôle.
Mais cela, elle ne l'avait compris que très récemment.

Beaucoup de choses avaient évoluées, depuis leur première rencontre. Au début ils se comportaient simplement en bons amis mais, au fur et à mesure que les sentiments d'Aria se développaient, leur relation avait changé. Pendant une période l'ampleur que son attachement au jeune homme prenait lui avait même fait peur, elle s'était donc quelque peu éloignée de lui en espérant l'atténuer ainsi. Mais cela avait eu l'effet inverse, car c'est à force de prendre ses distances sans que rien n'y fasse qu'elle avait compris ce qu'elle ressentait vraiment pour lui. Depuis, ils se comportaient toujours comme de bons amis, mais il y avait comme quelque chose en plus. Ce n'est pas pour autant qu'elle voulait prendre le risque de lui avouer ses sentiments : les conséquences possibles l'effrayaient, en bonne paranoïaque qu'elle était. Et s'il la repoussait, et si cela brisait ce qu'ils avaient, et s'il s'en servait ? Il avait sa confiance, évidemment, mais on ne changeait pas complètement du jour au lendemain.
Quoi qu'il en soit, notre vampirette était bien décidée à profiter de la présence du brun à ses côtés – de s'en contenter. L'avoir rencontré était déjà une bonne chose, elle ne voulait pas abuser d'audace et prendre le risque de se brûler, la leçon laissée par Icare ne lui avait pas échappé.

Une brise souffla, la forçant à tenir son chapeau pour l'empêcher de s'envoler. Earl se tenait là, face à elle, et lui adressait un sourire si beau qu'elle en oublia qu'ils étaient dans un endroit public ; elle y répondit avec retenue, mais contrairement aux premiers sourires qu'Aria lui avait adressé, il y avait désormais plus de joie et d'honnêteté – c'était l'une des choses qu'elle avait appris grâce à lui.
Après l'avoir regardée un moment sans bouger, ce qui ne manqua pas de la mettre un peu mal à l'aise (qu'est-ce qu'il pouvait bien penser en la regardant comme ça?), le jeune homme fit quelques pas dans sa direction en entamant une discussion... Pour être rapidement coupé dans son élan par un petit cri dont les femmes avaient le secret. Tout aussi surpris l'un que l'autre, Earl et Aria tournèrent le regard vers la source de ce bruit. C'était une jeune demoiselle aux longs cheveux bruns et aux yeux bleus. En la voyant, elle ne put s'empêcher de penser que cette inconnue avait un visage très mignon (le reste du corps était encore collé contre le sable). En revanche, lorsque celui dont elle était amoureuse pouffa doucement et se dirigea vers elle en l'appelant par ce qui devait être son prénom, la demoiselle aux cheveux argentés zappa carrément le fait qu'il ait employé le masculin pour s'adresser à une femme : tout ce qu'elle vit, fut qu'ils semblaient se connaître. Et étrangement, cela ne lui plut pas.

Lentement, elle suivit les pas d'Earl en s'intimant de ne pas tirer de conclusion hâtive. Quand elle fut assez près, Aria prit la parole à son tour en regardant l'inconnue.
« J'espère que vous ne vous êtes pas fait mal... » Puis elle glissa le regard vers Earl, sans vraiment oser le regarder pour autant. Allez savoir, mais elle hésitait vraiment à poser la question qui allait suivre, comme si la réponse lui faisait peur. Ou bien qu'elle avait peur que l'un des deux comprenne ses sentiments à travers, alors que c'était parfaitement banal dans ce genre de situation. « Si je comprend bien, vous... Vous connaissez ? »


~ Une rose de Ruru ♥️ ~

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Re: Towards another journey – Aria&Allen&Earl | Sam 14 Mar 2015, 11:38


Towards another Journey

Lorsqu’il t’avait ouvert un portail vers l’Île, tu ne pensais pas qu’il savait aussi peu viser. Le fait qu’il t’ait dis “mer de nuage” signifiait pour toi la plage, à quelques pas de ta villa; par dans la mer de nuage. Lorsque la lumière blanche s’était effacée, tu t’étais retrouvé à quelques mètres au dessus de la mer, tout juste assez haut pour avoir le temps de maudire Triton avant de chuter. L’eau ne t’affectait pas, loin de là, mais la chute t’avais assez sonnée pour que tu tardes à remonter et que la panique te fasse te transformer.
Tu rejoins la berge en quelques mouvements et reprend forme humaine, uniquement vêtue d’un bikini -tu avais remarqué deux ans auparavant que dès que tu te transformais, tes vêtements se transformaient ainsi si tu n’y prêtais pas attention- puisque tu étais sous ta forme féminine depuis à présent plusieurs heures. Ton métier n’était pas celui qu’on qualifierait tout de suite d’amusant, pourtant tu aimais ton travail. Mais là, tout de suite, après avoir été féminine toute la journée sous l’exigence de Triton qui aimait bizarrement te faire des tresses dans les cheveux quand tu le servais, tu le trouvais ce travail bizarre. Après, ce n’était pas comme si tu considérais ceci comme une corvée, et le fait que Triton soit si enfantin et fraternel avec toi t’amusait.
Tu secoues la tête et essores tes cheveux noirs. Deux ans auparavant, quand tu avais fais la connaissance de Triton, il t’avait tout de suite impressionné avec sa double queue de poisson et son aisance militaire. Toi, petit serviteur faible de ton état, tu te pliais à ses quatre volontés jusqu’aux plus déplaisante; mais quelques mois plus tard tu avais réalisé qu’il se comportait plus comme un frère avec toi, ce qui l’ajoutait à ta seconde famille de coeur: Amphitrite, Poseidon et Triton. Après tout, quoi de plus normal?
Debout sur les nuages, tu fixes le sol où les gouttelettes de ta peau glissent. Tes jambes, encore couverts d’écailles  à certains endroits, reflètent la lumières et t’aveuglent; tu relèves le visage en clignant des yeux, frottant doucement ton bras en faisant disparaître les dernières traces animales de ton corps. Un mouvement au loin attire ton attention, alors que tu désirais plus que tout retrouver forme masculine et te coucher sur ton sofa. Tu plisses les yeux, rivés sur les deux formes mouvantes, puis t’approche d’un pas décidé lorsque tu reconnais l’une d’entre elles. Très grand, des cheveux châtains un peu long et deux prunelles vertes, tu n’en connaissais qu’un et le reconnaîtrais même d’aussi loin.
Les deux personnes se rapprochaient mais tu ne faisais pas attention à ce détail en te dirigeant vers Earl; cependant, lorsqu’il ne te restait plus que quelques mètres à franchir, ton pied s’enfonce dans le sable et tu t’écroules à terre en lâchant un petit cri trop féminin à ton goût. Ici le sable n’avait pas un goût horrible, mais ce n’était pas une raison pour t’en nourrir; tu le recraches avec une grimace de dégoût peinte sur ton visage encore tourné vers le sol; tu te redresses sur tes avants-bras en entendant un rire que tu connaissais déjà. Devant toi, accroupie sur le sol et la main tendue, Earl abordait un immense sourire d’amusement, alors que, les joues rouges et la chevelure emmêlée -en plus des tresses mouillées qui se mêlaient aux mèches libres- , tu laisses glisser ton regard entre lui et sa charmante compagne.
Toujours aussi maladroit, à ce que je vois, Allen.
Tu gonfles légèrement les joues en passant une mèche de cheveux derrière ton oreille à l’aide du bout de ton index, sans pour autant répondre. Tu n’étais pas de nature très bavarde et la nuit dernière à courir dans tout le royaume t’avais trop épuisée pour que tu ne réfléchisses convenablement. Tu acceptes l’aide de ton ami, qui t’aide à te relever, et commence à retirer le sable sur tes jambes lorsque la voix de la femme s’élève à son tour.
J'espère que vous ne vous êtes pas fait mal...
Tu lèves tes yeux bleus pâles vers l’inconnue, admirant sa chevelure glacée et sa beauté vampirique. Automatiquement, tu te crispes et esquisses un mouvement de recul: le fait que tu vives avec un vampire n’avait pas calmé pour autant ta phobie envers eux, particulièrement vers les femmes trop belles pour être honnètes. Tu déglutis et hoche doucement la tête, métrisant ta voix pour qu’elle ne tremble pas; après tout, il devait s’agir d’une amie d’Earl et tu ne voulais pas le vexer.
Non, merci …
Elle jette un regard vers votre ami commun et tu te demandes si tu avais dis quelque chose de bizarre. Peut-être le fait d’avoir reculé sans raison apparente, mais ta peur était pire que tout et te creusait le ventre, même si tu t’obstinais à te dire qu’elle ne te ferrait pas de mal. Comment croire encore aux femmes dangereuses après ta mère biologique? Comment croire, tout simplement, aux femmes, à présent? Tu ne donnais ta confiance à personne pour ne pas la voir brisée et garder tes espoirs pour toi même.
Si je comprend bien, vous... Vous connaissez ?
Tu tournes la tête vers la femme tout en essayant de démêler tes cheveux, pourtant naturellement lisses et soyeux. Tu hoches la tête d’un ample et lent mouvement, te forçant à ne pas mordre tes lèvres charnues.
Oui… Sur la plage en Californie...enfin, c’est plutôt compliqué.
Ta voix se brise par ton manque d’aisance à parler aux femmes, et tu jettes un regard insistant vers Earl pour qu’il explique un peu mieux. Tu fronces les sourcils en regardant tes mèches de cheveux trempées et tes tresses emmêlées, en te demandant si tu parviendrais un jour à les défaire, puisqu’il était hors de question que tu redeviennes un homme à tresses. Tu tentes tant bien que mal de les retirer, pestant à voix basse.
Zut, j’aurais jamais du accepter que Triton me coiffe… Tu hausses la voix sans lever le menton. Vous sauriez pas défaire des tresses mouillées, par hasard?
Tu lèves le regard en les fixant à tour de rôle, avant de sursauter devant la jeune femme.
Pa...pardon… Je m’appelle Allen.


sorry je pensais pas avoir mis autant de temps 0W0




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Re: Towards another journey – Aria&Allen&Earl | Jeu 09 Avr 2015, 19:27



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A
lors là, pour une coïncidence, c’en était une pas mal ! Dire qu’ils ne s’étaient pas beaucoup croisés pendant tout ce temps, il fallait que ce soit de nouveau sur une plage, avec Allen sous son apparence de femme, de surcroît.

« Si je comprends bien, vous... Vous connaissez ? »

Earl pivota vers Aria et s’apprêtait à répondre mécaniquement, mais l’air réservé de la jeune femme le titilla un peu. C’est vrai, il ne savait pas comment elle se sentait en présence d’autres inconnus – certes, Allen avait une apparence féminine, mais elle ne le connaissait pas de toute manière. Même si il était sa connaissance, il pouvait comprendre qu’elle ne soit pas très expansive. A moins… que ce soit autre chose ? (note : il a rien compris le pauvre) Dans tous les cas, Allen prit la parole à sa place pour expliquer la situation à Aria et… atten-ten-tends là ! Mais qu’est-ce qu’il me fait, avec ses phrases floues au possible ? Ca sonne carrément louche, non ? Et le regard que ce dernier te lance par la suite n’a rien pour arranger l’image que vous devez donner. Toute personne ayant dépassé la puberté et perdu l’innocence caractéristique de l’enfance se demanderait Quoi, sur les plages de Californie ? Qu’est-ce qui est si compliqué ? Développez, je vous prie... Parce que tout le monde aime les potins. Et quand deux beaux jeunes gens de sexe opposés se rencontrent sur une « plage en Californie », en général, c’est pas pour faire des châteaux de sable (quoique ces deux là en auraient été très capables). Bref, avant que l’imaginaire sûrement débordant de notre chère et magnifique Aria ne s’aventure sur un terrain glissant aussi surnommé la terre maudite des quiproquos embarrassants, il ouvrit la bouche pour compléter ce que venait d’avancer Allen.

« Ce qu’Allen a voulu dire, il parlait d’un ton pressant et jeta un regard lourd de sous-entendus à son ami pour lui signifier qu’il venait de faire une gaffe, c’est qu’on s’est rencontrés l’été dernier en Californie, et comme nous venions tous les deux d- »

Vraisemblablement, ce qu’Earl racontait passait par-dessus la tête d’Allen (on l’aime le pauvre, il est trop préoccupé par ses cheveux. Comme ça on aurait vraiment dit une nana), car ce dernier l’interrompit sans vergogne pour un appel à l’aide capillaire. Earl cligna des yeux sans réagir un instant, se posant des questions sur la raison, d’ailleurs, qui avait poussé Allen – homme viril qu’il était – de se retrouver avec des petites trè-trèsses dans sa magnifique chevelure. Aux dernières nouvelles, même sous son apparence féminine, il gardait une mentalité d’homme. Earl imaginait vraiment mal son ami en train de se faire des tresses en se regardant dans le miroir. Enfin, si, d’ailleurs il l’imaginait. Et c’était de loin la chose la plus drôle qui lui avait traversé l’esprit depuis ce matin.  Bon, de toute manière, il était tellement concentré sur ses cheveux qu’il n’avait pas vu le désespoir d’Earl face aux paroles qu’il avait prononcées plus tôt, mais il sursauta à nouveau lorsqu’il leva les yeux vers eux. Earl soupira doucement et ne put s’empêcher de sourire. Il était vraiment attendrissant, avec son côté mal à l’aise. Et tête en l’air. Bon dieu, quelle tête en l’air.

« Ok, ok, j’ai compris… on va s’occuper de tes cheveux. » Il parla avec douceur. Earl rompit la distance entre eux et se posta derrière elle pour essayer de se démener avec les tresses incorporées dans sa magnifique masse de cheveux noirs. Concentré, il fronça les sourcils avant de redresser son visage vers Aria. Il lui fit un sourire désolé. « Excuse-moi, Aria, mais je n’ai jamais eu les cheveux longs, et franchement je pense que tu te dépatouilleras mieux que moi avec cette catastrophe. » Remarquez le subtile nom utilisé pour qualifier la chevelure d’Allen, histoire d’essayer de l’énerver un peu. Quoique, c’était pas subtile du tout, et pas franchement très mature. Tant pis, c’était sorti. Et puis, honnêtement, vu son aptitude dans la matière, il était en droit d’appeler ça une catastrophe. Il aurait limite besoin d’une boîte à outils pour réussir à s’en occuper. Bon, j’exagère. Mais vous avez compris le point que je voulais marquer. De toute manière, Allen connaissait Earl assez pour savoir qu’il aimait se moquer gentiment des gens. Dans tous les cas, Earl sourit en songeant qu’Aria avait probablement l’une des chevelures les plus belles qu’il avait jamais vues. Elle devait en prendre grand soin. Et elle n’aurait probablement aucun mal à démêler ces tresses, vu comme ses doigts étaient longs et fins.


HRP| J’ai fait exprès de laisser ça ambiguë à la fin XD Faut qu’Aria reste jalouse un peu plus voyons 83



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Re: Towards another journey – Aria&Allen&Earl | Mar 16 Juin 2015, 08:55



Towards another journey❝Our hearts discover yet a new path.❞

P
our quelqu'un de rationnel, Aria faisait parfois preuve d'une imagination très féconde. Surtout lorsqu'il s'agissait de s'imaginer des choses sur le compte des autres. A ce stade on pouvait même parler de virus, puisqu'elle pouvait envisager le pire et d'en être ensuite obsédée au point de s'en rendre malade. Parce que même lorsqu'elle savait bien que ce qu'elle s'imaginait ne faisait pas sens, que ça ne pouvait pas être la réalité, une partie d'elle-même avait malgré tout besoin d'en avoir le cœur net. Chez elle plus que chez quiconque, la graine du doute trouvait un engrais fertile où se glisser pour ensuite devenir une mauvaise herbe contagieuse. Un engrais vicié par son manque de confiance en les autres comme en sa propre personne, par sa paranoïa. La jeune femme vivait dans un monde ou les petits lutins vicieux existaient et prenaient forme humaine, ou l'avarice et l'individualisme étaient maîtres. Elle était encore une petite fille craintive qui, même après deux siècles, avait peur des ténèbres. Celles qui hantaient les cœurs.Triste vision des choses que la sienne, qui l'empêchait d'aller vers l'avant ; elle préférait se terrer dans un trou de souris, fermer les yeux et se boucher les oreilles. Se cacher en espérant ainsi échapper aux rapaces et autres prédateurs, pour rester saine et sauve.

Alors quand elle vit Earl se détourner pour prêter main-forte à cette jeune femme, lui tendre la main avec un sourire charmant et un tait d'humour affectueux, évidemment qu'elle se demanda quelle relation ces deux-là pouvaient bien avoir pour entretenir une telle familiarité. D'autres se seraient aussi posé des questions, alors imaginez donc ce que c'était pour quelqu'un d'aussi droit et réservé qu'Aria, qui voyait dans des gestes basiques tel la bise une belle démonstration de proximité. Mais au-delà de sa curiosité elle était en prise avec une sorte de crainte, un sentiment désagréable qu'elle n'aurait su nommer avec précision.
Cependant, ce n'était encore rien comparé au vent glacial qu'elle ressentit lorsque la brune évoqua un séjour compliqué sur une plage californienne. Autrement dit dans des tenues suggestives, par un soleil brûlant, et dans une atmosphère très – voir un peu trop – décontractée.

Dans un contexte pareil, qu'est-ce que le mot « compliqué » pouvait bien signifier ? Comment Allen pouvait rester aussi vague ? À croire que son but était de jouer avec ses nerfs. Eh bien il fallait l'avouer, c'était réussi : face à cette phrase des plus nourrissantes pour l'imagination, un nœud se noua autour de sa trachée, la faisant déglutir lourdement. Malheureusement, au lieu de se dénouer, il ne fit que l'étouffer un peu plus lorsque le brun se lança précipitamment dans des explications qui sonnèrent immédiatement fausses à ses oreilles. Mais rien n'y faisait, la seule chose qui pourrait l'en délivrer était que l'un de ses deux interlocuteurs lève le mystère sur ce qu'ils avaient vécu en Californie. Mais pour le moment, tout ce que la sang-pur savait, c'était qu'elle détestait être dans le doute quant à la relation entre Earl et cette fameuse Allen (la joueuse est perturbée par l'accord au féminin -vlan-). Et si c'était quelqu'un de spécial, avec qui il souhaitait vieillir et être heureux ? Lorsque cette pensée frôla malignement son esprit, elle se sentit d'autant plus perturbée. Pourquoi fallait-il qu'elle le prenne tant à cœur, et aussi facilement de surcroît ?

Oh, au fond, elle connaissait très bien la réponse : si cela la dérangeait tant, c'était à cause de ses sentiments pour Earl. Ceux dont elle avait récemment pris conscience, et qui l'avaient projeté sur un petit nuage lorsqu'ils s'étaient donné rendez-vous. Intérieurement, Aria se flagella pour avoir été aussi aveugle. Bêtement, à l'instar d'une gamine se prenant encore pour l’héroïne d'un conte de fée, elle s'était cru dans un monde où un sentiment aussi merveilleux que l'amour était plus fort et plus pur que tout. À son âge, elle aurait dû savoir que l'adoration d'une personne trop ingénue envers un idéal utopique, n'était pas la même chose que la profonde attraction qu'un adulte pouvait ressentir. Pour commencer, ce n'était que dans le premier cas, que l'affection avait pour règle d'être parfaitement réciproque. Ensuite, dans le second cas, la cible de notre amour pouvait très bien en aimer une autre.
Tout cela, la demoiselle le savait parfaitement. Elle en avait déjà fait l'expérience, par le passé. Alors pourquoi fallait-il qu'elle tombe dans des pièges de débutant ? Comment avait-elle pu oublier à quel point l'amour pouvait être douloureux, s'il était à sens unique ? Au lieu de se réjouir trop tôt, elle aurait dû commencer à s'inquiéter. Cela aurait atténué le trouble qu'elle ressentait actuellement.

Par un réflexe nerveux, ses poings s'étaient resserrés fermement. Lorsqu'elle s'en rendit compte, Aria s'évertua à la détente. Oh et puis après tout Earl était un jeune homme en pleine santé et Allen une ravissante demoiselle, alors ce n'était pas si étonnant qu'ils aient pu éprouver une attirance. C'était naturel, même. Malgré tout, elle ne pouvait s'empêcher de ressentir un pincement au cœur, en se disant qu'ils avaient peut-être vécu une aventure : naïvement, elle se disait – espérait – que peut-être, il n'avait pas accumulé beaucoup d'expérience. Parce que l'imaginer bras dessus bras dessous avec une autre, plus belle et plus rayonnante qu'elle, lui faisait mal. La poussaient à croire qu'elle n'aurait jamais aucune chance avec lui. Après tout, pourquoi s'intéresser à une fille aussi maladroite et inintéressante, s'il pouvait avoir mieux ?
C'est là que sous son regard meurtri, Earl eut un sourire tendre. Le genre de sourire qu'une femme amoureuse n'aimerait pas voir adressé à une autre. À ce moment précis, la vampire conclut arbitrairement qu'il se passait définitivement quelque chose entre eux ; qu'elle sentit son cœur se déchirer.
Pourquoi devait-elle retomber dans un amour à sens unique, souffrir à nouveau ce calvaire ?

Sous sa poitrine, les battements étaient si forts qu'ils en étaient douloureux. Le sang palpitait avec trop de vigueur dans les veines de ses tempes, créant une sensation d'étourdissement. Bientôt, elle en oublierait où elle se trouvait. Mais Aria se laisserait volontiers engourdir, si cela lui évitait d'en voir plus : même si continuer d'observer aurait pu contredire ce que son instinct lui criait, le contraire aussi pouvait se produire. Or si jamais elle décelait la moindre preuve que ses craintes étaient fondés, elle avait le sentiment qu'elle ne le supporterait pas.
Cela dit, avant qu'elle n'ait le temps de fuir, la voix grave d'Earl la tira de ses pensées en prononçant son prénom. Notre héritière tressaillit brièvement, des micro-mouvements agitant ses cils, puis elle remonta la tête pour regarder le jeune homme, mais son regard était encore dans le vague. Une expression encore trouble sur le visage elle réfléchit un instant pour comprendre ce qu'il lui avait dit, et finit par bredouiller faiblement.

« Ah, oui bien sûr, je m'en occupe... »

A petits pas rapides, Aria se rendit timidement près d'Earl tout en veillant à garder une certaine distance ; avec un peu de chances, si elle commençait dès maintenant à faire une croix sur lui et sur ses sentiments, tout irait pour le mieux. Ils resteraient bons amis, et elle n'aurait pas aussi mal en le voyant avec d'autres filles – ou plutôt, en s'imaginant des choses.
De ses doigts de pianiste elle saisit délicatement l'extrémité d'une des tresses, pour s'atteler à la tâche considérable qui l'attendait. Tout en déliant les fines mèches, notre aristocrate ne put que constater à quel point les cheveux d'Allen étaient beaux : fins, doux, brillants à la lumière du jour et d'une couleur très sombre qui ne manquait pas de profondeur – et en plus, faisait ressortir ses yeux bleus. Sans oublier que quand la brunette s'était relevée, l'harmonie et la finesse de sa silhouette ne lui avaient pas échappés. C'était vraiment une belle femme, songea-t-elle amèrement ; elle et Earl, qu'on pouvait sans mentir qualifier de beau garçon, formeraient – ou formait, qu'en savait-elle au fond – un beau couple.

Elle se souvint alors du baiser échangé avec Earl, dans les montagnes, et s'en mordilla la lèvre inférieure. Pourquoi l'avait-il embrassé ? Parce que l'ambiance s'y prêtait ? Certes, mais ce n'était pas une raison valable. À cause de cela, Aria était désormais déboussolée. Elle ne savait soudainement plus que penser d'Earl. Ses efforts pour lui faire confiance lui paraissaient maintenant bien risibles, inutiles. Le connaissait-elle vraiment ? Ce n'était pas son genre de croire en quelqu'un aussi facilement, et elle regrettait maintenant d'avoir dérogé à cette règle de survie.
Ce n'était pas bon. Elle s'engageait sur la mauvaise pente. En inspirant un bon coup, la femme aux cheveux d'argent se concentra sur les cheveux d'Allen, en espérant ainsi chasser un sujet délicat de son esprit.
Elle vint rapidement à bout de la première tresse, puis laissa ses bras retomber le long de ses flancs et reprit la parole.

« Allen, n'est-ce pas ? Que diriez-vous de vous installer sur une couverture ? Ce serait plus confortable. »

Elle-même se rendit compte à quel point sa voix sonnait étrangement monotone et faible. Comme si elle était obligée de forcer sur sa gorge pour produire le moindre son – ce qui était exactement le cas. Question discrétion, on repassera hein ; d'ailleurs, si Earl n'avait pas encore remarqué qu'Aria évitait soigneusement de croiser son regard ou même de tourner la tête vers lui, il n'allait pas tarder. Quant à Allen c'était plus facile, puisqu'elle se trouvait dans son dos et qu'à priori elle ne possédait pas de troisième œil à l'arrière du crâne.


HRp :
Et voilà ♥
Désolée pour le retard ;; si ça ne vous va pas, n'hésitez pas à me le dire !


~ Une rose de Ruru ♥️ ~

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Re: Towards another journey – Aria&Allen&Earl | Sam 30 Avr 2016, 03:58



towards another journey

earl & aria & allen

Si tu défaisais pas ces tresses rapidement c’était obligé que tu retournais sur l’Atlantis dire deux mots à Triton. Pour une fois que t’y retournais en tout innocence il fallait évidement que tu reviennes avec un problème. T’avais été fille assez longtemps dans ta vie pour savoir que les tresses mouillées, c’était un enfer à retirer, mais pas assez pour réussir à le faire. Ce qui était considérablement emmerdant. Tu lèves deux yeux implorants vers Earl -qui avait l’air de se foutre de ta gueule dans sa tête, et tu fulmines- avec l’air le plus innocent du monde, et lui te souris.  “Ok, ok, j’ai compris… on va s’occuper de tes cheveux. ” T’abordes alors un sourire satisfait en t’approchant d’un grand pas pour qu’il puisse atteindre tes cheveux sans se déboîter les articulations, et sens ses mains dans ta masse de cheveux noir qui commençait doucement à sêcher. Puis au bout de quelques secondes de silence, il a l’air d’abandonner. “Excuse-moi, Aria, mais je n’ai jamais eu les cheveux longs, et franchement je pense que tu te dépatouilleras mieux que moi avec cette catastrophe. ” Tu jettes un coup d’oeil à la jolie femme en abordant un grand sourire désolé, passant sous silence l’appellation avec laquelle Earl avait désigné tes cheveux. La-dite Aria avait l’air de sortir de ses pensées et tu te demandais si elle avait toujours cet air...pas coincé genre, balais dans le cul, mais plus droit que le-dit balais. Presque royal. D’un côté, ça te rappelait ta mère, lorsque tu vivais encore avec elle -lorsque, tout simplement, elle était encore en vie- avec cet aura majestueux d’Impératrice qui forçait autant le respect que l’admiration. Aria c’était un peu ça. Elle avait l’air d’une Impératrice.
Impératrice qui cligne des yeux et bredouille doucement en s’approchant de toi. “Ah, oui bien sûr, je m'en occupe...” “merci!” T’abordais ce sourire un peu sauvage, ce sourire carnassier d’un mec un peu trop instable mais qui, des fois, a juste l’air félin, sensuel. Ce qui te fais te demander comment les gens peuvent trouver un type instable sensuel. Tu lèves les yeux vers le ciel en réfléchissant à des trucs débiles alors que la jeune femme dénoue tes cheveux -Par quelle magie y arrivait-elle?- avant de tourner les yeux, sans la tête, vers Earl. “ Vous faisiez une promenade? Ah, désolée si je vous ai interrompu d’ailleurs, Triton sait pas viser quand il fait un portail vers l’Île.
Tu grattes doucement ta joue du bout des ongles en attendant qu’elle ait finit de dénouer la première tresse. “ Allen, n'est-ce pas ? Que diriez-vous de vous installer sur une couverture ? Ce serait plus confortable. ” Tu tournes un peu brusquement la tête, ta main se fourrant dans tes cheveux pour chercher la tresse qui avait disparue -hallelujah- tes yeux plantés dans les siens, un sourire courtois au visage. Avec quelqu’un de cet allure tu ne pouvais pas t’empêcher de devenir le sosie parfait de ta mère. Une allure de reine, avec ce sourire indéchiffrable et ces gestes pleins de grâces. Pourtant c’était pas dans ta nature. mais tu souris et hoche la tête. “Oui, bien sur!

Sitôt assis sur la-dite couverture, tu te replaces dos à la jeune femme, les genoux en tailleur et sort -Dieu seul sait d’où- un paquet de cigarette et un briquet, que tu balances à côté de toi. Puis tu en sors une et la glisse entre tes lèvres, ne tardant pas à l’allumer. “Mmh, alors quoi de beau depuis la dernière fois? Vous vous connaissiez depuis longtemps, Aria? T’avais pas posé les questions à la même personne, mais t’avais haussé un peu la voix pour la seconde pour être sûre que la concernée t’entende. Tu souffles la fumée à l’opposé d’Earl, faisant attention à ce que le vent de l’emporte pas vers Aria. T’en veux Earl? -tu te souvenais jamais s’il fumait, à vrai dire- Mmh, c’vrai.” Tu fermes les yeux en tirant une taffe, savourant la présence de ton meilleur ami et les doigts de la jeune femme dans tes cheveux.

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HRP> j'ai tellement pas abusé sur le temps que j'ai mis [: (DESOLEE OMG)(en plus j'ai switché avec le nouveau Allen, j'espère que ça ira du coup j'ai essayé que ça fasse pas trop un grooos changement)(et je sais vraiment plus si Earl fume ou pas en vrai mdrr)




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Re: Towards another journey – Aria&Allen&Earl | Jeu 05 Mai 2016, 10:44



Towards another journey❝Our hearts discover yet a new path.❞

L
orsqu’Earl demanda un coup de main à Aria, celle-ci semblait plongée dans ses pensées, et mit quelques secondes à répondre, comme si elle devait prendre le temps de comprendre ce qui lui avait été dit. Elle finit par acquiescer de sa voix douce, et vint se positionner à la place qu’Earl lui céda en se décalant sur le côté, et Earl qui passait 99% de son temps à observer Aria de ses yeux émeraude ne put s’empêcher de la trouver soudainement moins détendue. Il la connaissait assez maintenant pour faire la différence entre la Aria qui était à l’aise – qu’il avait enfin réussi à faire éclore après tant d’efforts et de douceur – et celle qui retournait se cacher derrière sa carapace de glace. Et pour une raison qu’il ne comprenait pas, il semblait que cette dernière était de retour. Une mince inquiétude vint se développer dans le creux de l’estomac d’Earl qui commençait à se demander ce qui pouvait la gêner, mais fut de nouveau interrompu dans sa réflexion par la voix d’Allen.

« Vous faisiez une promenade? Ah, désolé si je vous ai interrompus d’ailleurs, Triton sait pas viser quand il fait un portail vers l’Île. »

Le fae reporta son attention sur la belle brune et haussa un sourcil, croisant ses bras sur ses pectoraux moulés par le tissu blanc de son T-shirt, avant de répondre de son ténor velouté.

« Oui, enfin, on allait commencer à se promener. » Earl se retint de lui dire qu’en effet, même s’il l’adorait, il aurait préféré que le mythologique choisisse un autre jour pour débarquer de nulle part, alors qu’il était en train de passer du temps avec la fille qu’il aimait. Non, franchement, sortir une telle énormité devant Aria n’était pas trop dans les plans de notre tombeur. Il en avait peut-être pas l’air, mais la bonne grosse drague lourde n’était pas trop son truc, il préférait la subtilité, et il savait très bien qu’Aria en avait bien besoin. « Mais attends… t’as bien dit Triton ? Tu veux dire, LE Triton ? Tu m’avais pas dit que tu côtoyais les divinités de la mer ! »

On en apprend tous les jours sur ses amis, c’est agréable. Chaque journée apporte de nouvelles surprises, si on veut. Alors, la voix d’Aria s’éleva, attirant le regard d’Earl comme un papillon par une lampe en pleine nuit.

« Allen, n'est-ce pas ? Que diriez-vous de vous installer sur une couverture ? Ce serait plus confortable. »

Ce ton… Earl le reconnaissait. C’était celui qu’Aria utilisait au tout début de leur relation. Le premier jour, celui qui les avait liés très profondément pard évènements pour le moins mouvementés. Il s’en souviendrait toujours. Cela lui donnait plus que jamais l’air d’une digne princesse d’une terre enneigée et à jamais magnifique, et qui la dressait dans les cieux de manière toujours plus inaccessible au fae qui s’efforçait pourtant de se hisser à son niveau pour la rattraper si jamais les aléas de la vie tentaient de la faire chuter de son piédestal de cristal.  Mais Earl ne comprenait pas pourquoi elle l’employait maintenant. Alors qu’Allen se déplaçait un peu plus loin pour s’installer sur la couverture, Earl rompit la distance entre lui et la sang-pur et la saisit avec douceur par le coude. Il lui parlait presque dans un murmure, pour qu’Aria soit la seule à l’entendre, et il chercha son regard bleu qui pourtant restait obstinément fixé sur tout sauf lui.

« Aria, est-ce que tout va bien ? »

L’inquiétude peinte sur le visage d’Earl n’était plus dissimulée à présent et il lui offrait en toute honnêteté. Earl avait toujours été honnête, mais avait appris à encore moins cacher ses sentiments derrière des couches de dérision lorsqu’il était avec Aria. Il n’avait aucune crainte à se montrer dans son entièreté à elle, et espérait ainsi la pousser à comprendre qu’elle ne craignait rien à faire de même pour lui.

Aria retourna se placer derrière Allen pour terminer de s’occuper de ses cheveux, et Earl fronça les sourcils en voyant ce dernier sortir un paquet de cigarettes – d’où, mystère – alors qu’Aria était juste à côté de lui. Earl était un peu trop protecteur, parfois, c’est vrai. Mais il savait que cette triple-andouille qui lui servait d’ami n’allait pas s’amuser à cracher la fumée dans la figure de la belle vampire, donc il le laissa faire.

« T’en veux Earl? »

Earl secoua la tête et passa sa main dans ses épis chocolat. « Non merci, je ne fume pas. »

Allen acquiesça sous son souffle puis se mit à fumer tout en laissant Aria s’occuper de ses cheveux. Earl, toujours debout, vient se placer face aux deux femmes et les écouta parler en se tenant de manière décontractée. Ses yeux ne quittaient pas Aria qui déliait de ses longs doigts les tresses, et l’air concentré qu’elle arborait en le faisant la rendait encore plus belle. Earl soupira avec douceur.

« D’ailleurs, comment va ta tortue volante ? Euh… Hedwige, c’est ça ? C’est toujours le grand amour entre vous ? »

Il finit par s’installer sur le sol, croisant ses longues jambes en tailleurs et plaçant une paire de lunettes de soleil qui était accrochée au col de son T-shirt sur son nez.


HRP| Allez, on va laisser le tout mariner encore un peu… ce serait bien si Aria demandait carrément à l’un des deux quelle est leur relation ou je sais pas quoi pour que ce soit bien bien drôle XD Mais bon, on verra ♥ (Genre Earl en mode « MAIS NON C’EST UN MEC EN FAIT D8 » haha xD)



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