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 A new dawn, a new day ∞ Earl

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Aria S. A. Ashcrown
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J'ai traversé le portail depuis le : 02/04/2014 et on me connaît sous le nom de : Bunny Mon nom est : Aria Stella Althéa Ashcrown Actuellement je suis : amoureuse, célibataire et hétéro' Il paraît que je ressemble à : Calista [TLS] & Kisara [YGO!] (IRL : Caitlin Stasey) et à ce propos, j'aimerais remercier : Hika pour l'avatar ♥, Nate pour le gif EarlAria **
Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Dim 07 Déc 2014, 22:42



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
Le chalet n'était pas tant chauffé que cela, pourtant sans même avoir besoin de se réfugier entre des draps épais, Aria avait si chaud qu'elle craignait que ses mains ne deviennent moites. Sous l'effet de son rythme cardiaque accéléré et de la grande confusion de ses pensées, elle sentait ses muscles se tendre et ses joues prendre des couleurs contre sa volonté. La situation n'était vraiment pas confortable, ironique quand on savait qu'elle dormait comme un bébé à peine une minute plus tôt.
Désormais accroupie contre le mur, les bras enroulés autour de son corps et les mains serrées sur ses bras, la jeune femme regardait Earl avec malaise et méfiance. Elle ressemblait à un chat apeuré qui se serait tapi dans un coin et fixerait l'humain à l'origine de son traumatisme. Sans oser bouger, les sens à l'affût du moindre signe indiquant qu'on tenterait quelque chose à son encontre. Pourquoi un tel état ? Certes elle avait été prise au dépourvu en découvrant le brun allongé à côté d'elle au réveil, mais à sa réaction, on pourrait croire qu'il allait forcément essayer de lui faire du mal. Pourtant si on en croyait tout ce qu'il s'était passé durant les dernières vingt-quatre heures ce serait plutôt le contraire, il n'en ratait pas une pour l'aider ou la sauver. En plus lorsqu'il avait remarqué qu'elle était peu couverte, il avait promptement détourné le regard. C'était un peu injuste pour lui quelque part, mais elle n'aurait pas pu réagir autrement.

Le silence qui s'installa entre eux lui sembla s'étirer indéfiniment, sans vouloir prendre fin. Mais il n'était pas parfait, car à ses oreilles pulsait le sang qui circulait frénétiquement dans ses veines ; Aria avait un mal fou à se détendre. Lui non plus ne semblait pas impassible face à cet imprévu, vu la teinte que prirent se joues. Voir Earl rougir ne l'aida pas vraiment, elle y vit une nouvelle raison d'être embarrassée. C'était un peu comme rajouter de la vodka à la tequila : cela créait un nouvel alcool plus fort par effet une sorte d'effet d'accumulation ou de synergie.
En prime, lorsque la sang-pur commença à se calmer, ses efforts retombèrent à l'eau puisqu'elle se mit à s'imaginer des choses étranges. Le pauvre fae passait presque pour un pervers de première dans les films que se faisaient son esprit perturbé, sans avoir fait quoi que ce soit pour. Elle se rendait pourtant bien compte que c'était ridicule de tirer des conclusion hâtives ou de l'incriminer sans preuve tangible. Surtout qu'elle se doutait bien au fond qu'il n'avait rien fait. Mais notre Ashcrown avait besoin d'être rassurée malgré tout, de l'entendre dire que rien ne s'était passé ; voilà le pourquoi de sa question. Quelle contradiction, elle s'était dit qu'elle pourrait essayer de lui faire confiance la veille et voilà qu'elle lui demandait limite un certificat d'innocence avec preuves à l'appui.

Cependant, bien que sa question sonnait comme un aveu de méfiance envers lui, Earl s'y prêta aussi naturellement que les circonstances le lui permettaient. Rien que cela permit à Aria de se détendre un peu : non seulement sa réponse était plutôt rassurante, mais en plus vu son temps de réaction il n'avait pas cherché à lui mentir ou quoi. Imperceptiblement, ses épaules s'affaissèrent et un léger souffle lui échappa.
La question qu'il lui posa à son tour la prit au dépourvu. Certes il avait entièrement le droit de savoir ce qu'il s'était passé, mais d'un autre côté, elle n'osait pas dire qu'elle s'était levée en pleine nuit, s'était trompée de chambre en voulant retourner se coucher, puis s'était rendue compte qu'elle n'était pas dans la bonne mais n'avait pas bougé pour autant car elle pensait être avec son père. D'une ce n'était pas très crédible et, de deux, c'était franchement la honte.
Que faire alors ? La demoiselle aurait bien fait mine de ne pas avoir entendu la question, mais ce n'était pas son genre, et puis elle ne voulait pas ignorer Earl. Elle se contenta donc de prendre un air un peu plus gêné en rentrant la tête, sans que cela suffise à la cacher derrière ses bras ; ensuite elle dirigea son regard vers ses pieds, dont les doigts jouaient nerveusement entre eux – ce qui était très intéressant à voir, ouioui –, tout en se lançant dans un début de réponse.

« Je... Eh bien, à vrai dire, heu... »

Nouveau silence de la part de Radio-Aria. La vampire se mordit la langue en maudissant ses balbutiements dignes d'un enfant sachant à peine parler. Rah, quitte à essayer de lui fournir une réponse, mets-toi un coup de pied dans le derrière et sois directe ! Se dit-elle. Tout à fait entre nous, je pense que c'était un très bon conseil, seulement on ne lui laissa pas le temps de l'appliquer : avant que l'héritière ne puisse faire une nouvelle tentative, son attention fut attiré par les mouvements que fit Earl pour sortir du lit. Par réflexe elle releva les yeux pour le regarder faire, et se demanda immédiatement pourquoi il avait besoin de se trimballer la grosse couette. Question très intéressante qui pourtant se muta rapidement en.... Pourquoi l'approchait-il avec cette couette ? Cela la perturba quelque peu, mais le fait qu'il approche lentement l'incita à ne pas bouger. En revanche pour ce qui était de parler, c'était foutu.

Quand Earl s'accroupit en face pour lui mettre la couverture sur les épaules et l'enrouler dedans, Aria lui adressa un regard surpris. C'était très avenant et adorable de sa part, elle se sentit l'espace d'un instant dorlotée. Cela plus le sourire qu'il lui adressa lui donnèrent à nouveau envie de rougir, mais pour des raisons différentes. Il était si gentil et attentionné... Mais la cerise sur le gâteau, fut quand même le moment où il balaya sa question précédente comme si de rien était pour se mettre à rire.
C'était peut-être complètement déplacé et nombriliste, mais Aria eut le sentiment qu'il agissait ainsi pour détendre l'atmosphère, donc que c'était quelque part un peu pour elle. Cette présomption pleine de suffisance était idiote à ses yeux, ainsi ne manqua-t-elle pas de se fouetter mentalement pour penser de manière aussi égoïste ; malgré tout une partie d'elle espérait ne pas avoir tort, et cette partie se sentit ramollir comme neige au soleil devant tant de douceur.
La maîtresse des lieux sortit un peu la tête de la couette, juste assez pour que son visage soit entièrement émergé. Ses lèvres s'étirèrent en un sourire mi-amusé mi-embarrassé, tandis qu'elle prenait la parole en se demandant par quelle miracle elle arrivait à le regarder dans les yeux – parce qu'elle n'osait pas vraiment, de base.

« Désolée... Mais au moins, nous sommes quittes comme ça. »

Cela dit, Earl se redressa en portant dans un geste mécanique sa main vers son estomac bien sculpté. Ce mouvement dans la périphérie de son champ de vision attira le regard d'Aria, qui cependant le détourna bien vite pour se concentrer sur le visage du bel homme. Disons qu'un corps pareil ne pouvait pas laisser indifférent, et qu'elle préférait ne pas trop le contempler par crainte qu'il ne le remarque et s'imagine des choses sur son compte.
Peu après, la main de tantôt suivit aussi un mouvement ascendant pour se glisser dans la chevelure chocolatée de son propriétaire, ce qui n'aida pas à arranger son style coiffé-décoiffé-matinal. L'immortelle remarqua qu'Earl semblait tracassé par quelque chose, mais cet air ne resta que quelques secondes sur son envoûtant visage avant de laisser la place à un nouveau sourire. Il lui proposa de quitter la pièce, faisant même signe de bonne volonté en se dirigeant vers la porte pour se placer à côté.

Aria hésita un instant, ne voulant pas donner l'impression de le chasser à coup de balayette alors qu'à la base elle lui avait attribué cette chambre pour la durée de son séjour. Cependant elle devait bien se rendre à l'évidence : ni l'un ni l'autre ne pourrait se changer tant qu'ils resteraient tous les deux dans cette pièce. Elle finit donc par acquiescer, avant de dire : « tes vêtements doivent être propres et secs désormais, tu pourrais les récupérer et te changer, puis on se retrouverait dans le salon. »
Dès que le brun eut répondu et fut assez éloigné, elle fit le changement au pas de course et enfila la première tenue qu'elle trouva. Elle fit rapidement son lit, puis s'allongea dessus et regarda le plafond quelques instants.
Dès que Stella se sentit assez calme, elle sortit rejoindre Earl dans le salon. Regulus, qui finalement y avait passé la nuit, était en train de s'étirer ; quand il la vit, il la salua cordialement d'un *Alors, bien dormi ?* plein d'humour, qui fut suivi par *pas de commentaire s'il te plaît*. Décidément, il était impossible celui-là.
Ce bref échange terminé, elle fit glisser son regard vers Earl et fit encore quelques pas pour déposer délicatement une main sur le dossier du fauteuil le plus proche, avant de prendre la parole avec douceur.

« Tu as bien dormi ? Enfin je veux dire, avant que... » Là, sans même vraiment achever sa phrase, elle sauta vers une autre, passant presque du coq à l'âne. « D'ailleurs je m'excuse encore pour cela, c'était une erreur de ma part ». Cette simple phrase lui rappela sa méprise monumentale, la faisant porter sa main ballante vers sa nuque en un tic nerveux. Quand son bras retomba le long de son corps Aria adressa un court et petit sourire quelque peu fataliste à son interlocuteur, avant d'ajouter « Et si nous préparions le petit-déjeuner ? Si tu as faim bien sûr. Il y a largement de quoi faire. A moins que tu ne doives partir travailler ? » Cette dernière phrase était un peu arrivée à l'improviste : en effet, elle venait à peine de se rendre compte qu'il avait peut-être quelque chose de prévu pour la journée – ou bien devait aller travailler. C'est que tout le monde n'était pas en vacances comme elle, mais la journée de la veille avait été tellement irréelle qu'elle était un peu déconnectée de la réalité.



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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Mar 09 Déc 2014, 19:30



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞

C
omme il s’en doutait, Aria accepta sa proposition malgré qu’elle ait eu un temps d’hésitation. Il pouvait deviner qu’elle était mal à l’aise de l’envoyer en dehors de la chambre qu’elle lui avait prêtée, mais en soi cela ne le gênait pas. De toute manière, ainsi ils se retrouvaient simplement tous deux coincés ici sans pouvoir se rhabiller… Lorsqu’elle lui parla des vêtements, il acquiesça à son tour avec un sourire avant de tirer sa révérence. Il alla récupérer sa tenue qui était à présent propre et sèche. Lorsqu’il prit les tissus familiers entre ses doigts, il ne put s’empêcher de sentir l’odeur agréable de la lessive qu’Aria avait utilisée. Il plongea son visage dans sa propre chemise, comme un gamin qui a trouvé une écharpe qui sent comme sa maman. D’ailleurs, en passant par là, si Earl trouvait un vêtement qui sentait comme sa mère il ne pourrait probablement pas s’empêcher de la serrer contre son visage au moins pendant quelques instants. Comme quoi même un grand gaillard comme lui peut avoir des pulsions infantiles qui pourraient paraître ridicules pour certains. Bref, passons ce détail inutile et relativement gênant pour notre personnage masculin, qui se redressa et alla dans la salle de bain pour se changer – parce que jusque là il s’était promené torse-nu dans la maison. Tranquille.

Une fois la porte refermée derrière lui, il se tourna et retint à grand peine un esclaffement lorsqu’il aperçut l’état de sa chevelure. Ils étaient pas si mal. Disons juste qu’ils n’étaient pas au meilleur de leur apparence. Il s’empressa d’arranger le désastre capillaire qui avait lieu sur le haut de son crâne avant de retirer son bas de pyjama. Il remit son jean slim et son T-shirt, puis sa chemise à carreaux par-dessus en lissant les plis qui se mettaient pas très bien. Il se lança un nouveau regard, puis se mit à se demander s’il était présentable. Il cligna des yeux avant de sourire. Il se sentait con, dis donc. Bien qu’il prenne soin de son apparence, le sentiment qu’il voulait réellement plaire à la personne qui allait être face à lui donnait envie de rire de lui-même. Tout ça était si… cliché. Digne du pire roman d’amour pour adolescentes que sa sœur aurait trouvé tout à fait à son goût il y a quelques années. Il ricana avant d’ouvrir la porte pour sortir.

Il descendit au rez-de-chaussée, se dirigeant vers le salon où il ne trouva que Regulus, l’imposant et immensément classe affilié d’Aria qui se reposait dans un coin avec volupté. Bon sang. Earl aurait jugé qu’il venait de lui faire une série de haussements de sourcils, s’il en avait eu. Le fae ne se rembrunit pas pour autant et lui offrit un grand sourire un peu concis, avant de hausser les épaules innocemment. Il partit ensuite s’installer dans le canapé confortablement – il avait limite l’impression d’être chez lui. Il avait déjà pris ses aises, visiblement. Il patienta quelques instants en se demandant si Regulus serait monté lui arracher la tête s’il avait pensé qu’Aria était en danger. C’est à ce genre de pensées agréables que la concernée pénétra dans la pièce. Dès l’instant où il sentit sa présence, il ne put se retenir de la couver des yeux et de sourire. Il la vit lancer un regard au magnifique tigre blanc avant de se rapprocher de son sauveur. Il écouta sa tirade avec un air amusé et un poil attendri avant de lui offrir un grand sourire.

« Oui, j’ai vraiment bien dormi, encore une fois. Comme quoi, ta présence doit avoir un effet bénéfique sur mon sommeil ! » Il s’interrompit pour rire légèrement à cette petite plaisanterie avant de se lever pour lui faire face. « Et j’accepte tes excuses. Je ne t’en veux absolument pas pour cet incident. Au final, il ne s’est rien passé de terrible. Ce sont des choses qui arrivent, j’imagine ! Noter chance est assez peu élevée, ces derniers jours, on dirait ! »

Il fit une grimace faussement embêtée. En réalité, il se sentait réellement chanceux de l’avoir rencontrée. Réellement heureux. Il eut un rire amusé avant d’acquiescer à sa dernière proposition.

« Je vais t’aider à préparer le petit déjeuner, oui. Et non, je n’ai pas de travail. Disons que… je n’ai pas un travail très fixe, mais il rapporte beaucoup. Et comme les revenus de mes parents sont déjà élevés, j’ai un peu honte de t’avouer que je n’ai pas besoin de faire grand-chose… »

Il rit à cet aveux avant de se déplacer avec la source de sa bonne humeur jusqu’à la cuisine. Ils s’attelèrent tous les deux à la préparation du premier repas de la journée. Ils se décidèrent finalement à manger quelque chose d’assez copieux – sûrement les fortes émotions passées qui leur donnait à tous deux envie de se faire plaisir en remplissant bien comme il faut leurs estomacs de plein de bonnes choses. Ainsi, Earl se mit à préparer de la pâte pour faire des pancakes – Earl n’est pas un grand cuisinier mais il a certaines bases quand même. D’ailleurs, je vous laisse profiter de la vision d’Earl en tablier. Pas un tablier rose et en dentelles quand même, juste blanc et simple, mais quand même un tablier. Cependant, au cours de la préparation il dut avoir un faux mouvement car il se retrouva avec un peu de pâte sur la joue – et bien sûr il ne s’en rendit pas compte…


No comment sur cette sale perche que je te tend à la fin, hein.



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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Sam 20 Déc 2014, 22:17



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
Aria avait connu beaucoup d'hommes dans sa vie, dans le sens prosaïque de l'expression. Ils représentaient théoriquement la moitié de ses rencontres en un peu moins de deux siècles. Cependant, elle ne s'était réellement attachée qu'à très peu d'entre eux : à part Eril et Zeno, qui occupaient tout de même une place importante dans sa vie, elle devait avoir deux ou trois amis de la gente opposée. Mais que pouvait-on attendre de plus de sa part ? La sang-pur avait passé ses premières années isolée, avec pour seul parent sa mère. À part cette dernière, elle n'avait que Kyrielle pour compagnie. Il n'y avait aucune figure masculine, paternelle ou non, dans les parages ; le premier homme qu'elle ait réellement connu fut Eril, et le second Zeno - d'ailleurs, ils étaient par conséquent des sortes de modèles masculins pour elle, comme un père l'est pour sa fille. Surtout qu'au final, il s'était avéré que son vrai père n'était qu'un salaud doublé d'un agresseur, pas étonnant donc qu'elle renie en bloc tout lien avec lui et préfère ses oncles. Et en prime, le seul homme à qui la demoiselle ne se soit jamais intéressée auparavant s'était fait manipuler par une autre.
Bref, elle et les hommes, c'était toute une histoire qui n'était pas des plus simples. En même temps, ce n'était pas pour rien qu'elle avait plus de mal avec eux qu'avec les femmes, même si dans les deux cas elle n'était vraiment pas douée.

Cela dit, avec Earl, c'était différent. Disons que le courant passait bien, pour reprendre une expression courante. Comment l'expliquer ? Aria ne le savait pas. Elle ne pouvait que sentir cette différence - et l'apprécier -, mettre des mots dessus lui était bien impossible actuellement. Si elle avait su quels sentiments allaient en découler, sans doute cela lui aurait-il paru plus logique - ou peut-être pas, car l'amour n'est pas quelque chose de rationnel.
Ce dont elle était sûre, c'était qu'il était différent. Mais seulement des hommes en général, ou bien de quiconque ? Pour le premier c'était certain, pour l'immortelle il était l'homme le plus honnête et le plus agréable qu'elle ait rencontré depuis... Belles lurettes. Et pour le second... Elle ne pouvait nier le voir comme une personne particulière, unique. De le considérer comme spécial, quelque part, dans le sens positif du terme. Pourquoi ? Qu'est-ce qui la faisait penser ainsi ? C'était à la fois si simple et si dur pour elle à admettre, car elle se sentait niaise, cependant la Ashcrown le comprit tandis qu'ils discutaient dans le salon : elle adorait le voir sourire, l'entendre rire, le savoir tout près. Et c'était la première fois qu'un homme lui faisait un effet pareil.

En parlant d'effet, lorsque Aria demanda à Earl s'il avait bien dormi, celui-ci déclara que sa présence devait lui être bénéfique. C'était une réponse des plus inattendues, mais qui en plus ressemblait à un compliment ; or elle n'y était absolument pas préparée, de plus le fait que cela vienne d'Earl et qu'ils parlent de quelque chose comme « dormir ensemble » n'arrangeait rien. Rah, était-ce normal qu'elle ait l'impression d'y être hypersensible ? En tout cas lorsqu'il lui dit ça – avec un naturel déconcertant en plus –, la jeune femme se sentit perdre pied. Le pire c'était qu'il venait de dire quelque chose de très mignon au fond, qui de son avis ne devrait pas lui être adressé. Elle n'avait rien fait pour mériter qu'il soit aussi adorable, si ?
Quoi qu'il en soit, elle prit un air à la fois surpris et embarrassé qui lui passa tandis que son invité parlait. Lorsqu'il dit ne rien avoir de prévu la vampire s'en réjouit secrètement, cependant ses explications la laissèrent perplexe. Dans quoi travaillait-il, au juste ? Très curieuse de le savoir, elle décida de lui demander – en hésitant un peu, car elle ne voulait pas donner l'impression d'être trop indiscrète.

« Je vois... Si ce n'est pas trop indiscret, pourrais-je savoir quel est ton métier ? Ce n'est rien de dangereux au moins... ? »

Les deux questions avaient autant d'importance l'une que l'autre. En fait, Aria ne lui en voudrait pas de ne rien lui dire tant qu'il lui assurait ne pas prendre de risques, c'était le principal à ses yeux. Sa sécurité lui importait plus que son envie de mieux le connaître. Dans tous les cas, le fait qu'il ait l'air de bonne humeur suffisait pour qu'elle se sente heureuse et pense que la journée commence bien.
Enfin bref, tout en reprenant la parole, Aria s'était mise en route vers la cuisine avec Earl ; le petit déjeuner n'allait pas se préparer tout seul !
Ils hésitèrent un moment avant de décider du menu, puis s'attelèrent à sa préparation. Oui parce qu'ils avaient apparemment besoin de se remplir le ventre correctement, alors l'option pain et confiture avait rapidement été rayée, leur choix définitif s'était porté sur des pancakes maison – tomber sur la bouteille de sirop d'érable avait orienté leur choix, avouons-le. Et pour se mettre en condition optimale de patissage, ils mirent chacun un tablier ; l'épéiste fut assez surprise de voir à quel point Earl portait bien le tablier, c'était rare pour un homme.

Mais cela ne l'empêcha pas de se montrer maladroit : Aria ne s'était détournée que deux secondes le temps de trouver une petite poêle tandis qu'Earl était chargé de mélanger la pâte, pourtant quand elle se redressa, il avait réussi à s'en mettre sur la joue. Elle fixa sa joue un moment, en trouvant cela adorable – en plus ça prouvait qu'il mettait de l'entrain à l'ouvrage.
La demoiselle eut un petit sourire attendri, puis se dirigea vers lui en posant la poêle sur le plan de travail.
« Earl ? Penches-toi un peu s'il te plaît. » Lui demanda-t-elle, tout en portant une main à son épaule pour lier le geste à la parole et en se mettant légèrement sur la pointe des pieds. Cependant il se pencha un peu plus vite que la sang-pur ne l'avait prévu.
Lorsque leurs visages se retrouvèrent tout près l'un de l'autre, elle eut l'étrange réflexe d'aller récupérer la pâte sur la joue d'Earl avec la bouche. Ce n'était pas du tout dans ses habitudes pourtant, elle-même ne sait pas trop ce qui lui a pris ; résultat quand Aria s'éloigna, elle ne put se retenir de rougir ni d'avoir un instant de bug.
« … Tu avais un peu de pâte sur la joue... »
C'était une piètre tentative d'explication... Décidément, en sa présence, elle enchaînait les situations gênantes. Sans en dire plus elle récupéra la poêle, alla allumer le feu et mit du beurre dedans en faisant bien attention à ne pas regarder Earl. Ce n'est qu'une fois le beurre fondu qu'elle se tourna vers lui pour lui demander d'apporter le saladier, suite à quoi ils passèrent aux fourneaux chacun leur tour. L'ambiance se détendit alors, ils se remirent à parler normalement et à plaisanter un peu.

Quand le petit déjeuner fut prêt – jus d'orange compris – ils s'installèrent dans le salon ; ils venaient tout juste de se souhaiter un bon appétit, quand l'héritière fit une proposition.
« Au fait, si cela ne te dérange pas... Que dirais-tu de faire une sortie ensemble aujourd'hui ? On pourrait se promener en montagnes ou dans ton village. »
Aria se réjouissait à la possibilité de passer une journée avec lui, et espérait qu'il accepterait. Quelque part, c'était aussi une tentative pour retarder le moment où leurs chemins se sépareraient ; ils ne s'étaient rencontrés que peu de temps auparavant, pourtant en vingt-quatre heures elle s'était assez attachée à lui pour avoir envie de rester encore un peu avec lui. Étrange, hein ? Ça tenait presque de l'obsession, ou de l'addiction.



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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Mer 24 Déc 2014, 20:33



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞

L
a question formulée par Aria surprit très légèrement Earl, puis il sourit tendrement à sa question. Elle s'inquiétait pour lui? C'était trop mignon...

« Non, non, je ne pense pas qu'on puisse considérer un tel métier comme "dangereux". Sauf si je me fais agresser pour trop forte popularité - il s'interrompit pour rire un instant, se moquant de lui même - mais en réalité je ne crains rien. Je travaille comme mannequin dans une agence de Skyworld. Etant donné mon... apparence et le fait que ma mère ait une place importante dans l'entreprise de la mode sur l'île, ils m'ont longuement demandé - enfin, harcelé plutôt - pour que j'accepte. Et au final j'ai dit oui. Et je dois avouer que franchement, ça ne me déplaît pas tant que ça! »

Il termina sa phrase avec un grand sourire, frottant sa nuque de sa main avant de suivre Aria jusqu'à la cuisine.

***

Les sourcils imperceptiblement froncés, il se concentrait sur sa tâche actuelle. Il se pinca les lèvres un peu. Earl a un bon nombre de capacités, mais la cuisine n’est pas franchement celle la plus développée. Ainsi, notre cher perfectionniste – on ne dirait pas comme ça mais je vous assure que c’est le cas – focalisait toute son intention sur la préparation de la pâte, histoire surtout je dois vous l’avouer de faire bonne impression à son hôte. Mais forte concentration peut également signifier que d’autres détails nous échappent, et c’est de cette manière que notre fae se retrouva avec un peu de la mixture qu’il remuait énergiquement sur sa joue. C’est un fait qui ne passa pas inaperçu cependant aux yeux de la jolie immortelle, qui sourit pour elle-même à cette vue. Lorsqu’elle posa sa délicate main sur la large épaule du jeune homme, ce dernier fut presque surpris et eu le sentiment de se prendre une décharge électrique – ou quelque chose dans le genre – au contact de sa peau. Elle pivota légèrement tandis qu’elle lui demandait de se pencher. Assez curieux de savoir ce qu’elle voulait, il obtempéra… mais probablement un peu trop vite au goût de la sang-pur car ce qui se passa la seconde suivante fut déroutante pour l’un comme pour l’autre. Sans comprendre pourquoi, Earl sentit les lèvres si douces contre sa joue et… hein ? Elle s’écarta rapidement de lui, les joues rougies par ce qui venait de se passer, couleurs qu’on retrouvait légèrement sur les pommettes du beau brun. Ses yeux émeraude agrandis par la surprise, il la fixa alors qu’elle se justifiait d’une voix vacillante.

« … Tu avais un peu de pâte sur la joue... »

Ah… AH ! C’était donc ça… parce que franchement, c’était relativement bizarre. Cela n’avait pas réellement déplu au jeune homme, cependant il n’aurait pas compris pourquoi soudainement elle se serait mise à l’embrasser sur la joue d’une telle manière. Son cœur battait toujours plus vite que la normale cependant, des papillons volant dans son ventre tandis qu’il passa distraitement le bout de ses doigts à l’endroit de la malencontreuse collision entre sa peau et les lèvres de celle qui le faisait chavirer. Ils gardèrent le silence quelques instants, continuant leur tâche, tous deux plongés dans un tas de pensées chaotiques. Après qu’Aria lui demande d’une petite voix le saladier dans lequel il venait de préparer la pâte – il avait dû la battre si furieusement en cogitant que pas le moindre grumeau ne devait y subsister – Earl se racla la gorge et partit dans doux un éclat de rire, détendant l’atmosphère à l’aide de l’un de ses grands sourires.

« Eh bah, on enchaîne les situations étranges, pas vrai ? »

La tension des deux jeunes gens se dissout dans l’air en même temps qu’ils reprirent la conversation tout en terminant de préparer le premier repas de leur journée. Une fois ceci fait, ils allèrent s’installer dans le salon avec leurs assiettes bien garnies, Earl louchant littéralement sur les pancakes qui trônaient au centre de la sienne goulûment recouverte de sirop d’érable. Ils se souhaitèrent un bon appétit, et alors que notre jeune homme prenait sa première bouchée – en faisant une tête qui aurait pu s’apparenter à celle d’un chat satisfait – Aria proposa à celui-ci s’il souhaitait se promener avec elle au cours de la journée. Il la regarda avec ses yeux verts pétillants, avalant sa bouchée avant de lui répondre enfin avec un sourire chaleureux.

« Avec joie ! On pourrait faire le tour un peu… tu voudrais aller voir là où j’habite ? »

A vrai dire, il n’osait pas le dire mais il redoutait le moment où ils se sépareraient. Bien entendu, il ferait en sorte que ce ne soit pas durable – il trouverait un moyen de la retrouver ou de correspondre avec elle tout au moins. Le fait qu’elle propose elle-même qu’ils restent encore ensemble pendant un moment le ravissait tout simplement. Et il ne cessait de s’émerveiller tout seul de la manière dont la simple perspective de quelques instants de plus passés en sa compagnie pouvait l’emplir de joie. Il sourit moqueusement pour lui-même, songeant à nouveau qu’il avait tout d’un petit adolescent transi qui découvre tout juste l’amour. Mais peut-être est-ce ainsi pour tout le monde, lorsque l’on tombe sur « la personne » qui semble tout simplement parfaite à vos yeux. Enfin… disons que l’amour passe par l’acceptation de chaque défaut de son partenaire. On peut dire qu’Earl était déjà passé par cela bien qu’il ait encore des choses à découvrir sur elle. Il ne savait comment, mais en moins d’une journée elle l’avait fait tomber follement amoureux d’elle ; et elle ne s’en était probablement même pas rendue compte, ce qui aux yeux du fae était d’autant plus adorable. Quoique… il faudrait bien à un moment qu’il lui fasse part de cela. Mais pas tout de suite. Disons que… On ne peut pas du but en blanc déclarer à une personne que l’on a rencontrée la veille que l’on est fou d’elle. Et Earl avait vraiment trop de tact pour faire une chose pareille.

Et il lui fallait plus de temps, également. Sa raison était toujours présente et lui intimait de se poser pendant un moment histoire de bien être sur que toute cette magie qu’il ressentait n’était pas dû seulement aux fortes émotions qui par un concours de circonstances assez chaotique l’avaient assailli en très peu de temps. Une partie de lui désirait encore vérifier cela. Une partie de lui plus logique, calculatrice, qui ne voulait pas le laisser croire entièrement au coup de foudre. Sa maturité voulait qu’il ne plonge pas totalement dans cette marée d’émotions fortes octroyées par la présence de cette jeune femme, qu’il sorte la tête de l’eau et laisse reposer un peu de manière à voir si tout n’allait pas retomber petit à petit une fois que l’impact de leur rencontre et des jours qui auront suivi se soit doucement dissipé.

Cependant, de vous à moi, je peux vous assurer que de tels sentiments ne peuvent être le fruit d’une simple illusion ou attirance physique. On peut lui pardonner de se donner le bénéfice du doute : il sait qu’il n’est qu’un humain et qu’il ne doit pas sauter trop rapidement à des conclusions même si elles semblent parfaitement naturelles. Ce n’est pas pour autant que, à cet instant, il ne se considérait pas réellement amoureux d’elle. Il n’était pas dupe au point de vouloir se voiler la face par rapport à cela : c’était certain, à cet instant précis, son cœur lui appartenait, et rien ne pourrait lui faire changer d’avis. C’était la seule réponse logique à ses réactions, l’évidence même. Ce serait au cours des semaines suivantes qu’il pourrait réfléchir plus avant à cela, qu’il laisserait probablement à contrecœur sa raison juger de si ses sentiments étaient réels ou non. Mais il ne pouvait évaluer cela à la seconde : il était encore trop au milieu de l’action et se savait incapable de tenir un réquisitoire objectif sur son propre état sentimental.

Cependant, vous vous doutez bien au vu de l’état dans lequel notre héro s’était retrouvé plongé lorsqu’il l’avait su en danger, que la puissance de son amour n’avait rien de factice – bien au contraire. (dois-je vous rappeler qu’elle l’a fait rougir ? Et qu’il a pleuré, hurlé, couru à en perdre haleine ? Qu’elle avait su créer en lui une peur sans précédent, une douleur sans pareille puis un soulagement sans fin ? Une tendresse on ne peut plus douce et plus d’attention qu’Earl aurait pu en montrer à quiconque en si peu de temps ? Alors je n’ai rien à ajouter.)

En tout cas, une fois leur déjeuner costaud avalé, le deux jeunes gens se préparèrent pour sortir et c’est de bonne humeur qu’ils quittèrent la demeure secondaire de la famille Ashcrown. Afin qu’Earl ne la laisse pas ainsi, ils grimpèrent tous deux sur sa moto, puis se dirigèrent vers le village de celui-ci, à une vitesse bien plus modérée qu’avec laquelle il avait arpenté cette distance le jour précédent. Les paysages étaient magnifiques l’air frais agitait leurs vêtements et cheveux sans rythme aucun. Une fois arrivés devant la maison Hottenberg, Earl descendit de son véhicule puis aida galamment Aria à le suivre. Une fois leurs casques rangés, ils parcoururent le village de fées du jeune homme, croisant ses habitants qui à chaque fois le saluaient gaiement. C’est au moment où il reçut une boule de neige en plein milieu du visage qu’il dut s’interrompre pour fixer d’un air faussement mauvais un groupe de gamins du village qui gloussait de manière hystérique avant de s’enfuir dans un mélange de cris et de rires lorsqu’il se mit à les pourchasser en leur lançant de la neige au visage. Il finit par se fendre de rire à son tour. Une fois enfin débarrassé de cette flopée de marmots adorables, ils purent continuer leur route, Earl profondément amusé avec de la poudreuse recouvrant une partie de ses vêtements, se nichant dans ses cheveux chocolat et ses cils honteusement longs. Durant leur balade, ils parlèrent à nouveau d’eux-mêmes, et lorsqu’ils eurent fini leur visite de l’endroit qui l’avait vu grandir, Earl invita Aria à venir chez lui quelques instants pour prendre le thé.

Le père d’Earl était parti travailler et – bons Dieux merci – la poufiasse (aka belle-mère) était également absente. Lorsqu’il passa le pas de la porte, le fae eut le droit à une attaque sauvage de son affilié qui depuis la veille s’inquiétait sérieusement de toutes les sensations que son lié avait ressenties durant son absence. Ils n’avaient pas partagé de pensées, mais il avait senti tout ce qui avait traversé le jeune homme, le laissant alarmé. Le grand brun le rassura rapidement et fit les présentations avec un Ceylan vivement intéressé par la magnifique jeune femme que son maître avait ramenée à la maison. Vous auriez été pareil que lui si vous aviez pu ressentir en live la même chose qu’Earl durant les journées passées. Ils s’installèrent dans la spacieuse cuisine, et Earl prépara deux tasses de thé bien chaudes que les marcheurs avaient amplement méritées. Ils continuèrent de discuter, leur intérêt mutuel pour l’autre semblant sans limite.

Ils ne s’interrompirent à aucun instant – sauf quand Ceylan dans une crise de jalousie s’est mis à s’assoir sur Earl en faisant ses griffes un peu partout sur ses jambes, obligeant le fae à aller donner de la nourriture à celui-ci pour qu’il se calme (car un Ceylan qui a faim c’est la pire chose qui existe). La journée sembla passer comme une cuillerée de miel, et Earl fut bien forcé de ramener sa délicieuse amie chez elle, leur séparation inévitable à un instant. C’est avec beaucoup de sourires et une complicité nouvelle qu’ils se séparèrent, après s’être échangés leurs numéros/coordonnées et tout le tralala. Une fois rentré chez lui, Earl se sentait si ridiculement joyeux que dès que son frère cadet rentra à la maison, il l’attaqua et l’assailli de câlins et de chatouilles sans que le pauvre Eden ne puisse comprendre pourquoi. Lui qui pourtant était si agacé par le fait qu’en ces jours d’été il fasse un temps si hivernal, passa la fin de sa soirée à contempler la neige au-dehors de sa fenêtre, une tasse d’Earl-Grey à la main, songeant encore et toujours à celle avec qui il avait partagé ces dernières journées.



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Aria S. A. Ashcrown
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J'ai traversé le portail depuis le : 02/04/2014 et on me connaît sous le nom de : Bunny Mon nom est : Aria Stella Althéa Ashcrown Actuellement je suis : amoureuse, célibataire et hétéro' Il paraît que je ressemble à : Calista [TLS] & Kisara [YGO!] (IRL : Caitlin Stasey) et à ce propos, j'aimerais remercier : Hika pour l'avatar ♥, Nate pour le gif EarlAria **
Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Mar 30 Déc 2014, 03:32



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞

L'
Lorsque la voix d'Earl s'éleva en réaction à sa question, Aria tendit une oreille attentive. Elle était curieuse de savoir s'il allait lui répondre, si elle en allait en apprendre plus sur lui, et en quoi consistait ce fameux métier entouré de mystère. Derrière son regard calme, son imagination s'était mise en marche : était-il mercenaire, garde dans les montagnes, professeur de sport ? Il existait beaucoup de métiers, alors que l'île ne comptait que deux grandes villes – mais au moins, ça montrait à quel point la diversité était importante.
Ce qui était certain, c'était que son opinion de lui ne serait que très peu affectée, qu'importe son travail. Pour qu'elle se mette à le fuir il faudrait qu'il soit tueur, or vu le profil la jeune femme était à peu près sûre que ce n'était pas le cas, donc il n'y avait aucun risque.
Tandis qu'il parlait, elle regardait le brun comme s'il lui racontait une histoire passionnante mais pleine de suspens. Sa tête pencha sur le côté lorsqu'il parla d'agression pour cause de forte popularité, cette remarque l'ayant étonnée ; puis il en vint au cœur de sa réponse, et l'information tant attendue surprit notre immortelle. Elle aurait pu s'imaginer pas mal de choses, mais certainement pas du mannequinat ! En même temps, c'est rarement la première idée qui nous vient. D'ailleurs, elle haussa les sourcils en preuve de sa surprise.

« Oh, comme mannequin ? Je n'y aurais pas pensé. »

L'espace d'un instant ses préjugés reprirent le dessus, car Aria en était prisonnière : ils faisaient partie intégrante de sa carapace, si elle avait d'emblée une mauvaise impression alors elle avait moins de chance de se montrer aimable ou d'apprécier cette personne. Selon ces préjugés les mannequins étaient superficiels et imbuvables. Mais rapidement elle se reprit, et ses longs cils battirent vivement deux-trois fois avant qu'elle ne gratifie son vis à vis d'un petit sourire, tout en y repensant un peu. C'est vrai qu'il avait un physique clairement avantageux, et en plus il avait une attitude simple et naturelle qui n'était pas déplaisante. S'il avait chopé la grosse tête cela ne se voyait pas, il semblait plutôt avoir la tête sur les épaules. La preuve, elle n'avait même pas envisagé ce métier-là.


~~~~~


Avançons légèrement dans le temps, au moment où nos deux protagonistes s'affairaient en cuisine. Tout aurait pu se passer calmement, sans qu'aucun imprévu n'intervienne. Cela les aurait changé un peu, car depuis la veille ils enchaînaient les situations non préméditées. Mais battre une pâte de pancake demandait de la vigueur, et Earl était visiblement motivé. Ce n'était donc pas difficile d'être victime d'une projection de pâte, heureusement que ce n'était rien de dangereux.
Même si ses jours n'étaient pas en danger, Aria décida qu'elle ne pouvait pas le laisser ainsi, inconscient de ce que sa joue était en train de vivre. Alors dans un élan de bonne attention elle fit en sorte de lui ôter ce petit monticule sucré, seulement le processus ne se déroula pas comme elle se l'était imaginé. Cela leur valut un nouveau passage à creux, durant lequel chacun s'affaira de son côté, silencieux et gêné. Justement, la première réflexion du brun lorsqu'ils se remirent à causer fut qu'ils enchaînaient les situations étranges, et sur ce point ils étaient totalement d'accord. Ça tenait presque du running gag, à la différence qu'à chaque fois leur embarras était dû à une situation différente. Ils avaient soit beaucoup de ressources insoupçonnées soit beaucoup de poisse, à mon avis.

« Effectivement, il y a de quoi rire. » dit-elle en souriant à son tour.

Et de là, l'atmosphère s'allégea tranquillement. Ils terminèrent de préparer le petit déjeuner et prirent place dans le salon, où un nouveau sujet de conversation fit son apparition. L'enthousiasme dont Earl fit preuve à l'idée de passer un peu plus de temps ensemble la réjouit et la rassura, pour tout vous dire Aria avait un peu peur qu'il refuse (après tout voilà presque vingt-quatre heures qu'ils ne se quittaient plus, allant jusqu'à partager un même lit)(mais cela était un simple accident, oh).

« J'adorerais. Après tout tu as bien visité ce chalet ! »
Fut sa réponse au jeune homme. Bon ce ne serait pas réellement équitable vu qu'il n'avait visité qu'une maison de vacances alors qu'il allait lui montrer son village natal, mais bon, la Ashcrown n'y voyait qu'une sorte d'excuse pour accepter la proposition.
Une fois le planning à peu près défini – en fait ils parlèrent juste des choses qu'ils pourraient faire –, les deux jeunes gens engloutirent ce qui leur restait de leur petit-déjeuner et se préparèrent à partir. La maîtresse de maison laissa un beau morceau de viande pour Regulus qui ne pouvait pas venir avec eux, avant de rejoindre Earl dehors. Elle se sentait comme une enfant trépignante à l'idée de passer une super journée au parc avec ses proches, mais tant pis, voilà longtemps qu'elle ne s'était pas sentie aussi bien. Bien sûr elle avait conscience qu'Earl y était pour beaucoup, mais ne savait pas comment le lui dire ou le lui rendre ; grâce à lui, ses vacances avaient étrangement été plus ressourçantes que prévu, bien que non moins épuisantes.

Bref, une fois installés sur le bolide du fae, ils firent une agréable petite balade jusqu'au village. Le trajet était vraiment rapide en moto, même en roulant à une vitesse raisonnable ; pourtant, regarder le magique décor hivernal défiler lui donna l'impression qu'ils pourraient rouler des heures, rester dans cette sorte de bulle. Aria ne ressentit donc pas cet instant si enchanteur, passé en compagnie d'un homme qu'elle appréciait, comme trop court.
Et ce n'était pas comme si la visite du village allait être une catastrophe, au contraire, elle valut bien le trajet. À peine furent-ils arrivés que les habitants qu'ils croisèrent saluèrent Earl, ce qui laissa notre vampire songer qu'il était apprécié. Étrangement cela ne l'étonnait pas, il dégageait une telle chaleur et une joie de vivre, elle-même y était attirée comme un papillon en quête de lumière. Ne voulant pas déranger, elle resta un peu en retrait les moments où son guide parlait avec l'un de ses concitoyens – qui parfois lui adressaient un regard curieux, mais elle ne le relevait pas.
Ils marchèrent un petit moment ainsi, en ne s'arrêtant de parler que lorsqu'un villageois venait à la rencontre du brun, jusqu'à ce qu'une boule de neige n'atterrisse sur le visage de ce dernier.

Aria plaça une main devant s bouche, surprise, puis trouva du regard les marmots responsables de cela. Elle ne sut pas comment réagir au début, mais après qu'Earl se soit engagé dans une bataille épique menée à coups de lancers de boules de neige, elle finit par rire légèrement et les regarda faire. Cette scène l'amusait et l'attendrissait : elle regardait le jeune homme jouer parmi les enfants exactement comme s'il avait leur âge, en se disant qu'il était plein d'énergie et de surprises. Son regard resta obstinément fixé sur lui durant toute la bataille, elle était incapable de se focaliser sur quoi que ce soit d'autre que ce grand gamin. Il était décidément captivant, du moins pour elle.
Lorsqu'il en eut fini avec la marmaille, ils reprirent leur petite visite. L'héritière était en pleine découverte du village féerique, et cela se voyait : elle regardait partout avec des yeux qui disaient n'avoir jamais vu de tel décor. Le lieu était très agréable, à la fois simple et accueillant, et les maisons n'étaient pas spécialement grandes mais ne manquaient pas de charme pour autant. Tout ce qu'elle avait entendu dire sur ces mini-villes était plus que vrai, même si les fées s'étaient installées dans les montagnes par défaut ils avaient réussi à s'aménager des habitats douillets.

Earl lui proposa d'ailleurs de prendre le thé chez lui après qu'ils aient fait le tour, proposition qu'elle accepta avec joie. L'idée de passer un moment chez lui la rendit quelque peu nerveuse, cependant une bonne discussion autour d'une tasse de thé fumant ne pouvait que la détendre. Et pour discuter, on peut dire qu'ils n'y allèrent pas timidement. Ils furent si bavards que lorsqu'ils s'arrêtèrent, le reste de breuvage contenu dans la théière avait refroidi. Ce fut aussi l'occasion pour Aria de rencontrer Ceylan, l'affilié de son guide qui lui parut attachant. Cependant, tout le long de leur parlotte, les aiguilles de l'horloge tournèrent. Ils étaient si absorbés qu'ils ne s'en rendirent compte quand le soleil était déjà bien bas à l'horizon, et le temps qu'Earl ne la ramène au chalet, la nuit était déjà tombée. Aria était heureuse qu'ils aient pu passer plusieurs heures d'affilé sans que quelque chose de loufoque ne se passe, cela lui avait permis d'en apprendre plus sur lui via cette longue discussion (en plus ils étaient chez lui, quoi de mieux question environnement). La séparation se fit dans la bonne humeur, chacun adressa un sourire à l'autre en guise d'au revoir – après qu'ils aient échangé leurs coordonnées histoire de rester en contact – puis la demoiselle regarda le jeune homme repartir. Elle n'aurait pas été contre rester un peu plus en sa compagnie, seulement elle savait que cela n'aurait pas été la meilleure manière de mettre de l'ordre dans ses pensées et ses sentiments.

Une fois Earl au loin, Aria rentra retrouver la chaleur de sa cheminée... Ainsi que son affilié, qui ne manqua pas de la taquiner car il était indécrottable. En plus, cela ne l'aida pas à penser à autre chose qu'à ce garçon qui en moins de deux jours avait pris une place importante. Mais peut-être souffrait-elle simplement d'un syndrome du héros, ou un quelconque autre syndrome qui parlerait d'affection envers notre sauveur. Il lui avait tout de même évité la mort deux fois et semblait tout avoir de la personne sympathique, ne restait plus qu'à prendre un peu de recul pour se remettre de ses émotions et tenter de comprendre pourquoi il l'attirait autant, si cela était naturel ou non.
La réponse viendra plus tard donc, car là notre vampire rêvait juste de se reposer, il lui faudrait de toute façon plus d'une soirée – et une autre occasion de passer du temps avec Earl sans doute – pour défaire ce méli-mélo.


HRp : oui Aria casse un peu l'ambiance au début. Oui je poste un Rp à cette heure-là. Non c'pas sage, mais osef, ils en valent la peine ♥ -sors-
Je déplacerai le Rp demain, à moins que tu le t'en occupes après lecture :3


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A new dawn, a new day ∞ Earl
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