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 It's already over, now ☆ Hayley&Elliot

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Elliot S. McKenzie
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J'ai traversé le portail depuis le : 14/06/2013 et on me connaît sous le nom de : misha Mon nom est : Elliot Sullivan McKenzie Actuellement je suis : célibataire. Il paraît que je ressemble à : V (mystic messenger) + Originaux (zxs1103) + Cody Christian (IRL) et à ce propos, j'aimerais remercier : Kingyo la meilleure (signa) ET REYENN MY LOV IOIZFHZF (cs) ♥
It's already over, now ☆ Hayley&Elliot | Mer 26 Nov 2014, 18:03




Things I wanted to say and I didn’t say


Les bruits de pas s’éteignaient, au fur et à mesure que chaque individu s’éloignait, au fur et à mesure que le temps passait et que tu comptais les battements lourds de ton coeur. Trois-mille deux-cent quarante-et-un. Trois-mille deux-cent quarante deux. Depuis combien de temps te trouvais-tu là, debout sur les graviers, immobile à fixer le vide? Trop longtemps. La pluie était tombée, tu n’avais pas cherché à t’abriter; qu’est-ce que ça pouvait bien te faire? Tes cheveux trempés te collaient au visage, et tu n’avais pris la peine que de les séparer sur ton front pour qu’ils ne te tombent pas dans les yeux. Tu avais la chair de poule, il faisait froid, pourtant tu ne tremblais pas. Pas de froid. Les yeux grands à moitié ouverts, le regard vide, la lumière habituelle de tes yeux avait disparu pour laisser place à la pâleur excessive de ton visage, aux cernes sous tes yeux. Et tu fixes la tombe, sans vraiment la regarder, elle, mais plutôt les lettres gravées dessus, celles qui formaient un prénom; le prénom que tu avais trop de fois appelé, hurlé, chuchoté, supplié; le prénom de celui que tu avais tant serré dans tes bras, tant souris, tant charié sur sa virilité.

Et tu sens ta main trembler; tu serres ton autre bras avec, tu tentes de te calmer. Les larmes menaçaient de couler le long de tes joues, le long de tes joues blanches trempées, de pluie et de larmes sechés. Tu ne pensais pas pouvoir encore pleurer. Avoir encore de quoi pleurer, après ces heures entières à hurler, pleurer dans ta chambre, sur ton lit, serrant dans tes bras le sweat qu’il t’avait un jour prêté. Que tu portes, que tous ont reconnu, alors qu’il appartenait à celui qui repose à présent sous terre. Celui que tu ne reveras plus jamais. Celui dont les lettres sont gravés sur la pierre: un petit e, un petit t, un petit h, et le reste devient flou lorsque les larmes envahissent tes yeux.

Après la colère, l’horreur et la tristesse vient toujours le regret. Le vide qui occupe ton coeur se noircit, le poid qui t’encombre l’estomac devient encore plus lourd. Si j’avais… Si tu avais. Peut-être que ça aurait fini autrement. Si tu l’avais retenu, peut-être n’aurait-il pas eut d’accident. Tu te mords la lèvre inferieur en fermant les yeux. Toi, tu vis pour ne jamais regretter, vivre chaque jour comme le dernier. Et lui? Pourtant, les regrets t’envahissent. Tout ces non-dit, toutes ces choses que tu avais manqué. Tout ces “une autre fois” que tu ne ferras jamais. Toutes ces promesses que tu n’avais pas eus le temps de respecter. Quand j’aurais 21 ans on ira se bourrer la gueule dans toutes les grandes villes de la Terre, bro.

Les larmes roulent sur ton menton, coulent jusqu’au sol. Tu passes machinalement une main dans tes cheveux, puis les empoigne et serre. Ethan avait cette manie de t’ébouriffer les cheveux; et plus jamais il ne le ferra. Tu fixes la tombe de celui qui restera ton meilleur ami. Une partie de toi espérait encore que Hadès le ressuscitera, comme il l’avait fait avec toi; mais pour toi, la raison venait de ton sang. Pourquoi Ethan? Tu revoyais encore son regard furieux où perçait l’ironie, perchés en haut d’un arbre, un phacochère à vos trousses. Tu voyais encore son sourire radieux.

Tu reviens à la réalité en entendant des sanglots à côté de toi. Lentement, comme si cela te demandait un effort considérable, tu tournes la tête à droite et ton regard se pose sur la jeune fille, la seule qui était restée avec toi tout ce temps, alors même que la jeune soeur de ton meilleur ami avait déjà quitté les lieux. Elle est là, aussi immobile que toi, ses longs cheveux ne réussissant pas à dissimuler la tristesse et le choc sur son visage, ni même les larmes coulant sur ses joues. Tu la connaissais, tu savais qu’elle tentait de garder sa fierté, qu’elle voulait rester digne; mais ses joues et son nez avaient pris une teinte rosé, elle était aussi pâle que toi et de très légère cernes se dessinaient sous ses grands yeux vitreux. Elle était belle, elle était fière, elle était brisée.
Hayley...
Ta voix s’était brisée, rauque et faible, plus qu’un murmure pourtant sonore dans ce cimetière qui paraissait si vide. Tu la sentais, tu savais que, derrière son masque calme et reluisant de larmes, elle voulait hurler, hurler son chagrin, sa rage. Tu la regardes, tu la dévisages, ses petites mèches colorés sur son front semblant ternes; jamais tu n’avais vu la princesse comme ça. machinalement, tu te tournes vers elle et l’enlaces doucement, serrant son corps frèle contre le tien, une main sur son dos, l’autre sur sa tête, et tu te laisses aller. Tu laisses les larmes couler sur tes joues, sur ses cheveux, les sanglots te secouer, tu la serres doucement comme si cela pouvait le faire revenir à la vie; il n’y avait plus de fierté qui tenait, plus d’ego, de dignité; tu avais abandonné, et tu te laissais aller, sur la seule personne qui, à l’instant présent, pouvait ressentir ce que tu ressentais.

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Re: It's already over, now ☆ Hayley&Elliot | Mer 26 Nov 2014, 23:07


« Hey beau gosse, t'as une clope ? » Un maigre sourire se dessine sur mes lèvres et se transforme en une grimace que je sais affreuse. Mes dents attrapent ma lèvre inférieure et je la mords avec force. Je sens quelques larmes rouler dans ma gorge, marée montante, vague effrayante. Je baisse la tête et les larmes viennent couler sur mes joues, dans mon cou, dans le creux de ma poitrine, sur les mèches entourant mon visage, ces mèches trop humides déjà, qui ne peuvent plus drainer cette eau salée au goût amère.
Je baisse la tête, faible, face à ce destin, face à la pierre tombale. C'est glauque, elle est neuve, elle est belle.  Je voudrais tendre la main vers cette pierre, froide, douce, dure, blanche, noire. Mon bras retombe mollement sur ma cuisse à moitié dénudée. Je suis venue en jupe, pour lui, une dernière fois. Pour toutes ces fois où je lui ai dit que je savais à quel point, j'étais belle. Je donnerais beaucoup pour qu'il me contredise. Je donnerais tout pour qu'il m'insulte, qu'il m'envoie bouler. Je donnerais tout ce que j'aime chez moi pour pouvoir revoir ce que j'aimais chez lui : tout. Et il pleut, j'ai froid, j'ai mal. A la tête, d'avoir tant pleuré, ma tête tourne à chaque frisson qui me parcourt. Au cœur. Ca crie à l'intérieur, j'ai l'impression qu'on vient de déchirer mes sentiments lentement dans un soupir agonisant. La bouche à moitié ouverte, je respire doucement, un sifflement se fait entendre. Incapable de parler, je mime simplement un mot, un prénom, son prénom. E T H A N. La pluie se mêle aux larmes et j'essuie mon nez avec ma manche déjà trempée.

Je ferme les yeux et le revoit. Ses cheveux violets de fée virile, ses yeux profonds et moqueurs, sa voix d'homme et son odeur de cigarette. « Fumer nuit gravement à ton entourage, tu veux me nuire ?! ». Je  souris de nouveau, de ma connerie, et de sa réponse. Non il ne voulait pas me nuire. Ce grand protecteur, je lui faisais confiance, comme un frère. Je pouvais dormir dans son lit, l'embêter, lui grimper dessus, il ne me ferait rien, je le savais. Je pouvais faire beaucoup pour lui, monter sur un grand cheval qui vole et qui ne ressemble pas à un cheval, « normal c'est un griffon ».  Un soupire heureux, des souvenirs que je chéris. Ca fait cliché, mais c'est vrai. Puis ce court moment d’allégresse se rompt, se brise, et je replonge en sanglots. Sentant mon cœur se serrer et dans un geste de désespoir j'empoigne le plis de ma jupe et la serre comme si je pouvais avec ce geste réduire mon cœur en miettes afin de ne plus rien ressentir. Pendant quelque secondes, j'ai l'impression que ça marche, mais non, pire encore, j'éclate réellement en sanglots. Mon prénom. J'entends mon prénom. Pendant un court instant, j'espère, je prie pour que ça soit Ethan qui m'appelle, qu'il se dresse, ce grand géant, devant moi. Qu'il me tende ses bras et qu'il me réconforte, son odeur de clope froide et cheveux violets qui me chatouillent le visage. Mais non. Je tourne doucement la tête et vois alors Elliot. Si ça avait été un jour normal, je me serais foutue de lui « t'as chanté regarde il pleut » « quand il pleut tu fais encore plus petit ». Mais non. Je n'ai même pas la force d'être méchante, de le taquiner. Car au fond, j'ai besoin de sa présence, et le faire fuir  me rendrait encore plus seule. Je me sens déjà abandonnée. Il n'avait pas le droit de partir si vite, si horriblement. Tout se passait bien, pourtant. Mais on me l'a dit, quand ta vie va bien, il faut qu'un élément désastreux se produise. Et plus ça va bien longtemps, plus on tombe de haut ensuite. C'est ma faute. J'ai l'impression que tout est ma faute.

Je pose ma tête contre la sienne et hoquette avant de dire à demi-voix :
« C'est pas juste... Non Hayley, ça n'est pas juste, mais c'est comme ça je veux qu'il revienne Mais ça n'est pas possible Pourquoi lui ? Parce que. Il avait pas le droit... mais il l'a fait. »
Un frisson me parcourt de bas en haut, et je l'enlace de mes bras, m'accroche à sa chemise trempée et l’agrippe du bout de mes doigts, comme si j'avais peur que lui aussi se volatilise. Que je me retrouve seule, totalement seule, en solitaire. Toutes ces choses que nous aurions dû faire, vivre, dire. Tous ces projets pour plus tard, pour demain, demain qui ne viendra pas, demain que je ne veux même pas essayer de vivre. Imagine on sera vieux et on sera chiant aussi je ne veux pas être vieille sans lui. Le jour de mon mariage obligé je viens en maillot de bain jamais je ne viendrais en maillot de bain pour son mariage. Un jour on essaiera de fumer de la paille pour voir on ne verra jamais. Toutes ces choses, ce temps que j'ai perdu, à ne rien faire, ou plutôt à faire des choses sans lui. Des moments perdus à jamais dans les méandres du temps.

L'eau coule autour de nous, sur cette tombe que je ne veux pas voir, que je veux renier. Dans un clapotis régulier, sur le banc froid sur lequel nous sommes, seuls, à trois.
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Re: It's already over, now ☆ Hayley&Elliot | Sam 03 Jan 2015, 21:12




Things I wanted to say and I didn’t say


Tu ne sentais pas la fin de tes larmes. Tu ne savais même pas si elles allaient, un jour, s’estomper. Elles roulent sur tes joues, elles roulent le long de ses cheveux et se mêlent à la pluie. La pluie qui ne cesse de tomber, comme si le ciel pleurait avec vous. Cette pensée manque de te laisser échapper un rire rauque; pourquoi le ciel aurait-il pleuré Ethan? Pourtant tu te plaisais dans l’idée qu’il puisse compatir à votre douleur, au trou qui se creusait dans votre poitrine au fur et à mesure que les secondes se déroulaient sans lui. Tu aurais aimé le voir débouler dans le cimetière, un petit sourire en coin l’air de rire “J’suis pas trop en retard?”. Comme si ce n’était pas son corps qui était enterré, comme si tout ceci n’était qu’un rêve que tu voulais oublier. Qu’un cauchemar entre mille, qu’une illusion dont tu t’éveillerais bientôt. Mais le portail du cimetière ne s’ouvre pas.
C'est pas juste... Non Hayley, ça n'est pas juste, mais c'est comme ça je veux qu'il revienne Mais ça n'est pas possible Pourquoi lui ? Parce que. Il avait pas le droit... mais il l'a fait.
La petite voix de la jeune fille te brise le coeur en encore plus de morceaux qu’il ne l’était déjà, si tu en avais encore un. La tristesse des autres est encore plus insupportable que ta propre tristesse, de savoir qu’ils ont mal. Et que toi, pauvre Elliot que tu es, tu ne peux rien faire. Malgré le pouvoir que tu avais, malgré ton rang, malgré ta réputation, malgré ton influance. Face aux larmes de la demoiselles, face à ses gémissements plaintifs et ses paroles tremblantes, tu ne pouvais rien faire d’autre que de la serrer plus fort. Tu ne pouvais rien faire d’autre qu'espérer que ses larmes sèchent, que la pluie s’arrête et que tout redevienne comme avant.

Elle t’enlace, t’agrippes au sweat trempé, dernier vestige d’une époque que tu ne verras plus jamais. Ta main se perd dans ses cheveux, et tu te remémores la fois où il avait parlé d’elle. Où il avait parlé de ses cheveux, Tu les sers sans les tirer, cherchant la chaleur des mains d’Ethan dans sa crinière trempée, mais seul l’humidité vient à toi. Tu fermes les yeux, serrant les paupières, tes lèvres tremblantes. Tu poses ton menton sur le haut de son crâne, tu la laisses se blottir au creux de ton cou pour y trouver le réconfort, à défaut d’un qui ne viendra jamais.

Jamais. Tu avais renié ce mot il y avait des années, tu l’avais renié parce que rien ne te semblait impossible. Et maintenant cette certitude flanchait. Maintenant tu te demandais comment. Pourquoi. Pourquoi on t’avait laissé ces années de purs bonheur si c’était pour te les arracher ensuite, comme si c’était un jouet d’enfant. Pourquoi subir une telle connerie. Tu levais les yeux vers le ciel nuageux et grisâtre. Tu avais envie de hurler, de hurler ta douleur, d’insulter les Dieux pour ce qu’ils ont fais. Tu voulais tous les étrangler, même ton père, pourtant tu savais qu’ils n’y étaient pour rien. Tu savais que ça ne changerait rien, tu savais qu’ils n’avaient pas voulu te blesser volontairement. La culpabilité te rendais fou et tu préférais la rejeter sur les autres.

Doucement, sans la brusquer, tu t’écartes d’Hayley. Tes larmes continuaient de glisser mais le flot s’était calmé, tu essuies son visage d’un revers de manche que tu finis par tenir de l’autre main - la manche du sweat. Hayley avait vu beaucoup de facettes de ta personne, puisque tu étais proche d’elle, mais jamais elle ne t’avais vu aussi pitoyable. Tes yeux bleus clairs étaient cernés, son nez prenait une teinte rouge, tes lèvres étaient gercés et tes cheveux te collaient au visage. Tu devais faire peine à voir, mais tu t’en fichais, parce qu’il n’étais plus là pour se moquer de toi. Tu laisses échapper un rire qui sonnait trop faux à tes oreilles.
Haha, s’il nous voyait comme ça, il se foutrait de nous pendant des années.
Ta voix se brise et tu passes une main sur ton visage, t’asseyant lourdement sur le banc derrière vous. Tu attrapes ton crâne entre des mains tremblantes. Mais non, il ne vous verrait pas. Il ne pourrait pas se foutre de vous. Il est mort. La réalité te plomb l’estomac avec la violence d’un camion dans la poitrine. Ou d’un train. Tu avais une mauvaise expérience de la mort, parce que tu te souvenais que ça t’avais fait mal. Très mal. Mais toi tu l’avais vu venir, tu savais que tu allais mourir, parce que tu avais jeté ta vie en même temps que ton corps sur cette rame de train. Lui, il n’avait rien demandé.

Avait-il sut pendant un instant qu’il était en train de mourir? Tu te demandais ce que pouvaient être ses dernières pensées. Et par dessus tout, tu désirais qu’une autre vie s’offre à lui. Tu te demandais si Hadès accepterait de le ressusciter, et pour quelle raison. Tu secoues la tête, l’immerge de tes mains qui restent jointes de chaque côtés de ton nez, les yeux rivés sur la tombe polie.
Espèce d’idiot. Depuis quand tu fais pleurer les filles?
Répond. Répond. Répond. Qu’il réponde et mette fin à tout vos problèmes.

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Re: It's already over, now ☆ Hayley&Elliot | Sam 24 Jan 2015, 16:34


Je m'accroche à lui, cherchant dans son cou l'odeur de ma fée préférée, cherchant dans son corps les traces qu'il a pu y laisser. En dépit de cette phrase qui sonne malsaine, je cherche, peut importe ce que je peux trouver, tout ce que je veux c'est quelque chose qui se rapporte à lui, un mot, une phrase, une poussière, une odeur. J'ose un regard vers le ciel gris, si tu nous regardes d'en haut tu dois te fendre la gueule hein? J'ai l'air conne à penser comme ça, mais ça se trouve, tu m'entends et tu me réponds. Mais comme il est mort, moi je ne peux pas l'entendre.
Haha, s’il nous voyait comme ça, il se foutrait de nous pendant des années.
« De toute façon quoiqu'on fasse il se foutait de nous.. Non laisse tomber c'était même pas drôle ce que j'ai dis, je dis que de la merde... »
Et j'accompagne son rire, jaune, comme si je voulais me forcer. Non, pas comme si. Je me force. Putain, je voudrais voir le ciel s'ouvrir, et le voir descendre dans une robe blanche, une baguette de magical girl à la main, nous jeter un sors, n'importe lequel, juste qu'il fasse acte de présence, peut m'importe ce qu'il nous fasse subir, que ça nous surprenne, qu'il nous épate, qu'il nous fasse hésiter sur notre état mental. Qu'il me fasse douter de ma lucidité, après tout j'étais déjà folle de lui. Qu'il nous fasse rire autant que nous avons pleuré, et nous pleurons, et nous pleurerons encore.
Elliot s'écarte de moi, je le lâche. Je passe une main sur mes joues et essuie une larme qui coule, sachant pertinemment qu'elle sera remplacée par d'autres. Si seulement Ethan pouvait exister en plusieurs fois. Je soupire. J'en ai marre de ma vie.
Espèce d’idiot. Depuis quand tu fais pleurer les filles?
Aha. Je hoquette et réponds :
« Pas que les filles. Quoiqu'en te voyant on peut douter.... -Je regarde aussi vers le ciel, une larme coule dans mon Tee-shirt, c'est froid, mais je n'ai pas envie d'être bien, en ce moment- Il est con. Il avait pas besoin de mourir pour rester dans la team que nous sommes, un ange et un démon c'est déjà bien assez. »
Je baisse la tête vers la tombe et commence à lui parler, à lui :
« Tu sais, quand le prêtre parlait j'avais envie de rire, il avait la goutte au nez. Dès qu'il remuait la tête ça bougeait, dégueulasse. J'étais pas concentrée, quand il y a eu la minute de silence j'ai gloussé. Tout le monde m'a prise pour une sans cœur. Ils ont tout du se demander pourquoi une gamine irrespectueuse s'était incrustée. Pourquoi une démone qui a l'aura la plus désagréable du monde vient à l'enterrement d'un mec comme toi, habillée d'une jupe et d'un Tee-shirt, alors qu'il pleut comme ange qui pisse. La vérité c'est que j'ai rien trouvé. Puis j'étais à la bourre encore. Même pour toi je suis à la bourre. Enfin là je fais tu rab, tu vois ? Et je parle à une pierre... Tu sais que j'aime pas parler aux murs, alors réponds moi.... »
Je n'ai jamais cru en aucun Dieu, et quand j'ai découvert leurs existences je n'ai jamais cru en leur aide. Mais là je prie, très fort, pour qu'ils m'entendent et répondent à ma prière.
Je m'écroule, à genoux, par terre sur les graviers qui coupent, sur le sol dur, mais qui ne l'est pas autant que la réalité.
« T'es sérieux mec ? J'suis allée à l'église une fois dans ma vie, et c'était pour mon baptême. Comment veux-tu que je les connaisse les prières ? Tu veux m'envoyer au couvent aller les réviser ? Tu me vois sincèrement nonne... ? -Je me laisse tomber en arrière, assise devant le banc où j'étais posée quelques minutes plus tôt. Pour lui, je serais capable d'y aller, au couvent. -Si j'étais sûre que Dieu m'écouterait, j'irais tu vois... »

Mais Dieu ne m'écoute pas, Dieu n'existe pas. Tout comme celui à qui je m'adresse, qui n'existe plus.
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Re: It's already over, now ☆ Hayley&Elliot | Dim 22 Mar 2015, 18:29




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Tu passes une main brutalement sur ta joue, essuyant les larmes bientôt remplacées par d’autres. Tu aurais du être un homme et ne pas pleurer, tu aurais du être digne et soutenir Hayley, au lieu de quoi, empiété, tu laissais tes larmes couler dans les cheveux de la jeune fille. Elle rit -un rire court et terriblement faux- lorsque tu t’éloignes, hoquette lorsque tu parles, pleure lorsque tu pleures.
Pas que les filles. Quoiqu'en te voyant on peut douter.... Il est con. Il avait pas besoin de mourir pour rester dans la team que nous sommes, un ange et un démon c'est déjà bien assez.
Tu aurais du te vexer, tu aurais du répliquer et conserver ta virilité. Virilité? Où est-elle dans ces moment-là? Quel repère peux-tu encore avoir à propos d’une virilité qui ne tenait que grâce à Ethan? Il n’y a plus de place pour la fierté, plus de place pour l’égo devant cette tombe en marbre glacée par la pluie. Envolés avec son fantôme, étouffés par tes regrets; ton souffle s’accelère avec ton pouls, tu fermes les yeux en écoutant la princesse parler à la pierre terne, comme si ses paroles pouvaient atteindre les enfers, comme si ses souhaits pouvaient faire ébranler l’univers.

Tu sais que j'aime pas parler aux murs, alors réponds moi…” Tu te retiens de lui répondre, tu te retiens de marmonner que tu avais déjà essayer. L’abandon n’avait jamais été une solution, tu le savais, mais tu te résignais. Sûrement trop facilement, sûrement sans vraiment essayer, depuis toujours tu fuyais. Les responsabilité, la vérité, tout. Tu étais lâche de te cacher ainsi, lâche de ne pas persister. Faible face aux problèmes, tu avais sauté sous un train pour ne pas affronter la vérité en face. A présent tu tournais le dos à la tombe, tu bandais tes yeux pour ne voir que l’arc-en-ciel et non la pluie. Était-il mort? Il reviendra. Était-ce sa tombe? Non. Alors pourquoi pleures-tu?

Tu t’accroupies par terre, tu t’éloignes du ciel que tu crois se moquer de vous -Ô tristesse égocentrique- pour voir la pierre de plus près. Les yeux baissés sur les graviers, ta main posée sur l’épaule d’Hayley qui, pour une fois dominée, se laisse tomber sur le sol. La manche du sweat caresse sa peau, ton autre main s’appuie sur ta cuisse pour tenir ton équilibre et tu regarde le vêtement d’un air las. Las de tout, las d’être ici sans lui. Un rire rauque s’échappe de ta gorge. Il sonne faux, tu le sais, mais tu ne vois pas Hayley nonne. Personne ne la vois nonne, c’est impossible. Mais c’était aussi impossible qu’il meurt. Tu avales ta salive, te laisses tomber sur les fesses à côté d’elle.

Tu n’avais pas de mots à dire, pas de paroles à prononcer pour rassurer Hayley. Y avait-il un moyen de le faire? Qui pouvait vous faire revenir à votre bonne humeur si ce n’était Ethan? Mais il n’était plus là, il était sous la pierre en face de vous et ce n’était plus qu’un cadavre vide. Tu savais qu’il y aurait un cap à passer, qu’il faudrait tout mettre derrière toi pour pouvoir avancer, passer à autre chose et ne pas tomber la dépression. Pas maintenant. Pas tout de suite. C’était trop tôt, c’était trop brusque. Ça faisait trop mal de te dire “tout est fini”, c’était trop horrible de retomber dans le noir. Tu voulais remonter la pente, remonter le temps, te baigner dans l’illusion d’un monde parfait, parfait, parfait. Tu voulais dormir et ne jamais te réveiller, te crever les yeux pour ne pas voir ce qui t’entoure, ce qui te brise et rend ton coeur poussière.

De ta poche tu sors un mouchoir, un mouchoir en soie brodé de tes initiales que ta mère t’avais cousu en Alaska. Le souvenir de cette femme à l’épaisse chevelure blonde, son sourire chaleureux et son regard pétillant de bonne humeur te réchauffe le coeur quelques instant, puis le froid de sa mort te ramène à la réalité. Tu remarques tes doigts serrer le mouchoir, tu les détends et passes le tissu sur les joues de la brune. Geste fraternel, chaleureux; geste fantômatique et absent, tu le fais machinalement sans vraiment réflechir, avec une douceur que tu pensais ne plus avoir. Tu baisses les yeux, vers ses genoux, vers sa peau éraflée par le sol. Autour de vous, tout semblait vouloir vous faire du mal. Peut-être étais-tu devenu parano. Tu renifles sans chercher l'élégance -puisqu’il n’y avait plus de dignité, plus d’égo ou de fierté- et essuies les jambes de la demoiselle, retirant les gravas.
Tu l’aimais bien, cette petite. Peut-être parce qu’il l’adorait, lui.
Ça te va pas, le noir.Tu ne sais pas si tu parlais des vêtements des nonnes ou de l’enterrement.

La pluie se dissipe doucement et le ciel s’éclair. Peut-être qu’il y a un arc-en-ciel, peut-être que le ciel est bleu, toi tu ne vois que l’herbe verte du cimetière reprendre leur teinte clair.

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