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 "Chasser ou être chassé" [with Artémis]

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Nayla
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J'ai traversé le portail depuis le : 16/07/2013 et on me connaît sous le nom de : Shama/Etilya. Mon nom est : Nayla. Actuellement je suis : en profonde introspection. Il paraît que je ressemble à : création d'omocha-san/weiss schnee de RWTB et à ce propos, j'aimerais remercier : Dimée ♥♥♥.
"Chasser ou être chassé" [with Artémis] | Dim 19 Jan 2014, 12:42

A genoux au bord du lac, Nayla s’évertuait à soigner un poisson victime de la pêche. Mais la pauvre bête ne cessait de s’agiter, terrifiée par la présence de la kirin. D’habitude, les créatures de lac ne la fuyaient pas. Elle faisait partie de la faune à présent. Il lui arrivait bien sûr de se nourrir de poissons, entre autres. Mais elle ne consommait que le stricte nécessaire, contrairement à ces humains qui se gavaient comme des oies, alors que d’autres mourraient de faim. Nayla plaqua à nouveau délicatement la petite bête dans l’eau, sur les galets. Cette fois-ci, elle parvint à transmettre sa guérison. La blessure causée par le crochet était heureusement mineure, et elle n’eut besoin que de quelques secondes pour la refermer. Dès que ce fut fini, elle relâcha la créature. Elle observa un instant les ondulations de l’eau à la surface du lac. Elle avait encore surpris ces pêcheurs qui relâchaient leur proie à chaque prise. Cela la mettait hors d’elle. Qu’ils s’en nourrissent ne la dérangeait pas, après tout elle aussi mangeait de la chair. Mais qu’ils les blessent uniquement pour leur bon plaisir… elle ne le supportait pas.

Ce matin même, alors qu’elle nageait sous sa forme animale, elle avait entendu des exclamations. Elle s’était rapprochée silencieusement, ses yeux reptiliens guettant la surface. Les ondulations de l’eau étaient trompeuses, mais elle avait bien reconnu ces mortels qui plongeaient leurs lignes dans son lac. Elle avait attendu avant d’agir. Et comme elle le pensait, ils avaient relâché leur prise les plus misérables. Voyant cela, elle avait surgi de l’eau juste en face d’eau en rugissant, leur causant la peur de leur vie.

« Déguerpissez ! » leur avait-elle crié à la figure.

Ils s’étaient enfuis en hurlant, abandonnant leur matériel de torture. Elle avait passé le reste de la matinée à retrouver les quelques blessés et à les soigner. Ce qui, compte tenu de la densité de la faune, fut assez long.

Elle se redressa en époussetant le bas de sa robe immaculée pour en chasser le sable. La page du lac était composée de sable et de galets de toute taille et de toute forme. Au centre du lac se trouvait une petite île, sur laquelle Nayla avait pris l’habitude de s’allonger pour faire la sieste. Elle commençait à prendre des habitudes sur cette île. Elle n’avait pas exploré beaucoup d’endroits, préférant rester près de son lac. Elle avait déjà vu la plaine, la montagne, et Skyworld, qu’elle trouvait trop bruyante à son goût. Elle préférait le calme et la nature. Elle n’avait pas besoin de constructions en pierre pour vivre ; son lac et ses océans sur Terre lui suffisaient amplement. Elle aimait la solitude, même si elle appréciait de la compagnie de temps en temps.

Elle s’assit sur une grosse racine un peu plus loin et commença à se peigner les cheveux avec ses doigts. Mise à part son rôle de protectrice, ses activités étaient assez peu variées. Se peigner, chanter, nager, manger, dormir. Bien sûr, elle retournait régulièrement sur Terre pour parcourir ses eaux salées, récupérer des trésors enfouis, patrouiller sur les côtes… Elle pouvait y passer des jours. Mais elle trouvait agréable la tranquillité reposante de son lac sur l’île, alors elle ne restait jamais très longtemps absente.

Elle appréciait le calme et le silence, mais elle aimait également écouter de la belle musique ou des chanteurs doués. Elle-même avait une voix magnifique. Elle entama une comptine que lui chantait sa mère lorsqu’elle était petite. Penser à elle la rendit quelque peu mélancolique. Cela faisait plusieurs siècles qu’elle avait quitté le nid. Elle croisait rarement ses parents, alors inévitablement ils finissaient par lui manquer. Elle avait beau être glaciale, inexpressive, elle ressentait tout de même des sentiments. Les rares personnes à qui elle avait adressé la parole sur l’île l’avait toujours regardé avec des grands yeux. Ils ne devaient pas avoir l’habitude de rencontrer des gens de naissance noble. Elle trouvait navrant l’ignorance dans laquelle les habitants de l’île se complaisaient. Il fut un temps, sur Terre, où tout le monde la connaissait. Enfin, les habitants côtiers en tout cas. Et les marins, bien que ceux-ci se faisaient rire aux nez lorsqu’ils racontaient leur rencontre avec un reptile géant qui pouvait parler, et qui avait la crinière d’un cheval.

Un drôle de pressentiment la traversa. Elle sentit un picotement dans sa nuque. Elle percevait une grande énergie, une grande puissance. Elle ne savait pas d’où elle provenait, mais cela l’intriguait. Quelqu’un de puissant se trouvait dans les environs. Qui pouvait donc bien s’intéresser à ce lieu ? Plutôt que de chercher à le savoir elle reprit la chanson là où elle s’était arrêtée. Si cette personne désirait se faire connaître, elle le ferait. Ou alors elle passerait son chemin. Mais la présence ne disparut pas.

« Je sais que vous êtes là » déclara-t-elle lorsqu’elle eut terminé sa comptine.




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Re: "Chasser ou être chassé" [with Artémis] | Dim 19 Jan 2014, 13:47

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Artémis soupira en regardant autour d'elle, entourée de sa meute de chien et juchée sur le dos de son affilié. Les chasseurs débutants avaient fait fuir toutes les proies avec leur manque d'expérience. Résultat? Sa partie de chasse était tombée à l'eau à cause de leur inexpérience à faire pâlir la déesse de la chasse. Est-ce qu'ils étaient obligés de marcher sur toutes les brindilles qui se trouvaient sur leur chemin comme des gros balourds? Les humains pouvaient vraiment être idiots et peu habile, en particulier les hommes. Cérynie secoua la tête tandis que la déesse aux longs cheveux de soleil intimait à ses chiens de continuer  à avancer et à flairer autour d'eux au cas où une proie serait restée dans les parages, mais Artémis était sceptique. Elle se doutait bien que tout le gibier était allé se terrer dans un coin pour rester en vie, et c'était tout à leur honneur. Le silence s'était fait dans la forêt à partir du moment ou la déesse froid et impassible avait foulé son sol, comme si même les animaux la craignaient. En même temps, être la déesse des animaux et de la chasse était un paradoxe, un énorme paradoxe même.

La déesse laisse son regard embrasser la faune qui les entourait avant de sauter du dos de son affilié pour se réceptionner souplement au sol. Une fois là, elle se transforma en une biche aux yeux dorés, la seule chose qui la trahissait sous sa forme animale. Elle se mit alors à courir aux côtés de Cérynie pour rattraper la meute de chiens qui s'était mise à aboyer en même temps que des cris se faisaient entendre. Des hommes? Dans la forêt? Encore? Mais bon sang, ils se faisaient passer le mot entre eux ou quoi? Ils passèrent en trombe sans remarquer la biche aux pieds de bronze et celle aux yeux dorés, qui les regardèrent avec curiosité.

« UN. UN. UN MOOONSTRE. UN DRAGON AU LAAAC. »

Ce furent les seules paroles que la déesse sous sa forme de biche entendit. Un dragon, au lac de la montagne, vraiment? pas la peine de hurler pour si peu. Secouant la tête et les oreilles comme si une mouche l'importunait, la déesse dont la curiosité avait été attisée par les cris de ces vulgaires inutiles et bruyants hommes se mit en route vers le lac, pour voir ce 'monstre' comme l'avait dit ces pêcheurs.

C'est ainsi que deux biches et une troupe de chien se mirent à avancer vers le lac. Si il y avait vraiment un animal fou là-bas, elle serait en mesure de l'apaiser et de le calmer afin qu'il ne terrorise plus les humains. Et dans le cas contraire, elle arriverait tout de même à faire quelque chose. Les sabots noirs de la forme animale d'Artémis percutaient le sol en silence en même temps que ceux de bronze de Cérynie, qui appréhendait la vue de ce 'dragon' qu'avaient vu les pêcheurs. La déesse animale donna un coup de tête affectueux à son affilié pour qu'il arrête de s'en faire et se mit alors à courir rapidement dans la côté, heureuse de pouvoir enfin courir à pleine vitesse. Le vent caressait avec force son pelage tandis qu'elle frappait le sol de ses pattes de biche avec joie. Aaah, que cela faisait du bien! Il fallait dire qu'en ce moment, avec ces quelques différents qu'elle avait eut avec Aphrodite à propos de sa chasseresse qui avait abîmé par accident une de ses idoles elle n'avait pas eu le temps de se défouler comme cela.

Ils étaient assez loin de la montagne, alors elle dut tout de même s'arrêter au bout d'un moment pour que sa meute de chiens et son affilié ne la perdent pas de vue. La montagne, cela lui rappelait de mauvais souvenirs. Elle s'en voulait encore d'avoir tué Calypso alors que tout était de la faute de son père, jamais elle n'aurait dû s'emporter aussi facilement parce qu'elle était enceinte, alors que tout n'était que le fruit des manigances de ce cher Zeus coureur de jupon qui changeait d'amante comme de chemise! A chaque fois qu'elle en avait l'occasion, elle regardait la constellation de la grande ourse et murmurait des excuses à celle qui avait été une de ses chasseresses pendant si longtemps, bon sang qu'est ce qu'elle s'en voulait! Et Zeus qui l'avait laissée tuer la nymphe pour quelque chose dont il était le coupable, quel idiot, quel imbécile! Les hommes étaient tous les mêmes de toute façon, tous les mêmes!

Sortant de ses idées noires, Artémis entendit une douce mélodie se porter à ses oreilles de biche. Intriguée, elle avança et se camoufla derrière un buisson pour observer celle qui chantait avec douceur et fermeté à la fois. C'était une belle jeune femme avec des longs cheveux noirs et une robe blanche. Son aura, quand à elle, n'était pas aussi puissante que celle d'Artémis (normal) mais elle dégageait quelque chose de .. sauvage. Artémis n'eut pas besoin de réfléchir plus longtemps pour savoir que c'était elle ce fameux dragon, ce devait être un de ces hybrides qui vivaient sur l'île, il n'était pas rare de croiser des hybrides dragons. Petit à petit, la fille s'arrêta de chanter pour lancer au paysage;

« Je sais que vous êtes là. »

Ahah, si seulement elle savait. Sortant des buissons, la déesse s'avança suivie de son affilié aux pieds de bronze, dardant son regard doré sceptique sur la jeune femme. Et c'était elle qui avait fait fuir tous ces hommes? Elle devait être vraiment impressionnante pour les avoir fait tous déguerpir aussi rapidement et les avoir autant effrayés, ces imbéciles d'hommes. Durant un long moment, les deux biches regardèrent la femme, une tête penchée sur le côté. Derrière la jeune hybride, on pouvait voir le lac sur lequel se reflétait le soleil, c'était vraiment très beau à regarder. Après un long moment de silence, la biche aux yeux dorés en laquelle Artémis s'était transformée parla;

« Oh, c'est toi ce fameux 'monstre' qui les a tous effrayés. Tu n'as pas l'air si monstrueuse que ça. »

Elle pencha la tête sur le côté en secouant les oreilles, et elle reprit juste après sa forme initiale, écrasante, imposante, froide. Inexpressive, elle posa une main sur l'encolure de Cérynie qui secouait les oreilles pour chasser un moustique qui l'agaçait, jusqu'à ce que ça soit Artémis qui lui ordonne silencieusement de leur ficher la paix. Être la déesse des animaux, ça peut être utile vous savez. Le silence se fit, tandis qu'Artémis réfléchissait dans sa tête en caressant la tête de Cérynie tandis que ses chiens sortaient des buissons calmement pour flairer autour du lac si il y avait quelques proies qui ne s'étaient pas encore cachées. Si c'était elle qui avait fait fuir ces hommes et les avait terrorisé, elle devait bien avoir une très bonne raison que la déesse était curieuse de connaître, même si elle se doutait de la réponse. Elle avait reconnu la dégaine des pêcheurs, et à leur comportement elle se doutait qu'ils ne p^échaient que pour le plaisir et que cette hybride avait simplement défendu les poissons et autres proies qui étaient attrapée, blessée puis relâchée pour le simple plaisir d'avoir attrapé quelque chose des hommes. Tsss, pitoyables.

[hrp; désolée ça fait pas trop avancer le RP ><]


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Re: "Chasser ou être chassé" [with Artémis] | Dim 19 Jan 2014, 18:31

Nayla n’était pas du genre modeste. Depuis toute petite ses parents lui avaient appris à s’imposer face aux mortels. Si bien que, quand on lui faisait des compliments du style « vous chantez bien » elle se contentait de confirmer. Dans ses bons jours elle pouvait même remercier ses interlocuteurs. Elle avait été élevée ainsi. Dans le respect, l’honnêteté, la justice. Dans son monde, chaque chose était à sa place, chaque chose avait son rôle à jouer. Elle témoignait du respect à ses égaux et ignorait les personnes sans intérêt pour elle. Oui, elle était froide, distante, orgueuilleuse, elle prenait de haut ceux qui n’avaient pas de sang noble. Mais au moins, elle n’était ni perfide, ni lâche. Elle n’avait qu’une seule parole. Elle ne mentait pas. Elle ne jouait pas les hypocrites. Elle était sincère, franche, droite. Quelque peu sauvage et excessive parfois, mais personne n’est parfait. Enfin ça, reste à lui démontrer…

Elle avait opté pour la prudence en s’adressant à la présence étrangère. Elle ne savait pas à qui elle avait affaire, et son père lui avait toujours dit de rester sur ses gardes. Son ton était resté banal, respectueux. Elle avait opté pour le vouvoiement, histoire d’éviter de contrarier une puissance inconnue. Néanmoins elle ne s’attendait pas à la suite. Elle se retourna lorsqu’elle entendit une créature se rapprocher, cette fois-ci sans tentative de discrétion. Ses yeux se posèrent sur les deux biches, l’une aux yeux dorés, ce qui était fort inhabituel pour cet animal, et l’autre aux sabots de bronze, ce qui était encore moins ordinaire. Elle fronça les sourcils en réfléchissant. Sabots de bronze… ce détail fit resurgir de vieux souvenirs, du temps où sa mère lui enseignait l’histoire du monde. Que lui avait-elle dit, déjà ? Une biche mythique… capable de guérir… qui avait de sabots de bronze. Quel était son nom ? Cerani, ou Cerinue. Non, Cérynie… C’était également l’animal de compagnie d’un personnage important, mais lequel ? Une biche, ça lui fit penser à un cerf. Et à des chiens aussi. Des chiens qui… Ah. Oui, bien sûr. La célèbre biche de la déesse Artémis.

L’espace d’un instant, une lueur de surprise éclaira ses yeux bleus. Si ses soupçons étaient exacts, que venaient faire une déesse ici ? Pour ce qu’elle en savait, les divinités restaient cloîtrées au Mont Olympe. C’est alors qu’elle aperçut la meute de chiens qui reniflaient un peu partout. Des chiens qui ne semblaient pas prendre les deux biches pour des proies. Il s’agissait certainement de la meute de chien qui accompagnait la déesse de la chasse. Était-ce cela ? La divinité était-elle en chasse ? En ce cas, elle espérait que ce n’était pas Nayla qu’elle cherchait. Ce serait problématique. Elle fut un peu vexée par la remarque de la déesse et son ton employé, mais elle ne le montra pas. Ses parents lui avaient toujours enseigné le respect et la politesse envers un dieu ou une déesse. Ces entités étaient facilement contrariées, et il valait mieux éviter d’être la cible de leur colère.

Nayla ne fut pas impressionnée par la transformation de la biche. En revanche, elle devait avouer que sa forme humaine était imposante. De longs cheveux blonds comme les blés, un visage froid. Cela lui fit une drôle de sensation. Non, n’allez pas vous imaginez quoi que se soit ! C’est juste que l’attitude de la déesse lui faisait penser à la sienne.

« Ces larves ? Ils ont eu de la chance. »

Oui, en effet, les pêcheurs amateurs avaient eu de la chance. Car l’eau du lac, l’eau douce, semblait apaiser le comportement colérique de la kirin. Si ces hommes avaient pêché dans la mer ou dans l’océan… Les dieux seuls savent ce qui leur serait arrivé.  Nayla glissa une main dans la manche de l’autre, dans une attitude presque princière.

« Vous êtes surprise que je sois l’origine de leur frayeur ? Les apparences sont trompeuses. »

Nayla jeta un coup d’œil aux corniauds qui patrouillaient le long de la plage. Elle n’aimait pas particulièrement ces animaux. Sales, nigauds, puants. Enfin, en même temps elle préférerait toujours les créatures aquatiques. L’un d’eux s’approcha d’elle pour la renifler. Elle fit la grimace et fit un écart, laissant involontairement échapper un grondement. Cette sale bête risquait de ruiner sa robe.

« Vous souhaitez que je satisfasse votre curiosité, peut-être ? » demanda-t-elle sur un ton à la limite de la défiance.

Elle n’avait nullement l’intention de défier la divinité. Cependant, elle était ainsi, dans sa nature profonde. Toutefois, pas un seul instant elle n’avait manqué de respect à l’entité divine. Elle n’était ni folle ni suicidaire. Et puis, elle avait été élevé ainsi. Elle ne ferait jamais déshonneur à la lignée de ses ancêtres. Elle avait une réputation à tenir. Enfin… ça se trouve, la déesse ne savait même pas ce qu’était un Kirin.




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Re: "Chasser ou être chassé" [with Artémis] | Mer 22 Jan 2014, 18:22

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Une fois qu'elle eut reprit sa forme humaine, Artémis avait observé plus consciencieusement le paysage qui l'entourait puis avait ensuite donné un peu d'importance à sa locutrice. Un vent doux passa dans ses cheveux, tandis qu'elle intimait silencieusement à ses chiens l'ordre de rester calme et de ne pas attirer l'attention. Pourquoi une déesse donnait un tant soi peu d'importance à une simple humaine? Allez savoir, Artémis elle-même ne savait pas pourquoi elle adressait la parole à cette fille à l'air hautain à qui elle aurait bien fait manger la terre pour lui faire ravaler son regard méprisant et sa posture hautaine. Mais bon, pour une première rencontre cela aurait été mal venu pour une première rencontre, alors la déesse n'en fit rien et continua de darder son beau regard bleu gris sur la jeune fille qui se dressait devant elle.

Un silence s'installa, silence durant lequel Artémis jaugea la fille qui se tenait face à elle. De grands yeux bleus froids, des cheveux blond platine et une peau pâle, le tout avec une posture princière. D'office, la jeune déesse aux longs cheveux blonds n'aimait pas cette fille. Elle et son attitude hautaine, voilà qui avait le don d'agacer plus que tout la jeune déesse qui n'aimait pas les humains qui se croyaient supérieur aux autres. Du moins, à voir le comportement de cette femme quand elle parla des pêcheurs c'est ce que ressentit Artémis, qu'elle se prenait pour une princesse qui valait mieux que ces gens. Sans même la connaître, cette fille avait su finir dans la catégorie des personnes que la déesse ne supportait et n'aimait pas. Tant pis pour elle, au pire, ce n'était pas comme si Artémis allait la croiser souvent, cette simple humaine.

Croisant les bras et levant la tête en posant son regard bleuté et aussi glacial que le pôle nord en personne, Artémis écouta les dires de la jeune fille. Ahahah, en effet l'habit ne fait pas la moine comme on dit! Pour preuve: qui aurait pu se douter que derrière le visage enfantin de la déesse se cachait une guerrière aguerrie et une femme dégoûtée des hommes à vie, capable de tuer une personne à main nue et de sang-froid? Personne, hormis ceux qui la connaissaient évidemment. Voyant le regard haineux qu'elle jeta à ses chiens, Artémis se dit que si cette sale hybride qui se prenait pour une princesse faisait ne serait-ce que la manœuvre de toucher à l'un d'eux dans le but de lui faire du mal, elle lui encocherait une flèche dans la jugulaire sans aucune pitié et la regarderait s'affaisser au sol avec la grâce d'une fleur coupé (ou alors comme un éléphant boiteux) avec une moue désolée, du genre 'désolée c'est le vent, comme c'est triste!'.

Au grognement que la brune poussa à l'attention d'un de ses chiens, Artémis sortit son arc et le pointa sur elle en même temps qu'elle faisait un bond sur le côté, et le rangea aussi vite que l'éclair quand le chien s'éloigna par la suite à l'ordre muet de la déesse. Cette fille n'était pas passée loin de la mort, si elle avait touché à son chien elle ne serait plus qu'un cadavre à l'heure qu'il est. Artémis pouvait se montrer très impulsive envers les gens qu'elle n'aimait pas où qui se prenait pour je ne sais quoi. Et elle pouvait aussi se montrer très cruelle, voire sans aucune pitié.

Artémis grogna à la manière d'une louve quand la jeune fille fit mine de la défier en lui proposant de prendre sa forme mythologique. Qu'elle lui propose de se transformer, cela passait encore, mais qu'elle fasse mine de se montrer insolente était impardonnable. Si cette fille avait été entourée des chasseresse d'Artémis, ces dernières l'auraient exécutée pour avoir tenté de manquer de respect à leur déesse sans même interroger du regard celle-ci qui n'aurait pas bronché.

« Si cela vous permet de montrer à quel point vous vous sentez supérieure aux autres êtres qui peuplent cette planète j'attends, jeune hybride. »

Ton cinglant, regard froid. La déesse faisait honneur à sa réputation de femme impassible, aussi elle croisa les bras en fixant la jeune femme avec mépris. Elle aussi pouvait se montrer hautaine et méprisante, voir même encore plus qu'une simple noble humaine au sang animal dans les veines. Un vent froid passa, les chiens reculèrent derrière Artémis et se jetèrent les uns après les autres dans la forêt à l'ordre dans celle-ci tandis que la biche aux pieds de bronze restait aux côtés de sa lié, la tête penchée sur le côté. Elle non plus n'aimait pas l'attitude de cette fille. Artémis attendait, et continua;

« Ne vous prenez pas pour ce que vous n'êtes pas, un humain reste un humain. Sang noble ou non. Kirin ou pas. »

Artémis avait remarqué l'aura de la fille, et en tant que déesse de la faune et de la flore (et elle était un minimum cultivée tout de même) elle savait parfaitement ce qu'était un Kirin et reconnaître les personnes qui en possédaient les gènes. Mais ils n'étaient pour elle que de simples animaux comme les autres. Les chiens aboyèrent au loin, aussi Artémis comprit qu'ils avaient remarqué une proie. Mentalement, elle leur intima de laisser la pauvre bête qu'ils avaient trouvée tranquille comme elle n'était pas là pour la chasser et les aboiements cessèrent. L'arc et les flèches d'or à son dos n'avaient pas encore servit de la journée, elle retournerait chasser une fois cette discussion terminée. Le silence froid s'installa encore petit à petit entre les deux filles qui se jaugeaient avec mépris pour l'une et défi pour l'autre. Les hostilités étaient lancées, restait à voir comme cela allait se dérouler, si cette fille était intelligente ou non.

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Re: "Chasser ou être chassé" [with Artémis] | Ven 24 Jan 2014, 19:00

La légende disait qu’Artémis avait transformé un chasseur en cerf avant de lancer ses chiens sur lui, pour le punir d’avoir posé ses yeux sur le corps dénudé de la déesse de la chasse. En détaillant l’apparence et l’attitude de la divinité, Nayla ne doutait pas un seul instant que ce soit vrai. L’être supérieur qui lui faisait face se tenait bien droit, la tête haute. Sa jeune apparence contrastait avec ses yeux bleus qui portaient le poids des ans. On y lisait sagesse, mais également froideur et colère. Bien que son visage fut inexpressif, Nayla devinait que la déesse ne l’appréciait pas. Cela ne la dérangeait pas plus que cela. Elle était même blasée. Peu de gens pouvait supporter son caractère particulier. Son attitude hautaine laissait croire à tout le monde qu’elle se sentait supérieure à eux. En fait, elle était tout simplement asociale. Elle avait passé quatre siècle à parcourir les eaux salées de la Terre, avec pour seule compagnie les centaines de milliers de créatures aquatiques qui y vivaient. Et peut-être que l’âge l’avait rendu aigri, aussi…

Il faut dire qu’en 400 ans il se passe beaucoup de chose. La première moitié de son existence avait été relativement paisible. Les humains naviguaient beaucoup sur des navires en bois, se faisaient souvent la guerre en pleine mer, mais à l’époque ils ne mettaient pas en danger l’équilibre marin. Il lui était parfois arrivé de sauver des malheureux lors d’un naufrage, ou d’une noyade. D’autres fois, elle avait coulé des navires parce qu’en se tirant des boulets de canon, l’un d’entre eux avait raté sa cible et l’avait blessée alors qu’elle nageait plus en profondeur. Elle était entrée dans une rage meurtrière. Mais à part ça, rien de bien affligeant. En revanche, le dernier siècle s’était avéré particulièrement désastreux. Les humains avaient mené la guerre la plus meurtrière qu’elle est connu. Une seconde s’était déroulée quelques dizaines d’années plus tard. Les humaisn avaient développé de nombreuses technologies, commencé à polluer les eaux… Rien que d’y penser lui donnait envie de les balayer d’un coup de queue.

Aussitôt que Nayla eut grogné sur le pauvre animal qui souhaitait la renifler, Artémis encocha une flèche sur son arc, qu’elle pointa sur la mythologique, à une vitesse fulgurante. Les yeux de Nayla se posèrent sur cette pointe menaçante, prometteuse de mort. Mais elle ne bougea pas d’un pouce. Elle fixa à nouveau la déesse dans les yeux, totalement immobile, histoire de lui montrer qu’elle n’avait pas l’intention d’attaquer qui que ce soit. Il en fallait tout de même plus que ça pour la pousser à l’offensive. Cette déesse lui paraissait bien impulsive. Son regard dur et froid ne cillait pas. Si Nayla avait ne serait-ce que touché un poil de cet animal…

La proposition de Nayla arracha un grognement sauvage à son interlocutrice. La kirin n’avait pas réellement l’intention de la défier, ou de s’attirer ses foudres. Cependant elle se sentait froissée par le manque de considération de la divinité. Cela n’avait peut-être pas été très sage, mais le mal était fait. La réplique de la déesse n'arrangea pas son état d’esprit. Se faire traiter de jeune hybride l’irrita encore plus. Jeune encore, ça passait. Elle devait l’être aux yeux d’Artémis, puisque cette dernière devait avoir plusieurs centaines d’années de plus qu’elle, voire même quelques milliers. Mais hybride… quel ton rabaissant… Je ne suis pas une simple hybride, eut-elle envie de répondre, je suis un être mythologique ! Mais elle tint sa langue, et de toute façon, la déesse enchaîna avant qu’elle ait le temps de répliquer.
Cette fois-ci, Nayla ne put contenir sa rage. Sa respiration se bloqua un instant, avant de s’accélérer. Elle ne montra cependant aucune intention d’attaquer. Humaine ? Elle ? Comment pouvait-elle dire cela ? Elle serra les poings si fort qu’elle entailla la peau délicate de la paume de ses mains.

« Non, je ne suis pas une humaine, je ne suis pas comme eux ! Je n’ai rien avoir avec cette race de meurtriers ! » cracha-t-elle.

Elle tourna le dos à son interlocutrice pour tenter de se calmer. Comment pouvait-elle la considérer comme une humaine ? Cela la blessa profondément. Cette race avait perpétré tant d’horreur qu’il lui faudrait des années pour les lui décrire. Ils s’entretuaient pour l’argent, pour le pouvoir, pour le territoire, dévastant l’environnement dans lequel ils vivaient. Ils lançaient des bombes nucléaires dans l’océan pour faire des essais. Ces dizaines de milliers de créatures qui en avaient souffert… Et la pollution des eaux, les marées noires, ces coulées de pétrole qui empoisonnaient la vie aquatique…

Pourtant, il y en avait qui lui avait plu. Des gens honnêtes, respectueux de la vie, de la faune et de la flore qui les entouraient. Des gens qui vénéraient des dieux animaux, des esprits de la forêt ou de l’eau. Des gens adorables qui l’avaient vénéré, qui lui avaient fait des offrandes à chacune de ses visites. Si peu nombreux toutefois… Et le souvenir de son emprisonnement la hantait toujours. Qui sait combien de temps était-elle restée captive ? Plusieurs mois, ou plusieurs dizaine d’années ? Le temps se déroulait différemment pour elle, mais il lui avait paru encore bien plus long entre ces quatre murs.

Lentement, elle s’approcha du bord de l’eau et s’y agenouilla. La fraîcheur du lac apaisa un peu son esprit. Elle ouvrit ses mains et observa d’un air incrédule les traces sanglantes sur ses paumes. Elle s’était blessée elle-même à ce point ? Nayla plongea ses mains dans l’eau, laissant opérer son don de guérison. Lorsqu’elle les retira une quinzaine de secondes plus tard, il n’y avait plus aucune trace. Elle resta agenouillée dans l’eau, les yeux fermés. Artémis aurait très bien pu la tuer plusieurs fois en l’espace de quelques secondes. Mais elle s’en fichait. Elle avait mieux à faire que de se battre avec une divinité contrariée.

« Tous ne sont pas ainsi… mais trop peu nombreux sont ceux qui méritent de vivre paisiblement. »

Nayla tourna la tête vers la déesse.

« Vous me jugez, mais vous ne savez rien de moi… »

Elle ressentait soudain un grand sentiment d’injustice. Pourquoi cette personne, aussi divine qu’elle soit, se permettait-elle de juger quelqu’un qu’elle ne connaissait pas ? On pouvait dire ce qu’on voulait sur Nayla, jamais elle ne jugeait quelqu’un qu’elle ne connaissait pas. Bien sûr, à force de croiser toujours le même genre de personne, on en arrive à avoir des préjugés, ce qui expliquait sa haine vis-à-vis de n’importe quel humain. Mais elle ne jugeait pas cette déesse –en même temps elle ne pouvait pas se le permettre. La déesse de la chasse avait l’air froid et cruel, mais Nayla ne s’en tenait pas à ça. Elle ne connaissait rien d’elle.

« J’ai mes raisons de les haïr. Et oui, je me sens supérieure à eux, comme vous les Dieux l’êtes à nous autres, créatures surnaturelles. Cela fait-il de moi une criminelle ? »

Nayla ferma les yeux un instant, repensant à nouveau à ce général humain qui l’avait torturé et gardé prisonnière pendant si longtemps qu’elle en avait perdu le compte. Cela l’avait marqué au fer rouge. Cet épisode de sa vie avait laissé une trace indélébile dans son esprit. D’ailleurs, cela expliquait sa tendance à vite se mettre en colère. Elle avait cru qu’un jour elle perdrait l’esprit si restait encore dans ces murs. Peut-être l’était-elle en fin de compte… mais tant qu’elle pouvait accomplir son devoir, le reste importait peu.




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Re: "Chasser ou être chassé" [with Artémis] | Sam 08 Fév 2014, 12:52

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Artémis observait le paysage qui l'entourait avec attention, son regard gris sondant les alentours comme si un ennemi allait leur bondir dessus à la moindre occasion. Prête à se jeter sur la moindre personne suspecte, la déesse secoua sa longue chevelure dorée en regardant l'autre blonde s'énerver et cracher sa haine des humains. Elle se doutait très bien que sa remarquer provoquerait chez l'hybride une réaction si excessive, et se contenta de hocher la tête avec un sourire en coin tandis qu'elle lui crachait qu'elle était supérieure à ces êtres cruels et idiots. D'un côté, Artémis était d'accord avec la jeune femme: les humains étaient, pour certains, très cruels. Mais en général, pour la plupart du moins, ils le devenaient à cause de la mort. Comme des animaux, ils attaquaient avant d'être attaqués pour se défendre bien que cela puisse paraître idiot et irréfléchi.

Caressant distraitement la tête de Cérynie, Artémis observa la jeune femme aller plonger ses mains ensanglantées dans l'eau. Elle avait enfoncé ses ongles dans la paume de ses mains sous l'effet de la colère (sûrement) et voilà qu'elle se blessait elle-même, que c'était bête. Sans faire plus de commentaires, le regard gris de la déesse alla observer le ciel bleu parsemé de nuages au travers desquels le soleil parvenait à faire percer un filet de lumière à chaque fois, ce qui rendait le paysage encore plus beau. Se plongeant dans le silence, la blonde ferma ses yeux bleu gris et se laissa bercer par le vent tandis que l'autre jeune femme (qui devait avoir pas mal d'années derrière elle tout de même, environ deux siècles -ou plus qui sait?) restait agenouillées les mains dans l'eau. Artémis ne parlait pas pour ne rien dire, dès qu'elle ouvrait la bouche c'était pour en sortir quelque chose d'utile, bavarder n'était pas fait pour elle: agir était plus fait pour la déesse de la faune et de la flore.

Artémis comprenait la colère et la hargne de Nayla envers les humains, elle-même au début de sa vie les avait haït pour faire autant de mal à la nature et aux animaux, mais jamais elle ne les avait tous mis dans le même sac. Enfin, les hommes étaient des exceptions, mais jamais elle n'avait jugé un homme trop rapidement.. à part pour les rares fois où il y avait eut malentendus (je pense notamment à Calypso et Actéon, mais c'est une autre histoire).

La déesse blonde était connue des autres personnes pour son inflexibilité, sa fougue, son impassibilité, sa froideur et sa haine des hommes, mais aussi pour son silence. Elle pouvait rester muette pendant des heures de discussion, et ouvrir ensuite la bouche pour lâcher un monologue qui était très constructif, plutôt que de lâcher de petits dialogues inutiles sensés être jolis et manipulateurs. L'art du langage ne faisait pas partie de ses qualités, c'était plutôt à son frère que revenait ce don. Les deux enfants de Zeus et de Léto étaient complémentaires bien que très différents.

Malgré le fait que l'on pensait qu'Artémis était une déesse froide et sans coeur, elle pouvait aimer. Pas tomber amoureuse, mais elle avait des sentiments et pouvait éprouver de l'amour pour des personnes, malgré son impassibilité et sa froideur. Regardez: elle aimait profondément son frère Apollon sans le montrer, de même qu'elle avait été aussi affectée que lui de la perte de Daphné. Elle n'avait pas pleuré à ce dernier fait, mais avait ressenti la douleur et la détresse de son frère qui l'avait atteint au plus profond d'elle même, c'est pourquoi elle s'était isolée pendant plusieurs moi dans la forêt pour ne pas montrer à quel point elle était aussi triste que son frère. Elle devait préserver son image de femme forte et impassible, voilà tout.

La voix de Nayla la sortit de ses pensées, et elle eut un sourire narquois. Elle ne jugeait pas, mais elle avait eut raison dans ce qu'elle avait dit: elle se sentait effectivement supérieure aux humains.

« Je ne vous juge pas, je fais un constat et regardez: j'ai raison. »

Cela faisait plusieurs minutes qu'elle restait silencieuse, aussi quand la déesse ouvrit la bouche pour parler après un long silence, sa voix résonna doucement entre les arbres dont les feuilles bruissaient au gré du vent. La tête haute, le dos droit et une main sur la hanche, la déesse sondait la jeune hybride aux longs cheveux blond platine qui se tenait face à elle tout aussi droite qu'elle ne l'était, dans une attitude princière et hautaine. Nayla devait avoir ses raisons de haïr les humains à ce point, et Artémis la comprenait (les braconniers attisaient le plus sa haine, juste après les hommes qui rasaient des forêts pour avoir du terrain) alors la déesse ne dit rien quand la jeune fille eut terminé de déverser sa rage et sa haine toute entière sur elle.

Artémis ne se sentait pas supérieure aux autres êtes: elle l'était, c'était un fait. Elle n'avait aucune honte à le dire ou à l'affirmer puisque c'était vrai: jamais on ne verrait un humain (ou dryade, satyre, hybride, démon, ange, elfe, fée, vampire, demi-dieu et j'en passe..) battre un dieu dans quelque domaine qu'il soit, encore moins gagner contre lui dans un duel. Jamais cela n'arriverait, alors à quoi bon se mentir? Elle claqua sa langue contre son palais après la dernière phrase de la blonde platine avec un air sévère et réprobateur: cette petite avait la langue bien pendue, mais elle ne se laissait pas faire. C'était tout à son honneur.

Un long silence s'installa à nouveau tandis que la déesse et la kirin s'observaient froidement, sans émotion. Aucune ne bougeait tandis que le vent, seul témoin de cette entrevue, passait entre elles deux dans un sifflement doux et apaisant. Sereine et calme, Artémis avança jusqu'au bord de l'eau à quelques mètres de la kirin pour observer la surface lisse du lac, et observa quelques secondes son reflet avant de relever la tête et de la re baisser rapidement quand un clapotement attira son attention. Un poisson blessé, encore? N'écoutant que son âme de protectrice de la nature, la jeune déesse s'accroupit avec lenteur tandis que le bas de ses cheveux et de sa robe trempaient dans l'eau et prit le poisson dans ses mains avec douceur. Une lumière blanche illumina l'animal aquatique et ses mains, puis un quart de seconde plus tard elle le lança avec grâce et douceur dans l'eau pour qu'il puisse à nouveau nager.

« Est-ce toi qui t'es chargée de soigner les animaux qui vivent dans ce lac? »

Sans quitter la surface de l'eau, la déesse avait parlé à la kirin toujours en train de surveiller le poisson argenté qui faisait des petits sauts à la surface de l'eau avant de finir par replonger dans l'eau. Ce lac était vraiment beau, et très bien placé dans la montagne. Apaisée, et sans aucune animosité envers la kirin, la déesse finit par poser un regard calme et serein sur cette dernière située à quelques mètres d'elle. Elle se doutait que oui, c'était Nayla qui avait soigné tous les animaux du lac mais elle voulait l'entendre dire pour en être sûre, et pouvoir la remercier et hocher la tête avec sagesse en l'écoutant. Le bas de sa robe et de ses cheveux trempée, Artémis tendit une oreille vers la forêt d'où se mettaient à aboyer ses chiens et finit par pousser un sifflement strident: ses fidèles chiens de chasse finirent pas se taire, obéissants.


[hrp; PARDON POUR L'ATTENTE JE SUIS DÉSOLÉE;w; ♥]


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Re: "Chasser ou être chassé" [with Artémis] | Lun 24 Fév 2014, 19:43

Peu de gens pouvaient comprendre la personnalité pour le moins compliquée de Nayla. Et encore moins de gens la comprenaient réellement. En fin de compte, elle était un peu seule au monde. Elle n’avait jamais rencontré d’autre kirin de son espèce, ses parents exceptés. Et son attitude fière et hautaine n’aidait pas vraiment à la socialisation. Malgré cette façade glaciale, ce cœur de pierre apparent, Nayla était en réalité sensible ; c’était sans doute pour cela qu’elle s’isolait. Elle avait toujours vécu seule. Elle n’avait jamais vraiment cherché l’esprit de communauté. Elle estimait que ça la détournerait de son devoir principal : veiller à la sécurité des océans, soigner les créatures blessées, et se porter au secours des êtres vivants en besoin.

Nayla observa un instant la surface du lac, toujours agenouillée dans l’eau. Son visage avait repris son inexpression habituelle, mais ses yeux bleus, porteurs du poids des ans, parlaient pour elle. On y voyait surtout de la mélancolie, de la colère, et du chagrin. Oui, elle pleurait les temps passés où les hommes ne s’entretuaient pas, ne saccageaient pas inconsciemment le monde dans lequel ils vivaient alors. Mais elle était déterminée. Elle ne faillirait jamais à son devoir, dut-elle souffrir, ou mourir. Une petite brise vint soulever sa chevelure de platine, trempée à la pointe. Ses cheveux ondulés, presque bouclés, lui arrivaient communément au niveau du fessier, alors lorsqu’elle était assise, ils traînaient derrière elle. Raison pour laquelle elle se les attachait de temps en temps. Elle regroupa sa chevelure dans ses mains et l’essora avant de la faire passer sur son épaule, laissant la pointe reposer sur ses genoux.

La remarque de la déesse l’irrita quelque peu, mais elle ne trouva rien à répondre. Artémis n’avait pas tort. Un constat est bien différent d’un jugement. Mais jusqu’à quelle limite pouvait-on constater un fait ? Nayla ne saurait le dire. Elle avait beau savoir beaucoup de chose, elle était loin d’atteindre la connaissance des Dieux. Elle se remit finalement sur ses pieds, inclinant légèrement la tête pour signifier sa retraite sur le sujet. La sagesse est à celui qui reconnait qu’il ne sait pas, comme lui disait son père. Ce n’est pas pour autant qu’elle se vanterait d’être sage. Elle savait que parfois ses réactions étaient dictées par son ressentiment.

L’hybride porta son regard sur le ciel qui surplombait le lac, laissant le silence s’installer entre elle et la divinité. Seul le vent daignait siffler entre elles, tandis qu’elles contemplaient l’étendue d’eau devant elle. Nayla pouvait passer de longs moments à observer la nature, en particulier les océans. Elle n’était pas bavarde, elle qui ne parlait jamais pour ne rien dire. Elle avait l’habitude de la solitude, et donc du silence. D’ailleurs elle n’aimait pas les environnements trop bruyants. Ça l’irritait, et donc de surcroît la mettait de mauvaise humeur. Ce qui en général n’était pas bon. Pour les autres. Elle ferma les yeux lorsqu’une brise plus forte que les précédentes vint caresser son visage. Un clapotement attira son attention. Ses yeux bleus se rouvrirent et se posèrent sur la surface de l’eau, percée par un poisson en détresse. Nayla s’apprêtait à se porter à son secours mais la déesse la devança. Artémis prit délicatement la petite créature dans ses mains et utilisa son pouvoir lunaire de guérison. Nayla la regarda faire sans rien dire, mais on pouvait lire sur son agrément. Elle avait presque oublié qu’étant la déesse protectrice des animaux, Artémis était également concernée par le sort des poissons.

« Oui » répondit-elle à la déesse. « Avant mon arrivée ici je m’occupais des océans. J’habite dans ce lac, il est donc de mon devoir de protéger sa faune. »

Nayla avait toujours fonctionné selon son devoir. Son devoir passait avant tout. Non pas que Poséidon le lui avait demandé en personne. Elle était née pour vaquer à la sauvegarde des océans. C’était une grande responsabilité, qu’elle prenait très au sérieux. Surtout avec les humains, qui se fichaient complètement de détruire la planète tant qu’ils obtenaient ce qu’ils chérissaient. Elle n’avait pas d’autre raison de vivre que de s’occuper des animaux et protéger les environnements aquatiques. Nayla suivit le trajet du poisson jusqu’à ce qu’il s’enfonce dans les profondeurs du lac. Elle tourna la tête en direction de la forêt, d’où provenaient des aboiements de chiens. Le sifflement de leur maîtresse les fit taire, et le silence revint.

« Ce n’est pas toujours facile de leur faire comprendre que je leur veux du bien. Après tout, ils doivent sentir que je suis également un prédateur, même si je ne me nourris que rarement de créatures aquatiques. Je n’ai pas hérité de la compréhension des animaux de mon père. Mais je me dis que cela ne fait que donner plus de valeur à cette quête. »

Nayla ne savait pas pourquoi elle lui avait dit cela. Sans doute enviait-elle sa compréhension des animaux, bien qu’elle n’avouerait jamais à quiconque qu’elle puisse envier quelque chose à quelqu’un.

« Ce n’est jamais évident de protéger des animaux que l’on finit par chasser, n’est-ce pas ? » confia-t-elle en sachant très bien que la déesse était également concernée.

Après tout, Artémis était à la fois la déesse de la chasse et la déesse protectrice des animaux. D’un côté elle les soignait, les protégeait, et de l’autre elle leur donnait la chasse, les mettait à mort. C’était un peu contradictoire, mais le monde était fait de contradiction. Nayla se souvint soudainement d’un détail. Elle fit quelques pas hors de l’eau et se tourna de trois quart vers la divinité.

« Je m’excuse, je me dérobe à mes devoirs d’hôte. Vous pouvez vous asseoir, si vous le souhaitez » dit-elle en désignant la grosse racine sur laquelle elle était assise avant l’arrivée de la déesse.

Ce qu’elle avait proposé paraîtrait sans doute absurde, voire irritant à Artémis. Car les Dieux faisaient toujours ce qu’ils souhaitaient, ils n’avaient pas besoin qu’un être inférieur le leur propose. Mais encore une fois, il s‘agissait de son devoir.

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Re: "Chasser ou être chassé" [with Artémis] | Jeu 27 Fév 2014, 23:42

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La tension entre la déesse farouche et la kirin froide avait baissé. Elle était toujours présente, mais elle disparaissait au fur et à mesure de l'avancé de leur discussion. Certes, il fallait dire que dialoguer avec Artémis n'était pas chose facile.. elle était tellement froide et peu expressive que c'en était troublant. Et cette manie qu'elle avait de répondre froidement! Elle était aussi froide que son frère, Apollon, était chaleureux, hormis leur tignasse blonde et leur parents les deux jumeaux n'avaient rien en commun. Artémis, elle, se contentait de rester dans la forêt, ne sortant que très peu se fondre dans la civilisation tandis que son frère passait ses journées dans les villes, lui qui se considérait comme le dieu de la civilisation. C'était impressionnant de voir tant de différence dans ces deux êtres qui pourtant, se ressemblaient à s'y méprendre physiquement.

Et puis, Artémis était aussi très impulsive bien que réfléchie, ce qui faisait que lorsqu'on discutait avec elle il fallait faire attention à ses moindres gestes une fois que l'on l'avait rendue méfiante vis-à-vis de soi. Rappelez-vous quelque secondes plus tôt quand elle avait encoché une flèche à son arc pour menacer l'hybride blonde qui avait grogné sur un de ses chiens avec menace; elle n'aurait pas hésité un seul instant avant de lui planter une flèche dans la peau si elle avait touché son fidèle canidé dans le but de lui faire du mal. Artémis était très protectrice envers ses compagnons animaux, peut-être même un peu trop. Elle savait très bien qu'elle avait des défauts, mais son caractère lui allait parfaitement. La compagnie des animaux et de la nature était tout à fait supportable, et puis elle avait ses chasseresses avec elles qui la vénéraient et qu'elle protégeait comme ses propres filles. Car ne l'oublions pas, Artémis était destinée à rester vierge toute sa vie ne pouvant pas avoir d'enfants.

Effectivement, cette très chère Héra avait tellement dégoûté la jeune Artémis du mariage que cette dernière avait fait le vœux de chasteté éternelle à son père, jugeant les hommes perfides et cupides. Elle supportait très peu le sexe masculin, et rares étaient les hommes qui arrivaient à ressortir indemnes des.. discussions avec la sauvages déesse de la faune de la flore et de la lune, qui les méprisait plus que tout. Retournant son attention vers la jeune fille, Artémis hocha la tête quand son interlocutrice lui révéla qu'avant elle vivait dans l'océan, mais que maintenant elle vivait dans ce lac et considérait comme son rôle de protéger sa faune. Finalement cette jeune fille n'était pas si désagréable et cupide qu'elle le pensait, comme quoi même les dieux pouvaient se tromper.

« Ce n’est pas toujours facile de leur faire comprendre que je leur veux du bien. Après tout, ils doivent sentir que je suis également un prédateur, même si je ne me nourris que rarement de créatures aquatiques. Je n’ai pas hérité de la compréhension des animaux de mon père. Mais je me dis que cela ne fait que donner plus de valeur à cette quête. »
« Cela ne fait que rendre cette quête encore plus honorable. »

Hochant sagement la tête, la déesse caressa à nouveau la Cérynie qui restait à côté d'elle sans bouger d'un poil, ses sabot d'airains tapant sur le sol. Agacée de voir son affilié piaffer, la déesse l'envoya se dégourdir les jambes dans la forêt en lui recommandant mentalement de faire néanmoins très attention aux nombreux prédateurs qui pouvaient la prendre en chasse. Elle chargea donc mentalement ses chiens de surveiller la biche qui prenait ses aises dans la forêt, juste pour soulager sa confiance. Revenant à ce que lui avait dit la blonde, Artémis comprenait tout à fait la peur que pouvaient ressentir les animaux marins en sentant l'instinct de prédateur de la kirin quand elle voulait les soigner, après tout leur instinct de survie leur disait de fuir et qu'ils étaient en danger, ce qui signifiait qu'il était en pleine marche.

« Ce n’est jamais évident de protéger des animaux que l’on finit par chasser, n’est-ce pas ? »
« En effet, mais il faut s'y faire. »

Il était vrai que cela pouvait paraître bizarre pour certains qu'Artémis porte le titre de déesse de la faune et de la flore ainsi que celle de la chasse, mais ces deux titres étaient complémentaires. Sans faune et flore, on ne pourrait chasser. Et sans la chasse, il y aurait un surpeuplement d'animaux qui les conduiraient finalement à leur perte. C'était comme al vie et la mort, si Hadès ne portait pas le rôle de die des enfers (pour ne pas dire la mort) eh bien tous les humains seraient immortels.. et cela causerait un surpeuplement de la planète jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place nulle part. C'était tout de même facile à comprendre, bien que difficile à reconnaître.

« Je m’excuse, je me dérobe à mes devoirs d’hôte. Vous pouvez vous asseoir, si vous le souhaitez.»
« Merci bien. »

En fait, la déesse de la lune n'avait aucunement l'envie de l'asseoir, mais elle finit par poser son fessier sur cette imposante racine de bonne grâce, tout en essorant le bout de ses cheveux trempés qui avaient gouté dans l'eau du lac quand elle avait soigné le poisson pour ensuite le relâcher. Silencieusement, le visage stoïque et froid elle tendit la main tandis qu'un rouge-gorge venait se poser sur son doigt pour chanter, lui arrachant un sourire qui s'effaça presque aussitôt. Elle agita doucement le doigt et le volatile s'en alla en sifflant joyeusement. Artémis regarda la silhouette de l'oiseau s'en aller jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus la distinguer, puis elle re dirigea son attention vers la jeune femme (enfin qui devait être tout de même assez âgé, mais physiquement elle avait l'air jeune) pour lui demander sereinement;

« Vous connaissez mon nom, mais je ne connais toujours pas le vôtre. Vous vous nommez donc? »

Toute trace d'animosité entre ces deux femmes venait de disparaître, enfin presque. La tension était toujours présente, ce n'était qu'une petite étincelle dans le bûcher qui ne demandait qu'à se raviver au moindre coup de vent, mais qui, pour l'instant, restait sagement cachée dans un coin.


[hrp; mais non ton post était très bien, j'ai adoré le lire ♥
en espérant que le mien te convienne xD]


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Re: "Chasser ou être chassé" [with Artémis] | Dim 16 Mar 2014, 10:59

Nayla n’avait pas la conversation facile. En fait, elle parlait peu, préférant le silence aux dialogues inutiles. Cela ne facilitait donc pas ses interactions sociales, étant donnant que la majorité des habitants de l’île se trouvaient être, à ses yeux, de petits parleurs en manque d’affection qui cherchaient des compagnons de discussion. Ou alors, ils cherchaient les embrouilles en se provoquant les uns les autres, aboutissant à une bagarre générale. Nayla trouvait cela… pathétique. Ces pauvres mortels n’avaient donc rien de mieux à faire de leur vie ? Nayla les plaignait presque. Son devoir remplissait une bonne partie de son temps. Voyager dans les océans terriens, trouver et soigner les créatures blessées… Cela lui demandait beaucoup de temps et d’énergie.

Nayla agissait rarement par pure enthousiasme, ou par réelle envie. Elle faisait passer sa mission avant tout. Elle souriait rarement, riait encore moins souvent, et était totalement imperméable au sens de l’humour. Parfois même elle avait du mal à suivre les expressions et métaphores employées par les humanoïdes qui vivaient sur l’île. Du fait de son manque de tact et de sociabilité, supporter sa présence demandait parfois beaucoup d’effort aux autres. Et en général, elle ne s’en rendait pas compte. En fait, sur certains points, elle était presque sociopathe. C’est pourquoi, entre elle et Artémis, le silence avait plus de poids que des mots lancés sans but.

Artémis partageait son point de vue sur le soin des animaux. Nayla était un prédateur, Artémis, la déesse de la chasse. Et toutes deux participaient à la sauvegarde des animaux. Peu de gens pouvaient comprendre leur statut. Il n’était pas facile en effet de prendre soin d’animaux qui tentaient parfois de vous fuir, surtout pour Nayla qui ne pouvait communiquer avec eux par la parole. La kirin observa la déesse interagir avec son affilié. Nayla ne pouvait pas comprendre le lien qui les unissait, n’ayant pas elle-même de compagnon d’âme. Elle ne s’était jamais vraiment demandé le bien que cela procurait. Elle ne ressentait pas le besoin de se réconforter auprès d’un animal. Mais, elle ne savait rien de cette situation, donc elle ne pouvait se faire une opinion.

La biche paraissait très excitée, ce qui dut agacée sa maîtresse car celle-ci l’autorisa à gambader dans la forêt. Nayla suivit la trajectoire de l’animal jusqu’à ce qu’il disparaisse au sein des arbres. Puis Nayla se tourna vers la divinité et lui proposa de prendre place sur la souche près du lac. Artémis accepta et la remercia de la proposition. La fierté de la kirin lui avait presque fait faillir à ses devoirs d’hôtes. Elle ne devait pas laisser son caractère guider ses actes. La tension avait disparu, heureusement pour les organismes –autant plantes qu’animaux- qui les entouraient. Nayla ne souhaitait nullement les querelles, mais lorsqu’elle se battait elle avait tendance à oublier de limiter les dommages collatéraux.  Elle était après tout colérique ; dans son ire, elle faisait preuve d’une violence hors du commun. Mais, ici, entourée d’eau douce, son esprit s’apaisait facilement. Artémis lui demanda alors son prénom. La kirin en avait oublié de se présenter… quelle manque de politesse.

« Je m’appelle Nayla » se présenta-t-elle, en inclinant légèrement la tête sur le côté.

Elle alla s’asseoir en face de la déesse, en tailleur, sur le sol. Elle aimait bien le contact avec la nature, raison pour laquelle elle ne portait jamais rien aux pieds. S’il lui arrivait de se blesser, elle se soignait grâce à son pouvoir. Elle commença à essorer ses cheveux trempés sur les pointes et à les démêler, silencieuse. Elle se plongea un instant dans ses réflexions, tout à son activité. Puis finalement, elle éleva la voix.

« Est-ce quelque chose ou quelqu’un en particulier qui vous a conduit ici ? » demanda-t-elle. « Je me doute que vous étiez en train de chasser, mais je ne me souviens pas vous avoir déjà croisé ici. Vous fréquentez souvent ce lieu ?»

Si en effet Artémis était déjà venu ici, Nayla serait contrariée de ne pas l’avoir remarqué si elle se trouvait dans son lac. Après, la kirin était souvent en déplacement, il était donc possible que la déesse soit déjà venue, quand la protectrice des ces eaux ne s’y trouvait pas. Nayla s’attaqua à l’arrière de sa chevelure, inclinant la tête sur la droite pour y accéder plus facilement. Cette activité pouvait énerver certaines personnes, mais elle s’en fichait. Elle appréciait d’avoir des cheveux propres et bien démêlés à chaque instant, et qui plus est, elle aimait s’en occuper quand elle réfléchissait. Cela l’apaisait et l’aider à faire le tri dans ses pensées.

« Sont-ce ces humains qui… »

Un bruit de pas et de voix s’éleva  non loin d’elles. Nayla s’immobilisa, la tête tournée vers la direction de ces bruits. Qui donc venait encore perturber la tranquillité de ces lieux ? Nayla baissa les bras et croisa ses mains dans ses manches, attentive. Finalement, un petit groupe d’hommes émergea de la lisière. Ils parurent surpris de les trouver ici, et surtout parfaitement inconscients à qui ils avaient affaire. L’un d’eux prit la parole.

« On nous a parlé d’un monstre qui vit dans ce lac. Vous ne l’avez pas vu ? »

L’expression de Nayla se durcit. Elle commençait à en avoir marre de ces mortels qui envahissaient son espace vital. Que lui voulaient-ils encore ? La réprimander pour avoir effrayé les deux pêcheurs ? Tenter de chasser le fameux monstre ? Contempler l’objet de leur curiosité ? Ou simplement satisfaire leur libido masculine en prouvant leur courage -et leur stupidité- ? Elle se releva lentement, le plus calmement possible, et fit face aux intrus.

« Et peut-on savoir ce que vous lui voulez ? »
« Cette bête effraie les pêcheurs et les touristes depuis quelques temps. »

Cela répondait en partie aux questions qu’elle se posait. Son regard devint glacial, ce qui alerta les hommes. Elle faillit se transformer devant eux pour leur apprendre à vouloir provoquer son courroux. Mais elle fit de gros efforts pour conserver son calme. Elle tourna plutôt la tête vers Artémis, se demandant quelle était la meilleure façon de réagir face à cet affront.

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Re: "Chasser ou être chassé" [with Artémis] | Jeu 20 Mar 2014, 20:21

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Artémis regarda Cérynie disparaître en soupirant intérieurement avant de relever la tête, la main posée sur la souche de l'arbre tandis que l'autre caressait main caressait le plumage doux du rouge-gorge qui était revenu se poser sur elle après avoir été faire un petit tour histoire de se dégourdir les ailes. Calme, la déesse de la faune et de la flore (et j'en passe des titres) passa une mèche de sa chevelure d'or dans son oreille tandis qu'elle replaçait habilement les vignes dans ses cheveux. C'était un petit luxe qu'elle se payait, ces vignes avaient la capacité de mettre beaucoup de temps avant de flétrir, aussi il lui suffisait de claquer et doigt et d'user de son pouvoir pour qu'elles redeviennent comme si elles venaient juste de terminer leur croissance, ce qui était pratique.

Le calme se réinstallait petit à petit, calme que la déesse au physique d'adolescente blonde accueillit avec joie: le bruit, l'agitation, les personnes beaucoup trop bavardes, parler pour ne rien dire, toutes ces choses qui n'étaient pas faites pour elle n'avaient pas l'air de plaire aussi à l'autre blonde, qui était aussi silencieuse qu'elle. Le regard cristallin et froid d'Artémis alla se poser sur la surface lisse et immobile du lac sur lequel se reflétait le ciel et le soleil les aveuglant d'une légère lumière à la même manière qu'un miroir. Pourquoi une déesse telle qu'Artémis prenait la peine de discuter avec une simple mortelle comme la kirin? Eh bien, tout le monde avait besoin d'un peu de compagnie même les dieux, surtout qu'on finissait par se lasser des animaux au bout d'un certain moment vous savez.

Mais ça, même si c'était ô combien vrai jamais, au plus grand jamais, la fière Artémis ne l'aurait avoué. Pour elle, le fait qu'elle reste avec Nayla ne se révélait qu'être de la simple curiosité au fait que cet être mortelle lui ressemblait légèrement, de son statut de prédateur pour les animaux alors qu'elle assurait leur protection et leur sauvegarde en même temps. Elle aurait tiré une flèche à quiconque aurait osé lui affirmer qu'en fait elle était en recherche de compagnie car la solitude lui pesait, car elle ne voyait pas ça comme ça et détestait qu'on essaie de la comprendre et de la cerner, préférant largement rester libre et imprévisible plutôt que docile et soumise.
 
L'oiseau qui était posé à côté d'elle se mit à siffler gaiement brisant le silence serein et lourd de sens qui s'était installé. Certes, ces deux personnages se ressemblaient fortement, mais elles restaient également très différentes. Nayla était beaucoup plus impulsive et irréfléchie que la déesse blonde, qui était calme, posée et réfléchissait mûrement avant de s'engager dans un combat, un peu comme la fine stratège Athéna. Athéna, cette déesse de sa famille reconnue de tous pour son esprit réfléchi et son intelligence hors du commun, pour ses talents de stratège et de combattante, une des rares personnes à pouvoir battre le fameux dieu de la guerre Arès réputé pour son impulsivité, son sang-chaud et son manque de stratégie lors des combats. Artémis tourna la tête vers la forêt de là où elle entendait quelques aboiements de la part de ses chiens, de temps à autre,  puis retourna son attention sur la jeune blonde qui se présentait;

« Je m'appelle Nayla. »

Artémis hocha silencieusement la tête: elle n'était pas du genre à balancer des bêtises du genre 'très joli prénom' ou 'ma cousine s'appelle comme ça!' voire même 'j'adore!' Non, vraiment, elle ne supportait pas les personnes de ce genre. La dénommée Nayla vint s'asseoir face à elle au sol, en tailleur et se mit à tripoter ses cheveux sous le regard vague de la déesse qui continuait de caresser l'oiseau, qui lui se contentait de gazouiller joyeusement de sa petite voix criarde. Peu après la jeune kirin continua;
 
« Est-ce quelque chose ou quelqu’un en particulier qui vous a conduit ici? Je me doute que vous étiez en train de chasser, mais je ne me souviens pas vous avoir déjà croisé ici. Vous fréquentez souvent ce lieu? »
« Je suis déjà venue une fois, il y a longtemps. »

Court, clair, pas de mots balancés pour faire joli. Bien que sa voix était plus douce et calme que tout à l'heure, moins chargée de mépris (qui avait complètement disparu en cet instant précis) Artémis n'avait pas perdu sa manie de répondre aux questions qu'on lui posait sans plus de cérémonie à l'égard de de ses interlocuteurs: elle était réputée pour ne pas être très bavarde, faire la causette autour d'une tasse de thé ce n'était décidément pas fait pour elle, voilà qui était plus du ressort de son jumeau, le dieu civilisateur, le beau, le poétique, le charmeur, le sociable, le chaleureux, le généreux, le doux j'ai nommé: Apollon! Ce dernier ne pouvait s'empêcher de désespérer face à l'attitude froide et sauvage de sa soeur, mais il n'y pouvait rien après tout: on ne changeait pas une personne!

« Sont-ce ces humains qui… »

Mais voilà qu'elle fut coupée par l'arrivée très peu discrète d'un groupe d'homme essoufflés et pour la plupart armés. Artémis les jaugea du regard, et d'après ce qu'elle vit ces derniers n'avaient pas l'air très agressif, du moins pas le meneur. Cependant elle ne put s'empêcher de leur lancer un regard froid et teinté de mépris: ils restaient néanmoins des hommes! Ces personnes cupides que la déesse blonde ne portait pas dans son coeur. Quand ils les virent, Artémis sentit à côté d'elle son interlocutrice se raidir mais elle ne laissa rien paraître sur son visage et se dressa gracieusement face à ces humains qui les regardaient d'un air méfiant. Ils ne durent pas reconnaître la déesse face à eux car ils ne s'inclinèrent pas, mais leur demandèrent directement et sans plus de cérémonie;

« On nous a parlé d’un monstre qui vit dans ce lac. Vous ne l’avez pas vu? »

Artémis regarda Nayla qui semblait prendre sur elle pour ne pas se transformer et tous les envoyer valser d'un coup de griffe puissant; ces hommes n'avaient absolument rien fait d'offensif et de menaçant envers elle, aussi tant qu'ils restaient calme et poli Artémis le restait aussi, bien qu'elle se tenait à distance de ces êtres qui la dégoûtaient autant. Prête à intervenir si Nayla se jetait sur eux sans réfléchir, Artémis l'entendit leur demander;

« Et peut-on savoir ce que vous lui voulez ? »
« Cette bête effraie les pêcheurs et les touristes depuis quelques temps. »
« Il n'y a pas de monstre ici, juste des animaux en quête de paix. Allez, retournez chez vous et partez pêcher ailleurs qu'ici je vous prie, ce lac est très bien sans que des humains ne viennent gâcher le calme qui y règne. »

Bon, au moins c'était très clair comme ordre ils ne devraient pas avoir trop de mal à comprendre. La déesse croisa le regard de sa compagne et s'avança gracieusement d'un pas. Au même moment, Cérynie la célèbre biche aux pieds d'airains (bronze pour les plus incultes d'entre vous) et affilié de la déesse de la chasse et de la lune vint se placer aux côtés de la blonde. Certes, au début ils ne comprirent pas mais quand elle ouvrit la bouche et que sa voix perça le silence, le meneur du groupe dût comprendre qui elle était (car heureusement pour lui il avait certainement eut des parents très à cheval sur l'éducation de leur fils envers les dieux et avait révisé ses cours d'histoire) car il fit signe à ses compagnons d'incliner. Sèchement, la blonde leur demanda de se relever: ils avaient l'air respectueux de l'environnement, cela se lisait au respect qu'elle lisait dans leurs yeux. Au moins ils étaient respectueux envers elle, car ils se relevèrent ensuite et s'excusèrent. Artémis les congédia d'un signe de la main agacé, et ils disparurent sans demander leur reste dans la forêt: ils n'étaient pas près de revenir ici. Satisfaite, Artémis finit donc par se retourner vers Nayla, Cérynie à ses côtés et lui demanda;


« Voilà qui est réglé, que vouliez-vous me demander à propos des humains avant que ces énergumènes ne nous interrompent? »



   [ hrp; J'espère que ma réponse te va. ♥ ;; ]

   (c) brumy , don't touch please. ♥
   




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