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 A new dawn, a new day ∞ Earl

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Vampire Sang Pur

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Aria S. A. Ashcrown
Vampire Sang Pur
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J'ai traversé le portail depuis le : 02/04/2014 et on me connaît sous le nom de : Bunny Mon nom est : Aria Stella Althéa Ashcrown Actuellement je suis : amoureuse, célibataire et hétéro' Il paraît que je ressemble à : Calista [TLS] & Kisara [YGO!] (IRL : Caitlin Stasey) et à ce propos, j'aimerais remercier : Hika pour l'avatar ♥, Nate pour le gif EarlAria **
A new dawn, a new day ∞ Earl | Jeu 21 Aoû - 12:15



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
A son réveil, la première chose que pensa Aria fut... Qu'elle était bien, dans son lit. Il lui avait rarement paru aussi confortable. Son épaisse couverture qui la recouvrait jusqu'au menton pesait agréablement sur elle et la chaleur dont étaient empreints ses draps était douce, relaxante. Lorsqu'elle se tourna entre ses draps, la friction provoquée par ce mouvement ne lui donna qu'une envie : rester là toute la matinée. C'est vrai, pourquoi ne pourrait-elle pas s'accorder ce petit plaisir ? Ce n'était pas tous les jours qu'elle pouvait se le permettre, autant en profiter donc. Surtout que, pour une fois, personne n'allait toquer à la porte de sa chambre en disant qu'il était l'heure de se lever.
La raison était simple : actuellement, la demoiselle était en vacances. Durant les dernières semaines, Eril, elle et les hauts placés de leur compagnie avaient travaillé d’arrache-pied pour préparer la nouvelle campagne publicitaire et elle s'étonnait de ne pas avoir fait d'urticaire durant cette période. Être bornée et vouloir faire au mieux n'aidait pas à rester calme en toute situation, de plus ils avaient dû faire pas mal de réunions et rencontrer plusieurs personnes et à chaque fois elle devait veiller à ne pas se montrer trop froide ou asociale. Autant dire que notre sang-pur n'avait eu qu'une envie une fois tous les dossiers bouclés : s'isoler, ne plus voir personne à part les employés du manoir, Eril ou Zeno. Alors pour faire les choses dans les règles de l'art, elle avait décidé de se rendre seule dans l'une de leurs résidences secondaires.

En se tournant une nouvelle fois, Aria fit malencontreusement glisser la couverture jusqu'à ses épaules. Immédiatement le froid vint mordre la zone ainsi exposée, lui tirant une petite moue ; sans attendre, elle remonta vivement la couette. Le chauffage était allumé pourtant, mais elle l'avait réglé assez bas et la nuit avait été particulièrement fraîche.
Elle tourna la tête en direction de sa table de chevet et entrouvrit les yeux pour regarder l'horloge. Neuf heures. Bon, elle était peut-être libre de faire la grasse matinée si elle le souhaitait, mais tout compte fait ce n'était pas vraiment son style. En plus, une fois réveillée, l'héritière avait du mal à se rendormir. Elle réunit donc ses forces pour se mettre en position assise. La partie supérieure de son anatomie n'étant plus protégée un long frisson la parcourut, auquel elle réagit en serrant les bras contre elle. Mais la vampire s'adapta rapidement à ce changement de température, après quelques instants elle put détendre se membres supérieurs et s'étirer. L'étape suivant fut de sortir ses jambes pour enfiler ses pantoufles, suite à quoi elle attrapa son peignoir qu'elle enfila rapidement avant de se lever. Tout en se dirigeant vers la porte, notre Ashcrown noua la ceinture autour de sa taille et dirigea son regard vers Regulus. Il était en train de s'étirer, elle l'attendit donc un peu puis ils se rendirent tous les deux jusqu'à la cuisine.

Un peu de viande pour l'un, une tasse de chocolat chaud avec une tranche de pain recouverte de beurre pour l'autre, et le petit déjeuner était servi. Aria mangea lentement sa tartine dans la cuisine tandis que Regulus dévorait sa portion matinale, suite à quoi ils migrèrent vers le salon où elle alluma un feu dans l'âtre et s'installa confortablement en face, sur le canapé, les jambes repliées. Un bon feu et une tasse de chocolat chaud, voilà une combinaison parfaite. Le tigre blanc, quant à lui, ne se gêna pas pour se rouler en boule juste devant. La jeune femme savoura un moment de paix passé à fixer les vifs crépitements des flammes, ne se levant qu'une fois sa tasse vide. Elle se posta derrière les grandes baies vitrées du salon avant de retourner en cuisine pour contempler le paysage : pas étonnant qu'il ait fait froid durant la nuit, il avait carrément neigé. Très peu certes – encore heureux puisqu'on était quand même en été –, mais quand même. Bah, cela faisait partie des charmes de la montagne. Car c'était bien là qu'elle s'était réfugiée, dans un chalet situé dans un espace dégagé. À environ deux cent mètres, tout autour, quelques conifères pointaient leurs cimes vers le ciel. Le fait qu'il 'y ait rien d'autre dans cet espace que la construction en bois ainsi que le silence régnant dans les alentours lui donnaient l'impression d'être totalement coupée du monde, alors que le village féerique le plus proche se trouvait à un peu plus d'un kilomètre seulement.

Une fois sa tasse rincée, Stella prit une douche chaude et revêtit une robe en laine par-dessus un sous-pull (tous deux à col roulé) et des collants noirs, le tout étant assez épais pour qu'elle n'ait pas trop froid. Cela fait, elle retourna dans le salon où Regulus profitait encore des joies de la cheminée en montagne. « Et si on allait se promener ? » Lui demanda-t-elle. Voilà deux jours sur les six prévus qu'ils étaient ici et ils n'étaient toujours pas sortis profiter des environs. Le fauve rechigna un peu, trouvant l'intérieur plus confortable, mais il accepta tout de même car il savait que sa liée n'appréciait pas de rester enfermée plusieurs jours.
La demoiselle se couvrit d'un long manteau blanc et d'une écharpe noire, mit bottes hautes ainsi que son bonnet – blancs aussi –, attacha sa ceinture équipée d'un fourreau et de la rapière allant avec, puis ils sortirent. À peine avait-elle mis un pied dehors qu'elle pensa à la chance de Regulus : lui avait une fourrure. Mais ce n'était pas un froid pareil qui allait l'arrêter, au contraire, même si elle avait sous-estimé le choc thermique entre l'intérieur et l'extérieur du chalet. Ce n'était pas pour rien que la vacancière préférait l'hiver à l'été. N'empêche, elle remonta son écharpe avant de se mettre en route. L'été avait toujours été aussi frais, par ici ? Pas selon sa mémoire, ces températures devaient être exceptionnelles.

Bref, laissons ces réflexions météorologiques de côté. Désormais dehors, Aria se dirigea vers le nord-est, la direction où il y avait le moins d'arbre mais où le terrain était le plus irrégulier. Son affilié et elle progressèrent un moment dans la tranquillité, à profiter simplement en prenant leur temps.
Tout se déroula normalement, jusqu'à ce qu'elle ne commette l'erreur de lever rapidement la tête en entendant un bruit alors qu'ils étaient en pente et marchaient encore. Lorsque son pied se posa elle perdit l'équilibre et se mit à rouler comme une pierre, en se faisant parfois mal à cause de son épée ou de quelque chose dépassant du sol. Finalement, sa descente s'arrêta lorsqu'elle chuta du haut d'une falaise d'environ cinq mètres. Par chance la couche de neige qui s'était formée là amortit en partie sa chute, c'est ce qui l'empêcha de se casser net un os.
Ce qui ne voulait pas dire que l'immortelle n'avait pas mal. Elle se releva en grimaçant de douleur, quelque peu déboussolée et avec la désagréable impression que plusieurs bleus et contusions étaient à prévoir. Son corps tout entier était meurtri par sa cascade involontaire, surtout son bras droit qu'elle avait du mal à bouger. Génial, en rentrant de ses vacances elle allait avoir droit à un savon par Eril pour son imprudence. En soupirant avec lassitude en s'imaginant la scène, elle reprit ses esprits et se retourna pour observer la paroi qu'elle venait de dégringoler.

Bon, pour commencer, elle était trop haute pour qu'Aria ne puisse l'escalader – surtout avec un bras en mauvais état. Et en fait, c'était tout ce qu'elle avait besoin de savoir. Maintenant, ne lui restait plus qu'à trouver un autre moyen de remonter. Elle ne perdit pas plus de temps, préférant se dépêcher. Un mauvais pressentiment commençait à germer en elle.
Mauvais pressentiment qui ne s'avéra pas sans fondement : la bretteuse n'avait pas fait deux mètres qu'elle crut entendre des bruits suspects dans son dos. Elle se retourna pour voir de quoi il s'agissait et, l'espace d'un instant, la peur s'installa sur son visage qui habituellement ne connaissait pas ce genre d'expression. Face à elle se tenait un immense yéti, qui ne devait mesurer qu'un mètre de moins que la falaise à côté. Et il la fixait avec animosité. Sans qu'elle n'ait le temps de faire quoi que ce soit, il l'envoya valser d'un mouvement de patte. Seuls ses réflexes la sauvèrent, si elle avait mis ses bras en position de garde latérale une seconde plus tard tout le côté gauche de sa cage thoracique aurait fini en morceaux sur le coup. Aria fit un vol plané et roula un peu, puis elle resta à terre quelques secondes avant de se forcer à se mettre à genoux en utilisant son épée pour garder son équilibre. Du sang coulait du coin de sa bouche, elle en cracha un peu avant de porter toute son attention sur le monstre. Bon, avec un bras droit et quelques côtes fêlées – bordel ce qu'elle avait mal, merci l'adrénaline pour ton effet anesthésiant –, se servir de son arme n'était pas envisageable. La fuite non plus. Et cette créature semblait décidée à lui faire la peau. En plus, Regulus se trouvait loin. Pour résumer, elle était dans la mouise et ne savait pas comment s'en sortir... Chouette, elle avait toujours rêvé de voir la mort de près.



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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Jeu 21 Aoû - 14:54



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
Je me tourne dans ma couette, encore et encore. Quelle plaie… ma tête décoiffée pointe de sous les couvertures tandis que je me redresse avec un air patibulaire. Je foudroie du regard les doux flocons blancs qui tombent par la fenêtre. On est en été, quoi. Pourquoi faut toujours qu’il fasse hyper froid ici ? Je passe ma main dans mes cheveux dans un geste mécanique qui témoigne de mon agacement puis je me lève. Impossible de dormir avec cette température. J’avais été trop optimiste, dernièrement, et je n’avais pas mit en route le radiateur dans ma chambre hier soir. J’aurais mieux fait, ça m’aurait évité de faire la tronche en me levant. Je lève les bras au dessus de ma tête pour étirer doucement mes épaules et mon dos finement musclés puis je vais directement dans la salle de bain. Je ne rêve que de ça : une douche brûlante. J’allume le jet d’eau et monte la température bien haut puis j’attend que ça chauffe tandis que je retire le bas de survêtement gris que j’utilise guise de bas de pyjamas puis mon caleçon avant de me glisser dans la cabine. Je soupire d’aise en sentant l’eau brûlante couler le long de mon corps. Je reste plusieurs minutes sans rien faire, adossé à la paroi fraîche, profitant juste cette sensation.

Lorsque mon esprit se met à émerger – car oui je n’étais pas très réveillé tout du long – je me lave rapidement avant de sortir. Je m’habille ensuite d’un jean noir et un T-shirt gris avec un col en V puis je mets une chemise à carreaux rouges et noirs par-dessus que je laisse ouverte. Elle n’en a pas l’air mais elle tient chaud.  Après avoir avisé le temps en regardant par la fenêtre – qui est exceptionnel, je dois l’avouer – je mets également un bonnet en laine noir sur ma tête. Je descends ensuite prendre mon petit-déjeuner et… miracle ! Pas de vilaine belle-mère à l’horizon ! Le fait de pouvoir éviter des conflits inutiles a pour effet de me booster un peu. Je passe derrière Eden qui vient de se lever aussi – visiblement lui aussi a dû se réveiller à cause du froid – et je lui ébouriffe affectueusement les cheveux au passage – qui sont d’ailleurs déjà en désordre, étant donné qu’il vient sans doute à peine de s’extirper du lit. Je me prépare une bonne tasse d’Earl-Grey avec du lait et du sucre que je prends avec des tartines beurrées – le must du petit déjeuner quand j’ai pas d’idées.

Très rapidement, je me mets à regarder dehors. La neige continue de tomber silencieusement, et une envie très enfantine se met à pointer le bout de son nez. Difficile de résister à l’appel magique du paysage montagnard enneigé. J’enfile des bottes en cuir et un manteau doublé que je zippe jusque sous mon manteau, enroule mon écharpe autour de mon cou avant de quitter la maison après avoir salué le benjamin de la famille. Les mains bien enfoncées dans mes poches, je regarde avec fascination les nuages de buée qui se forment à chacune de mes expirations. Qu’est-ce que c’est que ça ? Les Dieux s’amusent bien, on dirait. Il fait typiquement un temps hivernal, bien qu’on soit en montagne. Il ne faut pas s’étonner après si je pars en vacances en Californie pendant l’été. Je croise plusieurs autres personnes du village, surtout des jeunes, qui sont en train de s’éparpiller partout dans la neige comme des petits chiots. Ca me rappelle quand je prenais Serah et Eden et qu’on jouait dans la neige. On faisait des sculptures, des batailles… Et après on rentrait en riant comme des idiots quand nos parents nous rappelaient pour le goûter. C’était à l’époque où notre mère était toujours avec  P’pa et qu’elle nous préparait son délicieux fondant au chocolat. Ah… c’était le bon temps, comme on dit. Je souris avec ironie. Et voilà que je me mets à penser comme un papy. Franchement… la vie a encore tant de choses à offrir, faudrait que j’arrête de regarder en arrière, même si c’est tentant.

Mais alors, ma promenade s’arrêta, et il y avait une bonne raison à ça. J’avais instinctivement quitté le sentier pour me promener dans des zones peut-être plus dangereuses – pas pour moi pourtant – mais que je trouvais bien plus belles. Sauf que là, ce que j’avais sous les yeux n’avait rien de bien rassurant. En effet, il y avait des traces de pas immenses. Et ce n’étaient pas des humains normalement proportionnés qui pouvaient faire ça. Seule réponse probable : il y avait un truc qui traînait dans le coin, et je pense qu’il valait mieux pour moi que ce truc n’arrive pas jusqu’au village. Soudain sérieux et concentré, je repris mon chemin plus silencieusement, aux aguets. Avec tous les gamins qui jouaient dehors, il ne fallait pas que je laisse ce truc, quel qu’il soit, se rapprocher. Il fallait que je vérifie si c’était bien une menace, et si oui, m’en débarrasser. Ca peut paraître cruel, mais je refuse de mettre en danger qui que ce soit.

Je suivais les traces peu discrètes laissées par la créature, avançant d’abord doucement, puis plus rapidement. C’est alors que je l’entendis. Une sorte de grognement sourd qui fit vibrer mes entrailles. Et ça ne présageait rien de bon. Je me mis à courir avec agilité, avançant dans la neige aussi simplement que sur terre, lorsque je le vis. Une montagne de chair qui devait être aussi haut que le premier étage d’un immeuble. Lorsqu’il me sentit arriver, il tourna son regard abruti vers moi tout en recommençant à grogner comme un porcin vers… qu’est-ce que c’est ? Je plissais les yeux pour mieux voir, le blanc de la neige m’éblouissant… une personne. Il y avait une personne là-bas. Et elle avait l’air blessée. Merde. Je reportais mon attention sur la créature immonde avec une expression énervée.

« Désolé mon gros, mais je ne te laisserai pas finir ton casse-croûte… »

Et sans plus attendre, je dressai ma main droite devant moi, ma fidèle épée apparaissant comme par magie dans le creux de ma paume. Je serrai le pommeau avec force avant de jauger mon ennemi rapidement. Il semblait avoir une force brute très dévastatrice, mais par contre il était lent, que ce soit dans ses mouvements et mentalement. Il faut dire que ses yeux ne brillaient pas d’une intelligence à couper le souffle. D’ailleurs, il se mit alors à charger vers moi sans subtilité aucune, et cela lui coûta cher. En effet, je n’étais déjà plus dans la neige, mais bien dans les airs au dessus de lui. J’avais bondit rapidement et tournoyait avec souplesse au dessus de lui, et lorsque la gravité me fit retomber vers lui avec une vitesse fulgurante, je plantai mon épée dans son œil jusqu’à la garde, avant de bondir en arrière. Mettant les grosses paluches qui lui servaient de main contre son visage hideux, il se mit à hurler dans un aigu insupportable et surprenant qui me vrillait les oreilles, mais je ne me laissai pas le temps d’encaisser cette douleur. Non, j’étais déjà à nouveau sur lui, tailladant le cuir épais qui lui servait de peau au niveau des tendons d’Achille pour l’empêcher de se mouvoir. Il tomba à genoux, ne pouvant plus se tenir sur ses jambes, mais pour le coup, je ne vis pas son bras qu’il lança à l’aveuglette dans mon angle-mort. Il m’attrapa à la taille, me soulevant du sol en me coupant le souffle par la même occasion, me serrant cruellement de sa main puissante. J’eus un gémissement rauque de douleur, tentant de m’extirper de sa poigne, lorsqu’il cessa soudain de bouger.

Ce n’est pas qu’il avait arrêté seulement de mouvoir son bras, non. On aurait littéralement dit qu’il était pétrifié. Et alors, du coin de l’œil, je vis une jeune fille allongée dans la neige. Le temps sembla s’arrêter quelques instants tandis que je la regardais. Ses longs cheveux argentés se mêlant parfaitement avec le lit blanc immaculé sur lequel elle se trouvait, elle fixait le créature avec une intensité impressionnante. Elle tremblait sous l’effort, et je compris alors que c’était elle qui immobilisait le Yeti. Et c’est elle qui, par la même occasion, me permettait de me sortir de ce bourbier. N’attendant pas que mon adversaire reprenne ses esprits, je fis un moulinet du poignet habile, le tranchant les doigts au passage. Cette épée était très aiguisée, mais elle avait dû s’émousser un peu sur le coup. Je retombais au sol accroupi, avec adresse, avant de bondir à nouveau, lui tranchant la jugulaire avec un sang-froid qui me surprenait légèrement. Le troll tomba au sol face contre terre avec un bruit retentissant malgré la neige, tandis que moi je me rattrapai pieds au sol à quelque mètres de lui, dans son dos. Je fis un mouvement vif de l’épée pour retirer le sang de la créature qui vint tâcher la neige, l’écarlate contrastant amèrement avec sa pureté. L’affrontement n’avait duré qu’une poignée de secondes.

A cet instant, mon ennemi terrassé ne faisait plus que partie de mes souvenirs, car j’avais une chose bien plus importante à régler. Il y avait cette demoiselle, blessée. Je fis disparaître mon épée et m’agenouillai à ses côtés. Un filet de sang coulait le long de son menton et elle se tenait les côtes. Si elle s’était pris un coup de ce monstre, elle devait avoir des séquelles qui pouvaient se prouver plus ou moins graves. J’y avais échappé grâce à ma force surhumaine naturelle. Je pris la parole avec douceur.

« Vous avez-mal quelque part ? Il n’y a pas d’installation sanitaire comme un hôpital par ici… mais il faudrait aller se mettre à l’abri. Vous habitez dans le coin ? Je peux vous porter jusque là bas… »

Je restai relativement calme, mais son état m’inquiétait plus que je n’aurais voulu l’avouer. Elle semblait si menue et délicate, j’avais peur qu’elle ne soit en danger mortel immédiat. Il faut également avouer que c’était une très belle femme, mais bref. Je pensais à sa sûreté. Et il se pouvait aussi qu’elle ait été choquée par l’attaque du Yeti… une idée me traversa l’esprit, qui n’avait rien de joyeux. Je voulu vérifier tout de suite.

« Vous ne vous êtes pas cognée la tête ? »

Je préférais demander, car en cas de traumatisme crânien, il ne fallait pas attendre une seconde pour l’emmener aux urgences, bien que vu qu’elle ne semblait avoir aucune blessure à la tête cette éventualité était sûrement écartée.  



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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Ven 22 Aoû - 20:40



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
Les vacances, même d'une semaine, c'est cool. Surtout quand elles se déroulent tranquillement. Le but est de se détendre, non ? De s'éloigner du travail, des responsabilités, de la société, de toutes ces choses qui nous pèsent – sans même qu'on s'en rende compte pour certaines. Qui pourrait croire que voir des amis cinq soirs sur sept puisse être épuisant ? Pourtant quand cela nous arrive, nous avons seulement envie de rester chez nous le dimanche sans voir personne. De nous reposer. L'esprit ainsi que la tête ont besoin d'être aérés de temps en temps, pour que la routine ne nous transforme pas en robot. Il ne faut pas non plus accumuler trop de pensées négatives, de mauvais karma ou de soucis : ce trio infernal peut mener à la déprime, nous pousser à nous demander ce qu'on est en train de faire de notre vie, voir nous donner l'impression que nous vivons uniquement pour le travail – ce qui est loin de nous encourager vers l'optimisme, au contraire, car dès lors la vie perd de sa saveur. Lorsqu'on commence à faire un trop plein, même les bonnes choses et celles que nous apprécions deviennent lentement néfastes.
En bref, ce genre de répit sert à nous débarrasser du poids de notre quotidien et à reprendre des forces. Qui n'est jamais heureux de s'accorder ces pauses ? Aria en tout cas avait été bien contente de se rendre à la montagne. Être un peu seule et au calme, elle n'attendait que cela.

Seulement la malchance semblait décidée à contrarier ses plans, jugeant carrément que ce n'est pas suffisant de dévaler en tonneau une pente neigeuse de laquelle dépassent quelques rochers (jamais elle ne s'était autant maudit pour apprécier de porter son arme à sa taille lorsqu'elle était loin de la ville). Il faut aussi rencontrer un yéti juste après. Ou alors, c'est juste que c'est plus drôle ainsi ? Rah, la demoiselle aimerait bien savoir pour qui, histoire de leur faire la peau. M'enfin, pour le moment, c'était plutôt elle qui allait vivre un sale quart d'heure.
Après avoir réussi à mettre un genou à terre – en se servant de son épée toujours rengainée –, elle avait juste réussi à porter un bras à ses côtes douloureuses. Son souffle était court, chaque inspiration et expiration était douloureuse. Se relever ? Impossible, pas même avec l'aide de l'adrénaline. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était regarder ce gorille des neiges avec animosité. Au loin, l'immortelle aux cheveux clairs sentait la détresse de Regulus : de par leur lien auquel s'ajoutaient ses sens félins, il connaissait et comprenait parfaitement la situation. Elle pouvait le sentir faire de son mieux pour la rejoindre, mais la douleur le ralentissait et sa présence ne suffirait pas à changer la donne. Le pire c'était que le tigre en était conscient, à croire qu'il voulait mourir en étant à ses côtés.

Cette pensée eut le mérite de lui arracher un bref sourire – amer, certes, mais un sourire quand même. Ils faisaient bien la paire, aussi têtus l'un que l'autre. L'espace d'un instant, Aria se laissa distraire par le paysage magnifiquement immaculé. Ah, la neige. Il y en avait aussi, le jour de sa naissance. Et celui de la mort de sa mère. Même après tant d'années elle s'en souvenait encore très clairement, comme s'il lui était interdit d'oublier. Non pas qu'elle souhaitait effacer cette journée de sa mémoire, bien que toute son existence en ait été bouleversée.
En reportant son attention sur le monstre, la sang-pur fut surprise de réaliser que seule une poignée de secondes s'était écoulée depuis qu'il l'avait envoyée planer. Vous me direz, il arriverait bien assez vite. C'était le moment d'accepter son sort ; elle ne s'était jamais imaginée mourir ainsi, pourtant la probabilité augmentait à chaque pas que son ennemi faisait dans sa direction. Compter sur un rebondissement pour s'en tirer ? Oh, la Ashcrown n'était pas d'une nature optimiste, elle pensait que ce genre de coup de chance ne se produisait que dans les films. Sérieux, quelle était la probabilité que quelqu'un ne les trouve dans cette région ? Sans parler du fait qu'il faudrait que ce soit quelqu'un capable d'abattre le yéti. De son avis, elle avait le temps de se faire tuer deux ou trois fois avant qu'une telle personne n'intervienne.

Pourtant, le sort lui prouva qu'elle était mauvaise langue. Peu après que le monticule de poils et de muscles n'ait poussé un grognement à glacer le sang, une petite silhouette apparut dans le champ de vision d'Aria. Je dis petite parce qu'il était difficile de ne pas paraître petit à côté de l'autre géant, mais cette personne n'était certainement pas naine en fait. Surprise par cette apparition complètement inattendue elle se mit à fixer ce jeune homme – enfin sans doute, cependant sa vision n'était pas des plus fiables actuellement –, tandis qu'il faisait un bond pour le moins impressionnant afin d'atteindre l’œil de la bête. Alors c'était vraiment possible d'être sauvé sur le fil du rasoir, comme ça ? Difficile de ne pas y croire pour le coup, car en plus d'être intervenu au bon moment, l'individu semblait savoir se battre. Il parvint même à mettre son adversaire à genoux en visant ses talons d’Achille. Notre héritière, aussi bien impuissante qu'étonnée par la tournure des événements et l'agilité de cette personne, ne put qu'observer ce combat. Du moins, ce fut le cas jusqu'à ce que l'espèce d'immense grizzli n'arrive à attraper son assaillant et à le soulever. Houlà, ça c'était pas bon, à ce rythme ce n'étaient pas deux mais trois cadavres (en comptant celui de Regulus) qui allaient joncher le sol d'ici quelques minutes. Et comme se tirer seul de la poigne d'un colosse pareil était quasi-impossible, la bretteuse comprit très rapidement qu'il lui fallait faire quelque chose. Mais quoi ? Sa seule option fut d'employer son don de ralentissement moléculaire.

Avec sa condition physique défavorable et la taille de la cible, elle ne put le figer que pendant deux ou trois secondes – et elle dût rassembler toute sa concentration pour y parvenir. L'effort qu'elle dut fournir la vida encore plus de ses forces. Mais heureusement, cette ouverture suffit à l'inconnu pour se libérer. Le pouvoir de la vampire cessa de faire effet juste après, le yéti manifestait donc toute sa rage dans un cri rauque quand le garçon brun lui trancha la gorge net, étouffant ainsi cette protestation en la noyant dans le sang. Ce dernier coup fut la dernière chose qu'elle vit : épuisée, la demoiselle perdit l'équilibre et tomba en avant. Elle se rattrapa in extremis grâce à son bras gauche, mais sa tête était courbée et sa respiration plus difficile. Elle ne releva le visage quand celui qui l'avait sauvée d'une mort certaine s'agenouilla à ses côtés en prenant la parole.
La première chose qui la frappa quand Aria posa les yeux sur lui, fut qu'il avait un charme auquel bien des femmes avaient dû succomber : des traits fins mais bel et bien masculins, un beau regard émeraude et des cheveux d'un brun proche du chocolat. Sa seconde pensée fut qu'elle avait rarement été autant attirée par quelqu'un du premier regard. La troisième... Qu'elle ferait mieux d'arrêter de faire une fixette. Qu'est-ce qui lui prenait ? Ce n'était pas son style, en général, et en plus elle avait d'autres choses à penser ! Surtout que l'inconnu donnait l'impression qu'il s'inquiétait de son état.

« Je vais bien. » Dit-elle sans pouvoir parler bien fort mais en y mettant le plus de conviction possible. Aria essuya le filet de sang qui coulait depuis sa bouche du revers de la main. « Ne vous en faites pas pour moi, ma tête n'a pas pris de coup violent et je ne pense pas avoir d'os cassé. Un peu de repos et ça ira mieux, je pourrai me débrouiller. »
Ouii évidemment, qu'elle pétait la forme ! Ça ne se voyait pas ? Elle avait juste pas mal de plaies ouvertes, sentait que des ecchymoses apparaissaient un peu partout sur son corps et se demandait si ses côtes étaient intactes. Mais bon, tant qu'il n'y avait pas d'os fracturé, elle pourrait marcher donc tout allait bien hein.... Du moins, selon sa logique étrange. Ah là là, c'était à se demander si la jeune femme n'était pas trop fière lorsqu'on la voyait refuser systématiquement l'aide des autres. Surtout de ceux qu'elle ne connaissait pas. Mais elle ne voulait pas avoir à compter sur les autres ni adopter des dettes. Son entêtement plus sa méfiance formaient vraiment un bon duo. Bon, n'étant tout de même pas malpolie, elle ajouta quand même « Sans votre intervention je serais morte à l'heure actuelle, cela est plus qu'assez : vous m'avez sauvé la vie et je ne sais comment vous remercier. »
Cela dit, l'épéiste tenta de se lever malgré tout. Mais comme pour la contredire, à peine son genou d'appui avait-il décollé du sol qu'elle retomba vers l'avant - en direction du brun. Un peu de repos ? Une bonne dose plutôt. Même si rester ici dans la neige ne l'enchantait pas des masses, elle ne pouvait pas se déplacer actuellement - du moins, pas sans une aide qu'elle venait de refuser.



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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Sam 23 Aoû - 20:38



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Lorsque la jolie voix claire et emplie d’une conviction sans faille qui appartenait à la jeune femme s’éleva doucement entre eux, Earl resta quelques instants à l’observer en silence. Elle lui assurait qu’elle allait bien, mais ce n’était évidemment pas le cas. Quand elle ajouta qu’elle n’avait pris aucun coup à la tête, le jeune homme se détendit un tout petit peu, mais lorsque la jeune femme reprit la parole un léger sourire s’esquissa sur ses lèvres. Malgré son apparente froideur, elle eut la clémence de le remercier, même si Earl pouvait sentir qu’elle n’était pas inondée de joie de lui devoir quelque chose. D’ailleurs, elle tenta de se redresser, mais ses jambes refusèrent de lui obéir et elle chuta en avant.

Cavalier et prévenant, Earl s’empressa d’écarter les bras pour la retenir dans sa chute, sentant les longs cheveux de la vampire lui caresser le visage avec douceur. Il se surprit à penser que ce contact était agréable, mais il n’ajouta rien, il se contenta seulement de l’écarter un peu de lui pour ne pas qu’elle se sente mal à l’aise. Il avait cru comprendre qu’elle n’était pas à l’aise avec les étrangers, ou en tout cas qu’elle le gérait à sa manière. Autrement dit, à distance. Réfléchissant rapidement à la situation, il déduit que ce ne serait pas une bonne idée de la ramener chez lui. Vu sa manière d’être froide et fière, il se doutait qu’elle n’avait aucune envie de se retrouver dans la maison d’un inconnu comme cela. Il ne voulait pas la forcer, surtout après ce qu’il venait de lui arriver. Il ne pouvait pas lui en vouloir d’être méfiante avec lui, même s’il venait de lui sauver la vie. Le fae restait tout de même un homme qu’elle ne connaissait pas et en qui elle ne pouvait probablement pas placer sa confiance. Il répondit alors à la demoiselle.

« Ne vous en faites pas, vous ne me devez rien. Cependant… je regrette, mais je vais insister. »

Il posa un regard perçant sur elle, qui ne laissait pas vraiment place à la discussion.

« Je ne peux pas vous laisser dans cet état seule dans la montagne. Non seulement c’est dangereux, mais vous êtes blessée et vous ne pouvez pas marcher. »

Il ne savait pas comment lui montrer sa sincérité, mais il décida d’attendre un peu, plongeant simplement son regard émeraude de celui de la jeune femme. Il pouvait cependant deviner qu’elle n’avait pas grande envie de se promener dans la montagne avec lui, bien qu’elle n’ait pas de réel choix dans sa position actuelle. Soit elle restait dans la neige pendant je ne sais combien de temps, soit elle acceptait l’offre du beau brun. Cependant, un élément vint se rajouter à la scène. En effet, le jeune homme entendit rapidement des bruits de pas étouffés par la neige qui provenaient de derrière lui.

Méfiant, il tourna la tête dans un mouvement vif pour observer le nouvel arrivant qui se trouvait être… un splendide tigre blanc. Le jeune homme resta quelques instants à l’observer, à la fois curieux et impressionné. Qu’un tel animal soit présent ici ne faisait pas beaucoup de sens – il n’en avait jamais vu un seul dans le coin jusqu’à maintenant. Peut-être un animal isolé ? Bien que ce soit improbable, ce n’était pas impossible. Cependant, Earl vit du coin de l’œil l’expression de la jeune femme bouger un peu, dans ses yeux peut-être. Il n’en était pas sûr, car elle reprit son expression de marbre juste après, cependant, il cru comprendre.

« Ce tigre est votre affilié ? »

Il attendit patiemment qu’elle confirme sa simple hypothèse avant de baisser sa garde et de se détendre à nouveau. Il comprit alors qu’il pouvait faire pencher la balance d’une manière ou d’une autre. Il s’éclaircit la voix pour s’adresser au fauve qui ne lui lançait pas un regard que l’on aurait pu qualifier de chaleureux.

« Je n’ai aucune mauvaise intention vis-à-vis de ta liée, mais libre à toi de me croire. Je souhaite seulement vous aider. Si vous m’indiquez le chemin, je la ramènerai chez vous saine et sauve, c’est une promesse. »

Il laissa ses paroles couler quelques temps, se doutant qu’un échange silencieux se déroulait en ce moment entre la jeune femme et son lié, puis au bout d’un moment, elle accepta enfin. Il se doutait que si jamais il faisait quoi que ce soit de douteux, il pouvait dire adieux à sa peau des fesses – façon de parler bien sûr, pour dire qu’il se ferait sauter dessus par un tigre énervé. Il fit un petit sourire ironique, se demandant pourquoi il s’infligeait cela à lui-même, sachant pourtant bien la réponse. Il avait un sens des responsabilités et de la justice très élevé, et il ne pouvait pas la laisser ainsi. Il savait que n’importe qui se serait enfui en voyant le troll, la laissant se faire dévorer en guise de diversion pour se carapater la queue entre les jambes. Seulement, Earl n’était pas comme ça.

Avec mille précautions, il passa ses bras sous et autour de la jeune fille, avant de la soulever en princesse. Il vérifia calmement qu’elle n’avait pas mal avant de se mettre en marche, suivant le félin qui le surveillait du coin de l’œil. Au moins il savait qu’à tout moment il était observé… en tout cas, il continua d’avancer dans la neige sans faiblir. La vampire était très légère pour lui, et elle restait immobile, lui facilitant la tâche – il avait déjà porté des personnes qui se débattent et ça je peux vous dire que ça n’a rien de sympa. Il faisait en sorte de se concentrer sur sa route, mais son regard retombait sans cesse sur la demoiselle qu’il tenait solidement contre lui. Son visage était d’une grâce impressionnante, avec des yeux si limpides qu’on aurait dit une rivière. Cependant, elle gardait une expression figée, comme une poupée de porcelaine, avec son teint d’albâtre et ses longs cils délicats. Il y avait encore un peu de sang sur sa lèvre inférieure, contrastant avec sa peau pâle. Quelques cristaux de neige s’étaient emmêlés à ses cils et dans ses cheveux argentés. Elle était magnifique. Earl reporta son attention sur la couche de neige qui les entourait, cessant ainsi sa contemplation, bien que discrète. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais elle lui faisait beaucoup d’effet, bien qu’il ne l’aurait pas avoué de vive voix.

Il se racla la gorge. A vrai dire, il ne se sentait pas du tout fatigué. Le combat aurait pu l’épuiser, mais pas du tout. Il marchait dans la neige très habilement, évitant les ornières et autres obstacles qui auraient pu les mettre en péril, lui et sa passagère. Il était toujours prudent dans ce genre de situation. Après de longues minutes de marche supplémentaires, il aperçut enfin une magnifique bâtisse, un chalet de montagnes, se dresser non loin. Il s’approcha un peu avant de s’adresser à nouveau à la jeune femme.

« Voilà votre maison ? »

A vrai dire, Earl venait d’une famille riche qui gagnait toujours bien sa vie. Par conséquent, la vue d’une telle résidence ne le mettait pas mal à l’aise tant que cela, mais il ne pouvait s’empêcher de s’interroger sur les conditions de vie de la jeune femme. Dans sa façon de se conduire, de se tenir, ainsi que sa tenue et la rapière qu’il avait aperçue à sa taille, il pouvait se douter qu’elle venait d’une famille qui se plaçait sûrement dans les hautes sphères de la société sanctuarienne. Cependant, encore une fois, il ne l’interrogea pas. Il était bien trop subtil pour la bombarder de questions intimes, de plus il était certain qu’elle se ferait un plaisir de ne pas lui répondre.



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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Lun 25 Aoû - 21:44



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
Aria et les inconnus, ce n'était pas une grande histoire d'amour, elle était du genre à les fuir pour se sentir en sécurité. Qui sait ce qu'ils pouvaient avoir derrière la tête ? Même ceux qui nous paraissent d'abord aimables et nous tentent une main aidante peuvent s'avérer être des manipulateurs sournois. Après tout ce monde était rempli de pièges, de mensonges et de trahisons : dans l'ombre d'un sourire pouvait très bien se tapir un monstre cruel, or elle refusait de se laisser avoir, quitte à se méfier de tout et tout le monde. De son point de vue, c'était mieux que d'être prise pour une idiote. Si elle n'était pas un peu négative ? Sans doute, oui, on ne pouvait pas nier qu'il existait encore des gens sympathiques. Seulement de l'avis de la demoiselle, ils étaient tellement rares qu'il valait mieux partir du principe que chaque Homme était un prédateur, plutôt que d'être optimiste et accorder sa confiance à n'importe qui, car ce « n'importe qui » a  de fortes chances de s'avérer être une mauvaise personne.
Vous la trouvez sans doute un peu paranoïaque et ce n'est pas totalement faux, mais même sans cette méfiance elle ne se reposerait pas sur les autres. Car au-delà de sa méfiance, elle avait tendance à être trop fière pour accepter qu'on l'aide et se sentait facilement redevable. L'héritière préférait donc largement se débrouiller seule plutôt que de compter sur quelqu'un, inconnu ou non.

C'était tout naturellement qu'elle avait refusé l'aide du brun qui avait vaincu le yéti. Aria ne comptait pas changer d'avis. Cependant même si elle ne manquait pas de volonté et faisait de son mieux pour rester digne, même si elle avait affirmé aller bien, ses blessures n'allaient pas guérir comme par magie. Son corps ne pouvait que la trahir au premier mouvement.
Lorsque la vampire perdit l'équilibre en tentant de se relever, elle se prépara mentalement à finir la tête dans la neige. Mais à la place le jeune homme la rattrapa à temps, il eut même la décence de les éloigner rapidement. Tant mieux, parce que c'était déjà pas mal pour elle qui préférait rester loin des autres sur le plan physique. Rien que durant les quelques secondes que dura ce contact, la jeune femme avait senti ses nerfs faire une vrille et ses entrailles se nouer. Cela ne venait pas de lui, il n'avait fait que lui éviter une chute et s'était montré respectueux dans ses gestes ; cette réaction était devenue naturelle chez elle lorsqu'on la touchait sans qu'elle ne s'y attende.
Il lui dit alors qu'il ne lâcherait pas le morceau, avec un regard franc qui la déstabilisa un peu. Elle resta un moment silencieuse, incapable de trouver ses mots ou de détacher les yeux de ces deux émeraudes, avant de commencer à articuler une réponse.

« Je vous assure, ce n'est pas- »

C'est alors qu'Aria sentit la présence de son affilié tout près. Déjà ? Elle tourna son attention dans sa direction une seconde avant son interlocuteur, même si elle n'en avait pas besoin pour savoir qui les approchait. C'était juste pour l'avoir dans son champ de vision. Dès que ce fut chose faite elle se détendit légèrement et son expression s'adoucit : notre Ashcrown était heureuse qu'il soit venu, rien qu'en le sachant à ses côtés elle se sentait mieux, rassurée. Regulus était l'un de ses seuls alliés et soutiens, elle se reposait souvent sur lui et n'avait aucun doute quant à son honnêteté grâce à leur lien. Cela dit elle n'afficha pas longtemps cette décontraction, retrouvant bien vite son impassibilité.
Lorsque l'inconnu lui demanda s'il s'agissait de son affilié, elle remonta le visage vers lui. « Effectivement. » répondit l'immortelle, avant d'attendre de voir comment il allait se comporter désormais qu'il savait qu'un tigre était là pour la protéger si jamais qui que ce soit tentait de lui faire du mal.

Elle fut surprise de l'entendre s'adresser directement à Regulus pour le rassurer sur ses intentions. Il alla même jusqu'à promettre de la ramener saine et sauve. Durant une fraction de seconde Aria fronça les sourcils en rejetant mentalement la possibilité qu'il soit honnête. Les promesses étaient fragiles, revenir dessus n'était que trop facile. Des mots, ce n'étaient que des mots, de l'air brassé, du vent. Elle refusait de le croire sur parole. Cependant, son lié ne semblait pas partager son point de vue.

« Acceptes. Cela la surprit.
-.... Mais-
-Acceptes.
-Pourquoi est-ce qu'on lui ferait confiance ?!
-Il n'est pas question de lui faire confiance, mais de te ramener saine et sauve. Et si tu ne peux pas croire en lui, crois en moi ; je m'assurerai que tout se passera bien. »


A cela, Aria ne trouva rien à redire, alors elle se mordit légèrement la lèvre inférieure en faisant attention à ne pas percer la chair. Elle sentait que le fauve ne lâcherait pas le morceau. En plus, si elle s'obstinait à refuser l'aide du brun, ce serait comme dire à son ami quadrupède qu'elle ne lui faisait pas confiance alors que ce n'était pas le cas. Au contraire, maintenant qu'il était là, la bretteuse avait juste envie de se laisser porter pour retrouver le confort de son canapé en le laissant gérer le reste.
Un faible soupir lui échappa. Regulus avait toujours été aussi têtu mais plus raisonnable qu'elle. Actuellement, elle ne voulait pas s'engager dans un concours de volonté avec lui et savait qu'elle pouvait le laisser veiller au grain. Ok, ils avaient gagné, marché conclu. Tendant la main vers son arme, elle la fit disparaître (elle pouvait la faire apparaître et disparaître à volonté, mais porter une arme à son flanc était agréable et rassurant).

« Très bien. » Un nouveau message télépathique arriva alors, qu'elle se chargea de transmettre. « Mais il vous fait savoir que vous n'avez pas envie de savoir en combien de morceaux on vous retrouverait, si vous tentez quoi que ce soit. »

Ce devait être assez clair pour que le jeune homme prenne cet avertissement au sérieux.
Vint ensuite le passage le plus délicat : celui où il la prenait dans ses bras. Aria dut faire un effort conscient pour retenir ses réflexes et ne pas le frapper, mais le fait qu'il s'y prenne en douceur l'y aida – ceux qui osaient jouer les brutes avec elle prenaient le risque de perdre un membre. Elle ne pouvait qu'apprécier son habileté et sa prévenance, bien qu'elle n'en montra rien. À cet instant et durant tout le trajet, la sang-pur s'appliqua à garder son visage de marbre – et croyez-moi, ce ne fut pas facile.
Durant les premières minutes, elle était tellement stressée que ses muscles étaient contractés. Bon sang, mais qu'est-ce qu'elle faisait dans les bras d'un homme, portée telle une princesse ayant besoin d'aide qui plus est ? Les poings serrés, la demoiselle se forçait à rester immobile non seulement pour éviter d'accentuer le contact mais aussi parce qu'elle n'était pas sûre de ce qu'il se passerait si elle ne gardait pas le contrôle. Toute sa concentration passait là-dedans. Décidément, être proche d'un homme n'était jamais bon pour ses nerfs, alors quand en plus cela devait durer un moment c'était limite si elle n'y laissait pas des cheveux.

Il lui fallut pas mal de temps pour parvenir à se détendre un peu – ils avaient déjà fait la moitié du chemin. C'est alors qu'Aria réalisa que les bras qui la portaient étaient solides et que, même si le jeune homme avançait à un bon rythme, il choisissait soigneusement les endroits où il poserait pied et.... Faisait attention à ce qu'elle ne soit pas trop secouée ? Ce n'était qu'une impression, ou bien... ? Préférant ne pas se pencher sur la question, elle secoua vivement la tête – enfin mentalement – pour la chasser de son esprit. Mais deux minutes plus tard, notre épéiste ne put s'empêcher de lever discrètement les yeux vers le visage du séduisant brun qui était concentré sur la route, avant de les rabaisser presque immédiatement. Rah, elle avait l'impression d'être une enfant maladroite qui ne savait pas où était sa place. C'était agaçant. Et puis pourquoi fallait-il qu'elle le trouve attirant ? Ça la faisait ressembler à ces demoiselles en détresse qui tombent amoureuses du preux chevalier venu à leur rescousse.... Oh, peut-être que c'était parce qu'il l'avait sauvée ? Stella jeta de nouveau un regard succinct vers le haut, vers ce faciès captivant et se dit que la concentration lui réussissait assez bien : cela accentuait l'élégance de ses traits. En même temps, on voyait qu'il était du genre déterminé.
Quand ses yeux de glace redescendirent, elle s'ordonna de ne plus le regarder du trajet. À chaque fois elle se sentait terriblement idiote de le faire à son insu.

Et Aria tint bon jusqu'au bout. Mais alors qu'ils avaient parcouru les trois-quarts du trajet, sa nature vampirique se réveilla. Ce n'était qu'un petit creux de rien du tout, mais il suffit à rendre son odorat plus sensible. Oh ne la prenez pas pour un estomac sur pattes, elle savait très bien se gérer à ce stade. Seulement il s'avéra que ce jeune homme possédait un sang à l'odeur particulièrement agréable, y résister n'était donc pas si simple.
Finalement, ils arrivèrent au chalet. Cela soulagea quelque peu la vampire, qui acquiesça pour répondre à la question du fae.
Ils durent s'arrêter devant la porte car celle-ci était fermée à clé. Elle retrouva la terre ferme mais s'appuya au mur tandis qu'elle faisait cliqueter la serrure, puis posa la main sur la poignée avant de se tourner vers celui qui l'avait escortée et marqua un petit temps d'hésitation avant de prendre la parole.

« Merci de m'avoir portée jusqu'ici. Me permettrez-vous de vous offrir une tasse de thé ? Cela ne suffirait pas à régler ma dette envers vous, mais au moins vous pourriez vous reposer au chaud. Par contre je n'ai que du Earl Grey, du thé à l'orange et du thé à la menthe. »

Eh oui, après tout c'était une résidence secondaire. Quand elle eut son accord et le nom du thé qu'il désirait boire, Aria ouvrit la porte et l'invita à passer le premier. En faisant attention à ne pas tomber elle posa son manteau sur le porte-manteau à l'entrée et enleva ses chaussures, avant de se diriger vers la cuisine sans s'éloigner des murs – au cas où – tout en proposant à son invité : « Installez-vous dans le salon en attendant que je prépare le thé, ce ne sera pas long ».
Effectivement il ne fallait pas bien longtemps pour préparer du thé, surtout avec une bouilloire. Une fois les deux tasses prêtes elles furent rapatriées dans le salon avec le sucre et la sang-pur s'assit face à Earl pendant que Regulus se roulait en boule devant l'âtre.

« Nous ne nous sommes pas encore présentés. Voici Regulus – elle indiqua le tigre – et je m'appelle Aria. »
Voilà pour sa part de formalités, c'était désormais au tour de son vis à vis.



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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Mar 26 Aoû - 15:19



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
Lorsque la jeune femme acquiesça, Earl continua de s’avancer vers la grande bâtisse tout en observant son architecture avec admiration. C’était un magnifique chalet, il fallait l’avouer. Le fae s’arrêta sur le pas de la porte, se doutant qu’elle n’avait pas laissé sa porte ouverte. Il la déposa donc avec soin sur ses pieds. Il remarqua que lorsqu’ils étaient debout l’un à côté de l’autre, elle paraissait encore plus fragile, bien qu’il savait qu’elle possédait une force de volonté qui n’avait rien de naïf. Elle se mit à ouvrir la porte tout en se tenant au mur – d’ailleurs, Earl dut se retenir de l’attraper par le coude par réflexe pour la supporter – puis se tourna vers lui lorsque la porte fut enfin ouverte. Elle hésita quelques instants avant de prendre la parole. S’attendant à être congédié, il fut cependant agréablement surpris par la demande de la demoiselle. Elle commença par le remercier à nouveau avant de l’inviter à entrer. Le jeune homme lui fit un sourire chaleureux.

« Je vous l’ai déjà dit, vous ne me devez rien. Cependant, j’avoue qu’une tasse de thé ne serait pas de trop. Et d’ailleurs, c’est parfait : le thé Earl Grey est mon favori. »

Vu le temps qu’il faisait, il faut avouer que se poser au chaud avec une bonne boisson fumante était une chose à laquelle on résistait avec difficulté, et encore plus lorsqu’on vient juste de marcher beaucoup après avoir combattu un Yeti. Il entra donc dans la demeure secondaire de la demoiselle après s’être rapidement épousseté les bottes dehors. Il ne voulait pas mettre de la neige boueuse à moitié fondue partout dans sa maison, c’aurait été simplement impoli. D’ailleurs, une fois entré il osa les retirer. Pas qu’il fasse comme chez lui, mais vu l’état de saleté de ses semelles, il préférait ne pas marcher partout avec. Il retira ensuite son manteau, son écharpe et son bonnet qu’il déposa sur le porte manteau. L’intérieur était spacieux et agréable. La jeune femme lui proposa d’aller s’installer dans le salon tandis qu’elle préparait le thé. Il acquiesça tout en se retenant de lui jeter des regards inquiets. Cette dame était sans aucun doute capable de s’occuper d’elle-même, elle n’avait pas besoin de lui pour préparer du thé, tout de même. Alors il s’intima mentalement de se détendre avant d’entrer dans la pièce à vivre de la maison. Un feu brûlait dans une grande cheminée, et il y avait des canapés et fauteuils confortables qui ornaient la pièce. Le jeune homme s’assit sur l’un d’eux, observant la pièce comme à son habitude, lorsque la maîtresse de maison pénétra à son tour dans la salle.

Sans son manteau, elle portait une robe en laine à col roulé qui, ne pouvait s’empêcher de penser Earl, lui allait à merveille. Une pensée furtive traversa l’esprit du jeune homme, se souvenant que lorsqu’il retire son bonnet, en général ses cheveux se mettent dans tous les sens. Rapidement, il passa sa main dans ses cheveux pour remettre ses épis en place – car il faut l’avouer, même avec ça, ses cheveux sont toujours relativement bien mis. Il ne connaît pas cette douleur commune à chaque femme de ce monde. La demoiselle s’installa en face de lui, posant les tasses sur une table. Elle se présenta alors, commençant par son affilié qu’elle désigna d’un geste – d’ailleurs Earl avait été tellement occupé à la regarder qu’il n’avait pas tout de suite remarqué sa présence. Il avait l’air d’un gros chat, pelotonné ainsi devant la cheminée. Lorsqu’elle dit son nom, il se le répéta quelques instants. Aria… Aria… c’était un très beau nom. Il fit un large sourire à la belle demoiselle tout en se penchant en avant pour saisir la tasse qui lui était destinée. Il la tint entre ses mains en se délectant de la chaleur qu’elle leur procurait, prenant à son tour la parole.

« Je m’appelle Earl-Sky, mais Earl suffit. Il huma l’odeur du thé avec un léger sourire avant de rajouter d’une voix amusée, mes parents ont bien trouvé mon nom, en tout cas. »

Il prit ensuite une gorgée du liquide brûlant, frissonnant un peu en sentant la chaleur se propager dans tout son corps. Un petit silence s’installa entre eux, Earl ne sachant trop quoi dire. Il leva simplement les yeux vers elle pour la regarder une nouvelle fois. Il se redressa un peu. Non, il ne pouvait vraiment pas arrêter de se soucier. Il soupira tout en regardant le liquide ambré de sa tasse.

« Je suis désolé. Si j’avais été là plus tôt, j’aurais pu vous éviter ces blessures. »

Il ferma les yeux quelques instants. Il pistait cette bête… s’il avait été plus rapide, elle n’aurait jamais été attaquée. Lorsqu’il les rouvrit, il les plongea dans ceux de son interlocutrice.

« J’habite ici depuis que je suis né. C’est un endroit qui peut se révéler sauvage, mais j’avoue n’avoir jamais croisé de mon existence une telle créature. Les ours peuvent se montrer redoutables, mais visiblement il y a plus dangereux qu’eux dans le coin. »

Il fit tourner la tasse entre ses doigts avant de reprendre une gorgée. Il ne voulait pas être impoli, mais il se devait de s’enquérir de son état. Il s’éclaircit la voix.

« J’espère que vous n’avez pas trop mal. Si vous le souhaitez, je peux vous laisser pour que vous puissiez vous reposer. »

Ses yeux émeraude brillaient d’un éclat sincère, fixant les magnifiques glaciers qui servaient d’iris à la jeune femme. Il ne l’aurait sans doute pas avoué, mais il aurait pu les regarder des heures durant. C’était la première fois qu’il voyait une telle couleur. Autant son père et sa sœur avaient des yeux d’un bleu azur à en tourner la tête, ceux d’Aria étaient… d’un éclat et d’une pureté sans égal. Plus clairs, plus cristallins. Ils semblaient si froids, pourtant, Earl ne savait comment… il pensait qu’ils recelaient bien plus que la fierté et le détachement qu’ils affichaient. Il eut le sentiment qu’il voulait chercher plus loin, dépasser cette couche, cette barrière mystérieuse. Il voulait savoir ce qui se cachait derrière ce visage impassible.

Il fut lui-même surpris par cet intérêt, cette curiosité qui l’occupait. Mais étais-ce seulement de la curiosité ? Lui-même n’en était pas certain. Il se contenta de rompre son regard, baissant légèrement les yeux. Qu’est-ce qui lui prenait ? Il se le demandait bien. Il ne voulait pas s’imposer, comprenant que son hôte ne soit pas à l’aise avec lui, cependant, quelque part, au fond de lui, il ne voulait pas partir. Il trouvait que c’était un sentiment bien enfantin, mais il ne comprenait pas ses propres réactions. Pour lui également, c’était une inconnue. Pourtant, il ne voulait pas quitter ces lieux sans être certain qu’elle allait bien. Et même dans ce cas, aurait il voulu partir si elle n’avait pas été blessée ? Cette question eut pour effet de le secouer. Qu’est-ce qu’il était en train de faire ? Cet intérêt soudain ne lui ressemblait pas. Il passa sa main dans ses cheveux par réflexe. Il ne savait pas trop quoi faire. Alors, il se contenterait de respecter le choix de cette demoiselle. Le choix d’Aria.




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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Mer 27 Aoû - 21:41



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
Qu'auraient dit ses deux oncles si, après que le jeune homme l'ait sauvée et ramenée saine et sauve au chalet, elle ne l'avait pas au moins convié à rentrer se reposer près de la cheminée ? Sans doute qu'ils n'auraient pas apprécié et se seraient chargé eux-même de l'invitation. C'était une question d'éducation après tout, d'ailleurs ils n'auraient pas manqué de lui rappeler quelques règles de savoir-vivre. M'enfin, ils pouvaient se rassurer : ce n'était pas dans sa personnalité de faire le coup du « merci pour tout ce que tu as fait pour moi, vraiment, j'apprécie ; mais maintenant sois gentil et dégages, tu veux ? ». Sauf si vraiment le courant n'était pas passé avec la personne et qu'elle avait vraiment un mauvais pressentiment. Aria n'était pas spécialement aimable ou sociable – en fait elle faisait plutôt partie de la catégorie des asociaux si vous voulez mon avis –, mais elle n'était certainement pas ingrate ou malapprise. Ce serait manquer de respect aux enseignements de sa mère, d'Eril et de Zeno.
Si elle lui avait proposé de rentrer, donc, ce n'était que par pure politesse. Du moins c'était ce qu'elle pensait, mais la jeune femme avait toujours du mal à s'en rendre compte lorsqu'un petit quelque chose en plus se trouvait au-delà d'une simple marque de courtoisie ou d'un acte qui lui paraissait logique.

Bref, une fois les trois protagonistes bien au chaud dans la résidence secondaire, elle s'était empressée (enfin à un rythme d'escargot à cause de son état) de préparer le thé. Notre Ashcrown en profita pour nettoyer un peu son visage sali par les mésaventures du jour, histoire de ressembler un peu moins à une demi-zombie débraillée et malade et ne plus sentir le sang sur sa peau, puis avait déniché un plateau et rejoint son invité.
Celui-ci ayant pris place sur l'un des fauteuils, elle opta pour le canapé en se plaçant en face de lui.
Une fois les tasses distribuées, Aria reporta son regard sur le jeune homme ; sans le bonnet il faisait plus rebelle, grâce aux épis qui se dressaient dans une pagaille organisée sur son crâne. Si c'était naturel il tenait là de quoi rendre les trois-quarts des femmes jalouses, en tout cas cela rendait bien sur lui – ce n'étaient pas tous les hommes qui avaient un physique pour, certains donnaient juste l'impression de sortir du lit, c'était ridicule. Mais au lieu de sortir à l'oral ce genre de commentaire, qui la surprenait venant d'elle-même puisqu'en général elle ne s'arrêtait pas sur le physique d'une personne, la vampire se présenta et attendit qu'il en fasse de même. Le sourire que son vis à vis lui décrocha alors fit qu'elle eut encore moins envie de le quitter des yeux, mais sans s'en rendre compte elle se retrouva à fixer son thé.

Hein ? C'était quoi, cette sorte de réflexe étrange ? Depuis quand elle fuyait les autres du regard de cette manière ? Déstabilisée l'espace d'un court instant par sa propre réaction, Aria abaissa sa garde mais la remonta fermement dès qu'elle sentit les premiers signes de gêne apparaître sur son faciès. Il n'avait sans doute rien remarqué, mais elle se maudit tout de même pour s'être laisser prendre au piège par.... Ce sourire. Oui, c'était sans doute le coupable puisque aucun autre suspect ne lui venait à l'esprit. Bon sang, un simple sourire quoi ! Certes elle ne s'y attendait pas et c'était la première fois que la demoiselle en voyait un sur son visage (c'était quoi la logique de ce second point ? Si vous avez la réponse elle la veut bien), mais quand même. Crétine.
Bref, il lui fallait se ressaisir. Bien déterminée à ne plus se laisser aller elle prit une gorgée de thé, qui faillit lui brûler la langue mais la réchauffa agréablement, avant de relever le regard vers Earl  - en voilà, un prénom qu'on ne croisait pas souvent – et lui renvoyer son léger sourire avec politesse. Ensuite ? Plus rien. Le blanc, des deux côtés. On n'entendit plus que la respiration somnolente de Regulus et le petit crépitement des flammes.

Ce silence n'était pas des plus agréables mais elle ne savait pas comment le rompre, n'étant pas bien bavarde ni de ceux qui se sentaient obligés de meubler le vide. Aria se contentait de siroter lentement sa boisson en ne sachant où poser le regard – bien que celui-ci revenait souvent vers son interlocuteur.
Ce fut finalement Earl qui rompit cette trêve de paroles en la prenant justement, avec un tel sérieux qu'elle l'écouta attentivement. Elle capta dans son ton une note de regret qui faisait bien écho à ses paroles, tandis qu'il s'excusait de ne pas être arrivé plus tôt. S'en sentait-il réellement responsable ? Ce n'était tout de même pas lui qui avait manqué d'attention, ni qui avait décidé pour elle de sortir se promener. Ce n'était pas non plus lui qui l'avait envoyée voltiger d'un coup de patte. Et de ce que la sang-pur savait, son sort aurait pu être bien pire sans son aide. Voulait-il gagner un peu de sa confiance en s'excusant pour ce qu'il n'avait pas fait ? Elle n'en savait rien mais, préférant faire comme si ce n'était pas le cas, elle fit un signe négatif du chef et planta son regard dans le sien.

« Ne soyez pas désolé, vous n'êtes pas coupable. De plus rien ne garantit que je m'en serais sortie indemne si vous étiez arrivé plus tôt, en revanche nous ne serions pas en train de discuter si vous n'étiez pas intervenu du tout. Ne discréditez pas un acte aussi respectable en pensant que vous auriez pu faire mieux, cela reviendrait à dévaloriser votre courage et la vie que vous avez sauvée. »

Elle avait prononcé ces mots sur un ton aussi froid que la couleur de ses iris. Cela dit Aria reprit une gorgée de son thé, désormais à la température idéale.
Par la suite le brun exprima indirectement de l'inquiétude quant à son état, la faisant détacher son attention de son breuvage pour le fixer. Seulement, dès qu'elle trouva ses yeux, elle eut l'impression d'avoir commis une erreur fatale, appuyé sur le mauvais bouton, ouvert le mauvais cadenas et plein d'autres trucs dans ce registre. Il lui avait déjà adressé un regard similaire tantôt, mais l'honnêteté qui se dégageait de celui-là était bien plus intense, plus perçante. En plus, l'épéiste sentait que quelque chose d'autre y était mêlé sans réussir à déterminer de quoi il s'agissait, mais ce quelque chose ne lui plût pas. Ou plutôt, il lui fit peur. Et à l'instar de toute créature vivante douée d'instinct, lorsqu'elle avait peur, la fuite devenait son chemin vers la sécurité. Ainsi, pour la seconde fois en moins d'un heure, la fière demoiselle baissa la tête. Puis la releva car, à la différence de la plupart des animaux, elle était douée d'une volonté de fer et s'interdisait de se comporter comme un chiot battu. Prenant son courage à deux mains, elle plongea aussi le regard dans celui de son interlocuteur.


En fixant ces iris qui en plein soleil devaient ressembler à d'agréables prairies verdoyantes, Aria comprit plusieurs choses. Premièrement, s'il l'avait effrayée, c'était parce qu'il cherchait à voir au-delà de son image forte, à la comprendre. Or s'il y avait bien une chose qui la hérissait, c'était qu'on tente de l'approcher avec autant de franchise.
La seconde, c'était la raison pour laquelle elle avait l'impression que le fixer était une mauvaise chose. Alors qu'ils venaient de se rencontrer, c'était idiot et illogique de son avis ; surtout que l'héritière ressentait une peur bleue à l'idée de se rapprocher ou de s'attacher à quelqu'un. Pourtant, pour la première fois depuis un bon moment, notre immortelle à la limite de la sociopathie se retrouvait face à une personne avec qui elle avait envie de faire plus ample connaissance. Plus encore, elle souhaitait pouvoir lui faire confiance.
Non, c'était impossible. Et pourtant. Si ce n'était pas vrai, alors pourquoi ressentir un tel soulagement quand il baissa les yeux. Mais dans un élan d'obstination idiote la jeune femme se força à refouler ce sentiment, sans y parvenir tout à fait car elle répliqua par :

« Si vous souhaitez rester je ne vous en empêcherai pas, surtout vu le temps. Mais je vous assure que je vais bien. »
Encore et toujours cette même comédie, celle de la personne qui n'allait jamais mal. À croire qu'elle ne s'en lasserait jamais – et vu comme son obstination résistaient aux assauts du temps c'était sans doute le cas, elle était prête à s'enfoncer toujours plus dans les spirales infernales des cercles vicieux s'il le fallait.
Ensuite, elle enchaîna par « En revanche je vais vous demander un instant, que je puisse me changer et me rafraîchir un peu. »

Aria attendit la réaction d'Earl, puis monta à l'étage pour prendre une douche rapide. Ses plaies n'étaient au final pas si nombreuses et peu profondes et nettes donc ne posaient pas de souci, un pansement et le tour étaient joué, par contre les ecchymoses étaient plus nombreuses et douloureuses.
Elle enfila ensuite un pantalon en tissu qui faisait penser à un jean, de couleur bleu sombre, ainsi qu'un épais sous-pull gris souris un peu pâle.
Lorsqu'elle redescendit, la bretteuse tenait deux châles et un plaid entre les bras ; elle en tendit l'un des châles à son invité et étala le plaid sur le tigre, qui somnolait encore. Il faisait plus chaud dans la maison qu'à l'extérieur, mais la température n'était pas si élevée pour autant et ils pouvaient de moins en moins compter sur la différence entre l'extérieur et l'intérieur puisqu'ils s'habituaient au second. Cela fait elle retourna s'asseoir sur le canapé, le dos droit et en maintenant son châle fermé d'une main, au niveau de sa poitrine, et tenta d'entamer une discussion.

« Alors comme ça.... Vous vivez dans cette région ? Je suppose que vous venez du village de fées tout proche ? J'avoue n'avoir jamais vu de village féerique, en revanche on m'en a dit beaucoup de bien. »

Que c'était maladroit et timide. Mais cela reflétait exactement le genre de personne qu'Aria était au fond : maladroite et timide, du moins en relations.



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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Jeu 28 Aoû - 18:40



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
Un échange silencieux peut parfois en dire plus que des paroles. Ou il peut simplement démontrer les sentiments des personnes concernées. Cette règle est internationale, mais il y a toujours des personnes qui font exception à celle-ci. Des personnes qui, après tant d’années, sont capables de dissimuler leurs sentiments aux yeux des autres. Qui se sont construits des murs, des tours, des forteresses pour ne plus laisser les autres les atteindre. Alors, quand on se retrouve confrontés à eux, on ne peut ressentir aucun sentiment émanant d’eux. Et cela fonctionne. Ne pouvant s’accrocher, comprendre la personne d’en face, la première se détourne et poursuit son chemin. Mais ceux qui, plongés dans la solitude se sont fermés aux autres, restent dignes. Ils combattent cette solitude afin de la changer en force. Mais au fond, est-ce une réelle protection ? Est-ce que tout ceci ne sert qu’à se mentir, fermer les yeux, pour ne plus souffrir ? Ne plus souffrir… à quoi bon ne plus souffrir, si en échange nous ne sommes plus capables de ressentir du bonheur, de l’amour ? Cette barrière n’est-elle pas en réalité une prison ? Une prison qui empêche quiconque d’aller au-delà, et où on s’enferme sans plus jamais en sortir, car alors… c’est sans fin. Personne ne s’attache à nous, et on ne s’attache à personne en retour. Personne ne peut plus nous atteindre, dans ce cocon qui s’est formé. Et la vie peut paraître bien triste… Mais un jour, quelqu’un nous tend la main. Comme tous les autres, il partira… il nous laissera seul, comme toujours… ou est-ce vraiment le cas ? Et si cette personne restait ? Et si elle faisait voler en éclat ces murs, ces barrières, cette prison ? Et si… la solitude cessait ?

***
Earl hocha la tête lorsque son hôte lui demanda un instant pour aller se changer et s’occuper d’elle. Il n’ajouta rien. Elle ne l’avait pas renvoyé. Elle n’avait pas refusé qu’il reste. Alors… dans ce cas, il resterait. S’il était sûr que sa présence ne l’importunait pas, au moins il pouvait rester en étant serein. Il n’aimait pas se trouver dans un lien dans lequel il n’avait pas été convié. Mais elle lui avait encore assuré qu’elle allait bien. Une nouvelle fois. Et encore, il n’en croyait rien. Il ne savait pas pourquoi, mais il en était certain. Elle ne lui disait pas la vérité. Mais pourquoi ? Etais-ce par fierté, par entêtement ? Il ne pouvait en être sûr, car les expressions de son visage ne laissaient que très peu transparaître ce qu’elle ressentait. Earl était pourtant habitué à décrypter les attitudes des personnes, observateur et méticuleux. Mais cette fois, il n’y arrivait pas. Il avait le sentiment de se retrouver face à une paroi lisse et sans aspérité. Il ne pouvait ni la contourner, ni passer par-dessus. Il ne faisait que voir au travers, mais tout ce qu’il voyait était flou et indistinct. Et puis, il voyait son propre reflet. Lui seul, face à ce mur, cherchant à passer de l’autre côté, sans y parvenir.
Pendant le temps où elle n’était pas là, le jeune homme termina sa tasse de thé avant de regarder la pièce, son attention se rapportant sans cesse sur le feu brûlant dans l’âtre de la cheminée. Les flammes tressautaient, crépitaient, changeant de couleur dans de subtils tons rouge-orangés en une danse envoûtante. Il se sentait si proche de cet élément. Il en était doué depuis son enfance, sa naissance, en réalité. C’était un pouvoir commun à ses deux cadets qui leur avait été transmis en même temps que leur race. Il ne savait d’où lui était venu ce pouvoir, car les fées étaient connues pour leur communion avec la nature, la faune et la flore, ainsi que l’eau et le ciel. Mais au fond de lui, brûlait cette flamme. Cette flamme qui semblait si bien le représenter. Tantôt puissante et implacable, tantôt chaleureuse et rassurante, tantôt dévastatrice et exubérante. Franche et pure. Elle s’élevait en lui comme le propre reflet de ses sentiments.

Le jeune homme posa pensivement la main droite sur son cœur, écoutant ses battements réguliers qui étaient la preuve de son existence. Il en avait vu bien des choses, ce cœur, et il n’avait pas fini. Earl ferma les yeux quelques instants, et il les vit à nouveau, un frisson le parcourut tandis que la surprise le secouait. Le regard si magnifique et si implacable de cette jeune femme, lui était apparu, de manière si intense qu’il en resta bouche-bée. Ses propres yeux s’étaient imprégnés de leur image si parfaitement qu’il semblait qu’elle était réellement en train de le regarder. C’était si étrange qu’il ne comprit pas les sentiments qui passaient furtivement dans son esprit, si vite qu’ils furent chassés en un clignement de cils.

A cet instant précis, la jeune femme qui occupait son esprit pénétra dans la pièce, et Earl ne put détacher ses yeux d’elle. Qu’est-ce qu’il lui arrivait ? Elle occupait son esprit bien plus qu’il n’aurait voulu l’avouer, mais il devait se rendre à l’évidence. Elle l’avait marquée d’une telle manière qu’il lui serait impossible de l’oublier de sitôt. Peut-être même jamais. Il ferma les yeux à nouveau… et elle se trouvait à nouveau là. Ebranlé, il passa sa main sur son visage. Il calma le flot de questions et de pensées qui lui traversaient l’esprit avant de la regarder à nouveau. Elle lui tendait un châle. Il cligna des yeux tout en le saisissant. Il chassa ces étranges songes qui lui venaient, s’enveloppant dans le tissu tout en la remerciant. C’est vrai qu’il n’avait jamais vraiment les pensées occupées par une personne en particulier… bon. Ce serait se voiler la face de dire cela. Car en réalité, il y avait une autre personne qui lui faisait cet effet. Et c’était son meilleur ami. La personne qu’il avait perdue, et qui lui était si chère. C’est pour cela qu’il était si surpris d’avoir vu le visage de la jeune femme apparaître dans son esprit de manière si claire, là où d’habitude il voyait les yeux de l’elfe le transpercer d’un regard empli de haine et de douleur.

Aria se rassit en face de lui, puis prit la parole. Earl leva les yeux vers elle, et il ne put s’empêcher d’avoir un petit sourire. Elle venait vraisemblablement d’entamer une conversation, et il appréciait cela. Cela ne le dérangeait pas de parler de lui, et il ne voulait pas trop s’aventurer à lui poser des questions pour commencer car elle n’aurait sans doute pas apprécié. Enfin, il n’en était pas sûr. Un gentleman se doit de traiter les dames avec égard. Il fit un sourire chaleureux à la demoiselle.

« En effet, je vis non loin d’ici, c’est pourquoi, lorsque j’ai vu les empreintes laissées par la créature qui vous a attaquée, je me suis dépêché d’aller voir ce qui en était la cause… »

Il se pencha en avant, joignant ses mains devant lui et reposant ses coudes sur ses genoux, l’air sérieux.

« Malgré ce lieu reculé, il y a un certain nombre d’enfants dans mon village, je ne pouvais pas les laisser exposés à ce danger… il fit un nouveau sourire poli pour détendre l’atmosphère. J’y ai grandi en compagnie de mon frère et ma sœur. C’est un très bel endroit qui prospère bien. »

Une pensée grave lui parcourut l’esprit, et il ne put s’empêcher de rajouter ce qu’il avait sur le cœur.

« Seulement, il y a toujours ce stupide conflit ancestral avec les elfes… cette rivalité idiote qui n’a pas lieu d’être… »

Il serra ses mains l’une dans l’autre un peu plus, avant de se rendre compte qu’il était en train de perdre son sang froid. Il se calme instantanément, se redressant avec un air navré sur le visage.

« Désolé, je ne voulais pas vous importuner avec ces histoires, cela reste un sujet sensible entre moi et ma famille. »
Il secoua la tête légèrement. Il ne voulait pas se mettre à parler politique en ces lieux, surtout que ce sujet lui rapportait en général des souvenirs douloureux, frustrants et amers.




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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Sam 30 Aoû - 14:19



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
N'était-il pas naturel, de s'intéresser aux autres ? D'avoir envie de mieux les connaître ? Après tout, ce n'était qu'ainsi que nous pouvions nous rapprocher d'eux et créer des liens. Cependant, la condition sine qua non était d'avoir envie de créer des liens ; si les autres nous importent peu, que nous n'avons pas spécialement envie de nous constituer un entourage, alors pourquoi chercher à en savoir plus sur eux ? Oh oui, ce genre de personne existait. On dit bien qu'il faut de tout pour faire un monde, et chaque personne est différente. C'est pour cela que chercher à généraliser quelque chose que nous trouvons logique et moral ne sert à rien, car il y aura toujours des personnes qui penseront et agiront de manière contraire. Lorsqu'on est face à de tels individus, tout notre bon sens est ébranlé par leur existence même ; comment peuvent-ils exister ? Pourquoi sont-ils aussi différents ? Pourquoi n'acceptent-ils pas ce qui pourtant nous semble correct ? Ils sont une énigme et ne semblent posséder aucune morale. Et en général ces gens-là ne constituant qu'une maigre portion de la population globale, c'est pour cela que la société les rejette en les jugeant inaptes à s'intégrer, les met derrière des barreaux parce qu'ils représentent un danger. Oh, certains sont sans doute de vrais fous, mais d'autres ont « simplement » une vision différente des choses.

Dans le cas d'Aria ce n'était pas qu'elle n'avait pas envie de se rapprocher des autres, ni même qu'elle ne le voulait pas. Disons plutôt qu'elle s'en sentait incapable. Elle avait trop pris l'habitude de tenir les autres éloignés, de ne pas se laisser approcher par peur que soit dans de mauvaises intentions ni de faire le premier pas car elle se persuadait toute seule que ses efforts ne serviraient à rien. Seulement plus la vampire agissait ainsi, plus elle se retrouvait seule. Lorsqu'elle en prenait conscience son cœur se serrait, mais au lieu d'essayer de changer pour aller mieux, elle se cachait les yeux et se bouchait les oreilles en se disant que, de toute façon, la solitude lui allait mieux. Qu'elle n'était pas faite pour les relations, donc que les limiter était pour le mieux. Ainsi, notre héritière renforçait la barrière : en plus de penser que le monde était rempli de mauvaises intentions, elle se disait aussi que du coup elle n'avait pas à être triste de rester dans son coin. Voyez un peu à quel point elle était capable de se mentir, c'en était à se demander si elle pouvait encore voir la vérité derrière ces vitres teintées – parce qu'au final, dans ce processus, elle enfermait à double-clé sa propre personne mais prenait le risque de se perdre de vue. Ou de devenir schizophrène. M'enfin pour le moment, elle ne se sentait pas le courage d'y remédier et se demandait si devenir folle n'était pas mieux que d'affronter ses peurs en faisant tomber ces chaînes. Dans tout les cas, elle était bien trop fragile pour le supporter.

Seulement voilà, il arrivait que nous fassions des rencontres particulières, qui nous troublaient jusqu'au plus profond de notre âme, nous ébranlaient sous leur impact. Il arrivait que nous rencontrions des personnes particulières, capables de nous toucher comme personne d'autre rien qu'en posant le regard sur nous. Ces rencontres étaient magiques, ensorcelantes, et l'envoûtement était si puissant qu'il nous empêchait de détacher le regard de cette personne et nous poussait même vers elle.
Aria voulait rester cloîtrée dans sa carapace, pourtant au fond elle croyait en ce genre de rencontres prédestinées. Peut-être parce que si elles existaient, alors cela voudrait dire qu'elle avait des chances de trouver quelqu'un à qui elle pourrait faire confiance et s'ouvrir sans prendre de risque. C'était ce qu'elle attendait : pouvoir se reposer sur quelqu'un. Pas complètement bien sûr, ce n'était pas dans son caractère, mais le simple fait de pouvoir croire en quelqu'un et de se dire qu'il sera toujours là pour nous soutenir nous offre un soutien immense. Bien sûr il y avait Eril, Zeno et Regulus, mais ils faisaient partie de sa famille. Ce n'était pas pareil. On ne se comporte pas pareillement avec sa famille, en plus elle avait tendance à ne pas leur montrer ses failles pour ne pas les inquiéter. Ils s'étaient déjà beaucoup occupés d'elle et continuaient encore aujourd'hui, elle ne pouvait pas leur imposer ça en plus.

Et maintenant, la voilà face à Earl. Et de mémoire, c'était la première fois que notre immortelle perdait pied face à un inconnu – appelons un chat un chat. L'éclat dans son regard émeraude la fascinait : on aurait dit une lueur infaillible, prête à braver toutes les obscurités. Une chandelle dont le propriétaire avançait avec volonté, mais qui était aussi prêt à s'arrêter s'il croisait une personne en difficulté et à partager sa lumière pour les aider. Le tout avec une honnêteté dont même elle avait du mal à douter. Et lorsqu'il souriait, la joie dansante qui venait renforcer cet éclat la laissait incapable de parler.
Oui, il lui faisait de l'effet. Mais elle ne savait pas si c'était une bonne ou une mauvaise chose. En revanche, Aria savait qu'elle souhaitait en savoir plus sur lui, jusqu'à ses tiques – par exemple, il se passait souvent la main dans les cheveux. Du coup elle devenait inconsciemment plus attentive à toutes ses mimiques, parce qu'elles étaient une sorte de signature personnelle et que savoir les décrypter permettait de se faire une idée de ce que pensait l'autre. Par contre, quand on était pas encore rôdé, on pouvait mal interpréter certains gestes ; lorsque le jeune homme se passa une main sur le visage et cligna des yeux avant de prendre le châle, elle se demanda si c'était parce qu'il était fatigué et se sentit inquiète, sans se douter qu'elle était assez loin de la plaque.

Puisqu'il n'affichait aucune fatigue en prenant le châle, la jeune femme préféra ne pas faire preuve d'indiscrétion. S'il était vraiment épuisé peut-être ne voulait-il pas le montrer, auquel cas elle ne pouvait pas le blâmer ni ne se permettrait de le questionner. Et s'il ne l'était pas tant mieux, mais en posant la question elle passerait pour une potiche. En revanche, chose rare chez elle, Aria osa prendre les devants en lançant la conversation. Comment pouvait-elle en apprendre plus sur lui sans qu'ils ne discutent ? La télépathie ne faisait pas partie de ses pouvoirs. Bon en revanche elle avait la possibilité de voir le passé de ceux dont elle buvait le sang, mais c'était particulièrement indiscret et malpoli et, en plus, elle n'avait pas bu le sang d'Earl. Ce dernier lui adressa un nouveau sourire à faire fondre une banquise, avant de lui répondre. La Ashcrown se surprit elle-même à l'écouter attentivement. Il lui donna à nouveau des preuves de son bon fond en expliquant qu'il pensait à la sécurité des enfants de son village, en suivant les traces du yéti.
Tout se déroula tranquillement, jusqu'à ce qu'il n'évoque le conflit entre les fées et les elfes. La tension monta dans la pièce, chauffée par la rage que contenait le brun. Son regard était en train de s'assombrir, non ? Que lui était-il arrivé, pour qu'il parle ainsi d'un conflit qui durait depuis des siècles ? Elle aurait bien posé la question, mais l'impression que cela ne ferait qu'empirer les choses l'en empêcha.

Qui aurait cru que ne pas savoir que dire pouvait être aussi frustrant ? Aria baissa le regard jusqu'à ses genoux, silencieuse, les lèvres étroitement scellées pour s'empêcher de parler de peur de faire une bêtise. Sa tête tournait à plein régime et son poing était crispé autour du tissu de son châle. Elle sentait que son vis à vis avait une dent contre ce conflit, mais ne savait pas pourquoi. Elle ne savait même pas ce que cela faisait de perdre quelque chose à cause d'un différent débuté par de lointains ancêtres, donc qui ne devrait pas concerner les générations actuelles. Alors les mots avaient beau s'entremêler sous son crâne, elle ne pouvait pas trouver les bons. Et il y avait aussi le fait qu'elle ne savait pas vraiment ce qu'il s'était passé, si cela se trouvait c'était une affaire personnelle, un démon avec qui il devait lutter seul. Pourtant, en cet instant, la jeune femme aurait aimé lui apporter un peu de soutien et de réconfort, à lui qu'elle connaissait depuis moins d'une journée.
Finalement, Earl se détendit. Dès qu'il reprit la parole pour s'excuser, elle releva subitement la tête.

« Oh, non, vous ne me dérangez pas ! » Elle baissa à nouveau le regard, ne sachant toujours pas que dire ou faire. Si ce genre d'idée pouvait lui traverser l'esprit elle l'aurait pris dans ses bras, mais ce n'était pas le cas. Au bout d'une poignée de secondes, elle lâcha un « j'aurais dû me taire... » dans le vague, avant d'agrandir les yeux et de relever le menton pour fixer son interlocuteur. Mince ! C'était sorti à voix haute ? Rah, cette fichue mauvaise habitude. Étant souvent seule avec Regulus, il lui arrivait souvent de formuler ses pensées à voix haute lorsqu'elle ne faisait pas attention.

« Pardon, je viens de penser tout haut... » dit-elle, un peu gênée. Désormais gagnée par la nervosité, elle sortit tout d'un coup « Je n'ai jamais eu de frère ou de sœur... Non heu... » avant de se secouer la tête. Son regard tomba alors sur les tasses de thé, dont l'épéiste se saisit en coup de vent avant de se lever. « Je vais refaire du thé » furent les paroles qui accompagnèrent ses premiers pas, mais juste après les avoir prononcées elle s'emmêla les jambes et tomba comme une crêpe sur le sol. Heureusement que les deux tasses étaient vides. Par contre, il n'y avait aucun moyen d'atténuer la honte qu'elle ressentait. Elle évita cependant de rester face contre sol en s'asseyant lentement, puis frotta sa tête – qui lui semblait trop légère – avec un « ouch... » et osa faire pivoter son cou pour regarder Earl, une pointe d'appréhension sur le visage. Après une chute aussi lamentable, beaucoup auraient envie de rire, pourtant il avait juste l'air inquiet. « ll y a plus de peur que de mal, je vous assure. » Bon il y avait eu pas mal de dégâts du côté de son ego, mais au moins ce n'était pas physique ça. En revanche, sachant qu'elle n'était pas au meilleur de sa forme, il lui fallut un certain temps pour réussir à se relever.
Cela fait, elle regarda Earl en ne levant le visage qu'au minimum, se reposant plus sur le mouvement de ses yeux. Quelle honte, vraiment. La demoiselle se détourna brusquement pour récupérer l'une des deux tasses en demandant prudemment « vous n'allez pas rire.... ? » Non pas qu'elle l'aurait bien pris, loin de là. Vous me direz, au moins elle aurait su que cela lui avait changé les idées. Ça n'aurait pas été plus mal comme contrepartie.



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Re: A new dawn, a new day ∞ Earl | Sam 30 Aoû - 22:05



A new dawn, a new day.❝I say love, it is a flower, and you its only seed.❞
Lorsque la jeune femme s’empressa de le rassurer au fait qu’il ne la dérangeait pas, il hausse légèrement les sourcils en l’observant. Il ne s’attendait pas vraiment à ce genre de réaction de sa part, mais c’était plutôt une bonne surprise. Son interlocutrice avait baissé les yeux, peut-être perdue dans ses pensées, lorsqu’elle marmonna à nouveau. Un air interrogateur se dessina sur le visage du fae, se demandant à quel propos elle aurait mieux fait de se taire, mais elle redressa la tête pour le regarder, les yeux légèrement agrandis et un air gêné sur le visage. Alors c’était ça. Elle avait pensé tout haut. Il eut un petit sourire rassurant, voulant lui faire comprendre que cela ne faisait rien. D’ailleurs, il découvrait avec plaisir cet aspect assez candide dans ses réactions gênées. D’ailleurs, nerveuse, elle reprit la parole pour continuer la conversation, mais s’arrêta au milieu de sa phrase

Elle avait l’air légèrement chamboulée, et pour la première fois, il était capable de voir un peu à travers le rideau glacial de ses yeux brillants. Elle secoua la tête, avant de se lever avec précipitation en disant qu’elle allait chercher du thé. Earl ne put s’empêcher de comprendre qu’elle le faisait pour masquer sa gêne, probablement, mais il n’eut pas le temps d’aller au bout de sa pensée car la vampire s’emmêla les pinceaux et tomba en avant. Par pur reflexe, il avait déjà bondit sur ses pieds et se trouvait à ses côtés. Il pouvait lire sur son visage une certaine douleur, mais il n’était pas certain que ce fusse une douleur physique. C’était probablement plus le fait d’avoir trébuché devant lui qui la peinait, mais il ne pouvait pas en être certain. Et dans tous les cas, voir ces expressions négatives danser sur son visage ne lui plaisait pas. Il était bien trop inquiet pour elle – plus qu’il ne l’aurait dû, probablement. Elle plongea son regard dans le sien. Peut-être étais-ce à cause de la gravité qui s’était emparée de lui plus tôt, mais il était très sérieux. Il l’aida à se relever avec une délicatesse qui pouvait sembler étrange lorsqu’on l’avait vu combattre un yeti de plusieurs tonnes.

Il la fixait avec une douceur qui le décontenançait lui-même. Elle se détourna pour récupérer les tasses qu’elle avait voulu ramener à la cuisine plus tôt. Sans le regarder, elle lui demanda s’il n’allait pas rire. Etrangement, lui qui était d’habitude si moqueur et cynique, cela ne lui avait même pas effleuré l’esprit. Il était trop préoccupé par le fait qu’elle ne se soit pas blessée et par son expression peinée qu’il n’avait pas même songé à faire une telle chose. Ce qui était sûr, c’est qu’en compagnie de quelqu’un d’autre, il aurait vérifié son état avant de s’esclaffer. Mais là, il n’en avait pas envie. Il n’avait pas trouvé cette chute amusante. Il était d’ailleurs vexé de n’avoir pas réagi suffisamment vite pour la rattraper avant qu’elle de heurte le sol. Alors, un sourire se dessina sur ses lèvres parfaitement dessinées tandis qu’il la regardait sous ses cils. Sa voix s’éleva avec douceur entre eux.

« Je n’oserais pas… »

Puis, il s’approcha d’elle, son sourire toujours aux lèvres.

« Laissez-moi vous aider, s’il vous plait… »

Il attendit sa réaction, et fut soulagé lorsqu’elle accepta. Il la suivit dans la cuisine, jetant des regards autour de lui comme à son habitude. Puis, soudain, il se rendit compte que tout ce qui s’était passé, ça lui avait donné faim. Ca creusait bien, quoi. Sans réfléchir, il dit tout haut, peut-être pour lui-même : « J’ai faim… ». Sauf que son hôte l’entendit, et il fut un peu gêné (chacun son tour), sauf qu’elle avoua qu’elle aussi avait faim. Alors, sans attendre, il lui proposa derechef si elle voulait de l’aide pour préparer à manger. Et c’est donc de manière assez inattendue qu’ils se mirent aux fourneaux côté à côté. Au menu, spaghetti bolognaise, apparemment. Earl se contenta d’abord d’éplucher des oignons et de les couper pour les mettre dans le plat avec de l’huile, une bonne odeur montant déjà dans la pièce. Il regardait sans arrêt Aria sous cape pour la voir cuisiner. Il fut une nouvelle fois frappé par sa beauté. Tous deux concentrés sur leur part du travail, ils ne parlèrent pas beaucoup, mais l’atmosphère était agréable, il n’y avait plus vraiment de tension entre eux. Lorsqu’ils dressèrent la table pour manger dans la cuisine, Earl s’adressa à elle.

« Merci beaucoup de m’accueillir. »

Il lui fit un beau sourire. C’est vrai que, après avoir jeté un nouveau coup d’œil par la fenêtre, il s’était résigné à rester ici – en effet, il s’était remis à neiger. Comme si la divinité qui s’occupait des jours neigeux n’avait que ça à faire. Dans tous les cas, j’ai employé le terme « résigné », mais il est évident qu’en réalité, il était plutôt content de pouvoir rester en compagnie de cette jeune femme. Lorsqu’ils s’attablèrent, il sourit à son interlocutrice.

« C’est fou, qu’il fasse aussi froid à cette époque de l’année… En tout cas, bon appétit ! »

Il saisit poliment ses couverts, attendant qu’elle fasse de même pour commencer son repas. C’était trop bon ! Maintenant, il se rendait vraiment compte à quel point il avait eu faim, se retenant de dévorer sa portion de spaghetti vitesse grand V. Il n’y eu pas vraiment de péripétie particulière lors de ce repas, autre que le fait qu’il demanda à Aria de lui passer le sel, et que ce faisant, ils s’effleurèrent doucement les doigts, provoquant un nouveau silence gêné. Earl ne se souvenait pas être aussi maladroit en présence de quelqu’un d’autre, mais il était obsédé par l’envie de ne pas la mettre mal à l’aise, alors il agissait avec une prudence encore plus élevée que d’habitude.  



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A new dawn, a new day ∞ Earl
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