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 A new dawn, a new day ∞ Earl

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Vampire Sang Pur

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Aria S. A. Ashcrown
Vampire Sang Pur
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J'ai traversé le portail depuis le : 02/04/2014 et on me connaît sous le nom de : Bunny Mon nom est : Aria Stella Althéa Ashcrown Actuellement je suis : amoureuse, célibataire et hétéro' Il paraît que je ressemble à : Calista [TLS] & Kisara [YGO!] (IRL : Caitlin Stasey) et à ce propos, j'aimerais remercier : Hika pour l'avatar ♥, Nate pour le gif EarlAria **
Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Lun 01 Sep 2014, 22:30



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
Ce qu'elle avait honte. Quelle horreur. Sa seule envie actuellement, c'était de trouver un petit coin sombre et de s'y rouler en boule. Ou même de se transformer en souris pour fuir, ainsi elle aurait au moins l'impression d'échapper à son embarras et pourrait faire comme si de rien n'était. Ah non, il y avait mieux : disparaître, tout simplement. Pourquoi n'avait-elle pas le don d'invisibilité ? Ce serait tellement utile dans ce genre de situation, on ne l'aurait même pas vue tomber – enfin on l'aurait entendu, mais ça n'aurait pas été la même chose. Là, Aria pouvait simplement rager intérieurement contre sa propre maladresse et se sentir pathétiquement ridicule : pourquoi avait-il fallu qu'elle s'emmêle les pinceaux ? Et devant Earl, en plus... En quoi cela comptait ? Eh bien disons qu'ils venaient tout juste de se rencontrer et qu'il lui avait déjà sauvé la vie, donc que depuis l'instant où il était intervenu dans l'affaire du Yéti sauvage, elle ne faisait que lui donner des raisons de la prendre pour une faible femme maladroite incapable de s'en sortir seule. Oui bon c'était partir dans les extrêmes que d'avoir un tel raisonnement, mais la jeune femme était ainsi : dans sa mentalité, il fallait absolument être capable de s'en sortir toute seule dans n'importe quelle situation et ainsi renvoyer une image forte, non seulement pour survivre dans ce monde de requins, mais aussi pour ne pas nécessiter d'aide quelconque tout simplement. Elle ne voulait être ni une incapable, ni une proie facile pour les rapiats.

Mais au fond, peut-être aussi que la vampire ne voulait pas qu'il ait une image déplaisante d'elle, tout simplement. Pourtant cela ne lui ressemblait pas, de vouloir plaire ; en général, vous pouviez penser tout le mal du monde à son propos que vous lui passeriez par-dessus la tête. Avec Earl, c'était différent. Elle sentait que s'il la méprisait, la détestait ou la trouvait pleine de défauts, elle en serait blessée. Le souci, c'était que son intransigeance la rendait très stricte à ce propos.
Qu'est-ce que son regard pouvait bien avoir de plus que celui des autres ? Notre Ashcrown comprenait de moins en moins son comportement et ses pensées vis à vis du jeune homme. Et pour ne rien arranger, elle avait l'impression qu'il faisait tout pour lui être agréable. Il l'aida à se relever avec attention et, lorsqu'elle le regarda, son air était si grave qu'on avait l'impression qu'il venait d'assister à un crime. Et, accessoirement ou pas, qu'il s'en voulait de n'avoir rien pu faire. Voilà une réaction qui la dérouta, la plupart des gens auraient déjà explosé de rire devant une chute pareille et ne l'auraient pas aidé avec autant de sollicitude. En prime, lorsqu'elle lui demanda s'il ne comptait se moquer, il répondit qu'il n'oserait pas avec une douceur qui, pensa-t-elle, pouvait être confondue avec de l'affection. Décidément, cet homme était dangereux. Il était capable de l'atteindre, de séduire son cœur.

Au moment où cette pensée effleurait son inconscient, il s'approcha pour lui demander de le laisser l'aider. Pendant un instant, Aria se contenta de le regarder en silence. Elle avait le sentiment que quelque chose changerait, si elle acceptait, mais quoi ? Qu'elle se laisserait se reposer un peu sur lui, sans doute, mais le voulait-elle ? Une voix lui disait que non car c'était contre ses principes, cependant une seconde qui se faisait de plus en plus insistante lui disait que oui, en argumentant qu'elle souhaitait pouvoir lui faire confiance et qu'elle était devant la première marche vers ce but.
Finalement, après que le conflit ait régné pendant plusieurs secondes en elle, l'héritière donna son assentiment d'un signe de tête. Elle était fatiguée de réfléchir à ce genre de choses et ne souhaitait pas repousser Earl en même temps que son aide. Ils se rendirent donc tous les deux dans la cuisine, chacun avec l'une des deux tasses qui trouvèrent leur place dans le lave-vaisselle – quelle invention révolutionnaire. Tout en refermant la machine Aria se dit qu'elle commençait à avoir un creux, une pensée à laquelle son invité fit écho oralement. Quand elle comprit qu'elle ne se mettait pas à entendre des voix d'homme dans sa tête, elle se tourna lentement vers lui. Il se sentait gêné d'avoir parlé à voix haute si elle en croyait son expression.... Dites donc, c'était la journée. Mais loin de le taquiner là-dessus – pas alors qu'il n'avait pas ri à sa chute –, la demoiselle lâcha un petit « moi aussi... » en se demandant ce qu'ils pourraient bien manger.

Earl proposa spontanément son aide, la préparation alla donc rapidement. Suite à un examen rapide des placards et du frigidaire ils décidèrent de faire des pâtes à la bolognaise, un plat qui n'était pas sans lui rappeler quelques souvenirs d'enfance : ayant vécu les neufs premières années de sa vie en Italie avec sa mère, Aria en avait régulièrement mangé pendant cette période. C'était un plat qu'elle appréciait, à la fois simple, consistant et chaleureux – enfin pour le côté chaleureux, c'était sans doute dû aux souvenirs qui y étaient liés.
Elle attacha ses cheveux en queue de cheval haute, mit l'eau à bouillir, puis attaqua avec les carottes. De temps en temps elle regardait en direction du brun, mais ce n'était jamais bien long parce que la sang-pur avait peur d'être déconcentrée. Du coup, pour s'occuper l'esprit, elle roula consciencieusement la viande hachée en boulettes dès qu'elle eut fini de couper les légumes.
Une fois leur besogne culinaire terminée, ils n'eurent plus qu'à dresser la table avant de pouvoir se rassasier. Le jeune homme la remercia alors, ce à quoi elle répondit « tout le plaisir est pour moi » avec une expression douce qui tranchait avec tout ce qu'il avait pu voir jusqu'ici, presque souriante - je dis presque parce que ses lèvres étaient à peine étirées, donc ce n'était pas vraiment un sourire. Le pire était qu'elle-même ne s'y attendait pas, d'où le fait qu'elle se soit éclaircie la gorge juste après et lance un « et si nous attaquions ? » destiné à détourer leur attention à tous les deux.

Il fit un commentaire sur la météo avant de lui souhaiter un bon appétit, ce à quoi elle répondit simplement par cette même formule de politesse destinée aux débuts de repas. Le silence dans lequel ils mangèrent n'étaient pas comme celui qui avait régné après qu'ils se soient présentés ; la dernière fois Aria avait juste l'impression qu'ils étaient comme en suspens, en l'attente de quelque chose, alors que là elle avait plutôt l'impression qu'ils étaient tous les deux gênés. Et le fait que leurs peaux n'entrent en contact quand elle lui passa le sel n'aida pas. Dès qu'elle sentit les doigts d'Earl contre les siens, elle sentit son sang faire un tour un peu plus rapide que les autres et retira précipitamment la main, non pas parce que cela lui avait déplu mais parce qu'elle ne s'y attendait pas et que cela avait envoyé d'étranges picotements sous sa peau, qui n'étaient pas désagréables – au contraire – mais qu'elle n'avait jamais connu.
Leurs assiettes finies, Aria les débarrassa dans le lave-vaisselle avec les couverts et leurs verres en espérant que le silence allait être rompu et en profita aussi pour se détacher les cheveux. Ensuite elle prit la direction du salon sans vraiment réfléchir – il était plus naturel pour être d'être là-bas –, seulement elle n'était même pas encore sortie de la cuisine qu'une nouvelle fois ses jambes la trahirent. Cette fois, ce n'était pas par maladresse, l'épéiste sentit clairement sa conscience vaciller.

Pas assez pour qu'elle ne s'évanouisse cela dit, elle eut donc tout le loisir de se demander si elle allait vraiment tomber une nouvelle fois devant Earl en essayant vainement de faire réagir son corps. Mais elle eut la surprise de sentir un bras lui enrouler la taille, la retenant ainsi dans sa chute. Aria ne s'y attendait tellement pas que cela lui permit de retrouver complètement ses esprits. Par réflexe elle posa les mains sur l'avant-bras solide qui lui barrait le ventre, avant de tourner la tête et de la lever légèrement vers celui qui venait de lui éviter la mauvaise chute.
Ils étaient proches, vraiment très proches. En temps normal, elle se serait déjà dégagée vivement. Mais là, elle se contenta de glisser à voix basse « Merci... Earl. »



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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Mar 02 Sep 2014, 11:25



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
Un vacillement. Si léger, qu’il semblait improbable qu’il ait réussit à le percevoir, bien que ses sens soient fins. Mais son attention était si focalisée sur la demoiselle qu’il ne put pas s’empêcher de s’en rendre compte. Son sang ne fit qu’un tour, et en un battement de cil, il bougea. Si vite qu’il était même surpris de ses propres réflexes et de sa dextérité. Et avant même qu’une nouvelle chute ne la blesse, il était sur ses jambes, près d’elle, son bras s’enroulant doucement autour de sa taille avec une délicatesse qui l’aurais fait frémir, en d’autres circonstances. Il la rattrapa, sentant une nouvelle fois ses cheveux argentés caresser doucement sa peau, cette fois-ci celle de ses avants bras, tandis qu’il pouvait en sentir l’odeur agréable. Une odeur sucrée et un peu fleurie. Lorsqu’elle redressa son regard cristallin vers lui, il y plongea le sien. Puis, la demoiselle prononça son nom, pour la première fois. Son cœur se mit à accélérer sa course sans raison apparente, car l’action ne lui avait en réalité demandé aucun effort. Il ne dit rien, se contentant de la regarder avec intensité, avant d’entrouvrir ses lèvres légèrement. Alors, un souffle, aussi doux qu’une brise en été.

« Aria… »

Son ténor s’éleva dans la pièce, et, l’espace d’un instant, le temps parut se figer. Aucun d’eux ne dit rien, perdus dans la contemplation de leur vis-à-vis. Une nouvelle fois, il détailla son visage angélique, ses traits magnifiques. Sa peau d’ivoire, ses lèvres légèrement brillantes et joliment dessinées, ses grands yeux étincelants ombragés de longs cils épais, ses pommettes hautes et ses longs cheveux clairs et soyeux. Seulement, cette fois, il avait conscience du regard de la jeune femme sur lui, en retour du sien. Mais étrangement, cela n’avait rien pour lui déplaire. Cet échange d’attentions semblait être un nouveau pas dans leur relation. Une relation bien particulière, d’ailleurs. Il la regarda sous ses cils d’une manière bien plus séduisante qu’il ne s’en apercevait lui-même, ses deux lèvres charnues toujours légèrement entrouvertes.

Puis, avec une délicatesse folle, Earl se pencha en avant et souleva la demoiselle comme une princesse dans ses bras solides. Pour lui, elle ne pesait réellement rien. Aussi légère qu’une plume dans le vent, qu’il aurait pu soutenir jusqu’au bout du monde sans qu’elle ne devienne même un fardeau. Sans un mot, il la porta jusqu’au salon, l’asseyant sur le canapé, avant de s’y installer à son tour, proche d’elle, mais pas assez pour la toucher. Il la couvait de son regard soucieux et prévenant. Il avait senti les tremblements qui s’étaient emparés d’elle pendant quelques secondes. Il se doutait que ce n’était pas grave, mais elle devait être fatiguée. Avec des mouvements mesurés, il saisit le châle qu’elle lui avait offert plus tôt dans la soirée, puis la couvrit avec en douceur. Puis, il s’adossa au dossier du sofa, légèrement en biais pour ne pas cesser de la regarder, croisant les bras d’un air décontracté. Cependant, il était prêt à intervenir rapidement si jamais elle se sentait mal et que le contrecoup de ce qui s’était passé plus tôt était plus violent que prévu. D’une voix douce et envoûtante, il reprit la parole.

« Nous devrions nous reposer. »

Il avait employé le « nous » afin de ne pas lui donner l’impression d’être… inepte et trop fragile. Il voulait sous-entendre que lui aussi avait besoin de se reposer, et qu’elle n’était pas la seule dans ce cas. En effet, il n’avait pas oublié le premier ressenti qu’il avait eut d’elle, c’est-à-dire, une fierté sans faille, qui montrait sa volonté de se débrouiller seule. Il ne voulait pas qu’elle pense qu’il la prenait pour une femme faible. Il… il ne voulait pas qu’elle pense du mal de lui. A cette pensée, sa raison vacilla légèrement, se rendant compte de quelque chose. Alors elle avait une réelle importance pour lui, bien qu’il n’en connaisse pas réellement la raison… ou bien se voilait-il simplement la face ? Chassant ses idées, il focalisa de nouveau son attention sur elle… enfin, c’était ce qu’il avait l’intention de faire, mais il ne s’était pas rendu compte qu’il avait pensé un long moment, durant lequel son hôte avait eut le temps de fermer les yeux et de s’assoupir. De s’assoupir, oui, et de glisser contre le dossier du canapé, jusqu’à se retrouver tout contre lui.

C’est à l’instant où elle finit sa chute lente et que sa tête se retrouva posée contre son torse qu’il s’en rendit compte. Et là, il était trop tard pour qu’il se déplace. Poli, il aurait voulu éviter cela, mais à présent, il ne voulait pas la réveiller. Il délia doucement ses bras, respirant calmement – en tout cas, autant qu’il en était capable, sentant à chacune de ses inspirations le doux parfum que dégageaient ses cheveux. Il sentait que son cœur battait un peu trop vite. Il sentait que le sang lui montait au visage et était chaud au niveau de ses pommettes. Il savait, en cela, qu’il était en train de s’empourprer comme un adolescent. Pourtant, il ne bougea pas. Il resta ainsi, regardant le plafond d’un ai gêné tandis qu’il écoutait les respirations régulières d’Aria contre lui. La première heure, il ne cessa de contempler le mur en face de lui, sans bouger d’un pouce. Puis, petit à petit, le sommeil le gagna, et ses paupières se fermèrent, avant de s’endormir à son tour, sa tête se reposant doucement contre celle de la jeune femme.




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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Mer 03 Sep 2014, 22:22



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
Il se passait des choses vraiment étranges, par ici. Mais quoi ? Elle ne pouvait pas encore mettre de mots dessus, mais c’était assez important pour la chambouler. Earl le sentait-il aussi ? Faisait-il cette même expérience ? Si non, elle aurait de quoi se sentir gênée. Mais si oui, savait-il ce qui leur arrivait ? Aria n'osait pas lui demander, car elle sentait que cette question faisait partie de celles dont la réponse pouvait soit rendre magique un instant déjà exceptionnel et embellir une vie entière, soit piétiner ses sentiments, les fracasser au sol tel une fragile œuvre de verre dont les éclats la laisseraient écorchée vive. Quels sentiments voulait-elle préserver ? Eh bien elle ressentait un grand bien-être en sa présence, mais aussi beaucoup d'hésitation ; la même hésitation qui nous retient, lorsqu'on s’apprête à sauter dans une fausse dont nous n'arrivons pas à estimer la profondeur. Quand on ne sait pas à quoi s'attendre, que les risques ne sont pas clairs mais nous paraissent immenses, quand on arrive sur un sentier inconnu, l'appréhension nous accompagne forcément.
Et ce qu'elle vivait, le moment privilégié qu'ils partageaient actuellement ainsi que l'influence du charmant brun sur elle, tout cela était nouveau pour la demoiselle. Nouveau et mystérieux, attirant et effrayant... Est-ce qu'au moins, une logique quelconque se cachait derrière ? Cette question ne faisait pas sens actuellement : les sentiments échappaient à toute logique.

Mais nous ne sommes pas encore rendus là. Revenons donc au moment où son invité lui épargna sa troisième chute de la journée (comment avait-il fait pour réagir aussi vite ? Il devait forcément avoir un secret).
Au début, Aria fut seulement surprise de sentir qu'on la rattrapait. Puis elle s'était dévissée le cou pour pouvoir le regarder et avait presque murmuré ses excuses, de plus en plus consciente de leur proximité. Leurs corps étaient presque collés l'un contre l'autre, elle pouvait sentir le souffle du jeune homme s'abattre sur sa chevelure et sa température corporelle la réchauffer agréablement. Elle avait aussi parfaitement conscience du bras passé autour de sa taille, à la fois assuré et délicat mais surtout fiable. Boum. Mais qu'est-ce qu'ils faisaient aussi près l'un de l'autre ? Boum. Et pourquoi n'avait-elle pas envie de s'écarter ? Boum. Ou plutôt, comment se faisait-il qu'elle se sente aussi bien près de lui... ? Une boule de frayeur s'était formée dans son estomac, comme à chaque fois qu'un homme l'approchait de si près, mais avec lui c'était bien moindre, elle trouvait même son aise. Son rythme cardiaque avait sensiblement accéléré, non pas à cause d'une gêne, mais simplement parce que c'était lui qui se tenait là. Si près qu'en reculant la tête de quelques centimètres elle pourrait la poser sur son torse. Et comme un papillon inlassablement attiré par la lumière, la vampire était attirée par sa chaleur. Son regard ne pouvant se détacher de l'émeraude si apaisant de celui d'Earl ; comment pouvait-il contenir autant de tendresse ?

La bouche légèrement entrouverte, elle se perdait dans sa contemplation. Le temps n'existait plus, le monde s'était effacé pour leur laisser la place et toute l'intimité possible. Ils étaient seuls et seule comptait la présence de l'autre. Finalement, dans un souffle chaud qui la fit frissonner sous sa caresse, il prononça son nom. Ce fut comme si  un univers de glace et de désolation renouait avec la lumière du jour et la joie de vivre, balayé par un vent doux et agréable. Aria ne répondit rien, en revanche son cœur loupa un battement et ses yeux s'agrandirent. Elle déglutit difficilement en resserrant un peu sa prise sur son avant-bras.
Ils restèrent encore un instant dans cette position, à se dévorer du regard sans rien dire, puis le fae la souleva de terre pour l'emmener jusqu'au canapé du salon. Cette fois-ci elle ne se sentit aucunement stressée et fut même heureuse de le voir s'installer à ses côtés après l'avoir déposée. Cependant l'immortelle devait bien admettre qu'elle était prise d'une grande fatigue, la pression de la journée qui redescendait sans doute. De plus, la présence d'Earl avait un effet apaisant sur elle. Au début elle se retint de piquer du nez mais, lorsqu'il suggéra qu'ils se reposent, son dernier brin de volonté face au sommeil fut rogné ; malgré son vaillant combat et les nombreuses questions qui tournaient dans son esprit, ses paupières se fermèrent lentement et, alors qu'elle était sur le point de s'endormir, elle se sentit vaguement basculer sur le côté.

Combien de temps dura sa sieste ? Aria n'en savait rien. Elle se réveilla en douceur, sans ouvrir les yeux tout de suite ; elle était tellement bien, là. Voilà longtemps qu'elle n'avait pas aussi bien dormi, alors elle voulait en profiter encore un peu. Mais à un moment la bretteuse sentit que son épaule la tirait légèrement, elle bougea donc un peu en lâchant un « mmhh... » qui en général était synonyme de « laissez-moi dormir encore un peeeu » pour ceux qui sortaient d'une nuit de sommeil ou d'un roupillon... Seulement, elle sentit une drôle de pression sur sa tête. Elle avait dormi dans une mauvaise position ? Petit à petit elle réveilla ses sens... Et se rendit compte qu'Earl aussi dormait. Et qu'ils étaient tête contre tête. Brusquement bien réveillée, les yeux grands ouverts, notre sang-pur s'empêcha de bouger et fit un effort pour calmer le muscle dans sa poitrine qui s'était mis à battre la chamade. Mais qu'est-ce qu'il s'était passé ? Fermant à nouveau les yeux, elle fit un effort pour se remettre les idées en place. Ah mais oui, en s'endormant tout à l'heure elle avait glissé jusqu'à son épaule... Le pauvre, il avait dû rester immobile un long moment avant de s'endormir aussi... Et après, ils avaient dû bouger dans leur sommeil. Un peu embarrassée, elle se tripatouilla les mains un moment avant d'inspirer profondément et d'expirer lentement. Une fois son calme retrouvé – enfin presque –, Aria se rendit compte qu'en fait elle resterait bien comme cela encore un peu. Ce n'était pas désagréable, d'être ainsi avec lui ; la preuve, c'était qu'elle avait trouvé un repos réparateur.

Le seul souci c'était que dans cette position, elle était drôlement près de son cou. Et même si techniquement l'héritière pouvait encore tenir un moment sans ressentir le besoin de se jeter sur quelqu'un pour boire son sang, celui d'Earl restait terriblement attirant rien qu'à l'odeur. Que faire ?
Suite à un moment passé à tergiverser, Aria décida de ne pas le réveiller. Lui aussi avait le droit de se reposer. Elle fit donc fi de son odorat, ce qui lui permit de remarquer que la touffe chocolatée de son camarade de sieste lui chatouillait agréablement le visage ; ses cheveux étaient étonnamment doux. Son regard se porta sur la table basse, tandis qu'elle se perdait dans ses pensées. C'était la première fois qu'elle se réveillait ainsi près de quelqu'un, et l'expérience avait été agréable ; mais elle sentait que cela n'aurait pas été pareil, avec une autre personne. Si la jeune femme se sentait aussi bien, si elle avait aussi bien dormi, c'était parce que la personne qui était actuellement près d'elle était Earl. Et à l'idée qu'il parte, elle se sentit attristée.
Elle prit alors son courage à deux mains pour regarder son paisible visage endormi. Dans cette position Aria voyait tout d'abord ses longs cils, qui frôlaient presque ses joues lorsqu'il avait les yeux fermés et rendaient son regard séduisant lorsqu'il abaissait un peu les paupières. Venait ensuite son nez fin et droit, qui était loin d'être assez proéminent pour cacher ses lèvres dessinées avec soin – elles avaient juste ce qu'il fallait de couleur et de volume – , mais surtout entrouvertes....

« Tu rougis. Dit Regulus, encore à moitié endormi
-.... Pardon ?
- Ne me fais pas répéter, grommela-t-il. »


Sentant que son affilié ne tenait pas à parler plus que cela, elle ne répondit pas. Et puis si l'épéiste l'avait fait ça aurait été pour contester, or un témoin extérieur ne pouvait pas être berné : elle-même savait très bien ce que voulait dire l'échauffement qu'elle sentait au niveau de ses joues. Sans parler du fait qu'ils étaient liés, donc que le tigre blanc savait exactement dans quelle tourbillon d'émotion la demoiselle était lâchée. C'était elle, ou la température avait augmenté ?
Ne voulant pas faire une fixette sur ces lèvres plus longtemps, elle se remit à contempler le meuble si intéressant situé droit devant. Quel beau bois, et quel travail... ! Cependant il n'y avait rien à faire, la vampire finit par reporter son regard sur lui pour le contempler à nouveau. Ensuite, son regard descendit vers l'espace de canapé entre leurs jambes, elle vit alors qu'il avait posé sa main là. Une idée lui traversa l'esprit, mais elle hésita longuement avant de se lancer ; sa propre main avança lentement jusqu'à celle du jeune homme, à croire qu'il fallait user de prudence sous peine qu'elle ne prenne la fuite, jusqu'à ce que finalement Aria ne pose le bout des doigts dessus. Mais qu'est-ce qui lui prenait ? C'était n'importe quoi. Et pourtant, elle ne put s'empêcher d'aller jusqu'au bout en posant sa main sur la sienne. Ce simple contact faisait enfler son cœur d'une étrange félicité... Si seulement ils pouvaient rester ainsi... Sur cette pensée, elle poussa l'audace jusqu'à entrelacer légèrement leurs doigts.

Malheureusement, cela ne pouvait pas durer. Ce qui en revanche la surprit fut la manière dont évoluèrent les choses : au bout d'un moment le brun avait retiré sa main, ce qui la déçut un peu, pour la prendre carrément dans ses bras. Et une nouvelle fois le cerveau de notre demoiselle disjoncta complètement, l'empêchant de penser quoi que ce soit de plus que « hein ? Quoi ? ». Elle était complètement tétanisée et perturbée, ce qui n'aida pas lorsque, sous le poids du jeune homme, elle se mit à basculer en arrière en laissant échapper une petite exclamation de surprise et en fermant les yeux. Lorsqu'elle les rouvrit ce fut l'un après l'autre, après que Earl ne se soit réveillé et ait commencé à se redresser. Leurs regards étonnés se croisèrent alors, tandis que les joues d'Aria étaient désormais rouge pivoine, son cœur menaçait de bondir hors de sa poitrine et elle respirait plus fort que d'habitude. Bon dieu, comment le regarder... ? Elle n'en savait rien, ses neurones étaient comme semi-liquéfiés, tout s'emmêlait ou était carrément renversé. Bon sang, il était limite couché au-dessus d'elle, comment voulez-vous qu'elle arrive à penser calmement dans cette position ? En plus, leurs visages n'avaient jamais été aussi proches...



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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Ven 05 Sep 2014, 19:57



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Earl remua légèrement. Il était bien. Il était paisible, reposé, pas du tout anxieux… Il sentait quelque chose lui caresser la main délicatement. Il aimait bien. C’était doux et chaud. Il se surprit à rêver que c’était Aria. Aria ? Dans son rêve ? Eh beh… il était beaucoup plus obsédé par la magnifique immortelle que ce qu’il l’avait pensé. Le fait qu’il la voit en rêve, est-ce que ça faisait de lui un pervers ? Il rit mentalement à cette pensée. Peut-être bien. Mais alors, si l’apparition splendide de la belle jeune femme était très réaliste, avec les mêmes cheveux argentés, le même visage angélique et les mêmes yeux dans lesquels on pouvait se perdre volontairement, le contact de sa main dans la sienne l’était encore plus. Elle paraissait si frêle, et pourtant si volontaire, avec une certaine hésitation qui la rendait adorable. Il observait leurs doigts entrelacés avec curiosité. C’était vraiment agréable. Les rêves traduisent les désirs des personnes… alors, est-ce que ça voulait dire… ?

Il leva les yeux vers l’image de la splendide demoiselle. Autour d’eux, il n’y avait que du blanc, comme si dans son rêve, la seule chose qui importait était la jeune femme à la pâle main si étroitement enlacée dans la sienne. Plus il se rendait compte de ce contact, plus il sentait son cœur battre. C’était une réaction assez puissante, pour un rêve… mais il n’y pouvait rien. S’il y avait bien quelque chose qu’il avait renoncé à contrôler, c’était bien ses sautes d’humeur et les battements de son cœur. Mais alors, soudain, elle sembla s’éloigner. C’était bizarre, mais même s’il sentait encore sa main dans la sienne, il avait l’impression qu’elle devenait de plus en plus distante. C’était un rêve… que pouvait-il bien arriver ? Et pourtant, dès qu’il sentit sa présence le quitter, une terreur et un désarroi l’emplirent de manière inexplicable. Il sentait qu’elle allait le laisser, qu’ils ne se reverraient jamais. Il avait la sensation que s’il la laissait s’échapper, il ne pourrait plus jamais la voir. C’était certes un sentiment stupide, mais il l’irradiait avec tant de force qu’il resta prostré quelques instants, le souffle coupé – si jamais cela est seulement possible en rêve. Mais, dès qu’il sentit sa force revenir dans ses membres amorphes, il n’hésita pas un instant. Il devait le faire. Il ne pouvait pas faire autrement. Son corps et son esprit n’avaient pas patienté un seul instant, bougeant à la vitesse de l’éclair. Car c’était la seule chose qui comptait, à présent. Car la retenir était… vital. Oui, il avait agi comme si sa vie en dépendait. Et déjà, ses bras avaient pris sa frêle silhouette dans un étau ferme et possessif.

Il agissait comme un enfant, il en avait conscience, mais il n’avait pu s’en empêcher. Il pouvait la sentir contre elle, délicate, et il pouvait sentir le doux parfum qu’il avait découvert plus tôt. Et voilà qu’il jouait à nouveau les pervers hein… mais… étrangement, il savait que c’était différent. Après tout, il la… il la quoi ? C’est vrai ça… le choc de la question le laissa pantois un instant. Heureusement… ce n’était qu’un rêve. Il allait se réveiller… et tout ça aurait disparu. Peut-être ? Le voulait-il vraiment ? Mais alors qu’il se posait ces questions, il se sentit basculer, comme s’il chutait. Il tenta tant bien que mal de se redresser pour empêcher de tomber sur la délicate apparition, par réflexe, mais il ne pouvait pas. Ses bras restaient fermement enroulés autour d’elle, comme s’il avait été attaché à elle par un quelconque lien. Il sentit le choc feutré – il n’était pas aussi puissant que ce qu’il avait pressenti, juste comme s’il avait glissé doucement sur elle plutôt que de s’être laissé tombé de tout son poids, mais il le secoua de manière suffisante.

Earl ouvrit les yeux. D’abord, il ne comprit pas tout de suite où il était, toujours un peu trop plongé dans le rêve étrange qu’il venait de faire. Il se voyait en train de prendre Aria dans ses bras… et puis tomber… c’était un rêve bien ridicule. Mais une fois qu’il se redressa doucement, les bras empêtrés sous quelque chose, ouvrant ses yeux d’un vert renversant, il comprit. Il n’avait pas rêvé – enfin, pas totalement. Et là, il était actuellement plongé dans la contemplation du visage stupéfié de la jeune femme, qui reflétait parfaitement sa propre expression. Il cligna des yeux quelques fois. Il était si proche, qu’il pouvait sentir l’haleine sucrée de la demoiselle sur ses lèvres, tout comme elle devait sentir la sienne. Ses propres cheveux tombaient gracieusement comme un rideau autour de son visage, caressant les joues tendres de l’immortelle, cascade chocolat qui semblait les isoler totalement du monde extérieur. Il était si proche qu’il voyait parfaitement ses joues s’empourprer en des tons qui laissaient penser que la situation ne la laissait pas indifférente. Si proche qu’il sentait son cœur palpiter comme un petit oiseau dans sa poitrine, en concert avec le sien, qui entamaient une course effrénée l’un avec l’autre. Et ses yeux. Bon Dieux, ses yeux… d’une clarté de cristal, écarquillés en une surprise innocente qui laissait entrevoir une palette de sentiments qu’il n’y avait jamais entrevu. Une véritable flot incessant… il y en avait tellement qu’il était incapable de les lire, mais il sentait son cœur se gonfler. Lui qui avait voulu le voir, ce visage, en était enfin capable. La barrière. La barrière qu’il avait entrevue entre eux deux n’était plus. A l’instant où il avait ouvert les yeux pour la regarder, elle s’était brisée en éclat, sous les coups acharnés du jeune homme. Il le voyait enfin… et il sentait sa poitrine se réchauffer. Seulement, cela parut infime. Infime, car la vague d’émotions qui le traversait en cet instant devait être aussi chaotique que celle qu’il voyait à présent dans les yeux de la vampire, qui étaient comme un miroir de ses propres sentiments. Il ne pouvait rien dire, il ne pouvait rien faire, sinon la regarder encore et encore, et écouter son cœur battre la chamade.

Un instant passa. Des secondes ? Des minutes ? Une heure peut-être ? Il aurait été incapable de le dire, tant ils semblaient enfermés hors du temps. Mais ça ne pouvait durer éternellement… alors, fébrilement, il se redressa lentement. Seulement il avait oublié un détail important. Il la tenait toujours contre lui avec une telle force, comme si elle était la chose la plus précieuse de sa vie entière, comme si c’était une richesse qu’il n’aurait voulu partager avec personne. Alors, quand il se releva, il la redressa en même temps que lui. S’en rendant compte, il délia ses bras avec une difficulté qui le surprit presque, avant de détourner la tête brusquement, gêné. Pour autant, il ne s’éloigna pas d’elle.

« Excuse-moi… »

Sa voix était beaucoup plus rauque que d’habitude, basse et à peine aussi forte qu’un souffle. Même s’il n’était pas du genre à rougir comme une tomate, il sentait bien le sang qui lui montait aux joues. Il posa sa main droite sur son menton dans une tentative machinale pour lui cacher se gène – d’ailleurs ce genre de mouvement était la preuve même de son sentiment, donc c‘était tout bonnement inutile, mais il n’était plus maître de lui. Comme un adolescent. Oui, il agissait exactement pareil. Pourtant, il en avait eut, des histoires de cœur… mais il n’avait jamais éprouvé tout cela. Peut-être au début, soit, mais… ça avait toujours sonné creux. A cette époque il ne s’en était pas aperçu, mais aujourd’hui il se rendait compte à quel point il n’avait jamais rien vu. Jamais rien senti. Car ce qu’il éprouvait en présence de cette demoiselle était plus puissant que tout ce qu’il avait expérimenté lors de sa courte vie. Bien plus puissant. Mais il n’arrivait pas vraiment à comprendre. Il resta quelques instants, le visage détourné, avant de le pivoter lentement vers elle, laissant sa main retomber le long de sa cuisse pour la regarder.

Ses iris d’un jade étincelant plongèrent dans ceux de son vis-à-vis. Il ne pouvait pas cacher les émotions qui passaient sur son visage. Il avait tenté, pendant ces plusieurs instants, sans succès. On pouvait y lire un mélange de tendresse, de trouble et d’honnêteté, peut-être de la surprise et d’autres sentiments aussi. Rien n’était moins sûr. Alors, s’en suivit un nouveau silence, pendant lequel ils n’osèrent pas prendre la parole. Mais, peu à peu, ils recommencèrent à converser, évitant soigneusement tout sujet se reportant à… l’incident de plus tôt.  Il apprit quelques détails sur la vie privée de la jeune femme - ses oncles, ses occupations, sa nature... mais visiblement, ils avaient tous les deux besoin de temps pour trier tous les sentiments qui les avaient traversés. La conversation n'arrivait pas à calmer le trouble entre eux. En tout cas, c’était le cas de notre beau brun. D’ailleurs, il ressenti bientôt le besoin de s’isoler pour réfléchir, bien que le fait de quitter la compagnie de la jeune femme lui faisait une drôle de sensation dans la poitrine. Il l’ignora, avant de lui annoncer qu’il prenait congé. Il ne voulait pas non plus rester trop longtemps, ayant peur que l’embarras ne soit trop désagréable pour son interlocutrice… en tout cas, il quitta les lieux quelques instants plus tard, après avoir promis une visite prochaine, ce qu’elle accepta sans broncher – ce qu’il prit de manière beaucoup plus positive qu’il ne l’aurait pensé –, et après avoir récupéré ses vêtements chauds.

Cela faisait un moment qu’il marchait dans la neige. Le froid cherchait à engourdir ses doigts et ses orteils, sans succès, ne pouvant lutter contre le feu ardent qui bouillait en son sein, qui était de plus stimulé par les pensées qui fusaient dans son esprit de manière intempestive. Il était en pleine lutte avec lui-même, décortiquant ce qui s’était passé, essayant de comprendre, tout en prenant le chemin de la maison. Cependant, il n’y arrivait pas, à… comprendre. Ce n’était pas rationnel. Et, il vit le village bien trop vite à son goût : il n’avait pas réussi à se calmer. Il ne fit que peu attention aux individus qui passaient à côté – on aurait dit une bande d’hybrides. Certains vivent dans les montagnes. Et ceux-ci sont aussi rancuniers avec les vampires que certaines fées le sont avec les elfes. Il les avaient déjà vues. Il les méprisait profondément. Il ne leur accorda pas un regard tandis qu’il avançait toujours d’un pas décidé vers chez lui, ne se doutant pas de l’erreur qu’il était en train de faire. Une erreur terrible, qu’il regretterait amèrement.

C’est alors qu’il était au pas de sa porte que la prise de conscience le heurta. Comme une évidence, qu’il avait trop stupide pour apercevoir. Une expression d’horreur se peignit sur son magnifique faciès alors qu’il comprenait ce qu’il venait de faire. Ces hommes. Ils étaient en groupe, mais… c’était une meute. Et cette meute avait des objectifs assez clairs que toute personne les ayant croisés aurait pu s’en apercevoir. Ils allaient chasser. Chasser… chasser… Un cri de rage s’échappa de la gorge d’Earl tandis qu’il faisait demi-tour avec une vitesse impressionnante. Il bondit sur sa moto, enfilant son casque noir à visière teintée avant de démarrer en toute trombe. Elle était adaptée à tout terrain : ce qui impliquait les balades en neige. Sans attendre une seule seconde, il écrasa la pédale de l'accélérateur tout en serrant les poings si fort qu’il aurait pu arracher le guidon de sa bécane d’un mouvement sec s’il ne faisait pas attention. Ses dents se serrèrent au point qu’il aurait pu s’en faire mal. Quel con… mais quel con il était ! Il aurait pu se hurler dessus pendant des heures. Seulement, il n’avait aucune seconde à perdre. Car il avait quelque chose… quelqu’un à protéger. Et le besoin de la revoir saine et sauve était si pressant qu’il aurait pu le rendre fou. Poussant son moteur à l’extrême, il volait au travers du paysage montagneux enneigé, soulevant la poudreuse partout sur son chemin en d’étranges volutes blanches.

Une fois arrivé au chalet, ayant traversé la distance en seulement quelques minutes, il bondit à la porte. Il toqua, plusieurs fois. Aucune réponse. Il patienta à peine avant d’asséner un coup brusque dans la porte qui sortit de ses gonds d'un  coup, pénétrant dans la pièce. Il parcourut chaque chambre. Personne. Personne. Personne… disparue. Nulle part. Elle n’était plus là. Le vague espoir qui était toujours en son cœur se noya d’un coup, en même temps que le peu de sang-froid qui lui restait. Elle n’était plus là… c’est avec une hargne teintée de désespoir qu’il quitta le grand chalet de la magnifique immortelle, arpentant bientôt les alentours sur son véhicule. Il scrutait la neige, mordant sauvagement sa lèvre inférieure pour se retenir de hurler. Il fit des tours et des tours, dans ce désert nacré qui semblait si paisible. Affolé, il continuait, n’ayant plus qu’un but. Il arriva bientôt non loin de l’endroit où ils s’étaient rencontrés, où une large prairie de neige s’étendait à perte de vue. Enfin, c’est ce qu’il semblait, tellement l’endroit était blanc et immaculé. Immaculé… non. Non… non !

C’est à cet instant qu’il la vit. Etant vêtue de teints blancs et avec sa magnifique chevelure argentée… l’aurait-il aperçue s’il n’y avait pas eu cet écarlate exubérant ? Cette couleur qu’il voyait au loin, tout près de cette silhouette allongée fit cesser son cœur de battre. En un instant, il bondit de son engin, lançant son casque au loin sans un regard, se ruant vers celle qui avait su le chambouler autant. Elle était là : les yeux fermés, allongée sur ce lit neigeux qui était seulement entaché par un rouge qui semblait bien trop vif, ainsi sur la blancheur du sol. Il contrastait autant avec celle-ci qu’avec l’albâtre de la peau de la jeune femme. Elle semblait paisible, les yeux fermés, comme une princesse endormie, d’une beauté sans pareille. Seulement, le sang qui tâchait sa joue, ses lèvres et son corps blessé démentait totalement cette image. Et cette fois, il sembla à Earl que son cœur se brisa. Une douleur l’envahit de manière si puissante qu’il perdit pied, tombant à genoux à côté de la demoiselle. Avec une douceur sans pareille, il la prit dans ses bras, sur ses genoux, observant son visage d’un air perdu.

« Aria… Aria, je t’en prie… dis moi quelque chose… »



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Aria S. A. Ashcrown
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J'ai traversé le portail depuis le : 02/04/2014 et on me connaît sous le nom de : Bunny Mon nom est : Aria Stella Althéa Ashcrown Actuellement je suis : amoureuse, célibataire et hétéro' Il paraît que je ressemble à : Calista [TLS] & Kisara [YGO!] (IRL : Caitlin Stasey) et à ce propos, j'aimerais remercier : Hika pour l'avatar ♥, Nate pour le gif EarlAria **
Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Sam 06 Sep 2014, 09:33



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
Aria ne savait actuellement plus où elle en était. Assise sur son canapé, le regard dans le vide, elle tentait désespérément de trouver une explication logique à tout ce qu'il venait de se passer. À l'emballement qui l'avait prise, à ce comportement qui n'était d'habitude pas le sien. À toutes ces choses qu'elle ressentait.
Vous savez, cette demoiselle, aussi forte et sûre d'elle qu'elle puisse paraître, était au fond facile à déstabiliser. Il suffisait de trouver le bon point d'appui. Et l'un d'entre eux était justement le registre des sentiments : elle s'était tellement refermée dans sa bulle, à refuser tout contact avec les autres en pensant qu'ils étaient abjects, qu'elle avait oublié ce qui faisait la beauté des êtres vivants capables d'interagir sur un plan autre que le physique. Au final, le souci de la vampire, c'était son rationalisme issu de sa négativité. Son cas était si poussé, qu'elle avait même oublié qu'il lui était possible de s'attacher à quelqu'un. D'être charmée par un physique et, surtout, d'être ensorcelée par une âme. Pourtant, ce jour-là, elle en avait rencontré un. Un homme qui avait su l'attirer et la captiver. Un homme qui, pour elle, ressemblait à une pierre précieuse : doté de multiples facettes, de certaines zones d'ombre, mais surtout qui réfléchissait la lumière comme pour en devenir une source lui-même. Il chatoyait chaleureusement, irradiait avec douceur.
Pourquoi lui avait-on accordé de poser les yeux sur lui ?

Earl était déjà parti, pourtant il occupait encore le royaume de ses pensées sans partage aucun.. Peu importe où son regard se posait, le souvenir enivrant de son visage venait s'incruster dans son champ de vision avec une précision telle qu'elle se demandait si ce n'étaient pas des années qui s'étaient écoulés durant son séjour dans la résidence secondaire. Même quand Aria tentait de se concentrer sur les crépitements chantants des flammes, ils lui paraissaient bien monocordes comparé à ce ton qui la hantait, cette voix si grave et riche en texture qui avait pourtant prononcé son nom avec tant de douceur.
De nouveau elle sentit ses joues chauffer légèrement, avec une insouciance qu'elle n'avait pourtant pas l'impression de ressentir. Comme si elle avait perdu bien des années, retombant ainsi à cet âge où un rien suffit pour nous donner l'impression que nous sommes la personne la plus chanceuse au monde. Pourtant la bretteuse pensait plutôt être perplexe et sérieuse actuellement, ce qui n'avait absolument rien à voir avec le bonheur de son avis puisque c'était synonyme de problèmes... Vraiment ? Est-ce que cela ne voulait pas tout simplement dire que ces sentiments confus qu'elle ressentait envers le jeune homme lui étaient plus importants qu'elle ne le pensait ? Qu'ils étaient justement si importants qu'elle était frustrée de ne pouvoir les décrypter, à cause de son côté rationnel qui cherchait à tout expliquer ?

Raaaah, mais qu'est-ce que vous voulez qu'elle en SACHE ? Oui c'étaient ses propres sentiments, mais vous avez jamais entendu le dicton « le cœur a ses raisons que la raison ignore » ? Vous n'avez pas encore compris que, justement, cette pas douée se raccrochait un peu trop à la raison ?... Hahem. Quoi qu'il en soit, rien n'y faisait. Ses tentatives pour comprendre cette attirance mêlée à de la fascination, à un attachement précoce et à.... D'autres choses non déterminées échouaient toutes. C'était un coup à choper une migraine, ça, donc à ce que Regulus ne boude parce qu'il n'aime pas subir ce genre de calvaire via sa liée. Peut-être était-ce parce qu'elle pensait bien trop à lui pour pouvoir y réfléchir avec la tête froide, supposa mentalement notre Ashcrown. C'est vrai, quoi, comment peut-on se pencher efficacement sur une question si, dès que nous repensons à la personne qui y est liée, on a juste envie de hurler en s'arrachant les cheveux tellement notre cœur s'emballe ?
M'enfin, ce n'était pas comme si elle pouvait réellement contrôler ses pensées. Or celles-ci se tournaient automatiquement vers Earl quoi qu'elle fasse, à croire que leur but était de l'empêcher de se calmer – ou même, d'oublier l'espace d'un instant cette existence qui, en un temps record, avait su se greffer à son existence de manière à en devenir un composant important.

Son soupir lui parût emplir la pièce désormais vide, tandis que sa mémoire rembobinait pour rejouer encore ce qu'il s'était passé à partir du moment où il l'avait prise dans ses bras dans son sommeil. À ce moment qu'ils avaient passé à se fixer. C'était étrange : à chaque fois qu'Aria plongeait dans le regard verdoyant d'Earl elle se sentait figée, incapable de détourner son attention. D'un simple coup d’œil furtif ou d'un mouvement discret de ses lèvres il serait capable de l'accaparer toute entière, voilà à quel point elle était focalisée sur lui, à quel point il la subjuguait. Et quand il la tenait contre lui, c'était encore pire : elle oubliait carrément le monde entier, ne pensait plus qu'à lui et encore à lui sans s'en lasser.
Étrangement, l'immortelle se sentit bien dans son étreinte. Le brun la serrait bien contre lui sans lui faire mal, ce qui couplé à leur différence de gabarit lui donnait l'impression qu'il la protégeait de tout. Que ses bras étaient un refuge où elle pouvait trouver réconfort, repos et apaisement. Un endroit où elle pouvait s'abandonner, se laisser porter par ces larges épaules, et profiter de cette manière qu'il avait de la traiter avec respect tout en la considérant comme un être fragile qu'il devait couvrir de sa robustesse. Entre ses bras, la jeune femme avait eu l'impression que ses craquelures si habilement dissimulées n'importaient plus : tant qu'elle pourrait être près de lui, il lui insufflerait la force nécessaire pour avancer sans se briser.

Ample mouvement négatif du chef. Retour au présent. Il fallait vraiment qu'elle sorte de cet état d'esprit digne d'un roman à l'eau de rose, ou ses jambes allaient bouger toutes seules pour la mener jusqu'au village féerique. Ceci n'était pas une blague. Quand son invité était reparti, Aria l'avait regardé s'éloigner jusqu'à ne plus le voir en se retenant de l'interpeller pour le faire rester juste un petit peu plus longtemps. Juste deux secondes, qu'elle aurait ensuite cherché à transformer en minutes, puis en heures. Elle se connaissait assez bien pour savoir que c'est exactement ce qu'il se serait produit, seulement il voulait sans doute retrouver son chez lui quand même ; alors à choisir entre prendre sur elle et le retenir encore un moment en prenant le risque de passer pour une fille lourde, c'était vite vu. Surtout qu'ils n'auraient pas parlé des masses, vu à quel point ils étaient encore tous les deux gênés quand il s'en était allé.
Et maintenant, la voilà qui tournait en rond dans dans sa propre tête, au milieu de ces pensées qui étaient toutes reliées à Earl. Tout le reste avait été évincé de force, ou quoi ? Ça n'allait vraiment pas. Notre sang-pur avait besoin de se changer les idées. Regulus appuya cela d'un message télépathique, ce qui la décida une bonne fois pour toutes : une petite balade ferait l'affaire. Son sommeil sans rêves de plusieurs heures auprès du fae lui avait permis de récupérer assez de forces pour.

Aria enfila donc quelques épaisseurs de vêtements supplémentaires, puis sortit en compagnie de son affilié. Il ne dit rien, mais elle savait qu'il refusait de la laisser sortir seule après ce qu'il s'était passé plus tôt et vu son état. Une inquiétude qui n'était pas vraiment injustifiée car, dix minutes après qu'ils se soient mis en marche, elle était déjà essoufflée. Marcher dans la neige c'est très agréable, mais ça peut aussi être éprouvant quand on a pas l'habitude. Alors quand en plus on est pas au top de sa forme, le simple fait de décoller sa semelle de la poudreuse peut nous donner l'impression de soulever des poids avec nos jambes.
Cela ne les empêcha pas de bien avancer. Après un quart d'heures-vingt minutes, ils se retrouvèrent près d'un endroit qui lui rappelait étrangement quelque chose : c'était la pleine enneigée où, quelques heures plus tôt, un Yéti l'avait attaquée.
Et où elle avait rencontré Earl.
Bah tiens, voilà qu'elle se remettait à penser à lui ! Décidément, l'épéiste allait finir par croire que c'était une machination. Elle se frappa les joues de ses paumes enveloppées dans ses gants pour éviter de se remettre à rêvasser en faisant une étrange fixette sur lui – parce que depuis qu'il était parti elle était dans une sorte de transe telle qu'elle se faisait peur toute seule. Si quelqu'un savait à quel point elle pensait à lui, cette personne se moquerait sans doute.

Après s'être baffée elle-même – sans que cela ait beaucoup d'effet à cause des gants –, Aria prit une grande inspiration et se mit à scruter les alentours. Son regard était curieux du moindre détail, elle n'arrêtait pas de tourner la tête dans toutes les directions pour pouvoir couvrir le plus d'espace possible. L'endroit était vraiment splendide et calme, difficile de croire qu'une immense bête sauvage avait rôdé dans les parages et menacé de la tuer peu de temps auparavant. Quelque peu méfiante à cause de cette mauvaise expérience elle restait d'ailleurs sur ses gardes, à l'affût du moindre bruit ou mouvement suspect.
Au bout d'un moment, le bruit de moteurs tournant et d'engins roulant sur la neige lui parvint. Tout d'abord lointains, la vampire comprit rapidement qu'ils se rapprochaient en les entendant de plus en plus distinctement. Quand la demoiselle estima qu'ils n'était plus très loin, elle se retourna par curiosité : six personnes étaient réparties sur trois motoneiges, qui étaient lancées à plein régime tandis que conducteurs et passagers s'exclamaient bruyamment. Une bande de jeunes en quête d'aventure, se dit-elle, tout intérêt subitement perdu à cette pensée. Elle se détourna donc pour continuer son chemin en espérant qu'ils ne seraient pas trop bruyants, sans se douter un seul instant de ce qui l'attendait. C'était la journée tentatives de meurtre pour elle, bien qu'elle ne le sache pas encore.

Les hostilités commencèrent en beauté : l'un des véhicules passa tout près d'elle, ce qui permit au passager de lui offrir un violet croche-patte. Le conducteur explosa de rire, tandis que Regulus poussait un rugissement d'indignation et qu'Aria se relevait le plus vite possible. Déjà, une autre moto approchait ; le tigre blanc bondit dessus pour la dérouter et y parvint un peu, mais il se fit repousser. Qu'est-ce qu'ils voulaient, à la fin ?! Énervée par cette agression, elle figea la roue avant d'un des trois engins, qui fit une galipette avant. Les deux hommes qui étaient dessus finirent étalés dans la neige, mais se relevèrent bien vite.
Cependant, leurs petites diversions Aria et Regulus avaient portés leurs fruits, ils étaient prêts à se défendre.
Enfin, c'était ce qu'ils avaient prévu, mais une donnée non prise en compte intervint. Elle ne pouvait pas prévoir que l'un d'entre eux avait la capacité de se rendre invisible, et allait s'en servir pour l'attaquer par derrière armé d'une batte. Quand elle sentit qu'on abattait un objet métallique sur l'arrière de son crâne, elle eut tout d'abord du mal à comprendre. Ensuite, la demoiselle eut la sensation que sa tête s'allégeait, tandis que ses oreilles se mettaient à siffler de manière insupportable. Elle se tourna alors légèrement pour voir ce qu'il se passait dans son dos, et vit un jeune homme tremblant, tenant de ses bras fins son arme improvisée. Elle eut alors le déclic : tout se fit clair dans son esprit. Au moment même ou la douleur atteignait son paroxysme.

Soudain ses genoux flanchèrent, et elle tomba à terre comme une poupée de chiffon. Aria sentit son ami quadrupède ramper tant bien que mal pour la rejoindre, mais les assaillants arrivèrent bien avant lui. Elle fit rouler ses yeux dans leurs orbites pour les regarder : ils étaient jeunes. C'étaient sans doute des hybrides qui avaient une dent contre les sang-purs – allez savoir pourquoi. Et ils la regardaient avec satisfaction et jubilation, visiblement heureux de leur coup. Cela la fit frissonner d'horreur, elle comprit qu'ils ne s'arrêteraient qu'une fois qu'ils l'auraient tuée.
La suite lui donna raison. Portés par leur enthousiasme, ils décidèrent de ne pas s'arrêter là et se mirent à la rouer de coups de pieds alors que la demoiselle était à terre et sans défense. Elle leur aurait bien dit qu'ils étaient lâches de l'attaquer à plusieurs et manquaient d'honneur pour s'en prendre à une personne à terre, mais elle n'était plus qu'à moitié consciente. Entre sa perte de sang qui se transformait en anémie et eux qui s'en donnaient à cœur joie pour la tabasser, Aria était vraiment mal partie.

L'un de ses bourreaux, une montagne de muscles, finit par se pencher pour l'attraper par la base de ses cheveux, la faisant grimacer. Elle se sentit quitter la terre ferme jusqu'à se retrouver les pieds ballants dans le vide. Cette position n'avait vraiment rien d'agréable quand on avait une plaie béante dans l'abdomen et plusieurs courbatures à cause des coups.
Il lui souriait. Ils souriaient tous. Ils s'amusaient de l'horreur qu'ils étaient en train de commettre, en étaient fiers même. Tuer pouvait vraiment faire jubiler ? Elle ne comprenait pas. Cela la faisait désespérer. Le poing du colosse partit en arrière, il allait sans doute viser son visage, sa cage thoracique ou son ventre. Le pire serait sans doute le ventre, donc la jeune femme misait sur cette partie. Dans tous les cas il lui serait impossible de parer, ses membres étaient engourdis, anesthésies par leur traitement de choc. Ça, elle allait le sentir passer, rien que d'y penser son corps se crispait. Ce fut sans doute la première fois depuis son agression par Abel qu'elle espéra que quelqu'un allait intervenir, mais elle ne se faisait pas d'illusions : un miracle ne se produisait pas deux fois, or la demoiselle avait déjà été sauvée par Earl plus tôt,  dans cet endroit désert et éloigné de la ville. Étrangement le fait de penser au jeune homme la réchauffa un peu, mais l'attrista aussi : elle ne pourrait jamais le revoir. Eril et Zeno non plus.

Mais contre toute attente, le poing ne vint jamais : les garçons se mirent à discuter sur un ton vif, de ce qu'elle comprit ils paniquaient parce qu'ils entendaient une moto non loin et qu'il un avait des chances qu'elle approche.. En bons lâches qu'ils étaient, évidemment qu'ils allaient prendre la fuite, ce serait dommage que quelqu'un les aperçoive commettre leur crime et qu'ils risquent la prison.
Le colosse la lâcha donc, la laissant tomber à terre comme un vulgaire chiffon, puis ils prirent la fuite précipitamment. Aria était désormais seule, mais. certainement pas hors de danger : son abdomen était toujours transpercé de part en part, même si la balle avait loupé les organes vitaux elle n'allait pas tarder à succomber à l'hémorragie. C'en était fini d'elle et la seule maigre consolation qu'elle trouva fut qu'ils n'auraient pas le plaisir d'assister à ses derniers instants. Son visage était tournée vers sa main, qui était près, mais sa vision était tellement floutée qu'elle ne la distinguait presque pas. La Ashcrown avait froid, terriblement, d'un froid qui n'était pas naturel. C'était celui que produisait la Mort en soufflant sur nous son haleine fétide. La faucheuse attendait patiemment de pouvoir récolter son âme en se délectant de voir toute vie la quitter. Elle sentit ses entrailles se nouer à l'idée de mourir ici. Si seulement elle pouvait les revoir une dernière fois... Zeno, Eril.... Earl.

Pourquoi penser à lui maintenant ? Et pourquoi eut-elle subitement envie de pleurer, en revoyant son visage doux ? Même alors qu'Aria était à l'article de la mort, il arrivait à lui tirer d'étranges réactions. Elle aurait bien voulu apprendre à mieux le connaître et retrouver ses bras. Mais c'était trop tard, désormais. Ce n'était pas après sa mort qu'elle pourrait faire ce dont elle avait envie actuellement. Une larme solitaire coula sur son visage souillé de sang, comme pour nettoyer ces impuretés et la débarrasser de cette tristesse entrecoupée de regrets qui avait envahi son âme. Tout était fini. Mais bon, qui donc allait la regretter ? Les solitaires étaient voués à disparaître sans laisser de trace notable chez les autres. Cette dernière pensée amère lui traversa l'esprit peu avant qu'elle ne ferme les yeux et se laisse tomber dans les méandres de l'inconscience, en fixant l'image d'Earl qui s'était accrochée à sa rétine.
Des bras chaleureux l'entourèrent, avec un amour qu'elle connaissait bien mais avait presque oublié. La vampire regarda la personne qui la tenait aussi chaleureusement : c'était Elliane. Qu'est-ce que sa mère faisait ici... ? Était-elle arrivée dans l'autre monde ? Autour d'elles il n'y avait rien, elles se trouvaient dans un vaste espace lumineux sans plancher ni plafond, sans fenêtres ni porte. Sa génitrice l'enlaçait tendrement et lui dit qu'elle n'était pas encore morte, que le moment n'était pas encore venu pour elle, puis lui assura qu'elle avait encore de belles choses à vivre auprès d'une personne qui allait devenir ce qu'elle aurait de plus cher.

Aria la regarda avec candeur et incompréhension, comme si elle était redevenue une petite enfant. Elle ne comprenait pas vraiment le sens de ses paroles, mais se laissait complètement aller à ce réconfort que lui offrait Elliane. Cette dernière lui sourit et déposa un baiser sur son front, avant de l'éloigner. La bretteuse comprit alors qu'elle allait l'envoyer ailleurs, alors qu'elles venaient juste de se retrouver. Non, elle ne voulait pas ! Sa mère ne pouvait pas lui faire ça ! Elle tenta obstinément de retourner auprès de sa mère, mais rien n'y fit, elle pouvait simplement la supplier, tandis qu'Elliane la regardait s'éloigner avec le sourire mais aussi une grande tristesse. Avant que notre héritière ne quitte cet espace étrange en-dehors de toute chose, elle lut sur les lèvres de sa mère ses dernières paroles. Puis vint la sensation de chute libre.
Avait-elle rêvé ? l'immortelle s'était sentie revenir à la réalité, à son corps douloureux qu'on enserrait. Un bruit bourdonnait à ses oreilles. Non, ce n'était pas simplement un bruit, c'était une voix. Et celle-ci l'appelait, la suppliait, vibrait avec une peine intense. Qui était-ce donc ? Elle connaissait cette voix... Au prix d'un immense effort, la jeune femme ouvrit les yeux et tourna la tête jusqu'à voir son visage. C'était bel et bien Earl. Il avait l'air perdu, ses traits étaient déformés par la douleur. Il était vraiment dans tous ses états. Parce qu'elle était mourante ? Elle ne méritait pas qu'il soit chagriné par son état et ne voulait pas le voir ainsi... Ses lèvres s'entrouvrirent, mais il lui fallut un moment avant de réussir à articuler quelque chose.

« Earl... »

Parvint-elle à articuler faiblement, puis la vampire fut obligée de faire une pause avant de continuer. Elle plongea son regard dans le sien. Allez donc savoir pourquoi, mais elle était envahie d'une grande douceur qu'elle dirigea vers lui. Un petit sourire ironique étira légèrement ses lèvres.

« Tu as le chic pour me trouver dans des situations compliquées... » Elle fut prise alors d'une quinte de toux, durant laquelle une partie du sang coincé dans sa gorge en sortit. Non, il ne fallait pas qu'elle se laisse aller maintenant, elle voulait dire autre chose... « Mais je suis contente d'avoir pu te voir... Une dernière fois. » Sur ces mots Aria fut prise d'un vertige, sa tête bascula jusqu'au torse du jeune homme. Elle était encore consciente, mais plus pour très longtemps. De dernières paroles lui échappèrent, alors qu'elle atteignait sa limite. « Si tu savais comme j'ai froid... Et soif... ».



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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Sam 06 Sep 2014, 11:43



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
Elle dit son nom. Et alors, le monde sembla reprendre vie, et Earl s’anima. Ils unirent leur regard, comme ils l’avaient fait tant de fois aujourd’hui, mais cela n’avait rien de comparable. La voix de la jeune femme était faible et aussi légère qu’une brise. Une grande douceur était peinte sur son visage de poupée de porcelaine. Elle ironisa la situation, et Earl eut un sourire faible et amer à sa tentative d’humour, mais il s’effaça immédiatement lorsqu’elle toussa et qu’elle cracha du sang. Il écarquilla un peu plus les yeux, tentant de ne pas exploser, la gardant toujours contre lui, tant qu’il le pouvait encore. Une larme silencieuse coula sur sa joue tandis qu’il la regardait avec une tendresse folle. Lui qui n’avait pas pleuré depuis tant d’années… Il releva sa main, et caressa le velours de la joue de l’immortelle, la couvant de son regard.

« Non… ne pars pas… ce ne peut pas être la dernière fois… »

Sa voix s’étrangla tandis que la perle salée qui traçait une ligne argentée sur son visage était rejointe par quelques unes de ses semblables. Il ne pouvait y croire. Il ne pouvait la laisser s’en aller. Bien qu’il tente de la réfréner, la tristesse tordait ses traits. Il baissa son visage et le posa contre la poitrine de la vampire, respirant sa douce odeur sucrée, écoutant les faibles battements de son cœur qui semblaient si lointains, si lointains… il la serra un peu plus contre lui, prit d’un désespoir sans fin.  Il se redressa, regardant son visage avec avidité. Il ne pourrait jamais l’oublier… si elle partait, comment ferait-il ? Doucement, elle bascula son tête pour la poser contre son torse. Elle avait vraiment l’air heureux. Mais lui, se sentait déchira, tiraillé, comme si une personne s’apprêtait à lui arracher le cœur à chaque instant, en même temps qu’emporter l’âme de la jeune femme.

Il écouta ses dernières paroles avec attention. Elle semblait si pâle… bien qu’il sache que ça ne servirait à rien, étant donné que le froid qui s’emparait d’elle n’avait rien à voir avec la température extérieure, il retira son manteau et l’enveloppa dedans avec délicatesse. Il lui caressa le front tout en la berçant doucement, ne luttant plus contre les larmes qui coulaient sur son visage magnifique. Il essuya du bout de ses doigts le rouge qui teintait ses lèvres et son visage. Pourquoi n’avait-il pas le pouvoir de la sauver ? Pourquoi ? POURQUOI ? Il se mordit les lèvres alors qu’un sanglot presque imperceptible remontait de sa poitrine. Alors qu’il aurait fait n’importe quoi pour lui offrir la vie, pourquoi n’en était-il pas capable ? Il chuchotait, à présent.

« Reste avec moi… Aria, regardes-moi… »

Il n’arrivait plus à réfléchir. Il n’y avait aucun hôpital dans les parages, et personne pour la soigner. Et la déplacer ferait office de l’achever avant l’heure. N’y avait-il vraiment rien à faire ? Tandis qu’il lui soufflait des paroles rassurantes, il continuait de réfléchir. C’est alors qu’il vit la lumière. Un dernier espoir. Bien entendu, il avait un autre dernier recours, qui aurait été d’aller échanger sa propre vie contre celle de la jeune femme en demandant une entrevue avec le maître des enfers, mais il comprit qu’il y avait une autre chance. Et c’était Aria qui lui avait donné la solution. Il essuya ses larmes du revers de sa manche avant de se pencher vers la demoiselle, un sourire doux sur les lèvres.

« Aria, princesse… je te jure que tu n’auras plus ni froid, ni soif. Je vais te protéger, c’est une promesse… »

Alors, il la souleva avec une douceur mesurée dans ses bras, approchant le visage pâle de la jeune femme à l’agonie de son cou. Il lui prit la main et la caressa doucement en signe d’encouragement.

« Mords-moi. Je t’offre mon sang… alors je t’en prie, prends-le. »



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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Dim 07 Sep 2014, 19:22



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
C'était douloureux et effrayant. Chaque seconde qui passait emportait un peu plus de ses forces et la traînait vers la fin. C'était comme si on l'avait lancée par-dessus une falaise et qu'elle ne pouvait qu'attendre la chute. Tenter de s'accrocher ? À quoi bon ? La jeune femme pensait n'avoir aucune chance de survie, même en employant la force du désespoir. Que se passerait-il, si elle s'accrochait ? Elle pourrait ralentir l'échéance, certes, mais ses bras finiraient par ne plus pouvoir supporter son poids. Au moment même où ils flancheraient sa descente continuerait, donc elle n'aurait fait que retarder inutilement l'inexorable. Si elle ne pouvait y échapper autant faire simple et rapide, autrement dit ne pas nourrir d'espoirs ni tenter désespérément de s'en sortir, cela lui éviterait de souffrir plus que nécessaire.
Bien sûr, qu'Aria aurait préféré mourir ailleurs. Bien sûr, qu'elle aurait préféré que cela se passe autrement. Ne nous êtes-vous jamais dit que, quitte à mourir, vous préféreriez encore que ce soit rapide et indolore ? Je suis sûre que si. Eh bien elle aussi. Ce n'est pas si étrange: vivre implique mourir, seuls les dieux échappent à cette règle. Pas même les vampires dont l'espérance de vie était extrêmement longue, pour ne pas dire infinie. Elle en avait parfaitement conscience et ne comptait pas renier la faucheuse qui viendrait récolter son âme.

Aria ne comptait pas résister. Une partie d'elle-même, bien que non majoritaire, voyait même la mort comme une délivrance : certes quelques regrets rôdaient, ombres esseulées de rêves lointains et d'espoirs fous qui resteraient inassouvis. Ils la contemplaient avec haine, l'accusaient de baisser les bras trop rapidement, l'attristaient. Mais en contrepartie elle n'aurait plus jamais d'ennuis, ne ressentirait plus jamais de peur ou d'inconfort, serait enfin délivrée de sa coquille. Même les pas qu'elle regrettait de ne pas avoir osés ne la feraient plus souffrir. C'était un peu radical, cependant la Ashcrown était face à une manière de se délester de tout ce qui la pesait. Il fallait bien voir le bon côté des choses, si on pouvait qualifier cela ainsi. Et puis, à part ses deux gardiens, elle doutait que qui que ce soit serait attristé par sa mort. La plupart ne regretteraient que la perte d'un bon parti pour leur fils, et ils feraient tous semblant devant Eril et Zeno. Le premier aurait sans doute envie de s'isoler mais ferait bonne figure malgré tout, tandis que le deuxième ne se priverait pas pour mépriser leurs fausses condoléances. En tout cas, elle était désolée pour eux. Et puis, il y avait Earl. Serait-il seulement mis au courant ? Ils s'étaient rencontrés le jour même, Eril ne penserait pas à le prévenir. En revanche il vivait dans le voisinage, alors la nouvelle lui parviendrait peut-être.

C'était quelqu'un de bien, alors sans doute qu'il serait attristé. Mais la regretterait-il, alors qu'ils étaient presque des inconnus l'un pour l'autre ? Notre héritière le considérait comme plus que cela mais n'avait aucun moyen de savoir si cela était partagé. Et pour commencer la logique voudrait qu'ils n'aient pas eu le temps de développer un attachement particulier, alors les chances étaient minces que celui-ci aille en plus dans les deux sens. Peine perdue. M'enfin, ce n'était pas plus mal : s'il était simplement vaguement attristé par sa mort il n'en souffrirait pas, c'était par conséquent ce qu'elle pouvait espérer de meilleur de son avis.
Et pourtant, il était là. Tout près. Il la tenait dans ses bras comme s'il pouvait ainsi l'empêcher de partir, la regardait comme s'il était sur le point de perdre quelque chose de précieux. Et, par-dessus tout, il pleurait en la suppliant de rester. Lorsque Aria sentit les premières gouttes salées s'écraser sur son visage, elle le regarda avec peine : elle ne voulait pas le voir ainsi... Ce fut difficile, mais elle parvint à hisser une main jusqu'au visage déformé par la douleur du jeune homme pour faire glisser l'index dessus, récoltant ainsi quelques perles, tandis que sur son propre visage pâli et maculé une larme traçait un sillon. Elle préférait largement le voir sourire, mais savait que le lui dire serait égoïste. Non pas qu'elle avait encore la force de parler.

La frêle demoiselle lui aurait bien dit de ne pas pleurer, mais son expression et son geste l'exprimaient mieux que n'aurait pu le faire sa voix. Après avoir essuyé un peu la joue d'Earl, son bras retomba mollement. Il avait eu la prévenance de lui passer son manteau pour la réchauffer, mais rien n'y fit : plus le temps passait, plus sa température corporelle diminuait. Mais contradictoirement, elle retrouvait l'envie de se battre. Parce qu'il était là, lui tendait la main, désirait la rattraper avec véhémence. C'était comme une faible lueur dans un monde de ténèbres, à laquelle la mourante voulait se raccrocher. Seulement, c'était déjà trop tard elle le sentait parfaitement. Le corps ne ment pas.
Au bout d'un moment, le visage impeccable du brun apparut au-dessus du sien. Aria fut bouleversée par la résolution qu'elle y lut et émue par les paroles qu'il prononça. Je vais te protéger. Elle avait si longtemps aspiré à rencontrer une personne capable de lui dire cela avec honnêteté, sans pour autant se l'admettre. Alors ça existait vraiment, les hommes capables de se comporter en prince et chevalier ? Si seulement ils s'étaient rencontrés autrement... Que comptait-il faire, alors qu'elle était à l'article de la mort ? Elle sourit à son tour, pour le remercier d'avoir prononcé ces mots, mais de ses yeux de glace elle chercha à lui faire comprendre que c'était trop tard.

Notre sang-pur ne s'attendait pas à ce qu'il lui présente son cou. Quand il lui dit de prendre son sang, ses doigts se crispèrent légèrement sur ceux d'Earl. Il était sérieux ?
« Non... » Dit-elle faiblement. C'était trop risqué, dans son état elle pourrait ne pas réussir à s'arrêter à temps. Il tomberait alors en anémie et, dans le pire des cas, en mourrait. Ça, elle ne se le pardonnerait jamais. Et puis en plus, elle était une sang-pure.
« Je ne pourrais pas me contrôler... Et si tu mourrais... Ou te transformais en vampire... ? » Elle ne le lui souhaitait vraiment pas. Avoir une grande espérance de vie avait ses points positifs, cependant c'était au final une malédiction. Hors de question de prendre le risque de la lui infliger.

Mais il insista. Son choix était fait et la détermination qu'elle avait vue quelques minutes auparavant n'était pas là pour faire beau. Était-il vraiment prêt à assumer les éventuelles conséquences négatives ? C'était en tout cas ce qu'il semblait penser. Finalement Aria expira, abattant son souffle sur le cou du jeune homme. « Idiot... », prononça-t-elle sur un ton sermonneur, mais qui au final donnait plutôt l'impression qu'elle se traitait elle-même d'idiote. Puis la vampire approcha le visage de sa peau jusqu'à la frôler de ses lèvres. Sa main libre alla trouver le torse d'Earl, pour s'appuyer dessus avec la légèreté d'un moineau se posant sur une branche. Elle lâcha un petit « désolée » tout bas, avant d'écarter les lèvres pour dévoiler ses crocs éclatants, qui allèrent se planter sans hésitation à la base de son cou. Maintenant qu'elle avait accepté son offre, hésiter ne rendrait cette expérience que plus douloureuse pour Earl.


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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Lun 08 Sep 2014, 16:09



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
E Dès qu’il eut prononcé ces mots, il s’était fait à l’idée qu’il pourrait y laisser la vie, ou bien se transformer. C’était un risque à prendre, et il décida cela avec une simplicité qui aurait pu sembler déconcertante. Mais en ces instants, il n’avait qu’un seul et unique désir : la sauver. De plus, il avait confiance en ses forces. Si jamais elle lui prenait trop de sang, il s’en remettrait. Il avait le pouvoir de surmonter cette épreuve, il le savait. Et de plus, il lui faisait confiance, à elle. Il avait beau ne la connaître que depuis peu, il sentait qu’il pouvait placer foi en elle. Il le savait, aussi normalement qu’il savait qu’il pouvait respirer. C’était une évidence qui s’imposait, implacable, au fond de son âme même.

La preuve, était qu’elle commença par refuser. Il pouvait voir en ses yeux qu’elle ne voulait pas risquer de le blesser, lui. Mais il insista. Immobile comme une statue, il la retenait toute proche de son cou, sans céder un seul instant. Il fallait qu’elle vive. Il le fallait…

« Je t’en prie… »

Sa voix n’était, une fois de plus, qu’un chuchotement. Et, c’est avec soulagement qu’il sentit qu’elle cédait, quelle ne résisterait plus. Elle avait compris que, lui, avait accepté les risques. Elle avait compris que, s’il le fallait, il se serait ouvert le poignet pour qu’elle se nourrisse. Un idiot… oui, c’est vrai. C’était un idiot. Mais il ne regrettait rien. Rien, pas même lorsqu’il sentit la vampire poser ses lèvres contre sa peau tiède. Pas même lorsqu’il sentit ses dents affinées lui perforer la peau et commencer à aspirer le liquide vital qui coulait dans ses veines. Il la tint juste contre lui, fermement, fermant les yeux, le simple contact de la jeune femme lui faisant oublier la douleur. Etrangement, c’était bien moins désagréable que ce qu’il avait imaginé, lorsque son frère cadet était rentré, un soir, couvert de sang, blessé et changé pour l’éternité. Peut-être étais-ce parce qu’il ne rejetait pas cette idée ? Que, même, il la laissait volontiers se nourrir de son sang ? C’était peut-être cela. Le fait qu’il ne se débatte pas devait aider, également.

Mais c’est alors qu’il le sentit. Un étrange sentiment naquit en son sein. Cette situation… il sentait la proximité d’Aria. Si proche, étroitement serrée contre lui, ses douces lèvres collées contre son cou. La sensation de son sang aspiré en elle, le fait qu’il sache que ce soit pour son salut… Il caressait avec douceur les cheveux soyeux de la jeune femme d’une main, la retenant fermement contre lui d’une autre, l’entourant de son bras protecteur. Il fallait qu’elle aille mieux. Il le fallait… car si elle ne soignait pas, il tomberait en morceaux. Il frémit. Oui, c’était ça : il l’avait compris à présent. Si jamais elle n’était plus là, bien vivante et auprès de lui, il ne pourrait pas continuer. Car son cœur battait si fort en sa présence. Car il sentait que c’était ça, vivre. Le fait d’être un être surnaturel ne nous empêche pas de ne pas croire à toutes les croyances mondaines. Et, une fois de plus, Earl découvrait que la magie était bien réelle, de bien des manières. Car si ce qu’il ressentait pour cette jeune femme n’était pas magique… que voulez-vous que ce soit d’autre ?

Un temps passa. Earl ne savait pas réellement combien de temps s’était écoulé. Probablement quelques secondes, tout au plus, lorsqu’il sentit la vampire se détacher de lui doucement. Il allait bien. Certes, il avait perdu du sang, mais il était robuste. Cela compensait, pour le moment. Lorsqu’il vit son visage, un splendide sourire s’épanouit sur ses lèvres. Il leva la main pour caresser la joue de l’immortelle, qui était très subtilement teintées de rose, ce qui était bien loin de la blancheur cadavérique qu’elle avait arboré plus tôt. Il la couvait de son regard empli de tendresse.

« Aria… »

Puis, cédant à une quelconque pulsion, il se pencha en avant et déposa un baiser léger sur ses lèvres.





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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Dim 14 Sep 2014, 10:50



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
Refuser son aide alors que sans cela elle était assurée d'y rester, quelle belle preuve de volonté... Ou pas. Et puis, ce serait une volonté de quoi ? De mourir ? C'est bien joyeux, dites donc. Je vous assure, elle en était loin. S'il y avait bien une volonté qui l'animait ce n'était pas de mettre fin à sa vie, mais plutôt de ne pas mettre celle d'Earl en danger : Aria craignait de le tuer ou de le transformer. Elle était bien placée pour savoir à quoi ressemblait la vie d'un vampire et ne souhaitait pas transformer ceux qu'elle mordait. Et puis l'adaptation ne devait pas toujours être simple pour les mordus, très peu de gens étaient heureux d'avoir des canines et encore moins de devoir boire du sang régulièrement. Mais les mordus étaient rarement d'accord, ces transformations étaient des décisions unilatérales prises par des sangs-purs égoïstes, qui voulaient juste s'amuser avec ce don capable d'impacter toute une vie. Pour elle, qui accordait beaucoup d'importance à la liberté et au libre-arbitre, ce n'était pas envisageable. Malheureusement il arrivait parfois qu'elle ne se contrôle pas, par exemple lorsqu'elle était vraiment affamée. Or comme je l'ai déjà dit la demoiselle ne voulait pas courir ce risque, encore moins avec Earl. Il faisait cela pour l'aider, mais sa vie avait à ses yeux moins d'importance que les risques qu'il encourrait.

Mais le pire serait vraiment qu'il meure d'une anémie. Elle s'en voudrait tellement. Non, au-delà de sa culpabilité, il y aurait une détresse totale. Puissante, elle lui ferait perdre l'équilibre d'une poussée de tristesse ; ravageuse, elle balaierait tous ses repères par la force du désespoir. Aria serait dès lors tel un navire dont l'ancre se serait détachée et le mât brisé durant une nuit de tempête. Elle avait terriblement peur qu'une telle chose arrive, peur que Earl disparaisse, que ce soit par sa faute ou non. C'était hors de question de le perdre... Ha. Depuis quand était-elle aussi prétentieuse ? On ne peut perdre que ce que l'on possède et il ne lui appartenait aucunement. Malgré tout, la vampire ne savait pas ce qu'elle ferait s'il mourait.
Cependant, elle savait aussi que courir un risque était parfois nécessaire. Et à en croire par la volonté qui émanait du jeune homme, il y avait fort à parier qu'il n'hésiterait pas à faire quelque chose d'encore plus idiot que se laisser mordre si elle s'obstinait à refuser. Notre Ashcrown ne pouvait donc que respecter sa décision, tout en espérant être capable de faire en sorte qu'ils s'en sortiraient tous les deux. Après tout il venait dans un sens de mettre son avenir entre ses mains affaiblies, uniquement dans le but de la sauver. Le moins qu'elle puisse faire était donc de trouver la force nécessaire pour qu'ils s'en sortent tous deux indemnes.

Dès l'instant où elle atteint l'intérieur de sa veine de ses crocs, transperçant la chair tendre et perforant le vaisseau palpitant, Aria comprit que l'expression « plus facile à dire qu'à faire » n'était qu'un doux euphémisme. Le précieux liquide avait à peine commencé à couler sur sa langue que, déjà, elle y était devenue quasi-accro. Jamais elle n'avait été aussi conquise par une simple gorgée, c'était un véritable régal. Certes le fait qu'elle ait apprécié l'odeur de son sang était une piste, mais qui aurait cru qu'il lui plairait autant. La sang-pur en fut si surprise qu'elle ouvrit en grand ses yeux aux iris rouges et aux pupilles fendues à cause de cet apport en hémoglobine, tout en continuant à s'abreuver. Était-ce à cause de son état que le sang d'Earl provoquait une telle réaction ? Peut-être que cela y jouait, elle était un peu comme un mendiant à qui on servait un festin actuellement. Mais en même temps, l'héritière sentait que même dans une autre situation, il aurait eu une saveur particulière pour ses papilles. Elle se souvint alors qu'Eril lui avait parlé d'un phénomène semblable : il arrivait qu'un vampire trouve un sang lui faisant un effet particulier, dont la saveur l'enchanterait. Certains disaient que ceux dont le fluide vital nous faisaient cet effet avaient une forte connexion avec nous. Ces histoires l'avaient laissée plutôt sceptique, pourtant elle avait là de quoi y croire.

Mais cela ne lui rendit la tâche que plus difficile, au moment de retirer ses canines. Aria procéda doucement, progressivement, en attendant que ses iris aient retrouvé leur teinte habituelle avant de s'éloigner du cou du brun. Elle leva ensuite le regard vers son visage, en le scrutant avec attention et inquiétude pour s'assurer qu'il allait bien. Elle-même se sentait beaucoup mieux, son rythme cardiaque était plus vif et régulier, sa respiration était revenue à la normale et ses muscles étaient plus vigoureux.
En le voyant sourire largement, l'immortelle sentit le soulagement l'envahir et la détendre. Elle ne put alors s'empêcher de lui renvoyer son sourire avec sincérité, même si sur ses traits fins on distinguait encore vaguement son « idiot » de tantôt. Parce qu'il restait un idiot, pour avoir pris des risques pareils. M'enfin, le résultat était au rendez-vous, c'était le principal. Et en prime il lui offrait un sourire pareil, elle ne pouvait être que satisfaite et heureuse.
Lorsque Earl prononça son prénom d'une voix tendre, en la couvrant d'un regard qui l'était tout autant, la jeune femme se perdit entièrement dans la contemplation de son faciès d'ange. Elle ne se rendit pas immédiatement compte de ce qu'il se passait tandis qu'il se penchait en avant, tant ses pensées étaient occupées.

Aria ne comprit que vaguement alors que leurs visages n'étaient plus séparées que par quelques millimètres. Étrangement l'instant s'y prêtait tellement qu'elle se laissa complètement faire, sans se poser de question. Elle ferma simplement les yeux.
Les lèvres d'Earl se posèrent délicatement sur les siennes, et ce fut une vague de chaleur qui l'envahit. Comme si elle renaissait, une effusion de sentiments et de sensations l'envahit ; tout lui semblait soudainement à la fois plus réel et trop beau pour être vrai. Son cœur cognait contre sa cage thoracique, l'une de ses mains alla chercher la peau de soie du jeune homme en trouvant la main qu'il avait posé contre sa joue. L'espace d'un instant elle s'abandonna complètement à son étreinte rassurante, à ce baiser si simple, si naturel. C'était un moment de pure magie, durant lequel tout le reste lui parût inutile ou superficiel. Elle crut même sentir leurs cœurs battre à l'unisson, leurs êtres vibrer sous le même impact.
Cependant, après un laps de temps dont la vampire ne saurait vous donner la durée exacte, elle se rendit compte que les choses allaient beaucoup trop vite. La célibataire endurcie qu'elle était prit peur devant l'importance qu'avaient ce baiser et ces sentiments, cela la fit perdre pied. Des souvenirs lui revinrent, s'embrouillèrent, jetèrent la panique dans son esprit : sa mère la tenant fermement dans ses bras au milieu des flammes, Zeno empoignant douloureusement ses bras en la regardant d'un air malsain.

Elle ne pouvait pas continuer. Par réflexe, Aria alla plaquer sa main qui n'était pas posée sur celle d'Earl contre son torse pour lui faire signe de reculer. Elle le fixa ensuite, surprise et gênée par son propre geste qui venait de mettre fin à un instant unique. Comment l'avait-il pris ? Allait-il croire que c'était parce qu'elle n'avait pas apprécié ? Qu'allait-il se passer ? Ils restèrent un moment en suspend, puis elle prit la parole en première. « … Désolée, je... C'est trop pour moi... » Dans sa confusion, elle ne se rendit même pas compte qu'il manquait le mot "rapide" à sa phrase.



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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Lun 15 Sep 2014, 14:25



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
La paix, la douceur, voilà ce qu'Earl ressentait en cet instant. Les lèvres d'Aria contre les siennes lui faisaient oublier, l'espace d'un instant, tout ce qu'ils venaient de traverser. Il ne voyait, sentait plus qu'elle. Elle était tout ce qui importait. Son corps battait au rythme de ses désirs, un flot incandescent de sentiments se déversant en lui. Leurs lèvres scellées par ce baiser semblaient se fondre parfaitement ensemble, comme si ces deux bouches avaient été créées pour un jour rencontrer l'autre. Un délicat frisson descendit le long de sa colonne vertébrale. Son cœur battait si fort. L'envoûtante odeur sucrée de l'immortelle lui engourdissait les membres. Cette étreinte était rassurante, douce, et emplie d'une tendresse sans fin. Leurs âmes comme leurs corps s'embrassaient, comme deux pièces d'un puzzle. Mais alors que les pensées du jeune homme devenaient plus lucides, il se rendit compte enfin de son geste qui lui avait paru si naturel. Il n'avait même pas réfléchi.

Son corps avait parlé de lui-même, trahissant les profondes émotions qui s'emparaient de lui en cet instant. Il sentit Aria remuer contre lui, plaquant sa main sur son torse. Il comprit immédiatement son geste, s'écartant, gêné, surpris, mais pas tout à fait aussi insatisfait de son geste qu'il aurait dû l'être. Mais il comprenait. La demoiselle avait le visage rosé, et elle semblait dans le même état que lui. La façon dont ils s'étaient mutuellement répondus dans ce baiser était la preuve même que le problème n'était pas qu'elle n'avait pas apprécié. Car pendant un instant, c'est comme s'il avait pu jeter un coup d’œil à son âme nue et découverte, sans aucune barrière, aucun mensonge, aucune façade ne pouvant dissimuler ce qui s'y cachait. Et ce qu'il y avait vu était la réponse même à ses sentiments et attentes. Car il avait vu l'attirance qu'elle avait pour lui, aussi puissante que celle qu'il avait pour elle. Cependant, il avait peur. Peur de l'avoir blessée, de l'avoir trop forcée. D'avoir réveillé en elle des souvenirs désagréables. Il ne voulait pas qu'elle le considère comme un…. Goujat, ou je-ne-sais-quoi. Il ne voulait pas que son estime baisse pour lui. Il voulait qu'elle le voit tel qu'il était vraiment, et qu'elle l'accepte ainsi.

Le fae, retenant cette nouvelle envie de lui prouver qu'il était digne d'être à ses côtés, se contenta de garder le silence tout comme elle. Puis, soudain, d'une voix hésitante et délicate, elle lui expliqua que c'était… « trop », pour elle. Le jeune homme prit un air un peu surpris, la regardant dans les yeux. Alors… elle n'avait pas été révulsée par son assault ? Elle n'avait pas brisé cette étreinte car sa raison, contrairement à son corps, ne voulait pas de lui ? Un puissant soulagement le parcourut en même temps que de la culpabilité en un étrange mélange.

« Non, Non ! C'est moi qui suis désolé… je… j'ai agi sans réfléchir, je n'aurais pas dû t'embrasser comme ça… je ne voulais pas. Je ne recommencerais pas. »

Il secoua la tête avec douceur, ses cheveux chocolat voletant autour de son magnifique visage. Ses yeux émeraude brillaient d'une lueur désolée. Il s'en voulait. Il se doutait qu'il avait été trop vite. Il se doutait qu'elle, si fermée et froide à leur rencontre, n'était pas préparée à ce qu'il l'embrasse. D'ailleurs, pas plus que lui n'y était préparé. Toujours gêné, ses joues prenant une très subtile nuance de rouge, il posa sa main sur ses propres lèvres, regardant ailleurs. Elles étaient brûlantes. Tellement qu'il en avait oublié la légère douleur de la morsure de précédemment. Tellement qu'il en avait oublié ses craintes, sa colère, son désespoir. Un sentiment léger menait à présent son coeur. Il était… heureux ? Il était vraiment heureux. Elle allait bien. Elle ne mourrait pas. Il avait réussi à la sauver, contre toute attente. A nouveau fébrile, il saisit la main d'Aria dans la sienne, avec une délicatesse telle qu'on aurait cru qu'il avait peur de la briser. Il ne la regardait toujours pas, la tête baissée, ses mèches châtain formant un rideau devant ses yeux.

« Divins, merci… tu n'as rien… Tu ne me quittera pas... »

Il avait parlé comme pour lui même, chuchotant, d'une voix si pleine de sentiments qu'il était dur de tous les identifier.



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