The Hatter who destroyed your life } Balthazar

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Demi-Divinité fille d'Apollon & Mage



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Sasha Loïs Cobain
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J'ai traversé le portail depuis le : 26/04/2014 et on me connaît sous le nom de : Cali Mon nom est : Sasha Loïs Cobain Actuellement je suis : c kompliké Il paraît que je ressemble à : Robin Soloviev ▬ Fisheye Placebo ; Female Saniwa ▬Touken Ranbu (IRL ▬ Chloe Norgaard) et à ce propos, j'aimerais remercier : BB <333
MessageSujet: Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar   Sam 28 Fév 2015, 14:27

 

▬ I don't care if it hurts  I want to have control  I want a perfect body  I want a perfect soul  I want you to notice  When I'm not around  You're so fuckin' special  I wish I was special
But I'm a creep, I'm a weirdo.  What the hell am I doing here?  I don't belong here.  

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» Première des choses, veuillez vous calmer et ne pas tenter d'afficher autorité sur ma personne. Ensuite, je suis d'accord avec vous, mademoiselle Alice. Pourtant, Alice n'est-elle pas insouciante malgré tout ça? Elle a beau s'adapter, mais elle a fait preuve d'une parfaite insouciance en s'engageant dans le terrier du lapin sans même songer un seul instant à la façon dont elle pourra en ressortir. Et à ce qui s'y cache.

Diane se sentait bouillir de l'intérieur, vexée, blâmée, elle avait envie de hurler. Cette réaction puérile était en soit légitime, personne n'aimait se faire rabaisser de la sorte. Toute la complexité de la chose relevait dans le fait que cela avait été fait indirectement. Elle lui en voulait, pour sûr, et si elle avait été en totale possession de ses capacités la vampire serait partie. Mais elle ne l'était pas. Elle sentait de nouveau cette force qui opprime, cette force qui lui dictait de se taire, d'attendre. Alors elle se tut, et attendit.

» Ne pensez-vous pas que ce qu'à la suite de son arrivée à Wonderland elle est en proie à une terrible crise d'identité? Elle se retrouve dans un monde totalement dépaysant et inexplicable. Elle a beau avoir réussi à s'adapter, mais cela ne fut pas facile. Pas autant qu'on le pense. Alors dites-moi, mademoiselle, ne tenteriez-vous pas de me dire quelque chose à travers cela?
Il fallut du temps à Diane pour qu'elle comprenne le sens de tous ces mots. Bien tendu, elle connaissait les définitions de tout ce qu'elle avait pu entendre, mais leur alliance était plus difficile à cernée. Proie. Crise. Dépaysant. Inexplicable. Trop de mots, trop durs, pour elle, pour la seule chose qui avait toujours cru en elle, et en qui elle avait toujours cru. Elle sentit une boule se former dans son estomac, la colère, l'impuissance. Elle se détacha de lui dans un mouvement brutal, saisit son regard à lui, rouge. Elle se laissa emporter par toute cette colère, marée houleuse et dangereuse, ces mots, qui sortaient sans qu'elle aie à les expliquer à son cerveau, en soit elle ne comprenait pas, c'était trop soudain. Folie ou lucidité encore une fois on n'en savait rien, et après tout il valait mieux ne rien savoir ni comprendre. Son corps était trop fatigué pour courir, elle le savait, le sentait. Son seule arme, c'était les mots. La vampire aurait pu l'attaquer, mais l'issue de ce combat inégal était déjà écrite avant même que l'idée ne traverse l'esprit, de l'un, ou de l'autre.

» Avec tout le respect que je vous dois -elle avait compris que sans marques de politesse, il n'aurait fait que la stopper et la réprimander, son esprit choisissait donc inconsciemment les meilleurs termes pour rester politiquement correct même si Diane en soit n'avait pas conscience de cette notion- je vais me présenter, une seconde fois. En soit je n'ai pas mentis, j'ai juste omis quelques détails. Et le mensonge par omission n'est en soit pas un mensonge. Je suis Diane, Diane Ruby Ellen Moondell. Née le 7 mai 1852, à Londres, de parents que l'on qualifierait de « normaux » puisqu'ils sont humains. Un jour, je ne sais pas pourquoi, le sort, vous, m'est tombé dessus. J'ai commencé à être en possession de capacités étranges, et personne ne me croyait. Car je n'étais pas normale, aux yeux de la société. Après tout sur terre il n'est pas coutumes de faire de tels rêves, de voir le futur, et surtout de ne pas vieillir. J'ai fini par me faire interner, car apparemment toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. On m'a écoutée, et on en a fait un livre, une fiction, si bien que maintenant toute personne que je croise pense à travers que j'ai trop lu « Alice in Wonderland » et que je m'y suis identifiée. A votre avis, quel est mon ressenti ? Alors entendre que je suis insouciante, après tout ce que j'ai vécu, je pense ête dans la capacité de dire que, non, je ne le suis pas. Je ne peux pas vous juger, car je ne vous connais pas bien, mais je tiens à vous le dire, vous auriez pu faire mieux. Ne jamais me rencontrer aurait été une option, ou faire mieux. Ca n'aurait pas été dur. Allez-y, maintenant que j'ai brisé ce qui vous restait d'estime pour moi, faites ce que vous voulez, nous savons tous les deux qu'au jeu du plus fort, ça n'est pas moi qui gagne. 

Elle se laissa tomber sur le sol, achevée, exténuée, morte, triste, ressasser le passé n'avait jamais été chose facile, et elle avait toujours fait son maximum pour ne pas avoir à en parler. Mais à lui.. Il devait savoir, car on dit toujours qu'apprendre l'Histoire permet de ne pas perpétuer les fautes des temps antérieurs. Alors si lui apprenait son Histoire, à elle, peut-être ne le ferait-il plus. Malheureusement, son Histoire à elle n'avait rien d'un conte. Pourquoi ? Elle cacha ses yeux entre ses mains fines. Pourquoi devait elle vive un conte mal-fait ? Pourquoi n'avait-elle pas le droit à son Happy End comme toutes les héroïnes ? Très certainement parce qu'elle n'avait rien d'une héroïne. Elle ferma les yeux, se raidit, après tout elle lui avait cédé ce qu'il restait d'elle, savait pertinemment qu'il était peu probable qu'il prenne tout avec le sourire -elle même n'aimait pas se faire réprimander. Une lueur au fond d'elle lui assurait qu'il ne la tuerait pas, mais imaginer ce qui pouvait lui arriver de pire la tétanisait, et la vampire préférait attendre, et subir. Encore une fois, parce qu'après tout leur lien définissait les choses ainsi.  


HRP: J'espère que ça t'inspire, si ça ne va pas envoie moi un mp surtout ! ♥ T'as le droit de la brusquer un peu beaucoup, je t'en voudrais pas ! xD
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Dylan I. "Dust" Anderson
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MessageSujet: Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar   Mar 03 Mar 2015, 22:32





The Hatter who destroyed your life
Balthazar & Diane
« Dans ce monde cruel, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. »


Ces paroles avaient été prononcées dans le plus grand des calmes. Il va sans dire que pour Balthazar, c'était un état tout à fait normal. Lui, qui à l'allure si froide et si dure, ne prenait jamais de gants pour dire ce qu'il avait à dire, il ne haussait jamais le ton, ne perdait jamais son calme. Certes, il pouvait être hautain et mesquin, mais sans jamais crier sur personne. Son sang-froid avait beau avoir des limites, il ne tombait jamais dans la disgrâce de la colère. D'autant plus, il ne fut point surpris de voir la demoiselle se défaire brusquement de son emprise. Cela eu pour effet de l'irrité, mais il ne fit que pincer ses lèvres de mécontentement. Il l'observa de ses yeux rougeâtres se positionner en face de lui pour planter son regard dans le sien. Au moins, elle avait l'audace de soutenir ce regard si froid, si dur. Un regard qui promettait bien des choses. Des choses que l'on ne voulait pas savoir. Balthazar la regarda bouillir, éprise d'une colère qu'il comprenait à moitié.

    » Avec tout le respect que je vous dois, je vais me présenter, une seconde fois. En soit, je n'ai pas mentis, j'ai juste omis quelques détails. Et le mensonge par omission n'est en soit pas un mensonge. Je suis Diane, Diane Ruby Ellen Moondell. Née le 7 mai 1852, à Londres, de parents que l'on qualifierait de « normaux » puisqu'ils sont humains. Un jour, je ne sais pas pourquoi, le sort, vous, m'est tombé dessus. J'ai commencé à être en possession de capacités étranges, et personne ne me croyait. Car je n'étais pas normale, aux yeux de la société. Après tout sur terre il n'est pas coutumes de faire de tels rêves, de voir le futur, et surtout de ne pas vieillir. J'ai fini par me faire interner, car apparemment toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. On m'a écoutée, et on en a fait un livre, une fiction, si bien que maintenant toute personne que je croise pense à travers que j'ai trop lu « Alice in Wonderland » et que je m'y suis identifiée. A votre avis, quel est mon ressenti ? Alors entendre que je suis insouciante, après tout ce que j'ai vécu, je pense êtes dans la capacité de dire que, non, je ne le suis pas. Je ne peux pas vous juger, car je ne vous connais pas bien, mais je tiens à vous le dire, vous auriez pu faire mieux. Ne jamais me rencontrer aurait été une option, ou faire mieux. Ça n'aurait pas été dur. Allez-y, maintenant que j'ai brisé ce qui vous restait d'estime pour moi, faites ce que vous voulez, nous savons tous les deux qu'au jeu du plus fort, ça n'est pas moi qui gagne.


October resta muet. Pas de surprise, non. Il s'y était à moitié attendu. Cependant, il commençait à bouillir intérieurement, car elle rejetait la faute sur sa personne, alors qu'elle était la plus coupable des deux. Et si elle lui avait dit avant que l'on parlait d'elle, peut-être aurait-il pesé ses mots? Ou peut-être pas. Il avait en face de lui la jeune demoiselle dont le livre racontait les aventures. Il avait une nouvelle perception de cette Diane, puisque tel était son prénom réel. Autant dire qu'il la voyait différemment. Pourtant, il ne réussissait pas à perdre l'estime dont elle parlait. Elle devait avoir vécue maintes épreuves au courant de la longue existence que lui avait donné le vampire. Il ne s'en voulait pourtant pas. Il ne s'en voulait pas de lui avoir offert cette vie, qu'elle soit pire ou non. Il aimait ce sentiment de supériorité qu'il ressentait en sa présence. Il aimait qu'elle sache qu'elle n'avait aucune chance contre lui. Il aimait se sentir puissant, comme il avait aimé ça toute sa longue vie. Alors il décida de l'approcher. Il s'arrêta à seulement quelques pas de la demoiselle pour ne pas la toucher, car il se doutait bien que le moindre contact suffirait à la faire exploser de nouveau.

    » Si je puis me permettre, Diane. Il appuya sur son nom, lui faisant bien comprendre qu'elle avait une identité autre que celle d'Alice. Du moins, à ses yeux, lui qui ne la connaissait pas, mais qui la connaissait en même temps. Si vous m'aviez prévenu que la personne dont nous parlions était vous, je n'aurais certes pas dit des choses sans prendre tout le temps nécessaire pour y penser correctement. Malgré cela, je pense ce que j'ai dit et je me contre-fiche que cela vous mette en colère, car si vous n'êtes pas capable de prendre les opinions des autres à votre sujet, c'est votre problème. Alors je vous prierais de garder votre calme et de ne pas jeter inutilement votre colère contre moi. Il va sans dire que le plus fort de nous deux, c'est moi et si vous vous amusez encore à me traiter de la sorte, je ne me gênerai pas pour vous mettre une correction.


Le tout dit le plus poliment possible, dans la mesure où October commençait à sentir la pression augmenter dans son vieux corps à l'apparence jeune. Il ne supportait pas qu'on lui adresse la parole de la sorte pour lui faire comprendre ses tords. Il est bien assez intelligent pour comprendre sans qu'on ne lui balance des mots à la figure avec colère. Il prônait la politesse et le calme. Et elle n'avait qu'un seul des deux. Heureusement, elle semblait d'or et déjà que sans la politesse, Balthazar n'aurait fait que la corriger et la réprimander. Il ne s'excuserait pas des choses qu'il a dites sur elle, car il n'en avait pas besoin. Après tout, elle aurait dû l'informer de la situation.

    » De plus, je me contre-fiche que vous soyez folle ou non. Pour moi, vous restez une personne qui a droit à son opinion sur la chose. Cependant, je ne vous permet pas de m'accuser à tord lorsque vous êtes la plus fautive des deux. La prochaine fois, pensez-y à deux fois avant de me mettre sur une piste que je ne connais pas et où je pourrais dire des choses sur vous que vous n'accepterez pas.


Il laissa échapper un soupir. Un soupir qui ne démontrait pas vraiment du découragement, mais plus une irritation qui grimpait rapidement dans son corps pour se faire voir sur son joli visage de vampire. Il ne supportait pas ce genre de comportement chez qui que ce soit. Et ce n'est pas parce qu'il l'avait transformé et qu'ils avaient un lien quelconque qu'elle avait ce droit. Il prit le temps de la détailler, ainsi devant lui dans son veston noir la protégeant du vent hivernal. Elle paraissait si menue dans ce morceau de tissu trop grand pour elle qu'il avait envie de rire. Elle avait une pose menaçante alors que tout en elle criait le contraire. Elle n'était pas menaçante du tout. Pas aux yeux du vampire deux fois centenaire. October avait l'air beaucoup plus menaçant et imposant, le dos droit et l'allure fière. Il se dégageait de lui une aura de danger calme. Un danger qu'il ne fallait pas émoustiller.


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MessageSujet: Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar   Jeu 05 Mar 2015, 21:34

 

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En gamine, irresponsable, Diane s'attendait à une réponse on ne peut plus fulgurante. Après tout, elle voulait qu'il sorte de ses gonds, qu'il crie, qu'ils s'abaisse à ce comportement comme elle l'avait fait avant. Qu'il s'habille d'un vêtement de honte et d'irresponsabilité, que le poids du remords pèse sur ses épaules. Mais non, toujours aussi fier, toujours aussi calme, il lui répondit. On sentait une certaine colère dans ses paroles, mais il semblait impossible de tomber en déchéance. Droit, poli, calme. Et cela faisait mal.

» Si je puis me permettre, Diane. Si vous m'aviez prévenu que la personne dont nous parlions était vous, je n'aurais certes pas dit des choses sans prendre tout le temps nécessaire pour y penser correctement. Malgré cela, je pense ce que j'ai dit et je me contre-fiche que cela vous mette en colère, car si vous n'êtes pas capable de prendre les opinions des autres à votre sujet, c'est votre problème. Alors je vous prierais de garder votre calme et de ne pas jeter inutilement votre colère contre moi. Il va sans dire que le plus fort de nous deux, c'est moi et si vous vous amusez encore à me traiter de la sorte, je ne me gênerai pas pour vous mettre une correction.


Faible, elle se sentait faible. Petite, minable, c'était dur de se l'avouer, c'était dur de l'écouter, jusqu'au bout. L'enfant qui régnait en elle voulait hurler, le stopper dans ce discours, mais jamais elle n'aurait pu. Pendue à ses lèvres, accrochée à son regard, à l’affût du moindre son émit par ses mouvements. Ils étaient deux prédateurs, et d'eux deux, c'était lui le plus fort. Tous les deux en connaissance de cause, elle ne pouvait que s'exprimer en faisant attention à rester calme et polie. Elle restait là, assise, remonta ses jambes contre sa poitrine et posa sa tête dessus, le regard vers le bas. Ca n'était pas fini, elle le savait.
» De plus, je me contre-fiche que vous soyez folle ou non. Pour moi, vous restez une personne qui a droit à son opinion sur la chose. Cependant, je ne vous permet pas de m'accuser à tord lorsque vous êtes la plus fautive des deux. La prochaine fois, pensez-y à deux fois avant de me mettre sur une piste que je ne connais pas et où je pourrais dire des choses sur vous que vous n'accepterez pas.

Cet homme, bien que cela la tuait de se l'avouer, semblait avoir raison. Cette vision des choses n'était pas sa préférée, il est toujours plus facile de penser que ça n'est pas sa faute plutôt qu'ouvrir un tant soit peu les yeux et se poser des questions sur ce que l'on est et ce que l'on fait. Ils restèrent là, quelques secondes, minutes, immobiles, silencieux. Leurs cœurs seulement semblaient se répondre, dans un jeu de questions-réponses où ils s’exécutaient à l'unanime. Elle l'entendait. En vampire, elle l'avait toujours entendu. La vie, qui coule dans les veines, ce tambour qui marque le temps à l'encre invisible. Depuis plus d'un siècle, elle sentait tout cela. Et elle le sentait chez lui, aussi.

Bien qu'elle était mi-homme mi-bête, Diane n'avait pas envie de lui sauter dessus afin de le mordre. Une pulsion hurlait en elle à chaque fois qu'elle rencontrait un vampire, cet instinct de prédateur dominant, comme quand deux loups de meutes différentes se voient pour la première fois. Elle ne se sentait pas de la famille de Lawrence, mais pas comme une inconnue. Elle ne se sentait pas comme de sa « meute », mais pas comme une ennemie. Dire qu'elle se sentait esclave serait trop fort, se dire qu'elle sentait rassurée en sa présence serait mentir.

La vampire se releva, doucement, s'enroula dans le manteau qu'il lui avait prêté il y a peu, le froid se faisait sentir et la nuit était tombée. Comme une caresse sur sa peau, le vent vint frôler son visage et elle frissonna. Elle ne pouvait pas bouger ou partir, c'était sûr, mais elle espérait qu'ils finiraient par bouger. Elle remonta le col de la cape jusqu'à mi menton et s'avança vers le sang pur, doucement, si légère qu'on était en droit de demander si ce qu'on voyait n'était tout simplement pas le fantôme d'une jeune fille. Diane ne savait pas ce qu'il voulait faire d'elle, ce qu'il attendait de sa personne, elle décida alors simplement d'attendre un ordre ou une quelconque question., ne pouvant répondre puisque sans réponses, elle avait consenti aux paroles de son interlocuteur.  
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MessageSujet: Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar   Sam 07 Mar 2015, 02:38





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Elle ne répondait pas. Elle restait là, immobile et recroquevillée sur elle-même. Sûrement ne voulait-elle pas lui donner raison. Du moins, pas haut et fort, mais en gardant le silence face à ses propos, Diane lui donnait raison. Et un silence en disait beaucoup plus long que des paroles balancées inutilement. Balthazar resta là, son regard posé sur la frêle silhouette de la demoiselle. C'était comme si les deux vampires n'existaient pas. Aussi immobile qu'une statue, October pouvait entendre les battements de son coeur à l'unisson de celui de Diane. Tout cela lui paraissait irréel. Connaître une personne qu'il n'avait vu qu'une seule fois dans sa longue existence lui paraissait improbable et pourtant, il se trouvait là, devant cette vampire avec une impression de la connaître par coeur. Sauf que ça n'était pas vraiment le cas. Il ne la connaissait pas, mais il y avait cette impression tout au fond de lui. Une impression qu'il ne pouvait pas décrire, mais qui ne lui disait rien qui vaille.

Une inconnue familière. Voilà ce qu'était Diane aux yeux du vampire. Les deux partageaient un lien fort. En la mordant ce jour-là, des dizaines et des dizaines d'années auparavant, il avait créé ce lien si spécial, si unique. Un lien dont il n'aurait jamais soupçonné l'existence jusqu'à aujourd'hui. Quelque chose qui le faisait se sentir supérieur. Bien qu'il soit habitué à ça, la situation était diamétralement différente dans ce cas-ci. Il avait la pleine possession des faits et gestes de Diane. Il la contrôlait, pouvait décider pour elle, qu'elle le veuille ou non. Et c'est cela que le vampire aimait. Pouvoir la forcer à ne jamais lui dire non. Il se sentait puissant et cela pourrait bien lui monter à la tête un jour. Un jour qui pourrait ne pas être si lointain qu'on le pense.

Balthazar observa la demoiselle se relever de son regard rougeâtre, dur et froid. Elle s'enroulait dans son manteau un peu plus et le remontait jusqu'à mi-menton pour se protéger de la brise froide qui venait de se lever, caressant doucement la peau blanche du vampire. Il frissonna légèrement, comme en réponse à la douce caresse du vent. Diane s'approcha tellement doucement du sang-pur qu'elle paraissait irréelle, comme un fantôme errant dans la nuit noire de la forêt. Quand on y pense, ils étaient dans un décor inquiétant, morbide. Les arbres dépourvus de leurs feuilles ajoutaient un côté sinistre à l'endroit où ils se trouvaient. Pourtant, le vampire n'avait pas peur, car il était le prédateur ici et il aurait été beaucoup plus apeurant de le voir apparaître entre les branches avec sa froideur que d'apercevoir un loup. Car si on savait les intentions du loup, qui étaient de vous dévorer, nul ne pouvait deviner les intentions d'un vampire comme Balthazar. C'était la plus inquiétantes des options. Heureusement, il se trouvait déjà en présence de la demoiselle, lui évitant une frayeur encore plus cinglante que celle de tout à l'heure.

October finit par sortir de sa torpeur silencieuse pour reporter son attention sur Diane. Qu'allait-il faire d'elle? Lui-même ne connaissait qu'à moitié la réponse. Une chose était certaine, il ne pouvait pas la laisser là, à frissonner de froid sous l'emprise du vent. Celui-ci ne lui laisserait aucune chance comparativement au sang-pur. Sans prononcer un mot, il combla la distance qui les séparait, droit et fier, pour s'emparer doucement de sa main qu'il posa sur son propre bras. Puis il reprit la marche d'un pas lent et assuré, laissant à la demoiselle une chance de pouvoir le suivre sans s'épuiser inutilement.

    » Vous êtes bien silencieuse, ma chère Diane. Serait-ce parce que mes propos vous ont choqués?


Il savait bien qu'elle ne voulait pas lui donner raison, que ça lui faisait mal d'admettre qu'il avait vu juste et que c'était sa faute. Il savait que c'était bien plus facile de rejeter la faute sur les autres que d'accepter ses tords. Lui-même l'avait déjà fait à un moment ou un autre de sa vie. Pourtant, il ne pouvait que se reprocher la mort de ses parents. Cette sensation amère qu'il avait ressenti ce jour-là ne le quittait plus depuis bon nombre d'années. Mais il vivait bien avec et ne laissait rien paraître sur son visage si fin. Une finesse que seuls les vampires possédaient. Quelque chose rendant leur beauté au-delà du réel.

Suivant un petit sentier, Balthazar guida Diane jusqu'à son manoir. Son immense manoir vide de vie. Rien ne venait jamais rompre ce silence morbide depuis la disparition de ses parents. Un endroit fait pour les personnes solitaires dans son genre. Mais en même temps, c'était un endroit pour les morts. Un endroit froid et spacieux qui ne donnait pas envie de s'approcher à plus de trois mètres. Il pouvait presque paraître sinistre et hanté quand on ne savait pas qu'un très vieux vampire y vivait. October tourna son regard vers la mordue.

    » Il est trop tard pour retourner chez vous à cette heure. Et je serais bien piètre de vous abandonner dehors à ce froid.


Bien que tout deux savaient parfaitement qu'elle était bien plus en danger chez lui que dehors, toute seule dans la nuit. Cependant, il n'en tenait pas compte, prenant cela comme prétexte pour l'héberger et en apprendre un peu plus sur celle qu'elle était, qu'elle est. Ce n'est pas vraiment une envie de la connaître, c'était plus une curiosité de savoir quel genre de personne il avait transformé. Si elle était aussi têtue qu'elle en avait l'air. Oui, c'est ça, la curiosité.


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MessageSujet: Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar   Dim 08 Mar 2015, 15:16

 

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Il s'approcha d'elle, et Diane ne broncha pas. Après tout ce contact, sans l'avouer totalement, elle l'appréciait, plus que sa peau, c'était son corps tout entier qui en était demandeur. Elle posa sa main sur son bras à lui et sentit de nouveau une étrange sensation envahir sa personne.
» Vous êtes bien silencieuse, ma chère Diane. Serait-ce parce que mes propos vous ont choqués?
Elle secoua la tête vivement et prit doucement la parole :
» Non, absolument pas.

Il était évident que cela l'avait blessée, mais elle estimait elle même avoir fait suffisamment de bêtises pour les heures à venir, elle préférait donc se taire. Elle savait qu'il ne risquait sûrement pas de la tuer, elle sentait l’intérêt qu'elle suscitait chez lui, comme celui qu'elle lui inspirait. Aucun n'aurait de raison de mettre fin à leur rencontre, peu importe que cet homme l'effrayait autant qu'il la rendait curieuse. Dans le pire des cas, il risquait de la morde, et c'était là une chose dont elle redoutait les conséquences, tout en se demandant ce que cela produirait sur elle. Etait-ce une action qui la ferait redevenir humaine ? Certainement pas, on lui avait expliqué que sa nature n'était pas remédiable. Mais peut-être que ça la libérerait elle, d'une sensation, de quelque chose, elle n'en savait rien, elle découvrait les choses autant que lui en sa présence.

» Il est trop tard pour retourner chez vous à cette heure. Et je serais bien piètre de vous abandonner dehors à ce froid.
Cela aurait aussi été stupide. Elle était perdue, en cette place qu'elle n'avait jamais vue, en cette place qui serait peut être l'endroit de son salut. En cherchant, elle aurait retrouvé son chemin, c'est quasiment sûr, mais au bout de combien de temps ? Le temps ne l'aurait pas tuée, mais le froid en était capable. Le sang-pur marcha vers la grande porte de bois lourd, cette demeure avait autant de fierté que son propriétaire. Néanmoins elle se dressait, maussade, le temps semblait y être figé. Après tout, chez les vampires, tout se fige à un moment ou un autre. Le changement, toujours le changement, c'est facile, quand on a encore la force de croire en quelque chose, de l'accepter, le changement. Mais quand on ne croit en rien, il finit par nous laisser indifférent, car tout recommence, tout n'est que déjà-vu. A partir de ce moment, les buveurs de sang n'ont plus de raison de s'en préoccuper, puisqu'ils auront l'éternité pour se mettre à jour.
Marchant dans les pas de son ravisseur, elle découvre alors une somptueuse demeure. Pauvre en couleurs mais riche en objets, sombre mais lumineuse de part les métaux et cristaux qui la décoraient. Diane découvrait peu à peu l'endroit où elle passerait certainement la nuit, plus au bon vouloir du vampire. Il la libéra du grand manteau qu'il lui avait prêté et elle s'avança vers la première salle qui donnait sur un somptueux jardin joliment aménagé. Des roses, surtout, qui étaient en ce moment à peine ouvertes, attendant le soleil pour se dévoiler dans leur robe de pétales colorés. La lune brillait et se reflétait dans la fontaine où coulait une eau limpide. Il lui était impossible de discerner ce qu'il y avait au delà de l’orée de la forêt qui se dessinait, floue, au loin. Ce domaine tout entier lui appartenait-il ? Une chouette hulula.

Diane tourna la tête vers la pièce et y découvrit une grande bibliothèque où tous les livres semblaient être classés par thématique. Elle le regarda, et puisqu'il ne semblait pas broncher, s'en approcha. La vampire regardait les titres, rapidement. Elle avait eu le temps d'en lire, des livres, des histoires. Elle remarqua qu'elle en connaissait une partie, mais en regardant de plus près, elle remarqua aussi qu'il y en avait beaucoup dont le nom lui était inconnu. Elle effleura la reliure d'un livre qui semblait avoir vécu, au moins autant que Lawrence. Elle le tira vers elle et put y lire le titre La belle et la bête. Elle sourit, elle se souvenait vaguement de l'histoire. C'était un conte, et comme beaucoup d'entre eux, ils avaient été adaptés de façon à ce que la fin soit agréable. Est-ce la bonne, ou la mauvaise fin ? .

Sans se retourner, et de sa voix douce et timide, elle demanda alors :
» Qu'attendez vous de moi ?

Elle avait réfléchit, et à moins de vouloir rester ici pour une éternité (cette expression prenait un tout autre sens depuis qu'elle avait été pourvue d'une vie infinie), elle se devait d’exécuter ce qu'il attendait d'elle, dans la mesure du possible.
» N'avez vous pas de femme ni d'enfants ? A la vue de l'endroit qui semble rangé, je dirais que non, mais vous ne vous sentez vous pas seul ? Où même, sortez vous des fois d'ici ?

Elle reposa le livre, et sans tourner les yeux vers le vampire, en prit un autre, afin de se donner une certaine contenance. Ne pas le voir, c'est ce qu'elle voulait. Il avait beau être une personne dont elle ne pouvait se détacher, sa présence était quelque peu gênante, et surtout, elle lui en voulait toujours. Pas que pour la remontrance, non. Si il ne l'avait pas mordue, elle ne serait pas là. Et bien que l'idée d'aller lire tous les livres de cette bibliothèque -ce qui en soit était un passe temps plaisant pour passer l'éternité- était plaisante, elle ne voulait pas se donner aussi facilement à cet homme.  
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MessageSujet: Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar   Lun 09 Mar 2015, 20:46





The Hatter who destroyed your life
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« Dans ce monde cruel, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. »


Le sang-pur prend les devants pour ouvrir la grande porte de l'entrée de son manoir. Il était galant, sans aucun doute, ses vieilles habitudes prenant à chaque fois le dessus. Il savait bien que cela ne se voyait plus de ces jours-ci, que le gens ne tenaient plus la porte pour les autres. Il pestait toujours à chaque intérieurement que le monde s'en allait dans une direction bien contraire à ses valeurs. Il ne pouvait rien y faire et cela était bien malheureux. Cela ne lui empêchait pas de tenir la porte d'une main et d'y inviter Diane à l'intérieur. Elle n'hésita pas à marcher à sa suite pour découvrir sa demeure, ce qui aurait pu étonner le vampire. Pourtant, il ne fut que satisfait qu'elle se résigne. Qu'elle se résigne à sa puissance, car peu importe le nombre de fois qu'elle essaierait de s'enfuir loin de lui, il saurait la retrouver en peu de temps. Il n'y a rien de mieux qu'une proie qui sait être piégée. Balthazar s'en délectera toujours, surtout de la part de cette Diane.

Il s'avança à l'intérieur à sa suite en prenant bien soin de refermer la porte derrière lui. Il la débarrassa de son long manteau pour l'accrocher au somptueux porte-manteaux de son manoir pauvre en couleur. Il le représentait bien, car le vampire ne s'habillait jamais de couleur, préférant les couleurs sombres aux couleurs vives. Par contre, la panoplie d'objets ornant presque chaque parcelle de cette demeure démontrait bien la richesse du vieux vampire. Il la vit s'avancer vers la première salle qui donnait sur son plus que somptueux jardin qui n'était pas aménagé par ses soins. En fait, October s'occupait peu de ces fleurs et de ces plantes, laissant cela aux servantes. Il sait bien qu'on ne les appelle plus comme ça aujourd'hui, mais il avait encore son vieux mode de pensée d'encastrée dans le crâne.

Il savait qu'elle observait chaque détail, sûrement en se demandant si tout ceci lui appartenait. Malheureusement, Balthazar est aussi riche qu'on peut le penser, sa fortune s'accumulant au fil des longues années. Sa richesse ne se comptait plus puisqu'il accumulait celle-ci depuis plus de cent quarante-cinq ans. Ça donne une très bonne idée de la somme exorbitante que le vampire devait posséder. Et il en faisait toujours autant. À un moment, tout cet argent avait fini par lasser le sang-pur. Que faire de toute cette somme? Elle prenait la poussière dans un coin caché du manoir. Un endroit que lui seul connait. Il ne s'était jamais fait voler, car son manoir avait l'air hanté et pas du tout habité de l'extérieur. Alors qu'on pouvait constater que la vie fleurissait dans sa cour arrière, mais surtout de par la nature qui n'avait pas reprit le dessus sur sa demeure.

Restant sur le seuil, October observa Diane découvrir sa somptueuse bibliothèque. Il y amassait des livres et des contes de tous genres depuis presque la nuit des temps. Certaines de ces oeuvres était plus vieilles que ne l'était le vampire. Pourtant, tous ses romans étaient en bons états, comme si le temps n'avait eu que peu d'emprises sur eux. Le tout classé en ordre de thématique. Elle lui jeta un coup d'oeil comme pour obtenir son accord silencieux. Le sang-pur ne broncha pas, donnant ainsi son accord pour qu'elle découvre les titres. Elle pouvait même les prendre que le vampire ne ferait rien. Elle semblait avoir une grande passion pour ce genre de chose. Heureusement pour elle, Balthazar possédait la plus grande bibliothèque qui soit. Cette pièce n'était qu'un aperçut de la vraie grande bibliothèque qu'il possédait à l'étage. Ici, il entreposait seulement les plus vieux de ses romans ou contes. Il la vit effleurer du bout du doigt la reliure d'un des livres pour ensuite le sortir de là. Il put remarquer de quel livre il s'agissait. La Belle et La Bête version originale. Il n'était pas vraiment friand des adaptations qui avaient vues le jour beaucoup plus tard où cela en faisait des contes pour enfants.

    » Qu'attendez vous de moi ?


Sa voix douce et timide avait résonné dans la pièce, brisant le silence qui s'était installé. Ne disant rien, Balthazar s'avance doucement dans la pièce. Ses pas ne faisaient pas de bruit sur le sol de bois. Qu'attendait-il d'elle? C'était une très bonne question. Lui-même ne saurait dire pourquoi il l'avait amené ici de force. Elle suscitait un très grand intérêt chez le sang-pur qu'il ne pouvait pas expliquer. Cela le dérangeait de ne pas savoir ce qu'il attendait d'elle. Il voulait certes, découvrir qui elle était, mais pour quelles raisons? Il ne pourrait pas le dire et c'est bien ce qui l'irritait en ce moment. Il laissa échapper un léger soupir juste avant qu'elle ne reprenne la parole.

    » N'avez vous pas de femme ni d'enfants ? À la vue de l'endroit qui semble rangé, je dirais que non, mais vous ne vous sentez vous pas seul ? Où même, sortez vous des fois d'ici ?


Il était heureux qu'elle détourne elle-même la question. Comme ça, il n'aurait pas besoin de le faire ou même d'y répondre. Il allait simplement ignorer ce qu'elle lui avait demandé, comme si cette question n'avait jamais sortie de la bouche fine de la mordue.

    » Belle constatation, ma chère. Je n'ai ni femme ni enfants et je ne pense pas en avoir un jour. La solitude est quelque chose de bien peu définie. J'aime me retrouver seul aussi souvent que possible, mais cela ne m'empêche pas de sortir d'ici plus souvent que vous pourriez le penser.


Lawrence n'était vraiment pas friand des contacts humains, alors pour lui la seule possibilité qu'il pourrait avoir un jour des enfants l'agaçait. Il déteste les enfants. Et puis devoir se coltiner une femme qui lui dira toujours quoi faire ou qui lui reprochera un rien lui donnait des frissons de dégoût. Non, il n'en voulait pas. La vie de famille n'était pas pour lui et il était très bien dans ce choix. Quoi qu'on puisse en penser, le vampire est condamné à vivre seul pour l'éternité. Chose beaucoup plus signifiante pour lui que pour n'importe qui d'autre.

    » Je vois que vous semblez aimer les livres et contes. Ce que vous voyez ici n'est qu'une infime partie de ma collection. Ne vous privez pas d'en lire un si l'envie vous en prend. Sinon prendriez-vous un thé?


Cela devait bien faire une éternité que Balthazar n'avait pas partagé un thé à l'heure convenue pour ça. Bien que ce ne soit pas l'heure du thé, le vampire avait envie d'en boire un. Depuis la mort de ses parents, il buvait du thé beaucoup plus souvent et à n'importe quel moment de la journée. Son travail ne lui permettant pas de faire une telle pause pour une chose qui paraissait aussi futile.


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MessageSujet: Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar   Mar 10 Mar 2015, 19:19

 

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Diane sentit le vampire se mouvoir dans son dos, sans savoir si il l'approchait ou pas, et l'imaginer derrière elle, prêt à lui sauter dessus comme la première fois la secoua d'un vif frisson. Elle décida cependant de rester face à la bibliothèque, calme, sereine. De toute façon il lisait en elle comme dans un livre ouvert, la moindre réaction physique serait comme à double usage.
La vampire baissa la tête et occupa ses mains en continuant d'effleurer les différentes reliures, où sur la plupart étaient écrits les titres d'une police dorée calligraphique en relief. Ses doigts glissaient machinalement sur les différents ouvrages, sans pour autant porter attention à la signification même du titre. Toute son attention était captée par le sang-pur, qui répondait maintenant à ses questions.
» Belle constatation, ma chère. Je n'ai ni femme ni enfants et je ne pense pas en avoir un jour. La solitude est quelque chose de bien peu définie. J'aime me retrouver seul aussi souvent que possible, mais cela ne m'empêche pas de sortir d'ici plus souvent que vous pourriez le penser.

Ces mots la frappèrent. Qui, dans ce moment, ne voulait pas avoir de famille ? Bien qu'elle avait été lâchement lâchée par la sienne il y a bien des années, nous ne nous étalerons pas sur le sujet, elle espérait toujours au fond d'elle pouvoir former une famille. Unie et belle, comme celles qu'on voyait à la fin des histoires ils vécurent heureux, et eurent beaucoup d'enfants. Douce utopie, elle s'accrochait à cet idéal sans vraiment y penser, dans son esprit les choses étaient ainsi. Une femme se mariait, se devait d'avoir des enfants, d'aimer son mari, la cuisine et le ménage, s'instruire, et surtout, ne jamais faire de l'ombre à son bien aimé. Sa façon de penser, bien loin de ses contemporains, s'était arrêtée dans le temps. Bien évidemment, comme une petite partie des femmes de son époque, elle s'était demandé « pourquoi » c'était comme ça et pas autrement, et l'éducation avait finit par encrer ces idées en elle. Néanmoins, ça n'avait pas été un lavage de cerveau, et même si elle semblait penser qu'il était coutume de penser comme cela, elle était prête à remettre cette vision du monde en question. Elle était souvent prête à remettre ses idées en question.

» Je vois que vous semblez aimer les livres et contes. Ce que vous voyez ici n'est qu'une infime partie de ma collection. Ne vous privez pas d'en lire un si l'envie vous en prend. Sinon prendriez-vous un thé?
Il est évident que l'idée de se retrouver face à une infinité de livre la tentait. Lire, cela avait toujours été un passe temps, les ouvrages avec images étaient de loin ses préférés. Après-tout, cela avait toujours été le cas. Elle aimait ensuite énormément les contes, les fables. Diane n'était pas réellement fan des histoires à l'eau de rose, très certainement car son premier amour avait été douloureux. Cette parenthèse de pseudo étude psychologique fermée, ajoutons qu'elle était toujours fâchée.

La vampire ne se retournait toujours pas, ne voulait pas le voir. Loin d'elle l'idée de se faire désirer (elle n'en connaissait même pas le sens, comment cela aurait-il pu être son intention?) elle voulait simplement, telle une adolescente, asseoir un tant soit peu son autorité. Mais puisqu'il semblait être très à cheval sur la politesse, tout était dans l'art d'appliquer son refus. Si elle n'y arrivait pas, il était quasiment certain qu'il prendrait la mouche et qu'elle n'aurait même plus d'occasion d'ouvrir la bouche.

» Je suis désolée d'avoir à dire cela, mais vous devriez savoir autant que moi qu'accepter de boire ou de manger quelque chose chez un inconnu est fortement déconseillé. Je veux bien rester si c'est ce que vous souhaitez, mais jamais je ne mangerais ou boirais quoique ce soit venant de chez vous. Avec toute le respect que je vous dois.

Ses valeurs n'avaient pas été ébranlées par sa détention, et il n'y avait qu'une infime partie de son éducation qui s'était envolée. Puis on le lui avait toujours dit, en tant que -future- femme, le seul moyen de se faire obéir était de se faire désirer, convoiter. A partir du moment où l'on arrivait à prendre habillement le dessus, il était plus facile de se faire respecter. Tout était dans l'art et la manière de présenter les choses. Dans la passé, où les libertés féminines n'étaient pas, la stratégie était de mise.

La vampire passa sa main dans ses cheveux rosés et, après un léger silence, sans jamais se retourner, ajouta :
» Néanmoins, j'aimerais bien voir votre bibliothèque... A moins que vous vouliez faire autre quelque chose ?

Il n'utilisait plus son emprise sur elle depuis un moment. Etait-il d'accord avec elle ? Ou alors tellement confiant qu'il n'y voyait plus l'utilité? Elle n'en savait rien, et n'y pensait pas de toute façon.

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MessageSujet: Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar   Mer 11 Mar 2015, 01:42





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Oh là là. Croire que le cher Balthazar accepterait bien longtemps qu'elle ne se retourne pas pour lui faire face était une grossière erreur. Malgré qu'elle lui répondait, il semblait au vampire qu'elle voulait l'ignorer dans un certain sens. Or, on n'ignorait pas Lawrence, vampire de sang-pur. Après tout, elle n'était qu'une vulgaire mordue et il pouvait à peu près ce qu'il voulait d'elle. Il avait une emprise presque totale sur sa personne. En ce moment, le sang-pur se souvenait pourquoi il méprisait autant les vampires au sang non-pur - et les humains aussi - lorsqu'il posait son regard sur la demoiselle. Voulait-elle le provoquer? Non, il ne croit pas que ce soit ça. Peut-être ne voulait-elle simplement pas avouer son infériorité envers lui. Car les deux partageaient un lien beaucoup trop puissant pour que ce soit agréable. Surtout quand on se trouve à être celui qui était le moins fort. Heureusement pour lui, Balthazar était en position de supériorité.

    » Je suis désolée d'avoir à dire cela, mais vous devriez savoir autant que moi qu'accepter de boire ou de manger quelque chose chez un inconnu est fortement déconseillé. Je veux bien rester si c'est ce que vous souhaitez, mais jamais je ne mangerais ou boirais quoique ce soit venant de chez vous. Avec tout le respect que je vous dois.


Oh, bien sûr qu'October le sait. Il le sait mieux que personne. Néanmoins, cela ne l'empêchait pas de l'offrir. De toute façon, ce n'est pas comme s'il allait mettre quelque chose dans sa tasse. Sauf qu'il savait bien qu'elle ne lui faisait pas confiance. Dans les rôles inverses, il lui fallait bien admettre qu'il n'aurait pas confiance en lui, non plus. C'est pourquoi il ne s'emporta pas. De toute manière, il n'avait pas l'habitude de se laisser emporter par ses émotions. Il la regardait, mais commençait à se lasser de parler à son dos. Il fit quelques pas pour se rapprocher d'elle lorsqu'elle passa une main dans ses longs cheveux rosés avant de reprendre la parole de sa voix douce.

    » Néanmoins, j'aimerais bien voir votre bibliothèque... A moins que vous vouliez faire autre chose ?


Il s'arrêta et pinça les lèvres d'irritation. Allait-elle se retourner à un moment? Le vieux vampire ne croyait pas, non. Usant en partie inconsciemment son pouvoir sur elle, il lui intima silencieusement de se retourner vers lui pour le regarder en face. Lorsqu'elle se fut retournée, il soupira en se frottant les yeux du pouce et de l'index. Sérieusement, dans quoi s'était-il embarqué? Cela lui donnait des migraines. D'affreuses migraines. D'un geste fluide, il se débarrassa de son haut-de-forme et de son sceptre pour les poser sur l'un des fauteuils. Il n'aurait qu'à revenir les ranger plus tard. Il se défit de ses gants blancs et passa une main dans ses cheveux aussi sombres que l'ébène. Puis il s'avança vers Diane, sa prestance froide et dure de nouveau au rendez-vous. Il avait eu tord de lui laisser un peu plus de liberté. Cela ne se reproduirait pas de si tôt. Il ne s'arrêta qu'à quelques centimètres de son visage, son regard assombrit par une promesse de violence fixé à son visage.

    » Très chère Diane... Il les laissa les paroles en suspens pendant quelques longues secondes. Vous allez donc vous affamer parce que vous croyez que je vous empoisonnerais avec ma nourriture? Soit. Mais ne me reprochez pas par la suite si j'ai la mauvaise idée de vous séquestrer que je ne vous aurai pas offert à manger ou à boire.


Bon, d'accord, il avait dit ça plus pour lui faire un peu peur que par véracité. Il n'allait la priver de sa liberté qu'en partie en usant de son pouvoir sur le lien qu'ils avaient en commun. Cependant, il ne laissa rien paraître d'autre sur son visage que cette option terrible pour la demoiselle en face de lui. Il ne savait pas comment il le savait, mais il pouvait affirmer qu'elle ne voulait pas qu'il la séquestre. C'était un destin pire que la mort que de rester enfermé à double tour dans la demeure de celui qui vous a enlevé la vie pour vous en donner une nouvelle beaucoup plus longue. Balthazar se recula et son expression changea du tout au tout pour redevenir froide et posée, comme si la précédente n'avait pas existé sur ce visage aux traits si fins. Il fit quelques pas vers la porte de la pièce et s'arrêta dans l'encadrement pour jeter un coup d'oeil à Diane par dessus son épaule.

    » Je veux bien vous montrer ma bibliothèque, mais ne songez même pas à me tourner le dos trop longtemps alors que vous m'adressez la parole.


Sur ces belles paroles, Lawrence lui intima silencieusement de la suivre et il reprit sa marche. Il savait qu'elle le suivrait sagement jusqu'à l'étage. Il grimpa agilement et lentement la volée de marches se situant dans le hall d'entrée. Sa pression avait peu à peu diminuée pour ne plus être qu'un mauvais souvenir. Il était calme et n'était plus irrité par la demoiselle. Il n'accepterait pas qu'elle assoit aussi facilement son autorité sur son humble personne. Arrivé à l'étage, le vampire emprunta le couloir sur sa gauche où plusieurs cadres coûteux décoraient les murs et ouvrit une porte donnant sur une immense pièce dont on ne voyait pas le fond. Il y avait des rangées de livres en tous genres sur des mètres et des mètres vers la gauche, la droite et l'avant. Il y avait des contes, des fables, des romans, tout. Il y en avait pour tous les goûts. Le tout était soigneusement rangé et la pièce aurait débordée de lumière s'il avait fait jour. Au lieu de ça, Balthazar se contenta d'allumer le somptueux plafonnier.


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MessageSujet: Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar   Lun 16 Mar 2015, 17:41

 

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Elle sentit de nouveau son corps tout entier lui filer entre les doigts. C'est en perdant quelque chose qu'on se rend compte de ce qu'elle représentait avant. Cette liberté de se mouvoir, de penser, d'avoir son corps tout à soi, même celle-ci était entrain de lui être soutirée. La vampire soupira légèrement, et se retourna. C'est à ce moment qu'elle le vit faire un grand geste. Croyant qu'il voulait la frapper, elle recula d'un pas rapide et se cogna contre les livres, qui fort heureusement, en raison de leur compression les uns aux autres, ne lui tombèrent pas dessus. Il ne la toucha pas, mais se rapprocha dangereusement. Insolente, elle le savait, qu'elle l'avait été, mais le comportement du sang pur lui fit regretter toute tentative de domination. On le savait, elle recommencerait, encore et encore, elle était au fond d'elle encore un peu une enfant, elle ne le faisait pas pour déchaîner son courroux, mais pour tester les limites, trouver peut-être une faille. Leurs visages étaient si près qu'elle pouvait sentir son souffle chaud, celui d'un taureau prêt à charger, elle le fixa dans les yeux, puis les baissa, de nouveau soumise.

» Très chère Diane...Vous allez donc vous affamer parce que vous croyez que je vous empoisonnerais avec ma nourriture? Soit. Mais ne me reprochez pas par la suite si j'ai la mauvaise idée de vous séquestrer que je ne vous aurai pas offert à manger ou à boire.
Elle blêmit à l'annonce de ces paroles et se promit de tourner sept fois (au moins) sa langue dans sa bouche avant de parler la prochaine fois. Si prochaine fois il y avait. L'idée qu'il puisse la garder ici comme on l'avait scellée autre part la fit frissonner. Que ça soit dans un palais ou dans une chambre luxueuse, la captivité restait la même, peu-importe les geôliers. Elle resta les yeux tournés vers le sol, au moins fallait-il attendre qu'il se calme, et elle ne les releva que quand le son de sa voix en fut changé et devint plus rassurante -tout étant relatif bien évidemment.

» Je veux bien vous montrer ma bibliothèque, mais ne songez même pas à me tourner le dos trop longtemps alors que vous m'adressez la parole.
Diane hocha timidement la tête et, obéissante, le suivit. Ils gravirent les longs escaliers de marbre en colimaçon, lentement. Elle posa sa main sur la rampe qui glissa tout le long de son ascension. Arrivés en haut, ils prirent un long couloir qui lui parut interminable et arrivèrent enfin dans une pièce. Quand le sang-pur alluma le plafonnier, la pièce, sombre jusque là, fut inondée de lumière. La vampire s'avança d'un ou deux pas puis s'arrêta net. Elle observa d'abord soigneusement tous les livres. Sa vue n'était pas des meilleures, mais elle distinguait certains des titres. Tous parfaitement rangés, comme en bas. Elle remarqua qu'une fresque se formait sur le dos de plusieurs livre d'une même collection, un tableau de chasse, aurait-on dit de loin. On sentait l'odeur de la vieille encre se mélanger à celle des ouvrages récents. Encore une fois, seuls leurs poule respectif se répondaient à l'unisson dans ce silence assourdissant. Tout était parfait, tout était fait pour recevoir les gens de la façon la plus respectable. On sentait que cet endroit n'était pas dédié aux visites. Même dans son intimité la plus profonde, le sang-pur s'adonnait à une perfection presque imaginaire. Une éducation exemplaire qui avait fait de lui le plus parfait des hôtes sans en faire un être chaleureux. Tout était parfait. Puis elle se rendit compte que ça n'était pas ce qu'elle souhaitait.

Enfant indécise qu'elle était, elle fit volte-face, pour se retrouver face au vampire et l'observa de nouveau. Son visage fin était aussi beau qu'effrayant, aucune émotion n'était peinte sur celui-ci et on ne pouvait discerner aucune de ses pensées. Elle s'approcha doucement, avec toute la grâce et la sensualité que lui conféraient sa race, et s'arrêta à quelques centimètres seulement du vampire. S'il croyait qu'elle était totalement dépourvue d'autorité et de pugnacité, il se fourvoyait sur toute la ligne.

Diane leva doucement les yeux vers son interlocuteur, vit ainsi son veston correctement boutonné, la chemise noire parfaitement repassée, une partie de son torse qui semblait imberbe -ou épilé- son cou parfait à lui, son visage gracieux et effrayant d'homme dont on devine la vieillesse dans l'éducation tout en remarquant une lueur de jeunesse dans les yeux. Elle prit une grande inspiration, comme à chaque fois qu'elle tentait de faire un discours sensé et destiné à un public qui en valait la peine, et prit la parole :

» Je vous remercie de votre patience, de votre invitation, de votre présence. Mais ma question ici est je pense légitime : vous qui n'avez l'air de vouloir ni me violer, ni me tuer, que voulez vous ? Vous semblez accéder à la moindre de mes requêtes et pourtant le fait que je puisse vous mener par le bout du nez vous semble insupportable. Alors, qu'attendez vous de moi ? Demandez, de toute façon je ne suis plus en posture de dire non à quoique ce soit.

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MessageSujet: Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar   Lun 23 Mar 2015, 21:53





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Balthazar & Diane
« Dans ce monde cruel, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. »


Balthazar savait l'intérêt que portait Diane pour les livres. Il l'avait vu lorsqu'elle avait effleuré ses livres en bas pour ensuite en prendre un. Il voyait sa fascination sur son visage et lorsque le plafonnier de son immense bibliothèque fut allumé, la demoiselle fit un pas, puis deux pas avant de s'arrêter et d'observer la pièce. Il est vrai que cet endroit pourrait faire rêver n'importe qui étant passionné par les livres. Ou même par la perfection. Car le sang-pur tenait à ce que tout soit parfaitement rangé et droit. Il n'en pouvait rien, il était simplement comme ça. Majoritairement à cause de l'éducation qu'il avait reçu il y a de cela déjà plusieurs décennies. À travers les années, l'éducation de Balthazar reçue par ses parents ne l'avait jamais quittée. Au contraire, elle s'était renforcée. Il ne manquait jamais de respect, n'élevait jamais le ton, était toujours poli et se conduisait en hôte parfait. N'importe qui aurait pu dire qu'il était l'être le plus parfait qui soit au premier abord. Sauf qu'on avait rarement raison.

En plus d'être extrêmement froid, October était distant, droit et autoritaire. Il était tout sauf parfait. Enfin, selon certaines personnes. Plusieurs, même. Le fait qu'il se tenait là, dans la pièce, un peu à l'écart à observer la réaction de celle qu'il avait transformé démontrait une certaine compassion, mais surtout un réel intérêt. Il ne savait pas ce qu'il attendait d'elle ni pourquoi il faisait tout ça. La seule chose dont il était certain, c'est qu'elle ne l'aimait pas et que la réciproque était vraie. Dans une certaine limite. Il ne la haïssait pas, car il l'aurait laissé dehors dans la nuit froide si ça avait été le cas. En fait, il était perdu, mais il n'aurait jamais osé l'avouer à haute voix. Seul lui-même pouvait le savoir. Il avait évité la question une fois, mais il savait que si Diane le lui redemandait, il ne pourrait pas y échapper.

October la vit faire volte-face pour s'approcher de lui avec la grâce et la sensualité que lui conférait son vampirisme. Cependant, son visage n'exprimait rien. Pas même une petite idée de ce à quoi il pensait. Son expression était froide et impénétrable. Ses prunelles étaient redevenues normales, soient d'un bleu mélangé de gris. Son regard foncé en jetait, car il était intense et calculateur. Il voyait tout, remarquait tout. Impossible de s'en sortir sainement sous un regard aussi lourd. Pourtant, il ne le faisait que par habitude. Il ne laissait jamais personne lire en lui comme dans un livre. Il était difficile à cerner et ses pensées restaient secrètes. La demoiselle était maintenant à quelques centimètres seulement du vampire doublement centenaire. Cette proximité ne le dérangeait pas du tout. Abaissant simplement ses yeux sur son visage tout près de lui. Il la vit prendre une grande inspiration, comme pour se donner du courage avant de prendre la parole. Et sa voix cristalline retentit dans cette pièce affreusement silencieuse.

    » Je vous remercie de votre patience, de votre invitation, de votre présence. Mais ma question ici est je pense légitime : vous qui n'avez l'air de vouloir ni me violer, ni me tuer, que voulez vous ? Vous semblez accéder à la moindre de mes requêtes et pourtant le fait que je puisse vous mener par le bout du nez vous semble insupportable. Alors, qu'attendez vous de moi ? Demandez, de toute façon je ne suis plus en posture de dire non à quoi que ce soit.


Il appréciait qu'elle le remercie, car elle démontrait une fois de plus qu'elle avait une bonne éducation, elle aussi. Et ça, le vampire ne pouvait qu'apprécier. Les gens vulgaires et sans manières lui faisaient horreur. Et deux fois plutôt qu'une. Balthazar laissa un mince sourire étirer ses fines lèvres aux paroles de Diane. Il laissa même un certain amusement faire surface dans ses prunelles sombres. Il s'éloigna un peu d'elle pour faire quelques pas dans la pièce somptueuse de son manoir gigantesque, portant son attention sur les reliures soignées des livres qui constituaient les étagères. Il laissa un doigt glisser sur l'un d'entre eux en se demandant bien ce qu'il pourrait répondre à cette demoiselle. Puis il laissa sa voix grave s'élever pour à nouveau briser le silence de l'endroit chic.

    » Ma chère, tout ce que je veux, c'est vous offrir un abri pour la nuit. Savoir un peu mieux qui vous êtes. Loin de moi l'idée d'abandonner de nouveau celle que j'ai eu l'audace de transformer...


Il se retourna vers elle, toujours avec ce sourire sur les lèvres.

    » Bon, d'accord, oubliez ça. Pour être parfaitement honnête, je ne saurais pas comment vous l'expliquer. Ce que j'attend de vous? Que vous soyez une invitée parfaite. Non, je crois que c'est bien plus que ça, mais malheureusement pour vous, je n'ai pas les mots pour le décrire. Alors il vous faudra attendre encore un peu, mademoiselle Diane. En attendant, je ne vous empêcherai pas de partir si l'envie vous en prend, mais sachez que vous ne risquez pas de retrouver votre chemin dans la nuit noire de l'île. Sauf, bien sûr, si vous savez où nous nous situons. Par contre, je n'ai pas eu l'impression en vous menant ici que vous aviez la moindre idée de l'endroit où je vous conduisais.


Balthazar savait qu'il était arrogant d'affirmer une telle chose, mais c'est parce qu'il était certain de ce qu'il avançait. Le vampire est la confiance même. Il a confiance en ses capacités et sait ce qu'il vaut, alors ce n'est pas demain la veille qu'il n'osera pas affirmer une chose. De plus, il était assez observateur et intelligent, il était donc capable d'en venir à de telles conclusions. Il n'avait qu'à regarder Diane pour savoir exactement tout sur elle et ne rien savoir d'elle par la même occasion. Il devait bien admettre qu'elle le troublait. Avoir l'impression de connaître une inconnue le troublait, car il avait aussi l'impression de ne rien connaître d'elle, alors que c'était en partie faut.

Ayant perdu le fil de son raisonnement, October laissa s'envoler son sourire et il disparut entre deux étagères pour parcourir ses livres doucement. Si elle n'avait pas envie de lire, soit. Pour sa part, le sang-pur avait envie de se détendre après cette rencontre. Par la même occasion, il lui laissait le champ libre pour sortir de son manoir et se perdre à l'extérieur. Alors qu'il arpentait sa bibliothèque, Balthazar entendit un bruit. Comme si quelqu'un s'affalait nonchalamment sur le sol. Un léger sourire vint à nouveau étirer ses lèvres fines, alors qu'il allait dans le fond de la pièce pour y trouver son affilié. Sa panthère nébuleuse était affalée au sol comme le ferait un chat domestique et il regardait son lié avec un air blasé. Alors le vampire s'approcha pour s'asseoir devant lui et caresser le sommet de son crâne. Jordac en profita pour se mettre à ronronner fortement, le bruit se répercutant dans la pièce silencieuse.


Fiche par (c) Miss Amazing
Crédit image : tumblr




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