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 Composture and wrath are insignificant to one another Ω Arès

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Composture and wrath are insignificant to one another Ω Arès | Ven 13 Juin 2014, 23:46



Composture and wrath are insignificant
to one another

PV Arès






De Hadès, on pouvait dire qu'il était borné. Il n'écoutait que rarement les conseils, les opinion ou les propositions des autres, à moins que la personne soit quelqu'un dont il respecte la parole. Sinon, il se fiait à son propre jugement. Et lorsqu'on voulait lui faire une remarque, si elle n'était pas des plus judicieuses (et s'il  daignait nous écouter), il nous ignorait tout bonnement ou nous lançait un regard signifiant « mêles-toi de tes affaires et tout ira bien ». Vous pensiez vraiment que personne n'avait jamais osé lui parler de sa fâcheuse tendance pour la cruauté ? Oh que si, mais à chaque fois, leur avis passait magistralement à la trappe. D'ailleurs, il préférait travailler seul : dans les groupes, il arrivait forcément un moment où les avis divergeaient, provoquant des tensions aux effets néfastes sur l'humeur, la progression, l'implication et la qualité du travail des membres. Or pour le chthonien, l'efficacité était importante. Il avait aussi pour réflexe de mettre son grain de sel partout, or cela le fatiguait au final, raison de plus pour préférer n'avoir à s'occuper que de lui-même. De plus, le brun était du genre à vouloir superviser les autres, à surveiller par-dessus leur épaule qu'ils ne faisaient pas n'importe quoi, à en presser certains et à s'agacer s'il n'y avait aucune communication au sein du groupe ou que quelque chose ne lui plaisait pas. Le souci, c'était qu'il était un client difficile, du coup il trouvait facilement à redire. Avec lui tout devait être clair, net, précis et le plus parfait possible – sinon parfait – quand on parlait boulot, que ce soit pour les autres ou pour lui.

Au moins n'en attendrait-il pas plus d'eux qu'il ne s'en imposait à lui-même, au contraire. Sans oublier qu'Hadès rageait facilement quand on ne satisfaisait pas ses attentes. Il ne demandait pas la Lune non plus, mais certains avaient du mal à comprendre qu'il était intransigeant et perfectionniste. En bref, il était le genre de personne qui ne pourrait pas faire de colocation sans faire tout un plat sur les règles de base et qui ne pourrait pas vivre en société sans avoir envie de prendre un inconnu A pour frapper l'inconnu B (parce qu'ils parlaient trop forts, parce qu'ils prenaient toute la place, parce que l'un fumait en public pendant que l'autre s'était stoppé en plein milieu du passage et ne se pressait pas pour se remettre en route...). Cela l'agaçait au plus haut point qu'on fasse montre une telle impolitesse. Surtout envers lui, mais on y est forcément plus sensible en étant directement impliqué que lorsqu'on a le statut de témoin qui passait par là.
Avec ceci, vous pouvez conclure que le roi des morts n'apprécie pas les nuisances. Qu'elles soient sensorielles, spatiales, mentales, grosses, petites, difformes ou extraterrestres, il avait juste envie d'en étriper la source à chaque fois que l'une d'entre elles venait le déranger. La dernière en date avait été une créature très étrange qui s'était enfuie et avait semé la pagaille, causant pas mal de dégâts dans le personnel. Cet espèce de lézard évolutif prenait désormais un bon bain de lave dans le Tartare, il n'en sortait que quand il était sur le point de mourir et replongeait dès que ses blessures avaient assez guéries.

Cependant, aujourd'hui, le dieu des Enfers avait décidé d'écouter sa femme Perséphone. Elle était entrée dans son bureau alors qu'il travaillait et lui avait proposé de faire une pause, espérant ainsi obtenir un peu de temps seule à seul avec son époux. Et comme il ne pouvait rien lui refuser, elle n'eut qu'à insister un peu pour parvenir à ses fins. Eh oui, l'amour pouvait rendre n'importe qui plus docile conciliant.
Ils s'étaient donc confortablement installés sur le canapé, devant la cheminée, pour savourer un moment de calme parfait avec leur moitié. Ils ne parlaient pas mais étaient enfermés dans une bulle particulière au couple, pleine de tendresse, que rien ne semblait pouvoir percer. Seuls les crépitements du feu et leurs rares paroles prononcées à voix basse résonnaient autour d'eux, tandis que les secondes s'étiraient lentement.
Ils auraient pu se croire seuls au monde dans cette pièce, cet espace où rien ne venait les perturber. Ils auraient pu penser que cet instant de félicité durerait, serait aussi éternel qu'eux. Seulement, le monde extérieur jugea qu'il ne devait pas en être ainsi : Hadès avait tout juste réussi à se détendre complètement, poussant le travail au loin dans son esprit, que de puissantes vagues de colère parvinrent jusqu'au couple royal. Ils échangèrent un regard qui en disait long. Pour qu'ils ressentent ces pulsions combatives jusqu'ici, un dieu était forcément impliqué. Et pour émettre une telle violence, cette soif de sang, la liste se limitait à un seul suspect. En se concentrant sur la source de ces vibrations, ils en eurent la confirmation.

Le fils aîné de Chronos lâcha un mince soupir. Allons bon, Arès faisait encore des siennes. Parfois, on se demandait quel âge cet être pourtant immortel et immémorial avait. Mais tout habitué qu'ils étaient aux crises du dieu de la Guerre, Perséphone et lui n'y prêtèrent pas plus d'attention et se renfoncèrent dans leur petite bulle.
Peine perdue. Au bout d'un quart d'heure, ils ressentaient toujours cette aura dérangeant, alors qu'en général il ne fallait pas cinq minutes pour qu'Arès ne se calme. Cela commençait à irriter ce bon vieux Hadès, qui sentait une certaine inimitié monter à son encontre. Pourquoi fallait-il que cela tombe pile alors qu'il passait un bon petit moment avec sa femme ? Là, ils n'allaient pas être d'accord. Au bout d'un moment, il n'en pouvait déjà plus, mais il fallut qu'en plus de le déranger, il mette en danger la vie de quatre fées dont le seigneur des ombres sentit se rapprocher de l'endroit où se trouvait son neveu. Si jamais cela continuait, sans doute que quatre âmes allaient débarquer dans son royaume, impliqués à leur insu dans l'un des excès de violence d'une divinité. Il déposa un baiser sur le crâne de sa bien-aimée, se leva, puis se téléporta à une quinzaine de mètres d'Arès.

Là, il prit le temps d'observer calmement mais très rapidement la situation ; le fils de Zeus se faisait attaquer vague après vague par des créatures de la région. Ou alors, c'était lui qui les attaquait ? Quoi qu'il en soit, cela semblait sans fin. Mais pour pouvoir parler en paix, sans qu'Arès ne soit trop occupé à se castagner, il fit brûler toutes les créatures les plus proches tout en créant un petit muret de flammes pour bloquer les autres.

-Puis-je savoir à quoi tu joues, Arès ? Tu sais pourtant que nous ne devons ni nous faire remarquer, ni mettre en péril l'île ou ses habitants.

Son visage était fermé, comme d'habitude, mais en l'observant bien on pouvait voir que ses traits étaient légèrement pincés. Dans son ton transperçait la réprimande, même sous la couche de neutralité qu'il avait appliqué. On sentait un début d'orage sous son calme apparent.

 




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Re: Composture and wrath are insignificant to one another Ω Arès | Lun 23 Juin 2014, 21:40

Les montagnes, lieu déconseillé aux frileux,elles étaient là majestueuses,épanouies sous un soleil discret. Arès avait décidé de s'y rendre pour rapporter une fleur à Aphrodite qui poussait sur les corniches de cette dernière. Comme il aimait le danger et les nouvelles expériences, il avait pris le nécessaire de l'alpiniste et s'apprêtait au matin à franchir cette grimpette pour obtenir son dû. Tout en sachant que son statut de dieu lui offrait une bonne voire très bonne résistance, ce n'était pas là un grand défi,non en fait peut-être que ce cadeau n'était qu'une simple excuse pour faire le fanfaron sur ses aptitudes. Quand il étendit le bras vers la paroi rocheuses, il sentit déjà que le voyage lui réserverait certaines surprises, il s'attela à la montée de façon engagée et déterminée. Le lichen poussait sur certaines pentes,mais ce n'était pas ce qu'il recherchait non,il voulait cette fleur blanche aux clochettes d'argent qui semblait tinter quand le vent souffler dans ses brins. On n'aurait pu ne pas le reconnaître couvert des pieds à la tête comme il l'était,en vérité il n'en avait pas besoin non plus. Il avait fait en résumé dans le superflu avec cette grosse combinaison, ces cache-oreille, ce bonnet qui s'enfonçait sur sa tête en lui tassant sa chevelure blanche comme toute cette neige. Le vent faisait frémir la nature environnante mais déjà le dieu de la guerre commençait à grogner,en fait son pieu ne rentrait pas si bien que cela dans la paroi,je vous laissais donc imaginer le nombre de coups qui lui fallait pour enfoncer cette pique dans cet amas rocheux sans compte cette corde qui le maintenait dans le vide qui devenait de plus en plus rugueuse toucher. Une envie de faire le mariole le submergea. Vous savez cette envie que vous avez parfois de vous dépasser? Arès l'avait aussi,mais lui c'était en permanence. Il s'attacha une main dans le dos et se mit à vouloir se hisser à la seule force d'un bras. Pour avoir de la force, il avait de la force mais si mère nature nous avait pourvu de deux bras, ce n'était peut-être pas sans raison. Voilà un zigoto balançant au bout de roches de gauche à droite avec une élégance négociable. Ne pouvant suivre de ligne droite, son ascension fut longue, épique,remplie de jurons,de glissades. Vers les trois quarts, il prit de l'élan pour poser ses deux pieds sur la petite corniche le séparant du sommet,il pesta et retira l'attache de son bras. C'était dingue tout de même.

Arès était le seul dieu avec untel potentiel d'énervement,c'était à croire qu'il avait oublié qu'il s'était compliqué la vie. Il envoya des cailloux dans le vide, cria un grand « AAAAH »qui résonna dans toute la montagne. (désolé si avalanche mais c'était un cas de force majeure, il devait faire sortir son agacement ). Vous pouviez comparer Arès à une cocotte minute sans arrêt en ébullition, car oui il ne supportait pas très longtemps d'être asticoté,mais parfois il le  recherchait bel et bien par exemple sur cette montée absurde.. Une fois qu'il avait évacué toute sa rage,il toisa le vide  qu'il avait escaladé avec une immense fierté,puis poursuivit à deux mains la montée. Étrangement,elle fut plus difficile qu'à une main,la fatigue avait-elle eu raison de notre dieu ou bien en avait-il assez de cirque qu'il avait orchestré ? Il avança une main après l'autre en plantant sans peine son pieu,l'habitude faisait qu'il savait doser sa force pour que cette fois il se plante sans peine. Le danger venait que ses placements de mains et de pieds ne s'adaptaient plus à la forme de la roche. D'un coup,un bouquetin le dépassa et vint bêler non loin de lui. Il le regarda avec une mine déconfite  et blasée.


«  Alors tu le prends comme ça....Amateur ! »

Arès observa l'animal brun qui bondissait entre les roches avec aisance, il accéléra le rythme tant et si bien qu'avec sa force il détacha une roche sur laquelle il avait pris appui. Alors qu'il se sentit glisser, sa dernière vision fut un « beeh ». Sur le coup, il n'eut pas le réflexe de réagir et fut quitte pour une roulade qui le ramena quelques mètres plus  bas. Son « rival » bêlait toujours de la même façon en haut. Il observa les  yeux vitreux, la tête du museau aux longues cornes recourbées... Il arracha sa combinaison et s'élança sans tout cet attirail . D'un coup, dans cette chemise blanche et ce short il exprima une vitalité plus grande. L'animal n'allait certainement pas l'attendre et se mit à cavaler dans  tous les sens. Arès allait de corniches en corniches en faisant parfois des bonds vers des avancées de roches pour gagner du terrain. L'animal partit dans une petite caverne apeuré par cet individu coriace qui ne le lâchait pas pour des raisons qui lui échappaient. Arès lui ne reprit pas son souffle, trop heureux d'avoir eu le dernier mot sur ce pseudo défi. Non, mais il revoyait encore ces yeux sans expression qui l'avaient fixé quand il avait glissé ; ça avait vraiment été un déclencheur.

Non,il ne voulait pas la mort de l'animal juste voire une expression de vaincu. Stupide oui mais il n'avait pas supporté ce témoin... Quand il entra avec la dignité due aux vainqueurs,une espèce de moucherons lui fonça dessus. Le dieu de la guerre voulut s'en débarrasser mais rien à faire... il fonça vers un tunnel  qui déboucha sur une petite clairière sur les hauteurs, où il s'aperçut qu'il était assailli par des...petites créatures. Ah non, c'était trop...  il sortit son épée et faisait des cercles pour tenter de les chasser,les intimider, qu'importe mais les écarter surtout ! Ce fut le moment que choisit Hadès pour apparaître,son oncle ici ? Lui aussi voulait escalader de la roche ? Lui ? Non.  Il mit fin à son calvaire et brûla les créatures les plus persistantes qui voletaient tout près de lui. Arès souffla, il avait oublié son « digne » adversaire  et faisait face à toute la sévérité de son oncle. Arès nota le mur de flammes plutôt spectaculaire  comme entrée soit dit en passant.


-Puis-je savoir à quoi tu joues, Arès ? Tu sais pourtant que nous ne devons ni nous faire remarquer, ni mettre en péril l'île ou ses habitants.

" ... Heu, tu veux que je me fasse remarquer par qui de cette hauteur ? Et ça",fit-il en désignant les créatures qui s'agitaient derrière le rideau de flammes. " ça ne compte pas,t'as vu leur taille,sérieusement... Des moustiques,ça ne fera rien. Et dis moi cette entrée,tu l'as répétée... ", ajouta -il en tournant sur lui-même pour faire mine d'admirer ce mur de flammes tout en applaudissant.




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Re: Composture and wrath are insignificant to one another Ω Arès | Dim 13 Juil 2014, 14:27



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A cette altitude l'air commençait à se raréfier et à s'assécher, rendant la respiration difficile et le froid mordant. Chaque bourrasque s'insinuait sans pitié à travers les couches de vêtements et notre visage nous tirait tellement qu'on avait l'impression que son épiderme allait se fendiller si on se servait de l'un de nos muscles faciaux. Les oreilles devenaient douloureuses, les mains raidissaient au point que nous ne pouvions plus replier les doigts, les lèvres gerçaient tant et si bien que nous n'osions plus parler, et nous étions si occupés à trembler en claquant des dents que nous ne pourrions guère nous concentrer assez pour tenir une conversation. Bref, les conditions n'étaient pas des plus agréables.
Mais Hadès ne semblait pas dérangé pour autant. Ou du moins pas pour des raisons météorologiques ; parce que sinon il avait bien la tête des mauvais jour, ceux où un imprévu le force à quitter le calme de son royaume. Bon certes il n'avait jamais rien d'aimable ou de joyeux, on le croirait parfois aussi mort que les résidents du monde souterrain. Mais lorsqu'on le connaissait assez, on apprenait à distinguer les quelques différences marquant un changement d'expression. Poséidon et Zeus étaient très doués pour déceler et décrypter tous ces petits signes d'une humeur particulière chez leur frère aîné, usuellement d'une placidité effrayante. Mais celle qui y parvenait le mieux était évidemment Perséphone, qui était capable de lire en lui comme dans un livre ouvert rien qu'en observant son visage pourtant peu éloquent.

D'ailleurs, si le fils de Cronos avait l'air contrarié actuellement, c'était justement parce qu'on l'avait dérangé alors qu'il passait un moment agréable avec sa bien-aimée. Or le souci avec lui, c'était qu'apparaître comme une nuisance à ses yeux était d'une facilité déconcertante. Il suffisait de donner un petit coup dans le mur de son bureau, sans faire exprès et alors qu'il travaillait, pour qu'il vous juge trop bruyant. Alors imaginez ce que c'était quand Hadès s'accordait une pause, un répit, un instant de calme et de sérénité en compagnie de Perséphone... Mais que des vagues de colères émises depuis Sanctuary of Heart venaient les empêcher d'en profiter pleinement. Depuis quand est-ce qu'on ne pouvait pas être tranquille plus de cinq minutes avec son épouse ? Sérieux, parfois il pouvait s'écouler des heures et des heures sans que rien ni personne ne le dérange, alors pourquoi fallait-il que cela arrive pile alors qu'il était seul à seul avec son épouse ? On se fichait de lui, peut-être ? Rah, si le coupable (et je dis bien « coupable » parce que c'était un crime à ses yeux que de le déranger à un moment pareil) n'avait pas été un dieu, il l'aurait bien fait tomber dans les Enfers pour le soumettre à une torture éternelle. Mais en même temps, si le coupable n'avait pas été un dieu jamais ses pulsions hargneuses n'auraient pu atteindre le monde des morts. De plus, à force, les grosses colères (enfantines) d'Arès étaient devenues monnaie courante : sa tendance à s'emporter était aussi connue que celle d'Hadès à être facilement irrité, voir plus encore puisque son neveu se faisait rapidement remarquer quand le sang lui montait à la tête.

Il était en revanche rare qu'Arès s'emporte plus de cinq minutes, puisqu'il était du genre à tout déverser d'un coup. Alors, pourquoi est-ce sa colère durait aussi longtemps cette fois-ci ? Quelle était la différence ? Ça, notre chthonien aux yeux rubis s'en fichait bien. Son neveu pourrait être en train de combattre toute une armée, être enfermé dans un cachot à plusieurs mètres de profondeur ou encore se disputer une énième fois avec Athéna qu'il s'en fichait bien ; dans les deux premiers cas, Arès étant un dieu, ce ne serait pas suffisant pour représenter un danger. Quant au troisième, eh bien... C'était simplement la nature de la relation entre les deux divinités de la guerre et ils ne déraperaient jamais au point de s'entre-tuer. Il ne s'inquiétait pas du tout pour le fils de Zeus donc, surtout qu'il sentait une telle quantité de rage provenir de celui-ci qu'on ne pouvait douter de son excellente santé. Une personne malade ou blessé ne pourrait pas faire preuve d'autant de vitalité, cela tombait dans l'excès. Oui, voilà, Arès avait beaucoup trop d'énergie. À un point tel qu'on avait l'impression d'être vidé de la nôtre quand on était à proximité de lui. Justement ce jour-là, le brun était peut-être dans son palais (c'est à dire l'endroit le plus éloigné de l'île céleste), mais il trouvait tout de même être trop près. Et s'il aurait pu supporter cinq minutes de gros pétage de câble, quinze, ça commençait à faire beaucoup – sans compter les fées que son neveu mettait en danger.

Du coup, Hadès décida d'intervenir personnellement auprès d'Arès (parce que leurs noms riment -vlan-). Son but était bien évidemment de le calmer, de préférence le plus rapidement possible histoire qu'il puisse retourner tout aussi vite auprès de Perséphone. Qui sait, peut-être pourrait-il profiter de quelques minutes de calme en sa compagnie avant de retrouver les dossiers empilés sur son bureau.
Quand il arriva sur ce plateau enneigé, le geôlier des morts sentit la différence de température mais n'y prêta pas attention. Cet environnement ne l'affectait pas plus que cela, surtout qu'il était assez agacé. En revanche, les petites créatures qui s'en prenaient au dieu de la guerre étaient une gêne : ils les empêcheraient de discuter. Il prit donc l'initiative de faire apparaître un mur de feu, faisant ainsi fondre une partie du manteau de poudreuse et fuir les bestioles montagnardes, avant de prendre la parole. Arès ne prit pas les choses au sérieux, mais ce ne fut pas une surprise. Après tout, Arès était comme ça : qu'importe les siècles son neveu ne changeait pas, il devenait encore aveugle à ce qui l'entourait lorsqu'il piquait une crise. Et ce n'était pas passionnant de tenir le rôle de celui qui le ramenait un peu sur terre, mais il n'y avait pas d'autre choix.

-Les habitants les plus sensibles de l'île ont sans doute ressenti ta colère. Et si tu faisais un peu plus attention à ce qui t'entourait, tu te serais rendu compte que quatre fées empruntent actuellement le sentier menant à cet endroit. À l'heure actuelle ils sont juste en contrebas, en nous penchant nous pourrions les saluer. Il s'arrêta alors un bref instant pour lâcher un soupir inaudible. Tu as trop tendance à laisser ta colère t'aveugler. Hadès fit alors rapidement disparaître ses flammes, les créatures ayant pris la fuite, tout en continuant. D'ailleurs, que fais-tu ici ? Tu t'essayais à l'escalade, peut-être ?

Voilà, il avait dit ce qu'il avait à dire. Quant à sa question, on put sentir une pointe d'ironie dans sa voix quand il la posa car il se doutait bien qu'Arès n'était pas là simplement pour faire de l'escalade, cependant il était vrai que le seigneur des Enfers avait du mal à se l'imaginer venir ici sans raison. De ce qu'il lui semblait, le fils aîné de Zeus n'était pas fan de l'île céleste ou de la planète bleue. M'enfin au fond il faisait ce qu'il voulait, du moment qu'il ne le dérangeait pas ou ne faisait rien de bien nuisible Hadès ne lui demanderait pas de compte... Or ça avait été le cas ici, dommage pour Arès s'il voulait garder la raison de sa présence dans les sommets enneigés secrète.

 




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Re: Composture and wrath are insignificant to one another Ω Arès | Dim 20 Juil 2014, 21:25

"La montagne, ça vous gagne" disaient certains mais dans le cas présent si nous remontions le temps la seule chose que l'on pouvait trouver c'était un gain d'agacement notoire  pour notre cher dieu de la colère... enfin de la guerre. Il était venu pour faire plaisir à sa chère et tendre pour au final se retrouver dans cette situation... Enfin,cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas vu son oncle cloîtré dans les tréfonds de la terre, dans cet environnement plutôt sombre de notre monde. Cela faisait d'ailleurs sourire Arès de le comparer ainsi à une personne se cachant dans cet environnement si sombre en suivant toujours de façon solennelle la vie de toute créature. Et le voilà qui lui dit comment se comporter avec les créatures vivantes,parce que en plus de lui signifier que ce qu'il faisait était absurde,il fallait qu'il lui dise comment il devait se comporter. Arès  croisa les bras en le regardant avec insistance. Il n'avait strictement aucune envie de lui raconter les récents événements. Vous le voyez vous dans toute sa dignité annoncer: "j'ai répondu à la provocation d'un bovidé téméraire qui est venu me bêler dessus". Alors voilà, il lui dit d'un air moqueur :

"C'est rare de te voir sortir de chez toi, cela doit te dépayser. Et pour tes remarques... je me débrouille très bien, comment est-ce que tu oses me dire à moi qui suis dehors ce qu'il faut que je fasse ! "

A chacun des mots qu'il jetait son ton montait, un peu comme une cocotte minute sur laquelle on aurait trop forcé. Il se moquait bien d'avoir troublé la quiétude des habitants sur le coup. Arès n'était pas du genre à beaucoup se remettre en question aussi était-il difficile de le raisonner. Il ne se donna pas la peine de regarder en contrebas, de toute façon qui verrait-il ? Se laisser trop aveugler par la colère et puis quoi encore, c'était par la colère que les plus belles cités avaient vu le jour. C'était par la colère que les peuples ont découvert la liberté. La colère était l'essence de l'être humain et tous ces singes qui ne comprenaient pas ce concept ne pouvaient comprendre Arès. Même s'il se modérait,il gardait toujours la conviction que ses colères étaient justes pour la plupart et même si elles ne l’étaient pas... qu'importe.

"Les gens sensibles méritent d'être endurcis. Et je suis là pour ça."

Arès ne doutait pas facilement non plus,son regard provocateur pouvait en agacer plus d'un. Parfois on pouvait se demander pourquoi son père l'avait autant laissé seul,était-ce la raison de son caractère ou la conséquence ?

" Serais-tu devenu aigri, mon cher tonton?"

Ce fut à ce moment comme un coup de théâtre que le protagoniste responsable de la colère de notre dieu vint poser sa symbolique réplique.

" Beeh"

Là Arès serra les poings, prêt à assommer l'animal puis dit :

" Un bouquetin... tu veux du méchoui? Ou aalors prends le comme animaldecomagnie ça te changera la vie tu verras!, se moqua t-il."

On pouvait sentir que cet animal était lié à son énervement,c'était très perceptible, mais delà à imaginer qu'il avait crapahuté dans la montagne à sa poursuite, fort heureusement, c'était beaucoup moins visible. D'ailleurs, sa course avait sans doute dut réveiller plein de créature. L'avantage d'être énervé c'était d'avoir ce sentiment d'être au dessus des autres. Arès regardait l'ensemble des créatures de la même façon que ce bouc avec un profond dédain.De ce fait,il ne respectait pas grand chose ni grand monde, néanmoins cette faculté qu'il avait à se détacher des autres pouvait être un atout comme une contrainte au sein des dieux.

" Ce que je faisais ... ne regarde que moi, je te ferai dire."




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Re: Composture and wrath are insignificant to one another Ω Arès | Dim 17 Aoû 2014, 22:40



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PV Arès






Arès était un gamin colérique et impertinent. C'était ainsi depuis plusieurs millénaires maintenant, alors bien que ce genre de comportement avait tendance à le rebuter, il s'y était fait. Après tout il n'allait tout de même pas le fuir ou le renier parce que son caractère ne lui plaisait pas toujours. Le roi des Enfers tenait plus à sa famille qu'on ne pouvait le penser, et Arès en faisait partie. Mais n'empêche que, par moments, son neveu parvenait encore à l'exaspérer. À croire que connaître quelqu'un depuis une éternité ne suffisait pas pour être à l'abri d'une surprise, bonne ou mauvaise.
Pour le coup elle était plutôt mauvaise, puisqu'il s'en serait bien passé. Il fallait dire qu'Arès ne mettait vraiment pas du sien : comme bien souvent, il jouait les provocateurs peu aimables. Qu'y gagnait-il ? Alors là. Selon Hadès, rien du tout à part ressembler à un gamin tapant du pied pour un oui ou pour un non. Pensait-il inspirer le respect de cette manière ? Dans ce cas, c'était qu'il ne savait utiliser que des techniques dignes d'un enfant. C'en était risible : Arès ne faisait qu'exposer inutilement son ego surdimensionné et sa fierté mal placée. Pas étonnant qu'Athéna prenne un malin plaisir à le taquiner, tiens, elle devait aimer le tourner en ridicule. Surtout que, pour couronner son attitude puérile, le dieu de la guerre s'énervait beaucoup trop facilement.

Vous me direz, Hadès aussi avait tendance à être facilement irrité. Mais la différence, c'était que lui savait conserver son calme. Tenez, même en s'adressant à son neveu il ne s'était pas emporté ! Pourtant l'envie ne manquait pas, on l'avait troublé alors qu'il se reposait auprès de Perséphone. Ils n'étaient pas aussi matures l'un que l'autre, que voulez-vous, on pouvait même dire que leur tendance à être facilement agacé était leur seul point commun. Notre chthonien n'en était pas mécontent, puisqu'en voyant son neveu il se disait qu'il n'aimerait pas être pareil. Arès s'agitait dans tous les sens vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, c'était d'ailleurs pour lui un mystère : comment pouvait-on avoir autant d'énergie ? Arès en avait tellement qu'en sa présence, le roi des morts avait parfois l'impression qu'on lui volait la sienne. Oui, son propre neveu le fatiguait lorsqu'il démontrait qu'il était parfaitement vigoureux. Si seulement toute cette énergie pouvait servir à autre chose qu'à des caprices, le monde ne s'en porterait que mieux. Les dieux aussi tiens, après tout ils n'auraient plus à faire avec un tel caractère. Les réunions seraient plus calmes, puisque personne ne serait là pour pousser une gueulante en tapant du poing, et le fils de Zeus n'aurait plus cette fichue habitude de leur briser les tympans toutes les heures (vivre dans les Enfers avait pour avantage qu'on n'avait pas à supporter cela !). Que cela faciliterait les choses !

M'enfin, ils en étaient encore bien loin. Regardez donc comment les remarques simples d'Hadès réussirent à mettre l'albinos en rogne, c'était limite fascinant.... Quoi que, finalement c'était peut-être plus blasant qu'autre chose. C'était quoi, le rapport entre le fait qu'il soit dehors et la petite remontrance qu'il venait de lui faire ? Certes il ne sortait pas souvent de chez lui, mais Arès s'emmêlait complètement en voulant l'attaquer là-dessus alors que c'était loin du sujet principal, cela revenait à tenter de trancher de l'eau avec une épée. Le pauvre se rendait ridicule.
Et puis, c'était quoi cette histoire de gens sensibles à endurcir ? Il ne semblait pas avoir compris ce qu'avait dit l'olympien brun, or celui-ci n'aimait pas se répéter ou s'expliquer. Pourtant il le faudrait bien, que ce soit de bon gré ou non. Il lâcha donc un soupir las mais discret, avant de répondre.

« Le but ici n'est pas de faire de ces fées des guerriers, mais de ne pas attirer l'attention. Dois-je te rappeler que nous devons limiter nos interactions avec les mortels ? Ah, ma question était inutile : je n'aurais pas eu à venir si tu comprenais cela. »
Mmmhh, si on s'intéressait de plus près à sa réplique, on pourrait presque croire qu'il critiquait le Q.I de son interlocuteur non ?... Oui donc nous allons éviter de nous pencher là-dessus. En plus, c'était un coup à ce qu'Arès pique sa cent-trente-millième crise de nerfs depuis le début du nouveau millénaire.

Par la suite, le plus jeune des deux dieux insinua que son tonton semblait aigri. Hadès le regarda sans changer d'expres​sion(un sourcil toujours imperceptiblement haussé et le regard toujours aussi impassible donc), prêt à répondre qu'il était parfaitement calme, mais son attention fut alors déviée par un animal bêlant.
Allez savoir pourquoi la soudaine apparition de ce bouquetin déplut au dieu de la guerre, mais à la manière dont il se crispa on pouvait aisément deviner qu'il avait une dent contre lui. En parlant de dent il proposa au geôlier des morts de cuisinier la bête, en lui laissant tout de même l'alternative de l'adopter. Sauf que quitte à choisir, il optait sans hésiter pour la troisième option : laisser cette bestiole tranquille, elle était très bien là où elle était la pauvre. Et qui disait donc qu'il voulait d'elle dans les Enfers ? Ce serait un coup à ce qu'elle finisse pitoyablement dévorée par Cerbère à l'heure du goûter.
Quoi qu'il en soit, comme l'intervention du bouquetin énerva Arès, celui-ci dût se sentir pousser des ailes (c'est souvent l'impression que la colère nous fait, d'ailleurs ce n'était pas si étonnant que le dieu de la guerre ait un orgueil pareil vu qu'il était tout le temps en colère) lui permettant d'être au-dessus du monarque. Sauf que ces ailes n'étaient qu'un produit de son imagination, cela Hadès comptait bien le lui faire comprendre.

« Cela ne regarderait que toi si tu savais te faire discret, or j'ai pu ressentir ton aura jusque dans les profondeurs des Enfers. Tu comprendras, je pense, que je n'ai pas apprécié cette impression qu'on envahissait mon royaume par la colère. » Il approcha alors de quelques pas tout en continuant. « Que grand bien te fasse de t'énerver, je m'en fiche du moment que je n'ai pas à le supporter. Tu sais bien que je n'ai jamais apprécié les enfantillages, de près ou de loin ; je ne suis pas assez patient pour cela. »

Et bim, Comment faire comprendre à quelqu'un qu'il n'est qu'un enfant à vos yeux, volume un, par Hadès ! Tout en disant cela il n'avait pas quitté Arès du regard. Le fils de Chronos savait pertinemment que cela ne plairait pas à son vis à vis, mais il ne retirerait pas ses paroles, tout simplement parce qu'il n'avait fait qu'exprimer le fond de sa pensée. Ce serait le comble qu'il plie devant son neveu quand même, il connaîtrait la plus grande honte de sa longue vie si cela se produisait.
Cela dit, sans laisser à Arès l'occasion de reprendre la parole, il enchaîna par « Mais si tu ne veux pas me dire la raison de ta présence ici, je peux toujours essayer de deviner. Cela a un rapport avec Aphrodite, n'est-ce pas ? » Parce qu'étant lui-même un dieu amoureux, il était bien placé pour savoir que seule sa bien-aimée (ou presque) serait une raison suffisante pour le faire venir jusqu'à cet endroit reclus.

 




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Re: Composture and wrath are insignificant to one another Ω Arès | Ven 03 Oct 2014, 10:48

Hadès avait raison sur bien des aspects du caractère d'Arès, c'était à cela que l'on pouvait sentir qu'il tenait tout de même à lui. L'intéressé demeurait dans sa volonté de pas aller dans son sens, sans doute pour l'agacer ou encore affirmer une certaine suprématie. Une fois que le masque est tiré, plus rien ne peut cacher le visage que l'on montre. de son côté, il était pourtant fier de lui. On lui parlait d'enfantillages, mais ces enfantillages faisaient qu'à présent il l'avait devant lui, il l'avait retiré de ces enfers dans lesquels il semblait hiberner. Son oncle n'était pas aussi inexpressif que beaucoup le laissaient sous entendre, en fait il devait être partisan de l'économie de gestes au point de n'en faire aucun lui demandant trop d'effort. Parfois il tentait d'imaginer Hadès dans ses jeunes années, ce qu'il avait dû être. Il s'était abstenu de toute question à père à ce sujet, tout simplement parce qu'il n'avait rien à lui dire et que cela n'était en rien important. Ce sourcil légèrement rehaussé au mot aigri le fit avoir cette mine moqueuse où les mains posées sur les hanches, il s'amusait à être l'exact opposé de son oncle. A eux deux, ils étaient les deux faces d'une pièce : l'expansivité et la retenue. C'était ce qui amusait Arès à bien y réfléchir.

" Mon dieu... Ce sourcil a bougé !"

Arès n'entendit nullement ce soupire si discret mais comprit l'air désabusé et blasé de son interlocuteur. Comment pouvait-il garder autant son calme ? C'était fou. Il fallait qu'il lui donne son maître zen qu'il puisse comprendre ses secrets, quoi que  cela ne devait pas être bien amusant. De son côté, il vivait pleinement, il n'osait imaginer la vie sous une tonne de papier.

"Faudrait que tu me remercies un jour.."

Ne lui avait-il pas déjà dit d'être discret ? Il radotait ce petit, pensait-il en penchant la tête tout en marchant un peu en décrivant un cercle autour d'Hadès. Soulevant la tête d'un air défiant, Arès se moquait d'en faire des guerriers de même que cette paix qui endormait les consciences, ça végétait bien comme ça.


" Cela fera de bons incapables. Je m'en moque ... si tu savais".

Hadès n'avait manifestement pas eu un coup de foudre pour son rival à barbiche, il ne lui adressa aucune attention et se rendit vers lui d'un pas déterminé. De toute évidence, il savait ce qu'il voulait dire, très bien car Arès saurait lui rendre la monnaie de sa pièce. Arès arrêta sa ronde pour le laisser venir à lui, ce serait impoli sinon voyons. Enfin, c'était plus par curiosité qu'il restait, c'était comme s'il aimait qu'on le provoque. A la mention de cette colère qui aurait envahi le territoire de son oncle, il ne put que en être amusé avec un mélange de fiereté. C'était idiot, mais il se dit qu'au moins les morts des champs de bataille avaient dû se remémorer des bons moments où ils n'étaient pas des silhouettes blanches tout justes bonnes à effrayer quelques âmes sensibles.

"Je me demandais, c'est possible de mourir de peur ? Enfin là tu me fais plus mourir de rire... Enfin une invasion chez toi, content de le savoir ! Et tata va bien ?

Perséphone, il ne l'avait pas tellement vue. Il s'imaginait une jeune femme en haut de sa tour en attendant que le seigneur des lieux ait fini son travail ou soit de retour.


"Elle s'ennuie pas, je veux dire..."

Il eut à peine le temps de bien dire sa remarque que Hadès parlait d'Aphrodite. Tiens, donc pourquoi donc il la ramenait sur le tapis d'un coup.


" Aphrodite... tu traînes trop avec des âmes tourmentées toi, fais gaffe"
, se moqua t-il. "J'adore la montagne, c'est tout. Une envie. Comme ça. Enfin ça tu dois plus trop connaître. Mon pauvre Hadès, essaie de pas trop te ramollir, tu m'inquiètes", lui fit-il en passant près de lui en lui tapotant l'épaule.




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Re: Composture and wrath are insignificant to one another Ω Arès | Mar 28 Oct 2014, 10:44



composture and wrath are insignificant
to one another

PV Arès






Parfois – souvent –, Hadès n'était pas un grand amateur de l'humour d'Arès. De son avis il se voulait hilarant, ironique et par moments légèrement subtil, mais n'était rien de tout cela. Quoi que, admettons quand même que le dieu de la guerre savait faire preuve d'ironie ; le souci, c'était qu'il s'en servait plus pour provoquer que pour faire rire, donc que ce n'était pas vraiment de l'humour. Ou en tout cas, cela ne faisait pas rire notre roi des morts.
M'enfin, il était vraiment mal placé pour parler blagues et autres : lui-même faisait rarement rire. Non pas qu'il essayait vraiment, c'était le boulot des clowns d'amuser la galerie, or il n'en était pas un. Et il ne le ferait certainement pas plaisir, ce genre de chose ne faisait partie ni de ses goûts, ni de ses passe-temps. On pouvait clairement dire que son caractère était trop sombre pour cela, le traiter de rabat-joie même par moments, parce que lorsqu'on tentait un trait d'humour qui ne le faisait pas rire, le brun montrait très clairement qu'il l'avait trouvé naze. Que voulez-vous, tout le monde n'était pas du genre agréable et souriant, et ces gens-là devaient de son avis avoir un secret pour y parvenir. De plus, vous devez bien admettre qu'un personnage parvenant à être blagueur et joyeux avec un poste comme le sien, ce serait très étrange voir carrément flippant. Le monde dans lequel nous vivons nous influence forcément, or lui vivait dans celui des défunts.

Bref, plus ça allait et moins Hadès avait envie de répondre à son neveu. Leur petite conversation commençait à traîner en longueur, selon lui ; il s'en lassait, tout autant qu'il se lassait d'être en pleine montagne hors de son royaume. Cela fut d'autant plus vrai à partir du moment où Arès parla de sourcil puis de remerciement, d'ailleurs il se contenta de garder le silence face à ces deux remarques peu constructives. Et quand Arès lui présenta un bouquetin, aussi. Vous l'aurez compris, quand le dieu des Enfers n'était pas intéressé par un sujet, il ne prenait pas la peine de s'exprimer dessus. Il se disait simplement que ce n'était pas digne de son temps ni de sa salive. Ouep, en gros une personne totalement inintéressante ne vaudrait même pas la peine qu'il lui crache dessus – vous me direz, il était bien trop maniaque pour cracher sur qui ou quoi que ce soit.
Puis vinrent les questions du fils de Zeus. Si c'était possible de mourir de peur ? Oh sans doute, une bonne crise cardiaque et paf ! Une personne dont le cœur n'était pas bien accrochée succombait. Mais le dieu de la guerre n'attendait pas vraiment de réponse à cela, donc le chthonien aux iris rubis laissa couler. Ensuite survint Perséphone dans la conversation, ce qui le laissa perplexe : pourquoi Arès parlait-il d'elle tout d'un coup ? Alors là. Ce petit divaguait beaucoup par moments. Du coup, il se contenta de répondre par « Il est rare que tu t'enquiers de son état », sceptique.

Ils finirent cependant à égalité, puisque Hadès se retrouva à évoquer Aphrodite. Aaah la douce Aphrodite, celle dont Arès était amoureux et qui le lui rendait bien... Quel dommage pour eux, qu'ils ne puissent vivre leur relation comme ils l'entendaient. Ce devait être un déchirement, pas étonnant que la déesse de l'amour passe son temps à pester contre son mariage et ne porte jamais son alliance... Si seulement cela suffisait à faire changer Zeus d'avis, ou encore à attirer des partisans à leur cause. La plupart des dieux étaient soit neutres, soit du côté de leur roi. Le fils aîné de Cronos quant à lui, était contre toute attente pour que ces deux amants puissent être libres de s'aimer. Cependant il n'en montrait jamais rien, car une prise de position de sa part ne serait pas la bienvenue (et que de toute façon il n'en avait pas envie, qu'ils se débrouillent un peu tout seuls). Et bien sûr, il ne comptait surtout pas dire quoi que ce soit à Arès sur ce sujet.
Bref, revenons-en à ce qui nous intéresse. Le comportement du dieu albinos changea légèrement après que le souverain ait parlé d'Aphrodite, devenant plus défensif, ce qui le laissa penser qu'il n'était pas sur la mauvaise piste. Mais étant d'une nature têtue, son neveu nia complètement tout lien entre sa présence dans les sommets montagneux et son amante, quand bien même on pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert. Bah, qu'il mente si cela lui chantait, il avait bien le droit d'être timide ce pauvre petit.

Arès vint par la suite lui tapoter l'épaule, ce qui ne plût pas vraiment à Hadès : d'où se permettait-il une telle familiarité ? Sèchement, il écarta cette main de la sienne. Cela fait, il se détourna et fit quelques pas. « Avant de t'inquiéter pour moi, occupes-toi donc de ce qui t'a amené ici. » Puis il se retourna pour être de nouveau face au dieu de la guerre, et continua par « En ce qui me concerne, j'estime ne plus rien avoir à faire ici. Il est donc temps pour moi de repartir. » L'Olympien ne jugea pas nécessaire d'ajouter qu'en prime, il s'ennuyait fermement. En revanche, avant de disparaître, il ajouta « J'espère que tu seras plus calme dorénavant, et que tu n'attireras pas inutilement l'attention. »
Il regarda son neveu dans les yeux encore deux ou trois secondes, avant de terminer leur conversation par un « sur ce... » et de se téléporter jusqu'à son palais, près des cuisines. Hadès y ordonna qu'on prépare du thé pour sa femme et lui, avant d'aller la retrouver avec les deux tasses fumantes. Le couple s'installa de nouveau sur le canapé devant la cheminée, il répondit aux questions de Perséphone sur sa petite virée en montagne, puis les deux divinités dérivèrent un peu vers d'autres sujets. Discuter avec sa bien-aimée avait toujours eu le don d'apaiser le geôlier des morts, surtout quand ils accompagnaient cela d'un peu de thé.

Ils parlèrent tant et si bien qu'aucun ne vit les minutes défiler, ainsi lorsqu'ils se décidèrent enfin à regarder l'horloge, plusieurs heures s'étaient écoulées. Et dire qu'il avait du travail... Hadès dut malheureusement s'excuser auprès de Perséphone et retourner travailler, cependant et comme régulièrement, il s'arrangerait pour libérer une journée entière sous peu afin de la passer avec elle. Ce n'était jamais assez, mais au moins ils pourraient se consacrer l'un à l'autre l'espace de vingt-quatre heures. Et personne ne leur en voudrait pour cela ; croyez-moi, il mesurait parfaitement la valeur de cela et se savait plus chanceux qu'Arès dans ce domaine. D'autant plus qu'il avait connu la tristesse d'un amour non reconnu, ni réciproque.




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Re: Composture and wrath are insignificant to one another Ω Arès | Mer 12 Nov 2014, 15:20

Son oncle affichait toujours le même air blasé, il n'était pas la meilleur des personnes à embêter, mais pourtant Arès, même s'il avait été gêné qu'il débarque peu après cette altercation avec l'ovidé, avait apprécié de pouvoir s'en prendre à lui un peu. Oh ben c'était son oncle, pas le plus comique de vos soirées d'hiver, mais bon au moins il ne suivait pas tous les autres dieux comme un mouton. Arès appréciait les gens qui avaient un tant soit peu de réflexion. Il n'avait que trop de souvenirs de tous ces gens à qui l'on gueulait l'ordre de foncer vers un ravin et qu'on pouvait avoir l'impression qu'ils s'exécuteraient tous un à un. Quand il demanda des  nouvelles de Perséphone avec son petit air amusé, son interlocuteur n'oscillait pas la parole en évoquant simplement le fait qu'il ne prenait rarement de ses nouvelles. Il n'avait que très peu vu sa tante, ce n'était pas faux; c'était à penser s'il n'ennuierait un jour.

Quand Hadès fit comme un petit discours de départ, Arès l'observa d'un regard convenu sans rien ajouter. Reprendre ce qui l'avait conduit ici, il n'y pensait pas, il trouverait sans doute une petite boutique en oubliant le côté héroïque. Il lui fit un signe de la main quand il lui fit sur "sur ce", puis se retourna par le chemin qu'il avait pris. Son oncle n'attendait pas de réponse de sa part, il l'avait bien compris, alors autant pour une fois aller dans son sens. Et puis parler n'aurait rien donné, il marcha plus loin dans l'herbe, inspira longuement pour tenter d'oublier cet épisode, prit un caillou et le lança contre un rocher pour qu'il vienne s'y encastrer avec toute la force qu'il avait donné dan son lancer, il y arriva sans peine. Il en venait à se demander parfois ce qu'avait cherché à lui faire comprendre Hadès avec sa position supérieure. Il s'était répété et rerépété, comme il lui avait dit, il se ramollissait ou quoi... Enfin pour une fois, il n'avait pas cherché à vouloir se battre ou s'énerver, avec Hadès de toute façon vu son calme, cela annihilait presque toute colère. Des fois, il se demandait ce que donnait une grande colère chez lui, oui juste pour voir, pour faire son curieux... Sur ces pensées, il disparut pour se retrouver en Espagne, il se prit un méchoui en se disant qu'il faudrait qu'il surveille les quelques conflits des terriens pour l'occuper. Au moins son oncle ne sentirait plus ou presque sa colère noyée dans plein d'autre, mais il fallait attendre le bon moment pour se joindre à tous ces cloportes plein de cupidité... Et attendre ne faisait pas partie de ses occupations favorites, il irait sans doute voir les affaires des enfers, c'était préférable.




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