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 The Hatter who destroyed your life } Balthazar

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The Hatter who destroyed your life } Balthazar | Sam 24 Jan 2015, 18:32

 

▬ I don't care if it hurts  I want to have control  I want a perfect body  I want a perfect soul  I want you to notice  When I'm not around  You're so fuckin' special  I wish I was special
But I'm a creep, I'm a weirdo.  What the hell am I doing here?  I don't belong here.  

Hello Sweet Hat



Diane marchait dans la forêt. Sa camisole ayant été troquée contre des habits plus décents, elle était habillée d'une robe blanche uniquement et de scandales.Son corps répondait à tous ses mouvements, ce corps toujours meurtrit, si fin, si fragile. Elle n'était toujours pas une femme, elle n'avait aucunes formes, si ce n'est peut être ses joues qui commençaient à se défaire de leurs creux disgracieux. Ses crises se faisaient toujours présentes mais elles s'espaçaient dans le temps, vivre chez les elfes lui faisait le plus grand bien et bien que, comme tout le monde le savait, elle ne guérirait jamais et qu'une rechute étais toujours possible, on la voyait de plus en plus comme quelqu'un de normal. On ne guérit pas de ces choses là.

Le soleil se couchait et les reflets violets venaient caresser les branches dénudées de leur parure verte. Le temps frisquet ne dérangeait pas notre vampire qui marchait aisément sur le sol de terre recouvert d'épines de sapins. Le vent frais fit voler ses cheveux rosés et elle soupira, un nuage sortit de sa bouche et elle le regarda avec admiration. comment se faisait-il que l'on puisse cracher des nuages? Serait-ce car le brouillard commence à se faire voir, j'en ai aspiré une partie et je suis obligée de le recracher ? Pensa t'-elle. Un sourire innocent s'étira sur ses lèvres dévoilant ses canines auxquelles elle ne s'était toujours pas faite. La vampire frotta ses bras doucement afin de se réchauffer : Il aurait fallut songer à rentrer, si elle n'était pas là pour l'heure du dîner la famille Faräwell-Harrington s’inquiéterait. Mais elle n'y songeait pas.

La forêt n'était plus un labyrinthe pour elle, connaissant tous les recoins alentours au village elle pouvait aisément s'y retrouver. Avant qu'on ne la laisse sortir elle en avait mangé, des livres. Heureusement ceux-ci étaient remplis d'images -car les livres sans illustrations sont bien les plus ennuyeux-, et certains de cartes de l'île. Elle ne les avait pas apprise mais à force de les observer pour se demander si la grotte là bas en haut à gauche contenait plus d'ours que celle dessinée en au milieu de la page, elle avait finit par la connaître par cœur.

La vampire regarda une fois encore le ciel et ferma les yeux. Aucun bruit, aucun son, si ce n'est les murmures plaintifs des feuilles encore pendues aux branches. Un craquement de branche sur le sol la fit sursauter. Elle se retourna et dit alors
« Ariel, je vais rentrer, ne t'in.  » puis ne voyant pas Ariel derrière elle, elle devina que ça n'était pas la jeune verte qui était venue la chercher. Elle fit un tour sur elle même, paniquée. Qui pouvait-bien pu faire ce bruit ? Elle n'était pas folle. Enfin si. Mais elle ne doutait pas, il y avait bien quelqu'un au loin. Sûrement caché derrière cette rangée d'arbres, volontairement ou non. Qu'il y ai réellement un homme ou si il avait été le fruit de sa folie, elle ressentait la même chose. De la peur. Son instinct lui disait de s'enfuir, ses jambes refusaient de bouger. Son esprit lui disait « reste ici, avec un peu de chance il va te tuer, tu ne souffriras plus », son instinct de survie lui disait de détaler, et dans sa tête Diane se demandait « ai-je envie de mourir ici ? ». La réponse était non. Du moins pas tout de suite.

Elle le vit sortir du feuillage, marchant lentement, la fixant avec attention. Sa froideur faisait peur et elle ne sentait rien n'émanant de lui. Si ce n'est le respect.
Son haut de forme dressé sur sa tête et sa tenue lui rappelait Londres, il fut un temps où c'était la mode. Elle le fixait dans les yeux. Non Diane, non, pas les yeux se disait-elle à elle même. Elle savait qu'on pouvait obtenir beaucoup de choses d'elle, en la regardant dans les yeux. Son cœur battait un coup lourd à chaque fois qu'il exécutait un pas. Son odeur parvint jusqu'à ses narines. Elle s'en souvenait. Son corps s'en souvenait. Elle sentit son estomac se nouer dans le bas de son ventre et ses jambes se figer sur place. La vampire ne se souvenait pas de tout, les circonstances ou encore du goût du croissant qu'elle avait mangé ce jour là. Mais son odeur, ses yeux rouges, son allure, tout cela lui était familier, trop familier. Sa respiration, saccadée, son esprit s'emballait.

Elle aurait voulut avoir une crise. Elle en était au point où elle voulait devenir folle. Mais son corps refusait de lui obéir, et lui imposait cette rencontre en toute lucidité, et même avec la lucidité la plus claire, celle qui n'est accordée qu'aux fous. Elle avait l'impression de tout voir très clairement dans sa tête, ce qui d'habitude n'était que brouillon. Si on lui avait demandé de décrire ce qu'elle ressentait à ce moment là, elle aurait pu trouver les mots. L'envie de rester, de partir, son esprit qui lui dictait deux choses à la fois. Cet homme dont elle ne pouvait pas décrocher son regard, plongé dans le sien, comme si il lui dictait. Diane savait d'ailleurs qu'il suffisait qu'il lui dise d’exécuter quelque chose pour qu'elle le fasse.  Comme un animal bridé auquel on inflige des gestes sans sa volonté, qui exécute car il n'a pas le choix. Se jeter à ses pieds ou du haut d'une falaise.  Il semblait d'ailleurs lui ordonner sans un mot de rester ici. Ce qui expliquait l'incapacité de la vampire à faire ne serait-ce qu'un seul mouvement. Son cœur aurait pu arrêter de battre, si on le lui avait demandé.

Devant une telle soumission, une telle déchéance, elle eut envie de crier. Jamais ô grand jamais cela ne lui était arrivé. Lorsqu'elle se mutilait dans une crise, c'était elle, qui au final, le choisissait.
Elle avait entendu d'autres captif à l'asile qui disaient que pour se maîtriser, il suffisait de le vouloir. Ne savaient-ils pas qu'elle désirait plus que tout au monde ne plus se faire de mal ?

Une fois qu'il fut là, devant elle, si grand, à seulement un pas, elle put parler. Comme si il avait bien voulut lui concéder ce droit. Et elle eut presque instinctivement l'envie de le remercier pour cet acte de gentillesse, avant de se dire que c'était totalement insensé puisqu'elle avait elle même une totale liberté sur son corps, non ?
Savant qu'elle ne pouvait pas partir, elle resta plantée là, avec cet illustre (in)connu, à qui elle ne pouvait même pas manquer de respect.
« Bonsoir... ? »
Dit-elle, de sa voix brisée, de peur, et rage. Elle n'était même pas autorisée à pleurer. Qui était-il ? Un gentil ? Un méchant ? Après tout il avait ruiné sa vie. Pourquoi lui devait-elle une telle vénération ? Diane même ne le savait pas, elle n'en avait aucune idée.

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Dylan I. "Dust" Anderson
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J'ai traversé le portail depuis le : 13/01/2015 et on me connaît sous le nom de : Sky Angel. Mon nom est : Dylan Isaiah Anderson dit Dust. Actuellement je suis : célibataire et hétérosexuel. Il paraît que je ressemble à : Allen Walker de D. Gray-man et à ce propos, j'aimerais remercier : Lyria ♥.
Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar | Dim 25 Jan 2015, 17:48





The Hatter who destroyed your life
Balthazar & Diane
« Dans ce monde cruel, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. »


Balthazar s'adosse à sa chaise en soupirant. Sa journée avait été éreintante. Il avait eu plusieurs clients capricieux. Dieu qu'il détestait les gens capricieux. Il avait finalement réussi à les convaincre de ses produits et ils étaient repartis satisfaits. Encore heureux que ce fut le cas. Il n'aurait pas supporter que cela continue. Heureusement sa journée tirait à sa fin. Il se lève avec sa grâce habituelle et se dirige vers la porte. Il empoigne son haut-de-forme pour le déposer sur le sommet de son crâne. Et s'il allait faire un tour en forêt? Avec un peu de chance, il pourrait voir son affilié. Celui-ci était beaucoup indépendant, alors Balthazar ne le voyait pas souvent. En fait, Jordac est à l'image de son lié, car le vampire ne dépend de personne. Il ouvre la porte pour se retrouver dans le couloir. Un couloir terriblement vide. Depuis la mort de ses parents, il y avait beaucoup moins de personnel dans le manoir. Il n'y avait que ceux faisant le ménage et donc, il ne les voyait qu'une fois par semaine. Pourtant, il n'était pas malheureux de ce silence. Il n'aimait de toute façon pas les contacts avec les gens.

Il prend lentement la direction du grand escalier menant au gigantesque hall. Cela lui rappelait vaguement le jour où il était partie sur Terre avec ses parents. Seulement, cette fois, il était différent. Il était beaucoup moins fébrile et plus froid. Il avait acquis un calme sans limite. Il était toujours aussi poli qu'avant. Les vieilles habitudes ne s'en vont pas facilement. Il entame la descente avec une certaine lenteur. Balthazar n'est pas quelqu'un de pressé, il a tout le temps devant lui. Il a déjà 200 ans et ce n'est pas aujourd'hui que ça va se terminer. Une fois au bas de la volée de marches, le vampire deux fois centenaire sort de son manoir pour se diriger en forêt. Il faisait déjà presque nuit et il ne put s'empêcher de penser que la journée avait défilée bien trop vite.

Bientôt, les arbres l'entourèrent et une légère brise froide vint caresser ses cheveux avec douceur. Le temps frisquet ne le dérangeait pas le moindrement du monde. Il y était plutôt insensible et le fait qu'il soit habillé d'un costume chic des années 1800 aidait à ce que le froid ne se rende pas jusqu'à sa peau. Ses mains gantées tenaient un sceptre. Il était un vampire plus que distingué dans ses beaux habits. Il n'avait même pas un cheveu de travers. C'est un homme accompli qui arpente en ce moment même la forêt de l'île. Il se demande vaguement s'il allait finir par voir Jordac ou faire une rencontre inattendue. Cette rencontre finirait sûrement mal, comme d'habitude. Balthazar finirait sûrement par s'en aller en riant avec mépris. Pour faire changement. Le vampire n'est pas du style très... social, voyez-vous? Il n'entre en contact avec les gens que dans le cadre de son travail de joaillier. Il n'avait pas vraiment le choix s'il voulait vendre le fruit de ses efforts. Il était toujours débordé par la paperasse et il détestait ça. Par contre, tout ça contribuait à le rendre encore plus riche. Bien que l'argent ne comptait plus vraiment pour lui. Il en avait hérité de tellement. Il pouvait bien vivre plusieurs autres centaines d'années en ne faisant rien.

Une présence. Il la sentit même avant d'entendre sa douce et jolie voix. Une voix parfaitement féminine. Il venait sûrement de trahir sa présence en marchant sur une branche sèche au sol. Elle semblait penser qu'une Ariel se trouvait par là. Sûrement une amie à elle. Mais ce n'était pas le cas. Non, la présence venant déranger la sienne n'était autre que notre vampire adoré. Continuant un peu d'avancer, il finit par la voir, même si elle semblait ne pas l'avoir remarqué entre les arbres peu feuillus de cette saison. Il faut dire que le père de Lawrence, Balthazar premier du nom, lui avait appris à camoufler sa présence dans les ombres qui se présentaient à lui. Et ce afin que sa proie ne s'enfuit pas en courant en le voyant approcher. La demoiselle à la chevelure rosée regardait autour d'elle avec une certaine inquiétude. Balthazar ne put s'empêcher de penser qu'elle devait rester là. Du moins, pour le moment. Il finit par sortir d'entre les arbres pour dévoiler sa présence. Il marchait lentement en la regardant avec attention. Elle lui disait vaguement quelque chose. Où l'avait-il déjà aperçue? Il ne s'en souvenait pas. Il faut dire que si le vampire devait se rappeler de chaque moment de sa vie, il en aurait pour longtemps. Comme à son habitude, sa démarche et sa façon de se tenir imposait le respect le plus total. Il avait aussi un air froid. Une froideur qu'il avait acquis après la mort de ses parents.

Il sembla qu'elle ne pouvait pas bouger et Balthazar ne compris pas tout de suite pourquoi. Un pas après l'autre, il se rapprochait de la jeune femme. Il sentait son coeur qui se débattait dans sa poitrine. Ses yeux trahissaient sa peur et sa respiration, également. Celle-ci était saccadée, laissant échapper quelques nuages blancs. Elle ne semblait pas à l'aise, alors que notre vampire ne ressentait pas grand chose. Il lui semblait qu'elle ne pouvait pas décrocher son regard de lui. Sans vraiment s'en rendre compte, Balthazar lui ordonnait silencieusement de rester à l'endroit où elle se trouvait. Il était étrangement attiré par elle. Pas dans le sens où on pouvait l'entendre. Elle l'attirait d'une façon presque morbide. Il ne se souvenait pas très bien d'elle, mais son corps, lui, s'en souvenait très bien. Si bien, qu'il tentait de mettre des mots sur ce qu'il ressentait. Malheureusement, il n'y parvint pas.

Il finit par s'arrêter près d'elle, à seulement un pas, pour l'observer. Il voulait qu'elle parle. Qu'elle lui fasse encore entendre sa voix si délicieuse. Il ne ressentait pas d'attirance envers elle, ou en tout cas, pas dans le sens qu'on l'entend souvent. Il était attiré par le mystère qui planait autour d'elle. Car elle ne lui était pas inconnue. Ses yeux était sûrement rouges et ses canines lui lançait. C'est comme si son corps se rappelait l'avoir mordue, avoir bu son sang. Il ne comprenait pas, mais n'en montrait pas le moindre signe. C'était vraiment étrange...

    » Bonsoir...?


Cette fois, sa voix semblait brisée. Entre la peur et la rage. Puis il comprit. Il se souvient. Il l'avait transformé. Ce devait être elle qu'il avait mordu le jour où ses parents se sont fait assassinés lâchement parmi tant de gens. Il avait eu le besoin de sortir pour se calmer et se nourrir. Il se souvient qu'à ce moment-là, il avait une soif terrible. La lumière se faisait dans son esprit alors qu'il se remémorait ces événements. Il avait bu tout son sang, avait paniqué et était revenu sur l'île en la laissant pour morte dans cette ruelle. Il ne s'en voulait pourtant pas, même s'il éprouvait une certaine compassion nouvelle pour la demoiselle en face de lui. Il ne pouvait pas encore se résoudre à ce qu'elle parte et lui ordonna silencieusement de ne pas bouger. Il comprit aussi que cela venait de lui. Le fait qu'elle ne bougeait pas. Il ne le faisait pas consciemment, mais il avait une emprise sur elle qui n'était pas pour lui déplaire. Il pouvait lui ordonner tout ce qu'il voulait si l'envie lui prenait et elle le ferait sans doute et elle ne pourrait pas s'en empêcher.

    » Bonsoir, belle demoiselle.


Il fit un, deux pas en arrière pour pouvoir lui prendre sa main et lui faire un baisemain. Toujours poli en toute circonstance. Son contact lui picota les doigts même à travers ses gants blancs. Il se doutait que ça lui ferait le même effet. Lorsque ses lèvres effleurèrent doucement le dessus de sa main, elles lui picotèrent également, se souvenant de ce contact. Il se redresse doucement en ne la quittant pas des yeux. Il se dit qu'il pouvait bien se présenter, elle ne connaissait pas son nom de toute manière. Il empoigne son haut-de-forme pour l'enlever et le poser contre sa poitrine. Son autre bras tenant son sceptre vient se positionner dans son dos et il lui fait la révérence.

    » Lawrence pour vous servir.


Il se redresse en remettant son couvre-chef en place.

    » Et à qui ai-je l'honneur?


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Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar | Dim 25 Jan 2015, 21:24

 

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Diane avait peur, Diane était effrayée, Diane se sentait faible et mourante. Mais pourtant, Diane était captivée. Jamais elle n'avait été tant pendue aux lèvres d'une personne. Elle sentait comme un vide comblé, il était une partie d'elle, elle était une partie de lui. D'un point de vu uniquement biologique, effectivement elle était en lui.  Il avait planté ses crocs en elle et une marque était toujours présente, son sang à elle coulait dans son corps à lui. Mais dans sa tête aussi, il était en elle et inversement. Comme deux pièces dans le puzzle géant d'une vie. Captive, la vampire se sentait néanmoins « bien ». Aussi bien qu'il lui était autorisé à l'être dans une pareille situation.
»  Bonsoir, belle demoiselle.
Elle sursauta quand il recula. Dans sa tête mille questions, s'éloigne t'-il pour mieux me sauter dessus ? Il n'en fit rien, il se baissa et lui fit un baise-main. Diane sentit une étrange sensation parcourir tout son corps, un mélange de pleine satisfaction et de honte, de bien-être et de peur. En dépit de toutes définitions malsaines, son corps entier criait, voulait de cette drogue nouvelle, le simple contact avec cet homme lui permettait de se sentir bien. Le simple contact avec cet inconnu lui permettait de se reposer, car ayant tout contrôle sur elle, elle pouvait se laisser aller. Ne plus rien contrôler, son âme son cœur et sa folie, c'était simple de ne rien contrôler, de le laisser choisir. Le choix avait toujours été un problème.

Belle. Cela faisait bien longtemps qu'elle ne se trouvait plus belle. Une femme se doit d'avoir des formes. Une femme se doit d'être élancée. Diane ne pesait rien, il suffisait de tirer légèrement sur son poignet pour l'avoir tout à soit et on avait l'impression que d'un coup de marteau on brisait l'intégralité de son corps. Diane n'était pas grande non plus, un mètre soixante grand maximum, et sur sa poitrine inexistante retombait sa robe fluide.

Bien qu'il en imposait beaucoup et que sa présence l’étrennait elle et son esprit comme un étau, elle ne pouvait s'empêcher d'être intriguée face à cet homme. Lucide, elle voyait en lui non pas un prédateur -bien que son instinct lui criait toujours de courir- mais bien comme l'unique et dernière trace de son désastreux passé.  Ces manières, cette façon d'être et de faire. Beaucoup de ses gestes à elles avaient déclenché des rires, pas moqueur, chez les F-H. Ses révérences, ses expressions. Elle ne vivait pas avec son temps. Mais la question était aussi : vivait elle ?

» Et à qui ai-je l'honneur?

Sa voix était posée et lente, une force tranquille qui n'avait besoin d'aucune violence pour se faire comprendre et obéir. Peut-être se complaisait-il dans cette démonstration de force, elle n'en savait rien, et même si on égo était profondément vexé de cette si mince marge de manœuvre, elle n'y prêtait pas attention.Diane prit deux plis de sa robe et fit une révérences, se redressa et répondit, en se rendant évidemment compte qu'elle ne pouvait pas lui mentir :
»Alice Ruby Elen Moondell. Mais on me connaît plus sous le prénom d'Alice... 
Effectivement, le syndrome qu'elle avait « développé » à l'asile se nommait « le syndrome d'Alice in wonderland ». Ironie du sors, elle avait inspiré le livre. La plupart des détenus la repoussait et elle avait subit maintes et maintes moqueries, on la surnommait « Alice » et non pas « Diane ». On lui avait retiré toutes ses libertés, jusqu'à celle d'avoir une réelle identité.

Elle gardait ses yeux dans ceux de Lawrence, attendant un ordre ou une question, qui ne venait pas. Diane recula d'un pas, de deux pas, de trois pas, doucement. Voyant qu'il ne réagissait pas -peut être était-il curieux et surtout confiant de son emprise sur la jeune fille-, elle se retourna vivement et se mit à courir. Son instinct de survie avait prit le dessus sur cette possession curieuse et dangereuse, après tout Lawrence était un dangereux inconnu. Respirant fortement, le froid lui brûlait la gorge, ses poumons hurlaient de douleur, son cœur battait tellement fort qu'elle avait l'impression qu'il allait imploser.  

Après une ou deux minutes de course effrénée, elle ralentit le rythme, pour finalement s'écrouler derrière un arbre. Les branches ayant fouetté son visage, elle y passa ses doigts longs et fins afin de vérifier qu'aucune éraflure ne s'y trouvait. On lui avait appris que les vampires sentaient l'odeur du sang comme des animaux, il suffisait d'une goutte et on pouvait la retrouver à un kilomètre à la ronde. Fort heureusement pour elle, il n'y avait rien.

Elle était là, sur le sol humide et froid de la forêt, sur les feuilles mortes couchées sur le sol, derrière un arbre au tronc plus gros que son corps à elle. Pensant d'abord être bien cachée,  la vampire se demanda ensuite Suis-je devant, ou derrière l'arbre ? . Après une courte réflexion, elle en vint à la conclusion que cela dépendait de là où venait cet homme étrange et qu'en calculant, de là où elle venait, c'était très certainement le derrière de l'arbre.
Diane posa son crâne contre le tronc et tenta de reprendra son souffle. Ca sifflait dans sa gorge et sa tête lui tournait. La jeune fille n'était pas une grande sportive, et sa condition physique laissait franchement à désirer, si bien que l'effort qu'elle venait d'effectuer lui ôtait maintenant toute capacité physique, même celle de se relever.
Pensant naïvement avoir échappé à son prédateur, elle ferma les yeux deux secondes, afin de sentir au plus profond d'elle ce qu'elle ressentait. Et découvrit avec dépit qu'elle se sentait mal. Qu'est-ce que je veux réellement ? se demandait-elle. Elle était perdue, et à courir aveuglement de la sorte elle ne savait plus de quel côté se trouvait le village. Trop exténuée pour utilisé ne serait-ce qu'une seule de ses capacités magiques, elle se résigna à rester assise ici, les yeux fermés, en attendant un coup de sors favorable à son destin.

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Ca fait psychopathe de répondre aussi vite, désolée, mais tu m'as trop inspirée... QwwwwwwwwwwwwQ ♥♥♥
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Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar | Lun 26 Jan 2015, 21:37





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Balthazar & Diane
« Dans ce monde cruel, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. »


Elle avait semblé offusquée quand Balthazar l'avait complimenté. Il la trouvait belle malgré son manque de courbes. Malgré sa poitrine inexistante où retombait sa robe fluide. Elle avait certes l'air fragile, comme si un seul coup pouvait la fracasser, mais une dame se devait d'être frêle. Du moins, du point de vue du vampire. Elle est belle quoi qu'elle peut en penser. Son visage reflétait la féminité et ses cheveux rosés avaient l'air si soyeux. La beauté d'une femme ne se repose pas uniquement sur ses attributs physiques, sinon plusieurs dames ne seraient pas belles aux yeux de Balthazar.

Bouge. Montre-lui comme tu peux être polie. Silencieusement, le vampire l'intima à faire remonter ses vieilles habitudes à la surface. Il savait très bien qu'elle avait vécu à une époque où la galanterie était de mise. Aujourd'hui, rien n'est plus pareil, au grand désespoir de Balthazar. Les gens ne parlaient plus soigneusement et manquait le plus souvent de respect envers les autres. Les bonnes manières avaient également disparues. Parfois, il se demandait où est-ce que la politesse avait décidée de disparaître. Pourquoi les gens sont-ils irrespectueux les uns envers les autres? Il y a une façon de narguer quelqu'un sans être obligé de se départir de sa politesse. En fait, il excellait dans ce domaine puisque ses manières et sa façon de parler sont profondément ancrées en lui. Et ce, à jamais.

Son regard ne quitte pas le visage de la demoiselle. Il guette chacune de ses expressions, chacun de ses gestes. Il a relâché son emprise sur elle pour voir qu'elle serait sa réaction réelle face à lui. Face à celui qui lui a ôté la vie pour lui en donner une nouvelle. Plus longue et plus pénible. Elle prit deux plis de sa robe de ses douces mains pour lui faire une révérence dans les règles de l'art. Elle n'avait pas perdu ses manières et ce n'était pas pour déplaire notre vampire. Lorsque son corps se pencha en avant, ses mèches roses tombèrent de ses épaules pour pendre dans le vide. C'est un peu comme si Balthazar ne voulait manquer aucun détail. Après tout, elle faisait partie de lui. Elle était la pièce la plus importante du puzzle de sa vie. Son sang coule dans les veines de notre vampire adoré et il n'est pas près de l'oublier.

    » Alice Ruby Elen Moondell. Mais on me connaît plus sous le prénom d'Alice...


Sa jolie voix vient tinter à ses oreilles comme un doux carillon. Alice. Quel joli prénom. Il lui dit d'ailleurs quelque chose. L'aurait-il aperçu dans un livre? Un livre spécial? En y pensant un peu plus, il put se souvenir d'un livre en particulier: Alice in Wonderland. Un livre des plus... bouleversants. Mais un très bon livre. Il se demandait si cela avait un rapport avec elle...? Peu importe. Elle le regardait toujours dans les yeux, mais il l'aperçut faire un pas, deux pas, trois pas en arrière. Doucement. Comme si elle avait peur qu'il la retienne de sa poigne de fer. Mais il n'en fit rien. Il anticipait ce qu'elle allait faire avant même qu'elle ne le fasse. Vous croyez qu'un vampire aussi vieux que Balthazar ne s'attendrait pas que celle qu'il a mordu prenne ses jambes à son cou dès que l'occasion se présenterait? Toute personne sensée se serait enfuit devant la froideur d'une personne comme lui. Il trouva donc normal de la voir se retourner à toute vitesse pour se mettre à courir en direction opposée.

Au début, il la regarda s'éloigner sans bouger. Étrangement, il sentait que peu importe où elle se dirigeait, il pourrait la retrouver facilement. Il ne se pressait donc pas à la suivre. Sûrement la peur et l'angoisse tenaillait-elle ce pauvre petit corps léger? Il n'en savait rien, mais il pouvait le supposer. Cela ne doit pas être facile tous les jours de rencontrer celui qui nous a transformé de force en quelque chose d'incompréhensible. Mais Balthazar ne le savait pas puisqu'il était celui qui avait commis ce crime. Il ne saurait jamais ce que l'on ressent dans ces cas-là.

Lentement, il commença à marcher dans la direction où Alice avait disparu. Cela devait bien faire une ou deux minutes qu'elle était partie. Pourtant, il pouvait encore sentir sa présence dans la forêt. Il ne saurait pas expliquer pourquoi il avait cette impression. Il l'avait, c'est tout. Avec son agilité sur-développée, il marcha entre les arbres et leurs branches avec un lenteur mesurée. Cela lui permit de ne pas bousiller ses beaux habits dispendieux datant d'une époque trop lointaine pour la mémoire de l'Homme. Les pas de Balthazar écrasaient les feuilles mortes sur le sol sans vergogne. Il se dirigeait droit vers sa proie. Alice...

Cela ne lui prit pas beaucoup de temps pour la retrouver assise sur le sol froid et humide de la forêt, adossée à un arbre beaucoup plus large que sa personne. Il faut dire qu'il la ressentait à l'intérieur de lui, comme s'il savait parfaitement où elle s'était dirigée sans même se poser la question. Il faut dire aussi que sa robe blanche et sa chevelure rosée trahissait sa présence dans un endroit aussi peu coloré. Elle déteignait sur ce fond presque morbide que les arbres leur offraient. Il s'arrêta devant elle, à quelques pas seulement, et posa le bout de son sceptre sur le sol. Il croisa ses mains gantées sur le sommet de celui-ci et l'observa. Elle avait les yeux fermés. Sûrement n'avait-elle pas remarquée sa présence encore... Mais cela ne saurait tarder.

    » Vous savez, mademoiselle Alice, c'est impoli de s'enfuir face à une personne qui vous parle.


Ce fut tout ce qu'il prononça et vit que sa voix posée et dure la fit sursauter. elle ne s'attendait pas à ce qu'il la retrouve aussi facilement. Le secret, c'est que Balthazar ne le savait pas non plus. Il n'avait fait que suivre cet appel silencieux à travers les branches des arbres qui perdaient leur feuillage coloré. Elle avait l'air d'avoir mal. Pas le genre de maux qui se voit facilement, mais de celui que l'on ressent à l'intérieur lorsque l'on vient de courir alors qu'on n'est pas du tout en forme. Comment il savait cela? Aucune idée. Il le savait, c'est tout. C'est fou ce qu'il pouvait affirmer sur cette jeune femme sans même la connaître. C'était plutôt étrange.

    » Vous pensez me refaire un coup pareil, gente demoiselle?


Il ne pouvait pas la qualifier de « dame », car elle n'en avait pas les formes et ne semblait pas très âgée. Pas plus que lorsqu'elle s'est fait mordre dans cette sombre ruelle de Londres. C'était une adolescente et il se devait de la qualifier correctement. Lèves-toi. Ce fut sa pensée en ce moment. On ne s'adressait pas à un demoiselle ainsi. Il trouvait que sa position montrait son infériorité face à lui. Il le lui avait ordonné et il savait que même si elle avait du mal à se mouvoir, elle lui obéirait sans broncher. Il était dans sa tête, dans son corps. Il la contrôlait.


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Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar | Dim 01 Fév 2015, 15:29

 

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But I'm a creep, I'm a weirdo.  What the hell am I doing here?  I don't belong here.  

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Diane restait là, haletante, épuisée, frigorifiée. Elle entendait son cœur tambouriner contre sa poitrine, bruit sourd et creux, effrayant et rassurant à la fois. Après tout il était le seul à certifier qu'elle était encore en vie. La vampire sentit un craquement sur le sol, mais elle ne tilta pas de suite. Elle étant trop fatiguée pour se rendre compte de quoique ce soit, un arbre aurait pu s'effondrer à côté d'elle, Diane n'aurait pas bougé. Une voix grave et posée retentit :
» Vous savez, mademoiselle Alice, c'est impoli de s'enfuir face à une personne qui vous parle.
Elle ouvrit grand les yeux et le vit. La bouche grande ouverte elle resta là quelques secondes, sans respirer : comment m'as t'-il retrouvée ?  ; vas t'-il me mordre de nouveau ? . Animal chétif, animal craintif, pourquoi ? . Dans sa tête, mille  questions, aucune réponse. De la peur, surtout, même si la présence de cet homme la rassurait, dans un sens. Trop de contradictions pour qu'elle puise réfléchir. On pouvait se dire « c'est comme ça, dans la tête d'un fou », mais le plus paradoxal c'est qu'elle disposait ici de sa plus profonde lucidité.
Le vent froid soufflait dans le feuilles, comme une prière, présage funèbre d'une soirée longue et effrayante. Ses longs doigts fins et agiles agrippèrent les feuilles qui jonchaient le sol, comme si elles avaient pu l'aider à disparaître, à se battre, à courir. Ou même si sous cette couverture le sol cachait un terrier de lapin. Un terrier de lapin, c'est ce qu'il lui fallait, s'enfuir à Wonderland. Le chat de Cheshire aurait sûrement des réponses, il avait toujours des réponses, il en avait toujours eu.

»  Vous pensez me refaire un coup pareil, gente demoiselle?
A nouveau poussée par un ordre provenant de ses entrailles, elle se posa une main au sol et se leva avec difficulté. Se lever, il fallait toujours se relever. Après tout, la vie n'est que chutes, échecs, et se relever. Son geste lui arracha un soupir et la vampire se cala contre l'arbre, son corps faible et chétif n'était depuis longtemps plus habitué à ce genre de courses, elle avait passé l'âge.

» Vous dire non serait vous mentir, je n'en ai aucune idée.

Diane aurait pu mentir, pour sauver sa peau, pour le calmer, car après tout elle savait ce qu'il voulait entendre. Mais elle n'avait jamais menti, elle avait perdu famille, amis, et surtout, sa sœur, car elle ne voulait pas mentir. Pourquoi l'aurait-elle fait ? Pourquoi commencer maintenant ? On pouvait lui reprocher beaucoup de chose, sa curiosité, son innocence, le fait qu'elle ne soit ni responsable ni méfiante, mais pas sa franchise. Elle disait tout, Diane, pas pour faire mal, mais car la vérité, c'est ce que l'on peut dire de mieux.

Elle releva les yeux qu'elle avait baissé et tenta d'accrocher son regard. Elle y vit un rouge vif, sanglant, effrayant. Un vampire, comme elle, on lui avait expliqué que ces êtres là étaient pour la plupart dangereux, et qu'il fallait s'en méfier. Entre l'être humain et l'animal, la seule qualité qui leur était propre était une beauté hors du commun, jeune et immortelle. Reconnaissables à leurs traits androgynes et leur beauté féline, ces animaux sanglants n'avaient d'humain que le squelette.

Le vent se mit à souffler, plus froid, il hurlait entre les cadavres de branches. Le ciel se vêtait  de bleu pétrole, de noir, et des boutons blancs scintillants venaient parer son habit de nuit. Il fallait rentrer, ils finiraient par s'inquiéter, et si ils la voyaient en compagnie d'un homme, d'un inconnu qui plus est, qui sait ce qu'ils penseraient ? La vampire prit une grande inspiration et demanda, aussi poliment qu'il lui était possible de le faire, d'une petite voix où l'on sentait toute la peur du monde : 
» J'aurais besoin de m'en aller, non pas que votre présence m'est désagréable, mais l'on va finir par s'inquiéter pour moi...

Comme si il allait dire oui. Pourtant elle ne pouvait ne pas lui demander, et elle le savait. Il ne s'était pas encore mis en colère, mais si il le faisait, elle n'était pas sûre de pouvoir rester en vie, et elle le savait. Elle savait beaucoup de choses au final, sans le connaître.
S'inquiéter pour elle, ces mots sonnaient si bien. Cela faisait des années qu'on ne s'inquiétait plus pour son état. On ne lui prêtait tellement plus d'attention que sa longévité avait semblé tout à fait normale aux yeux de tout le monde. Enfermée, la captivité, elle connaissait. Elles n'était pas folle, elle ne l'avait jamais été, ce monde existait, son monde était réel. Personne ne l'avait cru, et cruauté du destin, son traitement l'avait rendue folle à lier. Et la mort n'avait même pas pu venir la chercher.

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Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar | Mer 04 Fév 2015, 01:12





The Hatter who destroyed your life
Balthazar & Diane
« Dans ce monde cruel, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. »


Comme il l'avait anticipé, la jeune femme eut de la difficulté à se relever. Elle appuyait tout son poids contre cet arbre en expirant sa douleur. Elle aurait pu éviter une course aussi folle en restant à l'endroit où elle s'était tenue quelques instants plus tôt. Balthazar suppose que c'est la peur qui fait agir les personnes ainsi face à un danger. Et aujourd'hui, ce danger, c'était lui. Sous forme humaine, elle se présentait à cette demoiselle au corps frêle et pas du tout en forme. Pourtant, les intentions du vampire ne sont pas de la faire souffrir encore plus. Il veut simplement... Que voulait-il, au juste? Montrer sa puissance serait une bonne explication.

    » Vous dire non serait vous mentir, je n'en ai aucune idée.


Un haussement de sourcil de la part de l'homme soigné face à elle. Ainsi donc, elle ne pouvait pas lui mentir. Ou elle ne le voulait pas, simplement. Et sa politesse était loin de lui déplaire. Un moment, il fut fier de lui. Fier d'avoir transformé une telle demoiselle en vampire. D'avoir immortalisé cette politesse qu'on ne retrouve maintenant que dans le passé des Hommes. Il prit le temps de la détailler une nouvelle fois. Malgré son corps meurtri, elle tentait de se tenir droite comme lui-même le faisait en ce moment. Elle est brave. Courageuse de se tenir ainsi face à celui qui a détruit sa vie. Balthazar ressentit de la compassion pour Alice. Il se doutait que ça ne devait pas être facile tous les jours d'être une vampire. Une vampire bas de gamme, de surcroît. Même s'il commençait à l'apprécier, il détestait toujours autant les vampires comme elle.

Il la vit relever son regard vers le sien qu'il savait rougeâtre et effrayant. Il le savait, car Balthazar sait ce qu'il vaut, ce qu'il est. Il sait s'en servir à son avantage. Lorsqu'une brise souffla, les arbres bougèrent en sifflant. Le vent était froid et mordant, glaçant la peau du vampire au passage. Le soleil avait disparu à l'horizon et le ciel se drapait doucement d'un bleu de plus en plus sombre. Il sait que celui-ci s'assombrirait jusqu'à devenir noir tacheté de points blancs. Ses yeux de braises constatèrent la peau frissonnante de la demoiselle.

    » J'aurais besoin de m'en aller, non pas que votre présence m'est désagréable, mais l'on va finir par s'inquiéter pour moi...


Sa voix qui s'était faire toute petite, était remplie de peur. Toute la peur qu'elle devait ressentir en ce moment. Balthazar est-il aussi effrayant que ça? Oui. Telle était la réponse. Et le concerné le savait pertinemment. Un sourire vint tirer ses minces lèvres alors qu'il observait Alice. Va-t-il vraiment la laisser partir? Il en doute sérieusement. Maintenant qu'il a retrouvé celle qu'il a mordu, qu'il a fait sienne, il n'allait pas la laisser partir aussi facilement. Elle lui appartient. Il se fiche complètement des autres. Seule sa personne compte ici-bas.

    » Vraiment? C'est dommage, car je me disais que j'allais vous garder pour moi seul. Petit égoïste, va. La réponse est non. Ou, du moins, pas pour le moment.


Ces paroles lançaient silencieusement: Tu m'appartiens, à moi seul. Pas question que tu partes où que ce soit. De ce fait, il lui intima de ne pas s'enfuir une nouvelle fois, obligeant son corps à rester dans la position sûrement inconfortable qu'elle avait prise. Balthazar aime se sentir puissant, que les gens rampent presque à ses pieds. Il est le centre du monde (ou presque). Il fit un pas, deux pas pour se rapprocher de la demoiselle. Il déposa son sceptre sur le sol et entreprit d'enlever son veston. Une fois que ce fut fait, il prit doucement la main de la jeune femme pour l'aider à se décoller de l'arbre et lui fit entendre sa voix grave.

    » Vous devez avoir froid. Tenez, mettez ceci sur vos épaules.


Il la drapa de son veston d'ébène. Comme ça, elle n'allait pas attraper froid pendant le trajet menant au manoir. Oui, comme un petit égoïste, il allait la garder pour lui cette nuit. Il n'était pas question qu'elle aille retrouver ses amis tout de suite. Il ne le permettait pas. Ça le rendait encore plus important d'avoir transformé quelqu'un en vampire. Et dieu sait combien il a pris goût à être important. Et imposant. Il lui offrit son bras pour l'aider à marcher et elle n'eut pas vraiment le choix de s'y accrocher, puisqu'il contrôlait le moindre de ses faits et gestes. La pensée que ce ne devait pas être agréable de se faire contrôler ainsi lui traversa l'esprit une fraction de seconde. Cependant, elle repartit aussi vite qu'elle avait apparu. Au fond, il s'en fiche bien.

    » Laissez-moi le plaisir de vous héberger pour cette nuit, belle demoiselle.


De toute façon, il ne lui donnait pas le choix.


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Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar | Mer 04 Fév 2015, 15:47

 

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Connaissait-elle la réponse ? Bien sûr que oui, elle n'était pas dépourvue de toute sa logique. Au fond d'elle cependant luisait une lumière, qui espérait, car l'espoir était bien la seule chose qui n'avait pas fané avec le temps. L'espoir s'était caché, il s'était enfoui, mais jamais ô grand jamais il n'avait quitté le corps de la fillette. Oui elle avait douté, maintes et maintes fois, oui elle avait eu peur, des centaines de fois, mais non, elle arrivait toujours à croire en ses valeurs, et en son monde. Cela relevait presque du surnaturel, croire, encore. Comme une enfant, car après tout elle avait gardé cette part en elle. Car un enfant jamais ne voit la réalité, et c'était bien mieux ainsi, se rendre compte à quel point on l'avait abandonné aurait fini de l'achever.
» Vraiment? C'est dommage, car je me disais que j'allais vous garder pour moi seul. La réponse est non. Ou, du moins, pas pour le moment.
Diane frissonna. Le froid pouvait bien l'entourer, c'est bien l'être devant elle qui lui lui faisait tant d'effet. Capricieuse, elle n'aimait pas qu'on lui impose quoi faire ou quoi dire, bien que ces temps-ci elle était obligée de se plier aux mots de tout le monde, car tout le monde en savait de toute façon plus qu'elle. Là où certains ont besoin, en arrivant sur l'île céleste, d'apprendre juste tout ce qui est  relatif à la magie, elle, doit (ré)apprendre : la magie, mais aussi revivre avec les autres, la liberté, son prénom, comment se servir d'une fourchette ou à écouter les autres. Il était évidement que les F-H avaient trouvé comment la calmer le mieux possible, mais le plus gros travail, c'est elle qui le fournissait. Son corps meurtri petit à petit se remettait de ces expériences douloureuses et bien que son esprit soit continuellement « en bazar » comme elle se plaisait à le dire, il était déjà plus ordonné.

Lawrence s'avança, un pas, deux pas. Diane ne bougea pas, ni d'un pas, ni de deux. Elle entendit sa voix grave et masculine raisonner dans ses oreilles, et c'est à ce moment là qu'elle se rendit compte qu'avant d'être face à un vampire, elle était face à un homme (avec un petit -h). Et elle ne savait pas ce qui l'effrayait le plus. Pour sûr, dans les livres imagés les hommes sont sois princes soit rois, mais jamais ils ne font de mal à personne. Mais la vie de Diane et ses connaissances ne s'arrêtaient pas qu'à ses lectures. Evidemment, à l'asile il y en avait des hommes. Bien qu'elle ne les ait pas côtoyés, elle avait entendu des histoires là dessus.  Des hommes, effrayants, des hommes qui avaient réussi à rendre des femmes totalement paranoïdes et paranoïaques.  En les enfermant, en les violant, en les frappant. En faisant de leur vie une horreur, si bien qu'elles en étaient détruites, partout, physiquement et moralement.
Ces idées ne la rassurèrent pas, et elle maudit sa tête pour s'en être souvenue à ce moment là. Diane avait des fois envie d'en finir, c'est vrai et il serait stupide de ne pas l'avouer, mais elle n'avait ni envie d'être violée, ni envie d'être frappée.
D'un geste fort et doux, il lui prit la main et la décolla du tronc d'arbre contre lequel elle était affalé, avant de lui mettre sa cape sur les épaules.

» Vous devez avoir froid. Tenez, mettez ceci sur vos épaules.

Elle baissa la tête, gênée de tant d'attention, et murmura quelques remerciements avant de se résigner à attraper le bras que le vampire lui tendait

» Laissez-moi le plaisir de vous héberger pour cette nuit, belle demoiselle.
Cette phrase était plus un ordre qu'une proposition, et elle le savait, ça n'était qu'un moyen détourné de lui imposer sa présence. Néanmoins, elle s’exécuta et le suivit. Elle n'avait pas le choix. Et de toute façon elle était perdue. Si ça la contrariait, elle ne pouvait faire autrement.
Ils marchèrent, vite, elle avait du mal à le suivre et s'accrochait tant bien que mal à son bras. Elle tira un peu sur celui-ci afin de le faire ralentir, et se mit à parler. Sans gène aucune, après tout elle avait encore le droit de parler, et elle ne perdait rien à le faire.
» Dites, ça n'est pas.... Incorrect de m'amener comme ça ? Je n'ai pas mon mot à dire ? Puis vous savez, on n'est pas mariés ni fiancés, je n'ai aucunement le droit de venir chez vous comme ça... Vous êtes sûr que vous ne vous trompez pas de personne ?

Elle le savait, qu'il ne se trompait pas. Son corps tout entier frissonnait à son contact à lui. Mais elle tentait, car après tout elle était encore pleine d'espoir. Pas de réponse. Réfléchissait-il ? Ou alors pensait-il que la réponse tombait sous le sens ? Elle n'en savait rien, et ne cherchais pas  à le savoir. Le meilleur moyen pour qu'il la lâche, c'était qu'il ne fasse de son plein gré, puisqu'elle ne pouvait rien décider :
» Que pensez vous d'Alice in Wonderland ?

S'il apprenait qu'elle était folle, la laisserait-il ? Wonderland, c'était son monde, à elle, le fruit de sa transformation et si elle avait été une artiste on aurait pu dire qu'il était l'oeuvre de sa vie. Mais pour cela, encore aurait-il fallut qu'elle choisisse de son apparition et qu'elle puisse faire la part des choses. Ce qui de toute évidence, n'était pas le cas.
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Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar | Lun 09 Fév 2015, 23:26





The Hatter who destroyed your life
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« Dans ce monde cruel, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. »


Elle s'était confondue en remerciements après qu'il lui ait offert son veston pour la tenir au chaud, la protéger du froid. Un sourire en coin restait accroché aux lèvres de Balthazar. Un sourire démontrant tout le plaisir qu'il avait à imposer sa présence, ses ordres à la demoiselle en ce moment. Il ne pouvait s'empêcher d'aimer être supérieur aux autres, être important. Il sait qu'à être aussi imbu de lui-même quelqu'un finirait par vouloir le tuer un jour, mais il ne s'en souciait pas vraiment, puisque le vampire sait ce qu'il vaut dans un combat et il sait analyser les autres pour mieux les détruire. La petite Alice le suivait même si son pas était rapide. Il s'en étonna même un peu, après la course folle qu'elle avait livrée avant qu'il ne la retrouve.

Cependant, elle finit par tirer sur son bras pour ralentir la cadence. Certes, il marchait sans empressement, mais il faisait de grandes enjambées, ce qui le faisait aller plus rapidement que ce à quoi la demoiselle devait être habituée. Balthazar ralentit donc le pas, évitant de se prendre les pieds dans les racines au sol. De toute façon avec son agilité plus développée que la moyenne, il n'avait pas à se soucier de tomber. En plus, tomber n'est pas pour les gens comme lui. Il est bien trop fier pour accepter que tomber soit normal. Que ce soit à cause d'un objet au sol ou d'un événement chamboulant. La vie est ainsi faite: tomber et se relever. Toujours. Mais le vampire n'aurait pas pu l'avouer. Surtout face à la mort de ses parents...

Alors qu'il se perdait vaguement dans ses pensées, Alice prit la parole de sa douce voix redevenue normale. Elle ne cesserait de lui plaire. Même si ça n'est pas de la façon dont on peut l'entendre. Elle lui plaisait de par son caractère, à toujours vouloir s'éloigner de sa personne. Elle lui plaisait par sa façon de lui répondre. De sa façon de se tenir. Ça lui rappelait combien les gens étaient bien mieux élevés dans son jeune temps. Un temps révolu. Un temps qu'il regrettait amèrement aujourd'hui, alors que les gens se manquaient ouvertement de respect et où ils s'envoyaient ouvertement bouler et de façon impolie en plus.

    » Dites, ça n'est pas.... Incorrect de m'amener comme ça ? Je n'ai pas mon mot à dire ? Puis vous savez, on n'est pas mariés ni fiancés, je n'ai aucunement le droit de venir chez vous comme ça... Vous êtes sûr que vous ne vous trompez pas de personne ?


Balthazar tourne sa tête vers elle avec toujours son léger sourire aux lèvres. Dans une autre situation, il aurait été d'accord avec elle. Seulement, cette fois, c'était différent. Ils n'étaient peut-être pas fiancés ni mariés, mais elle lui appartenait. À lui seul. Il pouvait faire ce qu'il voulait d'elle, qu'elle soit d'accord ou non. Son emprise sur Alice est trop grande pour qu'elle puisse le contester. Cependant, il réfléchit bien à ses paroles avant de répondre. Il n'était tout de même pas poli de lui dire que c'est parce qu'elle lui appartient. Alors il chercha ses mots avant de prendre la parole, comme tout homme devrait le faire avant de s'adresser à quelqu'un. Penser à ses mots pour ne pas les regretter. Le vampire ne disait jamais rien sans être sûr et certain qu'il ne regrettera pas ses paroles. Entre-temps, la demoiselle reprit la parole.

    » Que pensez vous d'Alice in Wonderland ?


Sa question le surprit à moitié. Rien ne parut sur son visage élégant, mais il songea à ses paroles. Pourquoi lui demandait-elle cela? Pour lui, il est certain qu'Alice lui posait la question pour une raison précise. Il le savait, car lui-même faisait la même chose. Marchant doucement à travers les arbres et l'obscurité, il observa son visage. Il aimait son expression. Celle d'un espoir vain. Il pourrait s'en délecter s'ils n'étaient pas en pleine forêt en train de marcher sous le ciel nocturne.

    » Pour en revenir à vos précédentes paroles, ma chère, je ne trompe pas de personne. Vous devez savoir que nous sommes liés par un quelconque lien. Et vous et moi savons très bien quel est ce lien. Et puis, si vous avez peur qu'il vous arrive quelque chose, je vous rassure, je ne suis pas un violeur ni un batteur de femmes.


Balthazar sait bien à quel point les femmes sont incertaines en présence d'un homme. Surtout en présence d'un homme comme le vampire. Froid, imposant, autoritaire. Il n'est pas vraiment ce qu'on pourrait appeler de rassurant. En fait, rassurant et Balthazar ne sont pas vraiment des mots qui vont ensemble. Il est tout sauf ça. Il est même aucunement rassurant. ça fait partie de sa nature de vampire au sang-pur. Il porte une haine immense des humains ainsi que des vampires de sang-mêlés ou mordus. Pourtant, les choses sont différentes avec Alice.

    » Pour répondre à votre question, mademoiselle Alice, je trouve qu'Alice in Wonderland est une histoire pour le moins très intéressante. La petite Alice fait preuve d'une telle insouciance... La pauvre.


Il n'en dit pas plus. Ce qu'il avait dit sous-entendait déjà qu'il voyait où voulait en venir la demoiselle à son bras. Lui disait-elle être folle? Ou est-ce que c'était lui qui se faisait des idées? Il ne savait pas trop quoi penser, mais ne le laissa pas paraître. Il voulait savoir pourquoi elle lui posait une telle question en ce moment. Autre que pour qu'il la laisse partir. Non, en fait, c'est sûrement pour qu'il en vienne à ne plus vouloir d'elle et la laisser partir. Il ne faut pas oublier que notre vampire est doté d'une terrible intelligence...


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Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar | Jeu 12 Fév 2015, 21:19

 

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Diane marchait habillement entre les branches et racines que lui tendaient les arbres, on aurait presque pu croire qu'ils voulaient la sauver, à lui donner la main comme cela, l'extirper de celles du sang-pur. Mais la vampire ne pouvait pas, et elle en venait même à ne plus vouloir partir.  Syndrome de Stockholm ? Pas réellement. Du moins pas encore. Une partie d'elle persistait à vouloir lui faire comprendre qui elle était, réellement. Ce qu'elle savait être, une folle. Après tout, il aurait dû le sentir, il sentait tout d'elle, elle n'avait plus intimité ni contrôle.

On lui avait dit, maintes fois, de ne pas suivre les inconnus, mais le cas était ici tellement unique, tout était facile. C'est tellement mieux quand ça n'est pas de notre faute. Elle s'accrochait à cet homme, mais voulait lui échapper, elle voyait son monde entier en lui, mais elle ne le connaissait en rien.

» Pour en revenir à vos précédentes paroles, ma chère, je ne trompe pas de personne. Vous devez savoir que nous sommes liés par un quelconque lien. Et vous et moi savons très bien quel est ce lien. Et puis, si vous avez peur qu'il vous arrive quelque chose, je vous rassure, je ne suis pas un violeur ni un batteur de femmes.

Elle fut en quelque sorte rassurée, au moins si elle en venait à mourir cela ne serait certainement pas trop douloureux. Diane avait réfléchit à sa mort, elle souhaitait quelque chose de rapide, comme un soupir, qu'elle n'ai que le temps de s'en rendre compte, mais pas celui d'avoir de regrets. Qu'elle n'ait pas mal non plus, elle estimait avoir déjà eu assez mal dans sa vie. Etre mordue et transformée avait été plus que douloureux, se sentir manger n'est pas agréable. De nombreuses traces de griffures et d’hématomes parcouraient son corps, le plus surprenant était de savoir que tout venait d'elle.  Puis le plus choquant avait été d'apprendre que cette fin, elle ne l'aurait pas. Pas de crise cardiaque, pas de vieillissement. L'immortalité qui lui avait été confiée la scellait dans un monde où elle était destinée à souffrir jusqu'à la fin, jusqu'à sa fin. Elle se voyait mourir sans jamais pouvoir toucher la Faucheuse du bout des doigts. Elle valsait avec sans jamais tomber dans ses bras, elle la voyait, vivait avec, mais elle ne venait pas.
C'est dans cette longue attente qu'elle prévoyait sa fin, et elle comptait bien la dicter à Balthazar si jamais il voulait mettre un point à son existence.

» Pour répondre à votre question, mademoiselle Alice, je trouve qu'Alice in Wonderland est une histoire pour le moins très intéressante. La petite Alice fait preuve d'une telle insouciance... La pauvre.
La vampire se sentit gênée face à ces mots, face à ses mots à lui. Insouciance n'était pas le mot. Elle s'indigna et osa asseoir légèrement son autorité fébrile de jeune demoiselle :

»Je pense plutôt qu'elle s'adapte. A votre avis, quand l'on est nouveau quelque part, ne doit ont pas s'habituer aux coutumes du pays ? C'est là la moindre des politesse, de s'adapter. Et pour y avoir été, je peux vous assurer qu'Alice a tout comprit, on me l'a certifié. Puis lorsque le monde réel rejette tout de nous, qu'est-ce qu'il y a de mal à habiter autre-part ? Bien qu'en ce moment, tout ait changé, là bas. Le ciel est sombre, les fleurs pleurent et l'heure du thé est décalée. Des fois une éclaircie vient illuminer le ciel, puis elle repart, dans ce ciel peint à l'aide d'une palette sans couleurs, monochrome et triste. Je m'ennuie là-bas, mais c'est toujours mieux qu'ici. Ou là bas. Vous savez sur terre les gens font d'horribles choses, bien que je ne doute pas de la cruauté des gens ici même. Après tout, pouvoirs ou pas, ils restent humains. Elle reprit sa respiration et continua : je trouve même qu'ici, tout est plus cruel. Pour survivre je dois mordre des gens, apparemment. Mais je ne le ferais pas, je ne suis pas encore rendue au rang d'animal, je sais me tenir en société.

Je. Elle. Je. Elle. Difficile de faire la part des choses quand nous sommes la première et la troisième personne. Un idiot serait perdu, mais quelqu'un de lucide aussi. Peut-être lui sentirait-il la chose, vu qu'il était lui, qu'elle était elle ?
La vampire ne s'était pas rendue compte qu'elle venait de le traiter de bête, et l'avait dit en toute innocence de cause. Elle se visait elle, et personne d'autre, elle se connaissait mieux que quiconque, et ne connaissait suffisamment pas assez bien les gens pour dire ce qui n'allait, ou n'allait pas.
Elle s'arrêta finalement devant une grande bâtisse, on aurait dit un manoir, ou un château. Quelque chose dans ces trempes là. Diane  n'était jamais rentrée dans un tel bâtiment, et elle le scruta de haut en bas, droite à gauche.  Il avait beau être très bien entretenu, on sentait une ambiance lugubre, morbide et froide. Elle crispa ses doigts autour du bras du vampire et se mordit la lèvre inférieure. Si ça n'était pas sa maison à lui, il était au moins sûr qu'il voulait y entrer.  
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Re: The Hatter who destroyed your life } Balthazar | Ven 27 Fév 2015, 05:46





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À ces précédentes paroles, Balthazar remarqua la tension d'Alice diminuer. Avait-elle vraiment eu peur qu'il lui fasse quoi que ce soit? Peut-être. Cependant, le vampire n'avait aucunement l'intention de lui faire du mal. Il estimait lui en avoir fait assez comme ça. Il l'avait mordu. Il avait bu son sang sans jamais s'arrêter jusqu'à ce que la dernière goutte quitte son frêle petit corps. Il l'avait transformé en cette chose qu'il est. En vampire. Il ne sait pas comment était sa vie avant qu'il ne la vide de son précieux liquide rouge, mais il n'est plaisant pour personne de se voir offrir l'immortalité de force. Surtout si la transformation change ladite personne en quelque chose de moins bon, de pire. Il ne s'en voulait pas, loin de là. Il ne faisait que compatir à sa douleur qu'il pouvait presque ressentir jusque dans ses tripes. Elle fait partie de lui et leur rencontre n'avait sûrement rien de hasardeux.

Quand vint le moment de répondre à sa question, Balthazar senti le changement dans son attitude avant même qu'elle ne le lui montre. Elle était presque offusquée par ses mots. Il est vrai qu'il ne s'attendait pas lui-même à prononcer ces mots. Il savait qu’insouciance n'était pas le mot exact, mais qu'il reflétait tout de même sa pensée. Il la sentit s'indigner de ses paroles, comme si elles la concernaient directement... Et peut-être était-ce le cas? Cela pouvait paraître farfelu et improbable, mais le vampire se dit que ses deux mots n'avaient pas leur place dans un monde où des créatures comme lui existaient. Alors il était prêt à tout. Tout ce qu'Alice lui révélerait sur elle. Il la connaissait si bien, mais pourtant, si mal. Il savait tout sur elle, mais ne savait rien en même temps. C'était étrange comme sensation. Si proche et si loin.

    » Je pense plutôt qu'elle s'adapte. A votre avis, quand l'on est nouveau quelque part, ne doit ont pas s'habituer aux coutumes du pays ? C'est là la moindre des politesse, de s'adapter. Et pour y avoir été, je peux vous assurer qu'Alice a tout comprit, on me l'a certifié. Puis lorsque le monde réel rejette tout de nous, qu'est-ce qu'il y a de mal à habiter autre-part ? Bien qu'en ce moment, tout ait changé, là bas. Le ciel est sombre, les fleurs pleurent et l'heure du thé est décalée. Des fois une éclaircie vient illuminer le ciel, puis elle repart, dans ce ciel peint à l'aide d'une palette sans couleurs, monochrome et triste. Je m'ennuie là-bas, mais c'est toujours mieux qu'ici. Ou là bas. Vous savez sur terre les gens font d'horribles choses, bien que je ne doute pas de la cruauté des gens ici même. Après tout, pouvoirs ou pas, ils restent humains. Je trouve même qu'ici, tout est plus cruel. Pour survivre, je dois mordre des gens, apparemment. Mais je ne le ferais pas, je ne suis pas encore rendue au rang d'animal, je sais me tenir en société.


Il sourit. C'est bien ce qu'il avait pensé. Elle est folle. Mais cela ne fit qu'augmenter sa curiosité et son intérêt pour la demoiselle. Il faut s'en douter, ce n'est pas tous les jours que l'on peut rencontrer quelqu'un déclaré fou. Il la trouvait intéressante, la petite à ainsi vouloir asseoir son autorité sur lui. Elle rêvait si elle croyait pouvoir asseoir un jour son autorité sur Balthazar. Personne ne le peut.

    » Première des choses, veuillez vous calmer et ne pas tenter d'afficher autorité sur ma personne. Ensuite, je suis d'accord avec vous, mademoiselle Alice. Pourtant, Alice n'est-elle pas insouciante malgré tout ça? Elle a beau s'adapter, mais elle a fait preuve d'une parfaite insouciance en s'engageant dans le terrier du lapin sans même songer un seul instant à la façon dont elle pourra en ressortir. Et à ce qui s'y cache.


Il laissa le tout en suspens, le temps qu'elle fasse rouler ses paroles dans sa tête afin de les analyser. Indirectement, le vampire doublement centenaire l'avait qualifiée d'insouciante et cela ne lui avait visiblement pas plu. Il laissa ses paroles mijoter dans sa tête en lui intimant silencieusement de ne pas répliquer. Car il n'avait pas fini. Il lui arrivait de faire une pause en plein milieu de ses propos, pour laisser aux autres le temps d'assimiler ce qu'il avait dit. Enjambant gracieusement les racines des arbres et évitant les branches, Balthazar la guidait jusqu'à son manoir gigantesque et vide. Trop vide...

    » Ne pensez-vous pas que ce qu'à la suite de son arrivée à Wonderland elle est en proie à une terrible crise d'identité? Elle se retrouve dans un monde totalement dépaysant et inexplicable. Elle a beau avoir réussi à s'adapter, mais cela ne fut pas facile. Pas autant qu'on le pense. Alors dites-moi, mademoiselle, ne tenteriez-vous pas de me dire quelque chose à travers cela?


Il le savait bien qu'elle n'avait pas posé cette question pour le simple plaisir de tergiverser avec lui. Sa réaction à ses précédentes paroles avait été trop excessive. Elle s'était sentie visée, car elle était peut-être cette Alice dont parle ce livre. Si tel était le cas, alors Balthazar ne saurait pas vraiment comment réagir. Probablement garderait-il le silence face à cette terrible réalité en songeant qu'il l'avait condamné à la folie. Pas un silence gêné ou honteux, mais un silence pensif. Car il pense beaucoup, notre cher vampire.


Fiche par (c) Miss Amazing
Crédit image : tumblr

 
The Hatter who destroyed your life } Balthazar
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