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 Ici ça déménage... vivent les réunions de famille ! ( Eros- Aphrodite)

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Ici ça déménage... vivent les réunions de famille ! ( Eros- Aphrodite) | Ven 10 Oct 2014, 23:49

Ce matin, rien ne va. Pourquoi me direz vous ? Demandez donc à l'excité qui traque tous les domestiques depuis un moment. Arès tempêtait après avoir découvert sur son oreiller déposé comme un cadeau : " Prépare la salle, nous aurons un invité". C'était qui  cet invité ? Pourquoi ne lui avait-elle rien dit? Si c'était Héphaïstos, il allait se faire castagner menu et cramer ensuite. Enfin, vu son environnement, le feu il ne devait pas tellement le craindre. Partons du principe que non, la colère d'Arès allait être terrible. Il la sentait battre dans son coeur tandis qu'il renversait ses victimes favorites : les vases. Il pestait en gueulant des " mais vous êtes-ou ? ". Il n'allait pas les bouffer tout de même ou si peu. Les domestiques se planquaient partout, c'était devenu un large jeu de cache-cache face à un dieu qui explosait tout sur son passage en poussant des cris qui devaient s'entendre depuis une grande distance. Une sacrée voix de ténor alti d'ailleurs, mais là n’était pas la question. Toujours en caleçon, n'ayant même pas pris la peine de s'habiller, car ce serait une perte de temps face à ce questionnement sans fin, il s'enroula du drap du lit et hop toge improvisée. Arès était le professionnel de la décoration, dès qu'il venait quelque part tout déménageait au moins il marquait à la fois les esprits et les lieux de sa ...charmante ? présence.

Il finit par choper par une épaule une femme qui s'enfuyait, lui fit son sourire le plus carnassier qu'il puisse faire. La pauvre ne savait plus que dire ni que faire, comme elle  ne servait à rien ; il la balança en sol en hurlant :


" INCAPABLES ! TOUS DES INCAPABLES !"


Il en profita pour exploser à nouveau la porte de la chambre d'Aphrodite. Cette porte en avait une longue histoire. C'était la deuxième victime de notre dieu de la guerre, mais quand on aime on ne compte pas, n'est-ce- pas ? Quand on voyait les éclats de bois, de verre, de porcelaine et autres matériaux au sol, oui Arès ne comptait pas....ses dégâts. Il cassait sans remplacer dans une cadence affolante. Il avait de cette manière débusqué plusieurs serviteurs, tous muets comme des carpes, à croire qu'ils le laissaient exprès. En vérité, ils n'étaient au courant de rien. Pour eux, c'était une matinée normale... ils s'étaient réveillés avec la tempête Arès qui s'était abattue sur eux.

" C 'est un  complot...complot... on veut me rendre fou.... ", respirait-il d'épuisement.

Un homme derrière le rideau s'avança doucement vers lui pour lui demander si tout allait bien, c'était quand même l'invité d'Aphrodite même s'il voulait tous les tuer en ce moment même. Arès lui adressa un regard lourd de signification, qui le fit reculer. Soudain, il songea à quelque chose. C'était comme s'il se réveillait après une bataille. Le salon était dans un état désastreux, la chambre n'en parlons pas, le couloir avait un ramassis de chaises brisées et la cuisine des assiettes cassées. Et si cet invité était pour lui faire plaisir... Il n'y avait pas même songé. Aussitôt il se rendit à la fenêtre, personne encore. Il se hâta dans chacune des pièces. Comme il ne pouvait réparer, il décida .... de tout mettre dans un placard, le placard pour faire le ménage tiens. Il y mit les morceaux de chaises, d'assiettes, de vases de tout ce qu'il pouvait, puis ferma le placard à clef. Arès éloigna la clef et la rangea dans le tiroir d'un petit meuble qu'il dût astiquer vu les débris qui étaient tombés dessus. Des domestiques le regardèrent étonnés de le voir s’occuper de tâches aussi ... rudimentaires.

" Me fixez pas comme ça. C'est pas comme ça que ça va bouger, hein."

Arès avait la voix qui en imposait, rien à dire et tous s'attelèrent à l'aider à redonner de l'ordre. Notre homme tenta de faire des guirlandes en découpant dans du papier, mais quand il entendit ricaner, il déchira tout et le balança vers le ricaneur. La maison avait changé, c'était obligé qu'elle le remarque. Il retourna à la fenêtre en bon vigile désespéré qu'il était, il ne voyait rien, mais il aurait juré avoir entendu sa voix... Là alors il paniqua, bougea tous les meubles de place dans un bazar magistrale, un vrai concert de grincements pour tenter de leur faire retrouver leur placement d'origine. La table était arrivée dans la chambre, la table de chevet dans le couloir, c'était un mélange complet. Il eut du moins le trait d'esprit.... de remettre le miroir droit, c'était sûr on verait que cela. Vite, il retourna s'allonger dans le lit par réflexe, il voulait retourner lui aussi à sa place d'origine, puis passant devant ce fameux miroir; il se vit. Là, il se sentit très mal. Entendant des pas, il se changea en chien et courut à la salle de bain au rez de chaussée là où étaient ses affaires. Bien entendu, ce passage se faisait non loin de la porte, donc il trotta devant des personnes qu'il s'abstint de vouloir reconnaître. Fermant la porte à double tour, il se hâta et en ressortit sous sa forme d'humain en la claquant violemment :

" Voilà fini !", criait-il à la cantonade
.




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Re: Ici ça déménage... vivent les réunions de famille ! ( Eros- Aphrodite) | Dim 19 Oct 2014, 22:22


ici, ça déménage... vivent les réunions de famille.
f e a t ; arès & éros ♥

M
unie d'un stylo, Aphrodite avait laissé un petit message sur un bloc de post-it, destiné à celui qui avait passé la nuit à ses côtés et qui dormait. Elle s'était amusée à le voir si profondément endormi. Elle finit par poser délicatement ses lèvres sur le front de son Dieu favori avant de quitter les lieux sur la pointe des pieds le laissant ainsi dans le monde des rêves. En se réveillant il y a de cela quelques heures, Aphrodite avait passé son temps à rêvasser. Une idée lui trottait en tête depuis bien longtemps déjà, et de se retrouver à ses côtés en cette mâtiné lui laissait penser qu'il était tout à fait possible de lui faire une petite surprise. Après avoir fait le tour des questions essentielles – était-ce une bonne idée ? Est-ce que cette idée leur ferait plaisir ? Était possible aujourd'hui ? – Notre déesse s'était faufiler en dehors de sa chambre aussi discrètement que possible et avait lancé ses ordres. Cela faisait si longtemps qu'ils ne s'étaient pas retrouvés, elle voulait que tout soit parfait. Aphrodite avait un petit goût pour les rencontres bien organisée, mais voulait avant tout que tout soit au goût de ses invités. Elle se démenait, avec ses domestiques, pour mettre en place des activités ou des repas aux goûts de ses convives. Elle était tout  de même réputée pour être une bonne hôtesse, bien que les activité domestiques n'aient jamais réellement été son point fort. Il était tellement plus facile de laisser les domestiques faire... La plus part du temps, elle les accompagnait. Surtout lorsque les invités étaient de marque, comme aujourd'hui. La déesse ne cherchait pas forcément à faire quelque chose de compliqué, elle voulait juste faire les choses bien. Tout mettre en œuvre pour qu'ils passent un bon moment ensemble, comme au bon vieux temps, un bon moment en famille. Car oui, Aphrodite avait envie de passer un bon moment avec les deux hommes de sa vie : Arès et Éros.

Les temps passaient si rapidement. Le fait qu'Aphrodite soit une déesse n'avait rien changer à son statut de mère : elle avait l'impression que son enfant avait grandis trop rapidement. Malgré tous les problème que la naissance d’Éros avait entraîné, Aphrodite n'avait pas baisser les bras : elle avait tout fait pour remplir son rôle de mère. Ses parents, bien que maintenant les relations qu'elle entretient avec eux ne soit pas idéale, ont été un pilier de taille dans son enfance. Se sentir aimé par ses parents, n'est-ce pas ce que tout enfant souhaite ? Aphrodite en était persuadée. Il était inconcevable que la chaire de la chaire d'Arès et la sienne soit délaissée. Elle avait souhaité cet enfant de toutes ces forces, n'ayant pas accès à un mariage digne de ce nom avec le dieu de son cœur. Éros symbolisait cette union interdite, et ce n'était pas rien pour Aphrodite. Encore maintenant, même si ce petit garçon était en train de prendre sérieusement son envol, Aphrodite savait qu'elle ne pourrait se résoudre à lui tourner le dos. C'était son fils.

Voyant qu'elle ne s'était pas vraiment mise à la tâche rapidement, faute de ses incessantes hésitations, la cuisine s'était activée. Elle tenait à faire un petit quelque chose à ces deux amours afin de leur rappeler ce bon vieux temps. Aphrodite n'allait pas souvent en cuisine. Il était rare qu'elle se fasse à manger, mais adorait le faire pour les autres. Pour les personnes qu'elle aimait. Elle avait donc pris l'initiative de préparer différentes sortes de gâteaux, madame préférant cuisiner le sucré que le salé. Elle avait veilla en faire pour tous les goûts, histoire que chacun trouve son compte. Elle avait donné quelques directives à ses domestiques, les avaient bien prévenu afin qu'ils ne fassent pas de faux pas. Notre déesse avait des tendances maniaques quand elle savait Arès à la maison. On ne savait jamais ce qui allait le contrarié et ne souhaitait pas que cela n'arrive. Elle demandait donc à tout le monde de se faire discrets pendant qu'elle allait cherché son fils. Elle leur demanda aussi de garder le secret, quoiqu'il arrive. Cela allait certainement être la tâche la plus compliquée à exécutée. Profitant qu'Arès dormait encore, elle s'enfuit à  la rencontre de son fils, espérant revenir dans quelques heures pour lui faire la surprise. Elle espérait sincèrement que cela allait être à son goût.

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A son retour, accompagnée d’Éros, Aphrodite poussa la porte de sa demeure, invitant son fils à passer en premier. Aphrodite était contente qu'il ait pu se libérer aujourd'hui, elle pouvait ainsi mettre son plan à exécution. Évidement, elle avait également dis à son fils qu'une surprise l'attendait... Mais elle n'imaginait pas que cela soit aussi valable pour elle. En entrant, elle avait tout de suite compris que quelque chose n'allait pas : les meubles n'était pas installés aux mêmes endroits, il manquait des objets et les domestiques étaient... Absents. Aphrodite fronça les sourcils. Elle savait parfaitement que la seule et unique personne ayant pu mettre ce bazar chez elle – bien qu'on ne puisse dire que c'était le bazar puisque tout était ranger... simplement dans le désordre. Mais qu'avait bien pu faire Arès ? Elle ne se posa pas longtemps  la question, préférant se concentrer sur Éros bien qu'un... chien venait de passer devant eux aussi naturellement que possible. Aphrodite, pour détourner l'attention d’Éros, prit la parole :

« Installons nous dans le salon, je suis persuadée que notre invité va bientôt arrivé !  »

Elle affichait un sourire alors que des centaines de questions se mélangeant à des reproches se baladaient dans sa  tête. Ses sourcils légèrement froncés devaient certainement être la seule marque de cet énervement. Aphrodite ouvrit donc la porte du séjour avant de n'entendre Arès crier qu'il avait fini. Elle tourna la tête en sa direction, ajoutant :

« En fait non, ton père est là ! »elle ajouta un « Surprise ! » en les regardant tout deux chacun leur tour  « J'ai pensé qu'un petit moment en famille nous refait du bien ! »

Cette journée, bien qu'improvisée, avait été conçu uniquement pour la petit famille. Aphrodite allait donc remettre les questions concernant son mobilier et ses meubles  à plus tard, invitant Arès  à les rejoindre et les saluer avec un grand sourire.

« Allons, si ces messieurs le veulent ! »

Finit-elle par dire en leur indiquant le chemin du salon. Voyant l'état du salon – tout était désordonné, malgré quelques efforts pour le remettre en ordre, Aphrodite savait que malgré tout la bonne volonté du monde, elle ne pourrait fréquenter cette pièce. Refermant précipitamment la porte qu'elle avait  ouverte, elle leur indiqua le couloir :

« Après mûre réflexion, allons profiter du beau temps dehors ! »  annonça-t-elle en regardant Arès du coin de l'oeil. Il allait falloir qu'elle ait une petite conversation avec lui.





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Re: Ici ça déménage... vivent les réunions de famille ! ( Eros- Aphrodite) | Ven 07 Nov 2014, 23:53


Quand Zephyr était entré dans sa chambre pour lui dire que sa mère était à la porte... Eros avait senti son coeur s'arrêter. Le temps d'un battement, certes, mais il s'était quand même arrêté de battre. Il était mort pendant une seconde. Il n'en toucha pas un mot à sa mère toutefois, elle risquait de faire une crise cardiaque... et c'était bien la dernière chose qu'il souhaitait. Il était à peine onze heures du matin, les adolescents n'étaient pas supposés être levés à cette heure-ci. Il était donc sorti en trombe de son lit, avait enfilé un t-shirt et un pantalon en vitesse puis était allé accueillir sa mère pendant que Zephyr replongeait sous ses couettes. Hey M'man, tu vas bien ? lui demanda-t-il dans un sourire radieux, pour attirer son attention. Elle plongea dans ses bras et il la serra contre lui, les bras à hauteur de ses frêles épaules. Après avoir pris de ses nouvelles, Aphrodite l'invita à déjeuner avec elle. Depuis quelques années déjà, ils avaient cessé de se voir aussi souvent que lorsqu'il vivait chez elle. Eros avait commencé à grandir et s'était éloigné physiquement de sa mère, pour vivre sa vie de jeune homme... mais lorsqu'elle l'invitait chez elle, Eros ne refusait jamais. Il aimait sa mère plus que n'importe quel fils sur l'Olympe, car il était l'un des rares à avoir la chance d'être aimé par la sienne.

Il avait donc pris congé de la déesse de la beauté pour filer dans sa salle de bain et se préparer aussi vite qu'il le pouvait. Aphrodite avait toujours été très à cheval sur la présentation, même lorsqu'il s'agissait de son fils. Alors il s'arrangea pour que ses cheveux aient l'air moins en bordel que d'habitude, fit l'effort de mettre un polo à la place du t-shirt qu'il avait enfilé en urgence et termina avec une paire de jeans noir. Il sortit de sa chambre, sa mère l'attendait toujours, assise au comptoir de leur mini-bar, à observer les lieux. Zephyr et Eros étaient bordéliques dans le genre, mais heureusement pour eux ils avaient ces esprits du vent au service d'Eole, que Zephyr faisait venir pour nettoyer tous les deux jours, pendants qu'ils n'étaient pas là. Ce qui faisait que le petit appartement était plutôt propre aujourd'hui. T'as bien dit que j'aurais une surprise ? demanda-t-il, comme le petit garçon qu'il était, tout en enfilant sa paire de sneakers. Elle eut un sourire malicieux, qu'il connaissait bien, puisqu'il avait le même quand il préparait quelque chose. Il lui retourna son sourire et ils quittèrent l'appartement, pour se diriger vers l'autre partie du Palais Divin où elle avait ses propres quartiers pour elle.

Arès et Aphrodite ne vivaient pas ensemble. Ils n'en avaient pas le droit, et si jamais ils le faisaient, Héphaïstos risquait de leur mener la vie dure rien que pour les prendre en flagrant délit. Le forgeron était parfois extrême... mais pouvait-il réellement en vouloir à son beau-père ? Il ne pouvait pas prendre parti dans des cas comme ça, vu qu'il était le fruit d'une adultère pure... pourtant ses parents s'aimaient d'un amour sincère. Après, il savait qu'aimer n'était pas facile, ça vous tombait dessus comme ça et bien souvent - surtout quand on était un olympien - ça se traduisait pas de grandes péripéties qui pouvaient durer des siècles. Il écouta sa mère lui parler de ce qu'elle avait fait durant les dernières semaines, et il raconta à son tour quelques unes de ses rencontres, pour alimenter la conversation. Il n'était pas du genre à tout balancer à sa maman, beaucoup de détails de sa vie restaient secrets... mais elle avait le droit de savoir ce qu'il faisait de ses journées, quand même.

Il y a quelque chose qui a changé chez toi, fit-il remarquer une fois qu'elle eut ouvert la porte. T'as refait la déco ? Un chien passa devant eux sans leur adresser un seul regard, et Eros haussa un sourcil. J'le connais ce chien... se dit-il en le suivant du regard, tandis que le bout de sa queue disparaissait dans le couloir. Il ouvrit la bouche pour demander à sa mère où il avait bien pu voir cet animal auparavant mais elle le coupa en lui proposant de s'installer dans le salon en attendant leur invité. Le dieu de l'amour suivit docilement sa mère sans s'interroger plus que ça - parfois certaines questions devaient rester sans réponses - et regarda attentivement l'agencement des meubles. C'était un peu trop aléatoire et peu coordonné pour être l'oeuvre d'Aphrodite, à moins que...

Voilà fini ! Eros sursauta, et une certaine excitation monta en lui. Il connaissait cette voix ! En fait non, ton père est là ! L'enfant se tourna vers sa mère avec des étoiles dans les yeux, tandis qu'elle arborait un énorme sourire. Arès entra dans la salle à cet instant et Eros se tourna vers le dieu de la guerre, qui avait cet air fier, comme s'il venait d'accomplir les douze travaux d'Héraclès en une matinée. Salut P'pa ! s'exclama-t-il tandis que son père l'enlaçait dans une étreinte plus-virile-tu-meurs. Il voyait son père encore moins souvent que sa mère, mais le revoir alors qu'ils étaient seuls... cela ne pouvait pas le rendre plus heureux. Arès n'avait jamais été très démonstratif, mais en tant que dieu de l'Amour, Eros savait le voir là où il était. Pendant que les hommes se retrouvaient, Aphrodite eut le temps de partir en éclaireur dans le salon, et sortit presque immédiatement en annonçant qu'il valait mieux profiter du temps à l'extérieur.

À partir de ce moment, les choses se compliquaient pour Eros. Il regarda la mine de son père se décomposer devant l'annonce de la femme de sa vie. Eros eut une petite grimace et regarda tour à tour ses parents. C'est pas bon, tout ça... Aphrodite avait déjà fait son chemin jusqu'à la porte qui menait à son jardin - qui était plus un grand parc en réalité - et Eros se tourna vers son père. Tu vas pas m'obliger à vous départager... si ? demanda-t-il prudemment. Son père lui lança un regard insistant tandis qu'Aphrodite attendait à la porte une réaction des deux garçons. Eros prit une grande inspiration, porta une main à son visage et soupira. Il eut le temps de jeter un regard en coin vers sa mère, qui les attendait étrangement calme, avec l'air de dire qu'elle n'accepterait aucun compromis, à partir du moment où elle avait décidé qu'ils feraient comme elle le voulait. Cupidon se tourna vers son père et lui murmura de sorte à ce que seul lui entende. Ah nan Papa, j'suis désolé mais Maman me fait plus peur que toi. Il fit volte-face et plaqua un sourire sur son visage, avant de rejoindre sa mère dehors. Tant pis si Arès implosait, Aphrodite était là pour le calmer.
Enfin, en principe.


AFTER READING
J'ai pesé le pour et le contre pendant longtemps !
Mais désolé Papa, Maman me fait plus flipper... QwQ




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Re: Ici ça déménage... vivent les réunions de famille ! ( Eros- Aphrodite) | Lun 10 Nov 2014, 20:40

Quand il était entré dans la salle de bains, il avait senti une certaine angoisse. En fait, c'était étrange, tout le monde l'ignorait mais il se mettait une certaine pression pour Eros. C'était encore pire qu'Aphrodite, il ne l'avait presque jamais vu. Bon, cela faisait stalkeur, mais il lui était arrivé de passer par les endrots qui lui arrivaient de fréquenter. Arès était un être de contradictions. Il était capable de vous dire droit dans les yeux qu'il se moquait bien de votre personne et de penser à vous plus tard non pas sous la forme de regret qui serait à ses yeux de la faiblesse, mais plus une pensée du genre " ah oui lui ou elle, j'espère que ça va". Oui, ça pouvait lui arriver pour certaines personnes répondant à beaucoup de critères choisis par ses soins. Ce qui était comique, c'était qu'il avait toujours voulu voir ce que faisait son fils sous les traits de ce chien qu'il avait vu passer. Un beau chien blanc qui faisait presque penser à un loup à y regarder de près, c'était un peu moins menaçant que son apparence de vautour et plus discret surtout.

Alors lorsqu'il était passé devant lui sans même tourner la tête, c'était parce qu'il songeait que cette apparence pouvait un peu trahir son avancée discrète vers la salle de bains. A présent, il souffla e pensant : " Allez... t'as ruiné la baraque, tu vas pas ruiner la journée...", il inspira et prit sa plus belle expression pour sortir. Il faisait un peu penser à tous ces artistes de théâtre. Ici, nul besoin de frapper trois coups pour qu'il pousse la porte, ce serait bien la meilleure ça d'ailleurs, lui suivre ce genre de ligne de conduite... d'ailleurs en suivait-il ... A voir ! En plus, il était sorti au moment même où sa bien aimé parlait d'invité .... un hasard non ! A défaut d'être en retard sur son arrivée, il avait soigné le temps d'intervention. Il eut tout juste le temps de voir la mine radieuse d'Eros qu'il l'enlaçait déjà. Arès lui tapota la tête en sentant que Eros avait mis de la force dans cette étreinte père-fils. Cela faisait combien de temps qu'ils ne s'étaient pas revus...? Enfin, par "revus"... il entendait "parlés".  Aucune idée vraiment aucune. Il lui frictionna les cheveux énergiquement pendant que Aphrodite lui dit qu'elle avait pensé à une réunion de famille.

" Ah oui, ce genre de fête avec les photos ratées, bon ben on s'en contentera", fit-il pour ne pas exprimer sa joie. "Alors tu deviens quoi toi alors, mon bonhomme ? ", fit-il en lui adressant pour terminer le frictionnage de cheveux par une accolade d'épaules musclée.

Ah le coup d'épaule à la Arès soit l'expression d'une certaine camaradrie, d'une amicalité, d'une certaine entente. Soit vous pouviez vous cogner au mur le plus proche s'il ne faisait pas gaffe, mais c'était un acte de distinction par rapport aux autres personnes. Il vous regardait disons, avait un minimum d'intérêt pour vous. Il s'éloigna presque aussi comme pour rendre ce geste aussi insignifiant qu'il devait le faire penser. Aphrodite les invitait à rentrer, il pressait le pas, il allait pour lui caresser le bras discrètement quand... elle fit demi-tour, oui comme ça devant lui et proposa d'aller dehors. Consterné, il se pencha en arrière comme pour songer à tout cela, non il ne s'était pas donné cette peine pour ça... Ah non... AH NON. Quand Eros vit son regard insistant, il parla de départager, oui c'était une bonne idée, cela lui éviterait de l'ouvrir... *Dis que tu veux aller dans le salon, fils, m'oblige pas à affronter ta mère devant toi*. Quand il lui murmura que Aphrodite lui faisait peur....

Arès resta .... immobile souriant avec des tics nerveux... Explosion dans combien de temps là ? Alors il récapitulait dans sa tête en accéléré, car tout allait sortir d'un coup. Aphrodite crachait sur ses efforts. Autant ne rien faire hein. Eros après ce superbe accueil ne cherchait même pas un tant soit peu à être un homme et murmurait pour partir se cacher dans les jupes de sa mère. Et en plus parce NON ça ne suffisait pas, il ne faisait pas peur. AH! Et toutes ses batailles c'était du tutu clarinette version opéra. Fallait le dire hein.

" ... Non, on ira à l'intérieur. "

Il avait pris une voix rauque comme si mille feux brûlaient en lui à cet instant et que sa gorge suffoquait d'être ainsi malmenée.

" Quoi ma déco te plaît pas, tes serviteurs ont aidé aussi. Pense à les virer ! Et puis moi, hé ben moi je bouge pas. On reste là."

Arès les fusilla du regard, il ne reviendrait pas sur sa décision et pour la caresse sur son bras sa douce allait attendre, il comptait bien se faire entendre.

" Et puis surprise, surprise, surprise, c'est bien joli, mais le coup de prépare la salle sans rien dire, j'ai A-DO-RE. Remets ça encore une fois ! Vas y te gêne pas ! Et puis toi fiston ... merci. Bref, je vais au salon."

Arès le boudeur, le gueulard le retour encore là.... il avait été plus soft qu'il ne l'avait pensé, oui parce que bon... bienvenue chez nous puis ensuite le " allez tous vous faire voir, je vais dans le salon", c'était déjà moyen. Sa voix était la même que celle qu'il utilisait dans les cérémonies qu'il l'ennuyait. Donc oui le ton était très juste, mais il avait eu la "gentillesse" de minimiser pour le moment les paroles. Si ça tournait dans son sens, il bouderait, mais il se calmerait.




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Re: Ici ça déménage... vivent les réunions de famille ! ( Eros- Aphrodite) | Dim 16 Nov 2014, 14:14


ici ça déménage.... vive les réunions de famille.
f e a t ; Arès & Éros ♥

E
n se rendant chez son fils, Aphrodite s'apercevait que les temps avaient bien changé. Il était  bien loin le temps où Éros vivait avec elle, ou elle ne s'en séparait pas, ou elle le chouchoutait. Elle s'était battue corps et âme pour pouvoir offrir à son enfant l'amour dont il avait besoin – on a forcément besoin de l'Amour d'une mère. Mais à présent, Éros était grand et vivait en collocation avec son meilleur ami. Et bien qu'Aphrodite n'appréciait guerre Zéphyr pensant que ce dernier pouvait avoir une mauvaise influence sur Éros, elle aimait savoir son fils heureux et entouré. Certes, ils ne se voyaient plus aussi souvent, les petites réunions de famille que Aphrodite s’efforçait de renouvelées étaient de plus en plus espacées, mais Éros faisait sa vie. Et c'était le plus important. Il n'y a pas plus grande réussite pour une mère de savoir que son fils se débrouille, voler de ses propres ailes, faire ses choix, avancer... Évidement, même si son fils s'était éloigné d'elle physiquement, Aphrodite ne changeait en rien ses attitudes à son égard. A vouloir trop bien faire, elle devait passer pour une mère un peu collante. Mais c'était sa manière à elle de lui montrer qu'elle serait avec lui dans n'importe quelle situation, qu'elle l'aimait. Quoiqu'il arrive Éros était son fils et il ne fallait pas qu'il l'oublie – bon elle n'avait pas trop de doute à ce sujet, mais elle était plutôt démonstrative notre Aphrodite. Notre déesse n'avait pas envie que sa petite famille ne ressemble à celles des dieux. Elle voulait que sa famille soit liée. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle avait souvent été derrière les fesse d'Arès : elle voulait qu'il soit un père. Après, il pouvait l'être à sa manière, mais la figure d'un père est toujours très importante... Surtout chez un garçon. Et il n'y avait peut être pas de figure plus virile qu'Arès, donc il était un bon exemple. Et oui... Il était pratiquement un homme à présent... Enfin, encore un petit peu adolescent sur les bords, la preuve : il venait certainement de se lever quand la déesse de la Beauté était finalement arrivée. Cela la fit sourire. Heureusement qu'elle ne s'était pas mise en chemin plus tôt... Après avoir enlacé son fils tendrement, la déesse de l'Amour l'avait invité à déjeuner chez elle, lui promettant une surprise. Elle attendit patiemment que son fils se prépare en laissant son regard se balader dans les pièces de sa demeure. Elle ne pouvait s'en empêcher, c'était plus fort qu'elle, il fallait qu'elle vérifie qu'il ne manque de rien – et qu'il ne fasse pas trop de bêtises. Enfin, sur ce dernier point, Aphrodite avait confiance en son fils, elle acceptait le fait aussi qu'il ait des petits secrets : on ne dit jamais tout à ses parents !

Le chemin du retour se fit très rapidement, Éros et elle échangèrent quelques informations sur leurs  dernières semaines éloignés l'un de l'autre, comme pour se remettre à jour. C'était presque une nécessité lorsqu'ils se voyaient, mais c'était aussi tout ce qu'il y avait de plus normal. Tout se passait parfaitement bien jusqu’à ce qu'ils poussent la porte de la demeure de la déesse pour entrer. Quelque chose avait changé. Trop de choses avait changé. Mais... Que c'était-il passé durant le petit temps d'absence de la déesse ? Aphrodite s'interrogeait calmement, préférant garder cela pour plus tard. Refait la décoration, demandait Éros, ah non... Quelqu'un s'en était gentiment occupé pour elle. Qui ? La réponse était simple. Surtout quand on savait qu'un certain Arès traînait dans les parages.  Maniaque ? Aphrodite l'était. Il ne fallait pas être devin pour le savoir : sa maison en était la parfaite représentation. Notre déesse de la Beauté aimait quand tout était rangé, organisé. Et surtout ses affaires. Sa maison était remplie d'objet, un vrai petit musée. C'était le seul moyen qu'elle avait trouvé pour marqué le temps. Les souvenirs nous aident à nous rappeler, ces objets sont donc naturellement et soigneusement entreposés  pour permettre à la déesse de se souvenir. De voir qu'il en manquait et qu'ils avaient été déplacé ne lui faisait pas vraiment  plaisir. Le pire fut lorsqu'elle ouvrit la porte du salon, mais heureusement, tout ne tourna pas en catastrophe car le grand Arès avait décidé de faire son entrée. Au bon moment. Aphrodite avait eu le temps de sourire à son fils lorsqu'il la regarda avec des étoiles dans les yeux. Elle appréciait voir les deux hommes de sa vie s'enlacer. Même si c'était une manière très Arès de faire  tout cela, elle trouvait cela tellement adorable. Comme précisé plus haut, la déesse avait toujours fait attention à la relation Arès-Éros, n'hésitant pas parfois à se mettre en retrait pour leur permettre d'être tous les deux. Alors certes, c'était peut être un peu naïf d'entretenir ces réunions de famille, ce genre de fête « avec les photos ratées » comme le disait si bien Arès, mais c'était la meilleure chose à faire pour être ensemble. Aphrodite lança à son Arès un petit regard en coin, mais finit par sourire... Il était désespérant.

Mais les regarder ne lui faisait tout de même pas oublié le bazar qui se trouvait dans le salon. Honteuse de présenter sa maison dans un tel état, elle proposa aux garçons d'aller profiter du beau temps. C'est vrai, le soleil brillait dehors... Il serait dommage de passer son temps enfermé à l'intérieur.... Non ? Aphrodite tentait tant bien que mal de s'en convaincre. Elle s'avança vers la porte qui donnait sur le jardin et prit une domestique en plein vol, discrètement, lui demandant de remettre un peu d'ordre le plus rapidement possible. Elle restait étrangement calme. Trop clame pour être naturelle d'ailleurs. Une fois qu'elle eut fini de chuchoter dans le creux de l'oreille de sa domestique, Aphrodite se retourna vers Arès et Éros :

« Alors, vous venez ? » leur demanda-t-elle aussi naturellement et souriante que possible.

Ils avaient l'air... de comploter ? Non, elle se faisait des idées... Comme si ils s'opposeraient à cette merveilleuse idée... Éros fut le premier à venir, un grand sourire aux lèvres. Aphrodite le lui rendit tout en se demandant pourquoi Arès ne faisait pas de même. Il avait réellement quelque chose à voir avec tout ce désordre ? Non la question n'était pas réellement posée, Aphrodite savait que c'était lui.... Pourquoi fallait-il qu'il en rajoute toujours ? Pourquoi était-il encore là bas ? Que voulait-il encore ? Elle le regarda calmement, caressant  le bras de son fils finalement arrivé à son niveau.

A l'intérieur. Monsieur voulait rester à l'intérieur. Aphrodite rigola nerveusement – aussi discrètement que possible. Il fallait rester zen. Comment se faisait-il que la dieu de la Guerre n'avait encore pas compris qu'il ne valait mieux pas jouer sur ce terrain. Heureusement que tout cela n'était organisé que dans le but de passer un bon moment de famille... Elle se clama rapidement, écoutant son Arès déversé son flot de paroles emprisonnées par ce ton qu'il savait si bien prendre. Ah cette voix... La déesse lança un petit regard à son fils avant de chuchoter :

« Tu... Tu as dis quelque chose à ton père ? Pourquoi réagit-il comme cela subitement ? »

Aphrodite n'avait pas envie de se disputer maintenant.... Surtout à cause de bêtises pareilles. Elle attendit  que le grand Arès eut terminé, qu'il annonce qu'il allait dans le salon, pour aller le rejoindre. Elle n'allait pas le laisser retourner dans le salon. Elle invita Éros à ne pas bouger, elle allait régler tout cela. Tout en avançant en sa direction par petite foulée – histoire de le rattraper avant qu'il n'entre dans le salon, elle l'appela quelques fois avant d'arriver à son niveau. Quand elle fut près de lui, elle lui saisie la main délicatement, la caressant de la même manière.

« Arès... Mais qu'est-ce qu'il t'arrive ? » demanda-t-elle. « Je suis désolée, je ne pensais pas que mon petit mot allait autant te contrarié... Je ne voulais pas. » Elle inspira, cherchant à croiser son regard. « Allez, viens, Éros nous attend. On fait un petit tour dehors, histoire de prendre l'air et ensuite on reviendra dans le salon si tu le souhaites.. »

Aphrodite lui afficha un grand sourire avant de la prendre par le bras pour le conduire vers l'extérieur, là où était déjà Éros.  Elle restait espiègle, souriante. Elle ne voulait pas céder aux colères d'Arès, cela ne rimerait à rien. Bien qu'elle allait être obligée de reparler de tous ces objets disparus... Mais ce n'était pas le moment. Une fois dehors, elle les invita tous deux à prendre place autour d'un table où était déjà installé quelques couverts offrant un petit choix de boissons. La nourriture n'allait pas tarder d'arriver.... Il fallait justement transvaser toute l'installation du salon au jardin...




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Re: Ici ça déménage... vivent les réunions de famille ! ( Eros- Aphrodite) | Sam 24 Jan 2015, 01:57

Eros se frotta la nuque et regarda sa mère rejoindre son père dans le salon, en lui intimant de ne pas bouger. Ce n'était pas tout à fait de cette manière qu'il avait imaginé sa rencontre avec ses parents –du moins tous les trois, seuls– mais personne n'était à blâmer car s'il y avait bien un point qui reliait la petite famille, c'était bien leur imprévisibilité. Et malgré toute la bonne volonté dont Eros voulait faire preuve, son père commençait déjà à lui taper sur le système. Parfois il repensait à Zephyr, et à toutes les discussions qu'ils avaient pu avoir au sujet de leurs paternels respectifs, au sujet de l'irresponsabilité dont ils faisaient preuve et à quel point ils pouvaient leur taper sur le système. Aujourd'hui était un de ces jours où Arès était d'une immaturité insupportable aux yeux de son fils, qui n'avait aucune autre envie que de quitter les lieux et retourner dans son appartement. Il entendit des bribes de conversation provenant du salon mais décida de ne pas y prêter attention, et lorsqu'il entendit son prénom sortir de la bouche d´Aphrodite, décida de pousser la porte-fenêtre et rejoindre le jardin.

Il y avait une sérénité certaine qui y régnait, loin de l'agitation qu'ils pouvaient faire lorsqu'ils étaient tous les trois. Il prit place sur la petite table et s'appuya contre l'accoudoir en se laissant emporter par le chant des oiseaux venus squatter les arbres au fond du jardin. Parfois il lui arrivait de se demander comment sa mère était capable de supporter les sautes d'humeurs de son père. Eros ne le voyait que rarement mais lorsque c'était le cas, il ne pouvait s'empêcher de changer d'avis sur lui, et c'était constamment la même chose. Il l'admirait pour ce qu'il était et la seconde suivante il se demandait pourquoi il avait été flanqué d'un père aussi idiot.

La porte-fenêtre s'ouvrit à nouveau sur une Aphrodite radieuse et un Arès encore boudeur. Discrètement, Cupidon leva les yeux au ciel et détourna son regard de ses parents qui s'installaient à table, tandis que le personnel se dépêchait de déplacer ce qui avait été soigneusement préparé par Arès. T'as fini de bouder, on peut se comporter comme une vraie famille maintenant ? lança-t-il plus froidement qu'il ne l'aurait voulu. La présence de son père avait toujours eu un effet globalement négatif, dans le sens où l'aura qu'il dégageait était plus agressive que celle de toute autre personne sur la planète. Eros n'avait pas pour habitude de se laisser emporter par ses sentiments mais la présence de ses parents avait toujours eu pour effet de décupler tout ce qu'il pouvait ressentir. Et aujourd'hui, en bon adolescent qu'il était, Eros était en colère, contre à la fois tout et rien.

Tant qu'il y était, il poursuivit sur sa lancée. Est-ce que tu réalises que tu étais prêt à nous faire la tête parce qu'on voulait aller dehors et pas dedans ? lui reprocha-t-il en attrapant un morceau de pain dans le panier. Il se laissa tomber dans sa chaise et regarda tour à tour ses parents avant de s'adoucir. Il ne pouvait pa rester en colère trop longtemps, pas avec sa mère à côté dont les émotions étaient plus fortes que n'importe qui et qui finissaient toujours pas déteindre sur lui. Il s'appuya sur la table et fit balancer sa chaise sur deux pieds, en attendant que la tension entre lui et le dieu de la Guerre ne retombe. On ira dans le salon la prochaine fois. Il ne s'excusa pas, car depuis tout petit son père lui avait appris que demander des excuses était un signe de faiblesse. Les domestiques –tous issus de peuples mythologiques au service des dieux– terminèrent de déplacer la vaisselle du salon au jardin, et les plats furent rapidement servis ensuite.




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Re: Ici ça déménage... vivent les réunions de famille ! ( Eros- Aphrodite) | Dim 22 Fév 2015, 02:08

Tout était parti pourtant d'une bonne intention : celle de réunir une petite famille. Aphrodite n'avait rien fait de mal, tout comme Eros, mais le seul ennui résidait dans ce dieu plein de colère pour tout et rien. Il fallait qu'il s'affole, qu'il agisse, il ne pouvait rester inactif, il ne pouvait se taire. C'était comme s'il ne l'avait jamais appris ou à bien le regarder comme s'il n'avait jamais voulu l'apprendre. Si on le jugeait seulement par l'impression qu'il donnait en cet instant, c'était ce que l'on pouvait déduire. Et pourtant il n'en avait pas toujours été ainsi, c'était ce qui rendaient ses colères parfois si amères. Qu'il remette à leurs places d'autres personnes, des inconnues bon ce n'était pas vraiment correct comme manifestement, il y prenait plaisir, mais après tout c'était sa manière de vivre. Ici, il le faisait avec des personnes pour qui il comptait, il y avait bien de quoi dysjoncter.

Comme d'habitude Aphrodite vint le chercher en tentant de le calmer dans son habituelle bouderie qui devenait presque un sport chez lui. Elle lui présentait les choses sous un air d'un compromis qui incluait qu'ils reviendraient à l'intérieur, s'il le désirait tant. Elle s'excusa de pas l'avoir mieux averti, détail qui avait d'après ses dire enflammé toute cette discussion. Arès s'était imaginé tant de scénarios, tout cela depuis combien de temps ? Ne pouvait-il pas redevenir aussi confiant qu'avant sans s'imaginer directement une affaire aussi déplaisante que la venue de ce dieu des forges à la gomme. Il se raccrochait à ces lèvres qui lui souriaient et à ce bras qui doucement l'amenait dehors sans qu'il y songe véritablement. Bien qu'il agisse ainsi, sa colère se tempérait souvent par la seule présence de sa déesse.


"Allez, passons un bon moment."

Le ton n'y était pas encore, mais on sentait briller une petite volonté, si faible soit-elle. Ses yeux n'avaient pas quitté le regard hypnotisant de son aimée. Il l'attendait une nouvelle surprise à table. Son fils tourna la tête à son approche ce qui rendit ses yeux rouges bien vifs. Eros se tenait de façon totalement relâché sur sa chaise comme il se moquait hé bien, il se moquait de tout. Il voulait qu'ils se comportent comme une vraie famille, ah oui ? Arès le regarda avec un air malicieux, un de ces airs mauvais qui ne laissaient rien présager de bon pour la suite.


" Si ton père te déplaît, dis le. Mais ça changera rien."

Et ça y est à peine fini qu'il repartait sur ce ton sec qu'on lui connaissait, ne pouvait-il pas dire " désolé fiston, je me suis un peu emporté" comme il le pensai au fond de lui". Non, il fallait toujours qu'il rende les choses plus compliquées qu'elles ne l'étaient en déversant cette colère injustifiée dans certains cas. Eros n'avait rien demandé, on était venu le chercher pour passer un bon moment. En vérité, il était heureux de le voir. En fait, c'était juste que cela ne se passe pas comme il l'avait prévu qui le dérangeait toujours. Dans un sens, on pouvait lui dire qu'il n'avait qu'à organiser chez lui, mais cela ne lui serait pas venu à l'idée. Ce n'était pas le genre de personne à inviter des amis, ni à en avoir par la même occasion. Quand Eros continua sur sa lancée en resortant ce qui venait tout juste de se passer, Arès le regarda en se grattant un peu la nuque.


" Oui et après ? On aurait pu faire à l'intérieur aussi, sauf qu'on a donné raison à ta mère".

Son ton s'était adouci mine de rien, même si ses propos restaient toujours un peu incisifs et peu chaleureux. Arès avait toujours su régler sa vie seul et tout marchait bien à cette époque, où il n'avait qu'à suivre ses propres souhaits. Oh, il n'était pas nostalgique de ce moment. La nostalgie n'était pas un sentiment qu'il cultivait, tout du moins pas autant qu'Aphrodite. Elle lui avait fait partager son goût pour les souvenirs. Il avait même été un des seuls à pénétrer dans une pièce, où étaient regroupés tout ce qui lui étaient chers : des présents, des objets rappelant des occasions ou des lieux qu'elle avait visités. Quelque part il avait commencé à les aimer et à vouloir grandir cette collection, non pour lui précisément mais pour eux. Dès qu'il y avait un prétexte pour ramasser un objet pouvant faire l'objet d'un souvenir, hop il lui proposait... En songeant à ce passé, il baissa la tête, il ne souhaitait plus rien ajouter pendant quelques minutes. Ces quelques minutes devaient être bien reposantes avec tout ce qui s'était déroulé avant. Sa respiration bruyante montrait qu'il tentait de reprendre son calme et d'éviter d'exploser à nouveau pour encore s'entendre dire qu'ils étaient une drôle de famille.

" Et tiens toi Eros, un peu... franchement", fit-il d'un ton las dans un soupire." Bref... que deviens-tu ? Que fais-tu ? "

Oublier cette discussion, s'asseoir sur cette chaise et parler comme les gens normaux. Voilà le programme comme ça tout le monde sera content. Il voulait d'un père classique, très bien il jouerait le père classique. Dans sa tête, il était reparti sur un autre sujet de vexation : son rôle de père. C'était un sujet très épineux, mieux valait ne pas y mettre les pieds. En inspirant, il rapprocha la chaise, où il s'était assis de celle de son fils comme pour montrer qu'il tentait de se calmer. Pourtant, il était toujours dans la même attitude, qui voulait qu'à la prochaine étincelle, il reparte dans un nouveau délire.


" ... C'est bien que tu sois là.", finit-il par dire pour consoler Eros de tout ce qu'il venait de lui balancer.


Arès se rendait compte qu'il s'en était pris à Aphrodite, puis à Eros et que là ... oui il devait se calmer et que ce n'était pas vouloir être conforme à des normes, que c'était juste pour profiter d'un moment de bonheur, qui ne reviendrait peut-être pas avant un moment. Au nom de cela, il tentait de prendre sur lui, enfin ce n'était pas trop tôt... Il posa sa main sur celle de son amante en la massant un peu tout en continuant de baisser la tête. Avait-il conscience après la parole d'Eros d'en avoir trop fait ? Dur de connaître la réponse derrière cette mine retranchée qu'il affichait à présent. C'était un visage qu'il n'affichait pas si souvent que ça, c'était même souvent avec des personnes qu'il aimait qu'il était ainsi.




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Re: Ici ça déménage... vivent les réunions de famille ! ( Eros- Aphrodite) | Jeu 12 Mar 2015, 18:18


ici ça déménage.... vive les réunions de famille.
f e a t ; Arès & Éros ♥

S
i il y a bien deux personnes pour lesquelles la déesse de la Beauté serait prête à tout, c'était bien Éros et Arès. Pour la simple et bonne raison qu'ils étaient les deux hommes qui composait son doux foyer – et par foyer j'entends ici un couple et son enfant. Le foyer qu'ils formaient ne paraissait peut être pas très grand si on le compare à la grande famille des dieux. Même un peu bancal si on ne se fiait qu'aux échanges un peu secs et aux coups de tête des uns ou des autres. Mais c'était ainsi qu'il fonctionnait, mélangeant les caractères de chacun, la acceptant plus ou moins bien, mais finissant toujours par se retrouver et s'aimer comme une famille. L'idée qu'Aphrodite se faisait de la famille était assez précis. Elle avait toujours dis que si elle aurait un enfant désiré, avec l'amour de sa vie, elle l'aimerait plus que tout au monde, le considérerait comme la chaire de sa chaire – ce qui est le cas, techniquement. Éros était l'enfant qu'elle aimait le plus, et le fait qu'il soit l'enfant qu'elle est eu avec Arès devait beaucoup compter dans cette histoire. C'était ce qu'Arès et Aphrodite avaient fini par construire ensemble, ce qu'ils avaient entrepris de faire pour oublier ce mariage, le dépasser. A croire, au vue des disputes qu'elle avait avec son cher et tendre, que la seconde idée n'avait pas réellement fonctionné : Héphaïstos demeurait un sujet sensible... Mais ce n'était rien. Des disputes pour se prendre la tête inutilement, elle en avait l’habitude maintenant et finissait toujours par les dépasser. Cela prenait plus ou moins de temps, certes, mais la déesse était persuadée qu'aucune de ces petites chamaillerie serait aussi conséquente qu'à une certaine époque...

Dans le cas présent, Éros étant à la maison – en plus c'était la déesse en question qui l'avait invité suite à une demande de papa – il était hors de question de sortir de ses gongs pour une stupides histoires de lieux. Aphrodite se doutait bien qu'Arès était derrière le foutoir qu'il y avait dans sa maison, elle savait aussi que ce cher dieu de la Guerre allait devoir  lui fournir une explication. Après, elle ne l'attendait pas vraiment maintenant, elle préférait qu'ils soient seuls pour discuter de cela. Éros n'était pas là pour voir ses parents s'engueuler, bien au contraire. Mais Arès ne pouvait s'empêcher de bouder, de ronchonner. Ce qui ne rendaient pas les choses simples, finalement. Et, comme le disait Éros avec ses mots, « se comporter comme une vraie famille », c'était parfois bien compliqué... Mais pas impossible. Aphrodite avait donc prit son plus beau sourire pour aller chercher son amant et l'avait gentiment obligé à les suivre dehors. Elle fut enchanté lorsque son Arès lança, même sur le même ton désagréable, qu'il souhaitait passer un bon moment.

« Merci Arès... » souffla-t-elle en un sourire avant de passer la porte.

Une fois dehors, il n'y avait plus qu'à s'installer sur la petite table de jardin qu'Aphrodite avait commandé en vitesse afin qu'ils s’installent tous les trois dans un endroit sympathique, agréable, où ils pourraient enfin papoter. Car le but premier de cette rencontre n'était pas de la transformer en obligation, mais dépasser du bon temps en famille.

Ah oui, j'ai oublié une petite précision sur la famille Aphrodite-Arès-Éros. Si la communication passait très bien entre le fils et la mère, entre le père et  le fils c'était toute une autre histoire. La preuve : Aphrodite s’improvisait médiatrice face aux demandes d'Arès qui avait dit ne pas voir son fils depuis longtemps. Il ne fallait pas le dire deux fois, Aphrodite se faisant toujours un plaisir d'embêter son grand garçon ne se privait pas de lui rendre visite à l'improviste. Peut être cela palliait-il à ces quelques manques de communications ? La déesse ne doutait pas de l'Amour que ses deux hommes partageaient, c'était juste de la communication... Et ce n'était pas une grande surprise, entre les manières d'un Éros qui n'était encore qu'un bébé et un Arès un peu trop impulsif... On pouvait arriver à des réunions de famille toujours un peu étranges. Mais cela ne voulait pas dire que ce n'était pas de vraies réunions de famille.

Voilà pourquoi la déesse était assez tiraillée vis à vis des propos de son fils. Éros n'exprimait que sa colère du moment face aux caprices d'Arès, ce qui était légitime. Aphrodite pensait la même chose, même si elle ne le disait pas de la même manière. Et dire les choses avec le père de la famille, c 'était compliqué. Trop compliqué. A l'image d'Arès. Donc à la limite, cette petite remarque sur la famille normale, Aphrodite pouvait l'accepter. Elle avait simplement lancé un regard à son fils.  Se sourcils se froncèrent lorsqu'il décida de continuer sur sa lancée. Elle lui lança un regard noire. Elle n'avait pas envie de prendre une conversation comme celle-ci, de partir sur quelque chose comme ça. D'ailleurs, elle n'eut même pas le temps de répondre qu'Arès prit l'affaire en main. De la bonne manière ? Peut être. Aphrodite s'installa plus confortablement dans son siège en soupirant, les observant s'envoyer quelques  réflexions... Elle jugeait qu'il n'était pas nécessaire d'intervenir dans leur échange, petit à petit les choses s'atténuaient : le ton d'Arès ne cessait de sa clamer et Éros finissait pas y mettre du sien. Aphrodite ne fut donc que superviseuse, elle les observa calmement, se faisant le plus discrète qu'il soit mais n'en pensant pas moins. Les minutes passèrent ainsi. Aphrodite ne releva même pas la réflexion d'Arès sur le fait qu'ils soient tous à l'extérieur, sinon elle sentait que la situation allait encore dégénérer. A voir si ce silence n'allait pas, au contraire, créer une sorte de malaise ?

Si il y a bien une chose qu'il fallait savoir sur la déesse de la Beauté, c'est qu'elle était capable de tout. Aller piquer une crise de colère, crier à s'éventer les poumons, elle l'avait déjà fait des centaines de fois. Mais elle était aussi capable de faire l'inverse, marmonnant dans son silence. Comme il en était le cas actuellement. Ce faux calme ne laissait aucun bruit. La déesse de contentait simplement se délecter de la boisson que ses domestiques venaient de lui servir. La chose qui la ramena à la réalité fut la main qu'Arès posa sur la sienne. Elle en sursauta presque, lui adressant un regard des plus surpris. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Arès prenait sur lui ? Très bien ! Elle posa sa tasse sur la table et s'avança à son tour. Maintenant qu'ils en avait fini, la petite famille allait pouvoir parler un peu d'autre chose. Aphrodite prit donc son plus beau sourire pour faire la transition.  

« Évidement que c'est bien qu'il soit ici !Et heureusement que tu le dis, Arès, j'ai eu cette idée suite à ta demande. » rit-elle.

Il n'y avait rien de méchant dans les propos d'Aphrodite, elle l'avait d'ailleurs dis sur un ton très calme. C'était sa manière à elle de détendre l’atmosphère.

« Et donc, Éros, comment vas-tu ? »

Vous ne rêvez pas, Aphrodite venait de poser exactement la même question qu'Arès à quelques minutes d'intervalle. Mais c'était tout à fait normal puisqu'elle n'avais absolument pas écouter ce qu'ils s'étaient dis pendant quelques minutes auparavant...  




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Re: Ici ça déménage... vivent les réunions de famille ! ( Eros- Aphrodite) | Mer 18 Mar 2015, 20:16

Les remarques qu'ils se firent l'un à l'autre jetèrent un froid à table. C'était le problème lorsque les enfants parlaient à leurs parents, le moindre désaccord déclenchait la Troisième Guerre Mondiale. Eros retrouva son calme assez rapidement toutefois, car s'il avait beau avoir hérité du caractère borné de son père, il ne l'était pas au point de gâcher égoïstement leur petite réunion de famille. Elles étaient devenues si rares au fil du temps qu'il aurait dû faire abstraction des idioties pour lesquelles ils se prenaient la tête, afin de passer un bon moment, mais ça n'était pas pour rien qu'il était le fils de son père. J'essaye de m'adapter au changement, les mortels sont de plus en plus difficiles à suivre. C'était une occupation qui lui prenait ses journées. Il y avait de moins en moins d'amour chez les mortels, tout ne se résumait plus qu'à des coups de cœur et des obligations. Les mœurs avaient changé, les gens ne dépendaient plus les uns des autres et c'était comme si ils tournaient le dos à ce qui était originel pour tout changer.

Ce n'était pas le moment de penser au travail. Il regarda son père faire glisser sa chaise pour se rapprocher de lui, et le geste lui arracha un sourire intérieur qu'il garda pour lui. Toi aussi, P'pa. Il avaient beau, la plupart du temps, trouver son père immature et irresponsable, il n'empêche qu'Arès faisait partie des êtres à qui il tenait le plus, et qu'il ne voulait surtout pas décevoir. Aphrodite entra dans la conversation à cet instant, profitant de la trêve père-fils pour relancer le sujet et détendre l'atmosphère. La présence de la déesse avait quelque chose qui combattait l'aura désagréable de son amant, rendant l'atmosphère plus supportable pour tout le monde. Moi ça va, comme je disais à Papa... Il coula un regard vers son père dont une main recouvrait celle de sa mère, et il ne put s'empêcher de penser que même si leur famille était loin d'être parfaite, Eros l'aimait avec ses défauts comme ses qualités.

On a pensé à déménager sur Sanctuary of Heart, avec Zephyr. Ils habitaient encore sur l'Olympe, mais après avoir mûrement réfléchi les deux adolescents en étaient venus à la conclusion que, vu le temps qu'ils passaient sur l'île céleste, il valait mieux pour eux de s'installer là-bas. Peut-être pas trop longtemps, genre dix ou vingt ans. La notion du temps était différente chez les dieux et chez les mortels, mais toujours était-il que s'ils choisissaient de s'installer parmi les sanctuariens, il leur faudrait faire attention à ne pas se faire remaquer en tant que dieux. La démarche était toujours un peu compliquée, dans la mesure où il fallait se trouver une identité et une histoire, mais si les deux joyeux lurons étaient motivés alors vivre parmi les mortels valait le coup de le faire.

Eros regarda tour à tour son père et sa mère. Il n'attendait pas spécialement de réponse, après tout il y avait un moment déjà qu'Eros prenait des décisions sans les consulter au préalable. De plus ça n'était jamais qu'une idée, rien n'était encore certain. Eros évita de mentionner le fait que l'un des motifs pour lesquels il décidait de s'éloigner de l'Olympe était que si jamais ils décidaient de s'installer à Skyworld, Psyché et Chloris rejoindraient certainement la maisonnée et il n'était pas encore prêt de parler de sa petite amie à ses parents –sa mère en vérité. Et vous ? Comment ça va... ? Les problèmes de ses parents étaient sans aucun doute les moins évidents à comprendre sur l'Olympe. Eros baissa les yeux vers la main gauche de sa mère. Arès la lui tenait toujours, il était donc impossible pour leur fils de deviner si elle portait ou non son alliance. Cette alliance qui la faisait tant souffrir et dont elle avait toujours voulu se débarrasser sans en avoir le droit. Il leva ensuite les yeux vers son père. Ça a évolué depuis ? Vous avez trouvé une solution ? Il ne devait peut-être pas amener ce genre de conversations alors que tout commençait à aller mieux, mais voir des parents dans une telle impasse lui faisait du mal plus qu'à n'importe qui.[/b]




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Re: Ici ça déménage... vivent les réunions de famille ! ( Eros- Aphrodite) | Ven 27 Mar 2015, 19:02

L'ambiance était tendue pour des choses parfaitement insignifiantes, c'était souvent cela disons, mais disons que parfois cela pouvait tourner à de la méchanceté gratuite comme du défoulement de la part d'Arès. Pour cette fois, il avait réussi non sans un peu d'aide à se calmer. C'était les circonstances qui l'y avaient poussé plus ou moins. Son attachement à Eros, le fait qu'il ait failli sans doute à certaines choses avec lui l'avaient stoppé dans son acharnement à son égard. Aphrodite avait toujours un mot réconfortant même s'il faisait preuve d'un comportement plutôt ... peu adapté n'était pas le mot juste, aucun mot ne l'était parfois. Son merci avait sonné un peu lourdement, mais c'était comme un " on oublie ce qu'il s'est passé et on tente de partager un bon moment". C'était une des choses qu'il admirait chez elle. Tenter de voir le beau même dans le bordel le plus affligeant, ce n'était pas donné à tous.

S'il avait été un peu dur, dès qu'Eros avait évoqué le mot "vraie famille", s'il lui avait dit à titre gratuit qu'il pouvait changer, c'était parce que ... il regrettait une époque. Des projets avaient été écartés, oubliés, mis de côté, puis... ils avaient changé. Après il savait bien avoir été le déclencheur de tout cela, il ne regrettait pas son acte, mais il regrettait bien d'autres choses. Le regret n'était pas une chose qu'il ressentait fréquemment. A cause de cette histoire de mariage, ils avaient perdu beaucoup... Il ne pleurait pas sur tout cela, ce n'était pas son style, mais la colère pouvait masquer bien des tristesses, surtout quand on s'appelait Arès et que l'on communiquait beaucoup par ce biais. Il ne remarqua pas qu'Aphrodite adressa un regard à Eros, il fit surtout attention à son calme qui ne présageait rien de bon. Souvent au début de leur relation, elle ne faisait que de poser plein de questions et parfois Arès y répondait. Il lui arrivait d'esquiver, mais elle recherchait beaucoup le contact des personnes.

La déesse devait attendre qu'ils règlent l'affaire entre père et fils, c'était ce que comprit Arès. Si elle était intervenue, il ignorait quelle tournure cela aurait pris, surtout qu'il s'était bien mis en tête à un moment de faire comme d'habitude : tout balancer dans un sursaut de colère. Arès s'était calmé, il laissait Aphrodite parler  à son tour et ce qu'elle dit le rendit un peu mal à l'aise. Une demande de sa part... oui il évoquait beaucoup Eros quand ils étaient tous les deux. Tout comme la soirée d'hier où il lui avait presque suggéré, il pensait à son fils. Il ne savait pas comment prendre sa place, alors il ne faisait que prendre de ses nouvelles un peu comme un étranger, un inconnu de passage dans sa vie. Quand il entendit ce que faisait Eros de ses journées, à quoi il les dévouait et à la difficulté de suivre les mortels, il sourit amusé comme s'il venait de lui faire une bonne blague. Arès se doutait bien que ce ne devait pas être de toute repose de suivre ces insectes qui avait le don de ne jamais rester en place. Personnellement, il ne pourrait pas assumer une telle tâche. Suivre un homme?  bon ça d'accord.Dans un objectif précis ? D'accord une nouvelle fois. Mais, courir après un homme sans l'espionner, sans vouloir le tuer ou sans vouloir lui faire quelques tours à quoi bon ? Cela ne servait à rien autant se borner dans la chasse au papillon. Il compatissait à la peine de son fils en lui tapotant l'épaule. Lorsqu'il s'était engueulé une fois avec Aphrodite, il avait voulu "tester" de s'occuper des mortels comme le faisait la déesse de l'amour, hé bien autant vous dire que ce ne fut pas concluant du tout. Tout compte fait, il valait mieux qu'il continue de faire à sa sauce et qu'il ne considère ça que comme un jeu. Quand il lui fit part qu'il le remerciait, Arès n'en fit rien tout de moins en apparence. Il ne fit que hocher la tête pour lui signifier qu'il avait bien entendu. Aphrodite débarqua à nouveau avec la même question qu'avait posé Eros la seconde d'avant. Ma parole, elle devenait gâteuse à ce point pour ne pas suivre, là Arès se mit à rire en réalisant qu'elle s'était déconnectée de la conversation.


" Ben alors, la mémoire marche plus mamie. "

Aphrodite ne pouvait pas en avoir, mais là il l'imaginait dans sa tête quelle apparence elle aurait pu avoir si elle subissait le cours du temps. Mamie Didite... au moins ça l'occupait, c'était un peu à son détriment et c'était d'un ton très moqueur, mais au moins il était de nouveau "de bonne humeur". Eros juste avant lui avait pris soin de le soin, il n'avait fait que revenir dessus avec ses gros sabots. Arès n'avait pas beaucoup de subtilité parfois autant dire que même les phrases gentilles pouvaient sonner avec sa voix comme un rabaissement. L'image de mamie Aphrodite ne le quittait pas. Il s'imaginait les dieux la complimentant sur ses belles rides. Enfin, il revint bien vite à la réalité quand il regarda à nouveau les mains gracieuses de celle qui se tenait près de lui, c'était tout de même bien mieux cette apparence. Ses doigts massaient le dessus de sa main tendrement de façon régulière. C'était sa petite princesse et son sourire quand il faisait ces caresses en étaient bien le témoignage évident. Un petit moment de silence arriva tout naturellement sans qu'il soit particulièrement dérangeant. Eros reprit la parole en informant de son futur... déménagement ? Pardon ? Pourquoi vouloir vivre en dehors de l'Olympe ? Pourquoi vouloir changer ? Vivre caché... c'était tout de même mieux de vivre ici. Arès avait le don de parader, l'idée de se cacher était un grand mot pour lui qui avait toujours envie qu'on le remarque, mais il appréciait l'Olympe.

" Pourquoi cette décision ? "

Après tout s'il avait décidé de cela avec Zéphyr de déménager pourquoi pas, mais il voulait s'assurer qu'il s'y était bien préparé. Ce n'était une décision que l'on prenait comme changer sa garde-robe, c'était bien plus compliqué. Pourquoi changer ? Le changement effrayait et fascinait Arès tout à la fois, car il offrait des bouleversements, mais aussi tant de nouvelles choses à découvrir. Il arrêta de caresser la main d'Aphrodite pour ne se concentrer que sur la réponse de son fils à ce sujet... Toutefois, son regard glissa vers Aphrodite, qu'en dirait-elle ?  Alors qu'il s'emmurait dans un silence, il songea que ce petit transfert de déménagement à leur situation en tant que couple n'était peut-être pas arrivé par le fruit du hasard. Il avait entendu dire qu'il avait une copine, non pas une mais plusieurs fois, mais ... si Aphrodite n'évoquait pas cette situation, c'était que cela ne devait pas lui convenir. Arès se dit qu'il devrait en discuter avec elle pour connaître ses raisons.. Son regard se fit discret, il passait d'Aphrodite à Eros. Il brûlait d'envie de balancer une phrase... elle lui brûlait sur les lèvres. Et quand ça brûle ainsi, faut que ça sorte.

" Il y a une fille derrière tout ça, petit coquin ?"

Et là... étrangement, sortie de nulle part vint la question redoutée, la question qui blesse, la question qu'Arès ne voulait pas en entendre parler. Il s'était calmé... alors il pensa... CALME, calme... calme. Cela le rendait fou que rien ne change, que rien n'évolue. Une seule chose ne changeait pas, ils s'aimaient toujours. Et encore heureux, malgré tous ces événements, cela n'avait pas changé. Baissant légèrement la tête, il se mit à se gratter la nuque tout en toussant. Arès laissait le soin à Aphrodite de gérer cette affaire délicate...
 
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