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 Une soirée désastreuse [PV Sven]

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Anonymous
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Une soirée désastreuse [PV Sven] | Lun 25 Nov 2013, 15:40

Le bal des ombres commençaient à dévorer les sentiers tranquilles de la forêt. Lentement la délicate caresse fraîche du crépuscule vint caresser ma peau désireuse. Cette ravissante sensation parcourut mon échine d'un frisson délicieux, cette sensation chaque soir était enivrante. J'étais dans mon élément quand l'obscurité venait avaler les rayons solaires pour ne laisser que la pluie lunaire se déverser avec sa lueur argentée. Je me sentais... revigorée, ces rayons dorés m'épuisaient totalement et agressaient ma peau de manière désagréable. Soit, je ressortais d'une soirée un peu arrosée dans une taverne des Dionysos. Je titubais un peu sous les effets de l'alcool même si je n'avais guère abusé de ce dernier. J'accompagnais juste un charmant jeune homme dans sa descente de verre insatiable... Le tout en tenant la discussion avec lui pour bien entendu m'attirer ses charmes en restant consciente pour en profiter, heureusement je tenais assez bien l'éthanol dans mon sang. Malheureusement se ne fut avec succès, le beau jeune homme, totalement ivre au passage, avait résisté à mes faveurs les plus envoûtantes. En réalité, je ne le savais guère, mais ce brun séduisant et aux courbes aphrodisiaques n'était guère disponible sur le marché des amours nocturnes éphémères. Enfin c'est ce que j'en avais déduit dans le peu de paroles compréhensibles qu'ils tentaient d'émettre sur sa compagne.

Soit, je partis en solitaire dans la forêt suite à ce fiasco total, histoire de laisser mon corps évacuer ce remarquable élixir favorisant les échanges et le contact sous toutes ses formes, mêmes extrêmes. Même si le début de ce bal nocturne dansait sur de fausses notes, je pouvais essayer de profiter davantage des autres heures s'écoulant, colorant davantage le tableau de ces nuances obscures que j'admirais tant. De ce fait je partis errer au milieu des arbres, ne menant guère un chemin droit, manquant plusieurs fois de me ramasser en trébuchant sur une stupide racine. En même temps elle n'avait rien à foutre là celle-la ! Sans parler de ces exaspérantes branches qui tentaient de m'assommer, les fourbes ! J'hurlais après ces dernières pour les faire fuir ou les dissuader de venir me chatouiller. J'avais horreur de cela, ma peau était trop délicate pour résister à ce type d'attaque.

Une voix m'interpella, fortement aiguë, tellement qu'elle me brisa les oreilles. Je voulus lui répondre sèchement d'aller se faire prendre par hybride ouistiti, mais je préférai me taire avant de dire des âneries sous les effets de l'alcool un peu puissant. Une jeune blonde apparut dans mon champ de vision qui était légèrement instable. Les traits fins et harmonieux, une ravissante demoiselle se tenait là, même si je n'étais guère en état de la contempler. Elle portait une remarquable paire d'ailes de papillon dans son dos, un peu trop colorée pour mes yeux en état d'ébriété. Ces nuances de violet et jaune se mêlant à du orange m'agressaient violemment.

Cette charmante demoiselle ne m'agressa uniquement par ses couleurs un peu trop vives, le ton de sa voix venait ajouter son lot d'irritabilité. Je ne compris l'intégralité de ses propos, mais elle me hurlait dessus comme une harpie car j'avais soit disant tenté de charmer son homme. Soit, j'en avais rien à faire et je la poussais directement dans le fossé en lui disant que je n’écoutais pas les pigeons dotés de parole, ils avaient tendance à trop roucouler. Elle m'entraîna avec elle dans sa chute, par je ne sais quel moyen. J'étais un peu trop ivre pour remarquer ce genre de choses.

-Hey mais ça va pas ? T’as quoi dans ta tête de chenille ? Lançai-je d’un ton agressif avant de me prendre un coup violent dans la tête.
Sans attendre, j’utilisai les ombres de nos corps pour créer des liens sortis de terre pour l’enchevêtrer au creux du fossé. Je me relevai, dominante, manquant de me vautrer au sol lamentablement sous les effets de ma tête prise de vertiges.
-Ma robe est toute sale maintenant par ta faute, c’est malin, ajoutai-je en en ayant rien à faire des propos qui scindèrent l’air depuis sa bouche. J’aurais mieux fait de la bâillonner avec mes ombres. Elle m’aurait foutu la paix comme ça. Je m’empressai alors de le faire, déformant ainsi les ombres pour qu’elles vinrent mettre un peu de silence dans ce monde brutal et bruyant. Elles tentaient de marmonner des choses mais ce fut avec bonheur que je n’entendis plus sa voix stridente. Je me sentais… totalement soulagée. Je ne savais toujours pas ce qu’elle me voulait mais j’étais irritée. La soirée avait déjà mal commencé, et cela se poursuivait davantage.

Soit, devant cet épisode fâcheux s’acharnant sur ma pauvre carcasse, je n’eus d’autres envies que de sortir un paquet de cigarettes pour m’en allumer une. Un petit havre de paix s’exhalant lentement d’entre mes lèvres, un sentiment de légèreté pour faire tomber ces événements dans la désuétude de ma conscience. J’expirai sans la moindre gêne la fumée filtrée par mes poumons en plein sur le visage de la fée.
-A la prochaine chérie, lançai-je avant de partir au cœur de la forêt.

Elle m’avait totalement contrariée cette garce. Je me sentais totalement dans le besoin d’évacuer ce sentiment à travers cette fumée euphorisante. Je me foutais bien de toutes ces histoires sur cette substance délicieuse qui me transposait dans un sentiment d’extase temporaire. Ainsi, au milieu de nulle part, je m’essayai contre un tronc pour profiter de ce petit moment de plaisir. Je laissais ce sentiment de légèreté m’envahir, un soulagement divin à chaque inspiration. Une délicate euphorie inspira mon esprit d’un calme reposant sous les éclats argentés de la Lune. Cet air me nimbait d’un petit nuage artificiel, cependant cet instant de calme n’était que temporaire. D’autres ennuis allaient proliférer dans cette soirée encore.




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Re: Une soirée désastreuse [PV Sven] | Lun 02 Juin 2014, 15:02




Soirée désastreuse
feat. l'Elfe Eratolia et l'Elfe Sven


Allongé sur ton lit, dans la grande pièce noire, tu serres les poings. Tes jointures blanchissent pendant que tu te souviens. Les plumes de corbeaux tombent du ciel, ton sang bout dans tes veines. Tu es conscient de la scène, mais tu es impuissant. Spectateur de ton propre massacre sans la moindre possibilités de te contrôler, car tu n'y parviens jamais quand Raven prend ta place. Tu halètes, transpires. Des cris s'échappent de tes lèvres. Tes mains martyrisent tes draps noirs.  
Dans la forêt sombre, un jeune adolescent court et ne s'arrête pas. Il poursuit boucle d'or. Ses longs cheveux blonds voltigent, mais cette sublime image est souillé par la noirceur de la nuit. Couteau à la main, elle cri. Cri sa folie. Cri sa haine. Le petit homme la suit, tente de l'arrêter. Il hurle son prénom comme un damné, lui supplie de se calmer. Il sent qu'un faux pas pourrait détruire cette équilibre qu'il avait trouvé. Elle ne l'écoute pas, continue sa course à la rechercher de l'objet de sa haine. La peur s'empare de lui et il se sent terrifié.  La peur laisse place à la colère, il sent ses veines chauffer, son sang bouillir et... c'est le trou noir.  

« Tue-la, tue-la, tue-la... »
Ce n'est pas son affilé, ni même une voix de son entourage. Pourtant, elle a le total contrôle sur sa personne. Il sent le sol trembler, la tête lui tourne, il finit par ouvrir les yeux. Qui s'écarquillent de terreur. Il ne veut pas la tuer, non, bien sûr que non. Pas elle. Surtout pas elle. Ses ailes sont particulièrement chaudes, il sent ses membres se contracter et lorsqu'il reprend connaissance, il a les plumes noirs de ses ailes enfoncé dans le corps de la gamine. Pris de violents tremblements, il n'arrive toujours pas à s'arrêter et en voyant les larmes de la jeune fille, il se sent revivre. Il ne comprend pas, il ne capte pas pourquoi il est aussi satisfait. Jusqu'à ce que la voix reprenne. « Tue-la, tue-la, tue-la... » Elle est bercée de sadisme, de folie et elle chante à tue-tête. Puis, il comprend. Cette voix, c'est la sienne. Au plus profond de lui-même, il y a cette envie de rendre la haine dont où le gratifie. Cette fille est parfaite... parfaite parce qu'elle aime celui qu'il déteste le plus au monde ; lui-même.


On dit qu'il ne faut jamais réveiller quelqu'un qui fait un cauchemar, surtout lorsque son état en est à ton stade. Qu'il faut lui parler, le réconforter sans le brusquer. Devin est là, à voler au dessus de toi, ayant de la peine. Il compatit sans réellement savoir pourquoi et tente de te tirer de ton mauvais rêve, qu'il connait par cœur. Il te dit des mots qui ont pour but de t'apaiser, mais une barrière est formée dans ta tête et il ne parvient pas à t'atteindre. Tu es bloqué, prisonnier du monde des rêves. D'un coup d'aile, ton immense corbeau arrive à la fenêtre et la pousse délicatement pour l'ouvrir ainsi que tes rideaux. Les rayons lunaires pénètrent la pièce et un vent frais est agréable enveloppe ton corps meurtrit. Tu ne parviens toujours pas à t'échapper.
Tous cris commencent à s'arrêter et la vie de la jeune fille commence a s'envoler. Le brun est là, au dessus d'elle, les mains autour de son cou et il serre. Un peu, puis de plus en plus. Les larmes chaudes coulent sur ses mains et les siennes perlent silencieusement sur ses joues. Il ne comprend pas, pourtant il sait, même s'il ne veut pas le reconnaître, qu'il y prend goût. Que cette scène est un régal pour les yeux, mais un véritable supplice pour son cœur. Et il resserre, encore et toujours. Jusqu'à ce que les yeux verts de sa meilleure amie deviennent ternes et sans plus aucune émotions. Jusqu'à ce qu'il rende son dernier souffle, mais cela ne lui suffit pas, il prend le couteau et lui poignarde le cœur avec un entrain qu'il ne se connaissait pas. « Tu es bien mon fils, Raven, il est temps de rentrer à la maison mon garçon. » puis il l'applaudit.

Les yeux bleus perçants de ton père hantent alors ton esprit et dans un dernier cri, tu ouvres enfin les tiens. Pourtant, même éveillé tu restes très affecté par ce cauchemar... ce souvenir plutôt. Si bien que tu es piégé entre l'irréel et le réel. C'est alors que Devin t'asperge d'eau froide, qui t'arrache un frisson. Tu te relèves difficilement. Sur le rebord de ton lit, la tête posée sur tes mains, tu te remets de ce mauvais rêve et soupire. Un coup d’œil à ton réveil t'indique 22h... tu t'es endormi beaucoup trop tôt. Tu te mets debout, vacille puis t'approche de la salle de bain. La nuit est là, elle t'attend, tu es resté enfermer toute la journée, il est temps de prendre l'air.

Néanmoins, une douche s'impose, tu es dégoulinant de sueur et tu as une tête d'enterré. Tu pars sous l'eau froide, elle coule le long de ton corps et te réveille avec brutalité. Tu penches la tête en arrière et te laisses faire. Ainsi, tu restes sous l'eau durant une bonne vingtaine de minutes et lorsque tu en ressors, tes cheveux sont imbibés du liquide transparent et tu noues une serviette à ta taille. Face à la glace de ta salle d'eau, tu perds ton sang froid et brise la vitre d'un coup de poing. Le miroir cassé t'entaille le bras et le sang coule lentement. Il est chaud, il ranime tes souvenirs et tu en es à la fois attiré et dégoûté. Tu grinces des dents, mais la douleur s'estompe bien vite, alors tu te rinces, prend un bandage et recouvre de ton poignet à ton avant-bras. Devant ton armoire, tu attrapes un jean noir déchiré pratiquement sur chaque parcelles de tissu, tu enfiles un débardeur de la même couleur et mets un pull rouge à capuche que tu t'empresses d'enfiler après avoir mis un masque à gaz. Seuls tes iris azurés ressortent dans cette palette sombre.

Dans la noirceur des rues de la cité de Skyworld, tu te sens soudainement oppressé. La foule peuple les ruelles, les marchés nocturnes ou toutes autres distractions. Des bars aux parcs. Des murmures te viennent à l'oreille, on s'interroge, sur toi et ton masque, ton regard froid et cet air intimidant que tu dégages. Tu regardes droit devant toi, ne te soucies d'aucune de ces rapaces et tu t'échappes. Tu te diriges vers un havre de paix ; la forêt. Sur ton chemin, tu remarques un groupe de femmes, qui doivent avoir autour de la vingtaine, tu les remarques, car l'une d'elle se dirige vers toi. Tu gardes ce même air impassible, mais derrière ton masque tu soupires. La jeune demoiselle te drague, elle t'aguiche comme une tigresse et tu trouves un certain charme à ses manières un peu vulgaire. Là, tout de suite, tu te dis qu'un peu de sexe te ferait oublier ton début de soirée, ce début de sommeil catastrophique. Par chance, tu n'es pas compliqué, même si tu as un penchant pour les hommes, tu sais parfaitement te contenter d'une femme et bon dieu ce que celle qui se présente à toi est bonne !

Et pourtant, tu l'ignores et passes ton chemin. Là, tout de suite, c'est... de la lune dont tu as besoin.  À travers le ciel noir, tu avances et t'enfonces profondément entre les arbres et les branches. Tu arrives dans un endroit à la fois beau et tranquille sans le moindre signe de vie. Tu t'envoles légèrement et te pose sur une grosse branche à laquelle tu appuis ton dos au tronc. D'ici et entre le feuillage, le paysage est sublime. La lune s'offre à toi et face à elle, tu te sens apaisé. Si bien que de nouveau tu t'endors... dans un sommeil plus calme.
Pourtant des voix stridentes viennent gâcher ce moment et tu penses commettre un nouveau meurtre... Pendant une bonne dizaine de minutes, au loin, une voix - qui semble être celui d'une femme - hurle en écho. Des fois, tu te dis qu'avoir le pouvoir de devenir sourd pourrait être pas mal. Malheureusement, là, tout de suite, ce n'est pas possible.

Lorsque les cris s'arrêtent enfin, tu refermes les yeux et profite de ce silence religieux. Bon sang ce que ça fait du bien ! Tu aimes la forêt pour cette raison, mais de nouveau on vient troubler ton moment de solitude. Une vilaine fumée, que tu connais par cœur depuis ton séjour aux USA, vient emplir tes narines et tu es tenté de vomir. Tu remarques alors la présence d'une nouvelle personne adossée au même arbre que le tien et tu te demandes... sur tous les arbres de cette forêt pourquoi tout le monde décide de venir vers celui-ci ? Exaspéré, une nouvelle vague de fumé pollue ton espace, tu n'aurais pas du retirer ton masque lorsque tu t'es installé. Tu es soudainement très mal luné. Tes sourcils se froncent et tu descends de ton perchoir.

SVEN ❥Va polluer l'air de quelqu'un d'autre.

Avant même que tu ne le dises, Devin t'offre volontiers une de ses plumes et tu utilises ton premier pouvoir. Tu en fais une arme tranchante que tu diriges vers la cigarette de ta nouvelle interlocutrice. En moins de deux secondes, celle-ci est coupée et irrécupérable. Voilà une bonne chose de faite.
Tu sais déjà que ton havre de paix est menacé et que l'histoire ne va pas s'arrêter là, mais tu as depuis toujours une sainte horreur de ces merdes et tu ne les as que trop côtoyé aux Etats-Unis pour être obligé de te les taper à Sanctuary qui est bien plus remarque que ce pays de cette planète bleue que tu hais tant. C'était la goutte de trop, tu t'es senti obligé d'agir. Sans vraiment faire attention à la dame, tu remets ton masque.

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