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 The "Someone" I've to find } Noah & Lei Nevenscheinder

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Lei N. Nevenscheinder
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J'ai traversé le portail depuis le : 29/01/2012 et on me connaît sous le nom de : misha Mon nom est : Lei Naël Nevenscheinder-Kingston. Actuellement je suis : célibataire. Il paraît que je ressemble à : Toma (Amnesia) + Hunter Parrish (IRL) et à ce propos, j'aimerais remercier : Moi-même
Re: The "Someone" I've to find } Noah & Lei Nevenscheinder | Mer 28 Mai 2014, 23:31

La sensation de sa tête contre ma mienne m’empoigne le coeur comme si il se serrait progressivement dans un étau d’acier. La douleur est incommensurable, j’aurais donné presque n’importe quoi pour qu’elle s’arrête, mais la chaleur qui émane de son corps blottit contre le mien m’apaise. Doucement, mais elle m’apaise. Mes sanglots continuent, mes larmes coulent de mes joues, tombant sur le cou de mon frère pour rouler sur ses clavicules. Je reste a m’agripper à sa veste, comme si il allait partir, s’envoler et disparaître de ma vue, de mon existence et de ma conscience, comme ce qu’il s’était passé soixante-dix années auparavant. Cet espoir auquel je m’accroche, ce corps si étranger et familier à la fois, terrifié à l’idée qu’il puisse m’échapper, à jamais. Je sens ses bras de part et d’autre de mon dos, me serrant contre lui, m’empêchant de m’éloigner de quelques millimètres. En avais-je envie, de toute manière? Surement pas. Je me presse un peu plus contre lui, enfouissant ma tête au creux de son cou.

    NOAH ζ« Non, non... ne pleure pas, je t'en supplie... »

Son gémissement me fait mal, l’étau se ressert, compressé par la peur de lui faire mal, à lui, comme j’ai mal moi, autant physiquement que mentalement. La supplication d’un frère est loin de ce que j’avais besoin, et je ne peux retenir un gémissement de s’échapper de ma bouche entrouverte. Obéissant, j’essaie de ne pas faire couler mes larmes, de les arrêter, créer une barrière à mes sentiments, à ma tristesse et ma joie. Je ne veux pas lui faire mal. J’ai peur de lui faire mal.

    NOAH ζ« Je suis désolé. Tellement désolé, Lei... »

Qu’a-t-il a se reprocher? A se faire pardonner? Pourquoi a-t-il besoin, envie de mon pardon, alors que, je le sais, je le sens, il m’a cherché, toujours, depuis nos cinq ans, sans abandonner? Je suis celui à blâmer, celui qui n’a rien fait, n’a pas chercher à savoir. Celui qui a tourné le dos en premier, qui s’est éloigné de lui, qui lui a lâché la main. Volontairement ou non, j’étais coupable, coupable de trahison, d’avoir brisé le ruban qui nous unissait. Et ça, c’est quelque chose pour lequel je m’en veux, et pour lequel je m’en voudrais toute ma longue vie, notre longue vie, qui nous attendait.

Je sens ses larmes couler sur mes cheveux, glissant sur mon oreille pour finir sur ma nuque. Non. Non, non, non. C’était ça qu’il ressentait tout à l’heure? Cette culpabilité qui germe, de l’avoir fait pleurer, d’avoir vu une faiblesse qu’on ne devrait jamais montrer devant ceux qu’on aime? S’il te plais, s’il te plais, arrête...Si j’arrête de pleurer...tu arrêteras à ton tour? Les mots ne sortent pas de ma bouche, se transformant progressivement en gémissement aigu, murmurés.

Je sens ses mains quitter mon dos pour remonter, mes épaules, ma nuque, mes joues. Il attrape mon visage avec autant de délicatesse que si il attrapait un papillon, et recule pour mieux me regarder, pour mieux que je le regarde, laissant mon front quitter la peau nue de son cou. Nos iris se fondent en une, nos regards se mélangent, comme si un miroir était placé entre nous, un miroir d’une telle finesse qu’à tout moment - comme tout à l’heure - on peut le briser.

    NOAH ζ« Pardonne-moi, Lei. »

De quoi? La même question, les mêmes réponses, reviennent dans ma tête, embrouillent mon esprit, forcent mes larmes à continuer, à mon visage à se déformer, mes dents à mordre ma lèvre inférieur, dans un espoir vain de stopper ces perles translucides s’échappant de mes yeux. Je ferme les yeux, me concentrant sur ce vain espoir, alors que je sens une matière chaude contre mon front. Mes paupières se rouvre, ma bouche legerement ouverte vers le milieu, mon regard se perd une nouvelle fois dans celui de Noah, proche, très proche, trop proche. Son front collé au mien, il me regarde, un sourire au lèvre; un sourire doux, fraternel et leger, un sourire chaleureux qui calme instantanément mes larmes.

    NOAH] ζ« T'es pas obligé d'essayer. Ça fait mal, je le sens et c'est affreux. »

Ma prise sur sa veste se ressert. Jamais, au grand jamais, un sentiment aussi puissant, aussi profond n’avait existé en moi. Jamais il y avait eut une compréhension aussi parfaite entre mon âme meurtri par les années de traumatisme, et une personne externe que ma conscience qui me criait, tout le temps, que j’étais un monstre. Je pensais que c’était vis-à-vis de mon passé, mais, maintenant, ma vision change. Est-ce parce qu’au fond de moi, je savais que je le fais souffrir? Que ce moment allait arriver, et que les perles gouttant sur ses joues allaient me détruire de l’intérieur? Nous détruire de l’intérieur?

Le silence envahi le couloir, les sanglots se sont tus, enfin respectueux de nos retrouvailles. Je regarde mon frère fermer ses yeux en inspirant, percevant la moindre parcelle de son corps se soulevant à sa respiration, avant qu’il ne me lâche le visage.

    NOAH] ζ« Merci. »

C’était comme un murmure, comme une caresse dans le vent qui s’échappe de ses lèvres, un mot qui sonne comme une douce mélodie à mes oreilles. Il semble soulagé, apaisé, comme si il venait de se libérer d’un fardeau qu’il porte sur ses épaules depuis bien longtemps, bien trop longtemps, des dizaines d’années à espérer qu’un jour, j'apparaîtrais devant lui. Sans doute la circonstance de nos retrouvailles - un frère baignant dans le crime d’avoir attenté à la vie d’une elfe - l’avait déçu quelque part, de voir que son frère n’était pas aussi innocent qu’avant.

Mes mains quittent sa veste, passant devant jusqu’à toucher, attraper et entremêler ses doigts avec les miens, serrant doucement sans lui faire mal. Le contacte directe de nos mains, comme tout à l’heure, produit une décharge dans mon corps, faisant bondir mon coeur et le libère de l’étau d’acier. J’appuie mon front contre le sien, fermant à mon tour les yeux, et respire un grand coup. Son odeur envahit mon esprit, accapare mes sens, réveille mes souvenirs ensevelis.

    LEI ζ« Désolé...de pas être revenu plus tôt. Et de t’avoir oublié. »

Comme un murmure dans le silence, un souffle à son oreille, je décolle ma tête et vient poser mes lèvres sur une de ses joues mouillée de larmes. Ma main opposée au côté de sa joue se sépare de la sienne, grimpe à son visage, et je laisse mon pouce essuyer les dernières gouttes perlant sur sa peau, caressant sa joue. Ce mouvement, doux, tendre et sincère, fraternel, m’avait tellement manqué. A la peur et la tristesse, le désespoir et la culpabilité, vient s’ajouter une joie incommensurable, démesurée de l’avoir enfin retrouvé, d’être de nouveau réunis.

    LEIζ« Je m’en veux terriblement...Comment aurais-je pu t’oublier? Même avec la plus grande et puissante des magies… »

De ma main encore dans la sienne, je caresse sa peau,, embrassant sa tempe en fermant les yeux. Je m’en souviens maintenant tellement bien, ma mémoire si parfaite, qui n ‘avait qu’une petite faille, reprenant ses droits, je me souviens encore, quand nous étions tout petits, qu’à chaque fois que je savais que Noah avait mal, physiquement ou mentalement, je l’embrassais sur la tempe. C’était un peu comme le baiser magique que les mères font à leurs enfants, mais les sentiments sont différents





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Re: The "Someone" I've to find } Noah & Lei Nevenscheinder | Sam 14 Juin 2014, 11:08



The "Someone" I have to find
« Just staring right at the other half of me. » ∞ Nevenscheinder twins

Tu sens ses doigts saisir les tiens, avec la délicate intention de te rassurer, et c'est à nouveau en marche. Ce transfert d'émotions, de pouvoir. C'est comme une décharge, c'est d'abord lourd puis très léger. Tu lâches un hoquet de surprise tandis que ton jumeau s'écroule sur toi. « Désolé...de pas être revenu plus tôt. Et de t’avoir oublié. » Tu secoues la tête fébrilement, et constates à quel point c'est empathique, cette culpabilité qui vous brûle l'un et l'autre. Il t'embrasse sur la joue. Ça te rassure ; personne ne l'a jamais fait à par ta mère. Votre mère, celle qui vous a élevé quand bien même elle ne vous a pas enfantés. Il y avait tant d'amour chez elle ; et le contact avec la peau de Lei quand il vient essuyer délicatement tes larmes fait surgir une chaleur réconfortante au creux de ton ventre. Tu inspires un air qui manque, et ton cœur ralentit la cadence, le sang cesse d'affluer à toute vitesse dans tes veines et c'est ton corps entier qui se calme. « Je m’en veux terriblement...Comment aurais-je pu t’oublier ? Même avec la plus grande et puissante des magies… » Tes doigts s'agitent autour ses siens, doucement, dans une caresse remplie de cet amour inconditionnel qui manquait dans ta vie.

Il t'embrasse sur la tempe, tu fermes les yeux. Tu ne sais pas s'il le fait spontanément ou si ses souvenirs lui sont revenus, mais ce geste d'apaise, comme il t'apportait sénérité du temps où vous étiez ensemble. Tu serres sa main dans la tienne, comme pour t'assurer que tout ça est réel, que ce n'est pas un enième songe dont tu ne garderas aucun souvenir à ton réveil. La mémoire est tellement maléable, c'en devenait effrayant. La tienne ne te faisait pas défaut, elle était même trop précise pour être vraie. Les Dieux t'en avaient peut-être fait cadeau pour compenser celle de ton jumeau qu'ils avaient accepté d'effacer. Mais tu ne croyais pas que l'étendue des pouvoirs divins parvenaient jusque-là, et tu savais qu'au fond, ils ne cherchaient jamais à se faire pardonner. Et puis, qu'en auraient-ils à faire de l'existence de simples mortels ? Pouvaient-ils réellement trouver de la satisfaction à séparer deux âmes rattachées l'une à l'autre ?

Tu passes un bras derrière la nuque de ton frère et le ramène vers toi, dans une étreinte qui respirait le soulagement qui te restait en travers de la gorge depuis des années. Une partie de ton cœur s'était réveillée après des décennies d'hibernation, et il semblait soudain que Noah Nevenscheinder était capable d'aimer. « C'est pas grave. C'est fini maintenant. » C'est un souffle soulagé, comme si tu n'avais fait que retenir ta respiration, et que tout s'évacuait d'un coup. Mais qu'est ce que tu racontais, encore ? Vous veniez de marquer le début d'une ère nouvelle, après des années d'errance, vos âmes s'étaient finalement retrouvé, alors comment pouvais-tu parler de fin ? « Bon retour à la maison, Lei. » tu murmures, alors que ta respiration ralentit pour redevenir enfin normale. « On va sortir de là, OK ? » Tu proposes finalement, une fois ton cœur calmé, l'adrénaline retombée. Vous n'avez plus besoin de rester au fond de cette prison, ça ne sert plus à rien désormais.


***


« Il s'est passé un tas de choses. » Tu finis par conclure une fois que la lumière du jour se fait enfin voir. Le soleil se prépare à se coucher, les lueurs dans le ciel sont rouges, orangées, et le temps que tes yeux s'habituent à la clarté du jour. Tu plisses les yeux, lève une main en direction du soleil pour protéger tes pupilles fragiles, avant de te tourner vers Lei. C'est là alors que tu distingues que vos traits sont similaires, à très peu de détails près. C'est l'expression du visage qui diffère, tes traits sont plus durs, moins détendus. Si vous n'aviez pas les yeux aussi brillants, on ne se serait pas doutés que vous aviez pleuré ; vous n'aviez pas le visage bouffi de ceux qui ont versé toutes les larmes de leur corps, c'était là l'un des grands avantages à être à la fois vampire et démon. « Le village est pas loin. » Tu n'avais jamais pensé à prévenir les gens que tu avais un jumeau, et tous ceux qui se rappelaient de vous étant enfants étaient désormais morts, si l'on ne comptait pas les deux ou trois anciens qui restaient, et qui étaient autrefois vos compagnons de jeux. Jusqu'à ce que la différene d'âge ne vous sépare.

Tu n'avais pas besoin de traverser le village pour atteindre la maison, alors personne ne vous vit arriver. Tu comptais montrer que Lei était vivant, mais chaque chose en son temps ; tu ne voulais surtout pas le brusquer. Tu déverrouillas la porte et fit entrer ton frère dans votre maison. Elle n'avait pas réellement changé dans l'ensemble, tu avais juste fait quelques travaux dix ans auparavant, à cause d'une tempête qui avait fait tomber un arbre sur le toit. Le sol autrefois en bois avait été remplacé par du marbre foncé, et la maison avait cet aspect moderne qui ne se voyait pas depuis l'extérieur.

Et pourtant tu avais tenu à ne rien changer concernant la structure. Aucune pièce n'avait changé. Tu n'avais même pas eu le courage de remplacer la chambre de feu votre « mère », qui demeurait et resterait vide jusqu'à ce que vous trouviez ce qu'il fallait en faire. « Viens, il y a quelque chose que je veux te montrer. » Même si tu possédais maintenant ta chambre – installée dans une pièce qui servait autrefois de débarras – il y avait une autre pièce qui ne changerait jamais. Tu ouvris la trappe qui donnait accès au grenier, et en allumant la faible lampe de chevet, tu découvris à nouveau les deux lits minuscules séparés par la petite table de nuit. Sur chacun des pieds était marqué respectivement « Lei » et « Noah », et tu laissais entrer Lei pour qu'il constate ce qu'était devenu le dernier lieu dans lequel vous vous étiez parlés.
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Re: The "Someone" I've to find } Noah & Lei Nevenscheinder | Sam 28 Juin 2014, 05:25

Je sens sa main serrer la mienne, encore un peu plus, et l’imite, quitte à me faire mal. Lâcher sa main est la dernière chose que j’ai envie de faire. Par peur qu’il disparaisse? Surement. Je sais qu’il ne partira pas, je sais que ce n’est pas un rêve; les souvenirs sont bien réels. Bien des fois je me suis imaginé mes cinq premières années, bien des fois je m’étais imaginé des parents, des frères et soeurs, voir même une méchante personne qui m’aurait kidnappé pour m’envoyer sur Terre, seul. Jamais cette vision de mon passé ne m’avait traversé l’esprit. Jamais je n’aurais pensé à la vérité, jamais je n’aurais soupçonné l'existence de Noah. Si je l’aurais fait, est-ce que mes souvenirs seraient revenus? Aucune idée. Peut-être, peut-être pas. Si ils étaient revenu, je sais que j’aurais sans hésité couru jusqu’au village, qui maintenant m'apparaît parfaitement.

Je serre sa main parce que j’ai peur, aussi, que tout ça, que cet enfer recommence. Que mes souvenirs enfin revenus disparaissent, lorsque Noah partirait, lorsque je le perdrais de vu, lorsque sa main ne touchera plus la mienne. Je sais que c’est fou, insensé et stupide, mais c’est comme ça, c’est ce que je suis. Fou, insensé et stupide. Mais au fond, je n’aurais pas été le seul à agir de la sorte. Sa peau contre la mienne, c’est un peu ce qui me permet de savoir qu’il est là, que le lien entre nous est bien là.

Je sens son bras passer par derrière ma nuque et me resserrer dans une nouvelle étreinte. Entièrement consentant, je plonge mon nez dans son cou en humant son odeur, restée la même avec quelques changement avec le temps, qui m’avait tellement manqué. La tête posée sur son épaule, je ferme les yeux, et j'entends son coeur battre au rythme de ses émotions.

    NOAH ζ« C'est pas grave. C'est fini maintenant. »

Je hoche énergiquement la tête avec un petit mouvement, sentant sa respiration sacadée dans ma - notre - chevelure soleil. Oui, c’est vrai, toute ses années d’errance à se demander ce qu’on cherche, à chercher quelque chose dont on ne sait rien, rien à part qu’il est là, quelque part, et que c’est cette petite étincelle qui manque à nos coeurs pour qu’ils se remettent à illuminer nos âmes. Et maintenant c’est fini. Cette lueur, de la couleur de notre crinière, aussi chaude que le soleil, elle est là, avec nous, entre nous, entre nos corps entremêlés.

    NOAH ζ« Bon retour à la maison, Lei. On va sortir de là, OK ? »

Ce murmure, ces paroles, comme une mélodie à mes oreilles. “Maison”. Une chose que je n’avais pas eus depuis tellement longtemps. Ma vraie maison m’avait toujours attendu, pendant mes 76 années d’existence, mes 71 d’absence, elle m’avait attendu, sa porte ouverte, accueillante et chaleureuse, alors que je m’entêtais à aller autre part, chez d’autres gens, dans la Petite Maison au Bout du Monde.
Je finis par hocher la tête et décoller celle-ci de son épaule, cherchant dans mon corps la force de me relever, sans pour autant lâcher sa main.



    NOAH ζ« Il s'est passé un tas de choses.»

Je ferme vivement les yeux lorsque la lumière éclair mon visage. De part notre nature, nos natures, nous autres vampire-démons sommes plus sensibles à la lumière du jour qu’autrui, particulièrement au niveau des yeux, raison pour laquelle je ne levais jamais les yeux vers le soleil, vers cette boule d’or de la même couleur que le crâne de mon jumeau. Une fois le temps de m’adapter passé, je plisse les yeux avant de les ouvrir complêtement, contemplant d’abord la forêt et le ciel, puis tournant la tête vers le garçon que je tiens par la main. Même si ma vision nocturne est légèrement plus développé que d’autre races, j’étais loin d’avoir correctement observé Noah. Son visage était exactement comme le mien, mais il avait quelque chose de différent, une chose minime qui pouvait nous différencier, autre que les cheveux - les miens sont légèrement plus longs que les liens, particulièrement sur la nuque - , un petit air sur le visage. Et puis, en plus, il parait avoir la même taille, voir la même carrure, de quoi nous mélanger.

    NOAH] ζ« Le village est pas loin. »

Je sors de ma contemplation, hochant une énième fois distraitement la tête,avant de tourner la tête. Quand nous étions petits, maman ne nous avait jamais emmené vers la prison, aussi je n’avais jamais pus comment y aller et donc comme y revenir. Tenant toujours sa main dans la mienne, je le suis docilement à travers les arbres espacés.

Les larmes remontent jusqu’au bord de mes yeux en voyant le village dans lequel j’avais commencé à grandir. Tout les souvenirs revenaient, petit à petit, et en entrant dans le village puis en tournant directement, un sentiment de confort et de nostalgie n’envahit. Automatiquement, mes pas me mènent vers notre maison, ma vraie maison, celle de mon enfance où notre mère, notre nourrice, nous avait élever comme ses enfants. Je retiens ma respiration en arrivant devant. A part quelques petites choses tel que le toit et une façade, elle n’avait pas changé, et restait toujours comme les petites maison de campagne dans les contes d’enfants qu’ils rêvent d’habiter plus grand.

Noah déverrouille la porte et j’entre à sa suite, regardant autour de moi comme un enfant. Beaucoup de petites choses avaient changés - en même temps, il y avait un écart entre les besoins d’une femme et deux enfants de 5 ans, et ceux d’un jeune homme de plus de soixante-quinze ans - mais pourtant, tout me parait familier. Je met un moment avant de comprendre qu’il n’avait pas changé les places, la structure, tout était encore là. Jetant un coup d’oeil par la fenêtre, mon coeur fit un bon en voyant le jardin, identique en tout point à celui que j’avais quitté. C’était presque comme nous voir encore jouer dans le jardin sous les yeux de l’elfe qui nous surveillait avec son doux sourire.

    NOAH] ζ« Viens, il y a quelque chose que je veux te montrer. »

Je tourne la tête vers mon frère, qui m’avait regardé observer les alentours, me faisant presque rougir. Il m'entraîne dans le couloir, monte un escalier, et petit à petit mon coeur se serre et accélère, parce que quelque part je sais ce qu’il va me montrer, je connais ce chemin, que l’on empruntait à chaque fois qu’on rentrait. Contraint de lui lâcher la main, je m’arrête en le regardant ouvrir une frappe dans le bas-plafond, me mordant la lèvre en contrôlant à nouveau mes larmes. Je grimpe à sa suite, constatant que mes doigts tremblent, et une fois les deux pieds sur le sol et la lampe de chevet allumée, je contemple la pièce.

C’était notre chambre. Celle que nous avions quand nous étions encore tout petits, dans laquelle je refusais toujours de dormir lorsqu’il n’était pas à côté de moi. Je me souviens encore que j’avais déclaré haut et fort que mon pire ennemi était cette fichue table de chevet, parce qu’elle voulait nous séparer chaque nuit. Et je m’étais trompé; ce ne fut pas la table qui m’a enlevé à Noah.

Je m’approche doucement, une main sur la bouche pour m’empêcher de gémir, tentant de contrôler mes larmes, que je pensais déjà parties, et m’accroupie près de mon lit, juste au pied, fixant sur le bois du sommier sur lequel les trois petites lettres de mon prénom sont gravés. Il est facile de les lire malgré l’épaisse couche de poussière, signifiant que personne n’avait voulu nettoyer la chambre en mon absence. J’effleure du bout des doigts mon prénom, un léger sourire aux lèvres. C’était exactement comme dans le premier souvenir qui m’était revenu tout à l’heure. Relevant la tête, j’avise une petite chose blanche sur le lit, juste à côté de l’oreiller, et y tend la main en retenant ma respiration. Je frisonne au contact de mes doigts sur le tissu, et soulève l’objet, le retournant. Mes yeux écarlates et brillants rencontre les yeux noirs boutonneux de la peluche en forme de loup blanc, qui semble...triste. De mon plus jeune âge, maintenant je m’en souviens, j’avais toujours aimé les loups blancs. Ce souvenir était sans doute passé entre les mailles de ma barrière mémorielle lorsque j’avais sauvé Shura et Sya, et l’image de la petite louve se reflète dans la peluche blanche. Je l’attrape à deux mains et la soulève légèrement plus, lui adressant un sourire désolé.

    LEI ζ« C’est tellement...identique que dans mes souvenirs...rien n’a changé... »

Je tourne le visage vers mon frère, un air reconnaissant et perplexe collé au visage, avant d’aviser la petite fenêtre fermée. C’était par là que je nous avais vu, cette nuit d’orage où j’étais venu me blottir dans son lit, cette dernière nuit ensemble avant que notre mère ne m’emmène.

    LEIζ« Tu n’as jamais eus envie de tout changer? »

Après tout, cela faisait des dizaines d’années qu’il habitait ici, avec maman. Avec maman. Non...elle n’était plus là. Je n’avais pas reconnu son odeur dans le salon, la senteur de lilas et de pommes séchés (ça c’est mon enfance IRL) qu’elle dégageait, parce qu’elle n’était plus là. Quand était-elle partie? Quand est-ce que Noah avait commencé à vivre seul? Je baisse timidement les yeux en me tournant vers le blond.

    LEIζ« ...Maman est partie, n’est-ce pas? Elle...où est-elle? J’aurais aimé lui parler une dernière fois. »

Je sais qu’elle est responsable de notre séparation, néanmoins je ne lui en veux pas vraiment. Je sais que si elle a fait ça, si elle nous a séparé, c’était pour nos bien à tout les trois, à tout les deux. Parce qu’elle nous chérissait comme ses enfants, même si je n’ai jamais su qui était ma vraie mère et ce qui lui était arrivé, elle nous avait élevé et nous embrassait tout les soirs dans nos lit avant de dormir.

HRP: Houlala ce pavé X.x





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Re: The "Someone" I've to find } Noah & Lei Nevenscheinder | Ven 01 Aoû 2014, 17:05



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Cette chambre était la seule pièce qui n'avait subi aucune modification. Le reste de la maison ne ressemblait en rien à celle que vous aviez habité durant le temps que Lei avait passé à tes côtés. Autrefois, cette maison avait ressemblé à un chalet, et désormais elle avait la tête d'un pavillon comme les terriens en raffolaient, avec du marbre sur les sols, les murs. Rien à voir avec la maison en bois qu'elle était autrefois. Pourtant cette pièce était restée intacte, comme figée dans le temps, cachée derrière une trappe, renfermant vos souvenirs. Elle avait l'odeur des maisons de grand-mère – du mois le supposais-tu, car tu n'avais jamais connu de vrai grand-mère – avec un aspect très intime qui la rendait chaleureuse malgré la tristesse qu'elle renfermait. « Tu n’as jamais eus envie de tout changer ? » Tu haussas des épaules. « Pas dans cette pièce. Elle a toujours été très bien comme ça. » Tu restas appuyé contre le mur tandis que Lei fixait nostalgiquement la pièce et ce qu'elle renfermait. « ...Maman est partie, n’est-ce pas? Elle...où est-elle? J’aurais aimé lui parler une dernière fois. » Ces mots te glacèrent le sang, si c'est encore possible. Tu baissas les yeux vers le sol, tu ne voulais pas qu'il lise la peine dans ton regard... mais vous étiez connectés, tu ne peux pas te cacher. Pas maintenant qu'il était aussi proche de toi, matériellement ; plus que jamais. Tu fis un pas en arrière et passas une main derrière ton crâne. « Maman est... » tu commenças, avant de te raviser. « Partie, ouais. Mais viens je vais te montrer. » Tu descendis les escaliers - plutôt la petite échelle qui menait jusqu'au grenier qui vous servait autrefois de chambre - et conduisit ton jumeau à l'extérieur. Tu ne savais pas s'il l'avait compris, ou s'il voulait juste ne pas réaliser la manière dont elle était partie.

Ils traversèrent le village en silence. Tu laissas à Lei le temps de reprendre ses marques. Le village avait beaucoup changé durant les dizaines d'années que Lei avait passé loin de Sanctuary of Heart, loin de chez eux. Tout le monde devait être rentré chez eux à cette heure-ci, bien qu'il ne devait pas être plus de 21 heures... l'activité au village n'était pas la même que dans les grandes villes de l'île, alors il n'était pas étonnant qu'il n'y ait plus grand monde dans les rues. Tu traversas le village entier et sortis du village, Lei à tes côtés, pour finalement pousser la petite grille du cimetière. Les lampadaires n'étaient pas encore allumés, mais c'était parce qu'il faisait encore jour, même à neuf heures du soir. « C'est plus dans le fond, on y est presque. » Tu y allais toutes les semaines depuis une soixantaine d'années désormais, le chemin t'était plus que familier maintenant. La tombe de votre mère était blanche, pas bien compliquée, seulement avec son nom gravé en lettre cursives, dorées. Elle n'avait jamais aimé l'exubérance, raison pour laquelle tu ne lui avais pas érigé le tombeau énorme qu'elle méritait pour avoir été la plus merveilleuse femme de ta vie.

« On venait d'avoir... 20 ans quand elle est partie. » lâchas-tu sans quitter la tombe du regard. D'ordinaire tu préférais y aller en fin de semaine, raison pour laquelle tu ne portais pas de fleurs comme tu avais l'habitude de faire. Le bouquet de la semaine passée commençait à flétrir, mais tu n'y prêtas bientôt plus attention. « Je pense qu'elle aurait aimé te voir une dernière fois avant de... tu sais. » Tu te frottas maladroitement la nuque, ne sachant pas trop quoi dire. Tu avais toujours été extrêmement maladroit en ce qui concernait la communication, avec n'importe qui, raison pour laquelle on t'assimilait toujours à un garçon froid et, d'une manière ou d'une autre, méchant. Mais là sur le moment, t'avais juste l'air d'un enfant perdu.
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Re: The "Someone" I've to find } Noah & Lei Nevenscheinder | Dim 24 Aoû 2014, 22:32

Je regrette ma question directement après l’avoir posé, après que les mots aient franchis mes lèvres. En ais-je trop dit? Ça aurait dut être normal de parler de notre mère maintenant, alors qu’après des dizaines d’années d’absences, on se retrouve enfin. Mais pourtant j’ai l’impression que c’est trop tôt. Trop tôt pour en parler, pour mettre le sujet sur le tapis, trop tôt pour que notre mère, cette elfe au sourire si chaleureux dont je me souviens maintenant, revienne dans son esprit, à lui. A lui qui baisse les yeux, voulant me cacher quelque chose que j’aurais lu dans ses yeux, dans nos yeux. Mais c’est trop tard, la question est posée, et même si je regrette de l’avoir fait, on est liés et je sens sa douleur. La peine. La tristesse, aussi, toutes ces émotions qui jaillissent lorsqu’on se rappelle une personne chère à notre coeur qui est parti depuis bien longtemps, sans laisser de présence derrière elle, une infime chaleur, un infime sourire.

Je retiens ma respiration, il fait un pas en arrière. Mes doigts se resserrent légèrement contre le tissu de ma peluche, je laisse tomber mes bras le long de mon corps, doucement, les yeux rivés sur le blond des cheveux de mon jumeau, seule partie de sa tête dans mon champs de vision étant donné son inclinaison. Il passe une main sur sa nuque, redressant la tête, j’essaie de plonger mon regard dans le sien, il esquive.
NOAH ζ« Maman est...Partie, ouais. Mais viens je vais te montrer. »

Mes épaules s'affaissent. Dans un petit coin, minuscule, de mon âme, j’avais esperé qu’il se mette à rire en me disant qu’elle n’était pas morte, qu’elle était juste parti pour je ne sais quelle raison, mais que, comme je venais de revenir, elle allait venir me voir, entrer dans la maison avec son sourire chaleureux et me prendre dans ses bras, dans une étreinte maternelle. Mais elle était bien parti, emportée par la mort. Plus de 90 années à vivre, pour une elfe, aurait été difficile, à moins de renaitre, ou, pire, de se faire mordre par un vampire. Pire, parce que bien que j’en sois un, je le suis de naissance. Un mordus ressent la douleur et se voit contraint de mordre, voir tuer pour survivre, ce qui entraîne des remords incessants. Pour ceux qui sont nés vampires, ils ont grandis avec et ces phases incontrôlables sont leur quotidiens. Si j’avais eus le choix, couplé à l’immortalité lassante et monotone, je n’aurais pas voulu être vampire. Si Noah n’était pas là.

Je descend les escaliers, plongé dans mes pensées, m'apercevant uniquement une fois en bas que je me rend compte que je tiens toujours dans ma main crispée la petite peluche. Avec un regard navré, je la dépose sur un meuble dans le couleur, et rejoins mon jumeau à l’entrée. Le soleil était considérablement descendu depuis ma sortie de prison, mais malgré le fait qu’il faisait encore jour dans le village - ce n’était pas les arbres environnant qui allaient ombrager les habitations - il n’y avait personne dehors, ou du moins là où nous passons. Peut-être que la rumeur d’un vampire sauvage attaquant une elfe était arrivé jusque là, et ils avaient trouvé préférable de rester chez eux. Je commence tout à coup à me sentir coupable, particulièrement vis-à-vis de mon frère. Il vit ici depuis des dizaines d’années, les générations ont changés, la confiance que les elfes avaient a notre égard lorsqu’on était encore de tout petite bonhomme avaient sans doute changé. Est-ce que mon comportement allait changer le leur? Je déglutis à cette pensée.

Je lève les yeux vers les maisons alentours, tentant de m’habituer aux changements. On traverse doucement le village, allant à ma propre allure, avant d’en sortir. Je ne connais que très peu cette partie là, car, comme la prison, je n’y avait jamais mis les pieds, défendus par notre mère de nous y rendre. Là, Noah avait l’air de savoir parfaitement le chemin. Combien de fois s’y était-il rendu? Depuis combien d’année était-elle partie? Avec un pincement au coeur, je passe la grille du cimetierre.
NOAH ζ« C'est plus dans le fond, on y est presque. »

Je hoche doucement la tête, le suivant parmi les tombes, m'efforçant à ne pas lire les noms sur les autres, par peur d’y lire le nom de quelqu’un qui m’était familier. L’éternité, c’est ça. C’est voir les personnes qui nous sont chères vieillir, vieillir, jusqu’à être emporté par la seule chose qu’on ne peut échapper sans être ni vampire, ni d’appartenance divine: la mort. Noah s’arrête, et je baisse timidement les yeux. Une tombe, blanche comme la neige, avec des lettres d’or gravées dessus, le tout orné d’un bouquet de fleurs qui commençait à se faire vieux. Une tombe simple mais d’une pure beauté, entretenue avec soin. Lisant le nom de la femme nous ayant élevé, je m’accroupie lentement.
NOAH ζ« On venait d'avoir... 20 ans quand elle est partie. »

L’âge me fait l’effet d’une claque en pleine figure. Je me mord la lèvre, repassant ma vingtième année en boucle dans mon esprit, et baisse le regard sur les graviers violets et la terre constituants les chemins du cimetière.
NOAH ζ« Je pense qu'elle aurait aimé te voir une dernière fois avant de... tu sais. »

Je redresse la tête, le visage blême, les yeux rivés sur la tombe, sans oser regarder mon jumeau, avant de lâcher d’une faible voix:
LEI ζ« J’étais là. Je suis revenu sur l’Île à nos vingt ans...Si seulement j’avais su à ce moment-là, j’aurais pu lui parler une derrière fois...Si je n’étais pas allé vivre en hermite… On aurait pas eut à attendre 53 ans que je daigne mener une vie sociale. »

Je retiens un sanglot, mon poing fermé collé contre mes lèvres, les yeux plissés, frôlant du bout des doigts la tombe pâle, froide, sans vie. Je ravale mes larmes, passant une main dans mes cheveux, et fermant les poing dedans, emprisonnant un tier de ma chevelure dedans.
LEI ζ« Est-ce qu’elle allait bien? Je veux dire… Elle est partie heureuse? »

Je pousse un long soupire avant de me relever, tournant mon visage vers Noah avant de continuer sur ma lancée.
LEI ζ« Et toi? Pendant toutes ces années, tu…comment tu faisais? Je déteste la solitude…ça a dut être pesant. Pardon. »

Je baisse les yeux, sentant la culpabilité me ronger l’estomac, comme une bête essayant de remonter pour sortir, avide de liberté. Je me tourne vers la tombe. Telle que je la connaissais, maman aurait tout fait pour survivre le plus de temps possible, quitte à se faire mal, pour que Noah ne soit pas seul. Pour qu’il ne se sente pas abandonné. Peut-être avait-elle eut des regrets. Surement. Des regrets de m’avoir abandonné? Je ne sais toujours pas pourquoi elle l’a fait, et si elle ne l’a pas dis à Noah, alors toute cette histoire restera un mystère.
LEI ζ« Enfin, c’est finis… On va vivre ensemble, hein? Je...peux revenir m’installer? Ces trois dernières années, je n’ai pas vraiment eus de toit. Et puis, je ne vois pas comment je pourrais m’éloigner encore de toi. »

Les derniers mots ressemblaient plus à un murmure qu’à des paroles. Dans un souffle, une caresse au vent. Je lâche ma poigne en laissant mes cheveux, fixant les fleurs. Etait-ce Noah? Si oui, étant donné qu’elles ne sont pas totalement fâné, cela voulait-il dire qu’il passait régulièrement, ou qu’il s’agissait d’un anniversaire de mort? Cette dernière pensée me fait frissonner.





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Re: The "Someone" I've to find } Noah & Lei Nevenscheinder | Mar 02 Sep 2014, 02:34



The "Someone" I have to find
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Les mots qui franchirent les lèvres de ton frère te firent plus de mal que prévu. Tu savais qu'il était là depuis un moment – longtemps n'aurait pas été le terme adéquat, tout était trop relatif avec vous les vampires – mais tu réalisais aussi que contrairement à toi, il avait vécu seul. Tu avais beau toujours t'être isolé, tu n'avais jamais vraiment été seul. Tu avais eu ta mère, toi. Tu avais eu Llewelynn également. Le village, puis Hänsel plus récemment. Tandis que lui... « Si je n’étais pas allé vivre en hermite… On aurait pas eut à attendre 53 ans que je daigne mener une vie sociale. » La culpabilité qui brisait sa voix te lacérait le cœur. Tu avais envie de lui dire que ce n'était pas ta faute, mais tu savais très bien à quel point tu haïssais que l'on prononce ces mots en ta présence. Quand cette sang-mêlé était morte, des années plus tôt – pourtant cela semblait si loin, comme s'il avait s'agi de siècles – tu ne t'étais jamais senti plus coupable. C'est pas ta faute, t'avais-t-on répété. Oh comme tu avais eu envie de les égorger à l'époque. Tu n'avais jamais été altruiste, tu t'en fichais de faire subir aux autres ce qui ne te plaisait pas. Mais Lei... Lei c'était autre chose. Lui, tu l'aimais trop pour être égoïste avec lui. Tu ne lui ferais pas subir ça sous prétexte que tu t'en fichais... parce que non, tu ne t'en fichais pas. Mais tu n'avais pas besoin de te mentir cette fois ; tu l'aimes ton frère, point barre. « Est-ce qu’elle allait bien? Je veux dire… Elle est partie heureuse? » C'est un sourire qui fleurit sur ton visage. Triste et heureux à la fois, parce que ce sont les yeux qui communiquent l'intensité d'un sourire... et là, tes yeux semblaient pleurer, sans laisser les larmes s'échapper.

Tu t'accroupis, prit son visage entre tes mains. C'était comme plonger les mains dans un miroir, la sensation t'étais étrange car tu savais que Lei avait toujours eu les traits plus doux que les tiens. « Arrête de t'excuser Lei, c'est bon. » Tu n'avais jamais eu un ton aussi délicat, mais en même temps tu avais toujours été différent avec lui. « Maman allait bien. Il était juste temps pour elle de partir. » Ce n'était pas un mensonge ; tu n'oserais pas, pas maintenant. Votre mère n'avait jamais été plus sereine que dans la mort, c'était comme un renouveau, comme si tout recommençait à zéro. Elle le méritait, après tous les regrets qu'elle avait éprouvés en se séparant de son fils. « Je me suis débrouillé, comme toi. On est là, toi et moi. C'est l'essentiel, d'accord ? » Il baissa les yeux, et tu grimaças. Tu ne voulais pas qu'il porte tout ce qu'il avait sur le dos tout seul, tu voulais en prendre la moitié, les trois quarts, au moins. Plus jamais tu ne laisserais ton frère marcher seul, pas maintenant que vous aviez l'éternité pour rattraper le temps perdu.

Ses mots te firent sourire. « Ouais. On va vivre ensemble. » Il avait toujours été maladroit, ton jumeau. « Quel genre de frère je serais si j'te laissais dormir dehors ? » plaisantas-tu. Tu te demandas depuis combien de temps tu n'avais pas pris ce ton en parlant de ta famille ? Autrefois, et pendant longtemps, le sujet avait été tabou. Tu ne pouvais pas en parler sans être envahi par la tristesse, la culpabilité, qui rapidement étaient lavées par une vague d'espoir venue du plus profond de ton cœur. Tu lui embrassas le front, même si tu ne l'avais jamais fait à personne. Vous étiez toujours tous les deux au sol, les genoux contre le gravier qui remplissait les chemins. Tu le pris ensuite par les épaules et l'attira contre toi, enfouissant ta tête, puis une main, dans ses cheveux. « Plus jamais tu t'éloignes. Je te laisse pas le choix. » Tu le serras contre toi, comme s'il menaçait de partir une nouvelle fois. C'était idiot de penser ça. Pourquoi partirait-il ? Vous n'aviez jamais été aussi proches l'un de l'autre, malgré le temps et la distance qui vous avaient séparés l'un de l'autre, malgré les épreuves que vous aviez dû endurer seuls, sans le soutien de l'autre. Tu te souvenais du petit Lei, celui qui avait peur de dormir seul, qui détestait la table de chevet parce qu'elle séparait son lit du tien. Comment ce Lei avait-il pu s'en sortir, au milieu de toutes les horreurs des hommes.

Tu pourrais rester comme ça pour l'éternité. Tu te sentais en sécurité, mais aussi prêt à le protéger. Ça avait toujours été comme ça, une protection mutuelle que vous vous apportiez. Tu avais toujours été une figure plus violente, plus forte que celle de ton frère, car c'était une partie de ta personnalité. Mais cette force te venait de ton jumeau, c'était sa présence qui te l'apportait. Plus tard, ce fut son absence qui la renforça. Mais toujours, c'était pour Lei que tu étais si fort, que tes pouvoirs étaient encore sous ton contrôle. « On ira lui acheter des fleurs, demain. » Tes yeux s'étaient fixés sur la tombe, que Lei pouvait voir du coin de l'œil. Les fleurs que tu avais apportées la semaine passée n'avait pas aussi bonne mine que le jour où tu les avaient déposées. Les fleurs étaient si éphémères que tu ne pouvait t'empêcher de les admirer, il n'y avait pas si longtemps. Mais maintenant que Lei était de retour, le temps qu'il te restait à vivre avait pris une toute autre teinte. Elle avait celle du renouveau, d'un départ, d'une remise à zéro. Comme la mort, mais avec encore une chance de vivre qui n'était pas garantie par Hadès, ni par aucun des dieux qui n'y étaient pour rien dans votre histoire. Tu te détachas de ton frère, à contrecœur, et leva les yeux vers le ciel qui s'assombrissait avec la venue de la nuit. « Viens, on va rattraper tout ce qu'on a raté. » Tu te levas et tendit une main vers Lei, pour le hisser sur ses deux jambes comme vous aviez l'habitude de le faire étant petits.

En quittant le cimetière, tu te sentis léger. En temps normal, il y avait toujours ce goût amer qui te restait en travers de la gorge, quand bien même tu venais de te recueillir sur la tombe de ta défunte mère. Aujourd'hui, c'était différent. « D'habitude je me sens pas bien en sortant d'ici. » avouas-tu à ton frère alors que le cimetière s'éloignait derrière vous. Tu fit craquer ton cou avec nonchalance, tandis que tes pas vous guidaient vers votre maison. « Te ramener ici... ça m'a permis de faire mon deuil je pense. » Il fallait qu'il le sache. Tu lui en étais reconnaissant. L'air était léger autour de toi, l'atmosphère n'était pas aussi pesante qu'elle avait l'habitude de l'être, et ça n'avait pas de prix. Tout comme de savoir que désormais, Lei était de retour et ne te quitterait plus. Tu t'autorisas même un sourire, et passa une main allègre dans la tignasse blonde de ton frère. « Fais pas cette tête ! » Votre mère allait bien maintenant, tu n'en n'avais jamais été plus sûr. Il était temps d'aller de l'avant.
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Re: The "Someone" I've to find } Noah & Lei Nevenscheinder | Sam 04 Oct 2014, 19:43

Il avait prit mon visage entre ses mains, ses doigts pâles et fins, et plongeait son regard, notre regard, écarlate dans le mien, dans le notre. Il me fixait avec un mélange d’expressions qui sert peu à peu mon coeur. Je vois ses larmes, même inexistentes, son sourire, même minime. Sa voix, douce et apaisante, contrastant avec son visage dur - mais pourtant tellement doux à mes côtés - s’élève doucement à mes oreilles. Ainsi elle allait bien. Cette nouvelle m’apaise d’autant plus, je ferme les yeux, passant le bout de mes doigts sur les siens, pour ne pas rompre le contacte.
NOAH ζ« Je me suis débrouillé, comme toi. On est là, toi et moi. C'est l'essentiel, d'accord ? »

Je hoche doucement la tête, reniflant légèrement pour ne pas pleurer; l’élégance n’était plus quelque chose dont je me souciais, à présent, seul avec mon jumeau. Je baisse la tête vers le sol, repensais à tout ce que j’avais traversé depuis que notre mère nous avait séparé, par quel moyen je m’étais débrouillé pour le retrouver. Non, je n’avais rien fait. Je secoue la tête, chassant ces pensées néfastes; plus rien n’avait d’importance, puisqu’il était là devant moi. Je pose ma question, et le vois sourire du coin de l’oeil.
NOAH ζ« Quel genre de frère je serais si j'te laissais dormir dehors ? »

Un rire léger s’échappe de ma bouche, le premier de la journée, et je conserve mon sourire en sentant les lèvres fraiches de mon jumeau se poser sur mon front. Il me prend dans ses bras, me faisant basculer en avant contre lui; je passe mes bras de chaque côté de ton torse, remonte mes mains sur ses épaules, fourre ma tête dans son cou et ferme les yeux. Sa main caresse ma tête, je m’enfonce un peu plus, le nez collé contre sa peau.
NOAH ζ« Plus jamais tu t'éloignes. Je te laisse pas le choix. »

je sens son emprise se refermer, m’empêchant de l’éloigner; voulais-je m’éloigner, de toute manière? Non, bien sur que non. Je l’imite, relâchant mes muscles pour le détendre et profiter pleinement de ces étreintes, ces étreintes qui nous manquaient ces soixante-dix dernières années. On reste plusieurs secondes, minutes, sans bouger, tant que j’en perd légèrement ma notion du temps, respirant son odeur, caressant doucement ses épaules.
NOAH ζ« On ira lui acheter des fleurs, demain. »

Du coin de l’oeil, je regarde la tombe où se trouvait le bouquet de fleur que mon frère avait apporté, sûrement peu de temps après. Elles me rappellent la tombe d’Iva, où je passais presque tout les jours en rentrant du lycée, puisque son mari avait depuis longtemps refusé de mettre un pied dans son cimetière. Les images des deux femmes qui m’avaient élevé comme leur fils se superposent, pourtant ni l’une, ni l’autre, ne nous avaient donné vie, à Noah et moi. Je crois que notre nourrice ne me l’avais jamais dis, mais depuis que j’avais pris conscience de mes origines, elle, qui était une elfe, ne pouvait avoir de lien de parentée. Et pourtant, elle nous avait élevés, avait continué de prendre soin de Noah. Pour ça, rien que pour ça, je lui en serrait éternellement reconnaissant. Je cligne des yeux en sentant Noah se décoller, et je m’éloigne à mon tour, restant à genoux alors que lui se levait.
NOAH ζ« Viens, on va rattraper tout ce qu'on a raté. »

Je souris et attrape la main qu’il me tend, me hissant sur des jambes tremblantes. Je reprend contenance en ordonnant à mes jambes de rester stable, et m’étire, ressentant d’un coup la fatigue de cette dure - et magnifique - journée.

NOAH ζ« D'habitude je me sens pas bien en sortant d'ici. »

J’hausse les sourcils et tourne la tête vers lui, un air anxieux peint sur mon visage encore blème. Je fixe sa main avec l’envie de l’enfermer entre mes doigts, mais me retiens tout le long que nous traversons le village pour retourner dans notre maison. J’entends son cou craquer et souris légèrement: c’était une habitude que j’avais aussi prise, au Vietnam.
NOAH ζ« Te ramener ici... ça m'a permis de faire mon deuil je pense. »

Mon sourire faiblit, prend une connotation triste. Le deuil était toujours quelque chose de compliqué et particulièrement dur à faire. Et depuis plus de cinquante ans, il ne l’avait pas fait; ce qui me fait penser que, demain, j’irais me récueillir vraiment sur sa tombe, me dédier entièrement à cette femme qui nous aimait, mon frère et moi. Voyant mon visage, Noah ébouriffe mes cheveux avec un large sourire, me contagiant.
NOAH ζ« Fais pas cette tête ! »

Je souris et respire profondément l’air frais du soir. Le jour s’éloignait pour laisser place à la nuit, mais, pour une fois, je la trouvais moins effrayante que les autres nuits, moins synonyme de chasse mortelle, de cauchemars, de longue heures à marcher dans le noir, de peur et d’angoisse. On s’approche de la maison, de la porte, et je me rend compte que la présence de Noah m’en a fait oublié une autre. Je ferme les yeux en entendant le cliquetis des clefs, laissant échapper un murmure entre mes lèvres.
LEI ζ« Nimeria... »

Je lève la tête vers le ciel, puis vers l’entrée du village, tentant de distinguer une forme blanche ailée acourir; mais mon affilié n’était pas venue me rejoindre. Savait-elle au moins où je me trouvais? Ce qui m’arrivait?
LEI ζ« Att...Noah, deux secondes, mon affilié ne sait pas où on est… »

Je me mord la lèvre et ferme les yeux, cherchant notre lien mental pour l’amener dans notre nouvelle maison. Les yeux entrouverts mais voilés par la concentration, j’entre dans l’entrée en suivant la silhouette de mon jumeau, pour m’immobiliser dans le salon, arrivant enfin à me mettre en contacte avec une louve en furie. Je lui explique rapidement ma situation, sans entrer dans les détails, ce à quoi elle renchérit j’arrive.. Je pose mes fesses sur le canapé en poussant un long soupire de soulagement, fatigué par cette journée, et entreprend de retirer mes bottes.
LEI ζ« T’as un affilié toi aussi? »

De là où elle est, Nimeria ne devrait pas mettre plus de quarante-cinq minutes pour arriver dans le village.





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