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 Love and beauty are all we need

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Shama E. S. Dragonfire
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J'ai traversé le portail depuis le : 21/05/2013 et on me connaît sous le nom de : Shama, Sham'. Mon nom est : Shama Ember Scarlet Dragonfire. Actuellement je suis : Bi et libre comme l'air. Il paraît que je ressemble à : Erza Scarlet de Fairy Tail (in RP) ~ Michelle Rodriguez (IRL). et à ce propos, j'aimerais remercier : Kuru pour le vava et Cali pour la signa ♥
Love and beauty are all we need | Dim 19 Oct 2014, 15:47

Bronzer ?

Blaze me regarda comme s'il m'était poussé une seconde tête. Je jetai un œil dans la glace, juste au cas où. Puis je croisai les bras. Le dragon doré sauta agilement sur le sol et gambada jusqu'à moi en battant à moitié des ailes, manquant de renverser la table basse au passage. Je soupirai. Mais quel balourd celui-là ! Je remets le meuble en place avant de me retrouver nez-à-museau avec lui.

Bronzer ?
- Euh, ça fait la deuxième fois que tu le répètes.
C'est juste que… je vois pas l'intérêt.

Je soupirai une seconde fois. Mon affilié, je l'adorais. Je m'occupais bien de lui, je l'empêchais de faire des bêtises, je les réparais quand ça arrivait quand même… Mais franchement, il manquant un peu d'esprit. Percevant ma pensée peu flatteuse, il rentra la tête dans les épaules en grondant.

- L'intérêt, c'est de profiter du soleil quand il fait beau ! Marcher sous un ciel bleu, respirer le grand air ! Et puis, ça te fera faire un peu d'exercice. Je trouve que tu te laisses trop aller aux cochonneries en ce moment.

Blaze protesta, n'aimant pas l'insinuation qu'il fut gros, et se mit à siffler d'indignation. Je le pris soudainement dans mes bras, coupant court à sa mauvaise humeur, et lui fit des gros poutous. D'abord réticent, il se laissa aller à mes caresses, surtout lorsque je lui grattai sous le menton. Il en ronronna presque de plaisir. Je l'avais un peu délaissé ces derniers temps, entre les quêtes et le boulot à mi-temps. Cette sortie, c'était aussi pour me détendre et passer plus de temps avec lui. C'est pourquoi je lui avais proposé d'aller par les airs à la Mer de Nuages, en mentionnant le fait que je ressentais l'envie de bronzer. Il avait un peu bugé sur ce mot.

- Aller, je dois préparer les affaires, petit monstre. Tu viens m'aider ?

Blaze sauta sur ses pattes (j'étais en train de lui frotter le ventre) et fonça vers la cuisine. Je le vis revenir à fond la caisse avec un grand sac dans la gueule. Je secouai la tête de droite à gauche en souriant. Je fis donc une liste à voix haute de ce dont nous avions besoin pour cet après-midi et mon brave petit dragon  fit des allers-retours dans tout l'appart' pour aller les chercher. Je protestai lorsqu'il voulut aller prendre mon maillot de bain. Nan mais, il était peut-être mon affilié, mais y'avait des limites, à fourrer son museau dans mes souvêt' (oui parce que j'y rangeais aussi mon maillot). En une demi-heure, nous étions fin prêts.

- Aller Blaze, on y go !

Je fermai la fenêtre (depuis qu'une déesse était passée par là, je la fermai toujours en sortant) et sortis de l'appartement, Blaze sur mes talons, en portant le sac à pique-nique dans la main droite. Cet après-midi promettait d'être passionnante ! Enfin reposante surtout. Pour une fois que j'allais pouvoir de ne rien foutre, affalée au soleil, sans risque d'averse… le rêeeeve. Arrivée au pied de l'immeuble, je saluai la gardienne qui passait le balai dans le hall et déployai mes ailes. Vous n'espériez quand même pas que je fasse tout le chemin à pied quand même ? On appelait pas la Mer des Nuages "le bout du monde" pour rien ! Blaze s'envola à son tour, poussant des cris de joie. Sa soudaine activité fit fuir la moitié des oiseaux de la ville au passage.

Il nous fallut un certain temps et pas mal d'efforts pour arriver à bon port. Blaze manqua me faire tomber en se prenant le sac dans la  gueule suite à une mauvaise manœuvre. C'est qu'il fallait que je vole avec un truc de plusieurs kilos dans les mains moi ! M'enfin. J'aperçus la plage de sable fin, avec l'étendue de nuages au-delà. Je retins mon souffle un instant, touchée par la beauté du paysage. Je ne regrettais absolument pas ma décision. Je me posai gracieusement sur le sol et repliai mes ailes. Enfin, les fis disparaître, j'entends. C'est drôlement pratique, je vous assure. Je sortis ensuite une natte en paille tissée de mon sac et l'étendit sur le sable tiède. Je me déshabillai… pour me retrouver en maillot. (vous êtes deçu, hein ? Je l'avais enfilé avant de partir !) Et je m'étendis là, lunettes de soleil sur le nez, cheveux rouges détachés.

En fait, je saisis pourquoi mon affilié ne trouvait pas très logique que je veuille bronzer. J'avais déjà la peau mate de nature. Enfin… je devais vraiment avoir l'air d'une bimbo comme ça. Mais je m'en foutais, j'étais biiiieeeen. Je sentis blaze se rouler en boule à côté de moi pour profiter lui aussi d'un bain de soleil. C'est bien connu que les reptiles en raffolent. Avec la chaleur accueillante du soleil, et la brise rafraîchissante qui soufflait doucement, je me sentis vite sombrer dans la somnolence. Aussi, je ne remarquai pas tout de suite que je n'étais plus toute seule.




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Re: Love and beauty are all we need | Dim 26 Oct 2014, 22:22


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C
omme toutes les semaines, Aphrodite trouvait un moment dans son emplois du temps à consacré à ses petits gens. Discuter, échanger, planifier. Aphrodite n'était pas une maîtresse de maison si exigeante qu'on pourrait le croire. Certes, depuis toujours, cette charmante dame ne cesse de faire des caprices, a ses petites habitudes et aime que l'on prenne soin d'elle. Mais elle reste très respectueuse des personnes qu'elle emplois, les traitant comme des être humains, acceptant des erreurs – du moment que ce n'était pas trop grave – et n'hésitait pas à converser avec eux intimement. C'était donc en tout habitude qu'Aphrodite se languissait sur son lit, caressant son affiliée délicatement tout en conversant avec quelques unes de ses servantes, ses domestiques les plus proches. Cela était un moyen comme un autre de faire connaissance, de mettre à jour son côté gentil et délicat et s'assurer aussi que ces demoiselles n'étaient en manque de rien. Aphrodite veillait personnellement au bonheur et au bien-être de ses employées – du moment qu'elle obtenait toujours tous les services qu'elle ordonnait. On pouvait dire qu'Aphrodite était donc une femme bienveillante, il suffisait d'être compris dans les êtres auxquels elle portait de l’attention. La était plutôt le problème : il est beaucoup plus simple de lui porter de l'attention plutôt qu'elle ne vous en porte. Femme pleine de préjugées et d’à priori, la plus part du temps, si elle daigne à vous observer, c'est parce que vous êtes quelqu'un de beau. D'ailleurs, au passage, tous ses domestiques sont choisis sous le critère de l'esthétique avant même d'être compétant. Aphrodite se propose de les aider en les formant, leur donnant un toit et des taches à accomplir. Car, lorsque l'on détient la beauté, la vie est déjà à moitié réussi : cela permet d'être bien dans sa peau, dans sa tête et donc d'accomplir des miracles. La beauté permet d'avoir confiance en soi, et, vous l'aurez devinez, Aphrodite qui représentait de tout son être ce qu'il y avait de plus beau en cette terre détenait une grande confiance en soi – ou un ego surdimensionné, comme vous voulez. Elle n'avait pas peur de faire sa petite loi, de s'imposer. Elle savait ce qu'elle voulait, ce qu'elle faisait et où elle allait. Aphrodite était simplement sûre d'elle-même, prête à se battre pour ses convictions et donc à embêter son monde à sa manière.

C'est de cette manière que notre déesse a pu négocier avec les autres dieux une résidence. Aphrodite avait beau être mariée, elle vivait seule, gérait ses affaires et ses domestiques seules. Enfin, Arès était sûrement le seul à souhaiter mettre sa graine dans ses méthodes d'organisation et à lui proposer de redresser ce personnel qu'il trouvait trop mal formé. En même temps, guerrier qu'il était, il n'était pas du genre à rigoler. Aphrodite souhaitait que l’ambiance dans sa maisonnée soit la meilleure possible alors elle se contentait d'écouter les conseilles de son dieu préféré en lui promettant de remédier à cela. Après tout, il n'était pas chez elle continuellement – même si elle aspirait à partager sa vie avec lui... Tout cela à cause de quoi ? Une bague. Celle qu'elle « portait » au doigt et qui symbolisait son mariage avec Héphaïstos. Après des siècles de mariage, Aphrodite ne pouvait pas dire qu'elle connaissait son mari. Elle acceptait quelques cadeaux, échangeait quelque peut avec lui – mais vraiment le stricte minimum – et vivait très loin de lui. Elle ne voulait pas qu'il la touche, qu'il la connaisse vraiment, qu'il l'approche de trop près. Elle en avait peur – et pas uniquement à cause de son physique (même si vous vous doutez bien que c'était une des principales raisons pour lesquelles elle ne voulait être marée à lui). Aphrodite aimait quelqu'un d'autre. Un autre dieu. Arès. Mais là n'était pas la question. Cela faisait déjà deux heures que la déesse flânait sur son lit en se divertissant ou s'intriguant des histoires qu'elle écoutait. Ses jambes commençaient à se rouiller de rester immobile. Notre déesse proposa donc à tout son beau monde de sortir un peu, histoire de  profiter du superbe soleil et... Pourquoi ne pas bronzer ? L'idée était apparue dans sa tête en un clic. Aussitôt proposée, la petite bande se prépara et se dirigea vers la mer de nuage. Le lieu n'avait pas été choisi par la déesse, elle n'avait pas vraiment d'idée – et voulait changer de ses petites habitudes.

Arrivant sur le lieu choisi, les protagonistes marchèrent un petit moment. L'air était agréable, le vent était doux et chaud. On aurait dit qu'il transportait avec lui toute la chaleur et la bienfaisance du soleil. Heureusement que notre déesse n'était pas une femme bien occupée, qu'elle pouvait se permettre de mener une vie de rêverie et de légèreté. Aphrodite n'était pas douée pour s’inquiéter. Le travail, les devoirs, cela ne la touchait jamais vraiment : elle faisait tout avec plaisir. Pourquoi se plier en deux pour des devoirs ? Pas la peine, ce n'est pas comme cela qu'on faisait bien les choses... Une ballade, il n'y avait rien de mieux pour se libérer, penser à  autre chose. C'était ce qu'Aphrodite recherchait en cette belle journée, bien qu'on ne puisse pas dire qu'elle soit stressée. Elle avait envie d'être en extérieur, tranquille avec ses petits gens. Mais... Il y avait un peu de monde ici, à croire que cette journée était idéale pour bronzer... Ce n'était pas grave, les jeunes femmes allaient bien trouvé un endroit tranquille. Continuant d'avancé, Aphrodite ne pu s'empêcher de laisser traîner son regard sur une jeune femme aux cheveux rouges. En se rapprochant, la déesse cru reconnaître un visage familier. Et elle n'avait pas tord. Aphrodite était le genre de femme qui savait reconnaître les personnes qu'elle avait rencontré ou/et aperçu... Surtout que cette personne n'était pas si inconnue.

En grande pimbêche, Aphrodite ne pu résister à l'envie d'aller parler à cette jeune femme. Elle laissa donc ses domestiques partir devant et s'approcha de la demoiselle discrètement, lunette de soleil sur le nez. Une fois proche d'elle, tout en continuant de se rapprocher, elle commença :

« Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu...  » murmura-t-elle.

Pourquoi faire tout cela ? Et bien Shama, si Aphrodite se souvenait bien, était l'enfant d'Héphaïstos et, dans d'autres termes sa demi fille non ? Non il ne fallait pas penser cela.... Aphrodite continua sur sa lancée, n'hésitant pas à déranger la jeune femme :

« Oh ! Shama, je suppose ? » dit-elle suffisamment fort pour surprendre la demoiselle.

Aphrodite fit une pause, laissant ses yeux s'attarder sur le corps de la jeune fille, l'observant hautainement de haut en bas.

« On sent la future créature de charme ~ ! » commenta-t-elle. « Je n'imaginais pas te trouver ici... tu es vraiment différente de ton père. »
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Re: Love and beauty are all we need | Mar 11 Nov 2014, 19:58

Il faisait chaud, il faisait beau, et il faisait sommeil aussi. Je voguais tranquillement sur la frontière de l'éveil et du monde des rêves, en songeant curieusement à ma condition. Je veux dire, celle d'être la fille d'une divinité. Ce que ça me fait ? Rien du tout. Enfin si, c'est vrai que c'était classe, le genre de truc que vous pouviez dire à vos camarades de classe « ouais bah mon père c'est un Dieu, hin ! » Sauf que voilà, être un sang-mêlé, ce n'était pas vraiment très bien vu sur l'île. Je ne sais pas pourquoi. Enfin si, sans doute parce qu'ils sont racistes des sang-mêlés. Et méprisants. Et chieurs aussi pour certains. Enfin, les pauvres, il y avait quand même beaucoup de sang-mêlés sur cette île. Et, connaissant la fidélité et la frivolité des divinités, beaucoup de demi-dieux également. Enfin pour autant que je sache, je n'ai jamais vraiment sympathisé avec l'un d'entre eux. Pourtant, c'est curieux, mais quand j'y pense, on avait des liens du sang... Moi qui m'étais toujours senti seule, ça faisait bizarre de penser à ça. Enfin... on peut avoir une famille et être aussi parfaitement ignoré. Voir méconnu. J'essayai un instant de me remémorer son visage (mon père). Les traits coupés au couteau, un air bourru... pas très gracieux, difficile à croire que j'étais son rejeton. Un homme qui, dans mes songes les plus fous, s'occupait de moi comme un parent le devrait.

Mes pensées dérivèrent d'avantage vers le sommeil profond. J'étais à deux doigts de m'endormir. Des images se présentaient sous mes paupières fermées, pour disparaître aussitôt. Je me sentais flotter sur un petit nuage. Ou... sur une barque ? Avec un rameur rien que pour moi. Un super beau rameur vachement bien roulé. J'en aurais presque bavé. Quand vous êtes abruti de chaleur, confortablement installé sur une natte, au calme, avec le silence complet, excepté tous les petits bruits naturels bien sûr, et que vous commencez à fantasmer sur tel ou tel sujet... vous ne vous attendez pas du tout à ce que votre dit sujet de fantasme se mette à parler d'une voix féminine. Donc vous imaginez bien que quand je vis ce rameur -enfin son double apparu subitement juste devant moi- me parler comme s'il était un trans... Bah ça me fit un drôle d'effet.

J'ouvris un œil pour voir qui m'avait interpellé. Je vis des jambes parfaitement épilées. Donc je n'avais rêvé qu'à moitié, c'était bien une femme. J'ouvris l'autre œil et levai les yeux pour observer celle qui m'avait fait flippé dans mon sommeil. Que, finalement, je pardonnais. De tout. Parce que, la vache, elle était super belle ! Je clignai des paupières plusieurs fois, presque éblouie par une telle apparition, et puis pour vérifier que ce n'était pas une hallucination. Ni un mirage. Même si on n'était pas sensé être en plein désert. Je baissai mes lunettes de soleil sur mon nez pour et la fixai, stupéfiée. Dans mon état, vous comprenez que mon cerveau mit quelques instants à enregistrer la signification de ses paroles. Mais il y parvint, et au bout d'un cheminement de réflexion particulièrement ardu, je fronçai les sourcils.

- Euh... oui, c'est moi, mais... on se connaît ? Nan, parce que je m'en souviendrais quand même.

Oui, je ne pense pas que j'oublierais si facilement une telle apparition. Je me redressai sur les coudes, inclinant mon chapeau vers l'arrière (oui je l'avais pas dit mais j'avais un chapeau style de paille, pour pas attraper d'insolation) histoire de mieux voir cette personne. Elle avait de longs cheveux bruns – comme le chocolat mais ils ne fondaient pas au soleil- et des yeux verts comme le joyau, là, l'émeraude, sauf qu'ils étaient organiques eux. Oui, bon, j'avais du mal à faire la part des choses, mais c'est pas souvent qu'une femme sublime vous tombe sous le nez alors que vous dormez à moitié sous le soleil de 14h. Donc voilà, j'avais une excuse. Je sentis plsu que je ne vis son regard scrutateur. Je plissai un œil, pas très sûre de la marche à suivre, mais elle me prit de court avec son compliment.

- Euh, merci, répondis-je le rose aux joues, flattée, et un peu embarrassée par ma fascination passagère.

Voilà qu'elle s'interrogeait sur ma présence ici, de plus en plus bizarre. Comment pouvait-elle savoir ou ne pas savoir où je me trouvais ? Comment pouvait-elle s'attendre ou non à me croiser à tel ou tel endroit de l'île ? IL y avait un truc qui m'échappait, là. Parce que j'étais absolument certaine de ne l'avoir jamais rencontré. A moins qu'elle ne m'ait observé de lui, confondue dans la populace de la foule -ce qui me paraissait tout aussi improbable que d'avoir pu oublié son visage- je ne voyais pas comment elle avait pu me reconnaître. Et puis, d'où elle connaissait mon prénom ? Et puis, merde, pourquoi elle me donnait l'impression de bien me connaître ? Je me redressai lentement en la fixant.

- Excusez-moi, mais d'où vous me connaissez ? Vous savez comment je m'appelle, et visiblement vous savez aussi quels endroits je fréquente. Ouais, c'est rare que je vienne ici. Et puis, c'est pas toujours ce que j'ai entendu, ma mère me disait souvent que j'avais son sale caract...

Je reculai subitement la tête, frappée par sa dernière phrase (dont le sens avait mit un certain temps à traverser la gelée de mes neurones). Attendez... elle avait dit quoi là ? Je rêvais ou quoi ? Blaze dut sentir ma stupéfaction car il sortit avec peine de son sommeil. Il redressa sa tête écailleuse et me fixa, se demandant pourquoi je faisais une telle tête. Puis il s'aperçut que je fixais quelqu'un et tourna la tête vers mon interlocutrice. Et resta gueule bée. Comme quoi, oui, cette femme sublimait même les affiliés.

- Euh, wait là... vous avez dis quoi ? Vous connaissez mon père ? Vous savez qui il est ? Mais vous êtes qui ?

J'avais la désagréable impression qu'un détail m'échappait. Vous savez, comme une pièce manquante du puzzle que vous n'arrivez pas à retrouver parce que c'est trop le bordel dans votre chambre. Bah vous transposez ça dans ma tête et c'était exactement pareil. Je ne comprenais rien. Vraiment. Et pourtant, quelque chose me disait que la solution du problème était toute simple. C'était frustrant.




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Re: Love and beauty are all we need | Jeu 20 Nov 2014, 17:17


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P
our prendre du bon temps, Aphrodite était une des meilleures, pour ne pas dire la meilleure. Elle savait comment prendre soin d'elle, le faisait depuis toute petite et était toujours accompagnée. Si ce n'était pas ses domestiques, avec qui elle entretenait une relation plus qu'amicale, elle trouvait toujours quelqu'un avec qui se prélasser et profiter des bien-êtres de la vie. Parce qu'évidement, c'est mieux de sortir accompagner. Lorsque l'on suivait les programmes de la déesse, on se rendait aisément compte qu'elle n'était seule que très rarement – souvent lorsqu'elle s'abandonnait à ses fonctions, mais sinon... Préférant la compagnie, elle arrangeait toujours pour avoir un interlocuteur. Ne vous avais-je point dit qu'elle était assez bavarde ? Même si tout dépendait de la personne avec qui elle se trouvait, Aphrodite n'était pas gênée par la discussion, elle avait toujours un petit sujet en poche. Ayant toujours été aimé, elle n'avait pas de difficultés à trouver un ou une intéressée. Aujourd'hui, elle avait décider de profiter du beau temps pour aller bronzer en compagnie de sa panoplie de domestiques.

Être une déesse ou un dieu pouvait avoir de grands avantages comme de grands inconvénients, et, en un jour comme celui-ci, on pouvait dire de grands avantages. La déesse de l'Amour ne se plaignait pas trop de sa condition. Elle était plutôt heureuse de pourvoir faire ce qu'elle souhaitait quand bon lui semblait. Elle n'avait pas trop de contrainte au niveau de sa liberté d'action, son mariage était à présent loin d'elle. Même si on ne pouvait pas encore dire que c'était de l'histoire ancienne. Cela ne le serait jamais vraiment car ce lien était voué à perdurer éternellement. Sauf si elle trouvait une solution. Madame y pensait, car tout était encore d'actualité.. Arès était toujours aussi amusant de revenir dessus. A croire qu'il ne s'en lasserait jamais. Enfin, il n'était nullement le temps de penser à tout cela. Cette journée était entièrement consacrée à sa petite famille quotidienne. Aphrodite aimait prendre soin de son personnel, surtout lorsqu'ils accomplissaient leurs  missions avec succès. Disons qu'elle savait leur rendre. Mais elle n'en restait pas moins des plus exigeante. Beaucoup pourrait vous le dire : sa maison est absolument parfaite – sauf quand Arès décide d'y mettre son grain de sel. Pour obtenir une résultat pareil, elle distribuait souvent à ses employés des tâches ignobles, taches que notre déesse ne pouvait faire en vu de son statut. Il ne fallait pas abusé, elle n'était pas faite pour les affaires domestiques. Rares étaient les fois où elle s'abandonnait à la cuisine, car de toutes manières, ce n'était pas ce qu'on lui avait enseigné. D'ailleurs, on ne lui avait jamais enseigné quelque chose de ce genre, à croire qu'elle n'était décidément pas vouée au mariage. Héra et Zeus en avaient décidé autrement certes, mais ce n'était pas cela qui allait faire changer notre petite déesse.

Alors que Aphrodite se mit à la recherche d'un petit espace bien tranquille et offrant une superbe vu,  elle tombait sur une personne qu'elle connaissait. Connaître était peut être un grand mot. Disons que même si madame ne s'intéressait pas à la vie de son mari – ou que très peu et secrètement – elle savait qu'il avait eu quelques aventures et donc quelques enfants. La charmante Shama en faisait partie. Étonnant non ? Qui aurait cru qu'un dieu aussi laid qu'Héphaïstos puisse avoir une fille aussi mignonne que Shama. Aphrodite l'avait toujours trouvé chou et c'était la seule et unique raison qui la poussait à l’observer de temps à autre. Mais que l'on s'entende : notre déesse ne l'avait jamais rencontré, elle ne savait pas quel était les endroit que la demoiselle fréquentait, elle ne la connaissait aucunement personnellement. Et cela n'était pas vraiment destiné à changer... Même si la déesse n'avait pas pu résister à l'envie de taquiner la fille d'Héphaïstos. Pour embêter les autres, Aphrodite était tout de même assez douée, elle n'avait pas hésité à sortir la demoiselle de son sommeil pour lui faire des remarques à la con. Comment ça, ce n'était pas idéale comme approche ? Évidement si, tout était tourné subtilement pour que la demoiselle se sente assez mal à l'aise dans cette situation. La présence même de la déesse devait déjà imposé quelque chose. Alors si en plus Aphrodite s'amusait à la complimenté et à glisser dans son esprit quelques questions... La première : mais qui était donc cette inconnue qui connaissait son prénom ? Aphrodite esquissa un sourire amusé. Oui, il est vrai que la demoiselle s'en souviendrait  si elle avait vu la belle Aphrodite, mais malheureusement, la déesse de la Beauté ne c'était jamais montrée. Esquivant la question, elle complimenta cette jeune femme qu'elle trouvait pleine de charme – et apprécia évidement quand celle-ci l'observa. Shama rougit en acceptant ce compliment – encore heureux, il fallait qu'elle en profite ce n'était pas  tous les jours qu'Aphrodite était de bonne humeur et allait vers les mortels ou les habitants de l'île pour faire la conversation. La déesse avait toujours la même expression sur le visage, assez légère, un joli sourire avec une once de mystère. Aphrodite adorait le mystère, elle allait donc prendre tout son temps pour « jouer » avec cette chère Shama. Qui sait, peut être pouvait-elle être plus intéressante que son mari ? Elle l'écoute reposer les  mêmes question, commençant même à déballer quelques habitudes. Oui il était rare qu'elle vienne ici. Aphrodite aussi, mais elle pouvait observer cet endroit du haut du Mont Olympe et n'avait jamais vu cette chevelure rouge – assez marquante – précédemment. Évidement la dernière partie de la phrase de la déesse mit un peu plus de temps à être assimilée par la jeune fille. Et oui, elle parlait bien de ce vieil Héphaïstos, ce fameux dieu du Feu. Les choses commençaient donc à devenir intéressantes. Jouant de la situation, la déesse fit patienter Shama :

« Cela fait beaucoup de questions d'un coup. »affirma la déesse sur un ton des plus clames.  « Je peux prendre place à tes côtés ? Je pense que l'on sera mieux pour discuter, si tu veux toujours avoir les réponses à tes questions évidement.  »

Ce n'était pas vraiment une question, mais plus une annonce. Une annonce qui disait qu'elle en avait marre d'être debout à voir cette demoiselle profiter d'une place sur le sable chaud. Elle posa donc son postérieur dans le sable, corps tourné en direction du soleil pour commencer son bronzage. Même si elle ne restait pas longtemps ici, elle pouvait commencer son bronzage. Après tout, elle était là pour ça non ? Elle tourna la tête vers l’affilé de la demi-déesse, ayant sentit une autre paire d’œil se poser sur son corps. Ah, ce qu'elle aimait être observée, cette Aphrodite.

« C'est ton affilié, n'est-ce pas ? » Elle adressa un sourire à l'animal « Par contre, j'ai dû oublié son prénom...  »

Aphrodite avait dit cela sur un ton presque désolé, contrarié. Ce n'était pas vraiment son genre de prendre la mémoire, mais ce petit nom ne revenait pas. Elle se retourna donc vers la jeune fille :

« Que disait-on... ? » Aphrodite marqua une pause le temps de réfléchir : « Ah oui, comment je connais ton père hm ? Qui ne connaît pas le dieu du Feu et des Forges ? Tout bon sanctuariens devrait connaître leurs dieux, non ? » Elle rigola légèrement  « Enfin, pour ma part, disons que je le connaît un peu plus personnellement puisqu'il est – malheureusement – mon époux. »

Oui, c'était cela, donnons les informations au compte goûte, faisons la réfléchir cette enfant... Aphrodite était persuadée que Shama était une fille intelligente.
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Re: Love and beauty are all we need | Dim 23 Nov 2014, 11:05

Je n'ai jamais été très forte en devinette, l'esprit, la réflexion, tout ça, c'était pas vraiment mon truc. Moi je préférais l'action, les bonnes bagarres, celles qui vous permettent de vous défouler et de montrer que les femmes sont tout aussi redoutables... Bref, je m'égare. Je disais donc que j'avais beau ne pas avoir l'esprit particulièrement aiguisé, je sentais tout de même certaines choses. Et j'avais la désagréable impression que cette femme, qui semblait me connaître, se payait ma tête. Sur quoi, je ne savais pas, mais je détestais qu'on se paie ma tête. J'étais susceptible et j'avais le sang chaud, comme mon père quoi, donc forcément... Je fixai l’apparition d'un air méfiant. A quoi jouait-elle ? Son sourire, à la suite de ma question concernant son identité, ne m'échappa nullement. La sensation que quelque chose d'énorme m'échappait me reprit. Et le pire, c'est qu'elle décida de ne pas répondre, mettant ma patience à rude épreuve -oui, j'ai un peu de patience tout de même. Je n'aimais pas qu'on me fasse attendre, c'était très pénible. Ouais, j'avais mauvais caractère, et alors ? Personne n'est parfait, même les dieux -surtout les dieux selon moi, m'enfin bon. Plutôt que de me renseigner, elle préféra s'installer.

- Ouais, je vous en prie, faites comme chez vous, dis-je avec une pointe de mauvaise humeur.

Néanmoins, oui, j'avais vraiment envie de réponse, là tout de suite, alors j'allais certainement pas l'empêcher de s’asseoir dans le sable à côté de moi. De l'autre côté, Blaze commençait à se remettre et me regardait de ses grands yeux dorés. Ah, je connaissais ce regard. En général, ça voulait dire « y'a un truc là, je le sens, fais gaffe ». Je caressai sa tête écailleuse pour le réconforter un peu. Et voilà que la femme s'intéressa à lui. Mon dragon posa ses yeux reptiliens sur l'inconnue, la détaillant tout autant que je l'avais fait un peu plus tôt.

- Ouais, c'est mon affilié. Il s'appelle Blaze, rajoutai-je en lui lançant un regard en coin.

Pourquoi avais-je l'impression qu'elle n'était pas tout à fait sincère ? Je n'aimais pas que l'on joue avec moi. Enfin, je n'avais aucune preuve de ce que je pensais, donc valait mieux faire comme si de rien n'était. Pis si j'avais un bon instinct, la plupart du temps, mes impressions pouvaient se trouver faussées. Ce qui, vu mon impulsivité, m'avait déjà embourbée dans des quiproquo monstres. Mais que voulez-vous, certaines choses ne changeront jamais. Je n'étais pas fille de démone pour rien. Quand j'y pense, démone plus fille d'Héphaïstos, c'était vraiment un mélange... brûlant. Pas étonnant que je fasse preuve d'un tel goût pour les bagarres. Enfin, je savais pas si mon père aimait les bagarres. En vrai, je ne savais rien de lui. C'était vraiment frustrant. Un père était sensé vous éduquer, vous protéger, jouer avec vous, vous consoler quand vous aviez un gros chagrin. Moi, je n'avais jamais eu ça. Et pour ça, j'en voulais beaucoup aux dieux avec leurs stupides règles à la con. Ok, je me calme.

L'étrangère prit son temps avant de revenir à notre sujet de discussion, si je puis appeler ça comme ça. Qui ne connaît pas Héphaïstos ? Bah, je pouvais comprendre que tout le monde connaissait tous les dieux. Mais quasiment personne ne savait que j'étais la fille d'Héphaïstos. Ils se comptaient sur les doigts d'une main. Les sang-mêlés étaient souvent méprisés, ici, sur cette île, et les demi-divinité en particulier. Et puis, je ne pouvais pas dire que j'étais particulièrement fière d'être la fille d'un dieu. En plus ça se trouve les gens ne me croiraient pas si je révélais l'identité de mon paternel. Le dieu le plus laid, avoir une fille aussi bien foutue ? Haha. Alors je ne parlais jamais de mes liens familiaux. Tout le monde pensait que j'étais juste une démone pure et dure, et ça me convenait parfaitement. Je n'étais pas du genre à m'afficher, à me vanter de mon ascendance. J'aurais bien voulu lui balancer tout ça à la figure, mais elle poursuivit, après avoir ri un peu. Je voyais pas ce qu'il y avait de drôle moi. La suite me permit de le saisir. Un éléphant rose volant ne m'aurait pas fait meilleur effet.

J'ouvris la bouche pour répondre, mais la refermai aussitôt. Whaaaat ? La femme d'Hépahaïstos ? C'était une déesse ? La femme de... mon père ? Donc elle était aussi...

- Vous êtes ma belle mère ? Avançai-je sans réfléchir.

Je vous l'ai déjà dit, il me semble. J'étais assez impulsive, et je parlais souvent sans réfléchir, de façon spontanée, ce que je pensais et ce qui me passait par la tête. Là, ç'avait été plus fort que moi. Il avait fallu que je le sorte, sans me dire que ça pouvait être un peu péjoratif pour la concernée. Voilà que les pièces du puzzle s'assemblaient toutes seules à présent. Je la regardais avec des yeux grands comme des soucoupes.

- Vous êtes Aphrodite ? Mais... pourquoi vous vous intéressez à moi alors ?

C'est vrai, pourquoi ? Elle devrait me détester, j'étais issue d'un adultère après tout. Enfin... elle en avait fait tout autant, d'un autre côté. Et de ce que j'avais compris de mes recherches à la bibliothèque -oui, il m'arrivait de m'instruire de temps en temps, même sur la mythologie- elle n'avait jamais apprécié son mari. Qui, si je me souvenais bien, était aussi son frère... purée, la généalogie des dieux était vraiment compliquée et bourrée d'inceste.

- Depuis quand vous... m'observez ?

J'avais failli dire « espionnez » mais je m'étais reprise in extremis. Je n'aimais peut-être pas beaucoup les divinités, mais je n'étais pas non plus stupide. Ni suicidaire. Je n'avais pas envie de me prendre une raclée parce que je l'avais vexée. Blaze déplia ses membres pour trottiner et s'arrêta devant moi, en observant la déesse. Putain, si quelqu'un m'avait dis qu'un jour la divinité de la beauté et de l'amour s'intéresserait à moi, je lui aurais bien ri au nez. Comme quoi, la vie réserve des surprises, et de taille.




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Re: Love and beauty are all we need | Lun 08 Déc 2014, 00:00


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e n'était pas dans les habitudes de la grande déesse de la Beauté que de donner aisément les réponses aux questions qu'on lui posait. Surtout quand elle avait affaire à une jolie jeune femme dotée d'une grande intelligence, elle en était certaine. Mais ce petit jeu de devinette ne plaisait pas forcément, même pratiquement jamais... Les habitants de cette île étaient si susceptible, il n'aimaient pas être jouer... Alors qu'ils étaient si facilement pris dans le jeu de la déesse. Le sourire amusé de la déesse restait bien installé sur ses lèvres, il ne la quittait pas et ne serait pas près de se métamorphoser en je ne sais quelle moue. Pourquoi ? La raison était simple : c'était bine trop marrant d'embêter son monde, et si facile. Était-ce le fait d'être en couple avec un dieu de la guerre aussi énervant quotidiennement qui lui donnait de mauvaises habitudes ? Non, Aphrodite avait toujours aimer embêter son monde, depuis qu'elle est toute petite. Elle ne le faisait évidement point comme Arès, préférant être plus légère : c'était juste pour s'amuser, rire. En regardant la tête de la petite fille d'Héphaïstos, la déesse de l'Amour se dit qu'elle avait évidement bien fait son coup : comme tous les autres, elle avait pris cette histoire de devinette au pied de la lettre. Enfin, elle avait marché dans le sens de la déesse, donc elle ne se plaindrait point de cela. Mais cette mauvaise humeur, quant à elle, elle n'était  pas très appréciable : pourquoi avoir une telle réaction ? Pourquoi ne pas tout prendre à la rigolade ? C'était ennuyant. Enfin, il ne fallait pas partir aussi vite, c'était mal polie non ? Surtout que la demoiselle venait d'accepter que la déesse s'installe à côté d'elle. A quoi bon rester debout, Aphrodite n'avait besoin de telles positions pour poser sa puissance. Rappelez vous le regard émerveillé de Shama lorsqu'elle était arrivée : et oui, sa beauté, c'était son arme principale ! Une arme qui pouvait soumettre n'importe qui au bon désir de celle qui la détenait. Il ne fallait pas se fier à ce joli minois, Aphrodite n'était pas si différentes des autres dieux... Si ce n'est sa sensibilité. N'était-ce pas ce qui l'amenait ici ? Tout en s'installant, elle remercia la demoiselle :  

« Merci. » lui dit-elle simplement, ni quittant pas ce sourire.  

Maintenant les choses allaient pouvoir commence, vous allez dire. Et bien non, parce qu'Aphrodite aimait VRAIMENT tourner autour du pot. Et puisqu'elle savait que Shama avait plein de questions – d'ailleurs elle les avait quasiment toutes posées – et qu'elle était en attente de réponse, la déesse ne  trouva rien de plus amusant que de la faire attendre, encore. L’affilié de la demoiselle était assez original, Aphrodite se l'était dit lorsqu'elle l'avait vu pour la toute première fois.... Il y a déjà de cela un moment. Donc voilà, elle avait trouvé une petite diversion pour la faire patienté un peu : qui sait, peut être trouverait-elle toute seule ? Peut-être allait-elle réfléchir un peu ? Qui pouvait être cette femme a la beauté sur humaine ? Qui donc ? Qui hormis Aphrodite ? Alors certes, ce n'était pas si évidement que cela puisque les représentations changeaient beaucoup. Le corps que l'on donnait à la déesse évoluait en fonction des mœurs, des idéaux-type des sociétés... Mais quand même, il n'y avait qu'une femme qui pouvait être aussi belle, c'était Aphrodite. Jouant avec une mèche de cheveux, l'entortillant autour de son doigt et goûtant à sa douceur, Aphrodite regardait l’affilié de la jeune femme tout en l'écoutant. Son prénom, elle l'avait oublié. Pourtant ce n'était pas faute de l'avoir entendu, Shama et ce cher dragon parlaient assez souvent. Mais bon, Aphrodite n'avait pas vraiment de mémoire, à long terme, et cela faisait assez longtemps qu'elle n'avait pas vu la demoiselle... Regardant le petit dragon, elle lui adressa un sourire.

« Ah oui, Blaze... Maintenant je m'en souviens. C'est mignon, pour un dragon aussi original ! » Dit-elle en adressant un grand sourire à ce dernier.

Aphrodite pouvait paraître fourbe, mais dans le fond, elle ne l'était pas vraiment. Elle aimait juste jouer, s'amuser. Après, si on lui posait une question, la plus part du temps elle était sincère. Elle n'aimait pas mentir aux autres, se jouer un peu d'eux, à la limite. Mais Shama n'avait point à s’inquiéter, elle aurait les réponses à ses questions. D'ailleurs, la déesse commençait à s'approcher du sujet sensible. Les questions, Héphaïstos... Ah, il allait bien falloir parler de lui, puisqu'elle avait affaire à sa petite fille. Sa belle fille d'ailleurs, au passage. Bon, d'ici là à ce qu'Aphrodite la reconnaisse en tant que telle... Enfin, c'était à voir, tout dépendait la manière dont elle se positionnait. Enchaînant les mots, la déesse fit savoir qui elle était, la femme d'Héphaïstos, malheureusement, mais dans les mythes elle était connu comme telle. On connaissait aussi très bien son histoire avec son amant.... Les hommes étaient marrants, à écrire les histoires de leurs vie comme cela. Aphrodite avait envie de se replonger dans ces récits, de voir ce que l'on comptait sur les dieux, car cela variait selon les civilisations. Les hommes étaient intéressant, c'était pour cela que la déesse se rendait à leurs côtés : les comprendre pouvait être utile pour s'occuper d'eux, non ? Aphrodite tourna la tête vers la jeune femme une fois qu'elle eut terminer sa petite tirade. C'était toujours marrant d'observer leur réaction. Après tout, ce n'était pas tous les jours qu'on était en présence d'un dieu, non ? Un  petit rire échappa à la déesse, et oui, Shama avait du comprendre ! Bon, elle ne l'avait pas reconnu sans aide, mais au moins, elle s'était renseignée sur son paternel, et Aphrodite pensa que c'était une bonne chose. Elle trouvait ça plutôt touchant, ces enfants à la limite d'être abandonné, en manque d'un parent parfois... Mais c'était comme cela, il n'y avait pas de quoi en faire toute une histoire lorsque l'on en connaissait tous les bouts.

« Oui, je pense que l'on peut dire cela comme ça.  »  Répondit Aphrodite, toujours en souriant, bien amusée de la situation.

La déesse avait bien fait de rendre visite à la petite démone. Enfin, ce n'était pas vraiment une démone, mais en partie. La nouvelle devait la surprendre, en vu de sa tête. Aphrodite était satisfaite, elle avait obtenu la réaction qu'elle souhaitait. Cela la fit rigoler de plus belle. Elle ne se moquait pas vraiment de Shama, elle la trouvait juste... Amusante et intéressante. En plus, elle connaissait son prénom.  

« Ah, finalement tu as deviné ? Je pensais que cela était évidement depuis le début, on ne croise tout de même pas souvent des femmes comme moi, si ? »

Sous-entendu des femmes aussi belles. Oui, Aphrodite et son ego. Elle regarda et écouta la demoiselle. Pourquoi s'intéresser à elle ? C'était vrai. Qu'est-ce qui avait amené la déesse à aller la voir ? Elle aurait bien pu l'observer de loin, passer son chemin, faire comme d'habitude... Alors pourquoi ? La demoiselle venait de lui poser une sacrée colle, mais elle ne laissa rien paraître :

«  Pourquoi ne pourrais-je pas m'intéresser à toi ? J'ai une bonne quantité de raison de m'intéresser aux habitants de cette île, tu sais.  »   Elle lui adressa un tendre sourire. « Après tout, n'est-ce pas le rôle des dieux d'être attentifs à leurs croyants ? »  

Est-ce qu'Aphrodite détestait Shama ? Oh, elle n'irait pas jusque là. Elle était la fille d'un dieu, et du moment que ce n'était pas celle d'Arès, elle n'avait point de problème a avoir. Sans complexe, la déesse répondit simplement :

« Ah ; je ne sais plus exactement... Je me perds un peu dans le temps. Mais j'aime bien m'intéresser aux enfants des dieux. Surtout quand il s'agit de mon mari... On peut être étonnée ! »  Aphrodite la désigna du doigt « Si je ne t'avais pas observé depuis si longtemps, je n'aurais jamais deviné qu'Héphaïstos puisse avoir une fille comme toi !  »  

Toujours souriante, elle tourna la tête en direction de l’horizon. Le temps était idéal pour bronzer. Elle pouvait comprendre que la situation soit un peu inhabituelle pour la jeune fille. Mais c'était une raison de plus pour continuer, au pire Aphrodite disparaîtrait comme elle était arrivée et s'arrangerait pour faire de tout cela un simple souvenir, un rêve...

« Cela ne doit pas être évident comme situation, pour toi, non ? Tu as déjà... rencontré ton père ? »

Une simple question. Une simple question...
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Re: Love and beauty are all we need | Jeu 01 Jan 2015, 15:26

Je n’avais jamais vraiment apprécié que les dieux soient si indifférents à l’existence des mortels, surtout en ce qui concernait leurs progénitures. J’avais encore plus de mal à comprendre leur fonctionnement, mais c’était sans doute parce que j’étais pas immortelle comme eux. Tant mieux, tu m’diras, j’avais pas envie de vivre l’éternité pour finir aigri, incestueuse, peau de vache, ou triplement grand-mère. Enfin bref, cela passait aussi par cette manie que la femme semblait à vouloir me faire trépigner sur place d’impatience. M’enfin, j’allais pas lui faire ce plaisir et rester calme. Oui, ça m’arrive aussi, d’être patiente.

Elle fit mine de se rappeler du prénom de mon affilié –enfin ce fut mon impression. Celui-ci inclina la tête sur le côté, se demandant où elle voulait en venir. Original ? Comment ça original ? Elle critiquait sa taille là ? voilà ce qui lui traversait l’esprit là tout de suite. Je lui gratouillai les écailles derrières les ouïes pour lui détourner l’esprit. Avec son fichu caractère et sa susceptibilité –nan je me reconnais pas dedans – il risquerait de fâcher cette femme qui se révéla plus tard être la déesse de l’amour et de la beauté. Ben tiens, manquait plus que ça… La femme de mon père, celle qui le détestait le plus au monde. Nan mais la vie se foutait de ma gueule là ou quoi ? Bon elle avait pas l’air méchant, du moins pour l’instant, mais je me méfiais quand même. Bon, okay, je me méfiais toujours des dieux et j’étais plutôt rancunière.

Aphrodite répondit à ma remarque sans s’offusquer, gardant le sourire. Nan mais, qu’est-ce qui l’amusait au juste ? J’aimais pas qu’on se moque de moi. Même si c’était pas méchant, j’étais susceptible, surtout quand ça venait d’un être qui se croyait et/ou était supérieur à moi. C’était frustrant, je pouvais même pas dire tout ce qui me passait par la tête. J’étais franche, mais pas suicidaire. Enfin… c’était pas comme si elle m’avait vraiment fait quelque chose, cette déesse… Elle commenta ma « découverte ». Je la fixai en haussant un sourcil ; nan mais ça va, les chevilles ? (bon je pouvais le lui accorder, mais quand même !)

- Ouais, c’est clair, on voit pas des déesses de la beauté tous les jours. Surtout que les divinités préfèrent rester dans leur petit coin, d’habitude, plutôt que de s’intéresser à nous.

Par nous, j’entendais les mortels bien sûr. Oui, bon, je n’avais pas pu masquer mon léger ton rancunier. Mais quand vous avez grandi sans votre paternel à cause de stupides règles divines, bah ça a de quoi vous user les nerfs. Enfin bref, ce n’était pas elle qui les avait faites. Blaze vint se rouler en boule à côté de moi en glissant sa tête écailleuse sous ma main. J’ajoutai rapidement :

- Mais en même temps je m’attends pas vraiment à attirer l’attention des dieux quoi, encore moins à en rencontrer comme ça, alors je vois pas pourquoi j’aurais dû deviner qui vous étiez tout de suite…

Elle m’expliqua pourquoi elle s’intéressait à moi… tout en restant assez vague en fait. Elle tournait autour du pot et ça m’agaçait. Néanmoins son sourire contredisait mes impressions. Ouais, bah soit elle était vraiment sincère, soit elle savait foutrement bien manipuler les autres… Je soupirai en repoussant une longue mèche derrière mon épaule.

- Ouais j’imagine, j’en sais rien. J’ai pas l’impression que tous les dieux accomplissent leur rôle mais c’est mon avis personnel… Après y’a être attentif et être attentif. A chacun sa conception du mot, je dirais…

La déesse tenta de me renseigner sur sa période d’observation, mais elle devait avoir une conception différente du temps, en tant que divinité. Et pourquoi s’intéresser aux enfants d’Héphaïstos en particulier ? Elle devrait plutôt les ignorer ou les mépriser. Elle détestait son mari, c’était un secret pour personne, que ce soit chez les siens ou chez les mortels, les récits mythologiques étant consignés dans presque toutes les bibliothèques –oui je m’étais renseignée sur les histoires divines. Aphrodite fit alors la remarque à laquelle j’étais préparée, LA remarque que tout le monde me faisait quand on apprenait l’identité de mon père : « comment il a pu avoir une fille comme toi ? » A force ça me lassait d’entendre toujours la même chose. C’est pour ça que j’avais très vite appris à taire mes origines divines, plutôt que de voir les têtes incrédules des autres.

- Je sais, vous êtes loin d’être la première à me le faire remarquer. Comme quoi, les ronces produisent aussi des fleurs… Mais, vous m’observez vraiment depuis longtemps ? Depuis que je suis arrivée sur l’île ? ou ça remonte encore plus loin ?

Franchement, je me demandais si elle avait assisté au triste spectacle de ma vie d’orpheline. Ma mère avait disparue, mais je savais au fond de moi qu’elle ne m’avait pas abandonné –du moins je l’espérais très fort. Mon père n’avait jamais tendu le petit doigt. Alors, la perspective qu’elle sache vraiment tout de moi… Je ne savais pas quoi penser. Juste que j’en avais marre d’être considérée comme une bête de foire qu’on observe dans son environnement naturel sans lui venir en aide. Enfin, d’un autre côté, j’avais appris à me débrouiller seule, à survivre et à me battre. Néanmoins je me serais bien passé de toutes ces expériences désagréables. Et surtout de la solitude ; à 12 ans, je trouve ça trop jeune.

- Vous semblez m’apprécier, pourtant je suis le rejeton de votre mari que vous haïssez. Vous devriez me détester…

Je dois dire que l’attitude de la déesse me surprenait. Je me serais plutôt attendu à une furie qui me houspillerait dessus simplement parce que j’étais du sang de son mari et qu’elle ne le supportait pas. C’était pas glorieux comme image, certes, mais, pour tout vous dire, mon père excepté, c’était la première divinité que je croisais. Puis vint la question que je voyais venir gros comme une maison. Je tournai la tête vers le rivage de nuage, contemplant un instant le soleil qui, par son éclat, rivalisait avec le bleu pur du ciel.

- Pas évident… c’est le moins qu’on puisse dire. Enfin, au tout début en tout cas. Pis je m’y suis fait, pas vraiment le choix de toute façon. (je fis une pose pour croiser mes jambes et repousser du sable de ma cuisse) Ouais je l’ai déjà rencontré, quand je suis arrivée sur l’île. Il m’a offert deux épées forgées par ses soins. Mais on peut pas dire qu’on a beaucoup discuté. Je le connais pas vraiment plus qu’avant.

J’aurais bien aimé, et en même temps j’étais toujours rancunière à ce sujet. Notre rencontre avait été assez… embarrassante, je dirais. Ni l’un ni l’autre ne savait comment réagir. Alors on avait échangé que quelques mots et une fois sa besogne terminé, il était reparti. Voilà, famille version Shama.




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Re: Love and beauty are all we need | Sam 14 Fév 2015, 19:19


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Aphrodite n'est pas une déesse bien compliquée en soit. Elle fait juste une sélection dans son entourage, ne choisissant que des personnes « belles », et n'hésite pas à dire ce qu'elle pense. Elle fait donc partie de ses personnes qui sont plutôt franche, voire même un peu piquante. Mais elle s'en  fichait royalement de ce que les autres pensaient sur ce sujet. Aphrodite ne se posait pas trop de question sur la manière dont elle fonctionnait, bien trop sûre d'elle pour  remettre en question son fonctionnement. Et puis, selon elle encore, les gens disgracieux devaient être mis au courant du dérangement qu'ils causaient et se reprendre en main pour espérer avoir une belle vie. Aphrodite était même prête à aider certain. Encore fallait-il que ces personnes acceptent la critique. C'était souvent le plus difficile avec les humains. Mais la déesse ne perdait pas espoir. Elle croyait en eux et leur esprit rationnel. Comme Athéna, elle aimait se préoccuper de ces petits êtres. Croyez vous qu'une déesse complètement désintéressée par les humains garderait tout les courriers qu'elle reçoit de leur part ? Qu'elle passerait son temps à les observer ? A suivre leur parcours de vie ? Non je ne pense pas. Parce qu'Aphrodite, c'était son cas, elle portait de l'importance en ces petits êtres. Même si elle avouait les trouver parfois exaspérants, leur quotidien l'intéressait... Elle s'était même parfois liée d'amitié avec certain d'entre eux. Étant la professionnelle du déguisement, elle n'avait qu'à enfiler une perruque et changer de genre pour s'infiltrer dans leur vie, histoire d'en apprendre un peu plus ou de les aider. Mais donc, elle passait presque inaperçue. Elle se fondait dans la masse en se contentant d'être bien plus belle que la moyenne des être humains.

Donc, si il y a bien une chose que la déesse de la Beauté n'appréciait vraiment pas, c'était bien les plaintes du genre « les dieux se foutent de la gueule de tout le monde » ou « les dieux ne font rien pour nous aider ». Aphrodite ne supportait pas les plaintes mal placées, celles qui ne s'accordaient pas aux bonnes personnes. Elle avait l'impression d'être en face d'un enfant et de jouer le rôle d'une mère alors qu'il n'y avait pas lieu de prendre un tel rôle. La sensibilité de la déesse existait, elle était même bien plus présente que chez n'importe quel dieu. Mais il ne fallait pas abusé. Et il fallait l'attendrir, non pas lui cracher son venin à la figure. Ce n'était pas la bonne manière de s'y prendre avec elle. Selon Aphrodite, c'était parfois vrai... Et encore ! L'humanité avait juste un gros problème de nombrilisme, rien de plus, puisqu'elle n'était pas capable de voir tout ce que les dieux faisaient pour eux... Shama était, à présent, l'exemple parfait de ce qui énervait le plus Aphrodite. Mais n'étant pas méchante ni colérique – pas comme son Arès adoré – elle ne lui faisait pas comprendre son mécontentement de la même manière. Aphrodite aimait le jeu. Alors elle jouait. Elle jouait à dire ou non ce que la demoiselle attendait, elle jouait à satisfaire ou non ses désirs. Mais cela ne s'affichait pas sur le déesse le la déesse, toujours radieux. Elle se contentait de lui sourire, comme elle le faisait toujours, que la demoiselle lui parle de sa conception d'être attentif, continue de se plaindre ou s'étonne d'être actuellement le centre d'attention de la déesse de la Beauté. A vrai dire, la déesse de la beauté en question se demandait quelques peut ce qu'elle faisait ici actuellement. Elle ne l'écoutait que partiellement, s'étant fermée au moment même où la demoiselle avait commencé à s'en prendre à sa communauté, sa famille. La tolérance. Il allait falloir que quelqu'un l'enseigne à cette gamine. Et qu'elle arrête de se regarder. Son discours, ce n'était que du moi moi moi moi moi. Bien trop de moi pour une Aphrodite qui ADORAIT être le centre d'attention.

La déesse de la beauté croisa les jambe simplement et joua avec ses cheveux le temps que la demoiselle finisse ses phrases. Elle ne répondit à aucune d'entre elle, la laissant parler et l'écoutant – partiellement. Partiellement certes, mais cela ne se remarquait pas, elle avait toujours les yeux rivées sur la demoiselle. On pourrait donc aisément croire qu'Aphrodite lui portait toute son attention. En fait, elle cherchait une manière de lui rendre la monnaie de sa pièce, de lui préciser gentiment ce qu'elle pensait d'elle. Mais Aphrodite et le tact, cela faisait parfois deux. Cependant, la beauté envoûtante de la déesse ne laissait personne indifférent. Aux premiers instants de cette rencontre, Shama avait du le vivre, le sentir : Les charmes de la déesse était puissants, surtout lorsqu'elle regardait ses interlocuteur dans ses yeux. C'est donc de la manière la plus douce et élégante qu'il soit qu'Aphrodite prit la parole, de nouveau, après que la jeune femme eu terminé de parler de son paternel.

« Les enfants ont toujours été une affaire un peu délicate chez les dieux. Je conçois que cela puisse être flou pour les enfants en question, même qu'ils en veuillent à leur parent divin, Héphaïstos dans ton cas... Mais chaque dieux est contraint à se débrouiller comme il peut en veillant à ne pas trop s'introduire dans la vie de son enfant pour diverses règles. Après, faire porter à ses parents « absents » tout le malheur qu'ils vous arrivent, je trouve ça un peu exagérer. »  

Aphrodite marqua une pause. Elle n'attendait pas que Shama reprenne la parole. Elle lui sourit tout en remettant une mèche de cheveux rouge de la jeune fille en place, du bout des doigts. Ses yeux ne quittaient pas les siens.

« Je ne souhaite pas défendre Héphaïstos, pour la simple et bonne raison qu'il ne mérite pas cela de ma part et qu'il sait très bien se défendre seul. Je parle donc au nom de tous les deux : pose toi plus de questions et arrête de te mettre en positon de victime. Tu n'es pas si malheureuse que ça, mon enfant. Alors arrête donc de parler de choses que tu ne connais point... Il en vaudra mieux pour toi et ta relation avec ton paternelle, si tu souhaite en avoir une...  »  

C'était à la foi un conseil et... une remarque un peu méchante. Mais en contraste total avec la douceur de la main de la déesse qui passait sur le visage de la jeune fille. Aphrodite ne lui voulait pas de mal, pas encore – et oui, il en fallait bien plus pour la vexer réellement. Cette histoire la faisait sourire gentiment, mais la touchait aussi, d'une certaine manière. Aphrodite avait toujours essayé d'être en contact avec ses enfants. Elle avait suivit de près la vie de Lucinda et de Valentine, s'infiltrant dans leur quotidien sous diverses formes. Il ne fallait pas qu'on voit la déesse s'occuper de ses enfants, de ses filles adorées. Elles étaient mieux sur terre, elles étaient protégées. Alors Aphrodite se contentait de passage, de temps  à autre, afin de s'assurer qu'elle était heureuse. Voilà pourquoi elle n'appréciait pas les remarques de Shama. Aphrodite faisait de son mieux et elle encourageait son Arès à en faire de même avec ses enfants... Alors devait-elle se recevoir toutes ces lames ?

«  Et... juste comme cela, ne le nomme pas comme étant mon mari, il n'en est rien à mes yeux. Je pensais que tu avais lu plusieurs textes mythologiques, alors tu devrais être au courant de ce qui agacent certain dieux, non ? »

La main de la déesse s'écarta du visage de Shama. Elle souriait encore, notre Aphrodite. Son ton avait été doux, rassurant tout au long de cette nouvelle prise de parole.


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Re: Love and beauty are all we need | Sam 28 Mar 2015, 15:55

L’un de mes plus gros défauts, c’était sans doute d’être aussi rancunière. Et croyez-moi, quand vous avez déjà un caractère, disons, assez fort, ça faisait un joli portrait. Le pardon ? ça existe, ça ? Non, vraiment, je ne m’étais même pas posé la question. Sans doute parce que j’avais été privée trop tôt de la figure maternelle qui aurait dû me l’apprendre. Parfois, j’avais conscience que mes préjugés pouvaient m’aveugler, me conduire sur un chemin qui me mènerait droit au mur Et pis d’autres fois, non. Je n’avais pas l’esprit toujours très analytique, on va dire. J’étais plutôt du genre à taper d’abord et poser les questions ensuite. Enfin, je savais aussi reconnaître les situations où il valait mieux se tenir à carreau. La plupart du temps. Bon, ok, des fois je m’en rendais pas forcément compte, mais, franchement, ça vous étonne ? J’avais du sang de démon après tout. Le truc pour lequel j’étais la moins douée c’était décrypter les sentiments des autres. J’étais pas mage, donc pas empathique, et heureusement d’ailleurs ; mais deviner les sentiments des autres, ça n’avait jamais été ma tasse de thé. Je savais juste comment les provoquer, c’est tout. Donc, forcément, il y avait toujours pleins de choses qui m’échappaient. Et j’avais cette désagréable impression avec Aphrodite. Enfin, de toute façon, c’était une déesse donc c’était normal si ça m’échappait. Mais quand même.

Je me mis à gratouiller Blaze sous le menton, un peu comme je le ferais avec un chat en fait. Je l’ai déjà dit mais il avait vraiment le même genre de comportement qu’un félin. Avec des écailles à la place des poils, des ailes et des flammes, quoi. Enfin, j’étais tout de même heureuse de l’avoir. Même s’il faisait souvent des bêtises, c’était une vraie présence. Et puis nous nous étions bien trouvés, il avait le même caractère que moi. Mon dragon roula sur le dos, les ailes à plat de chaque côté, en ronronnant presque. Aphrodite reprit la parole, d’une voix douce, d’un ton rassurant. Et pourtant son discours me laissa… pantoise.

- Mais…

Je refermai la bouche. C’était tout ce que j’avais trouvé à dire, tellement je ne m’y attendais pas. J’ai déjà dit que je n’étais pas douée pour le décryptage ? Mais de toute façon elle enchaîna, après avoir replacé une mèche de mes cheveux, exactement comme ma mère le faisait quand elle avait quelque chose à me dire. Ça me fit… une drôle d’impression. D’autant plus que ses yeux ne quittaient pas les miens, et que son regard, pourtant doux, me paraissait aussi réprobateur. Et il se trouve que, quand maman me faisait la morale, c’était toujours calmement, sans s’énerver –oui elle était assez différente de la plupart de ses congénères. Je restai bouche-bée, avant de ressentir une certaine… honte.

- Je…

Je n’avais pas vu les choses comme ça. Je savais que les dieux n’avaient pas le droit d’interférer avec les mortels, mais je n’avais jamais compris pourquoi ils ne pouvaient pas être plus présents avec leurs enfants. Je fis la moue et détournai le regard, me sentant soudainement insignifiante. Ce que je devais être, pour elle, une divinité. Enfin, pas assez insignifiante, vu qu’apparemment elle m’avait observé à plusieurs reprises. Sentant mon changement d’attitude, Blaze se redressa et leva la tête vers moi, se demandant ce que j’avais. Aphrodite venait de me jeter doucement au visage les incohérences de mon discours et ça, je n’avais pas l’habitude. Je veux dire, depuis mes 10 ans je vivais avec l’absence maternelle, alors la douceur tout ça, j’avais un peu oublié au final. J’avais été plus confrontée à la violence. Elle pensait vraiment que je m’imposais en victime ? Ça faisait mal de l’entendre dire…

- Je ne me mets pas en position de victime… répondis-je en fixant le sable à côté de moi.

Pourtant je n’arrivais plus à affronter son regard. Comme si elle me découpait au scalpel avec ses yeux. Je savais bien que nier, c’était ridicule. Mais je trouvais ça injuste de dire ça… même si, au fond, j’avais été un peu injuste avec mon opinion sur les dieux.

- Je voulais juste…

Je parlais de quoi, au juste ? De ce que je lui avais dit, ou bien… de tout le reste ? Certainement de tout le reste… c’était lié de toute façon. Qu’est-ce que je voulais, depuis tout ce temps ? Maintenant que j’y pensais sérieusement, ça me paraissait presque évident.

- Je voulais juste ne pas être seule, c’est tout.

Ma mère me manquait horriblement, même après tout ce temps. Je m’y étais fait bien sûr, à son absence, mais ça ne m’empêchait pas de regretter sa présence. Elle était certainement morte, depuis le temps. Ce ne pouvait être que ça. Ce ne devait être que ça. Elle ne m’aurait jamais abandonnée, j’étais sa petite flamme comme elle m’appelait… Alors oui, quand je m’étais retrouvée seule, j’avais commencé à en vouloir à mon père parce que lui n’avait jamais été là, et qu’il n’était toujours pas là au moment où j’en avais le plus besoin. Est-ce que c’était un crime, de vouloir la présence d’un parent ? Enfin… j’imagine qu’à ses yeux, j’étais forcément fautive.

Merci du conseil, ajoutai-je tout de même sans oser affronter son regard.
En l’occurrence, je trouvais un intérêt certain aux grains de sable qui s’étaient aventuré sur ma natte. Je dépliais un bras pour jouer avec, lorsque la déesse de la beauté reprit la parole. Mes yeux se posèrent enfin sur elle tandis que je l’écoutais. « ce qui agacent certains dieux ». Ah, elle était agacée ? Je déglutis, la bouche soudain sèche. Je savais que c’était jamais bon d’irriter les dieux.

- Euh okay, désolée, je voulais pas vous offenser, hein. Vous savez, l’histoire c’est pas mon fort. J’ai bien lu des textes mythologiques, mais la généalogie des dieux est assez complexe et j’ai jamais très bien tout retenu.

Bon, en même temps j’étais déscolarisée depuis mes douze ans, j’avais une bonne excuse. Donc, les cours, tout ça, c’était pas trop mon truc. Je me rendis compte de la douceur dont faisait preuve Aphrodite, malgré son agacement, qu’elle m’avait fait comprendre assez subtilement. Mon doigt se mit à décrire des courbes abstraites sur la natte, tandis que mes yeux quittaient à nouveau les siens.

- Je m’excuse hein, pour tout à l’heure, je ne voulais pas vous vexer par rapport aux autres et tout. Je suis pas très douée, en relation sociale.

Ça je l’avouais sans concession. Quand on passe 3 ans dans la rue à survivre comme un peu, les attitudes avec les autres ont tendance à changer, avec le temps, si vous voyez ce que je veux dire. J’étais devenue plus méfiante, plus agressive, moins tolérante aussi. Et huit ans ici n’avaient pas suffi à inverser la courbe.




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Re: Love and beauty are all we need | Dim 17 Mai 2015, 19:19


love and beauty are all we need.
f e a t ; shama ♥

D
onner des leçons... Était-ce  cela ? Était-ce qu'elle était en train de faire avec cette demoiselle à la chevelure de feu ? Aphrodite ne se considérait pas vraiment comme une donneuse de leçons. Personne n'était vraiment en droit de donner des leçons à quelqu'un d'autre. Nos vies, nos choix, nos histoire nous sont tellement personnelle et unique, que personne ne se retrouvent vraiment dans les même situation que nous. Certaines se ressemble, évidement, mais... On ne peux qu'en parler, non se permettre de juger et de donner des leçons, appuyant sur des points peut être un peu sensible chez la personne. C'était bien trop facile de faire la moral ou critiquer tel ou tel agissement lorsqu'on n'avait  pas vécu les mêmes expériences que la personne face à nous. Aphrodite avait eu sa maman, petite. Une maman qui l'aimait, qui la chouchoutait, lui grattait le dos et lui racontait des histoires. Son papa était aussi très présent, même si à présent elle le  détestait. Zeus. Papa n'existait plus. Plus depuis qu'il l'avait offerte à son fils comme une récompense, un simple compensation... Plus depuis qu'il l'avait séparé de l'Amour de sa vie. Plus depuis bien longtemps. Et même si elle ne le disait pas, ou ne le  laissait pas savoir, le regard bienveillant de son père lui  manquait un  peu parfois. Les parents sont des êtres importants pour se construire en temps que personne. Selon ce qu'ils font, ce qu'ils sont, les enfants se structurent rejetant des valeurs qu'ils ne partagent pas et en cherchant des nouvelles ou intégrant au mieux celles qu'ils acceptent et comprennent. Mais l'absence de parents ne fait pas d'un être un sans valeurs. Car, quand bien même les parents ne sont que des fantômes, le fait même de savoir que l'on en a nous permet de nous construire.  Certain enfants arrivent à se passer de parents, à ne vivre qu'avec des ombres ou des fantômes. Mais d'autre ont beaucoup plus de mal à accepter ces absences. Il faut dire qu'il n'y a pas une société où l'on décide volontairement d'abandonner ses enfants : l'instant maternelle des femmes et de survis des Hommes en général ne permet pas de faire une telle chose. Aphrodite n'avait jamais connu une seule société se basant là dessus, et pourtant, Zeus sait qu'elle en avait vu. Shama semblait faire partie de la seconde catégories d'enfant. Elle semblait en vouloir à son père et à sa mère d'avoir été laissée seule. Et... Aphrodite pouvait comprendre. Elle voulait tellement éviter cela à tous les enfants qu'elle avait croisé, les siens, qu'elle avait été contrainte d'abandonner... Mais la vie de dieu était bien plus compliqué que de suivre une simple volonté.

Aphrodite préférait parler de conseils. La déesse de la Beauté avait une manière bien à elle de conseiller les personnes qu'elle croisait. Parfois, c'était déplacé, parfois non. Dans tous les cas, la déesse se disait que si la personne entendait ce qu'elle tentait de lui dire, peut être cela l'aiderait-elle ? Alors elle ne se privait jamais de donner des conseils... Dans tous les cas, c'était une manière de se construire. Faire face à quelqu'un qui se permet de mettre en cause vos représentations du monde ne peut qu'être que constructif. Alors Aphrodite le faisait. Mais elle le faisait délicatement, doucement, gentiment. Ces mots n'étaient pas forcément évident à entendre, mais la voix qu'elle prenait était douce, rassurante. Car il n'y avait pas de raisons d'être méchant, hautain. Aider et rassurer. Aphrodite était devenue assez experte en la matière depuis le temps qu'elle s'occupait des histoires de cœur des autres. Shama n'allait évidement pas obtenir un traitement différent : elle était comme tous les autres, fille d'Héphaïstos ou non. Alors que la déesse parlait, elle observait la demoiselle, ne  la quittant pas des yeux. Les gestes peuvent en dire beaucoup sur la manière dont les gens reçoivent les conseils. Aphrodite l'avait aussi appris avec l'expérience, et à en voir  la réaction de la jeune demi-déesse, la déesse de l'Amour su que cela devait être une des première fois qu'elle entendait ces mots – si ce n'est la première. Aphrodite se dit alors qu'elle avait tout de même bien fait d'avoir pris le temps de lui expliquer. De lui dire ce que elle pensait sur les dieux et leurs enfants. La communication entre les deux n'étaient pas vraiment évidente, ne se faisait pas normalement. Le fait qu'ils soient demi-dieux jouait certainement beaucoup... Mais pas que. Aphrodite avait bien été privée d'Éros officiellement, alors que c'était un dieu, le fils de deux dieux ! Alors non, les enfants en général étaient des sujets sensibles et étranges.

Toujours les yeux posées sur la demoiselle, Aphrodite la vit essayer de protester. Elle ne lui en laissa pas l'occasion, ne tenant pas à être coupée. Shama affichait bien des signes de gênes. Les mains dans les cheveux. D'ailleurs, Aphrodite en avait profité pour se permettre de remettre une mèche en place dans la frange de  la demoiselle. En faisant cela, elle savait qu'elle réussirait à lui  montrer que, bien qu'elle s'en prenait à elle, Aphrodite n'était pas ici pour la descendre ou lui faire payer quelque chose. Aphrodite n'avait absolument rien contre cette demoiselle. Elle était peut être la fille d'Héphaïstos, c'était un fait, mais... Ce n'était pas une raison pour s'en prendre à elle. Non. Cela serait puéril et immature, cela ne lui ressemblerait pas. Alors que Shama maintenait son regard dans celui de la déesse depuis le début de la conversation, Aphrodite vit qu'elle lâcha l'affaire. Son regard se détourna sur le sable. Aphrodite afficha une petite mine attendrie. Shama était une fille intelligente, elle savait plein de chose. Aphrodite était persuadée que ce n'était pas une méchante, personne n'est méchant sans raison... C'était juste la vie et ses péripéties qui avait fait d'elle ce qu'elle était, qui l’influençait à se positionner, comme l'avait dit Aphrodite, en victime. La déesse de la Beauté la fixait, sans poser un regard agressif sur elle, c'était tout l'inverse. Elle affichait un petit sourire, léger mais sincère. Victime n'avait été un mot employé que pour la faire réagir. La déesse de l'Amour aurait pu en utiliser bien d'autre, mais celui là, victime, était bien plus percutant. Il était donc normale que la jeune demi-déesse nia. Aphrodite attendit à présent qu'elle s'exprime, car c'était bien à elle maintenant. Elle devait avoir des choses à dire, une défense ou une réponse, peu importait... Aphrodite la regardait toujours lorsqu'elle avoua – car c'était l'impression qu'elle donnait – qu'elle ne souhaitait simplement ne pas être seule. Aphrodite posa délicatement sa main dans le dos de la jeune fille, pour la rassurer. Elle la caressa délicatement, calmement, pour faire passer cet instant de honte qui n'est jamais bien agréable quand on le vit. Aphrodite se fichait bien de la voir comme cela, leurs rapports ne changeaient pas. Mais Shama devait faire bien d'autre chose. Elle sourit lorsque Shama la remercia et se contenta simplement d'accepter ce « merci » sans rien ajouter, continuant de lui caresser le dos doucement. Ce n'est qu'après un moment de pause qu'Aphrodite ajouta peut être son dernier conseil, invitant Shama à faire attention à ce qui agace les dieux. L'entendant déglutir, Aphrodite rit intérieurement : elle avait compris. Elle s'était mise à jouer avec le sable, lâchant ainsi sa natte. Souhaitant changer un peu d'atmosphère, peut être la mettre plus à l'aise, Aphrodite s'aventura à la plaisanterie :

« Tu sais, pour être franche, je ne connais pas beaucoup de personnes douées en mythologie. Les dieux sont tellement complexe que suivre tout leurs histoires équivaut à un mission impossible. Donc, c'est déjà pas mal d'avoir eu la curiosité. »  

Elle lui lança un petit regard et se décala, se détacha d'elle pour passer la main sur sa joue et peut être l'inciter à la regarder en face.

« Ce n'est rien, maintenant, c'est dit. Le meilleur moyen de me prouver que tu es désolée, c'est de me montrer que tu as compris ce que je voulais te dire et de te l'approprier. »  

La déesse de la Beauté avait parfaitement entendu cet appel. Ce manque. Ce cri qu'elle lui faisait. Ou du moins,  elle l'interprétait comme cela. Shama n'était pas doué en relations sociales ? Mais qu'était-ce ? Qui était  expert ? Qui ne l'était pas ? Sa vie, encore, n'avait pas du lui apprendre à faire confiance aux autres. Mais on pouvait aisément vivre comme cela, il fallait juste l'accepter. Aphrodite détacha finalement son doigt de la joue de la déesse pour la regarder sans réellement avoir de contact physique, de peur de finir par l'envahir.

« Je ne demande pas à ce que tu changes, Shama. C'est n'est pas ce que je dis. J'aimerai juste que tu quittes cette impression de solitude. Car tu n'es pas seule. » Le déesse désigna son affilié « Il est ici, ce joli petit dragon. Et je t'ai observé pendant des années, ne l'oublions pas ! » Elle rigola légèrement de sa blague puis continua « Les affiliés sont des êtres qui ne nous quitte pas, je ne sais pas quelle est ta relation avec ce petit gars, mais sache que je fais partie de ses personnes qui ne pourrait vivre sans eux. La mienne m'est indispensable depuis toute petite, elle me permet de ne pas me sentir seule. »

Aphrodite avait appris quelque chose aujourd'hui : cette jeune femme n'était pas méchante, mais seule - selon elle. Et peut être en manque d'attention. Si elle l'acceptait, Aphrodite pouvait parler de tout cela avec elle : Shama était mignonne, elle avait du caractère et était la fille d'Héphaïstos. Elle était intéressante pour la déesse de la Beauté. Cela serait dommage qu'elle se laisse envahir par des démons inutiles. Aphrodite marqua une courte pause avant de continuer :

« Je ne connais pas toute ta vie, mais serait intéressée pour en parler avec toi, si tu le souhaites. »

 
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