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 Love and beauty are all we need

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Shama E. S. Dragonfire
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J'ai traversé le portail depuis le : 21/05/2013 et on me connaît sous le nom de : Shama, Sham'. Mon nom est : Shama Ember Scarlet Dragonfire. Actuellement je suis : Bi et libre comme l'air. Il paraît que je ressemble à : Erza Scarlet de Fairy Tail (in RP) ~ Michelle Rodriguez (IRL). et à ce propos, j'aimerais remercier : Kuru pour le vava et Cali pour la signa ♥
Re: Love and beauty are all we need | Dim 31 Mai 2015, 22:50

L’absence d’un parent, c’est toujours quelque chose de pesant. Imaginez l’ironie ; le poids de ce qui n’est pas là. Pendant les 10 premières années de ma vie, ma mère avait comblé ce sentiment avec tout son amour et son affection. Elle m’avait tout appris ; elle m’avait aidé pour mes devoirs même après une dure journée de boulot ; elle ne m’avait jamais giflée ni même vraiment crié dessus. Peu commun pour une démone, certes. Mais elle était du genre à préférer l’amour à la guerre. Ce n’était pas une pacifiste, loin de là, elle avait souvent prouvé ses talents de combattante. Mais quand elle avait le choix, elle choisissait toujours la solution moins violente. Elle faisait passer les messages avec douceur et subtilité, un peu comme Aphrodite en ce moment. C’est vrai, la déesse me rappelait ma mère sous certains points. Quand ma mère a disparu, le vide qu’elle comblait depuis ma naissance a ressurgi, et m’a submergée, en plus de l’absence maternelle qui me tordait le cœur. J’ai toujours voulu croire qu’elle était retenue prisonnière quelque part, ou même qu’elle était morte. Car c’était plus facile à supporter que d’imaginer qu’elle ait pu me laisser toute seule.

Je sentis la main consolatrice et rassurante d’Aphrodite dans mon dos, me caressant pour faire passer le sentiment désagréable de honte et de malaise. Je levai les yeux vers elle au bout de quelques secondes, surprise de découvrir tant de tendresse chez la divinité vis-à-vis de moi. Elle n’avait donc vraiment rien contre moi, malgré mes origines, malgré le fait que je sois issue d’un adultère, la fille de son mari qui l’a fait cocue –mais c’est vrai, elle ne se considérait pas comme mariée avec lui. Je lui offris un petit sourire reconnaissant. Je me trouvais un peu ridicule d’avoir émis autant de rancune vis-à-vis de ses semblables, alors qu’elle n’en montrait aucune contre moi. Mais pour ce comportement puéril elle ne semblait pas m’en tenir rigueur. Pour ça aussi, elle se montrait très tolérante. Sentant un silence gêné s’installer, elle choisit de glisser une plaisanterie qui m’arracha un sourire. Mes doigts cessèrent leur petit jeu sur la natte, montrant ainsi que mon sentiment de malaise s’estompait.

- Ah ouais, il faut dire que les histoires des dieux sont… compliquées.

Je faisais bien sûr allusion à tout l’inceste qui tournait autour d’eux. Leurs gènes divins devaient les protéger des effets néfastes de ce genre d’union, mais ce n’était pas le cas chez les mortels. Il suffisait d’une génération, comme le montrait parfaitement Jeoffrey de Games of Thrones… mais je m’égare. A son invitation, je levai les yeux vers elle pour la regarder en face. J’hochai la tête à ses paroles, bien que je ne voyais pas comment lui prouver ça.

- Euh, oui d’accord, même si je ne vois pas comment vous le montrer, je vais essayer. Je m’en souviendrai, promis.

Le discours informateur d’Aphrodite reprit son cours, me rappelant que Blzae était là depuis si longtemps déjà. Elle avait encore raison, oui, il était là. Cet affilié qui avait croisé mon chemin huit ans auparavant, pour ne jamais le quitter. Je lui caressai la tête avec affection, insistant particulièrement derrière ses ouïes car il adorait ça. Il se mit d’ailleurs à pousser l’équivalent d’un ronronnement draconien et inclina la tête sur le côté. J’avais une relation assez particulière avec lui. Tantôt je le reprenais sur ses bêtises, tantôt je jouais avec lui. Il était à la fois mon meilleur ami, mon petit frère, et mon enfant si je puis dire. Il me quittait rarement, en général quand je partais en mission dangereuse, ou quand j’allais bosser des fois. Maintenant qu’elle le disait, oui, je n’imaginais pas ma vie sans mon petit dragon doré. Je n’étais plus seule car je l’avais lui… et pourtant, j’avais l’impression qu’il me manquait encore quelque chose. C’était peut-être trop demander, mais voilà.

- Oui, Blaze est là. Il a rempli ma vie comme personne l’aurait fait, j’en ai bien conscience. Et pourtant, j’ai parfois la sensation qu’il me manque quelque chose. C’est sans doute stupide ou même injuste envers lui, de ne pas s’en contenter. Mais faut savoir être honnête avec soi-même.

L’intérêt qu’elle me portait me surprenait toujours. J’avais l’impression de ne pas le mériter, pourtant je n’étais pas du genre à me rabaisser. J’avais même une assez haute estime de moi, mais pas dans tous les domaines. J’étais fière de savoir me battre, fière de maîtriser le feu, fière de mes origines, mais pour le reste… Peut-être était-ce mon passé de voleuse des rues qui me titillait. Aphrodite chassa ces souvenirs de mon esprit. Je croisai mes jambes en tailleur pour appuyer mes coudes sur mes genoux, puis jetai un œil discret vers elle.

- Oh non, je ne vois rien contre. Si ça peut vous faire plaisir.

Par où commencer ? je ne savais pas ce qu’elle connaissait déjà de ma vie, en fait. Je ne savais pas depuis quand exactement elle m’observait. Alors, autant reprendre depuis le début. tout en continuant de caresser Blaze, qui était absolument aux anges, je me raclai la gorge avant de débuter.

- Ma mère était une démone, devenue aveugle suite à un combat contre un sans-cœur. elle a rencontré mon père ici, puis elle s’est rendue sur Terre avant de se rendre compte qu’elle était enceinte. Je suis née à Londres en Angleterre. Ma mère m’a toujours tout donné, sans me gâter pourtant. Elle me rassurait, surtout après une journée de moqueries de mes camarades sur la couleur de mes yeux et de mes cheveux. Malgré son travail elle venait me chercher tous les jours à l’école.

Je m’arrêtai un moment alors que les images revenaient. Je la revoyais, le regard voilé, avec sa chevelure flamboyante, son sourire énigmatique, et son incroyable perception du monde. Je n’avais jamais rien su lui cacher. Elle n’avait pas besoin de me voir pour savoir quand je mentais, ou omettais la vérité. Mon regard se porta sur l’horizon, au bout de la mer de nuages.

- Un jour, quand j’avais 10 ans, elle n’est pas venue me chercher. L’école a appelé à la maison, puis sur son portable, mais elle ne répondait pas. Je me suis retrouvée à l’équivalent de la DASS, puis en orphelinat quand on a conclu à une disparition. Mais à cause de mon physique particulier, personne ne souhaitait m’adopter. Donc j’ai fini par m’enfuir, j’en avais marre de ces regards en coin. Je… me suis débrouillée pendant 3 ans, avant de passer par le portail, bien involontairement, mais ça m’a sauvé d’une chute mortelle. J’ai rencontré mon père, qui m’a offert deux épées, puis Blaze a croisé ma route. Je me suis trouvé un appart' en centre-ville, et je suis devenue mercenaire. Enfin, je suis serveuse à mi-temps, pour les fins de mois.

Je me stoppai finalement, presque essoufflée d’en avoir autant dit sur moi en si peu de temps, pour la première fois de ma vie d’ailleurs. Blaze, sentant que j’avais arrêté de le caresser, posa sa tête sur ma cuisse, l’air de dire « pourquoi tu t’arrêtes ? » Ce dragon avait vraiment des dessous de chat ma parole.

- Voilà, c’est un peu résumé, mais rien n’a beaucoup changé depuis mon arrivée ici. C’est à peu près toute ma vie. Rien de bien folichon…

Dans un sens, je trouvais ma vie un peu banale. En huit ans, ma vie n’avait pas vraiment pris de tournure différente. Après, réussir à s’en sortir comme ça, si jeune et sans moyen, c’est vrai que pas tout le monde pouvait y arriver. Alors même si je n’avais pas beaucoup d’argent, j’en étais fière.




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Re: Love and beauty are all we need | Lun 13 Juil 2015, 00:00


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f e a t ; shama ♥

L
'absence n'est pas évidente à gérer pour les enfants. Aphrodite pouvait en écrire des témoignages, elle voyait bien comment cela faisait lorsqu'elle ne se présentait pas à ses enfants. Lorsqu'ils ne savaient pas qui était leur maman. Qu'il ne la connaissait pas. Ne recevait rien d'elle. Oh c'était tout de même rare qu'elle décide de rayer un de ses enfants de sa vie. Cela ne s'était produit qu'une seule fois. Et cette seule fois lui avait servie de leçon : la déesse avait été sermonnée pour avoir laissé Priape à Dionysos. Elle s'en était voulu de ne jamais l'avoir vraiment connu. Elle s'intéressait à quelques histoires sur lui, savait que Dionysos était encore avec lui, qu'il l'avait éduqué et aimé... Cela la rassurait un peu, car elle n'aurait jamais pu l'élever, être présente comme le dieu du Vin l'était. C'était triste à dire, mais il était bien trop éloigné des critère de beauté de la déesse de l'Amour. Elle l'avait rejeté à sa naissance et n'avait jamais souhaité lui reparler, le revoir. C'est ce qui s'était fait, les règles avaient été respectées à la lettre près. Dionysos avait été le seul à lui mettre des bâtons dans les roues, à vouloir la forcer, à se disputer avec elle. Mais ce temps était bien révolu. Les deux ex-parents avaient, depuis bien longtemps, cessé de se sermonner à chaque fois qu'ils se croisaient. Aphrodite avait eu d'autre enfants depuis, bien d'autre. Et le seul avec qui elle avait vraiment assuré était Éros. Il faut dire qu'il était absolument tout pour elle, absolument parfait à ses yeux, et surtout que son père était Arès. Cela jouait beaucoup, bien plus que vous ne l'imaginez. Dernièrement, elle avait connu le bonheur de se rapprocher un peu d'eux. Enfin d'un particulièrement. Elle était contente d'avoir enfin écouté ses proches qui lui conseillait de le faire. On peut dire ce que l'on veut sur la déesse de l'amour, il y a une chose qui ne change pas, son attirance pour les règles. Elle sait être fofolle, bonne vivante, elle sait vivre, s'amuser, mais elle est suivait les grandes règles. Et avait bien souvent peur de les transgresser. Aphrodite avait toujours été assez sage, elle jouait avec le feu mais savait qu'il ne fallait pas se brûler avec. Les enfants : interdiction de les rencontrer. Cela causait trop de soucis. Elle suivait cette règle. Passant ainsi pour une mère indigne qui envoyait son affilié ou bien se transformait en colombe et se déguisait pour les approcher. Jamais ils ne savaient qui elle était. Mais elle essayait de leur communiquer quelque chose d'important : L'amour qu'elle avait pour eux. Car il n'y a rien de plus terrible que de ne pas connaître l'amour de ses parents. Si elle n'était pas faite pour être présente dans le vie de ses enfants, Aphrodite était douée pour donner son amour, le faire sentir à son entourage. Après tout, elle n'était pas la déesse de l'amour pour rien.

Elle savait aussi être présente pour les autres. A vrai dire, au début de cette rencontre avec Shama, la déesse de l'Amour ne s'imaginait pas qu'elle éprouverait une tel envie de la rassurer. Il faut dire que cette demoiselle avait un tempérament de feu, il n'y avait qu'à voir la première partie de leur conversation pour s'en apercevoir. Même si son air et sa prestance en disait déjà long. Ses cheveux rouges, bien que merveilleusement bien accordé à ses yeux, donnaient un petit air sérieux, méfiante à la demoiselle. En aucun cas, Aphrodite aurait pu dire que Shama n'avait en fait qu'une carapace. Énorme carapace, histoire de se protéger du monde qui l'entourait, ce monde qui l'avait blesser. La déesse savait pour son père. Elle en avait déjà parler avec lui, elle avait déjà évoqué Sahma dans certaine de leurs disputes. La déesse ne s'intéressait à elle, au début, uniquement pour embêter son mari, lui mettre dans les dents qu'il avait eu d'autres relations, que lui non plus n'était pas fidèle, que leur couple ne tenait à rien. Ce qui était vrai. Enfin non, pas rien, mais un pseudo Amour d'Héphaïstos envers la belle déesse. Aphrodite ne souhaitait rien savoir sur cela, elle restait très fermée à lui, ne l'approchant que pour le casser. Il n'avait pourtant pas l'image d'un homme méchant. Bien au contraire. Et si Aphrodite n'avait fait que défendre les dieux dans sa conversation avec Shama, c'est qu'elle n'avait pas supporter que la demi déesse considère son père de la sorte. Il n'était pas réputé comme étant un salop, bien au contraire. Il était certainement un des dieux les plus gentils, lui aussi n'avait pas une histoire évidente. Aphrodite en avait conscience, sauf qu'elle ne l'aimait pas. Elle pouvait juste avoir un peu de compassion pour lui, compassion qu'elle traduisait en disant cela à sa fille.

La déesse était satisfaite de voir que Shama se détendait un peu, que tout le malaise et toute la honte qu'elle contenait se dispersait un peu. Aphrodite n'arrêta cependant pas de l'observer, attentive à ce qu'elle disait, faisait et prête à reprendre un peu ces gestes rassurants. Aphrodite fit une petite blagues sur les dieux et leurs histoires, qui étaient bien trop difficiles à suivre. Il fallait des jours de commérages sur l'Olympe pour être au courant de tout. A condition bien sur que toutes les informations soient justes. Cette petite remarque eut le mérite de décrocher un sourire à Shama, elle en fit donc de même. Aphrodite hocha la tête au mot « compliquées ». Oh oui qu'elles étaient compliquées. La déesse reprit ensuite le cours de leur conversation en lui donnant un conseil. Elle ne savait pas si Shama avait bien saisi ce qu'elle lui avait dit. Peut être s'était elle trop mal exprimée : ce n'est certainement pas parce qu'on est une déesse que l'on a une superbe élocution à chaque fois. D'ailleurs la demi déesse affirma qu'elle allait essayer, même si tout restait un peu flou. Aphrodite sourit. Elle montra son petit doigt pour sceller la promesse dont Shama parlait, prit le sien et le serra.

« C'est une promesse alors. Je reviendrais à ta rencontre alors, je regarderai comment tu te débrouilles Shama. »

En quelques phrases, la déesse venait de lui dire qu'elle poserait un regard plus attentif sur elle. Comme dit précédemment, Aphrodite n'avait pas vraiment compris que Shama souffrait vraiment de sa condition, même en l'observant. Elle était plutôt du genre débrouillarde. Aphrodite faisait une promesse comme cela, sans aboutissant vraiment, elle espérait que cela pouvait encourager la jeune femme. Elle lui sourit d'ailleurs, pour lui faire comprendre. La discussion passa ensuite sur Blaze, ce joli petit affilié de la charmante demoiselle. Aphrodite hocha la tête. Elle voulait vraiment faire comprendre à Shama que ce n'est pas en s’apitoyant sur son sort. Se plaindre, réfléchir, laisser sortir les chose,s être en colère c'était normal, mais était-ce utile de rester coincée sur ces cases ? Est-ce qu'il ne fallait pas sortir un peu de tout cela ? Pour Aphrodite ces questions étaient plus que pertinentes. Peut être pas pour Shama. C'était encore à voir, Aphrodite ne pouvait pas dire. Elle regarda cet instant de complicité en se disant que si Lysis était à côté d'elle, elle serait certainement pareille. Ce petit chat aimait tellement tourner autour de sa maîtresse, l'embêter, la conseiller, l'écouter. Comme le disait Shama, c'était très agréable d'avoir cette présence, mais ce n'était pas tout. Aphrodite la regarda se positionner, elle restait un peu passive, elle écoutait. Elle comprenait où la demoiselle voulait en venir. Elle sourit et regarda le ciel.

« Ah oui, ce n'est pas tout, il faut être honnête. » Aphrodite reposa son regard sur la demoiselle« Et... que souhaites-tu, Shama ? Qu'est-ce que tu recherche ? Quel est ce quelque chose ? »

Aphrodite ne voyait absolument pas d'incompréhension chez Shama : elle ne sentait pas que la demoiselle se sentait gênée par le fait qu'on lui porte de l'intérêt. Peut être n'en n'avait elle pas l’habitude ? En tout cas, la déesse n'analysait pas la situation sous cet angle. Elle continua même à s'intéresser à la demi déesse en lui proposant de lui raconter son vécu. Bien qu'elle la connaisse depuis longtemps, Aphrodite était incapable de dire quelle était l'histoire de la demoiselle. Certain passages de vie, peut être, mais encore. Il y avait tellement de personne qu'elle observait. Cependant, le petit «  si ça peut vous faire plaisir » l'interpella. Elle laissa la demoiselle parler et l'écouta attentivement en la regardant. Aphrodite resta silencieuse, les silences n'étaient pas gênant. Shama avait su tirer un beau discours dont Aphrodite prenait note dans sa petite tête. La déesse de la beauté pouvait paraître bien superflue de ses manières, mais elle savait quand même faire quelques chose. Elle se savait très douée. A la fin de son histoire, Shama fit un petit commentaire qui fit rire Aphrodite.

« Folichon ? Tu vois ton histoire comme cela ? /color] » Elle la regarda avec ses grands yeux « Je ne suis pas en droit de juger ta vie, personne ne l'ait. Sauf toi peut être, mais je trouve que tu es dure avec toi même. Ça n'a pas du être bien facile, mais c'est grâce à elle que tu en es là aujourd'hui. »

Aphrodite lui adressa un beau sourire et s'installa mieux, plus confortablement, se mit en tailleur aux côtés de la demi déesse.

« Merci pour ce récit, tu es assez éloignée de l'image que j'avais de toi, Shama. Bien plus intéressante. Les femmes de ton genre me plaisent : elles sont fortes.  »


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Re: Love and beauty are all we need | Sam 10 Oct 2015, 16:41

Je n'avais jamais rencontré de femme comme elle. Belle, certes, de toute façon aucune femme ne pouvait être aussi belle qu'Aphrodite. Non, je parle plutôt de son tempérament, à la fois doux, tolérant, et ferme. Cela faisait tellement longtemps qu'on ne m'avait pas témoigné une telle attention. Elle avait certains côtés qui me rappelaient un peu... ma mère. Elle était une démone, oui, mais elle s'était toujours montrée différente de l'opinion publique. Elle était douce, dans mon souvenir, et sa cécité, héritée d'un combat féroce contre un sans-cœur, ne l'avait jamais entravée, ni rendue aigrie. J'étais sa petite flamme comme elle me disait, et si elle se montrait toujours gentille et douce envers moi, elle n'avait jamais manqué de me réprimander fermement lorsque je faisais des bêtises. Oui, je retrouvais ce côté-là chez la déesse de l'amour. Était-ce une simple coïncidence, ou bien mon père s'était-il laissé séduire justement à cause de ces détails ? Cette pensée me perturba, c'était la première fois qu'elle me venait à l'esprit. J'avais toujours cru qu'ils s'étaient vraiment aimé l'espace d'une nuit, du moins c'était l'histoire que je m'imaginais en écoutant ma mère me parler de lui. Mais je n'avais jamais songé au faut qu'il ait pu tenter de retrouver une part de sa femme dans son amante d'un soir. La déesse me sourit, me rappelant sa lumineuse présence. J'hochai la tête à ses paroles.

- Oui d'accord. Je vais faire de mon mieux. J'espère que je vous décevrai pas.

C'est vrai, j'en venais à vouloir lui plaire. J'étais déjà flattée qu'elle me trouve autant d'intérêt, alors même que je ne faisais rien de particulier pour attirer son attention. C'était presque embarrassant, et en même, moi qui n'étais pourtant pas du genre à me vanter, j'en ressentais une certaine fierté. Disons que ça redorait mon orgueil. Enfin... je n'étais pas non plus orgueilleuse hein. Bref. Donc la déesse se montrait très sympathique avec moi. Résultat, je me détendais de plus en plus, et Blaze, ravi, pouvait rester prostré à moitié dans le sable chaud en réclamant des caresses à force de ronronnements draconiens. Elle semblait vraiment se préoccuper de moi, de ma vie et de mon ressenti. Elle se montrait presque maternelle, si j'ose dire. Je me doutais que tous les dieux n'agissaient pas comme elle vis-à-vis des demi-dieux, mais je dois avouer que mon opinion changeait progressivement. Après tout, seuls les imbéciles ne changent pas d'avis -et je me passerai de vos commentaires ! Je confessai à Aphrodite que j'avais toujours l'impression qu'il me manquait quelque chose, malgré la présence inestimable de mon dragon. Elle creusa un peu plus en me posant une question qui demandait une réflexion profonde. Je restai un instant silencieuse, la tête inclinée et les yeux rivés au sol. C'était une excellente question : qu'est-ce que je recherchais au juste ?

- Je... je sais pas. Peut-être à combler un vide... Je veux dire Blaze ne peut pas tout faire. Sa présence est inestimable, mais je pense pas que ça suffise. A la disparition de ma mère j'ai perdu ce que j'avais de plus cher...

Parler de ma mère était toujours douloureux. La plupart du temps j'essayais de ne pas penser à elle. Pourtant, depuis 13 ans, pas une seule fois je n'avais cessé de me poser LA question : que lui était-il arrivé ? J'avais imaginé toutes sortes de scénarios. Tuée, capturée et torturée, manipulée... Mais malgré toutes ces horreurs, la plus terrible des possibilités restait le cas où elle m'aurait abandonnée. Je ne voulais pas y croire. Je ne pouvais pas, puisque je la connaissais très bien, et que j'ai toujours été sa petite flamme, son petit trésor, donc elle n'aurait jamais pu faire une chose pareil. Mais le doute est humain (enfin façon de parler) et il restait enfoui quelque part au fond de moi. Et ne pas savoir me rongeait plus que le ferait la vérité, au final. Je n'avais pas eu le temps de comprendre ce qui s'était passé, et puis avec le peu d'informations que m'avait donné la police de l'époque... Enfin.

- Il me manque sans doute quelque chose ou quelqu'un pour combler son absence... Enfin, il faut bien vivre avec.

Je lui offris un sourire un peu maladroit. Je n'avais pas envie de m'éterniser sur le sujet. Blaze émit un petit grondement inquiet. Je répondis avec une caresse en le fixant. Il avait souvent mauvais caractère, se comportait comme un enfant, mais il se préoccupait aussi beaucoup de mon bien-être. C'est fou comme un affilié peut remplir une vie quand vous êtes seul ! Oui, ma vie était devenue plus simple depuis que je l'avais. J'enchaînai sur mon histoire pour satisfaire la curiosité de la déesse. Elle fit un commentaire, une fois mon discours terminer, qui me fit sourire en coin. Ouais, c'est vrai que mon expression était un peu hors contexte.

- Ouais, je sais que j'en suis là uniquement grâce à moi -et un peu à Blaze, aussi. Mais, enfin je ne trouve pas ma vie super passionnante, c'est ça que je veux dire. Je manque sans doute de recul, mais... Je n'ai rien fait d'extraordinaire. Je ne suis qu'une mercenaire et serveuse à mi-temps pour arrondir les fins de mois... Bon j'avoue que dit comme ça c'est pas commun, j'ajoutai avec un petit rire conciliant.

Blaze se roula sur le dos, les pattes en l'air et les ailes étendues sur les côtés, demandant d'avantage de grattouilles. Je glissai une main sur ses écailles dorées, solides et à l'épreuve du feu. Elles étaient chaudes, à cause du soleil. De toute façon il était toujours chaud, il crachait du feu après tout. Son plus grand complexe c'était sa taille... il avait presque cessé de grandir depuis notre lien. La remarque d'Aphrodite me tira de ma contemplation. Je tournai la tête vers elle sans cesser de caresser mon dragon.

- Ah ? Et vous me pensiez comment ? Si je puis me permettre...

Néanmoins j'étais flattée. Je savais que j'étais forte, que j'étais une femme forte. Après tout, j'étais la première à me jeter tête baissée dans une bagarre, dans un combat, dans une baston générale, enfin tout ce qui ressemblait de près ou de loin à des foutages de poings dans la gueule. Mais j'avais compris le sous-entendu derrière. Que j'étais une femme à l'épreuve de la vie. Certes, ce n'est pas tout le monde qui survit 3 ans dans la rue en étant adolescent, avant de débarquer sur une île magique et de terminer mercenaire. Avec une paire d'épées magiques en prime. Effectivement, vu comma ça, c'était assez original.




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