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 #let it burn #nayla

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#let it burn #nayla | Dim 23 Nov 2014, 18:55

let it burn
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Felix ne savait pas -et ne voulait pas savoir- comment il en était arrivé là. Encore est-il qu'il l'était. Il cligna bêtement des yeux et rougit un peu -il se sentait con. En même temps, il fallait le comprendre. Il s'était pris le pied dans le seul piège dans le seul arbre de cette montagne. C'est bizarre, d'habitude, il avait de la chance. Dans tout ce qui lui était arrivé avant, il avait toujours fait preuve d'une chance de salaud. Et là, il se prenait le pied dans le seul piège dans le seul arbre de cette foutue montagne. Il n'y avait pas âme qui vive à des kilomètres -pas même animale-, et il était pendue par le pied la tête en bas. A noter qu'en plus, ce piège était fichtrement résistant, et que de cette position, il ne pouvait rien faire. Il voulait pleurer.

Il souffla pour la cent soixante deuxième fois. Dans sa panique, il n'arrivait à rien faire, même pas s'enflammer, ce qui lui aurait été fort utile, vu que c'était une corde qui le maintenait ainsi. D'ailleurs, il avait mal à la cheville, tiens. Et il commençait à avoir des fourmis dans la jambe. Et la tête. Le sang lui montait à la tête. Il avait mal. Il fallait qu'il se calme. Qu'il se détende. Pour pouvoir brûler. Oui, c'est bizarre, j'en conviens. Mais c'est comme ça, la seule capacité qu'il contrôle, hormis le vol, c'est la pyromorphie. Sauf que pour le coup, il n'y arrivait pas. Et ça, c'était vraiment pas de bol. Surtout dans le cas présent.

Il rouvrit les yeux. Il n'y arrivait pas. Pourquoi ? Pourquoi n'y arrivait-il ? N'était-il pas chanceux de base ? C'était même un de ses pouvoirs, merde. Alors pourquoi ? Parce que son frère était mort ? Parce que son frère était mort, et qu'il devait le remplacer, pour l'équilibre, parce que c'était le mot d'ordre de leur mère ? De leur foutue mère qui les avait jamais aimé, qui les avait refourgué dés qu'elle avait accouché d'eux, s'était débarrassé de deux bébés, deux poids trop encombrants ? Il en pouvait plus, il explosait, là tout de suite. Ce qui ne l'aidait pas à se calmer. Mais en même temps, la colère, c'est un bon carburant. Et paf ! ça s'enflamme.

Et paf, ça s'enflamme. Ouais. Felix avait envie d'hurler. Et plus il sentait ce flot s'abattre avec violence, ce flot de colère aussi brûlant que la lave, plus il s'enflammait littéralement. Ouais, pyromorphie spotted. La flamme brûla rapidement, et l'adolescent mangea le sol. Ce qui ne suffit pas à le calmer. Et accessoirement, il commença à foutre le feu -fringues comprises. Il se redressa. Et maintenant que la machine était lancée, elle ne s'arrêtait plus, il n'y arrivait plus, il voyait rouge.

Parce que son frère avait disparu, et tout le monde l'avait déclaré mort, sans espérer, quand lui continuait, obstinément, de le croire en vie. Parce que lui ne pouvait croire qu'il était mort, ne pouvait pas même le penser. Parce qu'il avait passé quatre ans de sa vie enfermé, à étouffer, parce qu'il s'était senti mourir à petit feu -rien que le piano, sa tante et Morphée pour l'aider à rêver. Parce qu'il était seul, seul, obstinément seul, et qu'il avait mal. Il avait tellement mal qu'il avait envie d'hurler -mais on le bâillonnait, on le faisait taire, on l'enfermait. Encore maintenant -liberté factice, Big Brother le fixait continuellement. Il en pouvait plus, il voulait hurler.

Il hurla.

De toutes ses forces.

Puis il s'écroula, se mit en boule, dos à son arbre, alors que tout prenait feu autour de lui, y comprit lui-même. Mais comme la verdure n'était pas omniprésente, l'incendie pourrait vite se calmer, comme se répandre à une vitesse exponentielle.
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Re: #let it burn #nayla | Lun 24 Nov 2014, 19:37

Nayla ne quittait pas souvent son lac pour explorer les environs. Elle était si attachée à l'eau que s'en séparer pendant trop longtemps la rendait nostalgique. Du coup, lorsqu'elle n'était pas chez elle -ie dans l'étendue d'eau douce- elle parcourait le plus souvent les eaux salées de la terre, ou alors elle visitait ses seigneurs et maîtres en Atlantide. Mais aujourd'hui, la curiosité l'avait piqué, lorsqu'elle avait posé ses beaux yeux bleus sur la montagne. Ce mastodonte de pierre inanimée avait quelque chose d'attractif, et même de fascinant. Sur la roche, on trouvait ça et là des petits bosquets, voire les prémices d'un sous bois. Après l'eau, la seconde passion de Nayla restait la nature, quand bien même  elle fut terrestre. Après tout, l'eau était nécessaire à tout être vivant. Les arbres avaient beau planter leur racine dans le sol, c'était pour y puiser de l'eau, élément sans lequel ils mourraient, comme tout être vivant. Et puis, Nayla était intriguée par cette faune et cette flore qui arrivait à se passer de l'eau pour respirer. Alors, après un long temps de contemplation, elle avait décidé d'entamer une petite randonnée dans la montagne.

Pieds nus, vêtue de son habituelle robe blanche, de ce style mi-nippon, mi-européen, Nayla marchait calmement, de son allure gracieuse et légère. Ses yeux sautaient d'un buisson à un écureuil, puis d'un renard à une fougère. Les animaux, curieux, sortaient parfois le bout de leur museau pour l'observer. Elle avait beau être une prédatrice sous sa forme animale, lorsqu'elle ne chassait pas, elle dégageait une telle sérénité que la faune alentour s'en trouvait intriguée. Mais quand elle s'arrêtait pour les observer aussi, la plupart de ces créatures terrestres fuyaient ou se détournaient aussitôt. Alors elle reprenait sa marche, ignorant les petits cailloux qui s'enfonçaient dans la plante de ses pieds. Elle en avait vu d'autre, et elle avait l'habitude. La kirin, grâce à son pouvoir de guérison, pouvait se soigner à souhait, tant qu’elle avait accès à une source naturelle -eau douce ou salée- non polluée. S'entailler les pieds ne lui faisaient pas peur, et à force, elle ne sentait plus grand chose. Le calme et le silence de ce lieu suffisait à engourdir ses sensations plantaires.

Soudain elle entendit un hurlement humain. Elle s'arrêta, aux aguets, mais rien ne se passa. Elle resta immobile quelques minutes, histoire d'être sûre que rien n'allait lui sauter dessus, mais tout semblait à nouveau calme. Mais au moment où elle allait reprendre sa randonnée, un animal passa en trombe devant elle, galopant à toute allure comme si sa vie en dépendait. Ce qui devait sans doute être le cas. Il devait être pris en chasse par un prédateur... mais alors surgit du sous bois un léopard, tout aussi affolé, qui ne cherchait même pas à attaquer la proie. Nayal fronça les sourcils. Il se passait quelque chose de grave... son odorat sensible fut agressé par une odeur âcre et étouffante. Elle leva les yeux et découvrit un petit nuage de fumée qui s'élevait lentement mais sûrement vers les cieux. La petite forêt brûlait. Et en cas d'incendie, les animaux fuyaient toujours en premier, dans la direction opposée. Mais par une journée si douce d'automne, ce ne pouvait être dû à la sécheresse. Quelqu'un ou quelque chose avait donc déclenché ce feu de forêt. Nayla pinça les lèvres. Elle n'était peut-être pas la protectrice de ce lieu boisé de la montagne, mais elle n'allait certainement pas laisser ce feu tout ravager sur son passage. Qui ou quoi que fut l'origine, Nayla n'en démordrait pas. Elle pressa le pas, trottinant presque, et s'enfonça en plein milieu de la fournaise.

Toussant un peu, plissant les yeux agressés par la fumée, Nayla cherchait son chemin, vers l'origine. Bientôt elle aperçut les premières flammes. Sans hésiter, elle leva une main et lança son pouvoir élémentaire sur cette force brûlante. Son jet d'eau eut l'effet escompté ; le bosquet enflammé s'éteignit rapidement. Mais d'autres plantes brûlaient. Elle passa quelques temps à assaillir l'incendie sur divers flancs, ne cessant pas avant d'avoir annihilé le sinistre. Peu à peu, l'air se vida de la fumée. Mais le feu semblait revenir à la charge. Elle se sentait proche de l'origine, son instinct le lui soufflait. Il ne la trompait jamais. Et aujourd'hui il ne la lâcha pas non plus, car elle aperçut, droit devant elle, une petite silhouette enflammée, accroupie contre un arbre. Et cette personne ne semblait pas le moins du monde inquiétée par le sinistre. Pire, elle s'en foutait complètement. Nayla pinça les lèvres, furieuse. Elle brandit sa main devant elle et déchaîna son pouvoir. Une trombe d'eau noya presque le pauvre humanoïde. Une fois toute trace de flamme disparue, Nayla ramena sa main vers elle et serra le poing contre sa poitrine.

« Je peux savoir ce qui te prends, jeune homme, à vouloir déclencher ainsi un incendie ? N'as-tu aucune considération pour la vie qui t'entoure ? »


Elle était complètement indifférente à la tenue du garçon, dont les vêtements à moitié calcinés peinaient à couvrir son corps. Nayla méprisait les humanoïdes qui s'adonnaient à la destruction de l'environnement, que ce fut volontaire ou non, conscient ou inconscient. Que les responsables fussent humains ou créatures magiques. Et son mépris n'avait qu'un pas à franchir pour se transformer en colère, et même en haine.




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Re: #let it burn #nayla | Mer 26 Nov 2014, 20:07

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Le feu s'étend, petit à petit, lui rongeant la peau sans jamais le brûler, le bouffant de l'intérieur sans jamais le faire s'écrouler. Jamais. Il tenait bon, il devait tenir bon -c'était quelque chose d'inconscient. Il ne s'était pas une seule fois dit qu'il devait tenir bon, ne pas pleurer. Pourtant, il le faisait, pourtant, il restait debout, les yeux baissés, pourtant, il ne parlait jamais, jamais de ses souffrances de ses douleurs, de ses peines de ses espoirs. De cet espoir. Il le gardait pour lui, enfermé à double tour, laissant les larmes s'écoulant paisiblement dans le silence de sa chambre, quand plus personne ne pourrait ni les voir ni les entendre. Il ne voulait pas les entendre. Alors il s'empêchait parfois volontairement de pleurer de faillir, il devait taire cette douleur. Parce que l'on ne lui avait jamais appris à l'exprimer.

Ce n'était pas désiré, c'est vrai. Les grands n'avaient juste rien vu. Ils l'avaient conditionné à tout garder pour lui sans même s'en rendre compte. Ils s'étaient juste occupés d'eux-même, ils avaient juste oublié qu'un petit garçon attendait là, les bras ballants, et le regard perdu dans le vide. Ils l'avaient juste oublié.  Mais ce n'était pas leur faute, ce n'était pas vraiment la faute des grands. Tout le monde avait mal, tout le monde avait peur -et lui, il venait remuer le couteau dans la plaie, encore et encore. « Mais putain Felix, quand vas-tu comprendre qu'il est mort, ton frère ! Il est mort ! » Cela fait mal, cela brûle. Plus corrosif qu'un acide; plus que lui, le petit ange qui attend désespérément une réponse. Est-ce qu'il a le droit d’espérer ? Mais répondez, merde !

Et une douche froide, une. Et retour à la réalité, quittons l'état dépressif. Ou pas. Un sursaut, surprise, on respire, on flippe un peu sur le moment. On lève un regard paniqué, on comprend pas. On se serre contre son arbre, on enlace ses genoux, ramenés contre soi. On est à moitié à poil, les fringues brûlées presque entièrement -juste de quoi cacher les parties intimes, tiens, sa chance se manifestait enfin, cette salope.
« Je peux savoir ce qui te prends, jeune homme, à vouloir déclencher ainsi un incendie ? N'as-tu aucune considération pour la vie qui t'entoure ? »
La surprise passée, il releva un regard morne vers la voix. Un regard vide, un regard sans la moindre lumière, les goûtes perlant sur ses joues, caressant ses mèches dorées, pour tomber sans la moindre considération sur sa chaire à vif, à vif mais pas brûlée. Pyromorphie oblige. Considération ? Pourquoi ? Pourquoi faire ? Il ne répondait pas. Il continuait de la fixer, comme s'il ne la voyait pas, comme si elle n'existait pas. Parce qu'il ne la regardait pas vraiment. Il voulait déprimer en paix, merde. Est-ce que ça aussi, c'était trop demandé ? Il avait jamais le droit d'hurler, de pleurer, de tomber ? Il avait jamais le droit d'exploser ? Non ? Pourquoi ? Il en avait marre. Mais qu'on le laisse, mais qu'on le laisse respirer, mais qu'on le laisse vivre ! Il finit par ouvrir la bouche, mais aucun son ne s'en échappa. Alors il rebaissa les yeux sur ses genoux, enfoui son visage entre ses bras.
« N'as tu aucune considération pour les gens qui dépriment ? »
Elle ne l'avait probablement pas entendu, son souffle, son murmure, marmonné plus que prononcé. Et il s'en foutait. Si elle pouvait juste le laisser tranquille, là, ça serait cool. Vachement cool. Alors miss, soit cool.

...Miss voulait pas être cool. Il releva la tête violemment.
« La vie qui m'entoure peut aller se faire foutre. Toi aussi. Maintenant, barre toi ! »
Et son insulte -ses- aurait presque pu être crédible s'il n'avait pas fondu en larmes. Non mais il était farci aujourd'hui.
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Re: #let it burn #nayla | Jeu 27 Nov 2014, 19:24

Les yeux froids de Nayla scrutaient le misérable avec intensité. Ses vêtements carbonisés couvraient tout juste ce qu'il fallait. Sa peau avait prit une teinte rose, comme s'il s'était échauffé l'épiderme. Il ne maîtrisait donc pas le feu, sans quoi il n'aurait pu se déclencher cet effet secondaire avec ses propres flammes. Étant donné la situation dans laquelle Nayla l'avait surpris, elle en déduisit qu'il possédait la faculté de pyromorphie. La compassion ne faisait pas partie de sa nature. Malgré la tristesse et le mal être apparents du garçon, Nayla restait de marbre. S'il n'avait pas été aussi destructeur, peut-être l'aurait-elle prit en pitié. Mais elle n'appréciait pas qu'on détruisit la nature, quand bien même on fut malheureux ou désespéré. Après sa douche froide, il avait sursauté, puis s'était recroquevillé sur lui-même. Il état effrayé... tant mieux, le message passerait mieux. Droite comme un i, elle lui adressa la parole. Cela parut le sortir de sa torpeur car il leva des yeux mornes sur elle. Il la fixait mais ne semblait pas la voir. En d'autres circonstances, elle aurait pu s'amadouer devant sa détresse. Mais elle ne tolérait pas une telle attitude. S'il ne se maîtrisait pas, il n'avait qu'à pas investir un lieu aussi inflammable. IL voulut parler mais s'absint et enfouit sa tête dans ses genoux.

« N'as tu aucune considération pour les gens qui dépriment ? »

Nayla plissa les yeux jusqu'à ce qu'ils ne fussent plus que deux fentes menaçantes. L'enfant avait parlé tout bas, si bien qu'un humanoïde ordinaire n'aurait rien entendu. Mais Nayla, elle, possédait les sens développés de ses aïeux. Le sang de kirin qui coulait dans ses veines, bien que dilué, lui conférait une audition et un odorat supérieurs à la normale. Aussi, elle discerna parfaitement chacun de ses mots. Elle pinça les lèvres, signe de la colère qui montait en elle. Elle lui répondit d'un ton terriblement glacial et tranchant comme l'acier.

« Lorsqu'ils se plaisent à montrer leur peine en spectacle par la destruction de ce qui les entourent, non, je ne leur porte aucune considération. Seulement du mépris. »

Ils auraient pu en rester là. Le garçon aurait pu continuer à se morfondre dans ses loques calcinées. Il aurait pu rester silencieux et Nayla serait partie sans rien ajouter, le laissant couler dans sa détresse silencieuse. Mais non. Au lieu d'être posé et de tenir sa langue, il préféra jouer à l'inconscient. Nayla se détournait de lui lorsque les mots de l'incendiaire jaillirent hors de sa bouche. Aussitôt la kirin se stoppa. Une onde de colère terriblement puissante la submergea. Elle se retourna et s'approcha de lui plutôt lentement, malgré le sentiment qui l'habitait. Elle le souleva par ce qui lui restait de col et l'attrapa par la gorge. Elle avait revêtu dans le même temps son apparence intermédiaire, aussi ce ne furent pas des ongles qui serrèrent son cou, mais des griffes. Le poids plume de l'enfant ne lui opposa aucune résistance. Heureusement, car sous cette forme elle ne possédait pas une force surprenante. Elle approcha son visage -orné d'une corne sur le front- de l'insolent et posa ses yeux reptiliens dans les siens.

« Et ta vie ? tu t'en fous d'elle, aussi ? Tu n'as qu'un mot à dire et je me ferai un plaisir de t'en débarrasser. »

Dans les prunelles bleues de Nayla dansait une fureur noire. Elle ne supportait pas par dessus tout qu'on prit un tel ton avec elle. Mais aussi qu'il se fichât de la faune et de la flore qui les entouraient. A sa colère s'ajouta un mépris sans limite. Cette pauvre chose accordait plus d'importance à son malheur qu'aux merveilles qui l'entouraient. Il vivait dans un cocon de ténèbres et ne cherchait pas à s'en départir. Il se plaisait à se morfondre en faisant payer aux âmes innocentes quelque malheur qui l'accablait. Elle lui en aurait presque craché au visage de dégoût. Mais au lieu de ça, elle décida d'enfoncer le couteau dans la plaie.

« Tu te crois important ? Tu t'imagines que ton malheur surpasse tout chose ? Que les autres doivent payer simplement parce qu'ils vivent mieux que toi ? » Sans lâcher prise, Nayla se décala sur le côté et le força à regarder le triste spectacle. « Regarde bien autour de toi. Chacun des arbres de ce bosquet a au moins le double de ton âge. Tu en as tué une bonne trentaine, sans compter les pauvres créatures qui n'ont pas eu le temps de réchapper aux flammes. Si on fait le calcul, tu as pris l'équivalent de presque mille ans d'existence. Tu ne dois pas avoir plus de seize ans. »

Nayla lui fit à nouveau face, le tenant à bout de bras. Ses griffes menaçaient de percer la peau du jeune pyromane. Elle le regarda un instant, le regard emplis de mépris et de colère, puis elle approcha à nouveau son visage du sien, pour lui parler d'un ton calme mais pesant.

« Comparé à la vie qui t'entoure et à celle que tu as pris, tu n'es rien. Alors tu peux bien te morfondre, te complaire dans ton malheur, ça ne me touchera pas. Perds donc ton temps à pleurer et à détester la vie. Les quelques dizaines d'années qu'il te reste, tu en fais ce que tu veux. Mais cesse de propager la destruction sous prétexte que tu souffres trop pour te contenir. »




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Re: #let it burn #nayla | Jeu 04 Déc 2014, 18:41

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C'était peut être allé un tout petit peu trop vite pour lui. Un tout petit peu. D'abord, elle n'avait pas semblé apprécier son murmure, qu'elle avait en plus entendu -et ça, ça le surprit déjà suffisamment pour le sortir un tout petit peu de sa torpeur. Il ne releva pas la tête pour autant, se contentant de se plier un peu plus sur lui-même. Mais qu'elle le méprise, il s'en foutait. Il voulait juste qu'elle dégage. Ce que, bien sûr, la demoiselle n'était visiblement pas disposée à faire. Elle serait peut être partie, s'il avait été un petit peu plus patient. Elle aurait peut être juste tourner les talons, et il aurait pu continuer de déprimer en paix. Mais non. Parce qu'aujourd'hui, Felix n'avait pas de chance. Aujourd'hui, il faisait tout comme son frère, lui qui lui manquait tant; voilà, il pouvait arrêter de faire chier son monde maintenant.

Alors il explosa. Il l'envoya proprement balader -le tout avec pleins d'insultes sinon c'est pas drôle-, et sa nature bien aimée avec elle. E ça, ça, ça ne plus visiblement pas à l'inconnue, qui se tourna de nouveau vers lui. Et lui, en mode je-suis-un-dépressif.com, il ne la vit -ni entendit- pas venir. Il sentit juste une main le soulever avant de lui attraper la gorge; en soi, pas quelque chose à quoi il était habitué. D'ailleurs, il avait subitement un peu de mal à respirer tiens. Un peu hein. Elle était pas encore au point de le tuer. Encore étant le mot clef. Felix écarquilla les yeux, non pas face à l'agression, mais à l'apparence de la jeune femme. Autant le dire, c'était carrément inédit. Il flippa vraiment pour le coup. Mais concrètement, qu'il flippe ou pas, ça changera pas grand chose; il continuerait d'être pendu par la gorge face à une espèce d'hybride qui semblait ardemment en faire son quatre heure pour avoir a) mal parlé, b) incendier la forêt.
« Et ta vie ? tu t'en fous d'elle, aussi ? Tu n'as qu'un mot à dire et je me ferai un plaisir de t'en débarrasser. »
Felix ne sut que répondre -avait-il seulement quelque chose à ajouter ? "oui, s'il te plaît" ? Hé, il avait quinze ans, il avait pas non plus vécu tous les malheurs du monde, c'était peut être un peu excessif comme souhait. Alors il restait silencieux, commençant à suffoquer quelques peu, la douleur devenant plus intense, au fil du temps. Une douleur physique, seulement physique, au début. Et puis son regard le perçait milles fois, et il se mordit nerveusement la lèvre, se débattant tout de même -oxygène oxygène oxygène-, sentant les larmes revenir; et sans savoir pourquoi, il était presque sûre qu'elle allait en rajouter une couche, qu'elle allait les faire couler ces larmes, pour, pourquoi pas, finir par lui rire au nez. Et ça ne manqua pas.
« Tu te crois important ? Tu t'imagines que ton malheur surpasse tout chose ? Que les autres doivent payer simplement parce qu'ils vivent mieux que toi ? »
Non. Non il ne se croyait pas important. Juste que le reste, il s'en foutait; que voulez-vous, on est égoïste ou on l'est pas. Il regarda bien sagement ce qu'elle voulut lui montrer.
« Regarde bien autour de toi. Chacun des arbres de ce bosquet a au moins le double de ton âge. Tu en as tué une bonne trentaine, sans compter les pauvres créatures qui n'ont pas eu le temps de réchapper aux flammes. Si on fait le calcul, tu as pris l'équivalent de presque mille ans d'existence. Tu ne dois pas avoir plus de seize ans. »
Devait-il se sentir monstrueux ? Devait-il se sentir monstrueux de ne pas se sentir coupable, même pas juste un peu ? Il avait vraiment besoin qu'on lui foute trois claques. Et quoi ? Les êtres humains, humanoïdes aussi, ils avaient fait quoi, hein ? Lui, c'était un petit joueur, merde. Alors qu'elle le lâche. Parce que quand on n'assume pas, on rejette la faute sur les autres, on se réfère à leurs erreurs, leurs crimes pour faire oublier les siens -pour se faire oublier les siens.

Il se contenta de la fixer, elle, fulminante, lui, silencieux. Il le voulait. Elle ne comprenait pas. Il voulait se sentir coupable. Il le voulait, il le voulait tellement. Parce que cela signifierait être comme avant, être comme avant... Quand tout allait bien. Mais là, là, il ne s'en voulait pas. Quoi ? C'était le sang démoniaque qui ressortait, c'est ça ? Il en avait assez -assez de quoi ? Il lança un dernier regard aux arbres brûlés, aux bosquets, et il le posa sur ce qui semblait être un corps calciné. Et son vœu fut exaucé.

Il explosa en sanglot.

La culpabilité se mit à le ronger avec autant de force que le plus puissant des acides, peut être même plus que sa propre douleur égoïste. Il se mordit la lèvre à en saigner, tant il voulait s'empêcher de pleurer -comprenez qu'avec sa gorge serrée, ça devient carrément compliqué.
« Comparé à la vie qui t'entoure et à celle que tu as pris, tu n'es rien. Alors tu peux bien te morfondre, te complaire dans ton malheur, ça ne me touchera pas. Perds donc ton temps à pleurer et à détester la vie. Les quelques dizaines d'années qu'il te reste, tu en fais ce que tu veux. Mais cesse de propager la destruction sous prétexte que tu souffres trop pour te contenir. »
Il n'arrivait plus à l'écouter; il absorbait ses paroles, comme une éponge, sans même les percevoir. Il n'était rien, rien, rien, et il le savait très bien; pas besoin d'une dragonne psychopathe pour le lui rappeler. Il ne voulait pas qu'on compatisse, qu'on le prenne en pitié; il ne voulait pas qu'on le remarque non plus, peut être. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il avait vraiment besoin d'une claque. Bon, à la base, il avait besoin d'une claque PHYSIQUE, mais ça ferait bien l'affaire aussi, hein.
« Je... Suis... D-désolé... »
Maintenant, si elle pouvait avoir l'amabilité de le lâcher comme une merde par terre, ça serait cool. Et quand ce fut fait -ce qui fut paradoxalement la surprise du siècle-, il se contenta de souffler un faible « merci ». Parce que tout le monde sait que Felix est masochiste.

Il releva les yeux vers elle, même s'il voyait flou, les hoquets lui faisant franchement mal à force. Elle l'avait pourtant littéralement piétiné, mais non, il ne lui en voulait pas -ok, c'est vrai, c'est dur qu'il ait de la rancune envers qui que ce soit, mais. Cela aurait été justifié, là. Comprenant que "merci" n'était pas vraiment dans le contexte, il se contenta de reculer pour retourner contre son arbre, au moins le temps qu'elle se barre. Et puis il avait un peu honte quand même. Et peur. Il avait encore un peu peur. Il souffla -non il n'a toujours pas compris qu'elle pouvait l'entendre le con.
« ...merci, hm, qui ? »
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hrp; bon, ça fera un rp court, mais si tu veux que j'enlève la dernière phrase et clôturer, on peut. xD
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Re: #let it burn #nayla | Dim 14 Déc 2014, 12:20

Naya assista à la déchéance intérieur de l'enfant sans aucune compassion. Son visage n'exprimait que le mépris et la colère. Comment pouvait-on laisser un garçon en arriver jusque là ? Ses parents n'étaient-ils donc point là pour le reprendre ? Pour lui apprendre les rudiments de la vie ? La kirin garderait toujours de bons souvenirs de son enfance. Ses parents avaient été bons avec elle, tout en l'éduquant comme il le fallait. Ils lui avaient appris beaucoup de choses, et le reste de sa connaissance s'était construit grâce à elle. Pauvre petite chose que ce mortel... oh non, elle ne compatissait pas. Elle le méprisait juste. C'était purement arrogant et hautain, mais que pouvait-elle faire d'autre ? Entre les sanglots saccadés du jeune garçon, elle saisit des excuses. Elle le lâcha, le laissant s'écrouler au pied de son arbre calciné, et le toisa de haut.

« oui, moi aussi je suis désolée. Désolée que des êtres vivants aient perdu la vie à cause d'un égoïste qui ne pense qu'à lui et répand la destruction sous prétexte qu'il souffre. Nous avons tous notre part de souffrance, petit imbécile, cela ne justifie pas nos actes. »

la kirin en rajoutait une couche, mais il fallait que ce misérable comprît la leçon. Elle n'avait pas pu éviter cet incendie, mais si ses paroles pouvaient en empêcher un autre, alors soit, elle dirait ce qu'elle avait à dire. Elle n'épargnerait pas cet être, s'il le fallait. Cette pauvre chose qui sanglotait, recroquevillé contre le tronc de l'arbre. Que c'était navrant... Puis le jeune garçon murmura un remerciement. Nayla haussa un sourcil. Si elle s'attendait à ça...

« Pourquoi me remercies-tu ? »

Oui, pourquoi ? Qu'avait-elle fait qui lui attirât la reconnaissance de cet être qu'elle venait pourtant de ramener à la taille d'un microbe ? Cet enfant aurait dû la détester, cela ne lui aurait fait ni chaud ni froid. Elle avait l'habitude. Elle ne vivait pas pour que les autres l'appréciassent. Elle ne laissait personne influencer sa façon de vivre. Qu'on l'aimât ou non ne changeait rien pour elle. Il était difficile de gagner son appréciation et encore plus sa confiance. Elle ne comprenait décidément pas comment fonctionnaient les simples mortels, humains ou créatures magiques. Elle avait vécu trop longtemps à l'écart de la civilisation.

Le garçon avait levé les yeux vers elle. Des yeux bleus qui reflétaient toute la peine et toute la misère du monde, mais aussi la reconnaissance, curieusement. Et pas de rancune. Comme c'était étrange. Nayla le détailla de haut, toujours aussi droite. Ses cheveux blonds, associés à ses prunelles couleur de ciel, lui donnaient un visage d'ange, et pourtant, Nayla le voyait. Elle voyait ce qu'il était. Les yeux bleus de la kirin, porteurs du poids des âges, le scrutaient, découpant chaque parcelle de son être comme des lames de couteau. Elle ne lisait pas dans les pensées, non, mais l'observation et la déduction la guidaient. Grâce à son odorat sensible, elle pouvait sentir sa peur. Elle l'effrayait. Elle baissa les yeux sur ses mains, pour s'apercevoir qu'elle était toujours sous sa forme partielle. Elle redevint une simple humaine, sans écailles, sans griffes, sans corne. Elle croisa ses mains dans ses manches, silencieuse. Il réitéra son merci, tout en lui demandant son nom.

« Tu veux connaître mon nom ? Pourquoi te le donnerais-je, petit mortel ? Pourquoi as-tu besoin de le retenir ? »

Nayla hésitait, oh oui, elle hésitait. Elle ne donnait pas son prénom à qui va. Elle n'en avait qu'un. Pas de pseudonyme, pas de nom de famille, pas de second prénom, non, juste Nayla. Cet être, qu'attendait-il ? Pourquoi la remercier et quémander son nom ? La kirin se dirigea vers le petit corps calciné, encore tout chaud, et le ramassa. Pauvre créature... elle qui n'avait rien demandé, qui ne méritait pas la mort. Ah, si son pouvoir de guérison pouvait ramener un être à la vie... mais ce don n'était réservé qu'aux dieux, et plus particulièrement à Hadès. Elle le jeta au loin, espérant que sa carcasse carbonisée ferait des heureux, et se tourna vers le garçon.

« S'il peut te rappeler tout ceci, si tu peux mémoriser mon visage en te souvenant qu'il n'y aura pas de prochaine fois, car je ne t'épargnerai pas si tu recommences... alors soit. Souviens-toi de Nayla. »




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Re: #let it burn #nayla | Mar 16 Déc 2014, 20:40

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Aucune pitié. Elle n'avait aucune pitié. Elle n'en avait pas besoin il est vrai, face à lui, lui qui venait de détruire la vie environnante en quelques secondes alors que plusieurs années - voire centaines - avaient été nécessaires à ce que tout fleurisse et s'épanouisse. Mais il aurait été normale qu'elle ait pitié, aussi, non ? Pour autant, il s'en fichait. Déjà, elle l'avait lâché, il pouvait enfin de nouveau respirer. Ensuite, c'était le cadet de ses soucis. Il avait mal, il n'y voyait rien. Hoquets et larmes obligent. Il s'était excusé, et pas par crainte; il était réellement honteux, il n'avait juste pas dit cela pour sauver sa peau. Aussi peut être parce qu'il avait frôlé le désir suicidaire. A son âge, l'on peut dire que cela tenait du registre pitoyable - bien que le suicide y appartienne de toute manière, mais disons que là, ça revêtait presque un caractère ridicule, voire désolant. Mais elle s'en fichait, la blanche. Elle n'avait pas pitié, et il aurait pu penser, s'il avait été dans son état normal, qu'ell ressentait un plaisir sadique à l'enfoncer plus encore.
« oui, moi aussi je suis désolée. Désolée que des êtres vivants aient perdu la vie à cause d'un égoïste qui ne pense qu'à lui et répand la destruction sous prétexte qu'il souffre. Nous avons tous notre part de souffrance, petit imbécile, cela ne justifie pas nos actes. »
Felix ne releva pas les yeux. Il lança juste un regard douloureux autour de lui, un regard faible, un regard flou. C'était les larmes. Il vint se blottir de nouveau contre son tronc d'arbre, avant de murmurer des remerciements. Ce qui, il va sans dire, surprit la blanche.
« Pourquoi me remercies-tu ? »
Pourquoi ? Parce qu'elle l'avait arrêté, parce qu'elle l'avait recadré, parce qu'elle l'avait réveillé ? Ces raisons là ne suffisaient-elles pas ? Aussi égoïste était-il, elle venait d'empêcher une catastrophe, une catastrophe qu'il aurait engendré. Et se sentir mal ainsi, déprimé, était presque plus doux que de se sentir coupable d'un tel carnage. C'était déjà trop, ce qu'il avait sous les yeux. C'était déjà douloureux. Alors, cela ne justifiait-il pas qu'il ne la remerciât ? Non ? Que lui fallait-il alors, pour qu'il ait l'intention de la remercier ? Il ne comprenait pas vraiment.

Il ne comprenait pas vraiment, en boule. En boule contre son tronc. Il avait peur d'elle en vrai, mais en même temps, la curiosité était là. Même si, confirmons le, elle était carrément flippante. Ce n'était pas comme si elle avait failli le tuer, aussi. Il se sentirait sûrement plus rassuré quand elle ne serait plus dans les parages. Il pourrait alors se remettre à pleurer comme une fillette, avant de fuir lâchement devant son crime pour rentrer. Devant une Adèle qui serait soit furieuse, soit indifférente, soit... Non, elle n'en rirait pas. Il avait l'air trop mal pour cela. Il était parfois content qu'elle soit capable de compassion, elle. Tiens, était-ce un reproche ? Pourtant, il s'en fichait, il s'en fichait... Il releva les yeux vers elle. Elle était effrayante, elle n'avait rien d'humaine. Et son regard la glaça. Elle semblait chercher à sonder son âme, l'autopsier. Pas quelque chose d'agréable; non, quelque chose de tout sauf agréable. Il tremblait encore.

Elle s'en rendit compte. Elle se rendit compte de la terreur qu'elle instillait en lui, l'étouffant peu à peu. Elle baissa les yeux, et son apparence redevint normale. Ce qui contribua grandement à apaiser l'adolescent qui se disaient qu'au moins, elle ne lui trancherait plus la gorge d'un coup sec. Quoi qu'elle pourrait toujours revêtir de nouveau cette apparence. Il tira un peu plus sur ses jambes pour les ramener contre lui. Il ramena de nouveau la tête dans ses genoux, avant de réitérer ses remerciements, tout en lui demandant son nom. Il se sentit légèrement rougir. Il se sentait légèrement con. Elle sembla réfléchir.
« Tu veux connaître mon nom ? Pourquoi te le donnerais-je, petit mortel ? Pourquoi as-tu besoin de le retenir ? »
Felix se détendit légèrement, et leva ses yeux brillants vers elle. Tiens ? Qu'y avait-il ? Pourquoi ne voulait-elle pas ? L'anonymat, hein... Mais Felix n'était pas quelqu'un de très compréhensif quand il s'y mettait, et sa curiosité lui était plus attrayante. Il l'observa se diriger vers le cadavre d'un animal dont il ne reconnut même pas la race, ce qui lui offrit une belle grimace pleine d'une culpabilité prononcée. Elle semblait désolée, triste, frustrée et... Elle lui en voulait. Il le savait. Il baissa les yeux. Il ne la vit donc pas se tourner vers elle.
« S'il peut te rappeler tout ceci, si tu peux mémoriser mon visage en te souvenant qu'il n'y aura pas de prochaine fois, car je ne t'épargnerai pas si tu recommences... alors soit. Souviens-toi de Nayla. »
Nayla. Oui, c'est tout ce qu'il retint de la tirade - le reste n'étant pas spécialement nécessaire puisqu'il était tant coupable qu'il ne désirait qu'une chose : ne pas recommencer. Donc, Nayla était quelque chose de carrément flippant qui kiffait la nature et qui lui avait rappelé sa place. Il sourit.
« Merci Nayla. »
Il se contenta de se plier de nouveau un peu plus sur lui-même. Puis il se dit que se relever serait peut être bien. C'était carrément nul, comme réaction. Pitoyable. Il devait se relever. Bouger. Faire quelque chose. Il devait arrêter de s’apitoyer sur son sort; il devait s'arrêter de pleurer, de détruire. Il devait grandir, aussi, cesser de faiblir. Il n'avait pas le droit. Même si ça faisait mal.
« Vous êtes quoi ? »
Il cligna des yeux. C'était sorti tout seul. Il n'avait pas réfléchi. Il avala sa salive.
« Que je me souvienne, de euh... ce que je risque ? Comme mort douloureuse... »
Et il se sentait con.
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Re: #let it burn #nayla | Mar 16 Déc 2014, 23:19

Le regard toujours aussi glacial et tranchant comme l'acier hachait menu le pauvre être qu'il était. Elle n'avait pas une once de pitié en cet instant, pas au souvenir du carnage et de la catastrophe qui avait été évité in extremis. Elle toisait cette pitoyable créature s'apitoyer sur son sort, pleurnicher, sangloter, quémander elle ne savait quoi par son regard larmoyant. Elle se contentait de le fixer, les lèvres serrées, le visage dur et impassible. Plus rien ne filtrait, si ce n'étaient ses yeux. Ces deux prunelles d'un bleu aussi pur que l'eau méditerranéenne, ces iris qui portaient en leur intérieur la connaissance et l'expérience de quatre siècles. Ce regard que peu de gens pouvaient supporter. Elle laissait cet enfant plonger dans une réflexion introspective. Le silence était d'or, et bien souvent, ne rien dire avait plus de poids que des mots. Ce qui semblait efficace ici. Elle l'effrayait, elle l'impressionnait, elle en avait bien conscience, et c'est bien pour ça qu'elle insistait. Pour qu'il n'oubliât pas. Pour qu'il ne recommençât pas.

Cependant, si Nayla ne faisait preuve d'aucune compassion, ce n'était pas un monstre non plus -du moins, pas au sens figuré. Elle sentait bien qu'il n'était pas à l'aise, et elle jugea qu'il avait eu son compte pour la journée. D'autant plus qu'elle apercevait de plus en plus un réel sentiment de honte et de culpabilité sur ses traits. Enfoncer d'avantage le couteau dans la plaie ne leur servirait ni à l'un, ni à l'autre. Pour cesser son intimidation, elle abandonna sa forme partielle. Le jeune garçon parut immédiatement soulagé, voire même rassuré. Non, elle n'allait pas lui arracher la tête, pas aujourd'hui. Nayla était clémente, elle laissait toujours une seconde chance. Sauf si elle jugeait que le crime était impardonnable. Et si la mort par le feu était atroce, l'enfant faisait preuve de repentis et s'était écrasé aussitôt qu'il avait pris conscience des conséquences de ces actes. Nayla n'en demandait pas plus ; cela serait suffisant pour le dissuader de réitérer un tel carnage.

Il lui demanda son nom. Nayla mit un certain temps avant de s'exécuter. Parce qu'elle ne donnait pas impunément son seul patronyme. Beaucoup de sanctuariens possédaient deux voire trois prénoms, en plus d'un nom de famille. Mais Nayla n'avait que ceci, un prénom de cinq lettres en trois syllabes. Dès qu'elle lui eut communiqué son nom, l'enfant réitéra ses remerciements, cette fois-ci en l'appelant par son nom. Nayla plongea son regard bleu pur dans le sien pour chercher à comprendre. Peur, crainte, chagrin, souffrance... rien qui ne devrait insuffler de la reconnaissance. Mais... elle distinguait aussi de la honte, de la culpabilité. Et du soulagement. Elle plissa les yeux. Etait-ce cela ? Le remerciait-elle pour lui avoir montré la réalité ? Pour l'avoir empêché de déclencher une catastrophe ? L'esprit des mortels lui paraissait bien tortueux. Mais, ne réagirait-elle pas ainsi, si on lui démontrait son erreur quant à la vie et la mort d'autrui ?

« Si cela peut servir ta cause et celle des autres... » répliqua-t-elle à son merci.

L'enfant se recroquevilla d'avantage. Ttt, pitoyable. Comment avait-il survécu jusqu'ici avec une telle attitude ? Il ne ferait pas le poids face à un prédateur ou devant un individu mal intentionné. Il avait certainement été trop protéger par quelqu'un. Cela partait d'une bonne intention, mais privait également un enfant des ressources nécessaires pour qu'il se forgeât ses défenses face à cette vie impitoyable. Nayla n'avait manqué de rien durant son enfance, mais elle n'avait pas été couvée non plus. Ses parents lui avaient donné l'éducation et l'amour dont tout être avait besoin pour s'épanouir, mais ils l'avaient confronté assez tôt à la réalité. Cela lui avait permis de devenir forte, et grâce à cela elle avait pu traverser indemne les événements difficiles. La kirin était pour tout cela éternellement reconnaissante à ses parents.

« Vous êtes quoi ? »

La question inattendue la tira de ses souvenirs. Elle posa sur lui un regard surpris. Quelle étrange demande... souhaitait-il à ce point être traumatisé par cette rencontre ? Elle pourrait se contenter de lui donner sa nature, à l'oral, cependant, les kirins marins étaient si peu connus qu'un exposé oral ne valait bien souvent pas une démonstration.

« Pourquoi veux-tu le savoir ? »
« Que je me souvienne de, euh... ce que je risque ? Comme mort douloureuse... »

Nayla haussa un sourcil. Il la croyait sadique ou quoi ? Elle n'octroyait pas la mort par plaisir -contrairement à ce qu'elle avait prétendu un peu plus tôt- mais bien souvent par simple nécessité, surtout pour un si jeune personnage. Aussi offrait-elle une mort rapide en général. Si elle avait dû l’éliminer, ç'aurait été rapidement et le moins douloureusement possible. A la limite, seule la sensation de mourir qu'elle percevait dans leur regard à ce moment la satisfaisait. Ils découvraient trop tard qu'elle mettait ses menaces à exécution, et comprenait en mourant leur erreur.

« Ta mort n'aurait pas été douloureuse, mais soit, si tu y tiens... »

Nayla se recula pour éviter de l'écraser sous sa masse, puis elle lâcha son pouvoir dans son corps, qui enfla très vite, trop vite presque pour l'oeil humain. Les écailles recouvrèrent sa peau, la corne perça son visage devenu museau, des petites oreilles apparurent de part et d'autre de son crâne, une longue crinière immaculée recouvrit son échine, tandis que griffes et crocs habillèrent membres et gueule. A cela s'ajouta une queue de taille non négligeable. La fragile humaine n'existait plus.

« Je suis une kirin. Souviens-t-en... jeune homme. »

Elle ne connaissait pas son nom, aussi se contenta-t-elle de ce qualificatif. Elle se dressa de toute sa hauteur -autrement dit trois mètres au garrot- et attendit sa réaction. Oh, il aurait certainement peur, il se collerait sans doute à son tronc -peut-être l'aimait-il à la folie, cet arbre ? Mais il ne pouvait s'en prendre qu'à lui même.




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Re: #let it burn #nayla | Mer 17 Déc 2014, 20:45

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Felix se sentait stupide, Felix voulait devenir à l'échelle d'une fourmis pour pouvoir disparaître. En fait il voulait juste disparaître, taille de fourmis ou pas. Elle était effrayante, avait failli le tuer. Et non content de l'en remercier, il lui demandait ce qu'elle était. Et face à son regard qui lui donna presque envie de se vider la vessie, il ne trouva rien de mieux à ajouter qu'il voulait savoir à quelle mort - douloureuse - s'attendre. S'il avait pu, il se serait retourné pour abattre sa jolie tête blonde contre le tronc de son cher arbre - avec lequel il allait finir par se marier. Sauf qu'il était tétanisé, et il n'eut donc pas ce plaisir. Il se mordit violemment la lèvre sous le coup de la nervosité, se retenant presque de tomber dans les pommes. Il ne se savait pas aussi... Pitoyable. Sérieusement, il avait honte. Violemment honte. Il se serait bien liquéfié sur place... S'il avait été Feofan et n'avait pas hérité de la pyromorphie. Or, il avait déjà démontré qu'user de cette capacité n'était pas chose très maligne devant Nayla. Donc il s'abstiendrait. Et puis, refaire un tel massacre...

Il baissa les yeux.
« Ta mort n'aurait pas été douloureuse, mais soit, si tu y tiens... »
Felix releva les yeux vers elle. Donc le sadisme ne faisait pas partie de ses attributions ? C'était... Noble ? Euh. Il ne savait pas trop. Mais au moins, il était sûr que ce n'était pas une mauvaise chose. Elle avait un cœur, en fait. Il imaginait. Il lança un regard sur le côté, penchant la tête et fronçant les sourcils, penseur. Il. Euh. Il savait pas trop quoi en penser; quoi qu'en fait c'était rassurant. Il ne risquait aucune souffrance, et ça c'est cool. Et puis commença le truc bizarre. Je veux dire, encore plus bizarre qu'avant. Et s'il avait peur jusqu'à présent, ce qu'il ressentit à ce moment là était au moins cent fois pires. Parce qu'elle se mit à changer. En fait, quand il lui avait demandé ce qu'elle était, il ne s'attendait pas à une démonstration, juste à une réponse composée de MOTS, avec une PHRASE.
« - Je suis une kirin. Souviens-t-en... jeune homme.
- OH PUTAIN. »
Cela se voulait explicite. Il était face à la peur de sa vie. Pour de vrai. Il flippait sa mère. Et vu son cri du cœur, il avait peur de... Bah qu'elle le prenne mal, quoi. Il se tassa contre son tronc, les yeux exorbités. Un. Kirin.
« Promis juré je m'en souviendrais. »
Il avait dit cela d'une traite, sans respirer. Et pour être totalement franc, il avait encore un peu de mal à aspirer de l'oxygène. Et puis son idiotie revint au galop, et il eut une réaction plus stupide encore que toutes celles qui avaient précédées depuis ce matin-là - voire depuis qu'il était né en fait.
« Non mais en fait. C'EST TROP PUISSANT. »
Voilà, maintenant, il pouvait se suicider en paix.
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Re: #let it burn #nayla | Mer 17 Déc 2014, 22:45

Nayla n'aimait pas spécialement inspirer la terreur chez les autres ; elle ne dépréciait pas non plus. En fait, elle s'en fichait complètement, tant qu'on la laissait en paix et qu'on ne touchait pas à son lac. Cependant, lorsqu'on la provoquait, elle se montrait impitoyable. Elle n'avait pas l'intention de terroriser d'avantage cette pauvre chose devant elle, seulement de marquer son esprit. Elle voulait qu'il se souvînt d'elle, pour qu'il ne recommençât pas une telle chose. Elle voyait bien que même sous forme humaine, elle le mettait mal à l'aise. Après la démonstration de sa colère froide, il y avait de quoi. Et il devait certainement se demander ce qu'elle était, après avoir vu sa forme partielle. Elle ne prenait pas plaisir à martyriser les autres. Elle se contentait d'agir selon sa conscience, ou selon son instinct. Et là, elle ne voyait pas pourquoi elle l'enfoncerait d'avantage. Sa transformation, elle s'en doutait, l'effrayerait sans doute, mais elle n'avait pour but que de s'insérer dans sa mémoire pour n'en plus sortir.

Mais la réaction du jeune homme fut extrême. Ou plutôt son ressentis. Grâce à son odorat développé, Nayla sentit la terreur intense qui le submergea. Elle ne s'attendait pas à une telle violence sentimentale. Cet enfant lui paraissait bien peureux. Ce qui confirmait une chose : il ne connaissait pas le monde, pas tel qu'il était réellement. Il s'exclama avec un langage qui lui écorcha les oreilles. Elle les secoua d'ailleurs, agressée par cette soudaine montée en flèche de décibels. Son ouïe était également plus développée, en particulier sous cette forme. La respiration irrégulière, courte et saccadée de l'enfant suffisait à elle-même pour prouver sa frayeur intense. Puis d'un souffle, d'une traite, le gamin promis de ne plus jamais recommencer. Nayla savait que certaines personnes n'avaient aucune parole, aucun honneur, qu'elles pouvaient vous promettre, vous jurer même de ne plus faire, de ne plus dire, mais pour l'oublier dans les heures qui suivraient. Mais là, elle sut que l'enfant tiendrait parole.

« Il vaut mieux pour toi. » déclara-t-elle de sa voix télépathique. « Car si jamais j'apprends le contraire... »

Elle laissa son avertissement en suspend, pour y donner plus de poids. Ne pas savoir était bien souvent plus atroce que de connaître la vérité. Nayla sentit soudain un changement subtile. Le regard de l'enfant se fit admiratif et brillant et il poussa l'exclamation la plus spontanée et la plus incongrue par rapport à la situation -et à son sentiment de l'instant précédent. Nayla recula la tête et cligna des yeux, stupéfaite, les oreilles dressées. Quoi ? Que disait-il ? Ceci lui cassait un peu son effet... Enfin, en même temps, « puissant » sonnait bien, selon elle... Mais ce n'était pas le sujet. Elle avait du mal à saisir le fonctionnement de ce garçon. Il était sans doute trop jeune et donc trop immature. Son esprit puérile était bien trop bas pour qu'elle pût l'atteindre. Elle reprit vite contenance et baissa la tête à son niveau -c'est-à-dire beaucoup, puisqu'il était toujours assis contre son arbre. Il ne manquait plus que Héra pour célébrer l'union sylvestre...

« Tu es vraiment... étrange. » commenta-t-elle d'un ton indéfinissable.

Elle ne pouvait trouver autre chose pour le qualifier. Stupide... peut-être, mais ce n'était pas le premier mot qui lui traversait l'esprit. La kirin expulsa de l'air par ses narines, en plus sur le visage de l'enfant, soulevant quelques mèches blondes au passage. Elle se redressa ensuite pour le contempler un instant. Puis elle reprit forme humaine, toujours aussi droite, retrouvant son habituelle robe blanche -c'est fou ce que c'était pratique de ne pas la déchirer pendant la métamorphose. Son expression de nouveau impassible ne laissait rien paraître de ses pensées. Les mains croisées dans ses manches amples, elle resta un long moment silencieuse. Puis elle rompit le silence de sa voix calme et détachée.

« Tu connais mon nom, et tu sais ce que je suis... donne moi le tien et dis moi qui tu es, et nous serons quitte. Ainsi je saurai te retrouver. Je n'oublie jamais. »

Ce n'était pas une demande, ni une proposition. Son ton autoritaire ne souffrait aucun refus. Après tout, il n'était pas en position de lui refuser quoi que ce fût. Il lui devait bien ça. S'il souhaitait ensuite partir, rentrer chez, ou pleurnicher tout seul contre son arbre, soit, elle le laisserait tranquille. Mais elle exigeait d'abord son nom et sa race.




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