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 The rabbit who will show you the way

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Sasha Loïs Cobain
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The rabbit who will show you the way | Dim 27 Avr 2014, 17:19



The rabbit who will show you the way

♕Haylei & Diane ♕


Diane se sentait tomber. Tomber, tomber. Elle ne pouvait pas bouger, il lui était par ailleurs impossible de savoir depuis combien de temps elle tombait puisqu'elle était mains liées derrière le dos et essayez de vous retourner en étant attachée de la sorte. Cela ressemblait quasiment à sa première chute, à Wonderland. Il ne manquait que les étagères, pensa-elle. Peut-être les avaient ils retirées car elles demandaient trop d’entretien ? Elle n'en savait rien, et de toute façon sa préoccupation première était de savoir si oui ou non sa chute allait lui faire mal. Elle vit passer des oiseaux, des nuages. Des choses si normales, et pourtant si magiques. Tout cela étaient de près ou de loin des allégories de la liberté qu'elle avait perdue de vue durant si longtemps.

Un ciel bleu. Cela faisait si longtemps qu'elle ne l'avait pas contemplé. En comparaison à son plafond gris, blanc, triste. Là on pouvait admirer une variété de bleus, un dégradé par ci, un nuage blanc comme le coton là-bas. Il n'y avait que Diane pour remarquer ce genre de détails, certes. Mais que pourquoi juger ? Avez-vous été internés de force dans une prison blanche ? Non ? Et bien ne jugez pas, alors. Diane demeurait une enfant, s'émerveiller devant les choses simples de la vie était rester une habitude, et lui évitait bien des complexes tels que complexer car une tenue  à la mode est trop chère ou parce que son portable était mort -elle n'avait par ailleurs jamais eu de portable car tout contact avec l'extérieur lui était proscrit.

Un violent choc lui arracha un cris de douleur, elle suffoqua, sa respiration, coupée. Elle se  roula comme elle le pouvait, à terre, toujours enfermée dans sa camisole, comme elle l'était depuis plus de cent ans, enfermée, dans son corps. Une toux roque lui arrachait les poumons, qui résonnait dans toute sa cage thoracique avant de s'étouffer dans sa gorge. Elle ferma les yeux, une larme sur son visage encore meurtrit de bleus. Elle saignait partout, résultat de son ancienne crise. Ses bras, reliés dans le dos, l'empêchaient de se relever et serraient ses poumons, rendaient sa respiration difficile. Elle s'effondra au sol, suffocante, tentant tant bien que mal de dénouer sa camisole, bien qu'elle savait cet effort vain, elle avait tenté maintes et maintes fois sans jamais y  parvenir.

Le chat de Cheshire vint la réveiller, il était là, devant elle, entier. Il lui demanda :
« Dis moi, Diane, sais tu où tu es ?
Entièrement lucide, elle lui répondit :
-Là maintenant, à Wonderland, pourquoi ?
-Bien. Donc tu sais que Wonderland c'est ici et nulle part ailleurs dans ce cas là ?
-Bien sûr! Elle regarda à droite, à gauche. Le paysage comme toujours avait changé et là se trouvaient autour d'elles un champ de champignons, qui, elle le savait depuis belle lurette maintenant, avaient le pouvoir de la faire changer de taille. Cela avait été fort utile certaines fois, comme quand elle avait dû aider le lapin à reconstruire sa maison.
Celui-ci arriva d'ailleurs, il avait l'air pressé : Diane, Diane ! Diane ! J'ai à te parler ! Olalala, c'est terrible !
Elle se tourna vers lui. Elle n'avait plus sa camisole, jamais, dans le monde des merveilles. « Oui, que se passe il ?! »
Elle sentit sa vue se flouter, elle leur jeta un regard désespéré, aurait voulu pouvoir entendre le lapin, mais connaissait ce monde et savait qu'elle ne pouvait choisir quand y venir et quand en partir. La jeune Diane savait, du moins, que là où elle se trouvait n'était pas Wonderland. Une bonne chance en soit.

Un œil, un second œil. Elle se releva avec difficulté, les bras toujours liés. Elle fit volte face, où était-elle ? Ah oui,nulle part.  Le ciel et l'herbe à perte de vue, aucun mur, personne. Un sourire se dessina sur son visage, les yeux pleins d'étoiles elle se jeta face contre terre, admirait cette herbe, verte, ce champ sauvage et pourtant si uniforme.  Elle admira ce paysage si beau, si unique à ses yeux, si frais. Elle pouvait sentir l'herbe, entendre les grillons chanter et sentir la douce caresse du soleil sur sa joue.  Diane se releva non  sans peine et leva le nez, se demandant où aller. Vers le nord ? Vers le sud ? Encore faudrait-il savoir où ils se trouvent, avant de songer  à y aller.  Elle opta donc pour tout droit. Tout droit étant bien évidemment relatif, il aurait suffit qu'elle fasse demi-tour et le tout droit n'aurait pas été le même endroit, vous suivez ? Tout cela est bien compliqué, et de toute façon le plus important est bien qu'elle arrive quelque part. Nous verrons après pour voir comment le nommer.

Elle titubait, un pas après l'autre (cette information semble tout  à fait inutile, mais dans le cas de Diane ça ne l'était pas. Des fois, à Wonderland, lui prenait l'envie d'avancer un pied avant l'autre, ou à cloche-pied. Au début elle le faisait à l'hôpital mais elle s'est vite rendue compte que les gens n'aimaient pas ce genre de comportement.).

Au loin, elle n'apercevait que son ombre, qui s'allongeait. On pouvait percevoir ses cheveux virevolter au vent, doucement, par cette brise fraîche de fin d'après midi. De loin, on aurait pu croire à un ange venu de nul part, mais en s'approchant, on aurait vu la camisole, les tâches de sang, les bleus. A  moins d'être totalement perdu, on ne pouvait qu'avoir peur. Mais la peur, pensait-elle, la peur, n'est-elle pas faite pour être surmontée ?

Ses pensées furent stoppées par un mal de gorge, flamboyant. Elle voulut tousser, impossible. Porter ses mains à sa gorge, impossible. Appeler à l'aide, impossible. Une voix, dans sa tête ; de nouveau
« Aliiice... Aliiice... C'est Carroll... » ses yeux se dilatèrent, elle transpirait énormément, elle se mordit la lèvre inférieure à se la faire saigner, elle pensa « partez, partez de ma tête, partez, je vous en supplie, partez.... » la voix, plus déformée que jamais, répliqua sur un ton mielleux « tu es perdue, Alice.. ? Je ne partirais pas, tu as besoin de moi pour survivre, après tout, toutes les personnes que tu rencontreras seront effrayées par ta personne.Regarde comme tu es pitoyable, enchaînée de la sorte. » Sa voix revint et rompit le silence, installé depuis longtemps dans cette vallée sans nom « SILENCE. JE VOUS EN SUPPLIE, SILENCE. » La voix ricana, et  ajouta « tu vois, tu es mauvaise. ».

C'en était de trop, Diane tomba, suffocante, pleurant, gémissant, mordant sa lèvre inférieure. Le goût du sang dans sa bouche, le sang sur ses vêtements, cela la rendait encore plus folle. Elle se roulait par terre, sa gorge la brûlait, elle répétait sans cesse « TAISEZ-VOUS ! TAISEZ-VOUS ! ». La voix comme un écho «  Mauvaise, mauvaise, mauvaise ».
Ses bras lui faisait mal, son corps tout entier ne lui appartenait plus. Son esprit, confronté à lui même, semblait faire bataille avec acharnement, sans pour autant réussir à gagner contre cette folie meurtrière. Encore une fois, Diane et Alice étaient ex-aequo.

Le silence, le silence. La petite Diane est évanouie, la petite Diane a puisé dans toutes ses forces. La jeune fille est là, par terre, gisant comme morte. Le silence était revenu. Son esprit n'était pas à Wonderland, elle était seule, seule, seule. Elle n'arrivait pas à se réveiller.

Des bruits de pas, qui s'arrêtent, qui se stoppent, près d'elle, elle les entends, elle le sait. Lui veulent-ils du mal ? Elle ne sait pas.

Diane se lève d'une traite, contemple brièvement la personne devant elle. C'est une fille. Alice recule de quelques pas, la fixe dans les yeux, effrayée, comme un petit animal, et lance, sur un ton froid, comme un ordre :
« Ne m'approchez pas. »


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L. Haley Harrington
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Re: The rabbit who will show you the way | Jeu 08 Mai 2014, 16:41

Les courbes, toujours les courbes, qui semblent danser sur le papier, au rythme exacte du crayon créant l’imagination. Une danse, c’est ce qu’est l’art, des mouvements fluides dans une harmonie parfaite, captant l’attention, retenant les regards sur la petite chose qui rend unique. Sa main file, se courbant, laissant le crayon laisser sa trace grise sur le blanc immaculé des pages de son carnet. Un buste, des bras, des jambes. Une tête. Un croquis, quelques simples traits sans détails, mais d’une précision de laissant aucun doute sur l'interprétation à faire. Penchant la tête, Haylei examine quelques secondes le résultat avant de sourire, reprenant son croquis, ajoutant des lignes, les courbes du tissu revêtant le mannequin. La mine file, s’use, sans jamais se casser, passant partout autour, se posant le temps de gommer une faute, repassant le moindre détail.

La jeune fille pose son carnet à côté d’elle et s'effondre dans l’herbe aussi verte que sa chevelure, s’étirant avec une petite grimace mi-douloureuse, mi-heureuse. Allongée dans la prairie, elle fixe le ciel, les yeux légèrement plissés à cause du soleil non loin qui éblouissait un peu. Elle était bien, hors de la ville, en pleine nature, assez près du village elfique de ses cousins en cas de problème, mais assez éloignée des autres villages pour rester tranquille. Il n’y avait que des animaux, et encore, qui passaient près d’elle, jetant leur regards curieux sur la jeune femme dessinant dans l’herbe, avant de filer. Haylei est heureuse.

La notion de bonheur n’est pas étrangère à la princesse. Elle sait ce que c’est, elle sait qu’elle l’a déjà ressenti. Peut-être après le moment, peut-être pendant, elle ne pouvait pas vraiment remarquer tout les détails de ses sentiments, comme tout le monde. Qui serait capable de dire tout le temps quand le bonheur vient à lui? Pourtant, Haylei fait parti de ces personnes qui croquent la vie à pleine dent, la dégustent, savent et sentent lorsqu’elle sourit. Ces personnes dont le sourire est dénué d’hypocrisie, dont la sensibilité et l’empathie, naturelle ou non, les redent attentive aux autres, particulièrement réceptrices aux émotions, aux auras. Eponge de sentiments, elle savait combattre les émotions négatives pour ne garder que les autres, trouvant ainsi le bonheur, son bonheur.

« Haylei! »

Cette dernière tourne la tête, ouvrant les yeux, pour se retrouver à loucher sur des yeux animaux. Seraph battait le sol de sa queue, lacérant le sol vert et marron de ses petites griffes, en regardant sa liée, qui l’avait totalement oublié. Quelque part, Haylei trouvait ça normal. Leur relation est étrangement schizophrène, ou plutôt lunatique, passant par différants stades opposé sans transition, alors laisser l’animal de côté ne lui a absolument pas paru bizarre. Haussant un sourcil, elle se redresse, attrapant la bestiole couinant entre ses mains, les plongeant contre son pelage plus doux et fourni que celui de Clochette - la chatte d’un de ses frères - pour le porter en l’air. La panda roux se mit alors à gigoter, appréciant peu son statut, jusqu’à ce qu’elle le pose contre son coeur, le laissant se réfugier le museau dans son cou, pattes avant agrippées sur les manches-ballons de sa robe prune. Remontant légèrement cette dernière, la jeune femme se lève, lâchant l’animal qui se réfugie autour de sa nuque, avant de récupérer ses affaires et les fourrer dans sa sacoche.

Haylei marche dans l’herbe, ses bottes se glissant dans l’herbe, son regard perdu dans le vaste ciel. Elle ne réfléchit pas vraiment, préférant laisser son esprit s’évader, sans savoir à quoi penser. Elle sait que dès qu’elle reviendra à la réalité, elle oubliera ce à quoi elle pensait. C’était souvent comme ça. Elle baisse les yeux, fixant au loin des formes abstraites, des formes dont elle sait la provenance, l'existence, la nature. Cela faisait longtemps qu’elle n’était pas allée voir ses cousins chez eux; depuis quelques temps, c’était eux qui venaient à Skyworld. Légèrement distraite, elle se dirige vers la forêt qui semblait étendre ses bras vers elle, l’attirant.

« Hey! Attend! »
« Seraph? Qu’est-ce qu’il y a? »

Surprise, la mage se stoppe net en baissant les yeux vers son panda roux, dont le museau était tiré vers sa droite, ne lui laissant pas d’autre choix que de suivre la direction du regard. Elle cligne des yeux, se crispe, fronce les sourcils et avance doucement. Une personne. Il y a une personne, allongée dans l’herbe, comme morte, inconsciente, qui ne laissait aucun doute: elle ne s’était pas endormie volontairement ici. Ses pas s’arrêtent, elle avec, elle attend, elle attend quelque chose, elle ne sait pas quoi. Une réaction? Une voix?

Un sursaut. La jeune fille, celle à terre, se lève, si vite qu’elle manque de peu de se cogner à Haylei, penchée en avant. Elles se regardent, une seconde, le temps de plonger dans les yeux rouge de la jeune fille, avant qu’elle se recule violemment, la fixant, apeurée , se faisant plus petite qu’elle ne l’est déjà. La jeune fille, celle aux cheveux verts, n’esquisse pas un mouvement. Quelle utilité de bouger et de lui faire encore plus peur? Elle se décontracte, adoucit son visage, cherchant à la rassurer. La voix de l’autre fille s’élève, tranchant le silence, claquant l’air de son ton glaciale.

« Ne m'approchez pas. »

On dirait une petite chose fragile. La princesse ne bouge pas, elle la regarde. Que faire? Même sachant que ça ne servirait pas à grand chose, un petit déclic dans son esprit et elle lit les sentiments de la jeune fille. Peur, peur, peur. Solitude. Anxieté. Trouble. Terreur. Stop. Assez. Haylei, arrête. Trop d’émotions négatives, commençant à déteindre sur elle. Peur. Que faire? Elle n’en sait rien, elle ignore tout de la jeune fille aux cheveux rose pastels, Elle panique légèrement, recule. Que faire?

Elle cligne des yeux, Seraph lui envoie une gifle mentale, un cri, pour qu’elle n’atteigne pas la terreur. Elle balaie ses pensées, chasse ses sentiments négatifs, laissant un sourire, aussi doux qu’elle peut, fleurir sur son visage.

« N’ai pas peur. Je ne te veux pas de mal. Je m’appelle Haylei. Harrington. Tu viens d’arriver ici, je me trompe? Il n’y a pas à avoir peur, je te promet. »

Jouant sur le naturel, elle s’assoit dans l’herbe, laissant sa robe recouvrir ses jambes. Seraph descend de ses épaules, glissant sur son bras pour atterrir dans l’herbe, regardant calmement la fille aux cheveux rose. De son physique, il n’est pas effrayant, se rapprochant beaucoup trop de l’adorable peluche rousse. Il s’approche doucement, couvant l’inconnue de ses immenses yeux marrons remplis d’innocence.

« Tu peux t’asseoir. Tu es perdue, non? Si tu veux, je peux t’aider, te guider. »

Elle remarque alors les vêtements de la jeune fille, d’un blanc immaculé, mais une combinaison qui lui empêche tout mouvements des bras. Pourquoi? Qui lui avait ça? pour se protéger des autres? Pour protéger les autres d’elle? Plus par compassion que naïveté, mais aussi parce qu’elle sait qu’elle a peur, Haylei penche la tête en regardant ses bras reliés dans son dos.

« Tu ne dois pas vraiment réussir à bien bouger. Tu veux que je te retire...ce truc? »


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1 Rose de Kao' ♥
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Sasha Loïs Cobain
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Re: The rabbit who will show you the way | Jeu 08 Mai 2014, 22:08



The rabbit who will show you the way

♕Haylei & Diane ♕




 « N’ai pas peur. Je ne te veux pas de mal. Je m’appelle Haylei. Harrignton. Tu viens d’arriver ici, je me trompe? Il n’y a pas à avoir peur, je te promet. »


Diane la contemplait, effarée, effrayée. Comme le petit animal qui est bien loin du haut de la chaîne alimentaire, comme un petit animal, perdu. On ne lui avait pas parlé avec un ton aussi doux et innocent depuis fort longtemps. Elle recula d'un pas. L'envie de partir, de courir, était forte, forte, forte, forte. Mais elle ne pouvait détacher les yeux de ce visage, de ce regard, si doux, si gentil. Ô, vous savez, cela faisait longtemps que le regard que l'on posait sur Diane ne se voulait plus apaisant. On la regardait avec mépris, peur ou encore haine. Ce regard là était différent. Remplis de bonté, de pureté, de gentillesse. Diane baissa les yeux, la pauvre jeune fille ne voulait pas la regarder d'avantage. La dame devant semblait si heureuse, si gentille, si normale. Tant d'adjectifs que l'on ne pouvait pas, même dans le plus grand des efforts, utiliser pour décrire Diane.
La jeune demoiselle le savait, on le lui avait dit, elle était pitoyable, mauvaise, dangereuse. Et à force d'entendre de telles choses sur sa personne, elle n'avait pu que les absorber, se transformant en monstre, ce monstre de folie dont les crises étaient aussi effrayantes que dangereuses.


Peur ? Peur ?  Diane se mordit la lèvre inférieure une nouvelle fois, grinça des dents. Peur, elle avait peur. Haylei, comme elle disait s'appeler, n'avait rien d'effrayant loin de là, mais elle était si irréelle. Diane aurait voulut tendre le bras, voir si ça n'était pas encore une fois une illusion. Voulait elle voir ce mirage être vrai ? Ou au contraire, voulait-elle rester seule, tant elle avait honte de cette personne qu'elle était devenue ? Diane se battait contre Alice, encore une fois. Diane souhaitait aller de l'avant, Alice était bien plus craintive, montrer cette face détruite, à quelqu'un qu'elle ne connaissait pas, lui déplaisait.  Diane aurait-voulut toucher du bout des doigts, attirer un peu du bonheur qui semblait émaner de la jeune demoiselle aux cheveux verts. Et en même temps, elle savait que le bonheur la repousserait, encore une fois. Alice était méfiante, savait le mal et l'hypocrisie partout, et était tétanisée à l'idée d'être internée une nouvelle fois après avoir goûté à la liberté.

Alice, on pourrait dire que c'est un nom pour la « folie » de Diane. Mais sa folie à elle est bien spéciale. Sa folie, ça n'est pas son monde, mais ce que les gens ont fait d'elle. On ne naît pas méchant, on le devient. L'enfermement l'avait rendue folle, de la petite fille curieuse elle s'était transformée en monstre paranoïaque, bipolaire et schizophrène. Tant de mots pour décrire un mal causé par l'homme, un mal qu'il n'avait pas ailleurs jamais reconnu comme créé par sa personne. Toujours sa faute, c'est elle qui n'a pas voulu mentir sur son monde, après tout. On l'avait prévenue, si elle avait écouté sa défunte sœur, elle serait très certainement au paradis avec sa famille, morte, mais heureuse.

Promettre, promettre. Elle le lui promettait. Tant de choses qu'on lui avait promises, que "ça"  ne durerait pas longtemps, qu'elle serait heureuse, qu'elle reverrait sa familles. Alors, entre nous, les promesses pour Diane n'avaient plus aucun sens.

Haylei s'assit dans l'herbe. Diane s'éloigna encore plus, se questionnait. « Pourquoi elle s'assied ? Hein ? Elle ne sait pas, elle, que je risque de la tuer, hein ?! Que je suis dangereuse, on me l'a dit, je vais lui faire du mal, je ne veux pas ; elle est si belle... »
Haylei, semblait si fragile, comme une poupée ou une fée. Diane fit une grimace de dégoût, contre elle même. Quelqu'un en dehors de la scène, unique spectateur, n'aurait guère apprécié de me voir près d'un tel ange, pensa la jeune demoiselle.

Diane était débout, maigre, tenant à peine sur ses deux jambes, Haylei assise, jolie, en pleine forme, Diane était là, effrayée, les iris dilatées, tremblante, Haylei était là, calme et sereine. Tant de différences. Si seulement je n'étais pas un monstre, si seulement j'étais aussi calme, pensait-elle, nous aurions pu parler. Mais non, je ne suis qu'un monstre sans sentiments, qui risque de la tuer. Tuer. Tuer. Un mot que la vampire avait entendu tant de fois. Se tuer, elle avait essayé, en vain. On la maintenait en vie, elle ne savait pas pourquoi. Enfermée, dans cette camisole, dans son corps. Dans ce corps qui avait changé sans sa permission, dans cette camisole qui l'empêchait de mettre fin à ce calvaire. Le vent faisait voler ses cheveux rosés, elle se pensait laide. Laide mentalement et physiquement, son cœur était noir, son esprit noir, son corps tout entier immonde. Un monstre.


Un animal, roux, descendit de l'épaule de l'autre jeune fille et contempla Diane avec étonnement. Voit-il le monstre en elle ? Certainement pas, Diane ne ressemble pas  à un monstre, mais elle ne le sait pas. Ou elle ne le sait plus.

« Tu peux t’asseoir. Tu es perdue, non? Si tu veux, je peux t’aider, te guider. »

Guider ? Diane grimaça, on l'avait guidée, dans un puis, dans une chambre blanche dont le seul échappatoire était le plafond blanc. Jamais on ne lui avait pris la main pour l'emmener dans un endroit où elle était libre, c'était toujours sa chambre, la chambre-coussin, le bureau du psychologue. Partout où on l'avait guidée, elle était prisonnière, dans une pièce avec quatre murs.

La vampire resta silencieuse, ne voulait pas parler, continuait simplement de contempler la jeune fille aux cheveux verts, avec le regard aussi pur qu'un enfant de trois ans qui découvre le monde du parc municipal. Mais ce regard était aussi remplit de peur, comme celle d'un cheval que l'on capture, lasso et fouet en mains, qui se débat sans savoir que faire. Loin de Diane l'idée de "foutre un vent" ou d'être désagréable, mais elle savait que plus elle en disait, plus elle s'ouvrait, plus on trouverait des choses à dire à son encontre. Et même si elle ne répondait pas, ne serait-ce que d'un clignement des yeux, elle analysait très soigneusement chacun des mots, des phrases, des expressions et des gestes de la jeune fille se trouvant en face.

Haylei posa ses yeux sur la camisole de la prisonnière. Celle-ci sentit son cœur battre la chamade, elle n'aimait pas être vue, et bien que l'autre jeune fille semblait être plus captivée par cet accoutrement spécial que par la personne même de Diane celle-ci se sentait honteuse.



 « Tu ne dois pas vraiment réussir à bien bouger. Tu veux que je te retire...ce truc?»

Diane écarquilla les yeux, sans qu'elle ne puisse ni les contrôler ni les cacher, ils se remplirent de larmes. Elle prit une grande inspiration, posa son regard remplit de douleur dans celui d'Haylei, et annonça.

« Non. Si tu, vous, tu, vous... Si vous me le retirez, je vais vous faire mal. Laissez-le moi, partez, je vais vous tuer. Je le voudrais pas, mais j. Je... Je vais vous tuer. » Une larme perla sur sa joue. C'était dur à dire, assumer cela n'était pas chose facile, annoncer à quelqu'un qu'on crève d'envie de rencontrer que l'on risque de le tuer, lui dire de partir, en courant, car on est un meurtrier.

Elle s'assit par terre, loin, environs trois mètres. Peut-être que si je m'assieds elle sera rassurée  car je serait plus petite qu'elle, pensait Diane, et elle pourra prendre de l'avance pour s'enfuir.  Dans la tête de Diane, c'était un tableau de chasse, elle la prédateur, Haylei le gibier. En réalité, c'était elle l'animal perdu, le Bambi. Et Haylei n'avait rien d'une chasseuse, c'était le lapin qui allait lui montrer le chemin.

Cependant, contre toute attente, le panda roux s'approcha d'elle. Diane le regarda dans les yeux. Elle aurait voulut lui dire de partir à lui aussi, lui dire qu'elle allait lui faire du mal, que son côté adorablement adorable n'allait rien faire en sa faveur, mais elle ne réussissait pas.  Comme captivée par cet animal, elle le contemplait avec tout l'amour du monde.

Elle tourna la phrase cent fois dans sa tête, tourna sept fois sa langue, puis demanda timidement, ne lâchant pas l'animal du regard :

« Il s'appelle comment ? »

Les animaux, Diane les avait toujours aimés (pourquoi aurait-elle suivit un lapin qui parlait, sinon?), et son cœur se serra quand elle revit l'image de son chat, Dinnah, très certainement brûlée vive, elle aussi.

Diane entendit les voix, revenir doucement, le lapin cette fois-ci. Qui lui disait de fuir, de partir. Si cette personne était méchante, elle l'aurait, elle la libérerait pour l'enfermer de nouveau, dans une cage encore plus effrayante. La jeune vampire secoua la tête, elle pensait au plus profond de son âme et de sa personne avoir rencontré un ange. Le lapin répliqua, lui dit alors que si elle voulait maintenir cet ange blanc, il fallait qu'elle le laisse, car elle allait lui porter malchance.

Le lapin ne qualifiait jamais Alice de tueuse, car de une elle ne l'avait jamais tué, et de deux il lui disait souvent de fuir, soit des autres, soit d'elle, se comportant comme un gibier en somme, normal puisque le lapin est un gibier.

Diane contempla l'ange une dernière fois, posa son regard dans le sien pour lui faire comprendre qu'elle lui parlait, puis baissa les yeux et annonça :
« Maintenant, pars. Je t'en supplie, pars, loin, laisses-moi, je ne veux pas te faire de mal. » Sa voix se brisa, elle ne pu même pas utiliser une énième fois le mot « tuer ».



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L. Haley Harrington
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Re: The rabbit who will show you the way | Ven 23 Mai 2014, 20:42

Ses efforts pour être la plus rassurante possible étaient vains. Avec son pouvoir, Haylei sentait sa peur, sa crainte. Quelle crainte? Pourquoi? Que pouvait-elle faire pour la mettre à l’aise, lui faire comprendre qu’à présent, la peur n’a plus lieu d’être? Il fallait bien se l’avouer, La cadette Harrington ne savait rien de la jeune fille. Mais, si elle pouvait faire quelque chose pour elle, l’aider ne serait-ce qu’un peu...elle en serrait heureuse. Parce qu’elle avait l’air tellement perturbée, tellement perdue. Que s’était-il passé? Un traumatisme? L’image de sa cousine couru devant ses yeux, et son coeur se serra.

« Non. Si tu, vous, tu, vous... Si vous me le retirez, je vais vous faire mal. Laissez-le moi, partez, je vais vous tuer. Je le voudrais pas, mais j. Je... Je vais vous tuer. »

Le centre des sourcils d’Haylei filèrent vers le haut. Tuer? Comment une créature aussi fragile et désorientée pourrait lui faire du mal? Malgré ce qui laissait paraître, elle n’était pas aussi innocente et pure qu’on pourrait croire. Elle savait se défendre, ne serait-ce qu’un minimum, comme lui avait appris sa cousine. Elle sursauta en voyant une larme sombrer sur la joue de la demoiselle. Elle serra ses mains. Elle mourrait d’envie de se jeter sur elle, de la prendre dans ses bras, enfouir la tête de la petite au creux de son cou, la rassurer, la proteger, lui dire que tout allait bien, qu’elle était en sécurité. Elle n’en fit rien. Je lui ferrais peur. L’idée qu’elle s’enfuit lui traversa l’esprit. Elle ne voulait pas la faire fuir. Et puis, si elle le faisait, qui sait sur quoi, sur qui, elle pouvait tomber? Il y a tellement de choses, de gens effrayants, sur cette Île, qu’être tombé sur Haylei était une bonne chose au final.

« Il s'appelle comment ?  »

Haylei baissa les yeux qu’elle avait à moitié fermé. Sans qu’elle le remarque, son lié avant prit les devant le l’affaire en s’avançant tranquillement vers elle, ses deux grands yeux noirs plongés dans ceux, écarlates, de la petite. Seraph? L’animal continuait de regarder la jeune fille, penchant la tête, avant de s’approcher de plus en plus.

« Il s’appelle Seraph. Tu pourras le toucher, ne t’inquiète pas. »

L’animal comprenait le langage humain, et se sentait aussi concerné par la demoiselle. Alors en aucun cas il ne lui ferrait de mal, et avait décidé de se comporter telle une peluche. Il s’approcha de la camisole, posa son museau dessus en reniflant vaguement avant d’afficher une mine de degout. Puis il posa ses pattes avant sur sa jambe et releva les yeux, une pointe d’affection dans le regard. Comme si il demandait à ce qu’elle le caresse. Timidement, la jeune fille tourna son regard vers Haylei, puis baissa les yeux, effrayée une nouvelle fois.

« Maintenant, pars. Je t'en supplie, pars, loin, laisses-moi, je ne veux pas te faire de mal.»
« Non. »

Elle avait parlé calmement, pourtant sa voix avait claqué et son visage, déterminé, fixait celui de la petite. Elle ne cherchait pas à lui faire peur, mais simplement à lui faire comprendre. Elle ne partirait pas.

« Je ne partirais pas avant de te savoir en sécurité. Je ne peux pas te laisser seule, pas dans ton état. Tu risque beaucoup en te promenant seule, ignorante du monde dans lequel tu viens d’arriver. Ne t’inquiète pas, je sais que tu ne me ferras pas de mal. Tu n’as pas l’air d’être dangereuse, juste...frêle. N’ai pas peur. S’il te plais. »

Elle ferma les yeux quelques secondes, avant de les rouvrir, plus doux. Au fond de son coeur, elle avait peur de l’avoir choqué. Mordant sa lèvre inférieur, elle prit son sac, y sortit son carnet et son crayon, tournant rapidement les pages afin d’y trouver une vierge, traçant rapidement quelques traits. Quelques secondes après sortait de la feuille un petit mouchoir blanc, qu’Haylei attrapa du bout des doigts.

« Regardes. Ici règne la magie. Ce monde est aussi dangereux que merveilleux. Laisses nous t’aider.»

Faisant un signe de tête à son petit animal, celui-ci quitta son semi-perchoir pour filer derrière la jeune fille et lui retirer en quelques mouvements, les sangles qui retenaient ses bras en arrière. Voila. Seraph se frotta contre son bras droit, la poussant à le caresser, à utiliser ses bras qu’elle n’avait pas l’air d’avoir utilisé depuis longtemps. Se penchant en avant, Haylei mis une main dans l’herbe, et s’approcha doucement de la jeune fille, traversant les trois mètres en tendant son bras, lentement afin de ne pas l’effrayer et lui laisser le temps de s’écarter, puis posa doucement le mouchoir immaculé sur la joue mouillée, en souriant.


HRP: Sorry c'est court ma belle >< et désolé pour l'attente :')


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Re: The rabbit who will show you the way | Jeu 29 Mai 2014, 23:15

Diane R. E. «A» Moondell a écrit:


The rabbit who will show you the way

♕Haylei & Diane ♕



« Non. »

Ce non, claquant, cinglant, froid. Raisonnant dans sa tête, un écho douloureux. Et pourtant, et pourtant. Elle était heureuse. Sa raison lui disait de la faire partir, mais son cœur lui la suppliait de rester, de ne pas la laisser seule. Une triste bataille entre cœur et raison. Une guerre accablante, entre Alice et Diane. Sa folie n'était en aucun cas méchante, mais juste très timorée. On ne pouvait pas appeler ça de la schizophrénie, et elle même ne cherchait pas à nommer les choses puisque son objectif premier était de s'en débarrasser. Et ne remarquez-vous pas que, lorsque l'on ne nomme pas quelque chose, cela  expose tout simplement un refus, celui d'accepter son existence ? Et bien voilà, la jeune vampire, consciente de sa folie meurtrière, souhaitait la voir partir. Elle s'occuperait de chercher ce que c'était une fois qu'elle ne souffrirait plus de ce mal invisible qu'on appelle folie. Un fou qui sait qu'il est fou l'est moins qu'un fou qui ne sait pas qu'il l'est. Après, encore faut il savoir ce qu'on vous reproche.

 « Je ne partirais pas avant de te savoir en sécurité. Je ne peux pas te laisser seule, pas dans ton état. Tu risque beaucoup en te promenant seule, ignorante du monde dans lequel tu viens d’arriver. Ne t’inquiète pas, je sais que tu ne me ferras pas de mal. Tu n’as pas l’air d’être dangereuse, juste...frêle. N’ai pas peur. S’il te plais. »


Diane mordit sa lèvre inférieure, voulait empêcher ce déluge de larmes de couler.  La voix de l'ange en face d'elle était si pure, si douce. Comparée à ce qu'on lui disait en asile, c'était évidemment un tout autre monde.
Ce monde ? Quel monde ? Évidemment, elle se savait dans un autre endroit, puisqu'il y avait une grande différence entre sa chambre blanche comme la neige et ici.  La jeune fille gribouilla sur son carnet, et en un rien de temps, un mouchoir apparut entre ses doigts. Fortement intriguée, mille questions fusaient dans la tête de Diane,  de gauche à droite, de droite à gauche, de haut en bas et même en diagonale. De quoi donner le tournis à un manège de fête foraine. Haylei ne tarda pas à répondre à ces questions, du moins en partie :

« Regardes. Ici règne la magie. Ce monde est aussi dangereux que merveilleux. Laisses nous t’aider.»


La magie ? Comme le magicien ? Au fond d'elle, Diane savait que c'était une magie différente. Car là tout paraissait si vrai, si pur. Puis de toute façon Haylei avait sa confiance entière et profonde. La vampire sentait qu'elle ne mentait pas, elle avait furtivement regardé ses faits et gestes et aucun signe avant coureur de mensonge n'avait ne serait-ce effleuré ses mimiques.
Haylei fit un signe de tête et son panda roux vint détacher les liens de la jeune fille. Elle ramena ses mains sur ses genoux, devant elle, admira ses bras maintenant nus (elle était en T-shirt en dessous), rués de coups, ensanglantés, griffés. Elle avait honte, mais ne  pouvait détacher ses yeux de ces marques si douloureuses, si horribles.  Souvenirs d'une énième crise. Son corps hurlait en elle,  il avait mal, mal, mal.

La jeune vampire passa ses doigts dans la fourrure de l'animal roux qui se frottait contre son bras. Elle sentit son cœur se fendre en deux. Dinnah, ô Dinnah. Pauvre minette, la seule qui m'ait autant aimé que ma défunte sœur, pensa-elle. Dinnah, c'était son chat, brûlée vive dans sa maison, avec toute sa famille. Bien que Diane ait été une personne extrêmement empathique par le passé, maintenant elle voyait le monde avec un détachement comparable à celui qu'on peut ressentir face à un film, on sait qu'on ne peut rien faire pour intervertir avec ce monde. Donc je disais, elle était empathique, mais avait pleuré pour son chat. Sa sœur, elle s'en voulait horriblement, de s'être éloignée autant. Ses parents par contre elle s'en fichait totalement.


Diane replia ses jambes maigres contre son buste, les entoura de ses bras fins et meurtris,  fixa Haylei de ses yeux rouges.
Pour la première fois depuis plus de cent cinquante ans, elle allait dire tout ce qu'elle avait sur le cœur. Depuis cent-cinquante ans, elle allait parler pour elle. La vampire en avait besoin, et toutes les paroles qu'elle lâcha étaient si maladroites, si insensées, sans fil conducteur, sans rien, lâchées dans le vide, dans le vent, dans l'espoir que quelqu'un les attraperait, ces mots, comme on attrape des papillons avec un filet.

« Il y a longtemps, oh oui, très longtemps,  on m'a mise dans une asile. On me disait que je divaguais, que le monde dont je parlais sans cesse n'était que le fruit de mon imagination. On m'a dit de mentir, de ne plus y penser. Mais comment oublier un monde si merveilleux ? Je l'ai appelé Wonderland. Wonderland, il y avait un chat, Cheshire, un chapelier aussi, le chapelier fou. Un lièvre de mars, un loir, une méchante reine. Des cartes, des champignons qui font changer la taille et des gâteaux qui font grandir.
Ces infamies, j'y croyais, et y crois toujours. J'ai toujours crus en moi même, en ce que je voyais. On disait que j'étais folle. Je ne l'étais pas.

Comme un orage qui gronde, comme une tempête qui se prépare, les paroles s'accélèrent, toujours plus fortes, plus dures. Comme un discourt intérieur, elle parlait, seule. Et se savoir entendue lui suffisait.
Un psychologue, reprit-elle, Lewis Carrol, m'a écoutée. En asile, il disait me croire. -Son cœur se resserra et elle porta une main à son coeur- que mon monde était vrai. Je pense que je l'aimais. C'est de l'amour, toujours penser à quelqu'un, au point que notre cœur s'émoustille rien qu'en y pensant ? Je n'en sais rien. Il a fait quoi ? Un an après, un livre sortit, « Alice au pays des merveilles ». Alice ? Quelle Alice ? Dans mon monde il n'existait pas d'Alice. Moi c'est Diane. Enfin je crois, on m'a tellement rabaissée avec le fait que je tirais cette « folie » de ce foutu livre que j'en suis venue à me demander qui j'était. Alors que, qui est plus apte à savoir qui je suis, que moi ? Et bien non, pour eux j'étais folle. Folle. Folle. Je le suis devenue, je crois bien. Ah, si tu savais. Ces gens dans ma tête, qui me crient que je ne suis qu'une bonne à rien, qu'une inutile. Ces psychologues, qui tentent de me faire voir un monde qui n'est plus le mien. Ces gens, qui se disent proches, qui se disent là pour moi. Ces gens, qui parlent dans mon dos, qui me prennent pour moins qu'un animal. Ce corps que je martyrise, que je tue, que j'ai tenté de tuer, qui résiste, et qui est le mien. Ce corps torturé, mentalement et physiquement.
Des mots. Comme les gestes, les mots ça fait mal. Et leurs mots à eux sont encrés en moi comme un tatouage qui restera toujours en moi.
Ce voix, au début, elles demeuraient dans mon monde, puis petit à petit, elles se sont interposées, calquées dans la réalité. Je les entends, et elles parlent, parlent, parlent. Des fois c'est franchement bordélique, tu sais. Tous en même temps, tous, ou presque. Et j'essaie de les faire taire, si elles sont dans ma tête, pourquoi ne partageraient elles-pas ma douleur ? Je crois que non, et pourtant je persiste  à vouloir me faire du mal. -Elle resserra ses ongles sur sa peau, qui saigna, une cicatrice était déjà présente à cet endroit. Diane se mordit la lèvre inférieure, frappa violemment au sol, faisant sursauter l'animal roux à côté d'elle.

Folle. Folle. Folle. répéta-elle, comme si le rabâcher le rendrait moins dur ; Folle folle folle. Penses-tu que je le sois, toi ? Je suis las de cette vie, de ces gens, tous des hypocrites. Folle. Folle. Folle. Réitéra t'-elle,  las de ce monde, qui est devenu noir avec le temps, aussi noir. Folle, Folle, Folle. Elle éclata en sanglot ; et je ne sais même pas pourquoi je te dis tout ça. Tu le sais toi ? Ou peut-être n'aurais-tu pas voulu le savoir. Elle baissa la tête. Ô, si seulement, si seulement. Si seulement.. 
»


L'orage se calme,  les vagues, immenses, deviennent houle. Un torrent de larmes, froides, forment une rivière sur le visage de Diane. Epuisée, les mots ne viennent plus, les mots demeurent des mots, son passé sera son passé.  Le tonnerre gronde, trois coups,   juge qui demande le silence dans la salle, qui interromps se monologue ou accusé et victime sont la même personne.
Trois coups.


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Re: The rabbit who will show you the way | Mer 04 Juin 2014, 15:41

Des blessures. Griffures, hématomes, coupures, sang solidifié. Le coeur d’Haylei rate un bond, une boule se forme au creux de sa gorge. La détresse, la peur, la honte. Un appel au secours, un hurlement silencieux, une plainte coincée dans la gorge de la jeune fille. Elle le sait, elle le sent; Ce regard, ces sentiments, rien ne trompe, rien n’est faussé. Elle n’a pas besoin d’être seule, pas besoin de s’éloigner des autres pour être bien. Tout son être, son corps, son coeur, tout sauf son cerveau et son acharnement, pleurent. Comme les larmes qui coulent toujours aux coins de ses yeux, mais il n’y a là qu’une infime partie de la peine que la mage devine chez la petite. Celle-ci fixe ses bras. La princesse sait qu’elle veut les cacher, qu’elle a honte, qu’elle aimerait s’enfuir et ne jamais revenir, rester bloquer dans son monde jusqu’à mourir de solitude. Elle sait que ce que la petite recherche, ce n’est pas le vide, le calme. Ni même l’amour. Ce qu’elle veut, ce qu’elle désire par dessus tout, en ce moment même, c’est une présence, quelqu’un qui saurait être là pour elle. Quelqu’un qui l’accepte pour ce qu’elle est, voir ce qu’elle a fait. Elle ne peut le nier, et Haylei ne peut pas passer à côté, fermer les yeux comme si elle n’existait pas, continuer son chemin sans s’arrêter et lui tendre sa main.

L’animal laisse échapper un semblant de ronron au contacte de doigts dans sa fourrure. La jeune femme baissa son regard vers son affilié, contemplant sa fourrure rousse et ses taches noires et blanches se frotter contre les bras meurtris, avec une douceur attentionnée mêlé à une sauvagerie animale. Doucement, Seraph plonge son museau au creux de sa paume et y passe sa langue, d’un petit coup rapide. La jeune fille semble blessée, touchée, comme si une vive douleur était revenu, dans son corps ou dans son coeur. Tristesse et mélancolie. Culpabilité.

Elle se replit sur elle-même, protegeant son corps, ses jambes, avec ses deux petits et fins bras. En l’observant de cette manière, Haylei sert sa poigne sur sa robe. Non seulement son esprit, mais aussi son corps, est frêle. Maigre. Elle peut aisément distinguer ses os et sûrement ses côtes. Mais dans quel monde vivait-elle? La Terre? Il y a donc des endroits aussi horrible, assez injuste pour blesser et traumatiser autant une jeune fille, sur cette Terre dont la princesse n’avait été abreuvé que des histoires fantastiques et favorables à l’Histoire des Hommes? Elle ferme les yeux, coupant court à ses pensées, refusant de reflechir, se livrer à ses sombres pensées une fois de plus, et redirige son regard d’or dans celui, écarlate, de la petite. Et elle se mit à parler.

« Il y a longtemps, oh oui, très longtemps,  on m'a mise dans une asile. On me disait que je divaguais, que le monde dont je parlais sans cesse n'était que le fruit de mon imagination. On m'a dit de mentir, de ne plus y penser. Mais comment oublier un monde si merveilleux ? Je l'ai appelé Wonderland. Wonderland, il y avait un chat, Cheshire, un chapelier aussi, le chapelier fou. Un lièvre de mars, un loir, une méchante reine. Des cartes, des champignons qui font changer la taille et des gâteaux qui font grandir. Ces infamies, j'y croyais, et y crois toujours. J'ai toujours crus en moi même, en ce que je voyais. On disait que j'étais folle. Je ne l'étais pas. Un psychologue, Lewis Carrol, m'a écoutée. En asile, il disait me croire. Que mon monde était vrai. Je pense que je l'aimais. C'est de l'amour, toujours penser à quelqu'un, au point que notre cœur s'émoustille rien qu'en y pensant ? Je n'en sais rien. Il a fait quoi ? Un an après, un livre sortit, « Alice au pays des merveilles ». Alice ? Quelle Alice ? Dans mon monde il n'existait pas d'Alice. Moi c'est Diane. Enfin je crois, on m'a tellement rabaissée avec le fait que je tirais cette « folie » de ce foutu livre que j'en suis venue à me demander qui j'était. Alors que, qui est plus apte à savoir qui je suis, que moi ? Et bien non, pour eux j'étais folle. Folle. Folle. Je le suis devenue, je crois bien. Ah, si tu savais. Ces gens dans ma tête, qui me crient que je ne suis qu'une bonne à rien, qu'une inutile. Ces psychologues, qui tentent de me faire voir un monde qui n'est plus le mien. Ces gens, qui se disent proches, qui se disent là pour moi. Ces gens, qui parlent dans mon dos, qui me prennent pour moins qu'un animal. Ce corps que je martyrise, que je tue, que j'ai tenté de tuer, qui résiste, et qui est le mien. Ce corps torturé, mentalement et physiquement.
Des mots. Comme les gestes, les mots ça fait mal. Et leurs mots à eux sont encrés en moi comme un tatouage qui restera toujours en moi.
Ce voix, au début, elles demeuraient dans mon monde, puis petit à petit, elles se sont interposées, calquées dans la réalité. Je les entends, et elles parlent, parlent, parlent. Des fois c'est franchement bordélique, tu sais. Tous en même temps, tous, ou presque. Et j'essaie de les faire taire, si elles sont dans ma tête, pourquoi ne partageraient elles-pas ma douleur ? Je crois que non, et pourtant je persiste  à vouloir me faire du mal. Folle. Folle. Folle; Folle folle folle. Penses-tu que je le sois, toi ? Je suis las de cette vie, de ces gens, tous des hypocrites. Folle. Folle. Folle. Las de ce monde, qui est devenu noir avec le temps, aussi noir. Folle, Folle, Folle; et je ne sais même pas pourquoi je te dis tout ça. Tu le sais toi ? Ou peut-être n'aurais-tu pas voulu le savoir. Elle baissa la tête. Ô, si seulement, si seulement. Si seulement... »


Les larmes se déversaient comme le flot d’une cascade le long de ses joues sales, son regard vide se perdait, elle pleurait. Son visage semble plus serein qu’avant, débarassé d’un fardeau, un lourd secret qu’elle traine derrière elle, puisant sur ses faibles muscles, portant sur ses frêles épaules, ne désirant que le garder pour elle et ne jamais le montrer aux autres afin de garder leur estime. Au fond de son coeur, si elle était soulagée, Diane, puisque tel est son nom, un nom meurtri et gommé par le temps, était anéantie. Détruise, elle avait vu son monde, son enfance, se briser en morceau comme un verre sur le sol, et s’était réfugié dans le seul endroit où elle estimait avoir sa place, avoir le droit de vivre une existence paisible, son Wonderland. Tout ça, Haylei se lisait sur son coeur.

Elle tremble. Surtout son coeur, plus que son corps. Elle tremble, son regard toujours plongé dans celui de la petite, les doigts serrés sur sa robe. Un tel aveux, une telle délivrance, une telle histoire, tout ça lui fait mal, tout ça l'effraie. Elle a peur, peur pour elle, s’inquiète. Pauvre enfant. Non, ce n’est pas ce qu’elle pense. De la pitié? De la compassion? A quoi tout cela servirait? Ce n’est pas ce qu’Haylei ressent, ce n’est pas ce que Diane a besoin. De quoi a-t-elle besoin? De confiance, d’affection? D’une chose matérielle, comme un toit ou de quoi se nourrir? La jeune femme secoue la tête, passant le bout de ses doigts sur les joues de la demoiselle, recueillant ses larmes.

« Je ne dirais pas que je comprend ce que tu ressens, parce que ce n’est pas vrai. J’aimerais, mais je ne peux pas, parce que tout ça, c’est ton histoire, ton passé. Je ne pourrais jamais compatir à ta douleur, et peut-être que ce trou béant dans ton coeur y restera. Longtemps. »

Ses mots sont blessants, ses propos ont des allures de lance en pleins coeur. Elle regrette, elle regrette de le dire, ça oui, et pourtant elle continue, parce que sans ça, comment Diane pourrait-elle avancer, faire un pas en avant, un pas vers les autres, sans regarder en arrière et fuir comme tout à l’heure?

« Je suis incapable d’y changer quoique ce soit. Les Dieux sont parfois cruels - pardonnez-moi d’utiliser cet adjectif - et j’ai conscience que le sors s’est acharné sur toi. Diane, elle appuie sur son prénom, tu n’es pas folle. Tu es loin d’être folle, et ça, je te crois. Ce qu’ils t’ont forcé à faire, ce qu’ils t’ont fait enduré, tout ça,  c’est ce qui t’as faconné, ce qui a fait celle que tu es aujourd’hui. Diane, la jeune fille frêle, maigre, sale et meutri, ce n’est pas toi, ce n’est pas celle que je crois voir au fond de ton coeur. »

Un doux sourire fleurit sur ses lèvres alors qu’elle la prend dans ses bras, un bras dans son dos, son autre main posé délicatement sur son crâne et lui caressant les cheveux.

« Tu peux pleurer, hurler, te vider de tes émotions. Ici, il n’y aura personne pour te voir, personne pour te juger. Lorsque tu te sentiras mieux, quand tu serras prête, voudras-tu partir avec moi? Voir ce monde de l’autre côté de la plaine, qui te tend les bras? N’ait pas peur, je serais avec toi. »

Elle dépose un baiser sur la tempe de la jeune fille, tandis que l’animal se faufile entre elles pour se poser sur les genoux de Diane.


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Re: The rabbit who will show you the way | Mer 04 Juin 2014, 22:59



The rabbit who will show you the way

♕Haylei & Diane ♕


Haylei s'approcha de Diane, recueillit une de ses larmes sur son index et caressa sa joue dans le même geste. Diane aurait voulu s'accrocher à cette main comme tendue vers elle, mais se retint de peur de paraître totalement mal élevée car oui elle tenait encore à être bien élevée ainsi que paraître digne et humaine bien que cela faisait longtemps qu'on ne la regardait plus que comme un animal en cage.

 « Je ne dirais pas que je comprend ce que tu ressens, parce que ce n’est pas vrai. J’aimerais, mais je ne peux pas, parce que tout ça, c’est ton histoire, ton passé. Je ne pourrais jamais compatir à ta douleur, et peut-être que ce trou béant dans ton coeur y restera. Longtemps. »

Comme une épée en plein cœur, comme une vérité qui déchire le semblant de bonheur idéalisé. Seule, seule. Elle se retrouvait de nouveau face à ce miroir, face à elle même, seule avec sa solitude. Elle éclata de nouveau en sanglots, seule, seule, seule. Diane n'avait même pas ses voix comme compagnie, non, seule dans le vide de son esprit.  Perdue, comme dans une forêt noire où on ne verrait pas de où on vient et vers où on part, sans voir le sol ni même le ciel, seule, dans un silence qui torture presque. Une solitude qui rend fou.

 « Je suis incapable d’y changer quoique ce soit. Les Dieux sont parfois cruels - pardonnez-moi d’utiliser cet adjectif - et j’ai conscience que le sors s’est acharné sur toi. Diane, tu n’es pas folle. Tu es loin d’être folle, et ça, je te crois. Ce qu’ils t’ont forcé à faire, ce qu’ils t’ont fait enduré, tout ça,  c’est ce qui t’as faconné, ce qui a fait celle que tu es aujourd’hui. Diane, la jeune fille frêle, maigre, sale et meutri, ce n’est pas toi, ce n’est pas celle que je crois voir au fond de ton coeur. »

Diane, tu n'es pas folle. Diane, tu n'es pas folle. Ses sanglots s'arrêtèrent automatiquement. Diane, tu n'es pas folle. Son cœur fit un bond dans sa poitrine, son corps tout entier souhaitait entendre cette phrase un jour, sans jamais l'avoir entendue auparavant.  Diane tu n'es pas folle. Tant de fois elle se l'était répétée, pour elle même, et jamais elle n'avait eu un effet aussi gratifiant. Je suis une bonne personne, une jeune fille, normale. Voilà ce que voulait penser Diane, voilà ce qu'elle aspirait à être, à devenir. Néanmoins elle gardait en tête que les plaies qui lui recouvraient le corps étaient réelles, et celles présentes dans son cœur aussi. Haylei avait « juste » appliqué un baume sur toutes ses blessures, il fallait maintenant attendre qu'elles cicatrisent sachant que certaines étaient aussi douloureuses et irréversibles qu'une ablation quelconque. Les médecins l'avaient dit, jamais la vampire ne pourrait redevenir normale : ses crises pouvaient s'espacer :elle demeurerait  tout de même instable  et fragile psychologiquement.

« Tu peux pleurer, hurler, te vider de tes émotions. Ici, il n’y aura personne pour te voir, personne pour te juger. Lorsque tu te sentiras mieux, quand tu serras prête, voudras-tu partir avec moi? Voir ce monde de l’autre côté de la plaine, qui te tend les bras? N’ait pas peur, je serais avec toi. »

Ajouta l'ange en la prenant dans ses bras, comme une mère, comme une sœur. Elle tendit ses bras à son tour, hésita quelques secondes puis prit Haylei dans ses bras maigres. Bien qu'elle n'ai aucune force et qu'il lui aurait été impossible de faire mal à sa sauveuse il restait en elle une crainte,  celle de tuer. Cependant elle s'estompait au fur et à mesure que le sable s'écoulait dans le sablier. Diane se sentit bien, pour une fois, bien, vraiment bien. Normale, comme une enfant. Enfant qui n'était plus évidemment mais qui avait besoin de vivre cette fin d'enfance gâchée.
Elle hocha timidement la tête, toujours en ayant le nez fourré dans le cou de la verte : « [color:e305=BB0000]Ne me laisses pas seule... »

Combien de temps sont elles restées là ?  Son horloge biologique étant arrêtée sur mars et l'heure du thé, soit dix-sept heures, Diane était incapable de répondre si on lui avait demandé la durée de ce câlin.

Elle se recula doucement, remit une mèche rebelle derrière son oreille et fixa Haylei qui semblait toujours aussi angélique.
La vampire attrapa le panda doucement, délicate, comme elle le faisait avec Dinnah, le plaça devant elle et commença à le caresser par réflexe. Doucement, avec ses longs doigts de pianiste.

Diane fixa alors  Haylei de ses yeux rouges expressifs et lui demanda :

« Dis, toi au fait, tu vies ici depuis longtemps... ? Et t'as quel âge au juste ?

La jeune vampire était effectivement curieuse de savoir qui était son ange ici sur cette terre. Et quoi de plus simple que de poser les questions ?


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Re: The rabbit who will show you the way | Ven 27 Juin 2014, 22:21

Les maigres bras de Diane se refermèrent dans son dos, sur une faible étreinte qui devaient lui demander beaucoup de courage. D’abord surprise, Haylei ferme les yeux et caresse doucement son dos meurtri, sentant sa colonne vertébrale et ses omoplates, sans appuyer pour ne pas lui faire mal. Son corps trop maigre, dépourvu de force brute lui faisait mal au coeur. Voir la maigreur des autres, leur tristesse, les humains sont nombreux à détourner les yeux, refuser de voir la vérité, mais la jeune femme se force. La jeune fille n’avait pas à rester dans l’ombre toute sa vie, dans sa solitude, avec Alice et son monde. Bientôt, une main quitte son dos pour grimper sur sa tête, caressant sa chevelure rose, ternie car sales. Il faudrait qu’elle prenne un bain. Diane hoche doucement la tête, frottant sa joue contre le cou pâle d’Haylei.

« Ne me laisses pas seule... »


La verte resserre légèrement son étreinte, hochant également la tête en murmurant.

« Promis. »

Elle ferme les yeux, se laissant porter, et attend, attend que Diane s’apaise, qu’elle s’éloigne d’elle-même. Au bout de quelques temps, quelques minutes peut-être, elle exécute, et dès qu’Haylei sent son mouvement, elle retire ses bras pour la laisser reculer. Elles remettent une mèche de cheveux en place au même moment, la faisant sourire, alors que la jeune fille avait toujours ses yeux posés sur elle.

Sous les yeux de la verte, elle prend Seraph dans ses bras et le place devant elle, commençant à le caresser. ce qui a pour effet de le faire presque ronronner. Il se frotte doucement contre la main de la jeune fille, fourrant son museau au creux de sa paume.

« Dis, toi au fait, tu vies ici depuis longtemps... ? Et t'as quel âge au juste ?  »

Haylei sourit, abandonnant légèrement son aspect maternel pour se rapprocher de la jeune fille qu’elle est dans sa tête, bavarde, fière et tout de même un peu égocentrique. Elle se rassoit en tailleur, ses jambes cachés par sa robe longue, abordant un sourire un peu plus enfantin en regardant Diane de ses yeux pétillants.

« Je suis née ici! Enfin, pas vraiment ici, mais dans la capitale, par là-bas. Elle lève son bras en direction d’une extrémité de la plaine où se dessinait, à l’horizon, la vague forme du haut d’une ville. J’aurais bientôt 19 ans, aussi, donc là oui, j’ai la majorité, mais ça se voit pas toujours! Enfin, ça se voit déjà plus que chez ma cousine, mais bon. »

Tout en parlant de son adorable cousine, Haylei avait tourné la tête vers la forêt, non loin. Leur village était tout près, si elle en croit ses souvenirs; c’était d’ailleurs sa raison de sa venue ici: elle voulait aller rendre visite à ses cousins, Niji et Kaori, ainsi que leur nouvel hôte depuis maintenant bien une demi-année, William. Elle reporte son attention vers la jeune fille, avant de reprendre la parole.

« Je connais absolument tout ici, ou presque, alors n’hésites pas à me demander. Je pourrais t’aider à trouver un endroit ou dormir, te nourrir etc! »

Elle met un doigt sur sa bouche en se rappelant d’une conversation qu’elle avait eut avec Hayley et Elliot la veille, deux amis proches, levant les yeux vers le ciel bleu.

« J’ai un ami qui travail comme informateur, il pourra surement t’aider, il connait absolument tout sur l’Île! Ah, oui, nous sommes ici sur une île, mais une île isolée entourée de nuage, et où l’on peut aller sur Terre avec la magie, donc ne t’inquiète pas, nous ne sommes pas coupé du reste du monde!»

HRP: désolé c'est pas terrible, et le style plutôt poétique s'est un peu perdu ce soir >O< je ferrais mieux au prochain post, promis ♥


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Sasha Loïs Cobain
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Re: The rabbit who will show you the way | Ven 11 Juil 2014, 16:54



The rabbit who will show you the way

♕Haylei & Diane ♕


La verte lui répondit avec entrain. On pouvait remarquer une certaine aise et confiance dans ses mouvements qui étaient sûrs.

 « Je suis née ici! Enfin, pas vraiment ici, mais dans la capitale, par là-bas. J’aurais bientôt 19 ans, aussi, donc là oui, j’ai la majorité, mais ça se voit pas toujours! Enfin, ça se voit déjà plus que chez ma cousine, mais bon. »

Haylei accompagna ses paroles d'un signe  de bras désignant le bout de la plaine. Diane plissa les yeux : elle ne vit qu'une vague forme. Une ville ? Sûrement, on habite rarement dans un autre endroit qu'une ville. Et Haylei semblait trop grande pour vivre dans un champignon. Quoique. Il suffisait de l'éventail du lapin pour rétrécir et par conséquent pouvoir s'offrir une résidence de vacances dans un champignon. Cela ne tentait pas particulièrement Diane mais après chacun ses choix. Elle ne blâmait pas les gens différents.

19 ans ? Elle ne faisait effectivement pas son âge. Enfin, on peut toujours parler de notre vampire et de ses 165 ans bien avancés. Haylei continua son monologue en mode guide touristique cette fois-ci :

 « Je connais absolument tout ici, ou presque, alors n’hésites pas à me demander. Je pourrais t’aider à trouver un endroit ou dormir, te nourrir etc! »

La jeune vampire avait la vague impression d'être comparée  à une enfant perdue. Certes, dans un sens c'était le cas et durant bien des années on l'avait éduquée dans l'idée qu'elle ne pouvait pas survivre seule sans aide d'un « adulte ». Cette idée lui déplaisait par ailleurs fortement, elle n'aimait pas être prise pour une enfant, ironie du sort, son comportement dictait aux autres de penser cela d'elle.

Elle continua son discours en mode les pages jaunes:
 « J’ai un ami qui travail comme informateur, il pourra surement t’aider, il connait absolument tout sur l’Île! Ah, oui, nous sommes ici sur une île, mais une île isolée entourée de nuage, et où l’on peut aller sur Terre avec la magie, donc ne t’inquiète pas, nous ne sommes pas coupé du reste du monde!»

Informateur ? Késésé ? Puis, nuages... Diane avait toujours souhaité toucher les nuages. C'était là une chose qu'elle n'avait jamais pu faire à Wonderland puisque le ciel était bien trop loin de sa tête, et même en levant les bras la distance lui semblait immense. Comme quoi, son pays imaginaire n'était pas si fou que certains le prétendaient et il conservait une certaine logique, tout en étant bien évidemment relatif. Un monde imaginé par notre jeune Alice n'allait pas être le même que celui imaginé par le pêcheur du coin ou encore un dictateur lambda.
Les nuages, c'est beau, c'est blanc, c'est pur. Dans l'imagination de Diane, un nuage, c'est un mélange entre une toile d'araignée, du coton et de l'eau. Et c'est aussi de ça que les anges se vêtissent.

Elle allait répondre à Haylei quand elle vit un lapin, blanc. Celui-ci ne criait évidemment pas « I'm Late I'm late » mais elle eut un bref instant l'impression qu'il portait une montre à gousset dans sa patte gauche. Elle se leva d'un bond et lui cria de l'attendre, ordre qu'il n'effectua pas, en toute logique. Car ça n'était pas le Lapin blanc. Il suffisait de le voir, il ne courait pas sur ses postérieurs. Enfin allez dire ça à Diane qui était déjà partie bien loin.

Elle dévala dans la plaine, aussi vite que ses deux jambes frêles pouvaient lui permettre prenant garde à ne pas mettre le pied dans un terrier. La jeune vampire faisait de son mieux pour le rattraper et bien que cette course lui soit familière, elle avait tout de même du mal à le suivre, ce lapin.

Arriva une forêt. C'est futile, elle n'y prêta pas garde. Oubliant totalement Haylei qui devait être loin derrière, elle écartait les branches qui se tendaient devant elle pour la stopper et ne perdait pas la boule de poils blanche des yeux. Elle sauta par dessus les troncs d'arbres qui semblaient s'être couchés pour la ralentir, elle manqua un nombre incalculable de fois de glisser sur les feuilles qui jonchaient le sol. Diane manqua pas moins de trois fois de se tordre la cheville en posant son pied dans un trou.  Mais qu'importe, la seule chose qui comptait à ses yeux à ce moment même c'était parler à ce lapin qui de toute évidence souhaitait échapper à cette folle-furieuse qui l'avait pris au dépourvu en le coursant ainsi. Les feuilles fouettaient son visage dans une caresse et le peu de rayons de soleil qui arrivaient à passer  à travers les branchages donnaient à la scène un aspect mystique.

Le lapin disparu.

Elle la vit trop tard, cette pente. Elle la dévala, bras contre le corps tentant vainement de le protéger, lui qui était déjà meurtri , ce corps qui se  griffait contre les ronces qui semblaient avoir repris leurs droits, se cognant contre les cailloux qui comme elle avait dévalé cette pente traître qu'aucun panneau n'indiquait. Elle atterrit enfin, dans l'eau d'un ruisseau peu profond. D'abord un peu sonnée, elle se frotta le crâne douloureusement. La vampire sentait l'eau glacée caresser ses bras ensanglantés. Cette eau donc la fraîcheur en devenait migraineuse, cette eau donc le bruit doux et régulier semblait vouloir taire les cris de douleur du corps de Diane martyrisé une énième fois. Un filet de sang partit avec le courant, si bien que ses plaies furent nettoyées par la nature elle même.

Elle ne trouvait pas la force de pleurer, non, pourtant elle avait mal. Son corps encore plus sale était maintenant couvert de bleus et ses cheveux rosés étaient remplis de terre. Pourtant elle ne bougea pas. Qu'attendait-elle ? Peut être que le temps passe, ou que l'eau froide ai fini d'achever ce calvaire moral et physique. Et Haylei ? Etait-elle au sud ? A l'Ouest ? Au Nord-Sud ou à l'Est-Ouest ? Elle tourna le nez, impossible de discerner la moindre différence entre toutes les directions. Et allez chercher une fille aux cheveux verts dans une forêt.

© FICHE CRÉÉE PAR AMYLITH SUR LIBRE GRAPH
 
The rabbit who will show you the way
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