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 Stay High ᵠ Tiack

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J'ai traversé le portail depuis le : 07/09/2014 et on me connaît sous le nom de : Misha Mon nom est : Melissa-Sirius Ramsey Harrison, dite "Tia". Actuellement je suis : perdue. Il paraît que je ressemble à : originaux (glumish+yuumei) & Emily Rudd (IRL) et à ce propos, j'aimerais remercier : Skullkid bae ♥ (vava) + myself (vava+signa+gifs profil) + MISS AMAZING ♥ (gif signa)
Stay High ᵠ Tiack | Mer 24 Déc 2014, 22:42



Stay High


La petite ferme les yeux et frisonne. Elle ne savait même plus ce qu’elle faisait, ou plutôt de quelle manière elle s’était retrouvée là, le dos collé à la paroi du mur. Le souffle de la nuit était glacé, caressant son cou et ses tempes à découverts, son souffle à elle tremble. La peur envahis son corps, ses mains tremblent l’une dans l’autre, elle se mord la lèvre inférieur. Son visage est encore plus pâle que d’ordinaire, tranchant avec ses cheveux noirs qui, pourtant bien coiffés une vingtaine de minutes auparavant, étaient à présent ébouriffés.
Sirius ne comprenait pas ce qu’elle faisait là. Elle ne comprenait pas comme elle en était arrivé là, et si elle tentait de se souvenir, tout était flou dans sa tête. Elle se souvenait juste qu’elle sortait en retard d’une représentation et qu’elle rentrait chez elle, en pleine nuit, effrayée. Elle avait toujours eut peur de sortir la nuit seule. Il y avait toujours eut quelqu’un qui l’accompagnait pour regarder les étoiles - Prongs, Eros, Felix, Statice. Matteo - ainsi elle n’avait jamais rien eut à craindre. Mais là, les ombres donnaient l’impression de vouloir l’étrangler, chaque ruelles sombres, de cacher un meurtrier. Elle connaissait déjà cette impression, elle l’avait déjà ressenti. Et puis, parce qu’il fallait que ça arrive, forcement un jour, il était apparu et l’avait plaqué contre un mur dans une petite ruelle du marché. Ses yeux écarlates luisaient d’un éclat sauvage, et elle avait directement compris. Compris qu’elle ne ressortirait pas indemne de cette ruelle.
Les images défilent dans sa tête. Les visages de tout le monde; les sourires malsains de Luna, ceux moins malsains de Julian, les coups d’oeil de Matteo. Les éclats de rires d’Eros, les conseils inquiets de Statice, les chuchotement de Krig, les regards insistants de Mihael, les mimiques adorables de Felix don’t kill me. Kyrielle, Alessa, Lindasilme, Liam, même Elliot. Puis les yeux glacials d’un jeune homme et son vague sourire avant de partir.
Le vampire s’approche de son cou, ses tremblements continuent. Une de ses mains chevrotante grimpe jusqu’à sa poitrine, se glisse jusqu’à la petite chaîne en argent qu’elle n’avait jamais quitté, et elle monte le sifflet à sa bouche. Il ne lui restait qu’un infime espoir, et si elle le pouvait, elle voulait l'attraper. Le voir. L’espoir, et lui, dont le nom n’avait jamais été prononcé durant cette journée noire et blanche; le noir de ses cheveux et le blanc de sa peau; le noir de la grotte et la pâleur de la neige.
Elle souffle doucement dans l’objet, et le long sifflement vient briser le silence de la nuit.

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Re: Stay High ᵠ Tiack | Jeu 25 Déc 2014, 01:28



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Elle n'était plus là. Satisfait du carnage laissé sur tes traces, tu étais retourné dans ta grotte, comme si elle n'avait jamais existé.. ou presque. Torturé pendant de longues heures, à te demander si un loup avait pu la suivre, détruit d'avance à l'idée qu'elle n'aurait pas eu le temps de siffler. De longues nuits passées à te réveiller en sueur, de longues nuits passées à te faire hanter par ses cris et ses pleurs, de longues journées à tituber entre les parois de la grotte, à marcher sans arrêt dans l'espoir qu'il ne lui soit rien arrivé. Des heures passées à patienter, à te torturer à l'idée d'être responsable de sa fin. Tu étais devenu obsédé par le seul spectre d'une maigre demoiselle qui avait bandé tes plaies et adoucit de sa seule voix. Misérable mortel, faible quand tu t'imagines sa voix te hurler de la sauver. Tu ne savais pas. Tu ne comprenais pas d'où était née cette soudaine obsession pour ses yeux brillants et sa douce peau, mais elle était là, sans doute trop présente et au fond trop lointaine. La gorge sèche, les yeux cernés et le teint toujours plus pâle, tu errais à travers les déserts de neige dans l'espoir de retrouver, quelque part dans le froid, ses traces.

Jusqu'à ce que le son parvienne à tes oreilles. Le son strident du sifflet retentit en toi comme un cri, un hurlement sans fin. Le sien. Comme tout à coup réveillé, ton cœur gelé se réveille, sautant dans ta poitrine à te la déchirer. Elle était en danger. Sans même prendre la peine de réfléchir, tu étais déjà les quatre pattes dans la neige, courant comme jamais tu n'avais couru, à t'en rompre les muscles. Comme si sa voix se déchirait à travers tes oreilles, comme si le son strident te perçait les tympans, comme si elle te fracassait les os. Jusqu'à ce qu'enfin tu l'aperçoives. Le misérable déchet, l'ordure qui avait osé effleurer sa peau. En un bond, tu lui arraches à sa proie, lui démembre un bras, le laissant sonné, au sol. Il hurle.

Le sang dans ta bouche est ignoble. Son goût est amer et sec, il te brûle la gorge et t'empoisonne les papilles. Tu recraches son bras et retrouve forme humaine. Un vampire. Infecte créature, misérable immortel. Tu t'essuies la bouche d'un revers de manche, laissant des immondes traces rouges sur ta peau, le sang coulant sur tes mains. Tu t'empresses de rejoindre la demoiselle, lui attrapant le visage rapidement. Sans prendre le temps de la contempler ou même sentir son odeur, tu observes son cou, espérant ne rien y trouver. Il ne l'avait pas mordue. Juste à temps. Tu soupires, vaguement rassuré.

« Rien à signaler ? Il t'a blessée ? »

Tes mains tremblent, tu reprends ton souffle, haletant d'avoir trop couru. Tes muscles sont faibles et ta vue se trouble.. pour enfin se stabiliser. Le regard planté dans le sien, tu retires tes mains de ses joues, y laissant les traces de son sang sur son visage trop pur. Tu serres les dents et fermes un instant les yeux. Elle n'avait rien, elle était hors de danger. Tous tes sens se réactivent lorsque tu entends le râlement rauque de l'immondice qui se relevait d'un bras. Tu te retournes rapidement et il n'est déjà plus là. Paniqué, tu pousses la demoiselle au sol mais il réapparaît derrière toi.

En ton cou se plantent ses crocs. Tu hurles. Son poison s'insuffle dans tes veines. Tes jambes ne te portent plus. Ta vision se trouble. Il t'arrache la peau, et te crève les os. Dans tes oreilles sifflent infiniment un bruit qui jamais ne s'éteint. Des acouphènes éternelles trônent. Tu craches du sang. Tu ne respires plus, tu ne sens tes membres, tu ne distingues plus les traits de tes doigts qui tremblent.

La seule chose que tu entends, c'est sa voix qui doucement te berce. La seule chose que tu vois, ce sont ses yeux d'émeraude qui tendrement t'observent. La seule chose que tu sens, c'est ses doigts qui lentement effleurent ta peau.
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Re: Stay High ᵠ Tiack | Ven 26 Déc 2014, 21:20



Stay High


Elle n’avait pas mesuré le temps pendant lequel elle avait sifflé. Elle ne savait pas combien de temps le vampire avait été trop perturbé pour continuer son mouvement, jusqu’à ce qu’il lui arrache le sifflet de la bouche, tirant jusqu’à briser la chaine et l’envoie voler. Elle avait crié. Non parce que le frottement de la chaîne contre son cou l’avait griffé, mais parce qu’elle voyait encore le petit sourire du jeune homme lorsqu’il lui avait passé le sifflet autour de cou. Elle savait quelque part qu’il lui accordait de l’importance, sinon, pourquoi le lui donner à elle alors qu’il n’avait pas grand chose d’autre? Son cri s’étouffe dans sa gorge quand le vampire la fusille du regard, elle se colle au mur, les yeux rivés sur le sifflet. Il fallait qu’il vienne. Il le fallait. Il lui avait promis. Et il tenait toujours ses promesses. Et elle attendait, elle priait; le silence lui broyait le coeur, elle savait qu’elle aurait beau crier, qu’elle aurait beau pleurer, personne ne l’entendrait.
Elle entend à peine les pas puissant et feutrés de l’animal. Elle voit à peine la masse blanche et noire sauter à quelques centimètres de son visage, emportant avec elle le vampire. Le choc la tétanise, le silence l’assourdit. Alors il est venu. Il a entendu, il est venu. Il l’a sauvé, comme elle l’avait sauvé, comme il a tenu la promesse qu’il avait faite. L’odeur du sang lui empli les narines, elle fronce le nez et, collée contre le mur, elle sent le sang gicler contre son visage. Du sang frais comme elle n’en a jamais vu. Touché. Ce n’était pas comme si elle pouvait le voir étant donné l’obscurité, mais elle sentait l’odeur acre du fer, et elle savait que l’un d’eux était salement amoché. Pas lui. Pas lui. Tout mais pas lui. Le hurlement déchire la nuit; elle ne connaissait pas la voix. Elle ne connaissait pas. Un frisson lui descend en bas du dos, un poids se relâche sur ses épaules.

L’ombre blanche se déforme pour former celle du sauveur de la fillette. Une ombre toujours sauvage, le sang maculant le bas de son visage, ses mains, le haut de son torse. Il avance d’un pas rapide vers la brune tremblante. Il n’y avait que son coeur qui semblait battre à ses oreilles, le hurlement du vampire était trop loin dans sa petite tête; il n’y avait plus que lui, plus que lui qui lui attrape la tête, soulève son menton et fixe son cou.
« Rien à signaler ? Il t'a blessée ? »
Sirius secoue faiblement la tête de droite à gauche, trop occupée à fixer avec frayeur les tâches rouges autour de ses lèvres. Ou les cernes sous ses yeux clairs. Elle sent les mains sur ses joues trembler, son regard se fixer dans le sien. Le temps semble s’arrêter autour d’eux. Son visage. Elle avait l’impression de ne pas l’avoir vu depuis une éternité, son visage. Elle détaillait le moindre petit recoin, espérant sans doute ne jamais l’oublier, mais il ferme les yeux, et le contact se rompt. Il sert les dents, elle le voit, elle sursaute en voyant le vampire se redresser. Elle voulait l’avertir, elle voulait crier. Elle aurait voulu le pousser, elle aurait voulu ne jamais l’avoir appelé. Elle aurait voulu tant de chose mais rien de ce qui se passera. Le brun se retourne, mais l’agresseur n’était déjà plus à terre. Le brun pousse la fillette à terre, elle aurait voulu faire de même, elle aurait voulu le tirer avec elle, le faire chuter, quitte à se faire engueuler après.

Mais elle ne comprend pas, elle ne comprend rien, elle comprend trop tard. Le vampire a planté ses crocs dans le cou maculé de l’hybride. Le temps semble se ralentir. Lentement, elle le voit s'effondrer, son visage se tordre de douleur, elle entend son hurlement d'agonie. Du sang coule de sa bouche. Son corps entier tremble mais ne semble pas bouger. L’estomac de Sirius semble se retourner, son coeur se compresser. Elle respire mal, sa tête la brûle, ses mains tremble, mais elle s’en fiche. Ça ne peut pas être pire que lui. Le cri horrifié de l’adolescente se joint à l'atmosphère, elle se jette sur le corps à terre et le prend dans ses bras.
Il est là, il la regarde, ses yeux pâle mêlant douleur, mort et fureur. Elle ne sait pas s’il la voit, si elle sait qu’elle est là, mais elle le tient. Sans bras enroulés autour de lui, une main tremblante caressant sa joue, ses genoux dans son dos, elle le sert contre elle dans l’espoir infime qu’il ne parte pas. Où que ce soit. Il devait rester avec elle. Il devait rester avec elle. Il a promis. Il a promis. Il n’a pas le droit de mourir. Ses larmes coulent à flots sur ses propre joues, se mêlant au sang qu’il avait déposé avec ses doigts, et sa voix à peine audible et chevrotante prend la place de son cri.
« Reste avec moi, reste avec moi...Je suis là, reste, reste...»
Elle berce son corps, le sert contre elle. Elle veut encore sentir la faible chaleur qu’il dégage. Encore. Encore. Pour toujours. Il ne doit pas mourir. Un mouvement à côté d’elle la sort de son état, elle tourne brusquement la tête vers le vampire, à terre, qui la fixe comme si elle était folle. C’était de sa faute. Sa faute. Sa faute. Sa faute. Sa faute. Sa faute. Sa faute. Sa faute. Son emprise se relâche, le corps du jeune homme tombe à terre, et sans qu’elle sache ce qui lui arrive, quel sentiment l’habite - car c’était quelque chose qu’elle n’avait jamais connu - elle plonge sur le mutilé et lui mord le cou. Au même endroit qu’il avait mordu le brun. Elle mord de toutes ses forces, elle sent ses crocs tripler de longeur et transpercer sa chair. Elle sent le venin sans ses pommettes se transférer dans le corps de l’immonde créature, et ne se décolle que lorsqu’elle l’entend hurler; juste quelque courtes secondes. D’un mouvement sec, elle récupère le sifflet qui trônait dans une main du mort, lance un appelle de détresse par la pensée à son affilié et retourne près du mordu. Puisqu’il fallait se rendre à l’évidence.

Il n’était pas bien lourd, mais elle n’avait pas beaucoup de force. Elle l’avait porté du mieux qu’elle pouvait, le désespoir lui volant son énergie, et si Prongs n’avait pas accouru quelques minutes après, elle aurait été incapable de le ramener chez elle. Elle commençait à mieux se porter à partir du moment où elle avait mis le jeune homme sur son lit, se moquant totalement du fait que le sang tâchait ses draps. Elle avait envoyé le cerf chercher de quoi le soigner, et une fois revenu, elle s'attelle à nettoyer son visage et calmer la fièvre. Le voir souffrir le martyre lui brisait le coeur, mais elle tentait de passer outre et faire ce qu’elle savait faire, et correctement.
Elle n’avait qu’allumé sa table de chevet, diffusant une pâle lumière blanche dans la pièce presque vide qui était sa chambre. La fenêtre fermait offrait plus de lumière via celle de la lune, puisque Sirius n’avait pas fermé les volets, et, assise sur une chaise près du lit, elle regardait le visage du jeune homme dont elle ne connaissait pas le prénom.
« ...Nameless...»
« Il t’as dit de ne pas l’appeller comme ça. Je dois te rappeller ce qu’il t’as fais?»
« ...je sais, mais...»
« Et puis pourquoi tu continues de l’aider?»
Elle ne répondit pas au cerf. Elle n’avait pas besoin d’y répondre. Y avait-il même une réponse? Ou n’était-elle pas évidente? Elle ferme doucement les yeux et les ramène vers sa paume. Elle n’avait pas remarqué qu’elle serrait si fort le sifflet qu’il avait fini par laisser une trace rouge sur sa peau.
« ...je...je sais pas...c'est...»
Sa voix de brise, elle se mord la lèvre en évitant le regard accusateur de l’animal qui finit par sortir de la pièce pour se poster dans le couloir. Fermant son esprit, la petite sert dans sa main la manche du garçon, et retenant ses larmes de couler, elle souffle doucement dans le sifflet.
Il avait promis qu’à chaque fois qu’elle l’utiliserait, il viendrait.
Alors elle espérait qu’une nouvelle fois, il se réveillerait.


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Re: Stay High ᵠ Tiack | Sam 27 Déc 2014, 00:16



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Tu écorches tes genoux et te brises le cou. Filées tes certitudes et implanté dans tout ton être son poison te torture et te déchire. Tes paupières tombent, ton souffle se perd. Tu demeures un spectre à travers ta propre vie comme si rien n'avait jamais existé. Tu revois tes rires et tes pleurs, tu entends tes cris et les siens alors que dans ses bras tu te sens tomber. Sa voix te ravit comme si jamais elle ne t'avait quittée. Elle était encore là, pas attachée à un poteau, pas écorchée par les lames du bourreau. Elle était là, près de toi, bienveillante comme elle l'avait toujours été. Attentive comme pour te rassurer.  Tu te laisses flotter à travers tes souvenirs ravivant en toi tristesse et mélancolie. Elle était si proche et si lointaine à la fois. Elle était si belle et si laide, déformée de savoir qu'elle n'était rien. Rien de plus que des illusions dans lesquelles tu aimerais te bercer.

Sauf qu'elle n'était pas là. Elle n'était pas réelle, pas matérielle. Tu ne pouvais pas la toucher ou l'atteindre. Tu ne parvenais pas à lui parler, ta voix se brisait en toi avant même que tu n'arrives à prononcer la moindre syllabe. Son image s'était détruite, ses yeux pleuraient et sa voix hurlait. Te hurlait ta culpabilité. Car la vérité était là. C'était ta faute, Jack. Ta faute si elle était morte. Ta faute si elle avait disparu. Ta faute car celui qui tenait les lames, Jack, c'était toi. Celui qui enfonçait en sa poitrine son dernier souffle, c'était toi. Toi qui avais promis de la protéger. Toi qui avais promis de la chérir. Tu l'avais tuée. Parce que tu n'étais qu'un misérable. Elle pleure. Tu fermes les yeux. Autour de toi le feu crépite mais tu as froid. Au fond de ta gorge tes mots se braquent et tu étouffes. Tu ne sens pas ton cœur battre ni tes poumons se remplir. Tu es stable. Vers la vie. Stable vers la mort.

Tu ouvres les yeux. Tu es debout, au milieu d'une grande salle décorée de tableaux, de beaux rideaux rouges et d'or, d'un long tapis sur lequel tu demeurais. Devant toi, le trône de la dame plombait tout le reste. Diamants et or, rubis et émeraude, elle était ornée d'un tas de bijoux et de tissus. Assise sur son trône, la couronne sur sa tête, elle t'observe de sous tes longs cils noirs. Melissa.

« Enfin tu me reviens, Jack. Tu te sens coupable, mon ange ? »

Tu ravales ta salive mais les mots ne te viennent pas. Tu voudrais l'approcher mais tes muscles te ne bougent pas. Tu tentes de te débattre mais tu n'y parviens pas. Elle se lève de son trône et apparais derrière toi, te prends dans ses bras. Elle te dit qu'elle a attendu. Elle t'a attendu. Des années. Des années pour qu'enfin tu viennes à elle. Au plus elle parle, au plus elle te semble différente. Au plus elle s'évoque, au moins elle te paraît présente. Lointaine alors qu'elle te semble si proche. Dans tes oreilles tu sens un bourdonnement. Ta tête t'est douloureuse. Tu tombes. Tu fermes les yeux.

Tu ouvres les yeux. Elle est là, au poteau, elle hurle à nouveau et te supplies d'arrêter. Tu la vois encore et encore, tu les vois se planter à travers sa poitrine, tu vois ton visage à la place de celui du bourreau. Tu vois tes mains qui tremblent, tu vois tes doigts qui saignent. C'était toi. Toi qui l'avais assassinée. « C'est de ta faute. Tout est de ta faute. » Elle répète encore et encore. Elle te hante et te fait saigner. Elle hurle. Le bourdonnement retentit. Tu respires. Tu fermes les yeux. Elle siffle. Derrière toi l'ombre crie. Que tu demeures à ses côtés, pour l'éternité. Que tu ne l'abandonnes pas dans le passé.. Le sifflement se poursuit et fait écho à travers ton esprit. Tia. Tu tombes.

Tu te réveilles d'un bond et finis enroulé dans les draps, un cri de stupeur resté collé à tes lèvres. Tu te relèves, paniqué et te prends un coup sur la tête, la commode à côté du lit. Un lit. Une lampe. Des draps. Tu sens ton corps et tes doigts, tu sens tes poumons et ton cœur. Tia. Tu t'extirpes des draps au sol et remontes sur le lit, à quatre pattes, le visage à quelques centimètres du sien. Elle était là. Elle était en vie. Elle était réelle. Le souffle court et les lèvres entre-ouvertes, tu laisses tes doigts se balader sur sa joue alors que tes yeux refusent de quitter les siens. Un murmure t'échappe.

« En vie.. Tu es en vie. »

Les maux de tête de te reprennent et te font quitter ses yeux pour retourner t'enfoncer dans le matelas. Tu te prends le crâne et grimaces. Tu serres les dents. Les crocs et les griffes, le bras sanglant et sa peau trop pâle. Tu t'arrêtes. Il n'était pas mort quand tu t'étais endormi. Pourtant, elle était encore en vie.. ? La tête dans l'oreiller, le dos contre le matelas, tu l'observes, sans un mot d'abord. Ta main écarte ses cheveux et tâte son cou. Elle n'était pas blessée. Tu serres les dents. C'était indéniable, elle était plus forte que toi. Pourtant, elle avait demandé ton aide. Et tu la lui avais offerte.

Ta gorge est sèche et l'odeur du sang emplit tes narines. Elle t'est écœurante autant qu'alléchante. Tu te mords l'intérieur de la joue. Tu ne voulais pas devenir comme celui qui aurait du la priver de son souffle. Tu ne voulais pas devenir le monstre qu'il était. Tu ne voulais pas avoir besoin de son aide, tu ne voulais pas ressembler à celui qui t'avait transformé. Sauf que le mal était fait et ta main sur son cou ne faisait qu'aggraver ton état. Tu la retires rapidement et demeures froid. Jamais. Jamais plus tu ne la toucherais.

« .. J'avais dit que je voulais pas voir ta sale gueule, tu te souviens ? »

Ta voix se brise. Tu l'observes et déjà tu regrettes tes mots. Au plus ton regard la détailles au plus tu te sens idiot d'encore être là, en vie, à oser piétiner sa beauté. Imbécile. Tu lui souris alors, un peu bêtement, comme pour lui prouver que tu n'en pensais rien. Comme pour lui avouer que tu étais faible devant ses jolis yeux. Tes yeux se fixent sur l'objet métallique qu'elle tenait entre ses mains. Le sifflet. Celui qui t'avait extirpé de tes songes morbides et de tes folies glauques. D'un côté, si tu ne lui avais pas donné, tu serais resté enfermé. D'un autre, tu n'aurais jamais été transformé. Mais elle si.

A cette simple pensée tu te brusques et plantes tes ongles dans ton bras, comme pour te rappeler que là n'avait jamais été la question. Il ne s'agissait pas de savoir si c'était bien ou mal. Il s'agissait simplement de s'assurer qu'elle allait bien.. et que tu y étais pour quelque chose.

« Pardon. Tu es très jolie. »

Et toi visiblement trop sonné pour te rendre compte de ce que tu osais dire.
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Re: Stay High ᵠ Tiack | Sam 27 Déc 2014, 23:11



Stay High


Elle n’avait pas dut souffler bien longtemps, pourtant ses lèvres étaient déjà sèches lorsqu’elle eut retiré l’objet de sa bouche. Sans doute l'inquiétude lui faisait-elle oublier ses réflexes naturelle, elle s’empresse de les humidifier en tournant la tête vers la fenêtre. Sa main gauche serrait toujours la manche du garçon, espérant qu’il se réveille. Rapidement. Rapidement, la manche lui échappe des mains et elle retourne lorsque le bruit d’une chute parvint à ses oreilles. Il était là, réveillé, emmêlé dans les draps blancs de l’autre côté du lit. Alerte, elle se penche vers le lit, priant que le bruit sourd de sa tête contre la commode remplie de lourds costumes de scène, ne soit pas trop grave. Il se débat avec le tissu avant de grimper à quatre pattes sur le lit, tel un chat l’aurait fait, tel un animal sauvage qui, peu à peu se laisse apprivoiser. Leur visages étaient tout près mais ni l’un ni l’autre ne bougeaient, la petite trop stupéfaite du regard à la foi inquiet et soulagé du garçon, de son souffle paniqué et de ses doigts se promenant sur ses joues pâles.
« En vie.. Tu es en vie. »
Sirius penche doucement la tête sur le côté, blottissant sa joue dans sa paume. Surprise. Elle était surprise qu’il s’inquiète pour elle alors que c’était lui qui venait de se faire mordre. Surprise qu’il ne lui avait pas hurlé dessus pour l’avoir condamné, surprise qu’il aille mieux que ce qu’elle pensait. Elle avait lut que le processus était une des douleur les plus atroces qu’il puisse exister, et sur le coup, elle s’était demandé si lui avait déjà connu une horrible douleur. Comme lorsqu’il a dut la tuer. Il lui avait raconté cette histoire, qui jamais ne s’effacerait de sa petite tête.
Une grimace déforme le beau visage du brun, qui retourne s’allonger d’une traite sur le matelas. Abandonnant sa semi-lethargie, elle s’empresse de tirer les draps à terre pour les remettre sur son corps, et s’assoit au bord du lit, près de lui. Il se prenait la tête dans les mains et la serrait, serrant le coeur de la petite avec. Et puis il se calme et l’observe, du moins avec le maximum de calme qu’il puisse avoir. Elle fuit son regard, fixant le petit sifflet, et avale une grande bouffée d’air lorsqu’il soulève ses épais cheveux pour dégager son cou pâle. Il est étrange, il est inquiet. Inquiétant. Un frisson parcours son dos mais il éloigne rapidement ses doigts glacés de sa peau, et c’est bientôt ton son être qui demeure de glace.
« ... J'avais dit que je voulais pas voir ta sale gueule, tu te souviens ? »
Comme une flèche en pleine poitrine. Comme une tempête glacée dressée contre elle, elle s’immobilise et retient ses larmes. Ça faisait mal. Très. Mal. Ça brûlait et ça glaçait, ça lui transperçait le corps comme un millier de lames aiguisées. Dans l’immediat elle se sent bête. D’avoir espéré, d’avoir cru. En quoi? En lui? Elle avait toujours mis sa confiance dans les autres, mais elle gardait ses espoirs pour elle. A quoi bon vouloir les donner si c’est pour les abandonner? Elle tente un coup d’oeil vers lui. Il sourit. Un pauvre petit sourire perdu, qu’elle ne sait pas comment prendre. Avec générosité, sans doute. Puisque c’était qui elle était. Un pauvre petit sourire qui soigne un peu son pauvre petit coeur, elle détend ses épaules et la commissure de ses lèvres se redresse de quelques millimètres. C’était difficile de sourire dans ces conditions, mais elle avait toujours réussis. Dans la boue, elle souriait, devant sa tombe, elle souriait. Dans le froid elle dansait, aux étoiles elle riait, et jamais elle ne s’arrêtait de vivre. Pourquoi arrêter maintenant?
« Pardon. Tu es très jolie. »
Elle sursaute et sent ses pommettes se réchauffer au fur et à mesure que ce qu’il disait atteignait son cerveau. Ah. Non. Ça devait être un effet secondaire de la morsure. C’était forcement ça. Elle se mord la lèvre inférieur, triturant le sifflet du bout des doigts, laissant échapper un petit murmure, un poil trop aigu à son goût.
« Merci...»
Et elle tourne la tête pour ne pas qu’il voit son visage. Réfléchissant à toute vitesse de tout et de rien - beaucoup de rien, surtout de lui - elle se relève d’un coup puis, hésitante, s’éloigne de quelques pas vers la porte.
« Je...Je reviens...Si tu as besoin de quelque chose appelles-moi...d’accord?»
Ne pas le contrarier. Ne pas lui donner d’ordre. Elle attrape à la volé le sweat vert d’eau qui trônait sur une chaise et qu’elle ne lâchait plus beaucoup - il appartenait à son ami Eros qui y tenait beaucoup - puis sort de la pièce, après avoir jetté un coup d’oeil au jeune homme sur le lit. La porte se ferme, elle lâche un soupire, se colle à la porte et se laisse glisser tout le long. Elle n’y arrivait pas. Elle ne devait pas abandonner - elle ne devait jamais abandonner, c’était ce qu’elle avait appris de ses années sur Terre - mais, lui, c’était tellement compliqué. De le comprendre. De l’apprivoiser. Etait-ce possible, d’ailleurs? Est-ce qu’un jour, ils pourraient avoir une relation normale? Elle replace une mèche de cheveux derrière son oreille, et regarde à quelques centimètres d’elle une petite boule noir avec de grands yeux qui la regardait avec anxiété. Un petit sourire triste effleure les lèvres de Sirius qui passe une main sur l’affilié de Krig.
« Ça va aller, Kousu. Merci.»
Prenant son courage à deux mains, elle se relève, essuie les petites gouttes qui avaient eut l’audace de perler de ses yeux verts puis frappe à la porte avant de rentrer. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle dirait s’il lui demande ce qu’elle avait fait. Elle n’avait aucun prétexte, et rien ne venait dans son esprit. Le vide. Il n’y avait que le vide, et lui dans son lit. Elle s’en approche, légèrement penchée en avant, tentant de replacer correctement ses cheveux derrière ses épaules pour qu’ils ne fassent pas un rideau noir.
« Ça va? Ça te fais moins mal? Hem, je ne sais pas grand chose à propos des vampires, mais...»
Sa voix se brise dans sa gorge, elle cligne des yeux; ses lentilles commençaient à se sentir sur ses iris, ses lèvres étaient sèches, sa peau pâle et sous ses yeux, des cernes creusaient légèrement son visage, sous son discret maquillage. Elle le savait, elle se voyait, dans un miroir, elle voyait la pauvre petite fille. Mais en baissant la tête, elle le voyait lui, et elle se disait qu’il devait tellement souffrir.


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Re: Stay High ᵠ Tiack | Dim 28 Déc 2014, 00:53



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Elle s'éloigne et te revient. Elle valse entre toi et ses peurs, entre ses peurs et toi, sans se rendre compte de l'importance qu'elle commençait à prendre au cœur de ta misérable vie trop terne. Elle était devenue une étoile brillant dans yeux, une esquisse de beauté de trop pure devenue proie à tes crocs et tes griffes comme une proie à tes yeux et ton cœur. Tu lui fais mal. Tu la détruis et la reconstruis, tu la vois s'effondrer mais revenir ensuite, les yeux humides mais finalement décidée. Elle traverse tes pensées et en ressors mais jamais ne se fait oublier. Elle te sourit mais pleure, elle embellit l'atmosphère de sa jolie voix mais se brise. La poupée perd son équilibre et te glisse entre les doigts. Elle s'effondre et tombe.

Tu ravales ta salive. C'était ta faute. Ta faute, Jack. Parce qu'elle avait eu peur, parce que tu n'étais pas assez fort, parce qu'encore une fois tu lui faisais mal. Tu te mords l'intérieure de la joue et t'arraches la peau. Tu grimaces. Comment avais-tu pu te faire mal ? Tu étais différent, Jack. C'était douloureux. Non pas de t'arracher des bouts de peau dans la bouche, mais plutôt de te rendre compte de ta différence. Au plus les secondes passaient, au plus tu sentais le besoin de boire. Parce que tu avais été trop faible, Jack.  Trop faible pour la protéger, trop faible pour rester toi, trop faible pour te débrouiller. Encore une fois, il a fallut qu'elle te vienne en aide, qu'elle te soigne et bande tes plaies. Tu fermes les yeux un instant.

« Hey.. Pleure pas, je vais pas mourir, pas tout de suite. »

Tu ne comprends rien. Ni à elle, ni à vous. Tu ne comprends pas bien pourquoi est-ce si important pour toi qu'elle aille bien et encore moins pourquoi tu avais mis en danger ta vie qui t'était si chère pour que la sienne se déroule mieux. Tout ça pour finalement la faire pleurer ? C'était hors de question. Tu soupires et t'assieds sur le matelas, le dos contre les oreillers et le regard perdu dans les yeux de la demoiselle.

Te sentais-tu coupable ? Tu aurais aimé, pourtant, lui remettre la faute sur le dos, la laisser dans sa tristesse et t'enfuir. Tu aurais aimé faire comme avec tout le monde, l'oublier et partir, la laisser dans son nid de craintes et d'insécurité. Pourtant, tu demeures. Elle s'était rendue indispensable, comme si elle était ta dose, que tu en avais besoin, que tu la désirais pour mieux vivre. Alors que dans ses peurs elle s'enferme, tu soupires et te relèves. Tes jambes te sont douloureuses et te mouvoir est un calvaire sans nom. Tu abandonnes et te rassied sur le matelas, à côté d'elle.

Au fond, ça n'avait que trop peu d'importance, qu'elle accepte que tu sois là ou pas. La vérité, c'est que tu espérais simplement qu'elle ne pleurerait pas, pas encore une fois. Tu baisses les yeux. Ne me regarde pas. Tu hésites et te grattes la joue. Pitié, ne me regarde pas. Tu relèves les yeux vers elle, tes pupilles se fixant sur son cou. Tu serres les dents. Tu avais soif. Mais elle n'était pas ta proie. Je ne mérite pas tes yeux si purs.

« T'es bête, tu le sais ? »

C'est ça, qui te rend si jolie. Mais ça, tu préférais le garder pour toi. Le regard sombre et le souffle court, tu ne parviens pas à t'extirper de tes craintes. Celles où tu lui arraches la gorge pour mieux la dévorer. Celles où tu lui déchire la peau pour mieux l'entendre hurler. Tu ravales ta salive alors qu'un frisson parcourt ton dos. Tu deviens de plus en plus pâle et au plus les secondes passaient, au plus tu sentais ta gorge se serrer et les mots te manquer.

Tu n'oses plus la regarder. Tu n'oses plus voir en face celle que tu allais possiblement faire tomber. Encore. Et encore. Jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus, de te supporter, d'encaisser. Sa pureté te détruit et sa beauté te pourrit. A chacun de ses battements de cœur, à chacune de ses inspirations, tu sentais ta poitrine te serrer, en sachant que ce serait possiblement le dernier. Parce que tu étais là, et que tu étais trop faible pour te canaliser.

« Tu restes enfermée dans une chambre avec un vampire assoiffé... seule. »

Tu fais remarquer l'absence de son affilié, comme pour l'inciter à venir. Mais à quoi bon ? S'il te venait à devenir violent, qu'est-ce qu'il pourrait faire de plus ? Tu as mal. Mal de savoir qu'encore une fois, ce serait ta faute. Qu'encore une fois, tu serais coupable parce que tu étais incapable d'être quelqu'un de bien. Tu la regardes. Au fond de ses yeux, tu ne voyais rien. Rien de plus que ton reflet pitoyable. Tu te donnais envie de vomir.

« Allez, va-t'en, je serai parti avant que tu reviennes. »

Sauve ta peau, j'irai écorcher la mienne.
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Re: Stay High ᵠ Tiack | Lun 29 Déc 2014, 02:09



Stay High


Elle s’assoit maladroitement sur le bord du lit, une jambe pliée sous elle, en regardant de temps à autre le garçon, de temps à autre les draps dans un vain espoir d’occupation.
« Hey.. Pleure pas, je vais pas mourir, pas tout de suite.»
Elle retient sa respiration, baisse les yeux vers ses mains tremblantes, qu’elle calme d’une pensée. Pas tout de suite. Il avait dit pas tout de suite. Avait-il l’intention de mourir un jour, de mourir avant elle? Rien que cette pensée l’effrayait, freinait l’air dans ses poumons jusqu’au point de la faire suffoquer. Ses larmes montent mais ne coulent pas, la peur grimpe mais n’éclate pas. La mort était sûrement le sujet le plus terrifiant pour elle, pour elle qui ne pouvait pas mourir de vieillesse. Elle ne savait, elle l’avait lu, elle le verrait. Elle verrait son monde s’écrouler autour d’elle, elle verrait ses proches mourir mais sans jamais l'entraîner dans leur sillages. Pour le moment, elle ne voulait pas le voir. Elle refusait de l’admettre, et les seuls fois où cette pensée lui traversait l’esprit, elle le chassait en dansant. Là, elle ne pouvait pas; pas devant lui, pas dans cet état. Pas maintenant.
Il se redresse contre les oreillers de la petite, qui tourne la tête vers lui et leurs yeux, à nouveaux, se mêlent les uns dans les autres. Et puis au bouts de quelques secondes, il se relève; Sirius fait un mouvement pour l’en empêcher, pour pour l’aider à marcher, mais il se rassoit rapidement, à côté d’elle. Ses yeux fuient, elle les baisse vers ses mains entremêlées, jette quelques coups d’oeil au jeune homme. Le silence n’était pas si pesant que ça, elle finissait pas s’y habituer, mais plutôt gênant. Comme une tension dans l’air, elle attendait, mais ne savait pas quoi. Qu’il parle, ou qu’elle parle? Elle sent son regard peser sur elle mais ne tourne pas la tête. Elle savait ses joues brûlantes, mais ne savait pas pourquoi.
« T'es bête, tu le sais ?»
Elle hésite à répondre qu’elle savait. Il lui avait dit tant de fois qu’elle allait finir par se convaincre elle-même; pourtant, intellectuellement parlant, c‘était faux. Mais elle avait appris, de lui, que répondre à des questions rhétoriques était déplacée. Que ce n’était pas bien, que ça n'apporte pas de sympathie. Ou alors était-ce lui. Sans doute était-ce lui et sa logique, lui et ses manières de faire qui la dépassait. Lui qui était une énigme qu’elle ne parvenait pas à résoudre, quand bien même elle s’y acharnait avec la petite force de sa détermination. Pourtant elle savait qu’elle avait envie d’apprendre à le connaître, petit à petit, et pas seulement parce qu’elle n’aimait pas laisser les choses incomplètes. Et puis là, elle s’en voulait. Horriblement. Si elle n’avait pas sifflé, si elle ne l’avait pas appelé, il n’aurait jamais été mordu. C’était de sa faute à elle aussi, et elle s’en voulait. La culpabilité le plombait l’estomac et lui lacerait le coeur. Elle ferme les yeux en retenant ses sentiments négatifs, tentant de les enfermer au plus profond d’elle-même, comme si un cadenas pouvait les boucler à tout jamais.
« Tu restes enfermée dans une chambre avec un vampire assoiffé... seule. »
Les lèvres entre ouvertes, elle tourne la tête vers le-dit vampire. Vampire assoiffé. Elle n’avait pas tilté, mais pourtant, elle n’avait pas peur. Pas plus peur de d’ordinaire, lorsqu’elle se retrouvait avec lui, mais l’absence de son affilié ne l’effrayait pas. Elle était chez elle, dans son petit appartement au dessus du salon de thé; elle savait ses amis proche, elle savait Prongs à l'affût dans le couloir. Elle savait qu’il ne lui ferrait pas de mal. Pas volontairement. Mais, depuis quelques minutes, les vampires lui serraient le ventre. Elle ne savait pas pourquoi; si c’était le fait que l’un d’entre eux ait voulu la dévorer. Ou si c’était parce qu’il en était devenu un. Elle n’avait pas particulièrement peur des vampires, avant - la tante de Felix en est une et elle en voyait souvent lorsqu’elle travaillait.
« Allez, va-t'en, je serai parti avant que tu reviennes.»
Elle sert les manches du sweat bleu entre ses doigts, un regard perdu adressé au jeune homme.
« Non...»
Un murmure qui était sorti tout seul de ses lèvres, un rejet catégorique. Ah, non. Elle ne voulait pas partir, elle ne voulait pas le laisser, seul. Encore une fois. Pour quoi? Pour qu’il aille tuer d’autres personne à cause de la folie meurtrière des vampires? Pour qu’elle ne le revoit plus avant d’être une nouvelle fois en danger de mort, et la tendre à celui qui l’avait déjà sauvé? Combien de fois devrait-il frôler la mort à sa place? Pas une nouvelle fois. Elle ne voulait pas. Pas encore. Le poids de la culpabilité la mitraille, elle sait qu’elle devra l’aider. Et quel autre moyen d’aider un vampire que celui qu’elle avait en tête?
« Tu...Tu peux boire mon sang, tu sais. C’est de ma faute si tu es comme ça. Juste de ma faute. Je...je suis désolé...»
Elle retenait ses larmes avec toutes ses forces. Elle n’attendait pas un pardon, elle n’attendait pas qu’elle comprenne. Elle n’avait presque pas envie qu’il lui pardonne, juste qu’il assouvisse sa faim au creux de son cou. Juste qu’il la punisse pour le mal qu’elle a fait, alors qu’elle aurait du, elle-même, en porter les frais. Elle s’approche de quelques centimètres, hésitantes et fuyant son regard, fixant du coin de l’oeil tout ce qui pouvait la distraire. Ses lunettes sur sa table de chevet, un cadre où trônait une photo de l'intégralité du personnel du salon; quelques drachmés donnés par Eros sur une commode, et une partition de piano que Felix avait un jour glissé dans ses affaires pour qu’elle puisse la déchiffrer. Et, toujours blottit au creux de ses mains, le sifflet d’argent.


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Re: Stay High ᵠ Tiack | Lun 29 Déc 2014, 03:09



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Lorsque tu la rejettes elle se rapproche. Lorsque tu l'écartes elle revient, comme pour te rappeler chaque fois qu'elle était là, qu'elle ne lâcherai ni tes mains, ni ton regard. Parce qu'elle était plus forte que toi, Jack. Parce qu'elle n'était pas lâche comme tu l'étais, car dans sa détresse elle devenait chaque seconde plus belle alors que toi, tu te détruisais. Tu faisais un bien piètre sauveur, enroulé dans des draps et des cicatrices dans le cou. Ton teint est pâle et ton souffle est glacé, ta peau est froide et tes lèvres à peine humides. Elle demeure près de toi malgré son regard abattu et te recherche à travers tes yeux comme pour te maintenir immobile. Mais la vérité, c'est qu'elle te maintenait en vie. Lorsque les odeurs et les saveurs semblaient te quitter, chaque fois elle te les ravivait de sa douceur. Lorsque les couleurs te paraissaient si pâles et le monde si terne, elle peignait ta vie de tendresse. Alors pourquoi ? Pourquoi étais-tu incapable de la protéger ?

Tu ravales ta salive. Elle ne veut pas partir. Déjà tu sens tes dents se serrer et ton estomac se nouer. Tu baisses le regard sur ses mains. Elles tremblent. Tu te mords l'intérieur de la joue, faisant attention cette fois à ne pas plus te blesser.  Tu passes ta main sur ta nuque en relevant les yeux vers elle. Elle entre-ouvre les lèvres pour commencer à parler et déjà tu sens le ciel te tomber sur la tête. Tout allait au ralenti pour finir trop rapidement, elle parlait sans que tu n'aies envie de l'entendre. Tu aurais aimé la faire taire mais ses paroles te paralysaient.

« Tu...Tu peux Non. boire mon sang, Non. tu sais. C’est de ma faute Non. si tu es comme ça. Juste de ma faute. Non. Je...je suis désolée... » Putain non. Non je ne peux pas. Non je ne boirai pas ton sang. Non ce n'est de ta faute. Non tu n'as pas être désolée.

Ta main claque contre sa joue et d'un coup, comme si ton problème d'équilibre n'avait plus lieu d'être, tu te lèves, te mets face à elle. Le regard grave, tu ravales ta salive. Rien que de l'imaginer, tu te sentais parcouru d'un frisson froid et désagréable. Rien que de te savoir lui rompre les veines, tu te sentais sale à l'idée de détruire sa peau si douce et sa beauté si pure. Tu serres les dents. Tu étais en colère. En colère contre elle qui se gâchait inutilement, en colère contre toi qui ne parvenait pas à ne pas la désirer, en colère contre ce vampire qui t'avait transformé, en colère contre les Dieux qui n'avaient pas été foutus d'intervenir plus tôt, pour te tuer. Tu te retournes et frappes dans le mur, poses doucement ton front contre celui-ci ensuite. Ton souffle rauque te rappe la gorge.

« C'est. Hors. De. Question. »

Ta voix est glaciale. Tu te retournes, le regard perçant se plantant dans ses iris alors que tu plonges tes poings dans les poches de ton pantalon et laisses ton dos se coller au mur. Tu serres les dents. Comme un chasseur surveillait sa proie, comme un gardien surveillait ses prisonniers, tu demeures immobile et jamais ne cèdes. Au plus les secondes passent et au plus tu sens ta gorge te serrer. Tu n'allais pas tenir, pas autant de temps que tu aurais aimé avoir. Tu te mords la langue à te la faire saigner. Le goût sur ton palais était immonde, la sensation sur ta langue était infecte.

Si tu voulais en effet la posséder, elle ne serait qu'à toi et pas pour toi. Elle ne serait à tes yeux pas un buffet mais une demoiselle à qui faire des promesses, non pas un bout de viande mais un corps à chérir. Si au fond elle se considérait comme un objet, il était hors de question que tu en fasses de même. Elle était parfaite. Dans parfaite ne figurait pas dîner.

« Tu redis une connerie de ce genre et je te promets que l'autre joue subira le même sort. Jusqu'à ce que tu n'en sentes plus ta peau s'il le faut. Mais tu n'es pas mon repas, Tia. Tu vaux bien mieux qu'un misérable bout de viande ou qu'une piètre proie. »
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Re: Stay High ᵠ Tiack | Jeu 01 Jan 2015, 03:48



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La violence à laquelle la main du garçon se plaqua contre sa joue manque de la faire s’écrouler contre le lit, mais elle se retient grâce à ses coudes. La douleur martyrisait sa joue, elle ne comprenait pas. Elle pose une main tremblante contre sa peau, qu’elle ne sentait plus. Elle n’entendait plus que le son de la gifle, ne voyait que ses cheveux ébènes lui tomber en travers de son visage. Tremblante, elle tourne la tête vers le brun posté devant elle, outragé, l’air de se retenir. De la refrapper ou de s’enfuir? C’était la seule conclusion à laquelle la petite parvenait, son être chevrotant et faible, les larmes aux yeux. Il se retourne en frappant le mûr, faisant sursauter la demoiselle, et sa voix rauque lui parvient faiblement.
« C'est. Hors. De. Question.»
Un souffle désappointé s’extirpe des lèvres de la brune, elle se redresse doucement. Il se tourne, elle se tasse, comme si elle voulait se rendre plus petite: disparaître. Sa peur, qui s’était évaporé depuis des jours et des jours, venait de revenir. Il avait posé la main sur elle, il l’avait giflé, alors même que la-bas, dans la montagne, dans la neige, il n’avait pas osé. Il n’avait jamais osé, jusqu’à présent. Et elle, elle sentait encore sa main sur sa joues; non pas ses doigts effleurer sa peau ou la caresser, mais la force qu’il avait usé pour lui rendre son visage douloureux. Elle avait peur que sa joue gonfle. Pas parce que pour son metier, le visage était important, juste parce qu’elle ne voulait pas avoir de marque de sa violence. Ne pas lui rappeler qu’il l’avait blessé. Elle avait voulu être forte, elle avait voulu devenir une étoile et grimper aux cieux, mais sans arrêt, sans arrêt, il la redescendait sur Terre, lui rappelant qui elle était. Que dans la boue elle avait grandi et jamais elle n’en sortirait complètement.
« Tu redis une connerie de ce genre et je te promets que l'autre joue subira le même sort. Jusqu'à ce que tu n'en sentes plus ta peau s'il le faut. Mais tu n'es pas mon repas, Tia. Tu vaux bien mieux qu'un misérable bout de viande ou qu'une piètre proie. »
Elle lève son visage et laisse tomber sa main qui, hésitante, vient se poser sur son autre bras. Ses lèvres entre-ouvertes, son regard inquiet mais décidé, elle s’immobilise en ravalant sa salive. Ah. Elle n’était pas sa proie? Qui cela allait-il être? Un innocent inconscient et innocent? Sirius, elle, savait qu’elle était la proie idéale. Petite, peu violente, facile à immobiliser. Des jambes menaçant de lâcher à tout moment, une vue dégradée, un corps frêle. Et face à lui, elle était encore plus faible. Pourquoi? Elle se disait que c’était parce qu’il était effrayant. une aura imposante, des manières violentes. La douleur lacère sa joue, elle se demande si elle aura enflée le lendemain.
Elle ouvre la bouche. Elle voulait dire son prénom, le murmurer pour attirer son attention - même si elle savait qu’elle l’aurait. Tout le temps - mais aucun son ne franchit ses lèvres. A peine un souffle. Parce qu’elle ne connaissait pas son prénom. Son prénom. Ce manque de savoir comme une morsure sur son coeur, elle se rend alors compte qu’elle ne savait pas grand chose sur lui. Pourtant, il lui avait confié sa vie. Il l’avait sacrifié pour la sienne, comme si elle ne valait rien. Tu vaux bien mieux qu'un misérable bout de viande ou qu'une piètre proie. Et lui? Ne valait-il pas mieux que la vie d’une étrangère?
« ...Ne m’oblige pas à me couper, s’il te plais...C’est...c’est mieux que tu saches ce que tu fais, et...et si tu as trop faim, c’est...enfin, ça sera plus fort que toi… C’est de ma...euh, j’en suis en partie responsable, je ne veux pas que d’autre souffrent à ma place...»
A quelques instants sa voix chavirait, mais elle voulait garder un ton qui ne lui faisait pas penser qu’elle était effrayer à l’idée qu’il plante des crocs dans sa chair. Mais encore plus qu’il s’attaque à d’autre au lieux d’elle. Hésitante, elle pose ses doigts sur le bras droit du jeune homme, doucement.
« Encore moins toi.»
Le souffle qui s’était emprisonné dans sa poitrine, lorsqu’elle voulait dire son nom, s’était échappé pour former d’autres mots. Elle sent ses joues rougir et baisse la tête, embarrassée. Ses doigts glisse le long de son bras pour finir par revenir sur la cuisse de la demoiselle.
« Il le faudra à un moment où un autre...»
C’était une évidence, si elle voulait rester encore un peu avec lui. Et si possible, un peu plus qu’un peu. A travers l’effroi et la menace qu’il dégageait, elle savait que, quelque part, elle pouvait avoir confiance, elle pouvait l’apprivoiser. Peut-être un jour, sans longtemps. Peut-être dans une éternité - l’éternité doit être franchement longue lorsque l’on est immortel comme Sirius.


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Re: Stay High ᵠ Tiack | Jeu 01 Jan 2015, 17:48



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Meurs. Tombe. Hurle. Elle se dégrade au fil de la conversation, elle se détruit de trop te comprendre. Pleure. Effondrée dans ses incertitudes, effondrée dans ses égarements. Crève, file et vole. Envole-toi, ne te retourne pas. Oublie. Oublie tes craintes et ta culpabilité. Oublie. Spectre dans ta propre ombre tu t'égares. Tu as mal. Elle tente de se justifier, de se donner une contenance. Tu la casses aussitôt. Chaque fois qu'elle relève le menton, tu es prêt à lui attraper les cheveux pour lui faire baisser la tête. Tu n'étais pas à ta place contre le mur de sa chambre, tu n'étais pas à ta place dans ses draps, tu n'étais pas à ta place devant son regard trop pur pour ta fierté si sale.

Mais c'était comme ça, Jack. Tu avais décidé de la protéger, de la chérir. Tu avais décidé comme une promesse faite à toi-même dans un de tes précieux silences. Tu t'étais laissé amadouer par ses jolis yeux, tu fondais en entendant sa tendre voix te promettre que tout allait bien. Sauf que tout n'allait pas bien. Tout n'allait pas bien parce que tu étais là, devant elle, avec elle, les yeux plantés dans les siens. Tout n'allait pas bien parce que tu allais lui faire du mal, dans un sens ou dans l'autre.

Tu serres les dents et te rapproches d'elle, dangereusement. Tu la pousses, violemment, contre le matelas, retenant ses épaules contre les draps. Au fond, tu savais bien ce que tu faisais. Pourtant, d'un côté, tu ne comprenais pas tes mouvements, pourquoi est-ce que tu les exécutais. Tu ne comprenais rien. Rien du tout. Si ce n'est que tu étais prêt à la détruire. Comme tu avais toujours été , au fond. Ton souffle rauque réchauffe son cou, ta main vient caresser sa joue, lui attraper le visage.

« Tu es débile, naïve, idiote, pleurnicharde, faible, chiante, agaçante.. Et j'en ai marre, tu entends ? J'en ai marre de ça, de toi, arrête. Arrête de me hanter chaque nuit, arrête de jouer avec ma vie. »

Ta voix est glaciale. Ton regard est perçant. Tu gardes son visage entre tes mains, le regard méchant, le visage sombre. Tes ongles lui griffent la peau, lui laissent des traces sur les joues et le cou mais jamais tes crocs ne ressortent. Tu laisses tes paupières tomber mais ne fermes pas entièrement les yeux. Tu te laisses embarquer par son odeur et sa douceur. Tu te laisses t'envoler alors que tu la sens entre tes doigts. Tu la sens vivre, tu sens sa chaleur t'enivrer. Pour la première fois depuis longtemps, tu te sentais bien. Parce que tu te sentais la posséder. Plus que sa vie, elle toute entière, se laissait manipuler, approcher. Tu serres les dents.

« On se connait pas.. Et j'en peux déjà plus de t'aimer. »
 
Stay High ᵠ Tiack
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